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    Les Cahiers de Maria Valtorta (1943, 1944, 1945-1950): enseignements de Jésus pour notre temps

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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Vision de Sainte Martine "

    Message par Maud le Lun 25 Avr - 7:23




    Vision de sainte Martine.

    Le 4 décembre 1945

    Sainte Martine.

    Il est 20 h. Je suis envahie par une allégresse surnaturelle si vive qu’elle a déjà un goût d’extase. Je ne sais d’où elle provient, parce que je n’en ai aucune raison. Je suis fatiguée, pleine de douleurs, étourdie parce qu’il m’a fallu parler beaucoup et entendre des choses qui étaient tout sauf des raisons de me réjouir: des ruines de l’âme... Imaginez-vous ma souffrance. Et pourtant voici cette joie qui me vient, si vive... si vive.

    Puis un lieu en maçonnerie m’apparaît: de grosses murailles obscures, humides me semble-t-il, et de la couleur du café très clair ou de la boue très foncée. Cet endroit ressemble à une rotonde d’où partent des couloirs   . Je parle de couloirs parce qu’on ne voit pas le ciel, il y a un plafond haut et foncé comme les murailles aux larges pierres carrées de Tullianum [*56].

    Une personne m’apparaît au centre exact de la rotonde. C’est un peu plus qu’une enfant. Elle doit avoir une douzaine d’années tout au plus, et son corps est moins développé que celui de sainte Agnès[*57], dont elle diffère aussi parce qu’elle est plus petite, brune et que sa peau est d’un blanc qui tire sur le brun. Elle a deux grands yeux noirs fort doux, un peu tristes, un peu las, comme s’ils avaient beaucoup souffert ou comme s’ils appartenaient à quelqu’un qui a beaucoup souffert. Son sourire est doux, lui aussi un peu triste.

    Elle porte un vêtement tout blanc en lin, flou, sans ceintures, avec des manches jusqu’au coude dont il sort deux avant-bras bien tournés qui se terminent en deux petites mains brunes croisées sur la poitrine. Son visage est lumineux, mais sans plus.

    Ce n’est pas un visage rayonnant de bienheureuse. C’est une douce apparition, lumineuse cependant, d’une lumière d’étoile sous un léger voile de nuage. Mais elle m’attire, car c’est une lumière d’une suavité pure qui procure paix et joie. Le contraste avec les murailles sombres est des plus vifs. Elle me regarde et sourit.

    Derrière son dos, des deux côtés que j’ai indiqués par un trait,   des hommes vêtus d’un court vêtement jaune-gris partent en courant. Quatre vont vers le nord, en direction d’une lumière à peine visible et lointaine, comme si l’autre couloir aboutissait à un endroit ouvert, les autres en direction du sud vers des ténèbres plus épaisses, à tel point que je ne saisis pas combien ils sont. Je comprends, en revanche, que la jeune fille est une martyre, parce qu’elle tient une petite palme serrée sur la poitrine, entre ses bras croisés, une palme blanche, j’ose même dire spiritualisée, tout comme le lin de sa tunique, qui est plus immatériel et plus splendide que le plus beau des lins.

    J’ignore toutefois de qui il s’agit, et je lui demande: "Qui es tu?″ Elle me répond: "Martine. C’est ici le lieu où j’ai beaucoup souffert. L’un des lieux. Car j’ai énormément souffert, sous plusieurs martyres avant l’épée. Et ceux qui s’enfuient sont ceux qui m’ont martyrisée. Ceux qui vont vers la lumière sont ceux que j’ai sauvés par ma souffrance et baptisés de mon sang. Les autres, ceux qui n’ont pas voulu se convertir à Jésus. Mais je suis heureuse désormais, la souffrance n’existe plus.

    Il faut tout souffrir, pour venir à la gloire. Rappelle-toi: je suis Martine... et je suis particulièrement invoquée dans les invocations de l’Eglise. Oh, que Jésus est bon! Pour un peu de souffrance, il donne tellement de joie et de pouvoir! Adieu. Je suis ton amie. Tu ne te souviens pas de moi. Et pourtant, tu m’as connue et aimée à l’époque où tu étais une adolescente de mon âge. Moi, en revanche, je t’ai toujours aimée, avec Agnès. Que la lumière du paradis resplendisse toujours en toi et t’aide à amener nombre d’âmes à la Lumière. Adieu. Reçois ceci: je t’asperge de mes baumes."

    Elle agite alors la palme vers moi, puis recroise les bras sur la poitrine et disparaît de ma vue avec un chant doux, immatériel, impossible à répéter, et tout resplendit dans cet endroit obscur pendant qu’elle s’en va, laissant seulement derrière elle un grand parfum indescriptible.

    Je prends mon missel: il s’y trouve quatre lignes sur sainte Martine le 30 janvier. Je consulte un vieux livre de prières: elle n’y est même pas nommée. Je cherche dans ma mémoire: rien. L’obscurité historique complète. Il me reste néanmoins son amitié, son regard, son sourire, le parfum de ses baumes. Et la joie d’auparavant dure et m’emporte haut, très haut...

    (*56) Voir "Les cahiers de 1944″, le 29 février.
    (*57) Voir "Les cahiers de 1944″, les 13 et 20 janvier.


    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Sainte Martine

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Martine_de_Rome


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Và en Paix , Ma Voix , Ma Joie "

    Message par Maud le Mar 26 Avr - 7:37




    "Je t’autorise à disposer de tout ce que tu as vu et entendu. "

    Le 18 décembre 1945

    Jésus dit:

    « Il y a treize ans de cela, je te scellais sous le poids de l’infirmité, brisant ainsi en toi toute parole et toute activité. Des années durant, tu as dû sauver par la souffrance. Puis j'ai fait de toi une fontaine pour sauver par la Parole. J’ai fait de toi un "porte-parole". Aujourd’hui, ma violette cachée, je t’autorise à disposer de tout ce que tu as vu et entendu, avec prudence mais sans avarice dans la sainteté et dans un but saint.

    Mon désir net et clair était que personne ne puisse puiser à la citerne dans laquelle ma Parole se déverse par ton intermédiaire avant qu’elle ne soit complètement remplie. Mais étant donné qu’on a voulu y puiser goutte par goutte — ce qui, à vrai dire, ne m’a pas beaucoup plu car c’est imprudent et cela diminue l’ouvrage —, il est stupide d’étouffer toute respiration à la source originelle quand ensuite l’eau qui en jaillit n’est pas recueillie dans des réservoirs pour être utilisée en temps voulu et avec les prudences et protections nécessaires, ceci afin qu’elle ne soit pas contaminée par des éléments étrangers, ou appropriée, ou autre chose. Mais elle se divise et se répand en mille rigoles, abandonnant ainsi sa beauté imposante, et elle se perd dans l’aridité profane d’un désert plus ou moins rationaliste et incrédule, quitte même à servir aux manœuvres d’esprits moqueurs et hostiles.

    C’est pourquoi, petit Jean, quand tu verras que ma parole peut devenir "baume" et salut, donne-la. N’aie pas peur. Tu verras clairement à qui il est bon de la donner. La Lumière t’illumine.

    Prie aussi beaucoup, beaucoup pour les prêtres qui vont monter à l’autel pour la première fois à l’occasion de ces fêtes. Que ce soit un vrai Noël pour eux, une naissance au Christ, avec le Christ et pour le Christ. C’est une nécessité. Avoir de saints prêtres n’empêchera pas les guerres et les massacres. Cela vous permettra du moins de ne pas tous mourir comme des bêtes, ce que vous commencez à faire. Je devrais — oui, en vérité, je le devrais! — réitérer le geste par lequel j’ai chassé les profanateurs du Temple! Je suis profondément dégoûté. Ma violette de la croix, prie pour les ministres de ton Jésus...

    Va en paix, mon âme, ma crucifiée, ma voix, ma fille, ma joie... »

    Il me prend alors le visage de ses longues mains, et se penche sur moi jusqu’à m’effleurer le front de ses cheveux, sa respiration m’arrivant sur le visage.

    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Jésus dit : " N'aie pas peur "


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta :" Tu dois chanter l'hymne de la Miséricorde "

    Message par Maud le Mer 27 Avr - 7:14



    Neuf réponses de Jésus à autant de questions sur le cas de Dora.


    Le 19 décembre 1945

    A 23 h 30.

    Jésus dit:

    « Je viens t’expliquer beaucoup de choses. Je n’aime pas les questions, surtout de ta part.

    Tu es assez intelligente pour comprendre les réponses que je te donne dans les dictées que les visions contiennent.

    Mais ici, maintenant que les choses se sont passées comme elles le devaient, sans que personne n’ait été influencé d’aucune manière, je parle et j’explique.

    Tes questions — celles que j’estime juste d’accueillir — sont:

    Pourquoi une telle différence entre les manifestations de Dora[*59] et les tiennes?

    Pourquoi ces cas deviennent-ils si fréquents [dans le monde]? Est-ce que ce qui n’a pas été manifesté jusqu’ici — une accusation portée contre mes phénomènes — pourrait avoir lieu à l’avenir?

    Dora restera-t-elle dans son état actuel?

    Pour quelle raison éprouves-tu un détachement spirituel à son égard, même si l’on admet que c’est bien le surnaturel qui se manifeste en elle?

    Dois-tu conserver la carte que tu as eue par dictée angélique?

    Est-il bon que Dora te connaisse, toi et ton travail?

    Pourquoi as-tu désiré la voir en un premier moment, puis ne l’as-tu plus souhaité?


    Pour quelle raison le démon la torture-t-il ainsi?

    Les autres sont des raisons d’enfant, et je passe dessus.

    Alors: sache que j’adapte les manifestations à l’environnement et au but pour lesquels je les ai suscitées.

    Tu as eu pour mission d’être une voix mondiale. Tu dois chanter l’hymne de la Miséricorde et de l’Amour, de la Sagesse et de la Perfection, pour toutes les oreilles et tous les cœurs, pour toutes les intelligences et toutes les âmes.

    Voilà pourquoi, après t’avoir préparée à cette capacité — n’en tire pas orgueil car, tout ce que tu as, je te l’ai donné pour cette mission, même la maladie, même ta solitude, absolument tout —, j’ai fait de toi une "voix" parfaite, un géant, toi qui es pygmée.

    Mais ce n’est pas toi, c’est moi en toi. C’est donc moi le géant, ma petite Christophe qui porte le Christ mais es aussi portée par lui.

    Dora est destinée à faire aimer Dieu chez les humbles qui ne savent même pas réciter convenablement le Notre-Père et ignorent les notions religieuses les plus élémentaires.

    Si — je pouvais le faire — si elle parlait comme je te parle, qui la comprendrait?

    Dans ce que je t’ai dit, il y a des pages qui rendent pensifs les savants.

    Pourraient-elles être comprises par les humbles pour lesquels j’en ai fait mon instrument?

    Vois-tu comme Dieu est bon et juste, et comme il est humble?

    Il s’anéantit en s’adaptant à l’instrument et à ceux qui l’écoutent, il supporte des confidences et des expressions qu’il n’accepterait pas de ta part.

    Tu sais en effet comment te comporter et ce qui serait manque de respect chez toi est seulement simplicité chez Dora. Et cela me fait sourire, parce que je crois entendre les bons Galiléens qui me parlaient en hommes du peuple.

    Tout le monde ne peut pas être des Jeanne de Cusa, ne penses-tu pas?

    A ta seconde question, je répondrai ceci: la Providence agit avec bienveillance envers ses créatures.

    La corruption générale, qui existait dès avant la guerre et ne cesse d’augmenter, le relâchement du clergé, la guerre atroce, les doctrines pernicieuses, l’orgueil des... petits experts — ou qui pensent l’être —, tout cela a tellement diminué la foi qu’elle pourrait finir par mourir de consomption.

    Or — c’est pénible à dire — l’agent qui fait le plus de tort à la foi, c’est le clergé; je t’ai d’ailleurs très souvent donné des dictées sur ses manquements. Dans une nuit sans lune, les étoiles sont plus nombreuses à s’allumer et l’on voit même les plus petites; or toutes servent à donner un minimum de lumière pour guider le voyageur nocturne.

    De même, la société des catholiques, qui manque des plus grandes lumières — entends par là le clergé actif — reçoit des étoiles, grandes ou petites. Les derniers temps seront les temps de l’esprit.

    Ces lumières, ces voix pulluleront alors pour servir de guide aux cœurs droits qui marcheront à tâtons dans les brumes des matérialismes, des rationalismes, des sectarismes auxquels les prêtres prendront largement part.

    Et Dieu sera toujours connu de ses enfants, avec sa vraie vitalité, et non la mécanique froide, automatique, livrée par ceux qui ne croient plus, même s’ils crient: "Foi! Foi!″ parce que c’est leur métier.

    Oh! Qui sont ceux qui crient ainsi? Des pleureuses soudoyées, ou des camelots païens?

    Leur travail terminé, les uns et les autres s’en vont, nullement convaincus de la bonté de ce qu’ils ont vanté ni accablés par la douleur sur laquelle ils ont pleuré. En vérité, en vérité je vous dis qu’une "petite voix″ aura plus de pouvoir en disant des paroles venues de Dieu et malgré quelque faute de grammaire, que les actions utilitaristes et peu convaincues d’une trop grande partie du clergé!

    C’est pour cette raison que je vais et que je suscite ici et là mes "voix″.

    Je le ferai toujours, même si l’on me combat à travers elles. Et plus je verrai mon troupeau à la merci des pasteurs idoles, plus je le ferai.

    Quant à la troisième question, je réponds: bien sûr! Cela pourrait avoir lieu.

    Et le démon fera tout pour ça.

    C’est pourquoi je te prie d’apporter une grande assistance à ta sœur de mission.

    Tu es, toi, ma petite lutteuse qui te bats contre la tentation depuis ton adolescence — sinon même avant — par amour pour moi, comme un petit aigle muni d’un bon bec qui a subi des morsures et perdu des plumes, mais qui a guéri des blessures infligées par Satan en volant toujours plus haut, sur des pics toujours plus purs, pour être cautérisée et soignée par moi, le Soleil.

    Mais Dora, par son ignorance même et parce qu’elle est moins préparée que toi, est aussi moins sensible que toi pour sentir, discerner et réagir de sorte qu’elle pourrait succomber à un assaut plus astucieux que les autres de la part du Mauvais, qui tente de vous abattre, elle et toi.

    Toi beaucoup plus qu’elle, d’ailleurs, car ton rayon d’action est plus étendu que celui de Dora, et plus puissant. J’ajoute ici qu’il serait nécessaire que Dora se nourrisse du pain eucharistique très fréquemment. Si Satan ne le veut pas, moi je le veux.

    La confession l’aidera également. Mais uniquement parce qu’elle lui procurera la paix devant les scrupules que l’Ennemi suscitera dans son cœur.

    Elle pourra donc être moins fréquente.

    Mais que l’Eucharistie soit sa force.

    Nous voici à ta quatrième question. Je réponds : les âmes n’ont jamais été statiques.

    Elles oscillent de bas en haut et vice-versa. Parfois elles plongent, quand apparaissent l’orgueil, le mensonge, ou encore la luxure qui m’éloignent de l’âme. Ou alors elles s’élèvent vers le ciel comme des flèches quand elles s’immolent à mon exemple.

    Mais ce sont là des cas particuliers. Chez la plupart, on observe des hauts et des bas.

    Une âme, amenée à un certain niveau, peut descendre ou s’élever. Elle ne reste pas au même niveau.

    Dora est à un niveau très susceptible de changer. Elle pourrait se perfectionner. Elle pourrait se détériorer.

    En ce qui te concerne, prie beaucoup. Le Père veille soigneusement sur son humilité et sa sincérité.

    Le démon cherchera à les corrompre toutes les deux.

    Cinquième question: tu pourrais dire la phrase entière. Ce serait celle-ci: "Pourquoi ai-je presque peur d’elle?″ Tu redoutes que ce ne soit un signe que tu ne te trouves pas dans la grâce de Dieu. Allons!

    Es-tu une enfant qui cache sa tête sous la couverture pour ne pas voir l’obscurité ?

    Mais est-ce que l’obscurité n’est pas plus épaisse sous les couvertures? De quoi as-tu peur? De ce que tu es ?

    Dora ne te ressemble pas! Pauvre Dora!

    C’est l’être le plus inoffensif de la terre. Marie, ma Mère, fut frappée de stupeur par l’ange, alors qu’elle était la pleine de grâce.

    Pour certains, quel mystère que cette peur de ma Mère! Elle est pourtant facile à comprendre. Elle était l’humble, la cachée, la consacrée, la Vierge.

    Le secret se trouve dans ces quatre mots. Et tu es, toi, la violette de la croix, la cachée, la consacrée. C’est pourquoi tu ne désires pas acquérir des connaissances, c’est pourquoi tu trembles d’être connue

    Cela te paraît une mise à nu. Ne crains pas! Les voiles ne seront pas levés sur tes amours mystiques. Reste tranquille ! Reste tranquille! Ne tremble pas de souffrance, ma violette, ma sœur et épouse. Moi seul te connais. Et je permets que l’on connaisse jusqu’où je veux. L’ "autre" connaît et parle jusqu’où il peut. Te rappelles-tu Punturieri ?[*60]

    Eh bien ? A quoi a-t-il servi ? A amener ici Giuseppe et à me le donner. Tu vois?

    Sixième question: oui, garde cette carte avec tes papiers secrets. Rien de plus.

    Septième question: non. Ce n’est absolument pas nécessaire. Les étoiles suivent leur route même sans se connaître et se rencontrer.

    Mieux: malheur si deux étoiles dans le ciel venaient à se rencontrer! Vous avez chacune une mission différente qui tend au même but.

    Vous vous rencontrerez dans le But: en moi. Il est tout aussi inutile — vraiment, ce n’est guère utile — que cette femme, instruite directement, reçoive d’autres instructions qui, en raison de sa culture limitée, lui demanderaient un effort pour ne lui apporter qu’une satisfaction superficielle.

    Qu’il en soit ainsi, du moins pour l’instant. De plus, le contexte n’est pas indiqué pour garder les dictées. Je ne vous recommanderai jamais assez la modération et la prudence pour distribuer les fascicules.

    Etant donné qu’on va au ralenti pour chercher à les protéger, il faut aller très lentement pour les donner à tel ou tel.

    Huitième question. Pourquoi ai-je agi de la sorte en toi? Quels en sont les motifs? Il n’est pas nécessaire que je te les explique. Il était juste de le faire et toi, toujours grâce à mon action en toi, tu l’as compris après avoir vainement réfléchi jusqu’à ce que la Lumière vienne.

    Il serait dommageable pour vous de vous connaître puisque, elle comme toi, vous êtes en lien avec un monde matérialiste.

    Tu sais ce que le monde dirait? "Voilà comment elles s’exaltent mutuellement!

    Ce sont des histoires du Moyen-Age″, et ils évoqueraient les Patarini, les Piagnoni et leurs semblables, pour terminer par les grands noms de la psychiatrie... Laisse tomber! Laisse tomber! Que chaque source produise son jet d’eau, sans se mélanger.

    Il vaut d’ailleurs mieux que ton travail ne l’influence pas ou qu’il ne paraisse pas l’influencer.

    Tu as l’abondance de la Parole? Elle fait entendre la Voix? Fort bien! Que chacune garde sa particularité.

    Neuvième question. Elle est torturée matériellement parce qu’il ne pourrait la tourmenter comme il le fait de toi, qui es plus raffinée psychiquement. Envers toi il se montre subtil et intelligent, et il t’atteint dans ton moi psychique.

    Elle, cette pauvre créature, ne comprendrait pas les problèmes qu’il agite devant toi pour susciter doutes et peurs; c’est pourquoi il la saisit par les cheveux et la bat. Eh bien, prie pour elle qui aura beaucoup à souffrir, énormément, cette pauvre Dora! Soutiens-la.

    C’est une sœur pour toi. Qu’elle ne se perde pas! Que son appel ne lui soit pas préjudiciable!

    Tu vois que Satan était capable d’injecter son venin chez les disciples. Prie pour que cela ne se produise pas ici.

    Elle affronte une rude épreuve et se trouve à un tournant.

    Montre tout cela au Père. Mais cette leçon est uniquement destinée à lui et à toi, et à nul autre. Que personne ne désobéisse! Je ne le veux pas.

    Repose-toi maintenant, le corps fatigué mais l’âme sereine. Sois en paix. Je te bénis au nom du Père et du Fils et de l’Esprit Saint. »

    (Nous sommes le 20 décembre à 1h 20 du matin. Mais je suis heureuse d’avoir reçu cette dictée, et si vite. J’en remercie mon Seigneur.)

    (*59) Il s’agit de Dora Barsottelli, qui se disait favorisée par des manifestations sur l’origine desquelles l’écrivain nourrissait appréhensions et doutes, comme nous le verrons au cours de ce volume.
    (*60) Voir, dans "Les cahiers de 1944″, le 14 novembre.


    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta





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    Jésus Re: Les Cahiers de Maria Valtorta (1943, 1944, 1945-1950): enseignements de Jésus pour notre temps

    Message par Emmanuel le Mer 27 Avr - 13:47

    Quelle belle leçon de la sagesse de Dieu qui se manifeste différemment selon les âmes et les missions. Merci, Maud.
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    Jésus Re: Les Cahiers de Maria Valtorta (1943, 1944, 1945-1950): enseignements de Jésus pour notre temps

    Message par Maud le Mer 27 Avr - 14:27

    Merci Emmanuel pour  
    Quelle belle leçon de la sagesse de Dieu qui se manifeste différemment selon les âmes et les missions.  
    Oui le Seigneur connait bien les âmes et adresse  à chacune d'entre elles le Message de Sagesse qui la fera grandir dans la Mission  dont il l'a chargée  sunny

    Amicalement


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Vision des trois Archanges "

    Message par Maud le Jeu 28 Avr - 7:06




    Vision des trois archanges.

    Le 21 décembre 1945

    Oh, mon Père! Je ne sais si vous vous en êtes rendu compte, mais j'ai eu du mal à vous suivre au moment de la sainte communion; j'étais en effet... déjà ailleurs, occupée à regarder vers le haut, d’où me venait un appel joyeux accompagné de cette allégresse qu’aucune comparaison, aucun mot humain ne sauraient décrire. Il me coûtait de m’en détacher pour vous répondre...

    Après cela, dans les tressaillements d’allégresse et des ondes d’une joie toujours plus grande, le domaine céleste s’est éclairci progressivement à mes yeux, et j'ai vu.

    J’ai vu les azurs resplendissants des prairies du paradis... même si elle restait seule, cette vision des contrées célestes inondées de lumière, cette lumière du paradis qu’aucune comparaison ne peut rendre, porte déjà à la béatitude.

    Remarquez que les étendues du Royaume des cieux me paraissaient beaucoup plus hautes que le ciel normal, et pourtant elles m’étaient tout à fait distinctes, comme si elles n’étaient pas plus éloignées que les toits. Chaque fois que je contemple le paradis, j’ai cette impression d’infinie distance de la terre et le sentiment que je suis, moi, emportée au-delà de l’atmosphère terrestre pour devenir plus proche du ciel paradisiaque, afin que je puisse bien voir.

    En somme, je me sens arrachée à la terre et emmenée là-haut, tout au loin. Non pas au paradis, qui est encore plus haut, mais là où la création — y compris les étoiles et les planètes — est déjà éloignée. J’ai l’impression que mon âme est agenouillée et je le ferais même physiquement si un reste de raison vigilante ne me retenait pas de donner des signes extérieurs de ce qui se produit en moi. Mais je me prosterne en âme, car je sens que je suis en présence de ce qui est infiniment supérieur à l’homme et qu’il faut vénérer même s’il s’agit simplement de lumière et de d’azurs infinis.

    Venant du nord-est, trois personnages resplendissants à l’allure royale et des plus dignes s’approchent de moi en marchant, comme de simples mortels, sur les champs de saphir. Ils n’ont toutefois aucune condescendance, bien au contraire. Ils marchent avec souplesse, sans perdre leur aspect solennel. Ils me regardent en souriant et se sourient en me désignant les uns aux autres par un échange de regards. Au fur et à mesure qu’ils s’approchent, je vois les mouvements de leurs beaux yeux — ceux du premier sont bleu saphir, ceux du deuxième très noirs, ceux du troisième d’un marron doré —, briller dans leur sourire et à la lumière du paradis.

    Ils vont jusqu’au bout du domaine céleste, au-delà duquel se trouve le vide jusqu’à l’échelon inférieur où je me trouve, toute en vénération et en extase. Ils s’arrêtent là en me regardant et en souriant comme seul un ange peut sourire, et ils se tiennent à la taille comme trois frères qui s’aiment et se promènent ensemble.

    Ce sont les trois archanges: Gabriel, Michel et Raphaël. J’essaie d’en faire un portrait. Ce sont trois jeunes hommes superbes. On dirait des jeunes de vingt, — même de dix-huit — à trente ans.

    Le plus jeune est Raphaël, le plus âgé (à en juger par son aspect) est Michel, dont la beauté est terrible.

    Le premier à droite était Gabriel, qui semble avoir de vingt-quatre à vingt-cinq ans. Grand, élancé, les traits fortement spiritualisés et dans une extase d’adorateur perpétuel. Blond comme l’or pur, il a les cheveux ondulés jusqu’à lui toucher presque les épaules — plus exactement la base du cou — et retenus par un fin anneau incrusté de diamants: on aurait dit un faisceau de lumière incandescente plus que du métal et des pierres précieuses. Il porte un de ces vêtements de lumière tissée — diamants et perles — que j'ai souvent vus sur les corps glorieux. Une tunique longue et floue, très chaste, qui lui cachait complètement les pieds et laissait à peine découverte sa main droite qui pendait de côté et dont la forme était fort belle.

    Il me regardait de ses yeux saphir et son sourire presque surnaturel m’effrayait, bien que ce fût un sourire.

    L’autre, au centre, était aussi grand que son compagnon mais il avait, comme je l’ai dit, une beauté austère terrible. Ses cheveux bruns étaient plus courts que ceux de son compagnon et plus bouclés. Il avait une ossature robuste, son front était privé de tout de diadème mais il portait sur la poitrine une espèce de médaillon en or et en pierres attaché au cou par deux chaînettes en or  .

    Les pierres qui y sont enchâssées forment des caractères, un nom peut-être, mais je n’arrive pas à lire ces mots, ces lettres, qui ne sont pas comme les nôtres. Il est revêtu d’or flamboyant, d’un vêtement qui éblouit tant il resplendit. On dirait une flamme claire (mais dorée, et non rougeâtre) qui recouvre ses membres agiles et robustes. Son regard noir est sévère et lance des éclairs. Il ne me fait pas peur, parce que je sens qu’il n’est pas en colère contre moi, mais qu’il m’aime au contraire.

    Mais c’est un regard terrible qui doit être angoissant pour les pécheurs et pour Satan. Michel n’a ni épée ni lance, au contraire de ses représentations, mais ses armes, ce sont ses yeux. Son sourire lui-même est sévère, très austère.

    Le troisième porte un vêtement d’une délicate couleur émeraude et ajusté par une ceinture sertie de pierres précieuses; il paraît revêtu de la couleur qu’on observe lorsqu’on regarde une émeraude à contre-jour. Il est grand, avec de longs cheveux bruns comme ceux de Gabriel.

    Ils sont d’une couleur précieuse, un châtain émaillé de petites tâches d’or foncé. Il semble être le plus jeune de tous et me rappelle un peu l’apôtre saint Jean par son doux sourire juvénile. Mais Raphaël a les yeux d’une douce couleur noisette et un regard paisible, patient, qui est une caresse. Il sourit plus humainement que les autres. Tout en lui ressemble davantage à ce que nous sommes. C’est tout à fait le "bon jeune" du livre de Tobie.

    On a envie de mettre sa main dans la sienne, en toute confiance, et de lui dire : "Guide-moi ! En toute chose!″

    Tous trois me regardent, sourient, se sourient mutuellement. Puis ils me saluent

    Gabriel chante, de sa voix de harpe spirituelle dont chaque note porte à l’extase: "Je te salue, Maria", et pour le dire il joint les mains sur la poitrine et incline la tête pour la relever ensuite avec un sourire qui augmente l’étincellement de tout son être vers les hauteurs du paradis. Je comprends que, plus que me saluer, il a voulu montrer clairement qui il est. C’est l’archange qui annonce le grand mystère... et il donne l’impression de savoir uniquement répéter ces mots et vénérer la Vierge...

    Michel touche le bijou qu’il porte sur la poitrine. Il le prend dans les doigts de sa main droite et le lève pour bien me le montrer, puis il me dit, d’une voix qui résonne comme du bronze:

    " Celui qui est avec Dieu peut tout. Et Satan ne peut rien sur celui qui est avec Dieu. Car, qui est comme Dieu?″ Ces derniers mots semblent faire vibrer l’atmosphère céleste comme un coup de tonnerre harmonieux. Il repose le médaillon sur sa poitrine puis s’agenouille en adorant l’Eternel (que je ne vois pas, mais qui doit se trouver, d’après le regard de l’archange, au-dessus de moi ou juste derrière mon dos, en haut, en haut, tout en haut).

    Raphaël ouvre les bras comme pour m’embrasser tout en levant son visage rayonnant de la joie de contempler Dieu, et il me dit de sa voix d’or: "Que la joie soit toujours avec toi.″ Il ressemble un peu à l’ange que j’ai vu dans deux visions. Mais il est moins spiritualisé que ce dernier. Une lumière en forme d’étoile se trouve à la racine de ses cheveux, une douce lumière qui réconforte, tout comme réconforte son splendide vêtement émeraude clair.

    Ils me regardent encore. Puis ils resserrent leur étreinte à la taille (notez que je n’avais pas encore remarqué leurs ailes derrière le dos), ils ouvrent des ailes de perle, de flamme, de lumière vert pâle et ils s’élèvent rapidement vers l’empyrée tout en chantant un chant indescriptible, comme celui que j'ai entendu le 13 décembre 44 à Còmpito, lorsque j’avais vu les cohortes angéliques voler au-dessus de Bethléem en chantant…[*61]

    Et moi, je reste ici. Ou plutôt je descends des sphères où je me trouvais et je rentre en moi-même, dans mes tourments, dans mon lit. Ma joie demeure cependant... et je m’aperçois même que, stupidement, je n’ai pas su dire le moindre mot aux trois archanges... Mais mon âme a parlé avec eux. Je sentais qu’elle les vénérait, même si je ne pouvais traduire en mots matériels ses frémissements.

    Après avoir vécu tout ce qui précède, je prends la Bible pour y rechercher toutes les apparitions angéliques. Abraham, Jacob, Tobie puis le prophète Daniel passent ainsi.

    Au chapitre 8, mes yeux tombent sur les versets 13 et 14. Lorsque j’arrive à la phrase: « Il lui dit: "Encore deux mille trois cents soirs et matins, alors le sanctuaire sera revendiqué" »,
    une réponse - mieux ,une explication — m’arrive à la vitesse d’une flèche de lumière: « Remplace le mot "jours" par "siècles" — puisque pour nous un siècle est moins qu’un jour —, et tu obtiendras la date de la fin du monde. » Rien d’autre. La voix s’est tue aussi subitement qu’elle est venue. Je pense que c’était celle de mon conseiller intérieur, parce qu’elle lui ressemblait.


    (*61) Voir, dans "Les cahiers de 1944″, le 13 décembre.


    Cahiers e 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Les trois Archanges


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Ma Mère , toute pure , notre Lys "

    Message par Maud le Ven 29 Avr - 7:13




    Dictées de Jésus pour mère Teresa M. de Saint Joseph ...
    …et pour sœur Teresa Cherubina.



    Le 24 décembre 1945


    Pour Mère Teresa Maria de Saint Joseph, prieure du Carmel.[*62]


    Jésus dit:


    « Je suis le Directeur spirituel, le Tuteur, l’Administrateur des âmes et de ce qui leur est nécessaire. Personne n’est au-dessus de moi.

    Et j’autorise mon "porte-parole" à apporter ma lumière à ces âmes que j’aime.
    Je lui donnerai temps et force quand je le jugerai bon.

    Car j’ai tout préparé par amour.

    Unis cet ordre, donné quand tu étais dans l’affliction, à cet autre acte de bonté que fut la dictée reçue il y a quelques mois; que cela te fasse comprendre combien tu m’es chère. Je prends ta tête entre mes mains et je dis: "N’aie pas peur. Je t’aime. Tu comprends ? Je t’aime."

    L’avent et saint Jean de la Croix vous ont apporté la souffrance et la privation. Noël et mon saint Jean vous apportent d’être guidées, car il n’est pas juste que mes épouses soient privées du pain de la table de l’Epoux. Soyez mortifiées, prudents, patientes. Contentez-vous de ce que le petit Jean vous apportera comme si c’était, de sa part, une chose personnelle. Mais sachez que, en vérité, je serai là où le petit Jean semblera être. Néanmoins, soyez extrêmement prudentes. Sinon vous seriez privées de cette grâce. Cela vaut pour toutes.

    En ce qui te concerne, je te confirme que ta manière d’agir pendant cette terrible période m’a plu, et je t’en bénis. Sache aussi que ta mère marche dans le sillage de ma miséricorde, et qu’elle n’en sortira plus. Je te remercie pour elle. Effectivement, tes mortifications et tes prières l’aident beaucoup. Tu m’offres ton directeur spirituel, n’est-ce pas? Or tu ne demandes rien pour lui. Tu me dis seulement: "Le voilà pour toi!" Je sais ce que je dois faire. Dieu te bénit et que ma paix demeure en toi. »

    A moi
    , il me dit:


    « Dis à la Mère prieure de laisser ses filles écrire. Si je trouve leurs lettres justes, je les guiderai. Et ce que je dis pour l’une d’elles peut servir à toutes. » Il me dit ensuite de communier, le jour des saints Innocents, pour sœur Luigia Giacinta.

    Pour sœur Teresa Cherubina de la Sainte-Face:

    Jésus dit:

    « Non. Je ne suis pas quelqu’un de rancunier qui supprime un bienfait pour la moindre bagatelle. Je suis Bonté et Parole.

    Je puis permettre que les hommes créent l’affliction. Mais j'y remédie. Les hommes ont beau priver, moi je rends. Les hommes ont beau obscurcir, moi je suis la Lumière et je rends la lumière. Ne te fais pas de scrupules. Ce n’est pas ton désir de connaître le petit Jean qui a été la cause de la privation de la parole de Dieu, mais le jugement personnel d’un homme certes juste, mais dont le jugement possède toujours des imperfections. Pour ta part, prie pour lui, respecte-le et garde le silence. C’est moi qui m’occupe de remédier à tout et de te donner de quoi acquérir de toujours plus grands mérites par les petites choses.

    S’il est une petite chose dont faire commerce et qui deviendra grande au ciel, c’est ta soumission aux nécessités actuelles. Observe, ma fille, que ce qui te fait souffrir fait également souffrir la personne qui te l’impose. Pourquoi vouloir accroître sa douleur? Ce n’est pas charitable. J’ai parlé fort clairement voici dix mois. Tu veux en savoir plus sur moi? Tu es une sœur de clôture? Très bien. Et qui t’empêche de l’être? La terre entière est une clôture pour les âmes qui ont compris ce qu’est la Vie véritable. Vos âmes ne se trouvent-elles pas enfermées dans la clôture de votre chair alors qu’elles sont faites pour le ciel? Que la chair, cet objet de péché pour tant d’hommes, soit la grille qui préserve votre âme des contacts avec le monde.

    Ne méprise pas le monde, ce serait manquer de charité. Il te dégoûte? Oh! Oh! Ne te rappelles-tu pas que moi, le Très-saint, j'y ai été plongé pendant trente-trois ans, que j’en ai senti toutes les puanteurs et que j'ai posé mes yeux et mes mains sur toutes les plaies de l’humanité? On n’apprend rien de mal si l’âme ne consent pas au mal: l’amour seul grandit, l’égoïsme se brise et avec lui l’orgueil résiduel du vieil homme qui était du monde et dont j’ai voulu qu’il devienne de Dieu. Sanctifie le monde, au lieu de le mépriser

    Ma Mère le sanctifiait en marchant sur les voies corrompues de la terre, elle ma Toute-pure, notre Lys! Considère ce magnifique exemple que je te donne en modèle. Elle s’était offerte à Dieu dès la petite enfance. Le Temple l’enferma dans ses murs comme en un Carmel mystique. Elle avait à la fois la clôture du Temple et celle de son vœu de virginité. C’est Dieu qui en a rompu les sceaux. Il l’enleva au Temple. Il fit d’elle une épouse. Il l’unit à un homme, elle qui n’était unie qu’à Dieu. Aux yeux du monde, elle semblait être "la femme" connue par un homme, mais aux yeux de son époux, qui ne la prit jamais pour femme selon la chair, elle parut "l’adultère"... Peut-on être plus avilie! Mais elle chanta d’autant plus fort son "Voici la servante du Seigneur″ ! Et Dieu la récompensa en lui rendant toute l’estime de Joseph.

    La maternité l’enferma une seconde fois dans la petite maison de Nazareth. Au moment le plus intime pour une femme, l’édit d’un homme arracha la sainte recluse à son nid et la jeta sur les routes du monde, alors que j’attendais déjà à la porte et qu’elle avait le désir légitime de se trouver "seule avec le Seul" à l’heure sublime de l’enfantement divin. Bethléem l’accueillit après ma naissance, et le silence et le mystère mirent des grilles pour la troisième fois à la recluse de Dieu. Le cruel Hérode les rompit une troisième fois et elle partit dans le monde, allant jusqu’à vivre en terre païenne.

    Ensuite... oh, ensuite... Teresa, imagine ce qu’auront été les souffrances de ma Mère, obligée par le monde ennemi à suivre son Enfant, à quitter Nazareth pour veiller aux affaires "temporelles" de son Fils, en plus des spirituelles? Sa clôture! De ses larmes, elle se fit un voile et des grilles qui la cloîtrèrent jusqu’au pied de la croix, au milieu des insultes ignominieuses de tout un peuple. Et Dieu ne la vit jamais aussi claustrée que lorsqu’elle retira même son voile pour protéger ma pudeur.

    Teresa Cherubina, ne sais-tu pas que c’est aujourd’hui l’heure de Satan, et qu’il utilise tous les moyens possibles pour inciter même les meilleurs au péché de rébellion, — au moins celui-là —? Pourquoi te prêtes-tu au jeu? Veux-tu me faire de la peine? Tu es allée de par le monde, c’est vrai. Tu y as peut-être rencontré des démons, c’est vrai. Mais rappelle-toi que celui qui croit en moi écrasera des serpents sans dommage. Mais, si tu n’étais pas sortie, tu n’aurais jamais fait la connaissance du "petit Jean" et tu n’aurais pas reçu ces paroles. Je ne t’ai pas dit "une seule parole″, comme tu le désirais, mais beaucoup. Et c’est pourquoi je veux t’élever.

    La résistance à ma volonté provoque la résistance à mes concessions. Accepte tout, et je saurais toujours pourvoir en bien.

    Ne sois pas humaine en ce qui concerne ton besoin de directeur spirituel. Je suis, moi, le Directeur spirituel de toute âme. Ne reste pas là avec le compas et la mesure, le crochet et le microscope à mesurer, fouiller, examiner le passé et ce qu’il en reste. Lorsque tu t’es confessée, tu avais le désir sincère de tout avouer. Tout est donc confessé. Ce que le prêtre n’a pas entendu de tes lèvres, moi je l’ai entendu de ton âme et j’ai dit: "Va en paix!″

    Ne tire pas orgueil de ce que je t’ai beaucoup parlé, à toi. Ce n’est pas parce que tu es la plus sainte de ce Carmel, mais parce que tu en as grand besoin pour te sanctifier. N’exige pas beaucoup de la part du porte-parole. C’est moi qui la dirige, et si elle garde le silence, ce sera le signe que je le voudrai.

    Va en paix. Sois le roi de l’Orient qui m’apporte la myrrhe de ton obéissance aux nécessités présentes. Va en paix ! Va en paix!

    (*62) Mère Teresa-Maria de Saint Joseph, carmélite déchaussée, moniale de clôture, deviendra la grande confidente de Maria Valtorta, avec laquelle elle correspondra longuement et abondamment. C’était la prieure du Carmel Santa Teresa, communauté monastique de San Colombano, aux alentours de Lucques. C’est à ce monastère qu’appartenaient les sœurs Teresa Cherubina et Giacinta, à qui s’adressent les " dictées″ qui suivent.


    Cahiers de 1945 -  Dictées de Jésus à Maria Valtorta





    Marie, notre Lys


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " La Flamme d' Amour ne meurt pas "

    Message par Maud le Sam 30 Avr - 7:18




    Dictées de Jésus pour mère Teresa M. de Saint Joseph ...
    …et pour mère Luigia Giacinta.
    Conseils de Jésus pour les écrits.



    Le 25 décembre 1945


    Pour Mère Teresa Maria de Saint Joseph.

    Jésus dit:

    « Tu vois? J’ai parlé à deux de tes filles et j’ai fait d’elles des "rois de l’Orient". Mais c’est à toi d’être celui qui m’apporte l’encens. Apporte-moi, apporte-moi l’encens de ta charge de prieure, si sanctifiante si elle est accomplie avec justice.

    Oh, en vérité, tout comme l’encens est brisé en grains, tout comme il est jeté sur les charbons pour libérer son parfum et accomplir ainsi ce pour quoi il a été créé, le supérieur d’un couvent doit, pour accomplir réellement la tâche pour laquelle il a été élu, être broyé et se consumer sur des charbons ardents.

    Ce devoir s’accomplit par le mortier et le pilon: le mortier embrasse tout et les caractères des âmes confiées au supérieur, appesantis par leurs diverses caractéristiques et tendances, forment un lourd pilon de bronze en s’agglomérant les uns aux autres. Et la pauvre supérieure — ou le pauvre supérieur — est en dessous, telle une résine aromatique broyée par les autres. Or c’est nécessaire pour qu’elle puisse être jetée dans l’encensoir, de même qu’elle ne répandrait aucun parfum s’il n’y avait, dans l’encensoir agité par la main des anges devant l’autel des cieux, des charbons ardents.

    Certains sont très doux: ceux de la charité de la victime qui les allume d’elle-même pour obtenir le bûcher où elle sera immolée. Mais d’autres sont très amers: ceux des égoïsmes qui subsistent dans les créatures, même quand elles ne se prénomment plus Rosa, Giuseppina, Antonia, Angela et ainsi de suite, mais sœur A, B, C, autrement dit des personnes qui, en quittant leurs vêtements séculiers abandonnés à la prise d’habit, auraient dû quitter aussi leur vêtement moral précédent, et être tout à fait renouvelées pour pénétrer en chantant dans la maison de l’Epoux.

    Mais il faut faire preuve de compassion... La nature humaine est pire qu’un poulpe... On coupe, on coupe... mais il reste toujours quelque tentacule, quelque ventouse agrippée au passé... à ce passé qui devrait être mort avec toutes ses tendances et ses saveurs.

    Brûle, brûle ! Ton parfum s’élève jusqu’ici. L’or est précieux et sert aux rois pour leurs couronnes. La myrrhe est salutaire et sert à protéger de la putréfaction. Elle est donc utile aux hommes. Mais l’encens est à Dieu. Pour son trône, pour l’acclamer... Teresa Maria, sois l’encens. Que ma paix soit avec toi. »

    Pour Mère Luigia Giacinta.

    Jésus dit:


    « J’aime voir ces deux humbles petits mots sur l’enveloppe de la Mère. A cette époque, en effet, seules les petites têtes vertes des jacinthes[*63] affleurent sur le sol. Tout le reste mord la terre de la vasque ou du parterre, mortifié dans l’obscurité et l’humidité; il est ignoré... mais quand vient le temps de ma glorification de Rédempteur, toutes les jacinthes lèvent leur corolle parfumée; on dirait alors qu’elles l’offrent au ciel et à mon autel en la tenant dans la coupe de leurs feuilles, tels les doigts de deux mains jointes pour prier qui s’ouvrent pour invoquer. Et précisément parce que j'aime la mortification de la jacinthe, je dis ma parole à la jacinthe.

    J’ai demandé à l’une de tes sœurs de m’apporter la myrrhe. Je vais demander à la Mère de m’apporter l’encens. Mais à toi, Giacinta, je dis: "Apporte-moi l’or." La charité! Tu peux faire tellement dans ce domaine !


    Tu désires obtenir la direction spirituelle de ma Mère. Je te l’amène, afin que ce soit elle, celle qui est toute charité, qui te parle. »

    Jésus se tait et Marie prend sa place. Elle dit:

    « Ma fille, c’est le cœur qui conduit, et non la science, dans les prés fleuris de l’amour.

    Lorsque mon Enfant faisait ses premiers pas, beaucoup de fleurs étaient réapparues dans les prés de Bethléem grâce aux premières pluies d’automne. Et lui, le cher petit, s’efforçait d’avancer son saint petit corps en dirigeant ses pas d’une fleur à l’autre qui parsemait l’herbe des prés; comme un petit oiseau, il gazouillait des mots informes à ces fleurs créées par son Père. Et, j’en suis sûre, ces fleurs comprenaient les paroles mystérieuses de l’Enfant-Dieu réduit, par amour pour nous tous, à l’état d’enfant balbutiant, lui qui est la Parole.

    Mais au printemps suivant — et même davantage si l’on compte ceux qui ont suivi —, il marchait, d’un pas sûr désormais, le long des routes qui bordaient le Nil — dont les inondations avaient nourri et changé le sol en terres fertiles — pour aller de fleur en fleur comme une blonde abeille, comme une joyeuse alouette; il les cueillait pour moi et déversait son butin sur mon sein en riant de toutes ses petites dents, qui brillaient entre ses lèvres roses ; il renversait alors la tête pour quémander des baisers sur ses yeux couleur de ciel, et m’interrogeait sur les noms ou les histoires des fleurs. Il voulait aussi savoir à quoi servaient leurs sucs.

    Or, une fois, le dernier printemps en Egypte, la Sagesse divine s’exprima par ses lèvres innocentes. Il m’avait écouté parler. Puis il avait séparé les fleurs à son idée. Il paraissait jouer. Mais son esprit travaillait. Joseph, qui sciait de longues planches à l’ombre verte des nouvelles feuilles de notre pauvre jardin, observa que les fleurs les plus belles se trouvaient reléguées d’un côté et négligées, alors que ses caresses et ses mots doux allaient aux humbles fleurs de camomille, de muguet sauvage, de cochléarias, de renoncules, de chicorée, de stellaires ou de trèfles rouges; il lui demanda:

    “Pourquoi donc, mon fils, préfères-tu les fleurs simples et communes et non ces splendides roses, ces riccardias et ses jasmins doubles que Rachel, fille de Lévi, t’a donnés?

    — Parce que ce sont les fleurs qui montrent de la charité pour les hommes. Elles sont charité, pas seulement plaisir des yeux et du nez ", répondit Jésus.

    Après être restés muets devant la sagesse de notre petit Enfant, Joseph et moi nous inclinâmes ensemble pour l’embrasser sur son front lumineux.

    Ma fille, tu connais toi aussi les vertus humbles et communes, ainsi que les actes qu’elles suscitent comme des fleurs. Privilégie-les, accomplis-les. Jésus les aime tellement! Tu l’as entendu: "Je les préfère parce qu’elles sont charité.″ Tu peux en cueillir énormément dans tes travaux. Un pré en fleurs s’étend devant toi. Fauche, fauche... Il n’y a jamais assez de charité. Sois toute entière charité et tu apporteras l’or du roi de l’Orient à mon doux Jésus. »

    « Et maintenant que la douceur de Dieu et des hommes a parlé, ma Mère et moi te bénissons. Que la paix soit avec toi. »

    Jésus dit:

    « C’est nécessaire et il faut le faire. Mais je n’en suis vraiment pas content. Qu’on le fasse donc au plus tôt et le plus vite possible. Cependant, qu’on ne commence pas avant que tout ce que tu as écrit ne soit tapé à la machine et remis au Père. Et que le Père te donne tout ce qui est dactylographié pour que tu le corriges pendant le mois où il est absent. Je ne peux permettre que des feuillets restent non corrigés ou non copiés. Et ta vie est si minée par des forces secrètes et ennemies!

    Oh, ma petite violette[*64] dont la tige est coupée, personne ne se rend-il compte que seule subsiste une petite racine, la plus fine de toutes, qui te maintient greffée à l’existence et que tu vis uniquement par cette veine vitale si faible? Le choc d’un papillon suffirait à couper jusqu’à cette petite racine.

    Je ne donnerai rien d’autre avant que ne soit retranscrit tout ce qui a été déjà transmis. Toi aussi, ne fais rien d’autre avant d’avoir tout corrigé. Que le Père Romualdo ne fasse rien d’autre avant que ce ne soit achevé. Il ne faut pas plaisanter ni se fier imprudemment à quelque aide surnaturelle. Agissez avec les moyens ordinaires comme si les extraordinaires n’existaient pas.

    Au sujet de l’assistance sacerdotale, il est certain que tu dois en bénéficier. Je ne te donne pas de signes extraordinaires ou sensationnels. Tu ne serais alors plus ma violette. Mais, sous ton apparente normalité de créature tout à fait normale qui mange, boit, dort comme tout mortel, qui n’a pas ni extase, ni jeûnes inexplicables, ni sueurs de sang, ni stigmates ni rien d’autre, et dont l’équilibre psychique est parfait — et aussi mental, pour contredire ceux qui prétendent le contraire —, il y a des faits extraordinaires qui sont le signe de ce que tu es et de ce que, moi, je suis en toi: le Tout, l’Origine, l’Explication, la Fin de ton être.

    L’un de ceux-ci est la vitalité qui revient à chaque communion. Je ne viens pas en toi avec mon Esprit nourrir ton âme. Pas seulement de cette façon. Mais je viens aussi avec ma saine virilité et je te la transfuse. Comment pourrais-tu tenir sans la Vie, toi dont le corps est quasiment mort? La clé, le secret de ta résistance aux maladies et aux fatigues de la mission qui viendrait à bout, par son ampleur, de toute résistance d’une personne forte et en bonne santé, se trouve dans cette venue de ton Jésus en toi avec la plénitude de ses dons, sans exclure celui de la transfusion vitale et physique.

    Si je ne voulais exercer une pression excessive sur mon serviteur Romualdo, déjà épuisé, je désirerais venir en toi tous les jours, en vrai médecin et médicament, pour atténuer tes agonies trop nombreuses, vraiment trop nombreuses, et secourir tes forces détruites. Imagine-toi, est-ce que je pourrais permettre que tu restes des jours et des jours sans Eucharistie? Tu mourrais, même sans crise. Tu mourrais, parce qu’il te manquerait ce qui t’alimente.

    Et tu serais trop tourmentée par celui qui hait. L’Eucharistie que tu portes en toi l’éloigne, et cela seulement. Car il te hait toujours plus et cherche par tous les moyens à troubler ton travail et à l’entraver. C’est aussi pour cette raison que j'exhorte Romualdo à ne pas se laisser distraire par d’autres soucis. Il y a beaucoup de faux scénarios pour le détourner, le retarder, le distraire au détriment de ton travail qui, en vérité, est seulement mon travail.

    Qu’il fasse preuve d’amour, d’amour pour tout le monde. Mais qu’il ne te délaisse pas, parce que cela me ferait de la peine. Il doit te suivre jusqu’au bout, sans autres buts. Et sans abuser de la confiance en Dieu. Il ne faut pas tenter la Providence. Qu’il garde à l’esprit que Satan se fait une arme de tout ce qui appartient à la vie ordinaire — événements, besoins, peurs, afflictions, manques et ainsi de suite — pour couper la petite racine survivante. S’il pouvait y parvenir avant que la cathédrale de la reconstruction intégrale de l’Evangile ne soit achevée et corrigée par le porte-parole, ce serait pour lui une grande victoire.

    A qui confier le petit Jean? "Jean, voici Marie, ta Mère″, "Marie, voici ton fils, Jean″. Les noms indiquent à qui te confier. Mais comme j'aurais préféré que Maria ne soit gardée par personne d’autre que Romualdo! Il est bon, cependant, que tu t’habitues à d’autres voies, ne serait-ce que pour oublier d’autres souvenirs pénibles...

    Ne cherche pas à savoir s’il était un bon instrument ou non... L’homme l’est bien souvent sans l’avoir mérité. En vérité, en vérité je te le dis, c’est seulement dans la mesure de dix pour mille que les hommes meurent sans avoir jamais été instrument de Satan au moins une fois, et cela même s’ils ont toujours été des saints. Ne réfléchis pas! Ne réfléchis pas! Et prie pour lui.

    En voilà maintenant assez, petit Jean, flamme qui ne meurt pas parce que je me déverse en elle.

    Mais dis ceci au Père: Satan n’est pas seulement rusé et envieux, c’est aussi un esprit intelligent. Il n’a pas perdu cette qualité de l’époque où il était un splendide archange. Seulement, il s’en sert aujourd’hui pour faire le mal. Et il sait d’avance. S’il ne m’a pas identifié comme le Christ avant l’heure dite, c’est parce qu’une opération d’une puissance divine particulière se produisait en ma faveur. Mais à peine ma mission de prophète, de juste, fut-elle manifestée, il m’a compris.

    Quant à toi... sais-tu quand la tienne a commencé? Non, tu l’ignores. Mais lui l’a vue dès sa première flamme, et il a aussitôt commencé son œuvre. Il en va ainsi de bien des choses. Satan est rusé et il tourne inlassablement autour des âmes pour écouter en cachette leurs colloques secrets avec Dieu, qui se produisent même à l’insu de la personne qui possède cette âme en dialogue avec Dieu

    Va en paix. »

    (* 63)Giacinta signifié "Jacinthe″.
    (*64) "Violette″ est le surnom donné à Maria Valtorta, qui en explique l’origine dans son premier écrit, le 22 avril dans "Les cahiers de 1943″.




    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta





    Flamme d' Amour


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Je suis venu apporter la Paix "

    Message par Maud le Dim 1 Mai - 7:16



    Paroles de Jésus pour Maria Raffaelli ...
    …et pour le Père Migliorim.


    Le 26 décembre 1945

    Jésus dit:

    « C’est un temps de grâces! C’est le temps de la grâce! Je suis venu apporter la "paix" aux hommes de bonne volonté! Ecris donc et remets à Maria Raffaelli[*65] ce que je te dis, pour sa propre paix. »

    Jésus dit à M. R.:

    « Que ma paix soit avec toi, et mes paroles puissent-elles être pour toi un fleuve d’attente paisible et de souffrance sereine, rendues supportables par ma promesse qui ne ment jamais. Ma fille, tu connais bien ce que les hommes enseignent sur moi. Mais tu sais peu qui je suis réellement et ce que j’accomplis. Écoute-moi. C’est le Seigneur qui parle, c’est la Sagesse, c’est la Vérité.

    Une chose est d’être tourmenté, une autre de vouloir l’être. La première est un malheur qui ne va pas au-delà du parcours sur terre, et qui cesse fréquemment avant. La seconde est un péché en tant que "connivence avec la volonté de Satan″. Ton fils n’est pas concerné par ce péché. Quand il délire, ce n’est pas lui qui parle. Un phonographe est-il responsable du son qui sort du haut-parleur? Non, n’est-ce pas? Eh bien, de la même manière ton fils n’est pas ce que "l’autre″ lui fait dire. Je n’entends même pas ses mots, car je traite le Maudit par le silence des lèvres et des oreilles. Je n’écoute pas ses paroles, des paroles qui ne sont pas les siennes et résonnent en l’air; je regarde mon pauvre fils — qui est aussi le tien, ô mère douloureuse —, et c’est seulement de la pitié qui se déverse de moi sur lui.

    J’ai dit ceci en pensant à toi: "Il est fréquent que Satan se cache dans les maladies pour torturer et inciter à maudire le Seigneur.″ J’ai dit: "La souffrance des mères est salut pour leurs enfants.″


    C’est ainsi, Maria. Le ciel est peuplé d’enfants sauvés par leur mère. Avance, avance en portant ta croix! C’est pour toi et pour lui que tu la portes, et la sienne plus encore que la tienne. Oh, bonne mère, n’es-tu pas heureuse d’être le Simon de Cyrène de ton fils? Ma mère murmure: " Si j'avais pu porter moi-même ta croix, mon Fils !″

    Ne sois pas impatiente. Ce sont des choses qui prennent du temps. Tu pourrais même bien ne pas les voir réalisées de ton vivant. Tu pourrais monter au ciel avec cette foi en ce que je te dis — cette foi, tu comprends, pas cette espérance —, et là, aider ton fils avec plus de puissance... Oh, ne soupire pas! En haut, l’attente devient un instant. Puis vient la joie de le voir beau, en bonne santé, heureux pour toujours. Pour toujours. Pour toujours... Ce qui semble être un châtiment n’est qu’un moyen. Ce qui peut paraître une damnation est au contraire salut. Sa croix est son expiation sur terre de ses fautes d’homme. Je ne fais pas payer deux fois. Je suis juste.

    Aie foi. Soutiens-le par tes prières. Donne-le-moi. Offre-le-moi. Dis: "J’ai confiance en toi.″ Le baume qui descend de mes blessures ne reste jamais sans action.

    Ma fille, que la paix soit en toi et sur ceux qui te ressemblent, et ma miséricorde sur ton fils. »
    Et maintenant, continue Jésus en s’adressant à moi, dis ceci au Père Romualdo. »

    Jésus dit:


    « Vas-y donc. Agis. Essaie. Mais ce qu’on objecte au cas "Dora" — si agité et où lumières et ténèbres alternent — comme au cas "Maria" — si calme, ordonné, paisible comme tout ce qui vient directement de moi, puisque le démon ne peut s’en prendre à moi et doit agir par guet-apens et difficilement —, tout cela vérifie un point de l’Evangile qui ne vaut pas pour moi seulement mais pour tous les cas où je me trouve, même si c’est caché dans une créature qui est mon instrument. "Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ! Nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine!" Cela vaut aussi pour cet autre passage: "

    En effet, Jean est venu, il ne mange ni ne boit, et l’on dit: ‘Il a perdu la tête.’ Le Fils de l’homme est venu, il mange, il boit et l’on dit: 'Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des collecteurs d’impôts et des pécheurs!' Mais la Sagesse a été reconnue juste à ses œuvres."

    Oui. La sagesse humaine, orgueilleuse et incrédule, veut donner son avis sur tout mais a perdu l’esprit des faits et s’en tient aux apparences, qu’elle tente de justifier envers et contre tout — car le surnaturel échappe aux méthodes de recherche et de jugement naturel—. Sans s’apercevoir qu’elle se contredit, cette sagesse humaine veut justifier ces deux cas différents avec les mêmes fausses raisons, et ce pour s’absoudre de son incrédulité, de son incapacité à sentir et à reconnaître le surnaturel — autrement dit le divin— là où il est.

    Les derniers temps seront ceux de l’esprit. Mais en vérité, en vérité je vous dis que seuls ceux qui seront des victimes volontaires de l’Esprit et des proies agréées par l’Esprit sauront encore admettre le surnaturel. Les autres... de la lie qu’il déposera au fond des étangs infernaux; ils n’auront plus la Parole, qu’on ne jette pas aux porcs par respect pour elle et parce qu’elle se protège elle-même.

    Que cela te serve de lumière, Romualdo Maria. Que ma paix soit en toi. »


    (*65) Maria Raffaelli, de Castelnuovo de Garfagnana (Lucques), avait un fils handicapé, Antonio, qui posait de graves problèmes à sa mère et à ses deux sœurs Rosa et Dina. Pour l’histoire, il est intéressant d’ajouter que Maria Raffaelli a été la cause involontaire de la première rencontre de Maria Valtorta avec le Père Romualdo M. Migliorini. Ayant appris que la malade n’avait pas d’assistance spirituelle, elle alla en avertir l’une de ses connaissances, le Père Pietro Pennoni, du couvent S. Andrea dei Servi di Maria à Viareggio, lequel dut demander à son supérieur l’autorisation de prendre soin de Maria Valtorta.

    Mais ce supérieur — qui était justement le Père Migliorini — attendait une occasion favorable pour se rendre auprès de la malade dont on lui avait déjà parlé, de sorte qu’il répondit: "C’est moi qui y vais."



    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    " Je suis venu apporter la Paix "


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Ma fille ,que Ma Paix soit avec toi "

    Message par Maud le Lun 2 Mai - 7:09




    L’apôtre saint Jean répond à une question sur Dina R.


    Paroles de Jésus pour Emma Federici.


    Le 27 décembre 1945


    J’en étais encore à la communion lorsque l’apôtre saint Jean m’apparaît dans un bois d’oliviers: rose, rieur, il porte un vêtement lilas et un manteau marron clair. On a l’impression qu’il arrive en toute hâte. Il se tourne pour me regarder, me sourit et m’appelle:

    " Petite sœur! "

    Je réponds avec le même sourire que lui: "Oh, Jean! "

    Je reste ainsi jusqu’à ce que je reçoive l’Eucharistie, puis je rends grâce, et encore après... je dois faire preuve de patience pour écouter des bavardages qui ne m’intéressent guère et n’ont pas d’autre valeur que celle de la charité envers des importuns...

    Mais tout en les écoutant, je me demande: "Comment Dina R. sera-t-elle jugée, elle que Jésus n’a pas citée dans sa dictée en faveur d’Antonio Raffaelli?

    "L’apôtre me répond:

    « Cette parole de la croix sera appliquée — elle l’est même d’ores et déjà: "Père, pardonne-lui, parce qu’elle ne sait pas ce qu’elle fait." Observe cependant que, puisque ses sarcasmes raisonneurs ont offensé ce dont on ne peut se moquer, notre Seigneur Jésus ne pardonne pas en son nom propre. Lui, il pardonne les offenses faites à Jésus Christ, Dieu et Homme. Quant aux offenses faites à la Divinité une et trine, et en particulier à la Puissance et à l’Amour (le Père et l’Esprit), Jésus prie le Père pour la coupable, car il sait que seul Dieu peut pardonner les péchés contre l’Esprit de Dieu, seul le Très-Haut et le Divin peut donner cette absolution. Et, lui qui la connaît, il a confiance en la miséricorde du Père. Et moi de même, car j’ai entendu la manière dont il a dit ces mots du haut de la Croix, et je ne peux avoir le moindre doute sur leur puissance.

    Adieu, petite sœur. Que la grâce de N. S. J. C. soit toujours avec toi. »
    Il s’en va alors, aussi rapidement qu’il est venu.

    Pour Emma Federici:

    Jésus dit:

    « Sais-tu ce qu’est la myrrhe? C’est la résine qui préserve de la corruption. Sais-tu à quoi on peut la comparer? Aux larmes. Mais que font les larmes, quand elles sont bonnes? Elles lavent de toute impureté humaine. Ecoute, ma fille. Rappelle-toi l’Ecclésiastique: "Qui aime son fils lui prodigue le fouet, plus tard ce fils sera sa consolation." Quant aux Proverbes: "Ne méprise pas, mon fils, la correction de Yahvé, et ne  prends pas mal sa réprimande, car Yahvé reprend celui qu’il aime, comme un père, le fils qu’il chérit.″ Vois dans ma dernière admonestation tout mon amour[1][*66]

    Ecoute encore, ma fille. Je te donne une promesse et de la paix en cadeau à l’occasion de mes trois fêtes: Noël, la Circoncision et l’Epiphanie. Même si l’hostilité des hommes t’empêchait de voir l’Œuvre, tu me serais tout aussi chère. Il me suffit que tu sois généreuse et fidèle. Et tout ce que tu souffriras servira de justification à tout ce que tu auras pu accomplir imparfaitement. Ce que j’exige de toi, ce que j’exige absolument, c’est la docilité et l’abandon absolu à la volonté qui t’est dévoilée heure par heure. Renonce complètement à tout jugement personnel. Grâce à cette renonciation, chaque action sera mise au compte de la responsabilité de chacun.


    Ne dis pas: "Mais alors, je n’en retirerai jamais de mérite!″ Les mérites des actions humaines sont de 10 ‰, même celles dont le but est intentionnellement bon. Les démérites constituent les 990 ‰ restants. Mais si tu renonces à tout jugement personnel et si tu laisses les actions à d’autres, tu pratiques l’obéissance à l000 ‰, c’est-à-dire totalement et parfaitement. Tu en retires un mérite total qui efface tout autre démérite éventuel à mes yeux.
    Mais me donnes-tu cette myrrhe? J’en embaumerai ton âme, et elle ne sera jamais corrompue.

    Ma fille, que ma paix soit avec toi. »


    (*66) Voir le 2 décembre 1945.


    Cahiers de 1945 – Dictées  de Jésus à Maria Valtorta



    1] L'Apôtre Jean


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta: " Satan est tel un loup déguisé en brebis "

    Message par Maud le Mar 3 Mai - 7:16




    ‘’Jésus explique le sens du nom "Satan".


    Le 29 décembre 1945

    Jésus dit:

    « Son nom primitif était Lucifer: dans l’esprit de Dieu, cela voulait dire: "porte-drapeau ou celui qui porte la lumière", en d’autres termes Dieu, puisque Dieu est Lumière.

    De tout ce qui existe, il était le second pour ce qui est de la beauté, il était le miroir pur qui reflétait l’insoutenable Beauté. Il aurait eu comme mission auprès des hommes d’être l’exécuteur de la volonté de Dieu, le messager des décrets de bonté que le Créateur aurait transmis à ses enfants bienheureux sans péché, pour les amener toujours plus haut à sa ressemblance.

    Le porteur de la lumière aurait parlé aux hommes par le biais des rayons de cette lumière divine qu’il apportait, et comme ceux-ci étaient sans faute, ils auraient compris ces éclairs de paroles harmonieuses, pleines d’amour et de joie.

    Mais comme il se voyait en Dieu, il se voyait en lui-même, il se voyait dans ses compagnons — puisque Dieu l’enveloppait de sa lumière et faisait sa joie de la splendeur de son archange —, comme, en outre, les anges le vénéraient comme le plus parfait miroir de Dieu, il s’admira. Il ne devait admirer que Dieu. Mais en chaque créature, toutes les forces bonnes et mauvaises sont présentes et elles s’agitent jusqu’à ce qu’un côté l’emporte pour produire du bien ou du mal, de même que l’atmosphère comprend tous les éléments gazeux et que tous sont nécessaires.

    Lucifer attira à lui l’orgueil. Il le cultiva, lui donna de l’ampleur, il s’en fit une arme et une séduction. Il désira plus qu’il n’avait, il voulait tout, lui qui était déjà beaucoup. Il séduisit ses compagnons les moins attentifs. Il les détourna de la contemplation de Dieu comme Beauté suprême.

    Puisqu’il connaissait les merveilles futures de Dieu, il voulut prendre, lui, la place de Dieu. Son esprit troublé lui faisait déjà se voir le chef des futurs hommes, adoré comme la puissance suprême. Il pensait: "Je sais le secret de Dieu. Je connais les paroles. Son dessein m’est connu. Je peux tout ce qu’il veut, lui. Comme j’ai présidé aux premières opérations de la création, je peux réussir. Je suis." Cette parole que Dieu seul peut dire fut le cri qui signa la ruine de l’orgueilleux. Et il devint Satan.

    Il devint "Satan". En vérité, je te dis que ce nom de Satan n’a pas été donné par l’homme qui a pourtant attribué, sur l’ordre et selon la volonté de Dieu, un nom à tout ce qu’il connaissait, et qui baptise aujourd’hui encore ses découvertes d’un nom inventé par lui. Mais en vérité je te dis que le nom de Satan vient directement de Dieu; c’est d’ailleurs l’une des premières révélations que Dieu fit à l’âme d’un de ses pauvres enfants qui errait sur la terre. De même que mon Nom très saint a le sens que je t’ai dicté un jour[*67], écoute maintenant le sens de cet horrible nom. Ecris-le de la façon suivante:

    S - Sacrilège
    Orgueilleux[*68]

    A- Athéisme
    Adverse

    T- Turpitude
    Tentateur
    et Traître

    A- Anticharité
    Avide

    N- Négation
    Ennemi[¬*69]


    Voilà ce qu’est Satan. Voilà ce que sont ceux qui sont atteints par la maladie du satanisme. Il est encore: séduction, ruse[*70], ténèbres, agilité, iniquité[*71], [ce qui reprend] les cinq lettres maudites qui forment son nom, gravées au feu sur son front foudroyé. Ce sont les cinq caractéristiques maudites du Corrupteur contre lesquelles flamboient mes cinq plaies bénies, dont la douleur sauve ceux qui veulent l’être de ce que Satan ne cesse de leur inoculer.

    Les noms de "démon, diable, Belzébuth" peuvent appartenir à tous les esprits des ténèbres. Mais celui-ci est le seul qui lui soit personnel. Au ciel, il n’est appelé que par ce nom, parce qu’on y parle le langage de Dieu, par fidélité d’amour même pour désigner ce que l’on veut; comme Dieu l’a pensé.

    Il est le "Contraire", celui qui est contraire à Dieu. Celui qui est le contraire de Dieu. Chacune de ses actions est donc l’antithèse des actions de Dieu.

    Toute sa machination vise à pousser les hommes à s’opposer à Dieu. Voilà qui est Satan. C’est "se disposer contre moi" en actes. Il oppose à mes trois vertus théologales la triple concupiscence. Aux quatre vertus cardinales et à toutes les autres qui proviennent de moi, il oppose le vivier de serpents de ses horribles vices.

    Mais comme on dit que la plus grande vertu est la charité, j'affirme que la plus grande de ses antivertus et celle qui me répugne le plus, c’est l’orgueil.

    C’est par lui en effet que tout le mal est venu. C’est pourquoi je dis que, si je puis encore compatir à la faiblesse de la chair qui cède à la tentation de la luxure, je ne peux faire preuve de compassion pour l’orgueil qui, tel un nouveau Satan, veut rivaliser avec Dieu. Je te parais injuste? Non.

    Considère que la luxure est, au fond, un vice de la partie inférieure de l’être qui donne à certains des appétits extrêmement voraces qu’ils satisfont à des moments d’abrutissement qui hébètent. Mais l’orgueil est un vice de la partie supérieure de l’âme accompli avec une intelligence fine et lucide, un vice prémédité et durable.

    Il s’en prend à la partie qui ressemble le plus à Dieu. Il foule au pied le joyau donné par Dieu. Il fait ressembler à Lucifer.

    Mieux que la chair, il sème la souffrance. En effet, la chair pourra faire souffrir une épouse, une femme, mais l’orgueil peut faire des victimes dans des continents entiers, et cela dans tous les milieux.

    C’est à cause de l’orgueil que l’homme a été détruit et que le monde périra, c’est encore à cause de lui que la foi s’affaiblit. L’orgueil est la plus directe émanation de Satan.

    J’ai pardonné aux grands pécheurs de la sensualité parce qu’ils étaient privés d’orgueil spirituel. Mais je n’ai pu sauver Doras, Jocanah, Sadoc, Eli et d’autres semblables[*72], parce qu’ils étaient "les orgueilleux". »

    (*67 )Voir "Les cahiers de 1943", le 22 août.
    (*68) Superbo en italien.
    (*69) Nemico en italien.
    (*70)Astuzia en italien.
    (*71) Nequizia en italien.
    (*72)Personnages de "L’Evangile tel qu’il m’a été révélé″.



    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Satan est tel un loup déguisé en brebis


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    Jésus Re: Les Cahiers de Maria Valtorta (1943, 1944, 1945-1950): enseignements de Jésus pour notre temps

    Message par Emmanuel le Mar 3 Mai - 17:02

    Supplions le Seigneur de nous préserver de ce grand péché, l'orgueil.

    Lucifer était rempli de la Grâce de Dieu, mais pourtant, il voulu être "plus", il voulut être "Dieu".

    Que le Seigneur nous aide afin que nous ne tombions jamais dans le péché d'orgueil spirituel.
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    Jésus Re: Les Cahiers de Maria Valtorta (1943, 1944, 1945-1950): enseignements de Jésus pour notre temps

    Message par Carmila le Mar 3 Mai - 19:54

    Amen Si on est remplie d'orgueil que Dieu nous en guérisse et que l'on s'en confesse si on a pas ce défaut que Dieu nous en protège.
    Tout est beau dans ces messages.


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    Jésus Re: Les Cahiers de Maria Valtorta (1943, 1944, 1945-1950): enseignements de Jésus pour notre temps

    Message par Maud le Mar 3 Mai - 21:41

    Merci à vous deux Emmanuel et Carmila   Laughing

    Pour vaincre l' orgueil  , il nous est recommandé pour plaire à Dieu:
    Prière et humilité.
    .
    Devant l' humilité, silencieuse et priante, le diable s'enfuit  parce qu'il fuit devant l'humilité.

    Dieu fait de grandes choses dans l'âme qui L'écoute sunny

    Amicalement



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    Jésus Re: Les Cahiers de Maria Valtorta (1943, 1944, 1945-1950): enseignements de Jésus pour notre temps

    Message par Carmila le Mar 3 Mai - 22:02

    merci de nous faire grandir dans la foi


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    Jésus Re: Les Cahiers de Maria Valtorta (1943, 1944, 1945-1950): enseignements de Jésus pour notre temps

    Message par Maud le Mar 3 Mai - 22:06

    Merci  Carmila    Laughing  remercions surtout Maria Valtorta  dont l'Œuvre  nous éveille sunny


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Jésus d'une voix terrible chasse Satan "

    Message par Maud le Mer 4 Mai - 6:53




    Apparition de la face démoniaque de Satan, qui part d’un rire sarcastique.
    Jésus commente le passage du livre de Josué 9 puis, d’une voix terrible , chasse Satan


    .
    Le 30 décembre 1945

    Avant la dictée de la page suivante et pendant que je corrige le manuscrit dactylographié, la face démoniaque de Satan m’apparaît. Seulement le visage. Il rit de façon très sarcastique, toute son expression le montre. Il termine par un rire mauvais et bruyant puis disparaît. Je me remets à corriger et n’y pense plus.

    Il était 10 h du matin. Peu avant midi, Jésus me fait la dictée ci-dessous, à la page suivante. J’ai pensé qu’il valait mieux ajouter cet avant-propos.

    Cependant, je n’ai plus jamais revu le visage bronzé de Satan ni entendu son rire empoisonné, comme s’il était parti pour toujours. Les dernières paroles de Jésus me font penser qu’il ne doit pas être bien loin.

    Jésus dit:

    « Ce qui arrivera aujourd’hui n’est pas étranger à cette petite méditation.

    On lit, dans le livre de Josué, quel stratagème employèrent les Gabaonites et quel fut le verdict de Josué: "Vous ne cesserez jamais d’être en servitude, comme fendeurs de bois et porteurs d’eau dans la maison de mon Dieu."

    Dieu passe à travers les siècles pour atteindre le lieu promis au temps établi; or ce passage de Dieu, c’est aussi celui de tout ce qui est surnaturel au ciel, en d’autres termes la foi qui s’étend dans le monde entier, ou l’apparition d’hommes justes, inspirés ou instruments de Dieu, toutes choses qui servent à faire avancer l’humanité dans son long et pénible exode vers le Royaume des cieux .

    Mais n’est-il pas fréquent de voir des êtres venir vers le peuple des saints avec des intentions impures? Les uns par peur, les autres par curiosité, d’autres encore — et c’est une grande faute! — par dérision. Ils s’approchent, observent, décident s’il leur convient de rester. C’est toujours leur intérêt présent ou futur qui les pousse. L’intérêt de tirer profit d’un instrument de Dieu ou d’un ministre de Dieu. L’intérêt de ne pas être damné en se moquant du surnaturel. L’intérêt, enfin, de servir la partie adverse en allant espionner l’armée des saints pour en extorquer les secrets et les dénoncer aux ennemis de Dieu, lesquels s’en servent pour nuire aux serviteurs de Dieu et à ses œuvres.

    Eux et ceux qui les servent ont un comportement tout à fait démoniaque, ce sont les proliférations de la plante de Judas. Dieu les condamne. Mais il considère aussi les autres comme très vils et il tient juste compte de leur respect sournois du surnaturel ou du ministre de Dieu. Ils ne seront pas complètement condamnés, mais ils ne retireront aucun mérite de leur respect calculé.

    En particulier, ceux qui appartiennent à la catégorie de Judas s’approchent, apparemment humbles et innocents; "ils ont chargé leurs ânes de provisions dans de vieux sacs et dans des outres crevées et recousues", portent "des vêtements usés et des chaussures en mauvais état, rapiécées de partout", apportent "des pains durs et émiettés pour leur nourriture", comme les décrit à la perfection la Bible dans le livre de Josué. Ce sont les faux humbles, les faux doux, les flatteurs rusés, les menteurs qui croient au surnaturel qui se manifeste.

    Leurs paroles ne sont que fourberie et coups de poignard. Si seulement ce poignard était visible! Mais il est enveloppé dans du tissu de grand prix. Ils prétendent: "Je viens parce que j'ai entendu.

    Je veux être instruit par toi, qui es instrument de Dieu, parce que je suis pécheur, ignorant, malheureux alors que tu es lumière, force, saint... "Ils allèguent: "Nous venons de loin pour faire la paix avec vous. Comme nous avons appris le renom de ta puissance, qui est celle de Dieu, nous venons te proposer: fais alliance avec moi.″

    Soyez prudents, vous, les serviteurs de Dieu! Ne croyez pas à tout ce que l’on vous dit. Soyez prudents, pour protéger le secret du Roi et protéger votre âme. En raison de votre foi absolue, vous êtes sans défense contre les ruses des serpents. Veillez à ne pas ouvrir la "ville close".

    Veillez à ne pas vous faire empoisonner par le venin qui vous paralyserait pour toujours, celui de l’autosatisfaction. Bien souvent "la populace" — c’est-à-dire les âmes ordinaires mais honnêtes — est plus lucide que vous pour percevoir les manœuvres des faux alliés et prévoir les dangers que cela peut provoquer. La "populace" se situe en effet à mi-distance entre vous — qui êtes tout esprit — et les ennemis de l’esprit, de sorte qu’elle peut avoir des ombres et des lumières, de la fourberie et de la sagesse... Soyez prudents, mes enfants! Satan ne dort jamais, sa pensée n’a jamais de repos, son activité ne reste jamais en paix.

    Il déplace ses armées, qui ne sont pas seulement celles de l’enfer. Il les lance contre vous — qui êtes des forteresses, des coffres-forts, des livres de Dieu — pour vous démanteler, vous forcer et voler vos trésors, et surtout pour écrire des mots impurs sur les pages de Dieu avec le rouge de son enfer, le rouge-noir de ses étangs maudits, pour graver ses lettres d’orgueil sur votre âme.

    Malheur, malheur au serviteur, à l’instrument, à la "voix" qui prononce la parole de Satan: "Je suis"! Malheur même s’il la prononce d’un simple mouvement de l’âme. Car s’il est vrai que le Seigneur châtiera les faux alliés du surnaturel, il ne châtiera pas moins ceux qui ont été élus à être "serviteurs, instruments ou 'voix’ ″ mais sont devenus des "adversaires" au lieu de lumières. Non pas des Lucifers, mais des Satan. S’il sera ordonné aux premiers de souffrir comme des esclaves à la meule et de rester à la dernière place à la revue de Dieu après une longue expiation, il serait refusé aux lumières déchues de rester et elles seraient expulsées pour toujours. Et ce serait justice. Car celui qui a reçu davantage doit donner davantage

    Oh, ma petite voix! Viens, viens ici, que je prenne ta tête entre mes mains, que je t’embrasse sur le front, pour que jamais, au grand jamais, les dents de Satan et des satans ne puissent mordre ma violette et lui insuffler de l’orgueil, elle qui est cachée et aimée. Viens ici, ma petite voix! Ici... Et arrière, Satan! Je me dresse en défenseur entre elle et toi. Rôde sur la terre ! Corromps, mords, pourris!

    Mais pas ici, sur ma proie. Ma croix est sur elle. Pars, maudis ! Je suis qui je suis, et tu es le vaincu! Va t-en, va-t-en! Ailleurs! Va-t-en! En mon saint Nom, connu de moi seul! Au nom de celui qui est et qui t’a foudroyé! Pars, au nom du Dieu et Roi, de Jésus Sauveur et crucifié, et de l’Amour éternel! »

    Je ne voyais rien de démoniaque pendant que Jésus me dictait ces pages. Mais Jésus le voyait sûrement et, depuis le début de cette page, il me tenait la tête entre ses mains, puis la serrait contre sa poitrine en me défendant du bras gauche pendant que, manifestement, il faisait de grands gestes de la main droite. Et je dis la vérité: quand je l’ai vu hurler ainsi à pleine voix et avec une telle colère, j’avais beau ne rien voir ni ressentir aucun trouble dû à quelque mauvais esprit, j'ai eu peur.

    La colère de Dieu est terrible !!! Je l’ai entendue une seule autre fois, dans cette ancienne dictée contre Mussolini et Hitler, en janvier 1944 si je ne me trompe. J’en rechercherai la date: les 17-18 janvier 1944. Mais elle était encore plus forte aujourd’hui. A la fin, son ordre aurait fait retourner en cendres. On aurait dit que tous les sons du ciel s’étaient unis dans sa voix. Mais il ne s’agissait plus de chants d’une incroyable douceur.

    C’était le fracas du tonnerre. Pendant ses trois dernières phrases — "Va-t-en! En mon saint Nom, connu de moi seul! Au nom de celui qui est et qui t’a foudroyé! Pars, au nom du Dieu et Roi, de Jésus Sauveur et crucifié, et de l’Amour éternel!" —, je tremblais comme une feuille tant je sursautais sous le tonnerre des éclairs qui foudroyaient le Maudit, dont je ne savais où il se trouvait. Mais sûrement pas dans ma chambre, car je l’aurais remarqué.

    Je le comprenais aussi à l’attitude de Jésus qui semblait regarder à l’extérieur de la maison, comme si Satan avait voulu s’en approcher mais que Jésus ne l’avais pas voulu.


    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Jésus chasse Satan


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Jésus donne la Force de vaincre Satan"

    Message par Maud le Jeu 5 Mai - 6:58




    Selon le désir de Jésus, l’écrivain relate les événements de la journée.

    Le 31 décembre 1945

    Notre Seigneur veut que j'ajoute ce feuillet au cahier que j'ai terminé: il dit qu’il est bon de compléter l’épisode d’hier matin par ce qui a suivi — et dure encore —. J’obéis donc.

    Tout d’abord hier, après que Notre Seigneur a... mis en fuite Satan, je ne l’ai plus vu pendant quelques heures. Puis cette femme est venue... et j'ai alors compris le sens de la dictée du matin. Cette femme est venue soit par curiosité, soit par nécessité, mais je ne pense pas que ce soit par méchanceté.

    Après son départ — sa venue avait fait naître en moi un conflit et j’avais pris la décision de ne plus la revoir— j’ai revu le visage de Satan comme le matin. Non plus ironique ni triomphant, mais penaud, comme apeuré. Il me regardait, il me regardait exactement comme quelqu’un de stupéfait et qui a perdu toute assurance. J’avais l’impression qu’il se demandait: "Comme cela se fait-il? Qui est-elle donc?"...Et il s’en alla...Mais j’étais sereine, parce que je me sentais encore pleinement défendue par la puissance de Jésus. Ce sentiment de sécurité augmentait même à mesure que les heures passaient.

    Arrivent les Raffaelli. Je parle de tout et de rien, mais sans cesser de penser à la visite de cette femme inconnue et en éprouvant un sentiment de malaise continuel puisque j'ai été trompée, et je repense au visage humilié de Satan. Tous partent enfin et je me couche, exténuée, en écoutant un concert de musique classique à la radio.

    J’aperçois tout à coup à une distance infinie, aussi infinie que lorsque je vois le paradis — sauf qu’il s’agit là de l’abîme, des bas-fonds, alors que le Paradis est hauteur —, j'aperçois un lieu que je pourrais même pas qualifier d’horrible, mais qui est infiniment triste. Une lumière rare, de plomb, une sorte d’air brumeux et ténébreux entre des parois rocheuses et escarpées; elles se trouvent à côté d’une espèce de banquise polaire, non pas blanche de neige et de glace, mais noire comme de la poix, jonchée de plateformes de roche sombre.

    A plat ventre sur l’une d’elle, Satan est étendu, le visage posé sur une main, le coude appuyé sur la roche. J’ai essayé de faire un bond, mais j’en étais incapable. Il ne regarde ni moi ni les autres. Il est tout près de l’eau épaisse et sombre, il pense et semble affligé, si l’on peut parler ainsi de Satan. C’est certain, il est tout penaud. A quoi pense-t-il, seul et pensif comme il l’est ?...

    Est-il resté proprement abasourdi de la violence de Jésus, ou bien est-il absorbé par la pensée d’autres méfaits pour se venger de son échec de ce matin? Pourquoi, d’ailleurs, riait-il ainsi ce matin? Et qu’est-ce que Jésus a démasqué par sa violente intervention? Autant de questions sans réponse.

    Ce matin, Notre Seigneur me fait comprendre qu’il faut plaindre la femme venue hier, parce qu’elle connaît de grandes souffrances, elle est droite, et il faut faire preuve de charité à son égard.

    D’accord. Mais qui m’en donne la force? Je suis là à chercher mon souffle. Je suis épuisée! Je voudrais simplement demeurer en silence, détendue, dans le noir, pour rassembler mes forces restantes. Mais je n’ai jamais la possibilité de le faire! Et personne ne comprend que je n’en peux plus! Je ne suis pas tranquille. Satan agit. Il agit. Je sens qu’il concocte des desseins pour nuire à l’œuvre et à l’instrument.

    Jésus, aie pitié de moi!

    Cahiers  de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Puiser en Jésus notre Force


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    Jésus De Jésusà Maria Valtorta: " Sanctifions cette journée par l' Evangile "

    Message par Maud le Ven 6 Mai - 6:48




    “Voici mon premier conseil de la nouvelle année."
    “Sanctifions cette journée par une page de l’Evangile."


    Le 1er janvier 1946
    A 0 h 05.

    Jésus dit:

    « Voici mon premier conseil de la nouvelle année, mes chers enfants.

    Si vous le croyez bon, vous pouvez faire imprimer l’Heure sainte ainsi que les dictées sur le Notre-Père et sur le purgatoire. Mais je ne veux pas que l’on publie le moindre mot des visions de ma vie publique. Cette dernière devra être publiée dans son intégralité, au maximum en trois volumes, un par an. Il ne faudra jamais la fractionner en visions individuelles, encore moins en fragments de visions. Ce serait la déprécier et je le désapprouve.

    Cela reviendrait à lui faire manquer son but, à en paralyser le pouvoir.

    Ne faites jamais cela.

    Maintenant, mes chers enfants, recevez la bénédiction du Dieu un et trine sur vos œuvres, vos fatigues et vos souffrances, ainsi que sur vos joies morales et spirituelles de l’année qui commence. Que le Seigneur vous bénisse et vous garde! Qu’il vous montre sa face et vous prenne en pitié! Que le Seigneur tourne vers vous sa face et vous donne sa paix! Que l’Amour et le Sang vous fortifient et vous purifient et que, telles des hosties d’agréable odeur, vous brûliez sur l’autel pour la gloire du Seigneur. »

    Le même jour, à 6h35.

    Jésus dit:


    « Lève-toi, Maria. Sanctifions cette journée par une page de l’Evangile. Ma Parole est en effet sanctification. Regarde, Maria. Car voir les jours passés par le Christ sur la terre est sanctification.

    Ecris, Maria. Car écrire sur le Christ est sanctification, répéter ce que dit Jésus est sanctification, prêcher Jésus est sanctification, instruire ses frères est sanctification.

    Une grande récompense te sera accordée pour cet acte de charité. »

    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Le livre de l' Evangile


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Je suis l' Enfant Jésus de Soeur Thérèse "

    Message par Maud le Sam 7 Mai - 7:01



    “Je suis l’Enfant Jésus de la petite Thérèse de Lisieux."

    Les 2 et 3 janvier 1946

    Le soir.

    Le cloître d’un monastère, entouré d’arcades et pavé de carreaux blancs et noirs. Au loin, ce long cloître se perd dans l’obscurité.

    A l’endroit où je suis, , il y a une statuette de l’Enfant Jésus à l’âge de vingt-huit ou trente mois. Il est blond, beau et porte un vêtement bleu clair couvert de petites étoiles d’or; sa main droite fait un geste de bénédiction, la gauche tient le globe.

    Une lampe à huile éclaire la statue.

    Je suis en train de le regarder quand soudain il s’anime et prend un vrai corps. Il me sourit et me fait un signe de la main en disant: "Viens là! Viens là!" Il devient alors lumineux, extraordinairement beau. L’angle du cloître luit comme sous la lumière d’étoiles.

    Je m’avance un peu, en souriant avec respect. Mais je m’arrête encore trop loin et l’Enfant insiste de la voix et du geste: "Mais viens là! Près de moi!″

    Je vais auprès de lui.

    Il rit de bonheur et me demande: "Veux-tu me réchauffer par un baiser sur les pieds? J’ai tellement froid", puis il me tend l’un après l’autre ses petits pieds nus sur lesquels, pour les réchauffer, je pose non seulement un baiser mais aussi ma joue fiévreuse.

    Il rit, d’un rire clair d’enfant. Puis il dit: « Je suis l’Enfant Jésus de la petite Thérèse de Lisieux. C’est ici le Carmel. Tu comprends? Je suis l’Enfant Jésus de sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus. »

    Maintenant que je suis tout près de lui, je le contemple, en extase. Il est si beau! Puis la lumière augmente, augmente et atteint une telle violence qu’elle m’enlève toute possibilité de voir et tout disparaît. Il ne m’en reste que le souvenir et la paix.

    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    " Petit Jésus de sœur Thérèse "


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta :"Les âmes victimes soutiennent le Monde"

    Message par Maud le Dim 8 Mai - 7:05



    De saint Pierre pour le Père Migliorini.
    L’enfant Jésus du cloître de Lisieux réapparaît à l’écrivain.


    Le 4 janvier1946

    La figure spiritualisée et glorieuse de saint Pierre m’apparaît. Il m’ordonne:

    « Ecris ceci pour ton Père spirituel: "Moi, le chef du sacerdoce, je te dis: sois vigilant, car Satan rôde autour de toi comme un lion rugissant, et il cherche à dévorer et à détruire. Malheur à nous, les prêtres, si, par négligence, nous laissions dévorer le troupeau de Dieu et la nourriture de Dieu par l’Adversaire perpétuel!" Il n’y a rien à ajouter.

    Quant à toi, petite voix, reçois des grâces toujours plus abondantes et une connaissance toujours plus grande de notre Seigneur Jésus Christ. "

    Ensuite l’Enfant du cloître de Lisieux me réapparaît comme l’autre jour. Cette fois encore, il m’invite à m’approcher. Par sa beauté riante, il me console de mes nombreuses tristesses. Il me tend de nouveau ses pieds glacés pour que je les réchauffe davantage. Cela le rend très heureux.

    Il me paraît fatigué de tenir le globe terrestre dans la main gauche et il le prend à deux mains en le gardant tout contre son cœur. Je le regarde, tout en lui réchauffant ses petits pieds dans mes mains. Peut-être remarque-t-il que je m’étonne de son geste, car il me dit: « C’est lourd, tu sais? Et ce globe terrestre est si froid! Tiens! Sens comme il est lourd et froid. Tiens-le un peu.

    Je suis fatigué de le porter et de le sentir toujours comme cela. » Il me présente alors ce petit globe qui, à son aspect, semble être en verre doré, lisse et léger. Il pèse au contraire plus lourd que du plomb, il est rêche, entièrement couvert de piquants qui s’enfoncent dans la peau et font mal. Je le tiens à grand peine et avec douleur, à cause des pointes et du froid glacé qu’il émet. Je regarde le saint Enfant avec pitié

    « C’est lourd, hein? Et c’est froid, hein? Cela glace jusqu’au cœur. Et pourtant il me faut le porter. Si, moi, je l’abandonne, qui le soutiendra?
    — Mais comment fais-tu, mon pauvre petit Jésus, pour résister à cette torture? Car c’est une vraie torture...

    — Oui. Regarde: mes mains saignent. Embrasse-les-moi pour les guérir. » Et il me tend ses tendres mains couvertes de minuscules gouttelettes de sang. Je les embrasse dans le creux délicat des paumes. Mais elles sont froides, très froides. « Merci, Maria. Rends-moi le globe. Tu n’arrives plus à le porter. Moi seul le puis. Mais il me suffit de trouver quelqu’un pour le tenir quelques minutes pour me soulager. Sais-tu comment vous m’aidez à le porter, vous qui m’aimez? Par votre amour de sacrifice. Les âmes victimes soutiennent le monde avec Jésus.
    »
    Il devient très lumineux, comme hier soir, et retire son pied en disant: « Maintenant ils sont chauds tous les deux, et je me sens mieux.

    Adieu, Maria. Merci aussi de la part de ma Mère. Elle est heureuse quand quelqu’un m’aime et me console. » Il disparaît alors dans une lumière éblouissante.

    Si je n’avais reçu ces réconforts, je serais très malheureuse, découragée, car je sens un grand piège agir autour de moi et de vous...

    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta





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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Marie confie l' Enfant Jésus à Maria "

    Message par Maud le Lun 9 Mai - 7:04



    Marie confie l’Enfant Jésus à l’écrivain.

    Le 6 janvier 1946

    J’étais en train de travailler à un ouvrage destiné à un autel quand la Mère vient, portant son Enfant dans les bras. Elle me dit:

    « Tiens, porte-le-moi un peu. Je te le confie ». Puis elle l’assied sur mon lit, à côté de moi.

    C’est vraiment l’Enfant de Nazareth, ou plutôt celui d’Egypte, parce qu’il a environ deux ans. Il porte un vêtement de laine bleu ciel et une petite tunique à manches courtes de sorte que ses avant-bras et ses jambes sont découverts, potelés, beaux...

    Il s’amuse avec ses mains et son vêtement, et gazouille ou me regarde travailler de ses grands yeux innocents et bleu azur. Il reste avec moi pendant toute la matinée... et j’en éprouve une joie immense.

    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    " Tiens , porte- le moi un peu , je te le confie "


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    Jésus Maria valtorta

    Message par Fleur le Lun 9 Mai - 9:09

    Merveilles de la Bonté du Ciel!!!
    Qui ne rêverait pas de vivre cela ?
    merci @ Maud pour le choix de ce que tu postes .
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    Jésus Re: Les Cahiers de Maria Valtorta (1943, 1944, 1945-1950): enseignements de Jésus pour notre temps

    Message par Maud le Lun 9 Mai - 9:55

    Marie Fleur je te remercie pour Maria Valtorta  Laughing

    Que le Seigneur te bénisse pour ta fidélité    sunny



     Fleur


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Je suis la Lumière qui illumine tout "

    Message par Maud le Mar 10 Mai - 7:06



    Dictée de Jésus pour sœur Teresa Cherubina.

    Le 7 janvier 1946

    Pour sœur Teresa Cherubina.

    Jésus dit:

    « Une plante fleurie est apparue à un endroit donné. Que chacun pense à la fleur qu’il préfère et se représente combien elle est belle et précieuse. Or le lieu où elle est née ne convenait pas à cette plante. Comme on le sait, certaines ont besoin de beaucoup de soleil et d’autres de pénombre, certaines de terres maigres et d’autres de terres grasses, certaines de roches pour y agripper leurs racines mais malheur à d’autres si un caillou vient troubler leur existence.

    Cette plante, donc, avait poussé sur un sol qui ne lui était pas propice, et c’est uniquement par bonté du Seigneur qu’elle avait pu parvenir jusqu’à ce jour; et même prospérer et fleurir. Le bon Père, sachant que le terrain ne lui était pas favorable, avait fait pleuvoir sur elle des rosées spéciales; il avait fait pousser tout à côté un arbuste à larges feuilles pour adoucir la force du soleil; et il avait fait en sorte qu’un petit peu d’herbe apparaisse autour du rejet pour en abriter les racines d’une chaleur excessive; grâce au sacrifice de cette humble herbe, il protégeait cette superbe fleur.

    Un jour, le divin Cultivateur vint à passer. A cette vue, il déclara:

    “Cette plante est vraiment belle. Mais elle serait plus belle si elle était nourrie par un autre terrain. Il ne faut pas être imprudent et se dire: 'Elle a vécu jusqu’ici et elle vivra encore.' Non, il ne faut pas faire cela: c’est tenter le ciel. Je vais donc la déraciner et l’emmener à un endroit approprié. Je veux qu’elle devienne toujours plus belle pour faire les délices de Dieu.″

    Il se pencha alors, prit ses outils et se mit à déraciner la plante avec amour pour ne pas la faire souffrir.

    La petite plante éprouvait tout de même quelque douleur, et elle gémissait: "Aïe, Aïe! Tu vas me faire mourir! Je ne veux pas mourir!

    — Non, chère plante du Seigneur, non, tu ne mourras pas: une fois libérée de cette terre aride et pierreuse qui blesse tes racines, tu auras plus de force pour vivre. Vois-tu comme ces cailloux mêlés à la terre, plus cailloux que terre, empêchent tes racines de descendre profondément chercher de la bonne nourriture pour tes corolles ?

    Ignores-tu que, plus ses racines s’enfoncent humblement dans l’obscurité et le silence, plus la fleur est belle, là-haut, sur sa tige? D’un côté se trouve le travail, de l’autre la gloire. Mais il ne peut y avoir de gloire sans travail. Laisse-moi donc faire.

    — Ah, quelle douleur! Tu m’enlèves d’un lieu où je me suis acclimatée, où tous me connaissent: le petit oiseau qui fait son nid dans l’arbuste, le lézard qui se chauffe à mes pieds, et un papillon blanc qui, comme le lézard, vient chaque jour me raconter ce qui se passe alentour et même plus loin. Je vais souffrir, je vais dépérir en des lieux inconnus.

    - Mais non, ma douce fleur! Tu n’arrives pas dans un désert. Là où tu viens, il n’y a pas un seul oiseau qui chante, mais mille, et il s’y trouve des plates-bandes à profusion. Laisse tomber les papillons légers et les lézards rampants. Que peuvent-ils donc te raconter de réellement utile? Viens, viens avec moi. Dans mon jardin, les anges du Seigneur sont des oiseaux et ils enseignent les paroles saintes. Et je m’y promène en compagnie de ma Mère."

    La petite plante ne savait plus que dire. Mais, dans son entêtement, elle résistait par une petite racine subsistante qu’elle avait introduite dans une fissure de roche. Les mains du Seigneur saignaient à force d’essayer d’écarter la roche pour en libérer cette racine. Car le Seigneur ne refuse jamais de souffrir pour ses créatures, afin qu’elles souffrent le moins possible quand il leur impose des opérations de grâce destinées à leur procurer la vie éternelle à venir. Mais la fleur disait:

    “Cela me coûte trop. Je n’ai pas envie de mettre à nu cette racine. Enfin, elle est à moi! Personne ne doit la voir. C’est la plus belle de toutes.

    — Mais vois-tu, mon amour? C’est une racine présomptueuse et c’est elle, justement, qui nuit à la plante. Elle a choisi sa propre voie, qui n’est pas la bonne voie. C’est la racine la plus forte, mais aussi la plus néfaste. Soit tu cèdes, soit je la coupe. Et dans ce cas, tu souffriras vraiment.

    En effet, l’Amour infini lui même se doit d’être juste pour ton bien. Et céder à ton orgueil serait me montrer injuste envers toi, que j’ai créée pour mon jardin."

    Et la plante? Toute à son obstination, elle refusait de céder.

    Que fit alors Jésus? Clac! Il prit les ciseaux et coupa la racine orgueilleuse et entêtée, puis il porta la plante, qui pleurait de douleur de s’être vue taillée et son caprice dominé, pour la planter dans sa plate-bande.

    C’est là une parabole, ma fille et épouse. Es-tu capable de la méditer et d’en mettre le fruit en pratique?

    Je t’aide, parce que je suis le Maître. Ecoute-moi.

    Mes épouses sont les plantes fleuries. La plate-bande de mon jardin, c’est la Mère prieure, ou l’abbesse, ou encore la supérieure du monastère, du couvent ou de la communauté. Les plantes sont nées comme des plantes fleuries pour moi. Leur volonté les fait miennes. Mais il arrive parfois qu’elles gardent leur humanité néfaste. En particulier "l’humanité des humanités: l’orgueil".

    Cela, je n’en veux pas.

    Pourquoi vouloir agir toute seule? Pourquoi, si elle porte le nom de "Mère″, ses filles n’ont-elles pas une confiance absolue en elle? L’humanité et l’humiliation doivent s’exercer précisément dans ces situations. Cela est-il désagréable à dire? Fort bien!

    Cela sert à agir en sorte de ne pas avoir besoin, une autre fois, d’une admonestation de ma part ou de sa conscience personnelle ou de qui que ce soit, et d’éviter ainsi la souffrance de devoir ouvrir son âme tourmentée — ou confier l’admonestation reçue — à la Mère du monastère, à celle qui joue le rôle de Marie dans votre "petite maison" de Nazareth. Joseph et moi ne taisions rien à Marie.

    Tu as compris, mon petit ange? Sinon, tu ne deviendras pas un grand chérubin! Or je veux que tu le deviennes. Tu m’as donné toutes les racines qui t’unissaient encore à ton "moi", à ton passé. Mais il te reste la racine de l’orgueil; pas chez toi seule, d’ailleurs, mais en toutes les âmes, sauf celles qui sont déjà grandement renouvelées en moi. C’est cette racine qui fait — mieux, celle qui suce dans la roche le poison de ces pensées: "Je veux agir de moi-même. Je refuse que l’on connaisse cette admonestation." Non! Arrache-là, arrache-là donc! Laisse-toi planter dans cette plate-bande qu’est le cœur de la Mère prieure. Alors tu deviendras un beau rejet de fleur que j'emporterai au paradis, après avoir fait mes délices de son parfum sur la terre.

    Que la paix soit avec toi. »

    Lorsque Jésus m’a donné cette direction spirituelle du 7 janvier, il m’a dit en souriant: "A la fin, c’est moi qui deviens le maître des novices et le directeur spirituel extraordinaire de ce monastère! Mais je les aime beaucoup, même si je découvre... les racines cachées et enfermées dans les roches dures de leur humanité. Et j'aime beaucoup sœur Teresa Maria. Je désire l’aider à mener à bien sa charge et à tenir allumée une lumière qui illumine jusqu’aux endroits les plus secrets. Et ce pour le bien de toutes. "


    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta





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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Sans l' Amour, Satan est gagnant "

    Message par Maud le Mer 11 Mai - 7:24




    “La présence de témoins (...) est exigée auprès de l’instrument de Dieu."
    Apparition de la bienheureuse Julie Della Rena.
    Au sujet d’Antonio Raffaelli.
    La différence entre A. Raffaelli et Dora.



    Le 9 janvier 1946

    La voix immatérielle de mon conseiller intérieur me réveille à 5 h 45 et me salue de cette manière: "Que le Seigneur se manifeste toujours plus à ton âme et qu’il t’instruise. "Il attend que j’aie bien savouré ce salut et que je sois bien éveillée, puis il ajoute: "Ecris.″ Je m’assieds, et je prends cahier et plume. Il me dicte alors:

    « Tout acte de l’homme, même secret, a des témoins: l’œil de Dieu et l’ange que chacun a pour gardien. Mais, chez les hommes aussi, certains actes d’une catégorie particulière requièrent des témoins. Ce sont précisément ceux dont la "simplicité" est difficile à accepter en raison de leur aspect extraordinaire. Ils sont simples comme tout ce qui vient de Dieu car, dans sa grandeur, c’est l’Etre le plus simple qui soit: il n’est en effet composé que de lui-même et il accomplit des actions pures, droites, des actions simples en ce sens qu’elles ne sont ni tortueuses ni corrompues par des intentions secondes.

    Les actions extraordinaires et celles de la grâce sont simples comme leur Origine. Mais la plupart des gens, en châtiment de leur matérialisme volontaire, ne peuvent plus comprendre cette sublime simplicité, de sorte qu’ils la nient, la tournent en dérision ou encore l’accusent de fraude pour la déprécier et rabaisser ainsi Dieu dans les manifestations de sa grâce.

    La présence de témoins choisis parmi les hommes est alors exigée auprès de l’instrument de Dieu, par prudence divine. Chaque instrument de Dieu a des témoins qui lui permettent de témoigner de la vérité et de la manière dont elle s’accomplit devant les tribunaux compétents. Ce fut le cas des grandes voix comme des petites, des grands saints aux actes retentissants comme des saints les plus inconnus en raison de leur vie cloîtrée ou secrète à leur domicile. Ce fut aussi le cas de ceux qui furent appelés à voir des apparitions ou à inaugurer une dévotion voulue par le Seigneur. C’est donc aussi ton cas, toi qui es une âme choisie pour porter la sainte Voix aux hommes qui, pour "vivre", ont besoin de "croire, connaître et aimer".

    Tes témoins, ce sont le Père qui te réconforte et t’aide, Marta qui t’assiste et tes cousins sauvés grâce à toi. Quels témoins de ton action dans le Seigneur ne sont-ils pas! Satan n’agit pas contre lui-même. Ils appartenaient à Satan, et sont maintenant à Dieu. C’est un témoignage mille fois supérieur à celui que constitue la façon dont tu vis, te nourris et te reposes. Et tu écris sans l’aide de livres ou d’autres éléments scientifiques capables d’expliquer la doctrine comme si c’était la tienne, alors qu’elle t’est donnée par la sagesse infinie.

    Cela, le monde ne peut l’admettre. Il veut tout expliquer d’un seul mot: "l’aide de sciences acquises". Non. Dieu — le Très-Haut que j'adore — est celui qui parle et communique son enseignement lumineux. Gloire au Seigneur! D’autres témoins sont ceux que les amitiés, les circonstances et le hasard t’apportent. Qu’ils sachent, doutent ou ignorent complètement qui tu es — le porte-parole — ils voient néanmoins tant de choses à ton contact qu’ils pourront en témoigner plus tard. Or il en faut! Ils sont nécessaires, mon âme!

    Ici, la Sagesse éternelle m’a ordonné de te donner un conseil: si le Père Romualdo rencontre des supérieurs de l’ordre ou d’autres personnes de foi sûre et éprouvée — une foi non seulement en Dieu mais aussi en l’œuvre de Dieu en toi —, qu’il ne leur interdise pas de te connaître et de t’interroger. C’est pénible. Mais les hommes les meilleurs sont d’éternels saint Thomas. Il leur faut voir pour être convaincus. Voir quoi?

    Mais l’instrument qui est simple et équilibré à tout moment et en toute chose. Et voici cet autre conseil: dans le cas d’une âme juste de l’Ordinaire du lieu qui aurait soin d’examiner les écrits et demanderait des explications et des connaissances sur toi — alors que tu ne peux ni bouger ni te déplacer —, que l’on apporte comme preuve principale celle des Belfanti et, si nécessaire, qu’on les mette en relation avec la personne qui examine [ton cas]. La déposition de Giuseppe B. est d’une importance capitale. Il y en a déjà une? Peu importe. La réitérer après un certain temps ne peut que lui donner plus de valeur.

    Ma chère âme, je t’ai répété ce que le Seigneur t’a déjà dit et je l’ai développé sur son ordre. Comportez-vous, le Père et toi, selon cet enseignement. Car tout instrument doit avoir ses témoins — et il les a effectivement —. Que la grâce du Seigneur soit toujours avec toi. »

    (La phrase de Satan qui écoute en cachette se trouve dans la dictée sur Satan).[*73]

    Hier, je n’ai pas pu écrire la réponse de Jésus à mes questions: « Pourquoi Dora a-t-elle donc besoin de témoins? Est-ce parce que, une fois sortie de son sommeil spirituel, elle oublie ce qu’elle reçoit pendant ce temps? »

    Bien que je me sois posé cette question à moi-même, Jésus m’avait répondu ceci: « Mais toi aussi, tu as besoin de témoins! Tout instrument de Dieu a ses témoins. Bernadette elle-même eut ses compagnes, bergères comme elle. Pour Thérèse Neumann, ce furent ses parents et son curé, et ainsi de suite. Il en faut dans chaque cas, pour manifester la vérité. » Il avait encore parlé d’autres choses, mais comme je ne l’ai pas écrit sur-le-champ parce que j’en ai été empêchée, je n’aurais pu dire que cela pour ne pas risquer d’y ajouter quelque énormité de mon cru...

    Jésus, qui désire que cette explication soit claire et bien connue, a chargé mon conseiller intérieur de me la répéter et de la compléter par les deux conseils qui n’avaient pas été dictés avant-hier, j’en suis sûre. Avec l’Ange, je dis moi aussi: « Gloire au Seigneur. »

    Une "voix″ parle. Elle ne se révèle pas plus précisément, mais elle est toute grâce et paix. Elle est pourtant forte et nette, avec un fort accent toscan, si bien que, à mon avis, il doit s’agir de sainte Catherine de Sienne

    "L’amour est à la perfection que l’on veut atteindre ce qu’est le souffle sur la braise: il la ranime, en dilate la chaleur; la rend très active et splendide

    La perfection que l’on désire atteindre dans le seul but d’obtenir paix et gloire — ce n’est donc qu’un égoïsme spirituel — ressemble à de la braise éteinte. Elle est noire, froide, inutile. La perfection qu’anime un amour tiède est comparable à un tas de braises noires dont seule une infime partie est allumée: un petit morceau de charbon. Il faiblit, sommeille, risque de mourir.

    Mais si notre amour — un amour pur; dont le seul but est la gloire de Dieu — souffle sur elles, alors toute la perfection s’allume et purifie notre âme, la rend belle, disponible, prête à servir la volonté divine comme une parfaite servante et, qui plus est, digne de brûler devant le trône où resplendit l’Agneau. Les actes des saints — sont saints ceux qui accomplissent la Volonté de Dieu — resplendissent en même temps que leurs prières dans les encensoirs célestes. Plus l’amour par amour s’accroît, plus la perfection augmente. Aime totalement et tu seras tout à fait parfaite, à la mesure de ce que la sainte Trinité attend de toi.

    Qui suis-je? L’une des nombreuses inconnues. Et pourtant je suis ta sœur puisque l’amour a fait de nous des recluses de par notre désir d’être victimes en faveur des hommes et à l’exemple de Jésus Christ. Je suis Julie. Julie Della Rena, de Certaldo, vierge et recluse de Saint-Augustin, au 14e siècle. Grâce à la bonté de l’Amour, je suis bienheureuse au ciel.

    On fait aujourd’hui mémoire de moi en plusieurs lieux, mais pas assez. Je ne m’en afflige pas pour moi-même, car je possède tout en possédant Dieu. Je m’en afflige parce que je pourrais, si l’on faisait mémoire de moi, annoncer au monde une parole de salut: conseiller de revenir à l’amour dans lequel toute autre vertu se résume et où se cachent toute paix et toute gloire.

    Adieu, ma sœur. Demeure dans la paix du Seigneur. "

    Le même jour, à 12 h.


    Mon Seigneur dit, au sujet de A. R.[*74]:

    « Satan œuvre beaucoup, il résiste, il persiste et prend pied  en se servant d’appuis déjà existants, car il travaille sur un terrain de caprice et d’orgueil. Ses larmes ne manifestent pas le repentir du mal qu’il a fait, mais le découragement de voir qu’il fait mauvaise figure. C’est donc de l’orgueil, et de la froideur de cœur. S’il aimait, il lutterait, il réagirait devant la tentation et celle-ci ne prendrait pas le dessus aussi puissamment.

    Mais il ne montre aucune charité envers sa mère et ses sœurs. Là où manquent l’amour et l’humilité, l’ "autre" prospère, et les aides ne sont guère utiles. Sans faire preuve d’une compassion qui serait déplacée, que l’on s’emploie à se battre à sa place par toutes sortes de moyens humains et surnaturels, puisqu’il ne veut pas le faire. Médecin et prêtre. Et si son orgueil en souffre, c’est autant de gagné. Je voudrais voir cet orgueil brisé en lui. Je préfèrerais le voir lui-même brisé, plutôt que de le voir devenir mon ennemi. Et dire qu’il reçoit encore tellement de la Providence!

    Or il la maudit! Il la maudit à l’incitation de Satan. Son subconscient blasphème jusque pendant les heures de pseudo calme. Cela se produit parce que sa conscience est malade, et il prend plaisir à cette habitude.

    Cela ne va pas. Je suis bon, mais je ne suis pas sans justice. En outre, l’orgueil d’autres membres de sa famille ainsi que leur ingratitude à l’égard de Dieu contribuent à cet état de A. Vraiment, Satan trouve un climat favorable dans certaines maisons. Détruisez son orgueil, et il sera plus facile de le libérer. »

    Je demande: « Je voudrais savoir en quoi il diffère de Dora. » Jésus répond:

    « Dora est tourmentée parce que Satan voudrait la terroriser, la détacher de moi, se servir d’elle contre moi. Mais, pour l’instant, elle est bonne. Elle m’aime, bien que cet amour la fasse souffrir. C’est un instrument pris entre deux forces opposées. Mais elle a actuellement la volonté de n’appartenir qu’à une seule de ces forces. Si elle persévère, elle deviendra un instrument utile.

    Chez Ant., qui pourrait se trouver dans les mêmes conditions de double emploi, il manque la volonté d’appartenir à la Force bonne, et cela parce qu’il manque d’amour pour moi. Il s’ensuit que l’autre se sert de lui à sa guise. Dans les moments de possession, il me hait carrément. Et dans les pauses, s’il ne m’accuse pas, il est tout à fait indifférent. Dans ses meilleurs moments, les plus rares, il fait des efforts vers le Bien sous l’influence de quelques réminiscences de l’âme.

    C’est une bien triste situation! Il faudrait pouvoir l’arrêter avant que l’âme n’y consente pleinement. Te souviens-tu de cette leçon sur les damnés qui cherchent à s’approcher de Dieu par l’intermédiaire des justes?[75] Ils ressentent pour Dieu attrait et horreur. C’est là leur tourment. Or il se trouve largement dans cette situation. Il sent que la paix est en moi, et que seul Dieu peut le délivrer de sa torture. Mais il ne sait pas aimer Dieu. L’enfer n’est pas seulement dans les profondeurs!

    Ces deux points doivent vous servir de guide, à Romualdo et à toi. Epargnez sa mère, déjà blessée, qui n’est en rien coupable de la chute de son fils. Exhortez-la seulement à prier beaucoup, beaucoup, beaucoup... "


    (*73)La note entre parenthèses pourrait se référer à une dictée du 11 mai 1944.
    (*74) Comme elle parle plus bas d’une mère et de sœurs, il pourrait s’agir d’Antonio Raffaelli. Voir le 26 décembre 1945.



    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Le manque d' Amour et d' humilité enchaine à Satan


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Le Serpent rode pour étouffer l' Oeuvre "

    Message par Maud le Jeu 12 Mai - 9:42



    Tristes prémonitions de l’écrivain.

    Le 11 janvier 1946

    J’ai reçu une lettre de mon cousin.[*76] Elle est très claire. Dans l’obscurité dans laquelle il se trouve d’après les dictées du Maître, il utilise presque les mêmes mots pour nous exhorter à ne pas nous abandonner aveuglément au cas Dora, qui est très "embrouillé".

    Depuis le 5 décembre, les voix spirituelles ou humaines qui disent la même chose sont bien nombreuses. En premier lieu, celle des anges, puis celle d’une personne qui se trouve profondément dans la grâce de Dieu, ensuite la voix de mon âme, continuellement; après quoi il y eut les paroles du Maître qui attirent l’attention sur l’instabilité de son cas et sur sa duplicité, comme aussi sur les dangers qu’il recèle par rapport à l’œuvre que le Seigneur accomplit en se servant de moi comme instrument; enfin les paroles de saint Pierre[*77]… C’est un continuel bourdonnement de voix qui disent: "Attention! Pour toi et pour le Père, fais attention!" Je reconnais que j’étais contente de vous voir partir pour cette seule raison: ce que Giuseppe dit de si loin — je veux dire que cela allait vous permettre de sortir de ce pétrin...

    Non, c’est inutile. Toute ma paix a été troublée depuis que cette situation est apparue. C’est en vain que j’essaie de me dominer en me reprochant de mille manières ma peur; à laquelle je désire donner d’autres noms pour me blâmer davantage. C’est en vain que Jésus tente de me calmer, de me rassurer. Mon ange gardien et lui me rassurent précisément parce qu’il y a du mal en action contre ce qui m’est le plus cher.

    Savez-vous que, certains soirs, j’ai dû mener un véritable combat pour ne pas vous envoyer chercher pour vous crier: « Laissez tout tomber! Laissez tout tomber! Ne vous détruisez pas! »? Ou même pour ne pas céder à l’envie de me mettre à hurler ma peur, à la maison? Je ne sais si vous vous êtes rendu compte de tout ceci. J’ignore si vous n’avez pas remarqué que, parfois, — la dernière fois, ce fut ce matin, quand vous êtes revenu de Camaiore pour la dernière fois — j’ai eu les larmes aux yeux en vous sentant si "sûr″. On parle de moi en bien? Si c’est une voix de Dieu, je le remercie de vous éclairer à ce propos. Mais j’y accorde si peu de certitude que je n’en tire aucune joie. C’est pourquoi j’ai noté mes impressions une fois après l’autre.

    Je me trompe peut-être. Je suis peut-être méchante. Je ne me révolte contre personne qui pourrait le penser. Quand Jésus me demande de prier pour cette femme, il doit faire exprès de ne pas me dire ce qu’il y a en elle de bien et de mal. Et nul ne peut le forcer à le révéler. Peut-être veut-il que cette femme soit aidée par des prières pour ne pas tomber sous le pouvoir de l’ "autre″. Je l’ignore. J’ai cependant l’impression que ce cas n’est pas clair, j’en éprouve de la répugnance, et je l’ai senti entaché de mensonge dès le premier instant. Je suppose que cette femme est inconsciente qu’elle est aussi la proie du Mensonge. Je ne peux pourtant pas en conclure que je vois en tout cela un jeu insidieux à l’égard de l’œuvre que Jésus me fait accomplir.

    Et une fois de plus — plus clairement qu’avant, d’ailleurs — je dis moi aussi, à l’instar de Giuseppe qui, malgré la distance, ressent les choses comme moi et l’autre âme que j’ai interrogée: « Attention, attention! Prends une attitude d’attente, comporte-toi avec vigilance. Observe de loin. Le temps éclaircira les choses, si toutefois Dieu ne le fait pas en premier. » Aujourd’hui 11 janvier, à 16 h, je me sens clairement le devoir de vous le dire, de vous rappeler que Jésus vous a déjà recommandé de ne pas perdre de temps ni de vivacité d’esprit en d’autres choses que celles que vous avez déjà entre les mains depuis près de trois ans, de vous dire enfin que j’ai l’impression nette et claire que tant l’avis de saint Pierre que les ordres du Seigneur sont destinés à vous rendre vigilant contre le piège caché dans ce cas.

    Ce serait une véritable erreur, une erreur impardonnable si, par légèreté, vous agissiez comme un levier — et même que vous le mettiez entre les mains des ennemis — pour détruire l’œuvre du Seigneur des dictées et des visions, cette œuvre à qui l’on a déjà trop tendu de pièges. Par conséquent, je vous prie une fois de plus de rouvrir et de relire ce qui se rapportait à Giuseppe et à moi... C’est instructif, croyez-le bien.

    Il est possible que Dora soit l’être le plus innocent qui soit... Mais Jésus lui-même ne nie pas qu’elle est incapable de réagir et qu’elle est dans un état très instable. C’est ce qu’il a dit lui-même, le Maître, dans la dictée qui est en votre possession. Mais quand l’ "autre" veut se servir d’elle pour nous nuire? Ne comprenez-vous donc pas que, même s’il ne la possède pas pour toujours, il lui suffit de l’avoir le temps nécessaire pour qu’elle serve à donner de vous l’image d’un homme "incapable de distinguer la vérité du mensonge″ afin que l’on se gausse de vous dans les Curies, etc.? Ne comprenez-vous donc pas que, par voie de conséquence, cela nuirait aussi à mon cas?

    Oh! Si je pouvais une heure durant vous faire ressentir ce que j’éprouve! Mais vous ne feriez pas attention à moi... Que la Bonté infinie accomplisse le miracle de ne pas vous punir et de ne pas dire: « En voilà assez! » pour vous punir. Vraiment, c’est alors que vous me causeriez, après tant de profit, ma plus grande douleur, après avoir si saintement servi Dieu, vous le desserviriez si gravement que cela ne pourrait rester impuni de manière surnaturelle.

    Ecoutez-moi. Ne faites pas l’enfant ébloui par un jouet de fusées multicolores. Ecoutez aussi Giuseppe. Jésus l’a dit: « Que l’expérience du mal serve au bien. » Peut-être Jésus veut-il que Giuseppe — cet ouvrier de la onzième heure qu’il aime tant, au point de vouloir le sauver à tout prix et par tous les moyens — soit celui dont la connaissance des forces occultes nous aide à discerner. Ne méprisons pas superbement cette aide, mais utilisons-la pour préserver l’œuvre du Seigneur.

    Je voudrais que vous me compreniez, que vous deviniez ma souffrance, cette souffrance de sentir le Serpent rôder pour étouffer l’Œuvre sainte, cette souffrance qui me fait venir à la bouche des cris d’horreur que je réfrène à grand peine...


    (*76) Giuseppe Belfanti.
    (*77)Le 4 janvier 1946.


    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Le Serpent infernal


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " La Souffrance des Âmes au Purgatoire "

    Message par Maud le Ven 13 Mai - 7:14



    A propos d’un article de journal concernant l’occultisme.


    Le 13 janvier 1946


    Je trouve dans un journal un article concernant l’occultisme et la mainmise par le médium sur le libre-arbitre d’une pauvre jeune fille. Je ne sais si le terme que j'utilise — la mainmise sur son libre-arbitre — est juste. Il est certain que cette jeune fille est dominée par la volonté du médium, qui la pousse à agir avec la voix et les gestes d’une personne décédée il y a deux ans.

    Je me dis: « Je copie cela et je l’envoie à Giuseppe, tout comme je lui avais envoyé le rapport sur Dora et que j'avais reçu une réponse exhaustive de sa part, utile pour prendre une décision. »

    Pendant que je lui écris, mon conseiller intérieur me dit:

    « Non, ne l’envoie pas à Giuseppe. Ce n’est pas nécessaire. Cela pourrait provoquer des retours ou des désirs de retour à la médiumnité chez cet homme qui en est à peine guéri.

    Parler de Dora était nécessaire, parce qu’elle était la démonstration de la manière dont Satan peut se mêler aux Puissances supérieures.

    Giuseppe a dû se rappeler; réfléchir et prendre toujours plus la bonne voie. Mais pas cette fois. Toute l’affaire est satanique.

    Il ne faut pas le tenter. Remets plutôt la feuille que tu copies au Père Migliorini. Cela lui servira pour ses homélies, pour prouver que le purgatoire existe et qu’on y souffre, ainsi que pour réfuter les théories de ceux qui invoquent les défunts.

    Tu entends ?

    Ils souffrent pour venir, et ceux qui viennent par invocation sont des âmes pas encore libérées des forces terrestres, autrement dit encore appesanties par des fautes. Je devrais dire à ce propos que, plus que les âmes, ce sont les démons qui viennent. Mais le Verbe béni t’en a déjà parlé. Le sujet n’a rien à ajouter aux paroles de son Roi. »

    Il se tait alors. Il se tait, ce bon compagnon si prêt à me guider pour m’éviter des faux pas. Que Dieu en soit béni!


    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Les Âmes au Purgatoire


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Vision de l' Ange Azarias "

    Message par Maud le Sam 14 Mai - 8:12



    L’ange gardien de l’écrivain apparaît à l’écrivain et lui révèle son nom: Azarias.**(
    voir en fin de texte)

    Le 15 janvier 1946


    A 5 h 30.

    Si je n’écris pas ma joie de cette nuit, je vais me sentir mal.

    Voici donc: nous nous sommes couchées à minuit et quart, et Marta s’est endormie aussitôt. Et quand elle dort... elle dort vraiment ! J’ai alors pris la sainte relique et je me suis mise à faire ma prière habituelle contre Satan, que je sens très occupé à rôder autour de ma maison, autour de moi et de vous. J’ai ensuite récité l’acte de contrition, j’ai communié spirituellement et j’ai dit la prière: « Me voici, bon Jésus que j’aime... je contemple tes cinq plaies, etc. », puis celle de la croix, et encore l’acte d’offrande, comme je le fais chaque soir. Je termine par les "Gloria" aux saints anges et archanges, et enfin à mon ange gardien. A ce moment-là, je m’interromps pour questionner ce dernier: « Mais comment t’appelles-tu? Tu dois bien avoir un nom! Je t’appelle "mon conseiller intérieur". Mais je voudrais t’appeler par ton nom. »
    Il m’apparaît, à côté de mon lit, à droite, vers le fond, et répond immédiatement avec un grand sourire: "Azarias.

    — Azarias? Vraiment? »

    Il sourit encore plus et rétorque: « Tu n’en es pas sûre? Récitons ensemble le "Veni Sancte Spiritus″ et sept "Gloria″, comme je te l’ai enseigné depuis des années pour obtenir une réponse et un guide de la part de l’Esprit Saint en cas de besoin, puis ouvre la Bible au hasard. Le premier nom que tu verras, c’est le mien. "

    Je récite cette prière avec lui, puis j'ouvre la Bible. Elle s’ouvre à la page 596, deuxième Livre des Chroniques, au chapitre 15: « Azarias, le fils d’Obed, etc. »

    Toujours souriant, l’ange dit: « Tu trouveras la signification de ce nom dans le Livre de Tobie, dans les notes en bas de page. »

    Je cours au Livre de Tobie. Je trouve, en bas du chapitre 5:

    « Azarias signifie "aide du Seigneur", de sorte que Azarias fils d’Ananie veut dire: "Aide du Seigneur, fils de la bonté du Seigneur." »

    L’ange dit alors: « C’est bien cela », et il me regarde avec douceur en souriant.

    Je l’observe: il est grand, beau, les cheveux châtain foncé, un visage rondelet dont les lignes et le teint sont parfaits, des yeux noisette foncés, grands, doux, très beaux. J’examine ses vêtements flous: une tunique droite, très chaste et belle, sans ceinture ni manteau, avec de larges manches et un décolleté carré. Ce vêtement est blanc et argent. Le fond est d’une couleur argentée légèrement brunie les broderies, qui semblent faites d’un brocart précieux, sont d’un blanc lumineux, plus blanc que toute neige ou pétale qui ait jamais été formé. Ces broderies étaient semées de fleurs de lys dont les calices étaient ouverts. Elles sont orientées   de la manière suivante:  



    L’ange paraît ainsi enveloppé d’une gerbe de lys en fleur. Le col, les manches et le fond sont striés d’argent.

    Je dis: « C’est le même habit que le 4 janvier l932[*78], et le même aspect!

    — Oui. C’est moi. Et si, en d’autres occasions, je te suis apparu avec trois couleurs saintes, c’est pour te rappeler que l’ange gardien veille essentiellement sur la vie des trois vertus théologales dans l’âme de la personne qu’il protège. "

    Je le contemple tant et plus, tout en répétant et en savourant son nom toute la nuit, une nuit d’âpres souffrances, sans l’ombre de sommeil...

    Je désignerai désormais mon "conseiller intérieur" du nom d’Azarias puisque, comme il me l’a dit en me saluant avant de disparaître de mon regard spirituel, « tout ange gardien est un Azarias, autrement dit une aide du Seigneur qui se manifeste plus explicitement à certaines occasions précises, sur son ordre et pour sa gloire. »

    (*78)Voir l’ "Autobiographie", pp. 340-341


    Cahiers de  1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    L' Ange Azarias

     ** Le livre d' Azarias
    http://www.maria-valtorta.org/Azarias/Index.htm#Valeur


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    Jésus Maria valtorta

    Message par Fleur le Sam 14 Mai - 11:09

    Très très réconfortant !Ainsi que les conseils donnés!
    Merci de tout cœur @  Maud pour le choix des textes ! Merci!
    Marie Fleur

      La date/heure actuelle est Lun 19 Nov - 7:54