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    Tristesse de l’âme

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    Gilles
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    Tristesse de l’âme

    Message par Gilles le Mar 13 Fév - 18:43



    « Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici, et veillez avec moi. » (Matthieu 26.38)

    Ce texte de l’Ecriture nous rassure quant à la possibilité pour chacun d’entre nous de connaître des moments de profonde tristesse. Jésus a connu une tristesse tellement forte, qu’elle lui faisait considérer la mort, à ce moment-là, comme une issue. La tentation d’une mort sans la croix a effleuré un instant son esprit.

    Peut-être avez-vous connu, ou connaissez-vous, de tels moments de profonde tristesse, vous laissant croire que la mort serait une issue ! Ne culpabilisez pas d’avoir ressenti cela. Tout comme Christ a connu ce temps, il est normal que vous aussi vous puissiez passer par de tels moments. Prenez courage en regardant à lui. Considérez que cette tristesse n’est pas un manque de foi, ou même un péché.

    Malheureusement, pour de nombreux croyants, la tristesse et la dépression ne correspondent pas à l’image qu’ils se font d’une marche dans la foi. Ils pensent qu’un chrétien doit être toujours joyeux, qu’il doit rester positif et fort face aux épreuves, qu’il doit toujours accomplir avec joie tout ce qui est à faire, qu’il doit être toujours rayonnant et rester en paix en toutes circonstances. D’ailleurs le slogan : « Un chrétien triste, est un triste chrétien » est souvent relayé, à tort, par des prédicateurs maladroits. Dans mes jeunes années, j’ai été de leur nombre, et je regrette d’avoir blessé ceux qui passaient par la souffrance. Ah ! Si j’avais su méditer sur l’exemple que nous a laissé Christ ! Il a connu la tristesse !

    On considère, avec raison, qu’un chrétien peut avoir une crise cardiaque suite au surmenage, au stress, à la fatigue… mais, qu’il soit triste et dépressif, cela est considéré comme anormal ! Eh bien non ! Vous pouvez connaître, suite au surmenage, au stress, à la fatigue, au rejet… une profonde tristesse.

    Admettre que la tristesse puisse vous atteindre, c’est déjà un pas vers la possibilité d’en sortir. Être dans le déni ne pourra jamais vous aider à sortir de la tristesse. Le déni vous enfonce encore plus dans l’angoisse, surtout s’il est accompagné de la culpabilité générée par ceux qui vous disent qu’il n’est pas normal d’être triste.

    Remarquez que, non seulement Jésus ne nie pas sa tristesse, mais il la partage avec trois de ses disciples les plus proches (Matthieu 26.28). Ne niez pas votre tristesse, faites-la connaître à des personnes de confiance, prêtes à vous écouter, et à vous accompagner dans la prière.

    D’autre part, parce qu’il ne nie pas sa tristesse, Jésus peut en trouver la cause. Il est triste à cause de toute l’iniquité du monde entier qu’il doit prendre sur lui. Lorsque vous pouvez identifier la cause de votre tristesse, alors vous pouvez commencer à la traiter efficacement.

    Ma prière en ce jour :

    Merci Seigneur pour ton exemple, aide-moi à traiter ma tristesse comme toi tu as traité la tienne. Amen !

    par Paul Calzada

    Lueurs du Matin

    Amen


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    "Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles." (Apocalypse 21:4-5)
    Gilles
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    Re: Tristesse de l’âme

    Message par Gilles le Mar 11 Déc - 20:48


    Les 5 remèdes à la tristesse...

    Un extrait d’une conférence de Don Carlo de Marchi, paru dans Aleteia il y a quelques mois a fait sensation. Il s’intitule « les 5 remèdes à la tristesse selon saint Thomas d’Aquin ». Nous connaissons tous des jours tristes, des jours où nous n’arrivons pas à faire face à une certaine pesanteur intérieure qui pollue notre esprit et rend difficiles nos rapports avec les autres. Comment surmonter la mauvaise humeur et retrouver le sourire? Je vous présente ici ces cinq remèdes à ma façon.


    Le premier remède réside dans le plaisir.


    Quels plaisirs ? Cela peut paraître un peu matérialiste, mais à l’instar du journaliste Don Carlo, on peut prendre la comparaison du chocolat noir, dont on reconnaît de nos jours l’effet antidépresseur. Même chose pour une bonne bière qui peut faire oublier une journée d’amertume. On dit que Thomas d’Aquin était obèse et aimait bien boire et manger. Rien d’incompatible avec l’esprit chrétien. Un psaume n’affirme-t-il pas que le bon vin réjouit le cœur de l’homme ?


    Le deuxième remède consiste à pleurer.


    Pleurer est parfois le meilleur moyen de s’exprimer et de se libérer d’une douleur devenue suffocante. Pour surmonter la mélancolie, il faut un exutoire, sinon l’amertume s’accumule. Jésus a pleuré sur le sort de ses amis. Le pape François observe que « certaines réalités de la vie ne sont visibles qu’une fois nos yeux lavés par les larmes. Je vous enjoins tous à vous demander : ai-je appris à pleurer? ». Le pape rejoint ici la sagesse biblique : « Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans l’allégresse ».

    Le troisième remède est la compassion de nos amis.


    Parler de sa peine, de sa douleur à des amis en qui on a confiance entraîne un soulagement. Savoir engager une conversation avec une personne accueillante, capable de recevoir nos confidences fait bénéficier de la compassion des autres. Pour cela, il ne faut pas céder à la tentation du repli sur soi. Beaucoup de personnes ont peur de se confier, prétextant qu’elles ne veulent pas déranger. Mais il faut savoir que la compassion est un sentiment naturel. Quel bel exemple n’avons-nous pas dans l’Évangile avec le bon Samaritain! On trouve toujours un bon Samaritain prêt à soulager notre détresse.

    Le quatrième remède est la contemplation la vérité.


    Thomas d’Aquin entend par là que la contemplation de la splendeur des choses, celle de la nature, de la beauté d’un paysage, d’une œuvre d’art, écouter de la musique peuvent être des baumes particulièrement efficaces contre la tristesse. Et j’en sais quelque chose. J’ai le bonheur d’habiter l’une des régions les plus belles de la planète, le majestueux Fjord marin du Saguenay. Combien de fois, dans ma vie, j’ai bénéficié de la compassion du Fjord. Lorsque mes plans se décoloraient ou que la vie me donnait peu de gratification, je suis souvent allé me confier au Fjord avec l’âme d’un enfant qui s’ouvre à sa mère.

    Le cinquième remède, dormir et faire sa toilette.

    Conseil assez surprenant pour un maître du Moyen-Âge. Le théologien affirme que dormir et faire sa toilette sont d’excellents remèdes à la tristesse. Il conçoit qu’un soulagement corporel est utile pour remédier à un mal psychologique. Nous connaissons déjà les propriétés du sommeil. Quant à la toilette, voici un fait. Il y a quelques années un slogan publicitaire a fait la fortune d’un propriétaire d’une chaîne de salons de coiffure. Il clamait : « Recoiffe-moi le moral ». Avoir une « nouvelle tête », bien s’habiller, c’est bon pour le moral. Concluons avec la sagesse biblique qui dit : « Et votre tristesse se changera en joie. »

    La tristesse, sentiment automnal, si je peux l’appeler ainsi, ne date pas d’aujourd’hui. Toute la poésie, du Moyen-Âge à nos jours, l’a exprimée de diverses façons. Au dix-neuvième siècle, par exemple, ce sentiment a occupé une grande place chez les auteurs romantiques. Cette forme de tristesse s’appelait le « spleen », sentiment permanent de cafard, voire de « dégoût de la vie », qui envahit l’âme et la laisse dans un état voisin de la déprime.


    Aujourd’hui, cela s’appelle le « mal de vivre » (ou le « mal-être ») qui prend les formes de la névrose de sens, du burnout, de la dépression, de l’angoisse. Ces états d’âme occupent aujourd’hui une place importante dans la conscience des gens. Plusieurs appellent cela le « vide existentiel ». Dans La joie de l’Évangile, le pape François y fait allusion.

    par Lucie Ricard Rédactrice en chef


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