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    Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Jésus , Roi d' Amour, prends pitié de moi

    Message par Maud le Dim 7 Fév - 6:40



    Prière pour l’octave de la Royauté de Jésus.


    Le 22 octobre


    Prière dictée par Jésus pour l’octave de sa Royauté:


    «Jésus, Roi d’Amour, prends pitié de nous.

    Puisque nous voulons t’aimer, aide-nous à t’aimer.
    Puisque nous reconnaissons que tu es le vrai Roi, aide-nous à te connaître toujours plus.
    Puisque nous croyons que tu peux tout, affermis notre foi par ta miséricorde.

    Roi du monde, prends pitié de ce pauvre monde et de nous qui en faisons partie.
    Roi de la paix, donne la paix au monde et à nous-mêmes.
    Roi du ciel, accorde-nous d’en devenir les sujets.

    Tu sais que nous pleurons: console-nous.
    Tu sais que nous souffrons: soulage-nous.
    Tu sais que nous avons besoin de tout: aide-nous.

    Nous savons que nous souffrons par notre faute, mais nous espérons en toi.
    Nous savons que nous souffrons peu par rapport à ce que nous mériterions de souffrir, mais nous avons confiance en toi.
    Nous savons ce que nous t’avons fait, mais nous savons aussi ce que tu as fait pour nous.
    Nous savons que tu es le Sauveur: sauve-nous, Jésus!

    Roi à la couronne d’épines, sois l’Amour qui vient à notre secours, de par ton martyre d’amour.

    Ouvre-nous, de tes mains, les trésors de la grâce et des grâces.
    De tes pieds blessés, avance vers nous. Sanctifie la terre et nous mêmes par le Sang qui coule de tes plaies, ces joyaux de ta royauté de Rédempteur.

    Ouvre nos cœurs à l’amour par les flammes de ton cœur ouvert pour nous.
    Si nous t’aimons, nous serons sauvés ici-bas, à l’heure de notre mort et du Jugement dernier.

    Que ton Règne vienne, Seigneur, sur terre, au ciel et dans nos cœurs.»


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Jésus , Roi d' Amour


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Martyrs et Saints exultez au Ciel "

    Message par Maud le Lun 8 Fév - 11:04




    Mots à mettre en tête de chaque travail de l’écrivain.


    Le 23 octobre

    Un ordre reçu avec insistance à l’aube et répété à plusieurs reprises pour que je ne l’oublie pas avant de pouvoir l’écrire, ce que je fais dès que je peux y voir.

    Jésus dit:  

    « Ecris et ce que je te dis sera placé en tête de chaque travail donné aux bons, qu’il soit imprimé ou dactylographié:

    "Voici la Voix du Maître. Elle rugit et caresse. Elle rugit lorsqu’elle s’adresse à ceux qui ne veulent pas se convertir. Elle caresse lorsqu’elle parle à ceux qui, bien qu’imparfaits, ont la ‘bonne volonté’ de chercher Dieu et sa Parole et qui se sanctifient une fois qu’ils les ont trouvés. Pour eux, elle devient caresse d’Ami et bénédiction de Jésus."

    Que ces mots soient placés en tête de chaque travail.

    En ce qui concerne, ensuite, les œuvres plus complètes et approuvées — toujours approuvées afin qu’elles ne soient pas réduites à néant par la mauvaise volonté des pharisiens, saducéens, scribes et docteurs —, il serait bon que tu y joignes la prière à la Parole que je t’ai dictée le 7 décembre 1943.[*361]


    Cela suffit pour le moment. Je reviendrai plus tard.


    (*361)Dans "Les cahiers de 1943" ; répété le 11 décembre 1943


    *

    Prière pour les défunts.

    Le 24 octobre

    Il est 6 h 15, et la première lueur du jour entre dans ma chambre. J’écris avec effort ce que Jésus me dicte:


    « Le mois consacré aux défunts arrive. Prie pour eux de la manière suivante:

    "O Jésus, dont la glorieuse Résurrection nous a montré ce que seront les ‘enfants de Dieu’ dans l’éternité, accorde la sainte résurrection à ceux qui nous avons aimés et qui sont morts dans ta grâce, ainsi qu’à nous-mêmes, une fois notre heure venue.

    Par le Sacrifice de ton Sang, par les larmes de Marie, par les mérites de tous les saints, ouvre ton Royaume à leurs âmes.

    O Mère dont les tourments prirent fin à l’aube pascale face au Ressuscité et dont l’attente de te réunir à ton Fils cessa dans la joie de ta glorieuse Assomption, console notre douleur en libérant de leurs peines ceux que nous continuons à aimer par-delà la mort, et prie pour nous qui attendons l’heure de retrouver l’étreinte de ceux que nous avons perdus.

    Martyrs et saints qui exultez au ciel, adressez un regard suppliant à Dieu, et un autre, fraternel, aux défunts qui expient, pour prier l’Eternel pour eux et leur dire: ‘Voilà, la paix s’ouvre à vous.’

    Bien-aimés qui nous êtes chers, qui n’êtes pas perdus mais séparés, que vos prières soient pour nous le baiser que nous regrettons; lorsque, grâce à nos suffrages, vous serez libres dans le bienheureux paradis avec les saints, protégez-nous en nous aimant dans la Perfection, soyez-nous unis par la communion des saints invisible, active et aimante, anticipation de cette parfaite réunion des ‘bienheureux’ qui nous permettra de jouir de la vue de Dieu, mais aussi de vous retrouver tels que nous vous connaissions, mais rendus sublimes par la gloire du ciel. " »

    En comptant les jours, je m’aperçois que la neuvaine pour les défunts commence aujourd’hui. Jésus me l’a donc dictée pour que je prie de cette manière, aussi bien qu’en novembre.


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    La Communion des Martyrs et des Saints


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta :" Les Ames pures sont des Lumières d' Amour "

    Message par Maud le Mar 9 Fév - 7:18



    Au cours d’une vision du paradis, l’écrivain voit sa mère comme si elle sortait à peine de l’expiation.

    Le 1er novembre


    A 6 h ce matin, j’ai eu une vision dont une partie au moins en laissera certains incrédules, mais qui a été pour moi à la fois réconfort et peine Je voyais le très haut paradis avec son peuple innombrable de saints, en fête, bienheureux dans la contemplation de Dieu. Ces âmes toutes pures absorbées par la vision de Dieu formaient une foule de lumières de flammes d’amour. Leur visage et leur amour convergeaient en un seul point: la sainte Trinité.

    Mais à la limite — pour ainsi dire — du ciel, à l’endroit précis où commençait le Royaume bienheureux, une âme en différait par l’aspect et par l’attitude. Son aspect était d’une blancheur moins éblouissante, un peu plus opaque, je dirais même d’un gris cendre jusque dans sa physionomie, et pourtant ses caractéristiques étaient les mêmes que celles des âmes bienheureuses: des lignes de lumière en forme de visage et de membres. Bien que blanc, son vêtement lui-même n’était pas encore éclatant: c’était de la lumière faite étoffe, comme celle des autres.

    Cette âme semblait sortir à peine d’un lieu triste et enfumé qui en aurait appesanti le vêtement et assombri la couleur. Son comportement différait lui aussi de celui des autres. Il était partagé entre le désir d’adorer Dieu et celui de me regarder, d’un regard étrange qui semblait me demander de l’excuser et dire: "Maintenant, je sais", "je t’aime", "merci" , "j’étais aveugle mais maintenant je vois." Je ne sais pas comment dire, un aspect sérieux, presque majestueux et pourtant paisible, serein, un aspect humble et pourtant solennel...

    C’était ma mère. Sa ressemblance et son expression, celle des rares moments où elle laissait parler son cœur et sa raison, étaient d’une telle exactitude qu’il m’aurait été impossible de me tromper.

    J’ai cherché mon père anxieusement, mais je ne l’ai pas vu. Je pensais pourtant qu’il aurait été en Dieu, plus que Maman... Combien ne l’ai-je pas cherché parmi les visages si nets et reconnaissables des bienheureux! Ma joie aurait été complète, même si j’étais déjà heureuse d’avoir vu ma mère, pour qui j’ai tant prié durant sa vie et après sa mort.

    Je pense — mais j’ignore si je suis dans le vrai — qu’elle vient de sortir de l’expiation ou qu’elle en est juste au seuil, aux confins du purgatoire et du paradis, ce qui explique qu’elle ait moins d’éclat, qu’elle soit moins concentrée sur Dieu que les autres et qu’elle ressente encore quelque besoin de se rappeler la terre ainsi qu’un élan, venu de sa renaissance dans la Perfection: celui de me dire maintenant ce qu’elle n’a jamais cru nécessaire de me dire, pas même en son dernier jour, et de réparer tant d’égoïsme fermé sur soi et fier.

    Je sais que ceux qui l’ont connue ne croiront pas à une aussi rapide expiation. Mais je suppose que Jésus a voulu me le faire connaître pour que je sois moins désolée.

    Le seul souvenir de cette vision me rend heureuse, et j’en bénis le Seigneur.


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Le Paradis


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " La Paix soit avec toi "

    Message par Maud le Mer 10 Fév - 7:11




    La salutation de l’écrivain doit toujours être: «Que la paix soit avec toi. »



    Le 3 novembre

    Jésus me dit, pour moi:

    « La salutation qui te plaît tant, la mienne: "Que la paix soit avec toi", tu dois l’employer comme unique salutation à l’égard de tous. Même s’il devait s’agir de mon Vicaire, tu dois saluer comme je t’ai saluée, et comme je t’ai appris à le faire.

    La Paix n’est-elle pas Dieu lui-même? Faire l’éloge de la paix, en laquelle nous reconnaissons la plus belle des choses, ne revient-il pas à louer Dieu?

    Dis par conséquent: "Que la paix soit avec toi". Non pas: "avec vous", mais "avec toi", comme je te le disais. Et si jamais il t’arrivait de devoir entrer dans une maison, dis: "La paix soit dans cette maison." Il n’existe pas de salutation plus large, plus douce, plus sainte et qui fasse davantage mémoire de moi, que celle-ci.

    Adieu. La paix soit avec toi.»

    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    La Paix de Dieu


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Silvanus

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Silvanus le Mer 10 Fév - 22:01

    Je viens de lire la scène des stigmates de St-François (postée le 21 janvier) : wahou, c'est énorme...

    Merci,

    Silvano
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    Maud

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Maud le Mer 10 Fév - 22:06

    Bonsoir et Merci  Silvanus   Laughing

    Vous écrivez


    Je viens de lire la scène des stigmates de St-François (postée le 21 janvier) : wahou, c'est énorme...
    Merci,
     

    Oui c'est un texte qui nous " parle " très fort

    Amicalement




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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta " L' Agneau sacrifié est toujours prés de toi"

    Message par Maud le Jeu 11 Fév - 7:05




    Vision de sainte Catherine de Sienne qui parle à l’écrivain de la force qui vient du Sang de l’Agneau divin.

    Le 9 novembre

    Une figure grande, belle, imposante, lumineuse, heureuse d’une joie paradisiaque, et une voix pleine, avec un doux accent. Le ton de cette voix me rappelle le velours d’amour de Marie-Madeleine, et l’accent me rappelle la pure manière de parler de Toscane.

    Elle me dit: «Ma sœur, je suis venue, moi aussi. Ecris mes paroles, elles te procureront de la joie ainsi qu’une grande paix.» Puis elle attend pendant que je prends mon cahier et que j’écris ceci. Maintenant, elle reprend:

    « Je suis Catherine.[*362]Tu m’aimes et ne m'aimes pas, parce que tu me ressembles, et pourtant tu t’effares de ma force. Ma douce sœur, pourquoi t’en effrayer? Ignores-tu que ma force est celle-là même qui est en toi, celle du doux Agneau que l’on a saigné? Oh!

    Tout son Sang est en ceux qui l’aiment! C’est par ce Sang, qui est feu, que nous pouvons agir dans le monde et que nous exultons au ciel. Ceux qui ont ce Sang avec eux peuvent-ils donc ne pas être force et feu? Et ignores-tu que ce Sang est suc de Dieu et qu’il possède ce qui est l’essence même de Dieu: l’Amour parfait? Exulte, ma sœur!

    Il est bon que toi aussi, qui es à la fois brebis et faucon, tu aies eu ton Tuldo.[*363] C’est une bonne chose. Par ton bec [de rapace] d’amour, tu as arraché une proie plus grande que moi sur l’échafaud. La mienne avait commis des crimes de sang; la tienne agissait pour Satan et était coupable spirituellement. Tu l’as menée au même pâturage, en douce brebis de mon Berger, au pâturage des trois vertus divines et de la vérité infinie. Tu as donné sang et feu. Tu obtiendras ici le sang et le feu en vêtement et en diadème.

    Ma sœur, adieu. Que la Paix, c'est-à-dire le doux Agneau que l’on a saigné, soit toujours avec toi. »


    (*362)Il s’agit de sainte Catherine Benincasa de Sienne, aujourd’hui docteur de l’Eglise (1347-1380).
    (*363) Nom d’un jeune homme condamné à mort qui fut assisté par sainte Catherine et mourut saintement
    .


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta





    L' Agneau sacrifié


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta: " Mère , protège nous"

    Message par Maud le Ven 12 Fév - 7:18




    Départ de la famille Belfanti, qui retourne en Calabre; l’écrivain offre en souvenir à ses membres des objets qui lui sont très chers.

    Salutation pleine de tristesse aux parents Belfanti.



    Le 10 novembre


    Aujourd’hui, j’ai reçu en premier la lettre qui, si j’avais dû l’écrire moi-même, aurait été bien plus cinglante! Puis sainte Catherine de Sienne a parlé pour la première fois.[*364] Ensuite, j'ai eu deux visions. En me donnant la seconde, Jésus me dit: «Ecris aujourd’hui. Demain, ton état physique sera tel qu’il t’interdira toute action.» Effectivement, depuis hier j'ai souffert et je souffre encore tellement que je suis tombée encore plus malade qu’à l’accoutumée. Les gens sont cruels comme des assassins, c’est certain... Que Dieu leur fasse miséricorde.

    Je suis heureuse que Giuseppe parte avec pour viatique ces mots qui se trouvent dans la lettre ci-jointe[*365] et dans la dictée de sainte Catherine. Il a pleuré comme un enfant, notamment quand Jésus m’a invitée à faire cadeau à mon cousin de ma médaille de Fille de Marie qui m’était très chère, d’autant plus que c’était un souvenir de mon collège. "Mère, tourne les yeux vers nous et protège-nous", y est-il inscrit. Qu’il en soit ainsi!

    Ceux qui trouvent que je montre un trop grand attachement aux objets, puisque je souffre de certaines choses qui, pour moi, ressemblent à une profanation, auraient peut-être changé d’avis en voyant comment j'ai détaché cette médaille de mon chapelet, sans discuter, et même avec une prompte et joyeuse volonté; je l’ai même fait suivre d’une autre, puis encore d’une troisième. Toutes les trois sont de la Vierge, toutes les trois me sont très chères, non pour leur valeur, puisqu’elles sont en argent, mais pour leur valeur affective et les souvenirs qui y sont attachés.

    J’en ai offert une à Paola à qui j'avais déjà donné, à sa demande, un crucifix qui m’était bien cher puisqu’il avait été dans les mains de papa et de maman à leur mort, un petit crucifix attaché à ce chapelet qui sera encore dans mes mains à ma mort; une autre à Titina et enfin celle-ci, qui m’était chère entre toutes, que j’ai donnée à Giuseppe.[*366] C’est d’ailleurs celle que j'ai donnée en premier, parce que l’ordre m’en était venu pour lui. J’ai offert les deux autres pour ne pas susciter de désirs ou de regrets.

    A présent... pourvu que la Vierge les sauve tous ! J’ai fait un dernier essai avec ses dictées sur son enfance et sa jeunesse, et j’y suis arrivé. J’ai maintenant achevé ma mission continuelle. Il part loin... et Satan est si malin! On le trouve partout et les hommes, même ceux à qui on penserait le moins, sont les instruments dont il se sert pour torturer leurs semblables. Il part loin... que la Vierge le sauve!

    Quand Jésus m’a dit: « Donne ta médaille à Giuseppe, celle de Fille de Marie », il a terminé en souriant: « La femme agenouillée devant la Mère (sainte Agnès), c’est toi, pour ton cousin. »

    Oui, je prierai pour celui que sainte Catherine appelle «ton Tuldo», afin qu’il prenne plaisir au « pâturage des trois vertus ».

    A 15 h.

    Me voilà seule. Ils sont partis. Il n’y a maintenant plus personne de ma parenté auprès de moi. Seulement des étrangers plus ou moins bons. Et quand je mourrai: des étrangers. Quand je serai ensevelie: des étrangers. Encore et toujours des étrangers seulement.

    Tout le tragique de ma situation m’apparaît, sans plus aucun voile pieux ou affectueux pour en arrondir les angles, plus tranchants qu’une épée. Et cela m’arrive ici, où je n’ai même pas votre présence[*368] ni ma maison. J’aurais seulement voulu ceci de Dieu: que ce départ advienne quand je me trouvais chez moi et avec vous auprès de moi. Comme je pensais que c’était juste, je croyais que cela allait m’être accordé.

    Paola! Giuseppe! Titina! J’ai souffert parfois à cause de vous. Mais comme vous allez me manquer! Me voici désormais véritablement orpheline, et j'ai la certitude de ne plus revoir ces visages familiers que, au cours de tant de mois — quinze et demie— j’ai toujours vus à la maison.

    Je suis toujours plus malade, mais qui prendra soin de moi pendant l’absence de Marta? Et lorsque je serai agonisante à la suite d’une crise, qui viendra à mon secours pendant que Marta ira chercher de l’aide?

    Paola! Giuseppe! Titina! Je souffrais si vous vous absentiez ne serait-ce qu’une heure! Je ne le disais pas, mais je souffrais. Ce qui a d’ailleurs fini de me rendre ce village odieux, c’est que j’étais confinée là-haut[*369], si bien que je vous voyais beaucoup moins, je vous entendais beaucoup moins.

    Comme elles étaient heureuses, ces nuits où Paola dormait avec moi! J’avais l’impression d’être revenue à l’époque où, au Centralino, je veillais sur l’enfant sans mère que tu étais.[*370]

    Plus rien désormais! Plus jamais rien! Je le sais: cela devait arriver. J’ai prié pour que cela arrive, puisque vous le désiriez. Mais j’en souffrais. Ma fête a été gâchée par votre joyeuse hâte à partir. Je ne l’ai pas dit. Mais combien j’en ai souffert! Marta le sait.

    Je vous ai tout donné: comme parente, comme amie, comme chrétienne. Je vous ai donné bien plus que les biens matériels qui, à mes yeux, ne représentent rien. Je vous ai donné mon cœur et mon âme. Je peux bien le dire maintenant. Je vous ai défendus à force de pénitences. A l’occasion des maladies, des dangers, de tes voyages, Paola, Giuseppe, Titina, et toi aussi, Gigi[*371] qui ignores combien j’ai prié pour toi , c’est moi qui payais pour vous .
    Je vous ai mis à l’abri et je vous ai menés vers le haut. Désormais, je continuerai à prier, même si mon cœur saigne parce que vous m’êtes arrachés.

    Aimez-moi. Même après la vie, que j’espère désormais être brève, car " il n’y a pas de place pour la pauvre Maria sur terre  ", et j’aspire à voir s'ouvrir les portes du ciel. Mais si je vous avais eus à mes côtés à cette heure-là! Aimez-moi.

    Comme parente, amie et chrétienne, en tant que chrétiens, amis et parents. Qui sait quand vous recevrez ce fascicule et cette page de pleurs! Dieu veuille que, tous ensemble, vous sachiez que je suis dans la paix!

    Lorsque vous le recevrez, vous en saurez un peu plus sur la façon dont je vous considérais, et comment j'étais pour vous.



    (*364) Peut-être par erreur de l’écrivain, la dictée de sainte Catherine porte la date du jour précédent.
    (*365) Il n’y a pas de lettre jointe au cahier.

    (*366) Giuseppe Belfanti, cousin de la mère de l’écrivain ; Anna, dite Titina, était sa seconde épouse ; et Paola était sa fille et la belle fille de Titina
    (*368) Le Père Migliorini.
    (*369) A Viareggio, la chambre de l’écrivain malade se trouvait au rez-de-chaussée; à S. Andrea di Còmpito en revanche, elle se trouvait à l’étage supérieur, si bien qu'elle était plus isolée. La note 139 permet de mieux comprendre tout ce passage.
    (*370)Paola Belfanti avait perdu sa mère, Normanna, première épouse de Giuseppe, en 1922; l’écrivain se trouvait alors à Reggio Calabria où, d’octobre 1920 à août 1922, elle fut l’hôte des parents Belfanti qui étaient propriétaires de deux hôtels, appelées le "Centrale" et le Centralino ".
    (*371) Il s’agit de Luigi Belfanti, dit Gigi, fils de Giuseppe et frère de Paola.



    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    "Vierge Marie protège nous"


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta: " Pourquoi tant de souffrances "

    Message par Maud le Sam 13 Fév - 7:17




    La présence consolatrice de Jésus et de Marie pendant la nuit de douleur de l’écrivain.



    Le 11 novembre

    J’étais hier si abattue et j’allais si mal que je n’ai rien pu ajouter, pas même les douces consolations reçues dans la nuit du 9 au 10 de la part de Marie tout d’abord, brièvement, puis de Jésus, longuement.

    Je pleurais, la tête sous les couvertures pour ne pas être entendue par Paola et Marta qui dormaient avec moi. Je pensais que, dans quelques heures, je n’aurais plus Paola... et je pleurais, bien désolée. Je priais aussi. La Mère est venue prier avec moi et me caresser. Mais cela a été court. Elle a cédé la place à Jésus qui, de son bras gauche, m’a attirée contre sa poitrine, si étroitement que ma joue s’appuyait sur son cœur et que je sentais la chaleur de son corps sur ma joue, j’entendais les battements réguliers et robustes de son cœur.

    Je le comparais au mien, ce pauvre tacot chancelant et épuisé... Comme il était parfait! Jésus me laissait faire. Il laissait la tiédeur de sa personne réchauffer le pauvre passereau malade, gelé, en larmes que je suis, il laissait la musique de son cœur le distraire de ses tourments. C’est beau, savez-vous, de reposer ainsi!

    J’ai vu un rayon de lumière filtrer de son vêtement de laine blanc ivoire à l’endroit de la blessure du côté, et j'ai demandé, en la désignant: « Pourquoi cette blessure? » Jésus me répondit alors, doucement, dans les cheveux: «Par amour de Dieu et des hommes.» Après quelque temps, sans me laisser partir, il m’effleura de la main droite le côté où j’avais si mal entre cœur et plèvre, et me demanda en souriant: « Pourquoi cette souffrance? » Et moi: « Par amour de Dieu et des hommes. » Jésus m’a alors serrée plus fortement et m'a tenue jusqu’à ce que ma souffrance s’apaise et que je sois près de m’assoupir sur sa poitrine, puis il m’a reposée comme un papa aimant et est resté là afin que je ne pleure plus...

    Comme je le regardais! Qu’il est beau! Non, il n’y a aucun tableau qui lui ressemble. C’est impossible.

    Cela s’est passé la nuit dernière. Cette nuit, à partir de deux heures, j’ai vécu un supplice à cause de la pleurite et de la fièvre. C’est dans cet état que j'ai fait l’Heure de Notre-Dame des Douleurs. Je contemplais la Mère pleurant sur son Fils étendu sur la pierre de l’onction, je regardais Marie-Madeleine en larmes, agenouillée au pied du lit funèbre en marbre, Jean debout et angoissé auprès de Marie qu’il regardait, avec les yeux d’un enfant effrayé et en pleurs, sa nouvelle Mère désolée, les autres femmes qui se pressaient à l’ouverture, les deux embaumeurs dans leur coin.

    Mon conseiller intérieur me dit alors: « Autour du lit funèbre de Jésus se trouvent les représentants de tout le genre humain. Marie-Madeleine représente l’humanité pécheresse et repentie, Jean l’humanité pure et consacrée, les pieuses femmes représentent les croyants, Nicodème et Joseph le monde avec ces brumes que sont la science, le respect humain, le doute... Vois-tu ? Il y a tout. » C’est vrai. Je ne l’avais jamais remarqué.

    Je n’ai rien reçu d’autre. Une fois ma grande fièvre passée, Jésus me laisse me reposer. Mais il ne m’abandonne pas. Oh! Il est ici! Ce n’est pas comme en avril, où il se taisait et ne se montrait pas! Je ne peux pas oublier la tiédeur de son corps, ma joue me semble encore chaude et je me la caresse. Et je ne peux pas davantage oublier le battement de son divin cœur. Mon Jésus...


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta





    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Donne moi la douleur de ce supplice "

    Message par Maud le Dim 14 Fév - 6:08




    Dialogue nocturne avec Jésus. En guise de réponse à son désir d’offrir plus de souffrances pour les âmes, l’écrivain reçoit deux coups de fouet.


    Le 12 novembre


    A partir de deux heures du matin cette nuit encore, comme la nuit dernière, j’étais avec Jésus.

    Il m’a dit: « Me voici auprès de mon petit Jean, pour qu’il ne pleure pas.» Mais je ne pleurais pas. Je n’ai plus pleuré depuis la nuit dernière. On ne peut pleurer lorsqu’il console. Et il le sait. Avec un sourire, il m’a dit cette nuit: « J’ai fait de nouveau ce miracle de transformer les larmes en sourire, les épines en roses, l’agitation en paix. Comme lorsque Giacomino est mort et que je t’ai caressée pour la première fois afin que tu ne pleures plus. »

    Appuyée sur sa poitrine — j’aime tant sentir battre son cœur!, j’ai demandé: «Tu ne vas pas parler aujourd’hui encore, Jésus? »

    Et lui: « Mais si je parle, tu dois écrire et il te faut donc abandonner cet oreiller. Le préfères-tu?

    Non, Jésus. Je préfère ceci. Bien que tes paroles, elles aussi, me rendent heureuses. Mais c’est pour les âmes que je disais cela.

    — Mon pauvre petit Jean, tu as trop mal pour me permettre de te demander d’écrire. Tu sais pertinemment que je suis aussi Médecin, ton plus grand Médecin, jusque pour ton pauvre corps qui me sert d’instrument et ne doit pas être brisé. Il s’ensuit que je suis sévère à l’égard de ceux qui ne te traitent pas comme l’on doit traiter une personne dans ton état, à savoir comme un bébé. Tu es mon bébé. Actuellement, c’est ce que tu es. Quand tu iras mieux, tu redeviendras mon petit Jean. Maintenant, reste ici. Tu as vu comme je suis expert pour bercer les enfants. Je semble être un parfait papa. Mais ne le suis-je pas? N’ai-je pas engendré tous mes saints? Ne vous ai-je pas aimés parfaitement, au point de mourir pour vous donner la vie?

    — Si, Jésus. Donc, rien pour les âmes?

    — Chère mendiante! Le veux-tu, ou veux-tu donner?

    — Je le veux, et je veux donner.

    — Donne-moi ta souffrance.

    — C’est trop peu et c’est une chose trop habituelle. Je veux donner davantage. Et puis je veux quelque chose pour moi.

    — Un cadeau ou un souvenir?

    — Ce que tu veux, mais que cela me parle de toi. »

    Jésus m’a serrée très fort et a dit: « Je vais te donner une chose qui était à moi et que tu me donneras pour les âmes. » Jésus me tenait toujours contre sa poitrine de manière à laisser libre toute la partie gauche de mon thorax. Je me suis soudain sentie atteinte par deux coups de fouet. Deux seulement. Mais quel mal cela m’a fait! En chaque point où les petits marteaux des lanières avaient pénétré, c'est-à-dire à une dizaine d’endroits, je souffrais comme si des projectiles m’étaient entrés dans l’os et dans les organes, et la peau me brûlait là où les lanières avaient provoqué des cloques.

    Deux coups seulement! Jésus m’explique: « Pas davantage parce qu’ils font trop mal, ils font trop mal! D’ailleurs, tu es malade. Donne-moi la douleur de ce supplice qui fut mien, qui fut atroce; donne-la-moi pour les âmes. Et maintenant sois tranquille, ici avec moi. »

    Je suis donc restée ainsi: heureuse et torturée. Heureuse dans mon âme, torturée dans mon corps. Mais quel bonheur!


    Cahiers  de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Souffrir et offrir à Jésus


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Lourde Mission de Maria "

    Message par Maud le Lun 15 Fév - 8:01




    Jésus ne donne toujours pas de visions et de dictées à cause des souffrances de l’écrivain, mais il l’instruit par d’intimes colloques sur les écrits, sur les prêtres idolâtres, et sur sa mission.

    Le 14 novembre


    Jésus ne me donne toujours ni vision ni dictée. Je vais trop mal. La pleurite fait son œuvre sur ce qu’il me reste de poumons. Je manque d’air. Mes douleurs sont aiguës. Ma fièvre est forte. Ma faiblesse est grande, ne serait-ce qu’en raison des trois hémorragies que j’ai eues hier.

    Mais je ne suis triste ni à cause de la souffrance ni à cause du silence visuel et auditif (pour les autres). Je suis triste parce que je voudrais être moi, près de vous. Si vous étiez là, vous aussi, je ne désirerais plus rien d’autre. Je dis "vous aussi" parce que j’ai un infirmier, le meilleur que je pourrais avoir, qui ne me quitte jamais aux moments les plus tristes: mon Jésus. Je m’endors veillée par lui, je me réveille sous ses caresses.

    Oh, je ne suis pas seule, ça non! Il n’a pas voulu que je ressente l’abandon de ma parenté. C’est lui qui a pris toute la place en comblant tout vide lui-même. Il sait bien, lui, quel est le cœur de la pauvre Maria! Si je n’avais pas ce cœur-là, je ne saurais être ce que je suis. Jésus sait également que, bien qu’il soit mon Tout, j’ai encore besoin de donner et de recevoir de l’affection, beaucoup d’affection, et que je souffre quand une affection se déchire. Il sait que je ne peux souffrir plus que je ne le fais, à moins d’en être brisée. Il augmente donc ses tendresses jusqu’à des gestes de prévoyance humaine.

    Comme ses enseignements sont courts et néanmoins éclairants, lors de nos colloques intimes!

    Il me disait ce matin: « Tu donneras le douzième fascicule à la personne qui te l’a demandé.

    — Mais peut-être le Père Migliorini ne le veut-il pas.

    — Moi, je le veux. J’ai dit[*373] qu’ils devaient être donnés, avec sagesse et mesure, à ceux qui le méritent, notamment aux communautés qui le demandent pour leur bien. Dans une communauté, tous ne sont pas de la même veine. Mais le petit nombre [qui le mérite] en tire avantage. En outre, puisque la flamme réchauffe, les autres eux aussi s’améliorent indirectement, même s'ils sont tenus dans l’ignorance des dictées, qu’ils n’accepteraient pas comme elles doivent l’être: surnaturellement.

    Le Père Tozzi et le Père Fantoni[*374] méritent de les lire. (Il a dit cela exactement de cette façon: d’abord Tozzi, puis Fantoni.) Ce sont des prêtres bien formés, et encore de l’ancienne école. Dans le passé, il y avait des prêtres arides. Il y en a toujours eu. Mais ceux qui se forment actuellement! Ils font ma douleur... Tu rapporteras tout ceci au Père Migliorini.

    — Ils te font tant souffrir, Jésus?

    — Beaucoup! Plus que les coups de fouet dont le souvenir m’est encore vif en raison de son atrocité. Ces flagellations ont été comparées aux péchés de sensualité. Oui. Ces derniers aussi me font mal. Mais les prêtres idolâtres, impurs, athées sont des fouets lourds et crochus. Leurs coups blessent et leurs crochets lacèrent.

    — Idolâtres, Seigneur? Impurs ? Athées?

    — Oui. Cela te paraît-il impossible? Ce ne l’est pas. Ils sont idolâtres en ce sens qu’ils adorent d’autres choses que moi. Ils se complaisent dans la science et le pouvoir. Ils se complaisent en eux mêmes. Ils sont impurs, même si leur corps reste pur, car ils commettent des actes d’impureté spirituelle en aimant ce que moi, Dieu, je ne suis pas. Ils tiennent plus à aimer et à connaître la science humaine que moi, qui suis la Sagesse divine. Ils sont athées. Car ils refusent à Dieu l’attribut de Puissance. Ils nient les miracles. Le miracle revêt tant de formes! C’est un miracle de guérir un malade, aussi bien que d’empêcher quelqu’un de tomber d’une grande hauteur.

    C’est un miracle de multiplier la nourriture, aussi bien que de faire un ‘porte-parole’ à partir de ce qui n’est rien. Eux, ils le nient. Ils voudraient mettre des bornes à la toute-puissance divine parce qu’ils sont eux-mêmes tellement limités qu’ils ne peuvent ni désirer ni même accepter ce qui sort des pauvres limites de leur capacité à croire. Pour se convaincre, ils réclament des preuves, ce qui constitue encore des actes de méfiance. D’ailleurs, après les avoir obtenues, ils ne croient toujours pas. Ils ne peuvent pas croire. Ils ont perdu l’innocence de l’esprit, celle que j’ai qualifiée de condition indispensable pour posséder le Royaume des cieux: "Si vous ne devenez semblables à des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux.

    — Jésus, je crois pour eux aussi. Ne souffre pas!

    — Peut-on ne pas souffrir de certaines choses? Non. Peux-tu ne pas souffrir ne serait-ce que du souvenir d’un acte que tu as jugé offensant pour Marie et pour moi? Il reste devant tes yeux comme un cauchemar. Un simple acte. Et moi, qui vois mon don être arraché, tourné en dérision, piétiné — toute chose accordée pour le bien de l’homme est un don —, puis-je ne pas en souffrir? »

    Devant la peine de mon Jésus, je ne sais que répondre. Je garde le silence, la tête sur sa poitrine.

    Puis j’ose poser une question que j'ai sur les lèvres depuis plus d’un mois, depuis que Jésus a si clairement parlé du cas Belfanti-Punturieri[*375], etc. « Jésus, ces deux livres d’Uba1di[*376], qu’en faire? Je les brûle ou je les donne au Père Migliorini? De toute manière, tu le sais, je ne lis plus rien depuis que tu es mon Maître, ni le bon et le saint pour ne pas être influencée, ni le mondain et le moins bon pour ne pas me profaner. Voici deux ans que je n’y touche pas. J’en ressens même du dégoût, désormais. Est-ce que je les brûle?

    — Non. Garde-les. Il nous faut maintenant continuer l’illustration de l’Evangile pour ce pauvre monde catholique qui ne sait plus reconnaître en lui la perle céleste de toute culture sacrée, l’indispensable, l’indépassable. Mais ensuite... Peut-être te demanderai-je l’effort de réfuter ces ouvrages remplis d’erreurs. Moi seul puis le faire...

    — Oh! Jésus ! Mais alors, quand m’emporteras-tu auprès de toi?»

    Jésus sourit et se tait.

    « Vas-tu donc me laisser encore si longtemps sur terre? Crois-tu d’ailleurs que le monde tirera profit de ce don fait au détriment de ta pauvre Maria?

    — Le monde n’appréciera pas cette grâce. C’est certain. Je ne sais pas, humainement parlant, s’il mérite que je la lui accorde. Mais j’ai dit : " Peut-être."

    — Tu sais tout, pourtant...

    — Et je dis ce que je veux. En ce qui te concerne, sois tranquille.

    N’y pense pas. Ne désire qu’une seule chose: "Faire ce que Jésus veut." D’ailleurs, dis-moi: es-tu si loin de ce que tu auras au ciel? Qu’est-ce que le paradis? La possession et la connaissance de Dieu. Ne me possèdes-tu et ne me connais-tu pas d’ores et déjà, alors que tu es encore dans la chair, d’une manière si étendue que tu frôles la possession et la connaissance que ceux qui sont esprits ont de moi? J’adapte cette possession et cette connaissance à ta condition humaine, pour ne pas te réduire en cendres, pour te sauvegarder.

    Mais tu m’as. Tu peux donc rester ici-bas encore un peu de temps et me servir. Mais en voilà assez: te rends-tu compte que tu n’en peux plus? Repose-toi. Je demeure avec toi et ne te quitte pas. Donnons-nous la salutation de paix.

    — Encore une réponse, Jésus, une seule, puis je me tiendrai tranquille. Ce livre que le P.Fantoni m’a apporté, je dirais qu’il vient réellement de toi, bien qu’il ait un autre style, plus simple, et qu’il montre une erreur lorsqu’il parle de pestilence. Est-il vraiment de toi?

    — Oui. C’est ma parole. J’adapte le style aux aptitudes de celui qui le reçoit. Mais l’enseignement est le même.

    — Et la pestilence?

    — Et les curieux? La veux-tu, elle aussi? La peste qu’est cette guerre ne te suffit-elle pas? Allez, soit tranquille. Obéis.
    Sinon, je m’en vais. » Mais il sourit, et il reste.

    Vous pouvez imaginer si je me suis vite arrêtée!

    (*373) Le 24 septembre.
    (*374) C’étaient deux prêtres de l’ordre des servites de Marie.
    (*375)- Une mention analogue se trouve dans le texte du 20 octobre ; mais ici le nom de Punturieri apparaît, dont nous ne savons rien.
    (*376) Les deux livres suivants se trouvaient à la maison Valtorta, à Viareggio: Pietro Ubaldi, "L’ascesi mistica", collection de Biosophie dirigée par Gino Trespoli, Milan, éd. Ulrico Hoepli, 1939; et "La grande sintesi", synthèse et solution des problèmes de la science et de l’esprit, seconde édition revue, Milan, éd. Ulrico Hoepli, 1939. Sur le frontispice du second livre, Maria Valtorta a écrit: « Cet ouvrage et 1’Ascesi (le premier livre) m’ont été envoyés par mon cousin (c'est-à-dire Giuseppe Belfanti, cousin de la mère de l’écrivain) dans l’espoir de m’influencer lorsqu’il donnait encore dans le spiritisme.»



    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria  Valtorta



    Maria Valtorta  dans son lit de souffrance


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Voici que vient ton Sauveur "

    Message par Maud le Mar 16 Fév - 10:50



    Commentaire de deux passages d’Isaïe: chap. 30 et 62.
    Spoiler:
    Isaïe 30
    30.1
    Malheur, dit l'Éternel, aux enfants rebelles, Qui prennent des résolutions sans moi, Et qui font des alliances sans ma volonté, Pour accumuler péché sur péché!
    30.2
    Qui descendent en Égypte sans me consulter, Pour se réfugier sous la protection de Pharaon, Et chercher un abri sous l'ombre de l'Égypte!
    30.3
    La protection de Pharaon sera pour vous une honte, Et l'abri sous l'ombre de l'Égypte une ignominie.
    30.4
    Déjà ses princes sont à Tsoan, Et ses envoyés ont atteint Hanès.
    30.5
    Tous seront confus au sujet d'un peuple qui ne leur sera point utile, Ni pour les secourir, ni pour les aider, Mais qui fera leur honte et leur opprobre.
    30.6
    Sentence des bêtes du midi: A travers une contrée de détresse et d'angoisse, D'où viennent la lionne et le lion, La vipère et le dragon volant, Ils portent à dos d'ânes leurs richesses, Et sur la bosse des chameaux leurs trésors, A un peuple qui ne leur sera point utile.
    30.7
    Car le secours de l'Égypte n'est que vanité et néant; C'est pourquoi j'appelle cela du bruit qui n'aboutit à rien.
    30.8
    Va maintenant, écris ces choses devant eux sur une table, Et grave-les dans un livre, Afin qu'elles subsistent dans les temps à venir, Éternellement et à perpétuité.
    30.9
    Car c'est un peuple rebelle, Ce sont des enfants menteurs, Des enfants qui ne veulent point écouter la loi de l'Éternel,
    30.10
    Qui disent aux voyants: Ne voyez pas! Et aux prophètes: Ne nous prophétisez pas des vérités, Dites-nous des choses flatteuses, Prophétisez des chimères!
    30.11
    Détournez-vous du chemin, Écartez-vous du sentier, Éloignez de notre présence le Saint d'Israël!
    30.12
    C'est pourquoi ainsi parle le Saint d'Israël: Puisque vous rejetez cette parole, Que vous vous confiez dans la violence et dans les détours Et que vous les prenez pour appuis,
    30.13
    Ce crime sera pour vous Comme une partie crevassée qui menace ruine Et fait saillie dans un mur élevé, Dont l'écroulement arrive tout à coup, en un instant:
    30.14
    Il se brise comme se brise un vase de terre, Que l'on casse sans ménagement, Et dont les débris ne laissent pas un morceau Pour prendre du feu au foyer, Ou pour puiser de l'eau à la citerne.
    30.15
    Car ainsi a parlé le Seigneur, l'Éternel, le Saint d'Israël: C'est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, C'est dans le calme et la confiance que sera votre force. Mais vous ne l'avez pas voulu!
    30.16
    Vous avez dit: Non! nous prendrons la course à cheval! -C'est pourquoi vous fuirez à la course. -Nous monterons des coursiers légers! -C'est pourquoi ceux qui vous poursuivront seront légers.
    30.17
    Mille fuiront à la menace d'un seul, Et, à la menace de cinq, vous fuirez, Jusqu'à ce que vous restiez Comme un signal au sommet de la montagne, Comme un étendard sur la colline.
    30.18
    Cependant l'Éternel désire vous faire grâce, Et il se lèvera pour vous faire miséricorde; Car l'Éternel est un Dieu juste: Heureux tous ceux qui espèrent en lui!
    30.19
    Oui, peuple de Sion, habitant de Jérusalem, Tu ne pleureras plus! Il te fera grâce, quand tu crieras; Dès qu'il aura entendu, il t'exaucera.
    30.20
    Le Seigneur vous donnera du pain dans l'angoisse, Et de l'eau dans la détresse; Ceux qui t'instruisent ne se cacheront plus, Mais tes yeux verront ceux qui t'instruisent.
    30.21
    Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira: Voici le chemin, marchez-y! Car vous iriez à droite, ou vous iriez à gauche.
    30.22
    Vous tiendrez pour souillés l'argent qui recouvre vos idoles, Et l'or dont elles sont revêtues; Tu en disperseras les débris comme une impureté: Hors d'ici! leur diras-tu.
    30.23
    Alors il répandra la pluie sur la semence que tu auras mise en terre, Et le pain que produira la terre sera savoureux et nourrissant; En ce même temps, tes troupeaux paîtront dans de vastes pâturages.
    30.24
    Les boeufs et les ânes, qui labourent la terre, Mangeront un fourrage salé, Qu'on aura vanné avec la pelle et le van.
    30.25
    Sur toute haute montagne et sur toute colline élevée, Il y aura des ruisseaux, des courants d'eau, Au jour du grand carnage, A la chute des tours.
    30.26
    La lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, Et la lumière du soleil sera sept fois plus grande (Comme la lumière de sept jours), Lorsque l'Éternel bandera la blessure de son peuple, Et qu'il guérira la plaie de ses coups.
    30.27
    Voici, le nom de l'Éternel vient de loin; Sa colère est ardente, c'est un violent incendie; Ses lèvres sont pleines de fureur, Et sa langue est comme un feu dévorant;
    30.28
    Son souffle est comme un torrent débordé qui atteint jusqu'au cou, Pour cribler les nations avec le crible de la destruction, Et comme un mors trompeur Entre les mâchoires des peuples.
    30.29
    Vous chanterez comme la nuit où l'on célèbre la fête, Vous aurez le coeur joyeux comme celui qui marche au son de la flûte, Pour aller à la montagne de l'Éternel, vers le rocher d'Israël.
    30.30
    Et l'Éternel fera retentir sa voix majestueuse, Il montrera son bras prêt à frapper, Dans l'ardeur de sa colère, Au milieu de la flamme d'un feu dévorant, De l'inondation, de la tempête et des pierres de grêle.
    30.31
    A la voix de l'Éternel, l'Assyrien tremblera; L'Éternel le frappera de sa verge.
    30.32
    A chaque coup de la verge qui lui est destinée, Et que l'Éternel fera tomber sur lui, On entendra les tambourins et les harpes; L'Éternel combattra contre lui à main levée.
    30.33
    Depuis longtemps un bûcher est préparé, Il est préparé pour le roi, Il est profond, il est vaste; Son bûcher, c'est du feu et du bois en abondance; Le souffle de l'Éternel l'enflamme, comme un torrent de soufre.


    *****
    Isaïe 62
    62.1
    Pour l'amour de Sion je ne me tairai point, Pour l'amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, Jusqu'à ce que son salut paraisse, comme l'aurore, Et sa délivrance, comme un flambeau qui s'allume.
    62.2
    Alors les nations verront ton salut, Et tous les rois ta gloire; Et l'on t'appellera d'un nom nouveau, Que la bouche de l'Éternel déterminera.
    62.3
    Tu seras une couronne éclatante dans la main de l'Éternel, Un turban royal dans la main de ton Dieu.
    62.4
    On ne te nommera plus délaissée, On ne nommera plus ta terre désolation; Mais on t'appellera mon plaisir en elle, Et l'on appellera ta terre épouse; Car l'Éternel met son plaisir en toi, Et ta terre aura un époux.
    62.5
    Comme un jeune homme s'unit à une vierge, Ainsi tes fils s'uniront à toi; Et comme la fiancée fait la joie de son fiancé, Ainsi tu feras la joie de ton Dieu.
    62.6
    Sur tes murs, Jérusalem, j'ai placé des gardes; Ils ne se tairont ni jour ni nuit. Vous qui la rappelez au souvenir de l'Éternel, Point de repos pour vous!
    62.7
    Et ne lui laissez aucun relâche, Jusqu'à ce qu'il rétablisse Jérusalem Et la rende glorieuse sur la terre.
    62.8
    L'Éternel l'a juré par sa droite et par son bras puissant: Je ne donnerai plus ton blé pour nourriture à tes ennemis, Et les fils de l'étranger ne boiront plus ton vin, Produit de tes labeurs;
    62.9
    Mais ceux qui auront amassé le blé le mangeront Et loueront l'Éternel, Et ceux qui auront récolté le vin le boiront, Dans les parvis de mon sanctuaire.
    62.10
    Franchissez, franchissez les portes! Préparez un chemin pour le peuple! Frayez, frayez la route, ôtez les pierres! Élevez une bannière vers les peuples!
    62.11
    Voici ce que l'Éternel proclame aux extrémités de la terre: Dites à la fille de Sion: Voici, ton sauveur arrive; Voici, le salaire est avec lui, Et les rétributions le précèdent.
    62.12
    On les appellera peuple saint, rachetés de l'Éternel; Et toi, on t'appellera recherchée, ville non délaissée


     


    Le 16 novembre



    J’avais l’âme affligée par beaucoup — et même trop — d’égoïsme qui, pour cette raison même, rend en indifférence ce qui n’était pas indifférence, lorsque j'ai entendu la chère voix me dire à plusieurs reprises: « Ces obstacles, ces frais, cette absence de bénédiction sur une entreprise que je ne puis bénir — puisqu’elle s’accomplit à l’encontre de la charité et d’une parole de ces derniers mois que l’on feint d’oublier — étaient déjà mentionnés dans la dictée du 11 octobre. Je te l’ai donnée plus pour eux que pour toi, et ils auraient dû la méditer et la mettre en application. Maintenant, ouvre la Bible. Tu y trouveras une répétition des menaces.»

    J’ouvre la Bible au hasard. Le chapitre 30 d’Isaïe se présente à moi: « Malheur aux fils rebelles! Oracle de Yahvé. ils font des projets qui ne viennent pas de moi, ils trament des alliances que mon esprit n’inspire pas, accumulant péché sur péché. Ils partent pour descendre en Egypte, sans m’avoir consulté... C’est pourquoi je leur ai dit avec force: "Ce n’est rien d’autre que de l’orgueil; ne bouge pas." Maintenant, va, écris-le sur une tablette, grave-le sur un document, que ce soit pour un jour à venir, pour toujours et à jamais. Car c’est un peuple révolté.... des fils qui refusent d’écouter la Loi de Yahvé, qui ont dit aux voyants: "Vous ne verrez pas ", et aux prophètes: "Vous ne percevrez pour nous rien de clair. Dites-nous des choses flatteuses. " »

    Jésus ajouta: « Cela suffit, je ne le commente pas. C’est bien trop clair. »

    Je lui demande: « Et il n’y a rien pour moi? »

    Alors lui: « Ouvre plus loin.»

    J’ouvre. C’est encore Isaïe, au chapitre 62, 11-12: « Voici que vient ton Sauveur, voici avec lui sa récompense et devant lui son salaire... Quant à toi, on t’appellera "Recherchée", "Ville non délaissée" .»

    J’embrasse avec un sourire sa douce main et j’ajoute: «Et ensuite? Il n’y a rien pour les autres?

    — Quand tu iras mieux. Alors je te donnerai beaucoup, beaucoup, au point de vous faire monter au troisième ciel, ton père directeur et toi.» Et il rit.

    J’embrasse encore sa main et je pense à vous, qui tirez tant de bonheur des pages sur l’enfance immaculée de Marie et qui en aurez encore tant...


    Cahiers de 1944  -  Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Jésus frappe à notre porte


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Jésus ne m'a jamais abandonnée "

    Message par Maud le Mer 17 Fév - 7:46



    Colloque avec Jésus sur son cousin Giuseppe Belfanti et sur la nécessité d’être toujours vigilant, même au sein des familles religieuses, afin que les membres faibles ne cèdent pas à la tentation.

    Le 17 novembre


    Je viens de recevoir la communion, offerte pour mon retour et pour un bon voyage des Belfanti.[*377]

    Tout en priant pour Paola surtout, que je voudrais savoir heureuse surnaturellement et humainement, comme elle le mérite, je pense aussi à Giuseppe... Souvent, bien souvent, je réfléchis sur lui et sur de nombreux points de sa personnalité confuse. Et je m’interroge:

    « Sera-t-il réellement délivré? Prendra-t-il la bonne voie? Saura t il s’y tenir? Saura-t-il y marcher jusqu’à sa mort en catholique? »

    Jésus ne m’a jamais abandonnée de ces sept jours pendant lesquels j’ai souffert de l’abandon de ma famille, et sa présence en a soulagé ce qu’elle aurait eu d’excessif, de sorte que je l’ai considéré comme un fait déplaisant mais pas réellement mien, un événement qui se produit sans que j'y sois réellement impliquée, car autre chose m’en préserve. Il me dit: « Ne te fais pas trop d’illusions. Il est sincère, mais il n’est pas ferme. Il y a trop d’orgueil en lui. Or l’orgueil est le terrain sur lequel Satan pose le pied pour reprendre son œuvre en un cœur qui lui a à peine échappé. Judas, comme beaucoup d’autres avec lui, a eu de sincères désirs de bien et retours au bien. Mais, ensuite, il a cédé aux assauts du mal qui semblait près de mourir en lui, et il les a flattés. Le Mal s’est alors senti le plus fort, et il a repris vie et ardeur. La possession démoniaque est la plus récidivante des maladies et elle ne meurt vraiment que chez une personne humble.

    Or il est difficile à un possédé d’être humble. L’orgueil est la première graine semée par Satan.

    — Pourtant, tu as dit que "tu l’aimes parce que tu le vois sincère et désireux de suivre la Vérité ". Alors?

    — Alors? C’est sa disposition actuelle. Judas, lui aussi, avait cette même disposition quand il venait à moi avec l’intention d’être mon disciple ou de le redevenir. Mais ensuite... tu l’as vu! Que de Judas! Que de malheureux! Partout! Dans les maisons, les bureaux, les couvents. Les supérieurs doivent avoir un regard spirituel attentif et ouvert. Dis-le au Père Migliorini. Ces malheureux ne veulent pas toujours l’être. Mais ils ne sont pas assez forts et fermes. Leur supérieur doit les surveiller et les soutenir, et se surveiller eux-mêmes.

    — En quoi?

    — Oh, en bien des choses! Attention quand on les élit à des charges spéciales et à des fonctions particulières, attention quand on les admet à des connaissances secrètes. Surtout les jeunes, si peu formés dans les temps qui courent! Où sont donc passés les Jean, fils de Zébédée, les diacres comme Laurent? Attention! Attention! Attention! Cela suffit, maintenant. Reste dans ma paix. »


    (*377) Ils étaient partis le 10 novembre, comme il en est fait mention dans le texte du même jour. Voir la note 139.


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta





    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Ceci est le Calice de mon Sang"

    Message par Maud le Ven 19 Fév - 8:51



    Par la parabole des calices en argent, Jésus parle du don qui n’est pas accueilli et de l’instrument méprisé.

    Le 25 novembre


    Il y aurait vraiment de quoi écrire! Hier, de 6 h du matin à 19 h, je n’ai pas eu une seule, je dis bien une seule, minute de liberté. Marta devant aller à Lucques, madame Lucarini est venue. Une fois partie, à 9 h, elle a été remplacée par Alba Sorbi, puis par Enzo Lucarini. Marta est revenue à 15 h, et Enzo est parti. Marta préparait encore le potage, puisque j’étais encore à jeun, quand madame Pellini est arrivée. S’y adjoignirent ensuite monsieur Lucarini, puis son fils et sa femme; ensuite, en groupe, le docteur Winspaere, sa femme, leur fille Rosanna et leur nièce Alba: il y avait donc dix personnes dans la pièce!

    A 19 h, tout le monde est enfin parti et j’ai pu me laver. Je n’ajouterai rien. Mais je vous dis cela pour vous montrer comme je pouvais écrire! Et pour que l’on comprenne dans quel état je me trouve le soir après un tel manège...

    Ah! J’oubliais! Après 19 h, j’avais à peine fini de me laver quand la sœur de la propriétaire de la maison est venue avec sa nièce; elles se sont cru le devoir de me tenir compagnie pendant que Marta préparait son propre repas. Qu’en dites-vous...?

    Après ces quatorze heures d’esclavage et de fatigue je suis restée sans souffle, sans pouls, et je suis tombée comme une pierre dans un sommeil dont je suis sortie vers 3 h du matin dans d’atroces douleurs. Y a-t-il encore quelqu’un qui juge que je dois montrer plus de patience? Ce n’est sûrement pas le cas de Jésus! Il regrette que notre travail ait dû attendre si longtemps. Mais il dit (comme il l’avait fait il y a peu de temps): « Cela servira à beaucoup. » J’ignore quel sens il donne à cela.

    J’ai obtenu une promesse de sa part. Je lui disais: « Jésus, comme il me plairait de voir la cérémonie de ta majorité! »

    Alors lui: « Ce sera la première chose que je te donnerai dès que nous pourrons être "nous " sans que le mystère ne soit troublé.Tu la placeras après la scène de ma Mère décrite comme celle qui m’enseignait et enseignait à Jude et à Jacques, que je t’ai donnée récemment (le 29 octobre). Tu la placeras entre celle-ci et le débat au Temple. »

    Il s’est tu un instant, en souriant et en me caressant, puis est devenu sérieux, sévère, et ajouta:

    «Je te le donnerai... si je vois que l’on ne traite pas mal mon don et mon instrument. De la part de ceux qui te sont tout proches. Il n’est pas possible d’exiger de tous le respect pour les dictées et mon porte-parole. Respect et charité. Mais on le peut au moins de ceux qui, étant à ton contact, doivent, s’ils sont droits, comprendre ce qu’il s’y trouve de surnaturel et, partant, d’agir conformément à cela.

    Tu n’es rien. Mais je t’ai appelée à cette mission. Je t’y ai préparée en veillant même sur ta formation mentale. Je t’ai donné une faculté peu commune de composition, car j’en avais besoin pour faire de toi l’illustratrice des scènes évangéliques ou mystiques dans lesquelles j’allais te parler ou agir, personnellement ou par l’intermédiaire de mes serviteurs. C’est dans ce but que je t’ai crucifiée, dans les affections de ton cœur comme dans ta chair.

    Afin que tu sois libre de tout lien affectif et que tu disposes de davantage de temps que n’en peut avoir n’importe quelle personne en bonne santé. J’ai même supprimé en toi les besoins physiques de la nourriture, du sommeil, du repos, en les réduisant au strict minimum, dans ce but. Dans ton corps tourmenté et usé par cinq maladies majeures graves et pénibles, et par une dizaine d’autres mineures, j’ai augmenté ton énergie pour te permettre de faire ce qu’une personne en bonne santé et bien nourrie ne pourrait faire. Et ceci, toujours dans le même but.

    Je voudrais que cela soit compris comme un signe certain. Mais cette génération aride et perverse ne comprend rien. Attention à ce que le Seigneur ne vous donne pas un signe de punition ! Je le peux, si je le veux. Et je te rendrais heureuse, petit Jean, mon petit amour. Je peux te prendre avec moi et laisser ces hommes sans respect ni foi — ou bien peu — trimer sur les miettes de ce que j’avais l’intention de leur donner, des miettes en comparaison de la somme de travail que je pourrais leur fournir.

    Tu n'es rien. Mais je suis entré dans ton "rien", et j’ai dit "Vois, parle, écris." Ce rien est devenu mon instrument. Or ce qui est à moi est toujours consacré et doit être traité comme tel.

    Écoute cette parabole.


    Chez un orfèvre, il y a divers calices en argent, les uns travaillés en bosselage, avec art et ornés d’or et même de pierres précieuses, les autres tirant leur beauté uniquement du métal et de leur forme simple et évasée, tels des calices de lys sur une fine tige.

    Des acheteurs entrent et regardent. Un grand nombre d’entre eux, de riches seigneurs, achètent des coupes pour leur somptueuse demeure. Ils prennent les plus belles, tout incrustées, bosselées et ornées de pierres précieuses. Puis ils s’en vont. En dernier lieu, un humble prêtre acquiert, avec les oboles de ses paroissiens, un simple calice d’argent. C’est le plus simple, le plus humble, à l’instar de ce prêtre et de l’église qu’il dessert. Aussi humble que le permet la maigre somme des offrandes, accumulées pièce par pièce.

    Le pauvre prêtre emporte son trésor. Il est tout heureux à la pensée que Jésus descendra avec son Sang et son Corps, son Ame et sa Divinité, dans ce nouveau calice, plus digne de lui — le Très Saint — que ne l’était l’autre, en mauvais état à la suite de dizaines d’années d’usage. Il ne peut attendre le dimanche matin pour l’utiliser, le poser sur la pierre sacrée, prononcer sur lui les saintes paroles: "Ceci est le calice de mon Sang..." Oh! Comme ce calice est saint à ses yeux et à ceux des fidèles, puisque leur foi y reconnaît le Sang de Jésus Christ, le Sauveur, le Verbe de Dieu, le Fils du Père éternel! Il resplendit, non pas de son argent étincelant et tout neuf, mais de la Lumière qu’il renferme!

    Maintenant, dis-moi: si un voleur pénétrait, de nuit, aussi bien dans les riches demeures où l’on a apporté les magnifiques coupes que dans cette église où une pauvre armoire renferme ce simple calice en attendant qu’il puisse être utilisé à l’aube pour la messe quotidienne, quel serait le plus grand vol? Celui des riches coupes? Non, mais ce dernier.

    Car il ne s’agit plus de vol, mais d’un sacrilège. En descendant dans ce calice, je l’anoblis d’une noblesse qui surpasse toute autre noblesse de prix, de travail, de matière ou de beauté. Il est sacré parce que, moi, je l’ai choisi, et c’est ainsi qu’il doit être considéré; il faut donc l’utiliser comme tel, avec respect.

    Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

    Mais en voilà assez. Le petit Jean est exténué. Il est plus content d’avoir obtenu quelque chose... Tu es une grande mendiante! Mais encore plus exténué. Allez! En paix.

    Apprends à saluer comme je te l’ai enseigné (le 3 novembre). Tu ne le fais que rarement et tu oublies toujours de l’écrire en entête de tes lettres. Souviens-t-en.

    Que ma paix soit avec toi.»

    Il a raison. Je l’oublie, bien que cela me plaise tant ! Je suis étourdie!

    Il me déplaît beaucoup de voir Jésus mécontent. Il est mécontent de quelque chose qui se passe dans notre cercle le plus restreint. J’en suis certaine.

    Que j'ai hâte de "voir" cette nouvelle scène de sa vie d’enfant! Mon Jésus! Pour me faire écrire ceci, il m’a fait bouger avant le jour parce que, ensuite, il ne reste plus de temps libre. Il est maintenant 8 h et les allées et venues commencent...

    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta





    Ceci est le Calice de Mon Sang


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta :" Les Epines deviennent Bénédictions "

    Message par Maud le Sam 20 Fév - 7:15




    Jésus demande à l’écrivain, toujours plus malade, de remplir de ses souffrances son berceau de Bethléem, afin qu’elles se convertissent en grâces et en bénédictions pour l’humanité.


    Le 6 décembre

    Je vais toujours plus mal. Depuis trois jours, ma douleur à la région splénico-rénale gauche est si atroce qu’elle m’arrache des cris lorsque je bouge et, si je reste tranquille, c’est comme un chien qui me rongerait à l’intérieur ou comme s’il s’y trouvait un énorme abcès. Je suis même gonflée à cet endroit.

    En outre, j’ai depuis hier des souffrances encore plus aiguës aux deux poumons, si bien que chaque respiration m’est extrêmement pénible et difficile. Hier, à 15 h, j’ai vraiment connu un moment de découragement... et j’ai pleuré à l’idée qu’il me faudra peut-être mourir ici, seule et loin de chez moi...

    Pourquoi êtes-vous si loin? Pourquoi avoir accepté de venir ici? Quelle pitié ai-je donc eue pour avoir fait ce sacrifice pour les autres? Aujourd’hui que je suis comme cela, dans un état grave et isolée, eux sont partis et adieu!

    Mais patience et allons de l’avant...

    Heureusement que je reste dans les bras de Jésus. Voici peu de temps, je me plaignais à lui:

    « Seigneur, lui disais-je, je vais toujours plus mal. Et toi, par pitié pour mon état, tu ne dictes plus rien. Nous ne sommes plus libres et n’avons plus le moindre espoir de pouvoir partir. Que faire? »

    Il m’a alors répondu, en m’attirant à lui (oh, que c’est doux!):

    «Remets tout dans mon pauvre berceau de Bethléem. Tu as si froid. Tu as tant d’épines. Tu manques de confort. Tu es si seule. Tu souffres tellement. Donne-moi ton froid, tes épines, ton inconfort, tes solitudes, tes souffrances. Emplis-m’en mon pauvre berceau. Au contact de l’Enfant-Dieu elles deviendront autant de bénédictions et de grâces.

    Je veux que le berceau en soit rempli, car le monde a besoin de grâces d’amour et de miséricorde. Je veux inonder le monde de miséricorde, et celle-ci doit déborder de mon berceau Mais ce qui l’emplira, ce sont l’amour et la générosité de mes âmes victimes, des âmes qui sont vraiment mes épouses. Va en paix. Je suis avec toi. »

    Dans ce cas... en avant!

    Mais pitié, Jésus! Un peu de pitié pour nous aussi, les victimes!

    Tu as eu Simon de Cyrène et les saintes femmes, Véronique et l’amour de ta Mère et de Jean.

    Donne-moi au moins mon directeur spirituel et ma maison.

    Permets que je meure avec lui à mes côtés et chez moi.

    Puis fais ce que tu veux de moi, ce que tu veux, comme tu le veux.


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    L' Enfant Dieu  , au contact de qui les Epines deviennent Bénédictions


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " La grande Souffrance est spirituelle

    Message par Maud le Dim 21 Fév - 9:10




    Deux courtes dictées de Jésus: la première porte sur les hommes qui veulent sans cesse juger, la seconde sur la manière de réconforter les personnes qui traversent de grands malheurs.


    1ère dictée ..


    Le 10 décembre


    Je suis tombée hier soir dans un sommeil souffrant après vous avoir écrit la lettre qui, je l’espère, vous sera remise aujourd’hui — et je prie Dieu de vous éclairer pour que vous puissiez l’interpréter convenablement, en vous remettant dans nos conditions ici, qui sommes reclus, avons besoin de clarifications que vous seul pouvez apporter et sommes extrêmement déçus par votre réponse sibylline du 6 décembre: elle nous a réellement ébahis et découragés. Que je souffre, maintenant, quand on vient, notamment si je dois lutter contre la torpeur parce qu’il y a du monde, etc.! J’en suis sortie aux premières lueurs de l’aube. Je me mets aussitôt à prier et Jésus vient.

    Jésus s’est servi de ce temps de pause publique, pour ainsi dire, pour donner une instruction privée à sa pauvre Maria. J’en indique la partie que Jésus veut. Le reste est mon secret et demeure en moi pour toujours.

    Ce matin, il répond à mes réflexions mêlées de découragement sur l’incompréhension que je subis:

    «Les meilleurs eux-mêmes commettent des fautes. Seul Dieu est parfait. Les hommes ont néanmoins voulu trouver des imperfections même en moi et, pourrais-je dire, systématiquement, ils ont donné à chacun de mes actes des sens différents du véritable. C’est pourquoi je leur ai enseigné: "Ne jugez pas." Observe, mon âme, que les hommes sont si pécheurs et si pétris d’orgueil — même sans le vouloir, en y répugnant au contraire — qu’ils s’arrogent le droit d’attribuer à Dieu des actions qui, en réalité, sont voulues par eux seuls et non par Dieu; si c’était vraiment moi qui les voulais, leur nature injuste et leurs conséquences funestes donneraient aux hommes raison de critiquer Dieu. Quand finiront-ils par comprendre et croire fermement que Dieu est Bonté, Patience, Justice, Amour, jusque dans les moindres choses? »

    Je reste pensive après cette leçon. Ensuite, j’ose réitérer une question, moi qui déteste demander quoi que ce soit à Jésus. J’aime le laisser libre de m’instruire comme il le veut et sur les sujets qu’il souhaite. Mais le Père Pennoni a insisté, la dernière fois encore, à ce propos. S’il s’agissait de quelqu’un d’autre, je laisserais tomber. Mais lui...

    Jésus a un bon sourire (quoique sérieux), et dit:

    «Si ces personnes sont véritablement religieuses, elles doivent trouver dans la certitude que leurs quatre défunts ont trouvé une mort tragique dans la grâce de Dieu un soulagement à leur douleur la plus élevée. Je dis bien: la plus élevée. (Ecris très clairement). La douleur humaine s’exprime de façon plus bestiale. Elle arrache des gémissements aux saints eux-mêmes. Ceci (écris lentement mais clairement) devrait toujours être pris en considération par ceux qui écoutent les survivants s’épancher et jouent le rôle de consolateurs.

    La souffrance la plus élevée est spirituelle. Elle est très vive chez ceux qui ne sont pas morts à l’esprit parce qu’ils s’en sont nourris des années durant. Ce dernier unit à la peine humaine d’avoir perdu une aide et une personne aimée celle de l’incertitude sur le sort éternel du défunt. Non: il n’en va pas ainsi pour le cas [dont nous parlons]. Qu’il apaise sa douleur par la certitude de retrouvailles éternelles.

    Mais dis à celui qui a demandé cette réponse de ne pas être un pilote incapable, un capitaine de navire (va lentement, mais écris clairement) oublieux des normes de navigation les plus élémentaires. Une âme bouleversée par un choc tragique est comparable à un navire pris dans une violente tempête. Elle a besoin d’être secourue et allégée, sans pester à cause de son incapacité à sortir de la tourmente pour entrer dans des eaux plus calmes. Or quel pilote, quel capitaine de navire serait l’homme qui saurait uniquement bloquer encore plus ce pauvre bateau par des manœuvres théoriques, pas toujours exactes et parfois néfastes, surtout dans certains cas?

    Si, au lieu d’amener les voiles, il les ouvrait toutes grandes, ne rendrait-il pas son navire davantage la proie des vents? Si, au lieu de l’alléger pour lui permettre de fuir au plus vite, il l’alourdissait en disant: "Ainsi, il restera plus facilement immobile ", n’en décrèterait-il pas le naufrage? Il en va de même des âmes en tempête. On doit les alléger, comprendre leurs réactions et leurs besoins, ne pas en augmenter le désarroi par d’injustes condamnations.

    Oh, comme l’on condamne facilement et rapidement! N’ai-je pas été moi-même condamné à plusieurs reprises comme démon? Il est facile de déclarer: "Tu es possédé." Mais n’est-ce pas plutôt le cas de l’accusateur, qui manque à la charité et à la justice?

    Prenez-moi comme exemple une fois de plus, moi qui suis votre Maître. Marthe et Marie, bouleversées par la douleur, reprochaient à Jésus de n’être pas venu aussi rapidement qu’elles le désiraient pour empêcher la mort de Lazare. Est-ce que, à mon tour, je leur en fais le reproche? Non. Je les caresse et je les réconforte.[387] Je sais comprendre les âmes bouleversées, et compatir. Apprenez à en faire autant.


    Il est possible que celui qui t’envoie obtenir cette réponse veuille encore savoir comment soulager cette pauvre âme en tempête. Cela est bien facile! En demandant de souffrir pour adoucir sa souffrance et lui rendre paix et lumière. Se charger des fardeaux des autres, se placer soi-même sur les croix des autres pour les décharger de leurs fardeaux et les descendre de leurs croix. C’est ce que j’ai fait. Agissez de même.

    Mais cela suffit, maintenant. Prends du repos dans ma paix et calme la souffrance de Jésus, due à tant de fautes et de manquements des hommes, en chantant comme un oiseau, joyeux sous le soleil, la berceuse de ma Mère. Tu possèdes le soleil: moi. Je te bénis. »


    (Note personnelle: le Père Pennoni m’avait soumis ce cas le 8 novembre, jour de mauvaise augure. Trente jours durant, Jésus a gardé le silence à ce sujet. Il a attendu ce matin pour en parler.)


    Fin de la 1ère Dictée ….



    Cahiers de 1944 -  Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Croix du Christ pour les Souffrants du Pêché


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Vision de l' Armée céleste des Anges"

    Message par Maud le Lun 22 Fév - 12:13




    Deux courtes dictées de Jésus:

    ( voir hier la 1ère dictée )

    2ème Dictée


    Le 13 décembre

    Sainte Lucie, que j'ai tellement priée pour qu’elle me fasse le cadeau du retour[*389], m’offre au contraire une vision céleste qui débute pendant que, avec Marta, je récite le rosaire et les prières de Fatima.

    Je vois un ciel nocturne constellé d’étoiles, un beau ciel d’orient d’un bleu saphir presque noir couvert de grappes d’astres lumineux; un paysage nocturne qui dort sous la nuit; de petites maisons blanches, toutes fermées et silencieuses. Il y en a une, au devant, qui est presque carrée, avec sa terrasse et son espèce de petit dôme, si net que je pourrais, si j'en étais capable, en décrire les moindres détails. Le paysage ondule légèrement, comme s’il se situait dans un doux vallon entre des collines.

    Du ciel descend toute une procession d’anges d’une blancheur lumineuse, incorporels et pourtant sensibles à l’œil humain. Ils sont magnifiques. Ils forment une courbe en se dirigeant du ciel vers la terre, vers la petite ville paisible et endormie; la nuit devient plus claire en raison de la lumière des corps angéliques. Les deux premiers, superbes au-delà de toute description, descendent rapidement, mais sans bouger les ailes, les mains croisées sur la poitrine, le visage incliné vers la bourgade et étincelant d’amour surnaturel. Puis viennent tous les autres, une foule innombrable!

    Je ne sais s’ils faisaient de la musique en fendant l’air ou par leur palpitation d’amour. Probablement l’un et l’autre. Ce qui est certain, c’est qu’elle n’avait rien d’un chant matériel, qui nécessite paroles, cordes vocales, voix et art. Et du fait que cette musique était immatérielle, elle était infiniment belle, d’une beauté indescriptible... Je ne peux retenir ce chant non humain. Mon cœur en est rempli, mon âme exulte, toute ma peine s’en trouve effacée, mais je ne saurais en répéter une seule note. Je ne sais pourquoi, je pense à ce chant dont mon saint Jean annonce qu’il sera chanté uniquement par ceux qui auront suivi l’Agneau, par les cent quarante-quatre mille sauvés qui ne se seront pas souillés avec la chair...

    L’armée céleste, pure et harmonieuse, passe et repasse sur sa trajectoire qui unit la terre au ciel. Je vois les anges disparaître après avoir effleuré la terre, puis redescendre comme s’ils faisaient une roue de vols du trône de Dieu à la bourgade...

    Jésus me dit alors — mais sans m’apparaître — : « Voici le premier réconfort apporté à ta souffrance en ce temps de Noël: le chant qui remplissait les horizons la nuit qui m’a vu naître. Les anges chantent, de tout leur amour: "Paix aux hommes de bonne volonté. "Ils te chantent la paix, à toi. Réjouis-t’en. Je te bénis. »

    J’ajoute maintenant — soit vingt-quatre heures plus tard, le 14 décembre au soir — que je suis encore tout heureuse de cette vision pacifique resplendissante, pacifique et harmonieuse... Et j’éprouve encore une joie — moindre certes, mais une joie quand même — car, au cours de mon bref sommeil, j'ai rêvé de quelque chose de festif, comme une promesse qui serait accomplie dans dix jours. Je ne me rappelle plus ce dont il s’agit ni de qui elle vient, car Toi[*390] m’a réveillée en me faisant tellement sursauter que je n’ai pu en voir la suite ni m’en souvenir avec exactitude. Mais, je ne sais pas... j’ai aussi dans le cœur cette étincelle de joie.

    N’allez pas dire: « Elle ne va tout de même pas commencer à croire aux songes? » Malheureusement, vous voyez vous-même que ceux des 22, 24, 26 et 28 novembre[*391] ont été plus que confirmés par les faits. Je sais par expérience que l’avenir m’est annoncé, depuis ma petite enfance, pendant mon sommeil.


    (*389) Le retour à sa maison de Viareggio, puisque la période d’évacuation ~ S. Andrea di Còmpito se poursuit. Voir la note 139.
     (*390)C’est le nom de la petite chienne
    (*391)Voir le 29 novembre.



    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Armée céleste des Anges


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " L' Esprit Saint , Maitre et Guide "

    Message par Maud le Mar 23 Fév - 7:28




    Jouer aux docteurs est facile, mais il ne faut pas leur obéir sans intelligence. Que de docteurs veulent se substituer à Dieu!


    Le 15 décembre


    Jésus dit:

    « Beaucoup, et même trop de gens se croient permis d’élever la voix en mon nom pour s’adresser à leurs frères. Il est facile de donner des leçons. Mais il est bien plus ardu de jouer le rôle des élèves, il est vraiment difficile d’être un élève patient, il est même dangereux d’être un élève obéissant à tout donneur de leçons.

    Ne sois pas surprise de ce que je te dis là. L’obéissance est sainte. Mais l’on ne doit jamais être inintelligent. Davantage: il faut demander à l’Intelligence d’éclairer l’intelligence de chaque individu, de la guider:

    "Veni Creator Spiritus, mentes tuorum visita... Deus, qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in eodem Spiritu recta sapere et de ejus semper consolatione gaudere... "[*
    392]

    Ne vous ai-je pas dit plusieurs fois à vous tous, par le biais de ce que j’ai enseigné aux apôtres et aux disciples, que vous auriez l’Esprit Saint comme Maître et comme Guide pour toutes les choses supérieures, ainsi que pour celles supérieures aux ordinaires? On prie trop peu cet Amour ineffable, cette Lumière divine, cette Intelligence parfaite, notre troisième Personne qui en crée et complète la Nature unique et trime.

    Sais-tu, mon petit Jean, ce qui t’a valu une telle lumière? L’amour, oui, pour ton Jésus, mais également ton grand amour pour l’Esprit Saint. Tu l’as reçu par les mains de l’un de mes saints[*393], et il est venu en toi en plénitude et activement, trouvant en toi un terrain propice pour créer "le grand arbre qui s’élève jusqu’aux cieux et sur lequel les oiseaux trouvent refuge, réconfort et nourriture."

    Les racines de cet arbre s’enfoncent dans le sol, autrement dit dans la connaissance humble et sincère de toi-même et de ton néant; il se nourrit d’humilité, unique humus vraiment favorable à cet arbre de sainteté, dont les frondaisons s’élèvent vers l’Amour, vers le Soleil qui réchauffe, et se ramifient dans un rayon toujours plus large pour devenir amour pour ses semblables.

    En raison de ton amour pour l’Esprit Saint depuis ta première rencontre avec lui, il t’a aimée d’un amour tout particulier, il t’a protégée et formée, il t’a guérie de l’humanité, sauvée, guidée et élevée. Il t’aime. Tu vis dans le faisceau de sa lumière. Que cette certitude que je t’apporte te soit toujours réconfort et joie! Tu es vraiment fille de notre Trinité, car tu nous as aimés, nous le Père, le Fils et l’Esprit, trine et un, comme peu de chrétiens. Et tu es aimée d’eux. Tu es aimée d’eux.

    Je te disais au début que s’il est facile de donner des leçons, il est bien plus ardu de jouer le rôle des écoliers. Pourtant, la plupart des gens jouent ces deux rôles, et le font mal. Tous veulent être professeurs. Or presque tous sont incapables d’être autre chose que de mauvais élèves. Un grand nombre, en effet, n’obéit ni aux hommes ni à la Parole que Dieu leur inspire; d’autres, au contraire, obéissent passivement aux hommes sans me consulter au préalable. Tu ne dois jamais agir ainsi.

    En ce qui concerne les donneurs de leçons... Que d’Eliphaz, que de Bildad, que de Çophar il y a sur la terre! Comme ils savent faire la grosse voix aux pauvres Job! Mais eux! Mais eux! S’ils se trouvaient dans la situation de Job, ils seraient plus terrifiés et pétrifiés qu'un poussin fasciné par un serpent.

    Maria, te souviens-tu de mon parent Zacharie quand, en habit de docteur, il décrète qu’il est bon que Jésus grandisse à Bethléem et appuie sa thèse sur la perspective de l’éduquer lui-même[*394]? Pour Jésus, Sagesse du Père, né humainement de l’Epouse de l’Esprit, être éduqué, avoir besoin d’être éduqué par un homme! Que d’Eliphaz, que de Bildad, que de Çophar il y a sur la terre! En outre, ils veulent se substituer à Dieu!

    Quant à toi — je t’adresse la phrase que l’on disait aux consacrés d’Israël au nom de Dieu — "marche devant moi, prends ma route et avance".

    Va en paix. Je suis avec toi.

    Ecris l’heure de cette dictée: nous sommes le 15 décembre à 10 heures du matin. Prie pour le monde et espère. Je te bénis. »


    (*392) «Viens, Esprit créateur, visite l’esprit de tes fidèles... O Dieu, qui as instruit le cœur de tes fidèles par la lumière de l’Esprit Saint, accorde-nous de discerner ce qui est bien selon le même Esprit Saint et de jouir toujours de sa consolation...» Extrait de l’hymne en l’honneur de l’Esprit Saint et de l’oraison de cette même fête, selon le Missel en vigueur à l’époque de l’écrivain.
    (*393) Il s’agit d’Andrea Carlo Ferrari (1850-1921), cardinal et archevêque de Milan de 1894 à sa mort. Il fut proclamé bienheureux par Jean-Paul II en 1987. Il confirma Maria Valtorta le 30 mai 1905 (voir "L’autobiographie ", pp. 40-43).
    (*394)" Dans l’épisode "La visite de Zacharie" qui se trouve dans "L’Evangile tel qu’il m’a été révélé ".




    Cahiers de 1944 -  Dictées de Jésus à Maria Valtorta





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    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta :" Viens ! entre et plonge dans Mon Amour"

    Message par Maud le Mer 24 Fév - 7:23




    Un baiser qui est bonheur...


    Le 16 décembre


    Ton baiser...! Oh, béatitude...!


    Jésus donne la raison des quarante jours de silence vécus par l’écrivain.

    L’Esprit Saint: « Je te parle sans cesse.»

    Le 18 décembre


    Jésus dit:

    « Vous donc, docteurs qui n’avez pas mesuré avec justesse l’atroce épreuve de ma Maria, vous à qui sa torture a paru légère et indigne d’être qualifiée "d’enfer", vous qui vous êtes scandalisés de l’entendre être traitée de "malédiction", que pensez-vous de ce jeûne de ma parole? Avez-vous compris pourquoi elle vous a été accordée? Voulez-vous continuer à la mériter? Parlez donc! Et faites-le en pensant que nul n’en a été aussi touchée qu’elle, ma petite voix.

    Vous ressemblez à ces pierres, éloignées du bassin rustique de sources alpestres, qui sont aspergées et brillent sous les éclaboussures de la source qui jaillit du flanc de la montagne; elle, en revanche, est le bassin qui recueille toutes ces eaux, elle en résonne, elle en est remplie, elle existe dans ce seul but et, si elle en est privée, elle n’est plus qu’une chose désolée, sans raison d’être.

    Elle a pourtant connu son heure de torture par la privation de la parole, pour les buts que je me propose et pour sa formation. Ceci dit afin que vous sachiez que les âmes qui se donnent à moi sont comme du fer que le feu rend souple; elles doivent se laisser travailler, plier, affiner dans tous les sens du terme, selon ma volonté: devenir dociles quand il s’agit de recevoir pour donner, ou de rester sans leur trésor, c'est-à-dire moi; quand il s’agit de recevoir pour elles seules, ou de recevoir sans pouvoir garder pour elles ne serait-ce que l’écho d’un mot, la douceur que laisse ma parole, semblable à ce goût sucré qui reste sur la langue après avoir sucé un rayon de miel; dociles encore pour reprendre leur mission.

    Elles doivent être  toujours dociles, ces chères âmes bien-aimées que mon amour torture pour les rendre sans cesse plus siennes, et qu’il torture pour vous: pour que vous, vous m’apparteniez un peu plus.

    Qu’avez-vous pensé de mon silence? Ne vous y êtes-vous pas montrés récalcitrants, vous ne êtes-vous pas cabrés comme des chevaux capricieux, n’avez-vous pas trouvé rude ce mors serré qui réfrène votre désir d’obtenir davantage? N’avez-vous pas manqué de charité et de justice en attribuant à ce silence une signification qu’il n’a pas: une punition du porte-parole pour quelque péché supposé (par vous)?

    N’avez-vous pas manqué d’humilité et de justice en ne reconnaissant pas que vous vous l’êtes attiré pour diverses raisons, et qu’il est juste que vous l’ayez subi pour comprendre le tourment donné à ce cœur? Ce tourment vous sera donné encore à vous aussi si vous le méritez, en d’autres termes si vous n’employez pas mon don comme il faut, si vous voulez en faire une étude humaine, si vous montrez peu de respect pour le mystère, si vous désobéissez à mes désirs.

    Mais je reprends maintenant mon évangélisation, après quarante jours de silence, parce que je ne veux pas la faire languir davantage, même si je l’ai comblée d’une joie personnelle — mais cela ne lui suffit pas, car elle a compris ce qu’est l’Amour, or l’amour veut donner, c'est-à-dire qu’elle veut être pleine de joie pour tous, et non pour elle seule —. Que cela discrédite jusqu’à la moindre idée latente dans quelque cerveau que ce silence ait pu provenir d’un manque d’inspiration.

    Que vous soyez présents, vous autres mortels, absents, éloignés ou proches, vous n’êtes rien pour elle. Moi seul, je suis. Moi seul. Quand bien même elle serait seule au monde à subsister de la race d’Adam, elle serait mon porte-parole si je le voulais, pour les livres éternels. L’homme est une larve sans pouvoir ni voix dans ce ministère. Dieu seul est. Il est l’Auteur et la Volonté de cet événement.

    Si seulement vous étiez en mesure de comprendre et de croire! Méditez et devenez meilleurs. Allez! Et soyez-moi reconnaissants d’avoir fait preuve de miséricorde à votre égard et de reprendre la divulgation de mon don. »

    Une voix toute légère, douce, gaie. Le seul fait de l’entendre comble d’allégresse. C’est la voix de l’Esprit Saint, la plus immatérielle, la plus joyeuse. Lumière et délices, paix et joie pénètrent avec elle au fond du cœur et envahissent tout l’être.

    Oh, le paisible baiser de cette Voix de l’Amour!

    A son appel, je réponds: «Me voici » et je l’interroge: « Pourquoi as-tu si longtemps gardé le silence? Pourquoi parles-tu si rarement? »

    Il me dit alors: « Non, je ne garde pas le silence, je ne parle pas rarement. Je te parle sans cesse, je ne me tais point. Je parle pour tous. Je te parle à toi seule. Je parle par les lèvres du Verbe et j’utilise la langue de Marie, ma très sainte Epouse, pour te transmettre mes leçons. Je parle par le biais des visions et par les harmonies que je t’envoie du ciel. Je parle par les consolations et les baisers de paix par lesquels je t’élève le cœur à des hauteurs qui ne sont pas humaines.

    Je parle en recouvrant les aspects et les voix du monde en étant Amour pour toi. Il n’est pas un instant où je ne m’occupe pas de toi. Tu crois que les Autres viennent. Non. C’est moi qui te conduis aux Autres, moi qui suis l’Amour.

    Par mes sept dons je te fortifie et je te purifie, je te rends pieuse et capable de voir, humble et savante d’une science non humaine, je te guide et te conseille, j'ouvre ton intelligence et j'y instille la Sagesse, autrement dit la reine dont le ciel est le royaume.

    Viens, entre, plonge-toi dans l’Amour. Tu dois être ardente pour être en mesure de recevoir . Tu dois être pure pour laisser la Lumière transparaître. Un séraphin a purifié les lèvres du prophète. Mais c’est l’Amour lui-même qui accomplit la purification des âmes porte-parole.

    Je te bénis pour te rendre capable d’être toujours plus "forte", forte contre tous les pièges que le Tentateur avance pour nuire aux instruments de Dieu et les profaner en les souillant.

    Sois pure et enflammée comme une étoile. Va en paix. »


    Cahiers de 1944 - Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Fusionner dans l' Amour de Jésus


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta :" Dis : qu'il faut avoir Confian ce en Moi"

    Message par Maud le Jeu 25 Fév - 7:00




    Courte dictée pour le Père Pennoni sur les docteurs difficiles, sur l’amour et la puissance de Jésus pour les âmes de bonne volonté.


    Le 26 décembre

    J’écrirai plus tard la chronique de ces cinq jours. Pour l’instant, j’écris ce que je reçois pour le Père Pennoni.

    Jésus dit:

    « Dis-lui en mon nom: Gamaliel, Nicodème et Saul étaient "des docteurs difficiles ", et ils tentaient de s’expliquer le surnaturel — qu’ils connaissaient et s’expliquaient d’une manière théorique uniquement — par le surnaturel.

    Mais, même dans leur erreur, il leur restait un fond qui la rendait non maligne — ce que je n’aurais pas pardonné, car c’est la malice qui me répugne —. Il s’ensuit que, lorsque ma grâce les saisit, ils devinrent, l’un celui qui a défendu mon premier martyr, l’autre celui qui m’a détaché de la croix, le troisième celui qui a prêché aux païens avec la force d’un ouragan de grâce.

    Dis-lui cela. Et qu’il ait confiance en moi. Je peux tout ce que je veux. Je veux tout quand je vois humilité, volonté et droiture. Qu’il m’aime. Plus il m’aimera, plus il comprendra les miracles du Christ. Dis-lui cela. Que ce soit ton adieu de sœur ainsi que mon viatique.

    Dis-lui encore: "Il y a un Mendiant qui te demande un pain et de l’eau pour une foule d’affamés et d’assoiffés, non pas pour lui même. Il te demande ta souffrance présente. C’est Jésus...

    Va et demeure dans ma paix.

    Je te bénis.»


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Confiance en Jésus


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " L' Eucharistie , grand Miracle de Dieu "

    Message par Maud le Ven 26 Fév - 7:26




    L’Eucharistie est le plus grand miracle de Dieu. Pendant la communion, l’écrivain voit Jésus à la gauche du prêtre: c’est un enseignement de foi, de respect et d’humilité envers l’Eucharistie et aussi envers le prêtre.



    Le 27 décembre



    En recevant la communion de la main du Père Migliorini, je retrouve ma joie eucharistique que Compito avait supprimée: la présence visible de mon Jésus aux côtés du Père Migliorini.[*396] Je souris à mon doux Jésus vêtu de blanc... et pendant que je rends grâce, je me demande pourquoi il se tient à gauche du Père. Il me semble que sa place devrait être à droite.

    Jésus satisfait mon désir d’obtenir un éclaircissement, et il me répond:

    « Mon attitude est un enseignement de foi, de respect et d’humilité. Comment me vois-tu? En vêtements glorieux? Non, tu me vois en tant que Jésus de Nazareth, le Maître, l’Homme.

    Qu’est-ce que l’Eucharistie? Le plus grand des miracles de Dieu, le plus saint. C’est Dieu lui-même. C’est Dieu parce que dans l’Eucharistie se trouvent le Fils de Dieu, Dieu comme Père, Dieu fait chair par l’Amour — autrement dit par Dieu qui est Amour et par l’opération de l’Amour, c'est-à-dire de la troisième Personne —. C’est Dieu parce que c’est un miracle d’amour et, là où l’amour est présent, Dieu est présent. L’amour témoigne de Dieu plus que toute parole ou dévotion, action ou œuvre.

    Moi qui suis l’Auteur de ce miracle qui témoigne de la puissance de Dieu et de sa nature — l’Amour —, je rends honneur à ce miracle, pour vous affirmer qu’il est vrai, pour vous affirmer qu’il est saint, pour vous affirmer qu’il doit être vénéré avec le plus grand des respects. Jésus le Maître adore sa Nature divine dans l’Eucharistie. Voilà pourquoi je t’apparais en tant que Maître, et non en tant que Jésus glorieux. Ce dernier ne pourrait rien adorer. C’est à lui que vont les adorations de tout ce qui existe, puisqu’il est le Dieu retourné à son Royaume. Mais le Fils de l’Homme peut encore montrer sa volonté de vénérer l’Arche qui me contient en tant que Dieu — le Pain eucharistique —, et je le fais. Pour vous apprendre à en faire autant.

    Pourquoi est-ce que je me tiens à gauche? Encore une fois à titre d’enseignement. Tant que le prêtre accomplit ses fonctions sacerdotales, il est digne du plus grand respect. Ce qui doit vous l’assurer, c’est le fait que j’obéisse à son commandement et que je descende, en tant que Sang, vous laver le cœur et, en tant que Chair, vous nourrir l’âme.

    Apprenez de moi, qui suis humble, à avoir de l’humilité.

    En voilà assez pour aujourd’hui. Prie. Ecris ce que tu dois car ensuite, petit Jean, il te faut travailler. L’Evangile attend.

    O mon petit Jean! Petite perle née dans le grand océan de la souffrance! Tu es pourtant destinée à être incrustée comme une pierre précieuse dans la couronne du Fils et de la Mère. Les perles sont d’autant plus belles qu’elles se sont formées dans une mer profonde et agitée par de fortes tempêtes qui ravagent les fonds marins. Sans ces dernières, le cœur de l’huître ne s’ouvrirait pas et le noyau sur lequel la douleur incruste le joyau ne se déposerait pas dans la blessure.

    Les larmes, les larmes, Maria! Quel prix ont les larmes! Leur valeur est inférieure d’un degré seulement à celle qu’a eue mon Sang. Vous êtes sauvés grâce au Sang de Jésus et aux larmes de Marie.

    Que ma paix soit toujours avec toi. »


    (*396) Comme dans les écrits du 24 juin et du 11 juillet. L’écrivain était alors rentrée dans sa maison de Viareggio, comme elle le rapportera le 30 décembre.


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta





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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Reconsacrer la maison et la bénir "

    Message par Maud le Sam 27 Fév - 7:29




    Prière pour reconsacrer la maison de Viareggio, où l’écrivain est rentrée d’évacuation.


    Le 28 décembre
    A 12h.

    Jésus dit:


    « Ecris: "Roi très saint, Cœur adorable, mon Maître et mon Seigneur, je te prie d’être le Roi de ma maison. Que ton Cœur plein de miséricorde répande sur elle ses miséricordes — sur elle comme aussi sur ceux qui y habitent —. Que ta Sagesse instruise les cœurs dans la science du Bien, de ton Bien. Que ta Puissance seule y réside ; que jamais une pensée, un acte ou un désir humains ne se substitue à ce que tu veux. A partir de cet instant et à l’avenir, sois le seul à commander, à diriger, à conseiller. Nous te donnons notre âme et notre corps. Qu’ils soient tiens, toujours tiens, pour la terre et sur terre, pour le ciel et au ciel.

    Et toi, Marie, Mère très aimable, Lys de la Trinité, fleuris en cette demeure en y apportant ton sourire et ton parfum de grâce, recueille nos cœurs à l’ombre de ta pureté, enferme-les dans le calice de ton amour maternel, défends nous contre l’enfer et ses légions cruelles en nous serrant sur ton sein inviolé et sur ton cœur immaculé et transpercé. Mère et Reine, sois notre Mère et notre Reine. Que saint Joseph, le fidèle gardien des deux personnes les plus saintes, nous garde nous aussi, puisque nous voulons leur appartenir.

    Toi qui es vigilant et actif, conduis nous et aide nous sur la voie du salut et dans les périls de la vie. Jésus, Marie, Joseph, par votre présence constante, faites de cette demeure une maison de Nazareth. Cœur de Jésus, cœur de Marie, cœur de Joseph, donnez nous votre amour et prenez le nôtre. Sauvez nous maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit il. »

    Tu diras cette prière pour reconsacrer la maison et tu feras bénir chaque pièce.

    Rappelez-vous également, toi et ceux qui vivent avec toi, que là où nous sommes, rien ne doit pouvoir blesser notre sainteté. »


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Maison de Maria Valtorta à  Viareggio


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Merci Jésus , Merci Marie "

    Message par Maud le Dim 28 Fév - 6:07




    L’écrivain peut enfin relater la joie de son retour chez elle, survenu sept jours plus tôt. Sa gratitude pour Jésus, Marie, les saints ainsi que pour les personnes qui lui sont proches avec amour.


    Le 30 décembre


    Pendant que j'attends une lumière du Seigneur, j'obéis à son commandement, que je n’ai pas encore pu accomplir.

    Voici désormais cinq jours que je bénis extraordinairement le Seigneur de la grâce qu’il m’a accordée de pouvoir rentrer chez moi.[397]

    A partir du 11 octobre, l’impatiente que je suis avait tué l’impatience qui ne plaît pas à Jésus et, bien que je n’aie aspiré qu’au retour, j’avais complètement abdiqué toute action qui puisse l’accélérer. J’avais pensé: «Jésus dit: "Ne soyez pas impatients. Consultez-moi pour savoir quand le moment viendra ‘’

    Par conséquent, je ne ferai plus preuve d’impatience et j’attendrai tout de lui. » Je paraissais même indifférente au retour, et peut-être m’aura-t-on cru inconstante puisqu’on me voyait si calme. Beaucoup doivent avoir pensé que, après avoir dit le pire contre S. Andrea, j’avais fini par m’y attacher au point de ne plus être pressée de le quitter. Pour l’amour de Dieu!

    J’en serais partie en glissant par terre comme un serpent! Mais Jésus avait parlé de la sorte, et j’attendais. Je me sentais mourir dans cette glace, cette solitude et cette confusion... Cela paraît contradictoire. Mais c’était comme ça: solitude car mon âme était seule. Confusion parce que je n’avais plus l’occasion de prier en paix, d’écrire, d’être avec Jésus, si ce n’est la nuit. Je me taisais — bien plus, je calmais la hâte d’autres personnes —. Et je chantais... pour ne pas pleurer, pour ne pas tomber dans la désolation, pour ne pas la laisser m’agripper de toute part, car elle me guettait de tous côtés et en toutes choses.

    Puis, le vendredi 22 au matin, survint un fléchissement soudain de mes forces morales accompagné d’un découragement profond comme je n'en avais pas connu depuis des mois. Que j’ai pleuré, ce vendredi matin! J’ai pleuré et supplié Jésus, Marie, tous mes saints... J’étais réellement désolée. Pour passer ce moment terrible, je me suis mise à corriger le fascicule de la naissance et de l’enfance de la Mère. Mes larmes se sont alors séchées devant son sourire d’enfant.

    Puis, à 11 h 30, vint le Père Fantoni[*398]... et la joie du retour! Cela m’a donné un choc. Je n’ai pas pu manger. La fièvre est montée plus haut que d’habitude. J’ai plus travaillé à faire mes valises que si j’étais en bonne santé, j’ai parlé, écrit jusqu’à minuit, et mon âme chantait: « Merci Jésus, merci Marie, merci mes saints, merci, merci! » Ce "merci", je ne cesse encore de le répéter, peut-être même pendant mon sommeil car je me réveille en disant: « Merci, mon Dieu. »

    Le moment du départ arriva ensuite... et celui de l’arrivée. Revoir ma maison... je prévoyais que j’en aurais les nerfs brisés. Je l’ai toujours prévu. Et je ne me suis pas trompée. Ils étaient dans un tel état que, comme un fleuve amer dans un lac de miel, des vagues et des vagues de douleur [sont tombées sur moi]: toute la douleur vécue dans cette maison, toute la souffrance subie pour en avoir été arrachée, la souffrance de ce terrible exil, et encore les souvenirs des jours d’antan, maman et papa morts... et tant d’autres choses...; tout cela m’est arrivé en même temps sur le cœur, ce cœur déjà épuisé par une joie trop vive, et j’ai pleuré, pleuré, pleuré pendant vingt-quatre heures sans pouvoir m’arrêter.

    Il n’en reste aujourd’hui qu’une grande paix d’être ici. C’est comme si la maison m’embrassait... et, avec elle, mes morts; je retrouve en eux "mon" petit paradis perdu en avril, et tous reviennent, tous, comme autrefois. Tous reviennent pour moi.

    Je l’appelle la maison de mon amour, et c’est bien ce qu’elle est. Ici j’ai aimé Dieu, je l’ai connu toujours mieux, jusqu’à la connaissance actuelle que j'ai de lui en tant que son porte-parole. Ici, j'ai reçu les premières caresses qui m’ont marquée, je crois, même organiquement. Ici, j’ai appris à aimer la Mère comme elle doit l’être. Ici, je suis devenue le petit Jean[*399]. Et voici maintenant que Jésus me l’a consacrée en l’appelant "maison de Nazareth ".

    Oh, mon Dieu! Cette joie est trop grande, et je ne sais que te donner en échange! En outre, qu’offrir à ceux qui, en ton nom et par amour pour toi tout comme par bonté à mon égard, m’ont procuré une telle joie? Je ne sais donner qu’amour, obéissance et prière. Fais le reste toi-même, puisque tu es le Roi.

    Ce qui ajoute encore une saveur spéciale à tout cela, c’est ta bonté qui m’avait annoncé dix jours avant: « Dans dix jours tu seras... »

    J’aurais été bien heureuse, grâce à ta bonté à celle de mon Père tellement désiré, et à celle de cette âme douce et fraternelle qu’est sœur Gabriella.. [*400]

    Ma sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus a écrit: « Bien des choses de cette Vie ne seront pas lues sur terre. » Je le dis moi aussi: bien des choses seront écrites au ciel et connues là-haut. La charité de ces deux bonnes personnes sera inscrite dans le cœur de Dieu, là où elle ne s’effacera pas et où elle recevra sa récompense. Qu’ils soient bénis, et que soit béni celui qui les a formés : Dieu, notre Seigneur.


    (*398) Prêtre de l’ordre des servites de Marie qui assurait la liaison entre l’écrivain et le Père Migliorini pendant la période de l’évacuation. (*399) Voir la note 32.
    (*400-)Sœur stigmatine de Camaiore, déjà rencontrée le 22 juin.



    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta






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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Douleur de Marie , Souffrance de Jésus"

    Message par Maud le Lun 29 Fév - 7:16




    Pendant que l’écrivain récite le rosaire, Jésus lui montre de
    nouveau ses souffrances des quatre premiers mystères.


    Le 2 janvier 1945

    Je n’ai pas de vision particulière. Mais à l’aube, alors que je récite le rosaire — les mystères douloureux puisque nous sommes mardi —, Jésus me représente de nouveau ses souffrances des quatre premiers mystères. Toute la torture de Gethsémani, de la flagellation, toujours atroce   je dirais même que, plus on la regarde, plus elle paraît atroce  , du couronnement d’épines défile devant mes yeux, et cela me fait souffrir des souffrances de Jésus.

    Du quatrième mystère, j’ai seulement vu Jésus monter en chancelant une ruelle étroite et mal pavée qui mène à la Porte de la Justice, l’une des nombreuses dénivellations de Jérusalem. Il y a là deux marches rudimentaires pour franchir un passage trop raide. Y monter, pour un Jésus exténué et chargé de sa grande croix, longue et pesante, fut un grand effort.

    Il transpirait, haletait et semblait à deux doigts de tomber.

    Je n'ai rien vu de plus.


    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Douleur de Marie , Souffrance de Jésus


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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta: " Vision de St François et ses compagnons"

    Message par Maud le Mar 1 Mar - 7:42




    Vision de saint François en compagnie de quelques confrères, et le pain de sœur Amata Diletta di Gesù.
    “C’est moi qui suis ton supérieur."


    Paroles de Jésus pour sœur Gabriella di Maria Immacolata
    .
    Le 10 janvier 1945


    Dès mon réveil, une étrange vision se présente à moi.

    Je vois une grande salle; elle est longue, étroite, basse et sombre, avec une seule petite fenêtre sur l’une des parois étroites. Tout au fond, près du côté opposé, une petite porte à demi-ouverte laisse entrevoir un bien pauvre couloir à peine éclairé par un peu de lumière qui pénètre par quelque embrasure que je ne vois pas. Dans cette pièce — qui ressemble davantage à un couloir qu’à une salle —, se trouve une longue table rustique: elle est faite d’un axe haut et raboté — sans autre couleur que celle du bois naturel qu’un long usage a assombri — soutenu par quatre paires de pieds, des pieux ronds disposés comme ceci     aux deux extrémités et au quart de la longueur de la table. Un grand crucifix est accroché au mur.


    Sept franciscains sont assis autour de la table: saint François, émacié et pâle comme toujours; frère Elie, beau, jeune, les yeux noirs impérieux, les cheveux noirs abondants... ah, je lui trouve une mauvaise ressemblance avec Judas, tant dans les traits que, surtout, dans les manières. De plus, il est grand. Puis vient frère Léon : jeune, pas bien grand, le visage bon et joyeux. Ils sont à côté de François.

    Après Léon vient Masseo, un peu corpulent, déjà d’un certain âge, paisible. Ensuite trois petits frères que je crois être novices ou convers: ils restent en silence, ils sont humbles, ont l’air emprunté, et sont vêtus encore plus pauvrement que les quatre autres frères puisqu’ils n’ont pas de manteau. Ils mangent dans des plats d’étain des légumes bouillis et du pain bis. A ce qu’il me semble, ce doit être des brocolis ou du chou rouge.
    Frère Elie dit: "Qu’il est bon, ce pain! Il a un goût spécial. On dirait un gâteau. Je ne sais pas... "

    Frère Masseo : "Un gâteau, et il est juteux comme de la viande. Il nourrit, il restaure. Il est aussi complet qu’un repas tout entier."

    Frère Léon: " Et la sainte hostie? Je n’y ai jamais trouvé une telle saveur. Une légèreté incorporelle qui s’est dissoute en douceur... Oh, une délicatesse de paradis! ‘’

    "Je vous ferai connaître la femme qui fait ce pain et ces hosties. Ne faites pas attention à son aspect: elle est plantureuse et joyeuse, mais dissimule son austérité sous son sourire simple. Sœur converse, elle fait le pain et veille aux repas de ses sœurs. Mais je sais de connaissance sûre qu’elle ne s’alimente que fort peu, ne prenant que le plus répugnant et le plus méprisé par les autres. En outre, sa nourriture a beau être insuffisante, elle la laisse aux plus faibles physiquement et spirituellement, et n’accorde à sa faim et à sa fatigue que ce qui est répugnant pour l’homme. Elle mériterait d’être appelée Jean-Baptiste!

    Dans son désert de vraie clôture — c’est un désert en elle-même, car la clôture est un désert uniquement si on le veut, autrement dit si l’on sait vivre avec l’Unique —, elle se nourrit de sauterelles et d’escargots pris dans les légumes du potager et rôtis à la flamme du four. Et elle rit, elle chante, elle est joyeuse comme une alouette libre. La voici. "

    Avec curiosité, tous les frères se retournent vers la porte entrouverte. Entre une belle sœur, jeune (trente ans environ) et robuste.

    Tout sourire, elle pose sur la table une cruche d’eau et un bol en bois. Elle porte un habit marron tirant sur le rouille aux larges manches, rectiligne; devant et derrière, son scapulaire descend jusqu’à terre. Je ne vois pendre ni cordon ni ceinture, car elle porte un petit manteau court qui va jusqu’au côté; il est rond et serré au cou par une épingle en bois. Sur la tête, des bandes lui enserrent le front en le recouvrant jusqu’aux cils, lui entourent les joues et descendent jusqu’au scapulaire. Au-dessus, un voile noir forme une cape, comme cela riants. Elle a un beau visage rose, rond, des yeux noirs et et vifs, de belles dents saines et robustes. De taille moyenne, elle est robuste. "Voici sœur Amata Diletta di Gesù ", dit François qui ajoute: "Mes compagnons voudraient savoir ce que tu mets dans ton pain pour qu’il soit si bon et comment tu fais les hosties pour la sainte messe. Elles n’ont rien à voir avec les autres. "

    La sœur rit et répond vivement: " C’est mon épicier qui m’en donne l’arôme.

    *De quel arôme s’agit-il?

    *La Charité de Jésus, le Seigneur, mon Epoux."

    Je n’en vois pas davantage. Tout s’arrête sur le visage de sœur Amata Diletta di Gesù, qui resplendit en disant ces mots.

    Alors que le P. Migliorini[*1] me parle encore, avant la communion, voici que le Maître m’adresse lui aussi la parole. Il est si impérieux que je laisse le Père en plan pour m’occuper de Jésus. Il me dicte:

    "C’est moi ton supérieur. Sens-tu ma grâce en toi? Me sens-tu dans ton cœur, sais-tu que je t’approuve? Et alors? Ne suis-je pas le Supérieur des supérieurs? Ne suis-je pas, moi, ta clôture? Est-ce que ton amour pour moi et le mien pour toi n’en forment pas les grilles et les portes?

    En est-il qui butent sur la dureté des besoins? Pourquoi cela? Par orgueil et égoïsme. Oh, la sainte pauvreté qui fut la mienne! Oh, la sainte pauvreté qui fut la mienne! Oh, sainte Charité que je suis!

    Je viens de te donner une lumière, à toi qui souffres. Sœur Amata Diletta di Gesù qui t’appartient, à toi plus qu’aux franciscains. "

    Hier soir, Jésus m’a dicté pour sœur Gabriella [*2]:

    " Je te salue, Maria Gabriella de ma Mère. Je ne connais pas de salut plus doux.

    La "parole d’or" ? Oui. Je la mets là où quelque chose souffre, quelque chose d’encore humain... que je veux abolir. Je le brûle donc par l’or enflammé de ma charité. Ne pas être aimés, mais aussi être craints et incompris, voilà le sort que j'assigne à ceux que je privilégie, afin qu’ils me ressemblent davantage et n’aiment que moi. Toute affection donnée ou reçue — humainement parlant — est comme une molécule d’impureté dans l’amalgame d’une barre d’or.

    L’or, me diras-tu, n’est jamais pur. Il est toujours mêlé à d’autres métaux pour pouvoir le travailler. Je le sais bien. Mets-y de l’argent: des larmes. Du platine: de la souffrance. Mais n’y ajoute jamais de cuivre: de la rancune, jamais d’étain: la fatigue. Jamais, au grand jamais, du fer ou du carbone: le désir d’être aimée et celui d’être comprise. Tu souillerais ton or.

    Quand tu ne seras plus qu’or, platine et argent, tu attireras tout le monde à toi. Car tu crois, Gabriella di Maria, que c’est seulement lorsque l’on n’est plus qu’une flamme qui brûle pour brûler, sans se soucier de qui brûle ni pourquoi, alors tout se tourne pour regarder la lumière. Pourquoi? Car cette lumière qui brûle ainsi, — comme ton François disait: "Sans désir d’être aimé" — reflète le ciel et la Face de Dieu, se fond dans le Feu qu’est Dieu, aime toute chose en lui et par là devient lumineux de Dieu. Ce n’est plus une âme qui aime, c’est Dieu qui aime dans une âme. Je peux te le dire: tout alors converge vers nous, le bon "tout", un peu moins le moins bon, moins encore le mauvais.

    Mais l’on en revient toujours avec étonnement.

    Es-tu lasse? Me voici. Je dis toujours: "Me voici" quand il y a quelqu’un qui me veut. Or moi seul, même lorsque je garde le silence, sais et peux alléger les fatigues et atténuer la souffrance.

    Quel est le guide pour agir, et bien agir? L’amour. Mon Jean était jeune et ignorant, même quelque peu cabochard comme tu dis et paresseux comme généralement les Orientaux. Mais il comprenait en un clin d’œil parce qu’il aimait tellement que l’amour suppléait à tout ce qui lui faisait défaut. Ne te demande jamais: "Mais serai-je capable de faire telle chose?" Si c’est moi qui te l’inspire, c’est signe que tu peux le faire.

    Le reste, c’est l’Amour qui te le dira.

    Reste dans ma paix. Je continuerai à te parler plus tard. Voudrais tu que je te dise: "Viens" ? Mais j'ai marché aujourd’hui, demain et après-demain, des années durant... j’ai fait un pas après l’autre, la croix sur le dos, toujours plus haut... Vois comme les traces de mes pas sont nombreuses... Mais ensuite... ensuite ton âme viendra se reposer dans les mains de ton Jésus."


    (*1)Le Père Romualdo M. Migliorini, de l’ordre des servites de Marie, direc teur spirituel de l’écrivain de 1942 à 1946. En ce qui concerne sa biographie, voir la note 2 du 21 avril dans "Les cahiers de 1943".
    (*2) Sœur Gabriella de Marie Immaculée, dont le nom séculier est Emma Federici, est plusieurs fois mentionnée au cours de ce volume. Elle était la supérieure des sœurs stigmatines de Camalore et aurait dû fonder un Institut ouvert pour accueillir les vocations de femmes de naissance illégitime. Sortie de la congrégation à laquelle elle appartenait, elle ne parvint pas à réaliser ce qui devait être sa mission et resta une figure discutable. Voir aussi dans les "Les cahiers de 1944", les 22 juin et 30 décembre.



    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    St François et ses compagnons


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Par l'Eau baptismale" le paÏen meurt "

    Message par Maud le Mer 2 Mar - 7:44




    Une messe du pape Marcel dans l’église des catacombes du bienheureux martyr Valens, et l’ordination sacerdotale de Valentin.


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Ier

    Spoiler:

    Valens  , compagnon de Pamphile qu’il secondait
    Valens(1) était un diacre de Jérusalem alors appelé ‘’  Aélia  Capitolina ‘’

    Il pouvait de mémoire citer de longs passages de l’ histoire sainte
    Il fut arrêté  à Césarée  Maritime  avec ses compagnons , en 307, lors de la grande persécution  de Maximilien  Daïa

    Deux ans plus tard , ils furent décapités  et leurs corps laissés en pâture  aux animaux .

    Si l’on rapproche les dates , la Scène  décrite ici  se déroule  peu de temps après  le martyre de Valens

    http://www.maria-valtorta.org/Quaderni/450116.htm
     

    [1] Compagnon de Pamphile qu’il secondait, Valens était un diacre de Jérusalem alors appelée. Il pouvait citer de mémoire de longs passages de l’Ecriture sainte. Il fut arrêté à ici après le martyre de Valens

    Le 16 janvier 1945

    A 6 h. du matin.

    J’écris à la lumière de la petite lampe à cire, et je ne sais ce que cela va donner. Mais je ne veux pas subir ce que j’ai souffert hier. J’étais en train de réciter le "Veni Sancte Spiritus" quand la vision suivante se présente à mes yeux, si irrésistiblement que je comprends l’inutilité d’insister pour prier. Je la suis donc. Et, comme je la vois complexe, je l’écris comme je le peux à cette lumière. Je suis certainement dans les catacombes. Laquelle? En quel siècle? Je l’ignore. Je me  trouve dans une église des catacombes de cette forme:  
    En gros, il s’agit d’un rectangle qui donne sur une vaste salle circulaire au milieu de laquelle se trouve l’autel: une table rectangulaire, loin des murs, couverte d’une vraie nappe, c’est-à-dire d’une toile de lin avec de larges ourlets sur les quatre côtés, mais sans dentelles ni broderies.

    Une scène évangélique est représentée sur la paroi de l’abside: le Bon Pasteur. Certes, ce n’est pas un chef-d’œuvre: une route de campagne qui ressemble à de la boue jaune; une tache verdâtre au delà, à gauche du spectateur, doit représenter le pré; sept brebis, assemblées au point de paraître ne faire qu’un seul bloc — on voit le museau uniquement des premières, tandis que les autres ressemblent à des paquets ventrus —, marchent sur le chemin en direction du spectateur, aux bords du pré.

    Le Bon Pasteur est à côté d’elles, au fond, vêtu de blanc; son manteau est d’un rouge décoloré. Il porte sur les épaules une agnelle qu’il tient par les pattes. Le peintre ou l’auteur de la mosaïque a fait de son mieux... mais l’on ne peut vraiment pas dire que Jésus soit beau. Il a le visage inexpressif — plus large que long car vu de face —, les cheveux qui pendent, poisseux, trop sombres et opaques, qui caractérisent les peintures et les mosaïques des premiers chrétiens. Il n’a même pas de barbe. Malgré sa laideur, il garde cependant un regard triste et plein d’amour qui attire et sur la bouche une esquisse de sourire douloureux qui laisse songeur.

    A l’endroit indiqué par une petite croix, il y a une ouverture basse. Elle est si basse que seul un enfant pourrait y passer sans se heurter la tête. Au-dessus, une pierre tombale de la longueur d’un homme indique une niche. Il y est écrit "Pax", mot alors en usage, et, dessous, en latin: "Ossements du bienheureux martyr Valens ". De chaque côté de l’épigraphe, une burette et une feuille de palme sont gravées.

    Au fond de l’église, là où j’ai marqué un rond, il y a une autre ouverture basse, auprès de laquelle je vois quatre robustes fossoyeurs armés de pelles et de pioches. Ils se tiennent à côté de deux tas de grès qu’ils ont déblayé. Je suppose qu’ils vivent une époque de persécutions et qu’ils sont prêts à provoquer l’effondrement de la paroi pour dissimuler l’église, en s’aidant des tas de grès déjà prêts.

    On retrouve dans l’église l’habituelle clarté tremblotante jaune-rouge des petites lampes à huile. Cette lumière est plus vive vers l’autel. Au fond, c’est tout juste s’il y a quelque lueur, dans laquelle se perdent les silhouettes des personnes, qui plus est vêtues de sombre.

    Le calice, encore couvert, est posé sur l’autel. Mais la messe doit être déjà commencée. A l’autel se tient un vénérable vieillard au visage ascétique, extrêmement pâle, à le croire sculpté dans du vieil ivoire. Sa tonsure se perd dans sa calvitie qui lui laisse seulement une couronne de doux cheveux blancs autour de la tête jusqu’au-dessus des oreilles. Le reste est dégarni, et son front paraît immense. Plus bas brillent deux yeux clairs célestes, doux, tristes, mais limpides comme ceux d’un petit enfant. Il a un nez long et fin, une bouche qui porte la ride caractéristique des personnes âgées, des mâchoires fort édentées. Un vrai visage de saint, maigre et austère.

    Je le vois bien parce qu’il est tourné vers moi: il célèbre en effet le rite de l’autre côté de l’autel. Il porte la chasuble en usage à l’époque — autrement dit en forme de cape —, et, au-dessus, le pallium et l’étole.

    Trois jeunes gens sont agenouillés devant l’autel ( là où j’ai mis les trois points ). Les deux de chaque côté portent le court vêtement des diacres, avec les manches larges qui descendent un peu plus bas que les coudes. Celui du centre porte ce qui est déjà une chasuble, dont les manches sont faites d’un mantelet qui va des côtes aux omoplates, ainsi que l’étole en bandoulière. Si je me souviens bien, je ne voyais pas cette étole lors des premières messes, et j’en déduis que je ne suis pas en présence d’une scène des tous premiers temps.

    Je pense me trouver à la fin du IIe siècle ou au début du IIIe. Toutefois, je peux me tromper, car c’est là une réflexion personnelle et, en matière d’archéologie chrétienne et des cérémonies de cette époque, je suis analphabète.

    Le Pape — le pallium indique que ce doit être lui — passe devant l’autel et vient se placer en face des trois jeunes agenouillés. Il impose les mains au premier et au dernier en récitant des prières en latin. Il va ensuite devant celui du centre, celui qui porte l’étole en bandoulière, et à son tour lui impose les mains sur la tête; puis, assisté par un servant en vêtement de diacre, il plonge les doigts dans un vase en argent et oint le front et les paumes des mains du jeune homme, lui souffle sur la figure - plutôt il commence par souffler puis oint ses mains - , les lie par un pan de l’étole que le servant a délié de son propre corps, et lui passe l’autre partie sur le cou comme un joug.

    Enfin, il le fait se relever et, le tenant par ses mains liées, lui fait monter les trois marches qui mènent à l’autel et embrasser ce dernier puis ce qui soutient ce que je suppose être l’Evangile: un volumineux rouleau tenu par un ruban rouge. En dernier lieu, il l’embrasse à son tour, l’emmène de l’autre côté et continue la messe.

    Je comprends alors que celle-ci venait tout juste de commencer: en effet, comme elle est presque identique à la nôtre - ce qui me confirme dans l’idée que nous nous trouvons à la fin du IIe siècle au moins -, l’on en arrive à l’évangile. C’est le nouveau prêtre qui le chante — car je pense qu’il s’agissait d’une ordination sacerdotale —. Il revient devant l’autel et les deux jeunes qui étaient encore à genoux se lèvent; l’un prend une petite lampe, l’autre le rouleau de l’Evangile que lui tend celui qui servait déjà à l’autel.

    Le diacre déroule le rouleau et le tient ouvert au bon endroit; il est en face du nouveau prêtre, celui de la lampe se tenant à côté de lui. Ce nouveau prêtre est grand, brun, il a les cheveux plutôt ondulés et doit avoir la trentaine environ. Son visage est typiquement romain. D’une belle voix, il chante l’Evangile de Jésus, le passage du jeune homme qui lui demande ce qu’il doit faire pour le suivre. Il a une voix assurée et forte, bien posée.

    Elle remplit l’église. Il chante d’une voix ferme, un sourire lumineux sur le visage et, lorsqu’il en arrive au: "Va, vends tes biens et donne-les aux pauvres. Tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, suis-moi ", sa voix éclate de joie et d’amour.

    Il embrasse l’Evangile et retourne auprès du Pape qui l’a écouté debout, tourné vers le peuple, les mains jointes dans une attitude de prière. A cet instant, le nouveau prêtre s’agenouille. Le Pape, lui, fait son homélie.

    "Baptisé le jour de la naissance du martyr Valens, le nouveau fils de l’Eglise apostolique romaine, et notre frère, a voulu prendre le nom du bienheureux martyr, mais en lui apportant une modification que l’humilité tirée de l’Evangile lui dictait — car l’humilité est l’une des racines de la sainteté —: il n’a pas voulu s’appeler Valens, mais Valentin.

    En fait, c’est un vrai Valens. Voyez le chemin qu’a parcouru le païen dont l’unique religion était le vice et la violence. Vous savez ce qu’il est devenu au sein de l’Eglise. Certains d’entre vous — en particulier ceux qui lui ont servi de pères et de mères pour un véritable engendrement, ceux dont la parole et l’exemple ont suscité sa conception par notre sainte Mère l’Eglise et son accouchement pour l’autel et le ciel —, ceux-là donc savent qui était Valens à l’époque où il n’était pas encore chrétien mais ce païen dont lui comme nous ne voulons même pas nous souvenir du nom.

    Le païen est mort; par l’eau lustrale, le chrétien est ressuscité. Il est désormais votre prêtre. Que de chemin! Que de chemin! Des orgies aux jeûnes, des tricliniums à l’église, de la dureté, de l’impureté, de l’avarice à l’amour, à la chasteté, à la générosité absolue.

    Il était le jeune homme riche; or, un jour, il a rencontré Jésus, notre Seigneur béni, qui lui était porté par le cœur des saints, qui le représentent sans mot dire — il rayonne en effet de leur âme —. Les doux yeux du Maître se sont fixés sur le visage du païen, et le païen en a éprouvé une séduction qu’aucun plaisir ne lui avait encore procuré, une nouvelle émotion au nom inconnu, une sensation indescriptible, un je-ne-sais-quoi de doux comme la caresse d’une mère, d’honnête comme une odeur de pain à peine sorti du four, de pur comme une aurore printanière, de sublime comme un songe céleste.

    Vous disparaissez comme des fantômes du monde et de l’Olympe païen quand Jésus, le Soleil, embrasse l’un de ses appelés. Vous vous dissolvez comme des nuages. Vous fuyez comme des cauchemars démoniaques. Que reste-t-il de vous, alors que vous paraissiez être si splendides? Un sale monceau de détritus mal réduits en cendres et à l’odeur de corruption encore fétide.

    "Bon Maître, que dois-je faire pour te suivre et avoir la vie éternelle?", demandait-il. Le doux Maître divin lui donna alors l’enseignement de Vie par ces quelques mots: "Observe ses commandements." Oh, il ne pouvait pas dire: "Suis la Loi!" Le païen ne la connaissait pas. Il lui dit donc: "Tu ne tueras pas. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne voleras pas. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et: tu aimeras Dieu et ton prochain comme toi-même." Des paroles neuves! Des buts auxquels on n’avait jamais pensé! D’infinis horizons baignés de lumière, de sa lumière.

    Le païen ne pouvait pas répondre comme le jeune homme riche. Il n’était pas en mesure de le faire. En effet, le paganisme renferme tous les péchés, et il les avait tous au fond du cœur. Mais il a désiré pouvoir le faire. Il vint donc trouver un pauvre vieillard, le Pape persécuté, et lui dit en pleurant: "Donne-moi la Lumière, donne-moi la Science, donne-moi la Vie! Donne-moi une âme dans mon corps de brute!

    Le pauvre vieillard que je suis prit alors l’Evangile, et y puisa la Lumière, la Science, la Vie pour ce mendiant en larmes. J’ai tout trouvé pour lui dans l’Evangile de notre Seigneur Jésus. C’est ainsi que j’ai pu lui donner une âme, appeler son âme morte à la vie et lui dire: "Voici ton âme. Garde-la pour la vie éternelle.

    Devenu pur grâce au bain baptismal, il s’est alors adonné à la recherche du bon Maître, l’a trouvé encore et lui a dit: "Je peux maintenant t’annoncer que je fais ce que tu m’as dit. Que me manque t il pour te suivre?" Le bon Maître lui répondit: "Va, vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres. Alors tu seras parfait et tu pourras me suivre.”

    Oh! A cet instant, Valentin a dépassé le jeune homme de Palestine! Il n’est pas parti, incapable de se séparer de tous ses biens. Au contraire, il m’a apporté ces biens pour les pauvres du Christ et, libre du joug des richesses, ce joug pesant qui empêche de suivre Jésus, il m’a demandé le joug lumineux, sublime, paradisiaque du sacerdoce.

    Le voici. Vous l’avez vu monter à son autel sous ce joug, les mains liées, prisonnier du Christ. Désormais, il rompra pour vous le Pain éternel et vous désaltèrera par le Vin divin. Mais, pour devenir parfaits aux yeux du bon Maître, lui comme moi désirons quelque chose de plus: faire de nous-mêmes du pain et du vin, nous immoler, nous rompre, nous presser jusqu’à la dernière goutte, nous réduire en farine pour devenir hosties. Vendre enfin l’ultime, l’unique richesse qui nous reste: la vie. Pour moi, ma vie déclinante de vieillard. Pour lui, sa vie florissante de jeune homme.

    Oh, ne nous déçois pas, Pontife éternel! Accorde-nous le bienheureux martyre! C’est avec notre sang que nous voulons écrire ton Nom: Jésus notre Sauveur. Nous désirons un autre baptême, pour notre étole que l’imperfection humaine ne cesse de corrompre: celle du sang. Pour monter vers toi avec des étoles immaculées et te suivre, ô Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, qui nous les a enlevés par ton sang! Bienheureux martyr Valens, nous nous trouvons dans ton église: implore pour ton Pape Marcel et pour ton frère prêtre les mêmes palmes et couronnes que toi."

    Rien d’autre.


    Cahiers de 1945  - Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Le Pape Marcel 1er


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Ne dors pas , pleure avec Moi et Mon Fils"

    Message par Maud le Jeu 3 Mar - 7:26



    Apparition du démon et réconfort apporté par Jésus.
    Vision qui n’avait pas été écrite: Jésus et Marie en larmes; la mère de l’écrivain angoissée.


    Le 26 janvier 1945

    A 20 h.

    Si ce n’avait été l’heure du couvre-feu, je vous aurais fait appeler[*3], tant l’apparition du démon m’a terrorisée. Le vrai démon, sans aucun camouflage. Un personnage grand, fin et fumeux au front bas et étroit, au visage pointu, aux yeux profonds; son regard était tellement méchant, ironique et faux que j'ai failli appeler au secours.

    J’étais en train de prier, dans l’obscurité de ma chambre, tandis que Marta[*4] était à la cuisine. Je priais justement le Cœur immaculé de Marie lorsqu’il m’est apparu près de la porte fermée. Il était sombre dans l’obscurité, mais je n’en ai pas moins vu tous les détails de son corps nu et laid, d’une laideur qui n’était pas due à quelque difformité mais à un je-ne-sais-quoi de féroce, quelque chose qui tenait du serpent et qui transparaissait de tous ses membres.

    Je ne lui ai vu ni corne ni queue, ni pied fourchu, ni ailes comme on le représente généralement. En réalité, tout son aspect monstrueux tenait à son expression. Pour le décrire je devrais l’appeler: fausseté, ironie, haine, guet-apens. C’est là ce que manifestait son expression sournoise et mauvaise. Il me raillait et m’insultait, mais il n’osait s’approcher. Il se tenait là, cloué sur le seuil. Il s’est bien passé dix minutes avant qu’il ne parte. Mais je transpirais en même temps le chaud et le froid.


    Pendant que, pleine d’effroi, je m’interrogeais sur les raisons de sa venue, Jésus me dit: "Parce que tu l’avais si durement repoussé dans son principal élément. "(Alors que je priais Marie, il m’était revenu avec insistance la... — je ne sais quel nom lui donner, car ce n’est ni une voix, ni une idée, ni rien d’intellectuel — un je-ne-sais-quoi qui disait:

    "Si tu n’avais pas été ici, quelque chose serait arrivé. C’est par ton mérite que cela n’a pas eu lieu, car tu es tellement aimée de Dieu! "Pour ma part, quand j’entends ceci — j’ignore si je fais bien ou mal, mais je pense bien faire —, je rétorque: "Va-t-en, Satan. Ne me tente pas. Si c’est Jésus qui me dit cela, je l’accepte. Mais personne d’autre ne doit le dire pour provoquer en moi de l’autosatisfaction"). Jésus me dit donc:

    "Tu l’avais en effet si rudement repoussé dans son principal élément: l’orgueil. Oh, s’il réussissait à t’y faire tomber!

    Tu l’as bien vu? As-tu remarqué comme son aspect — je dirais sa souveraineté ou sa paternité — apparaît et transparaît à travers ceux qui le servent, même temporairement? S’il t’est apparu dans telle ou telle personne sous l’aspect répugnant d’un animal obscène, libidineux, d’un monstre bouffi par le ferment et le levain de la luxure, n’y prête pas attention. La raison en est que cette pauvre créature est un tas de fumier composé de nombreux vices et péchés, mais ceux de la chair y sont les plus grands. Pense à tous ceux qui t’ont fait tressaillir et souffrir autrement.

    A ceux qui, pour une heure peut-être, sont devenus instruments de Satan pour tourmenter une âme fidèle, la faire souffrir, la mener à la désolation. N’avaient-ils pas, pendant qu’ils blessaient ainsi, la même expression de mépris cruel que tu lui as vue dans toute sa perfection? Oh, il brille chez ses serviteurs!

    Cependant, n’aie pas peur. Il ne peut pas te faire de mal si tu restes avec moi et avec Marie. Il te hait, et sans mesure. Mais il est impuissant à te nuire. Si tu ne reprends pas ton âme pour te la donner à toi-même et si tu la laisses à l’abri de mon Cœur, comment veux-tu qu’il puisse lui nuire?

    Ecris cela, ainsi que les visions plus petites que tu as eues. Il faut que le Père les connaisse toutes, et ce n’est pas sans raison. Sache encore que le temps de mon printemps arrive, celui que j'accorde à mes privilégiés. Au printemps, violettes et primevères constellent les prés. Chez mes amis, la participation à mes souffrances constelle les jours de préparation à la Passion.

    Va en paix. Je te bénis, pour achever de dissiper la peur qui pourrait te rester, au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. "

    *

    Les autres visions datent d’il y a huit jours, à cette même heure.

    Jésus, chargé d’une énorme croix, faisait route vers La Spezia (juste pour vous donner une direction), mais pas par la via Fratti: en diagonale, suivant une ligne droite idéale d’ici à là-bas. Il portait le vêtement blanc et court d’Hérode sur son vêtement rouge, et marchait, l’air accablé, en transpirant et en pleurant. Oui, il pleurait vraiment. Et comme j’étais tout angoissée de le voir pleurer, il me disait: "Tu vois? La douleur des supplices ne suffit pas... j'ai encore d’autres souffrances plus dures. Plains-moi, mon âme. Ton Jésus ploie sous une somme de malheurs trop forts!

    Puis, dimanche soir — alors que je m’étais presque endormie en récitant le chapelet des sept douleurs de Marie —, la Mère, en larmes, me secoue en disant: "Ne dors pas. Pleure avec moi. Ne sais-tu pas qu’ils ont tué mon Fils? "Oh, comme elle pleurait en prononçant ces mots!

    Mardi soir, en revanche, je fus envahie par une immense tristesse parce que j’ai vu ma mère... tout comme je l’ai vue le 1er janvier. Mais, cette fois, elle me semble plus tourmentée. Je m’explique: le 1er janvier, je l’ai vue plus ou moins comme à la Toussaint. Terne, seule, rêvant les yeux ouverts, comme si elle s’étonnait d’être là et était en même temps humiliée. Elle me regardait, toujours aussi hébétée. Mardi, en revanche, elle m’a paru l’être moins, et cependant elle se tenait au même endroit, ses couleurs et ses vêtements étaient toujours aussi ternes.

    Toutefois, ses yeux avaient une expression plus vive et elle semblait vouloir me dire quelque chose sans le pouvoir. Un ensemble d’invocation, de demande de pardon, d’appel... S’il me fallait traduire ce regard, il me faudrait dire qu’il exprimait ceci: "Pardonne-moi et aide moi. J’ai encore besoin de toi, même ici, comme lorsque j’étais là bas. Aide-moi... Je suis si seule... Je n’ai que toi.

    "Et moi, je lui disais: "C’est bien cela, Maman, que tu veux me dire?" De la tête, elle faisait "oui, oui" et souriait, mais si tristement... J’ai pleuré et j’en suis restée triste moi aussi. Puis elle est revenue une fois encore. Je lui ai dit: "Les intentions [de messe] ne suffisent-elles pas ?", et elle faisait toujours "oui, oui" de la tête. Mais en même temps elle demandait quelque chose que je ne sais exprimer. Je lui ai dit: "Je t’aime. Tu le sais. "Elle approuvait, mais avait toujours ce regard. "Je n’ai pas de rancœur, Maman, et je voudrais que tu sois encore ici." Elle souriait mais n’était pas heureuse. J’ai souffert. Je ne la sens pas tranquille.

    Voilà ce que je devais vous dire; je ne l’avais jamais écrit parce que cela me semblait être personnel, et tellement triste, tellement triste...


    (*3) L’écrivain s’adresse souvent à son directeur spirituel, le Père Romualdo M. Migliorini. Voir la note 1.
    (*4) Sauf autre précision, Marta sera toujours Marta Diciotti, dont la biographie se trouve dans "Les cahiers de 1943", note 13 du 13 mai.



    Cahiers de 1945 –Dictées e Jésus à Maria Valtorta




    Les pleurs de Marie


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Que Ma Paix soit avec toi "

    Message par Maud le Ven 4 Mar - 7:37




    "Tu ne peux imaginer avec quelle joie j’illumine mes vrais amis."


    Le 4 février 1945

    Je repensais ce matin à votre expression d’hier, quand je vous lisais la vision. Vous étiez réellement ébahi. Je l’ai d’ailleurs dit à Jésus, qui était près de moi. Il m’a répondu:

    " C’est bien pour cette raison que je les donne. Tu ne peux imaginer avec quelle joie j'illumine mes vrais amis.

    Je me donne comme cela à mon Romualdo, pour sa joie, par amour, pour l’aider, et parce que je le vois. Je n’avais pas de secret pour Jean. Je n’en ai pas plus pour les Jean.

    Dis au Jean avancé en âge que je lui donne une grande paix ainsi qu’une bonne pêche. A toi, je ne te donne pas de pêche, mais seulement la tâche féminine de tresser les filets avec le fil que je te fournis. Travaille, travaille... Et ne t’en fais pas s’il ne te reste guère de temps pour autre chose. Ce travail est tout. Ne t’en fais pas non plus si je ne viens pas te dire:

    "La paix soit avec toi." On salue quand on arrive ou quand on part. Mais on ne salue pas si l’on est toujours présent. La présence permanente est déjà paix. Ma présence permanente.

    D’ailleurs je ne suis pas chez toi en hôte. Tu es réellement dans mes bras et je ne te dépose pas un seul instant. J’ai tant à te raconter de ma période mortelle! Aujourd’hui cependant je te satisfais et je te dis:

    Que ma paix soit avec toi. "

    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Paix du Christ


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Gloire...Gloire au fidèle du Christ "

    Message par Maud le Sam 5 Mar - 7:12




    Vision du prêtre Diomède et d’autres chrétiens dans une prison, à l’époque des premières persécutions.

    Le 11 février 1945

    A 20 h.

    Au milieu de mes propres souffrances, je vois d’autres souffrances.

    Une sorte de puits circulaire d’une largeur de quelques mètres carrés. Son diamètre soit tourner autour de quatre ou cinq mètres au plus et il est presque aussi haut, sans fenêtre. Une petite porte étroite en fer est encastrée dans une muraille de presque un mètre d’épaisseur.

    Au milieu du plafond, un trou rond d’un diamètre de cinquante centimètres tout au plus sert à l’aération de ce puits. Sur le sol en terre battue se trouve un autre trou dont provient une puanteur fétide et un gargouillis d’eaux profondes, comme si l’on était près d’une rivière ou encore si des égouts passaient là en direction de la rivière.

    L’endroit est malsain, humide, fétide. De l’eau passe par les murs, le sol est imprégné de matières répugnantes, car je comprends que le trou du plafond sert d’écoulement aux déchets de la cellule supérieure.

    Dans cette horrible prison, où règne une pénombre épaisse qui permet à peine d’entrevoir l’essentiel, se trouvent deux personnes. L’une est couchée par terre, dans l’humidité, contre le mur auquel elle est enchaînée par un pied. Mais elle ne fait aucun geste. L’autre est assise à côté, la tête dans les mains. C’est un vieillard, car je vois que le haut de son crâne est tout chauve.

    Au-dessus, dans l’autre cellule, il doit y avoir plusieurs personnes, car j’entends des voix et du remue-ménage. Des voix d’hommes et de femmes, d’enfants et de vieillards qui se mêlent aux voix fraîches de jeunes filles et à celles, puissantes, d’adultes.

    De temps à autres ils chantent des hymnes mélancoliques qui gardent, jusque dans leur tristesse, quelque chose de paisible. Leurs voix résonnent contre les murs épais comme dans une salle à la bonne acoustique. Un très bel hymne dit:

    " Conduis-nous à tes eaux fraîches.
    Emmène-nous dans tes jardins fleuris.
    Donne ta paix aux martyrs
    Qui espèrent, qui espèrent en toi.
    C’est sur ta sainte promesse
    Que nous avons fondé notre foi.
    Ne nous déçois pas, Jésus Sauveur,
    Car nous avons mis notre espoir en toi.
    Nous marchons joyeux vers les martyrs
    Pour te suivre dans le beau paradis.
    C’est pour cette Patrie que nous quittons tout
    Et nous ne voulons, nous ne voulons que toi. "


    Lorsque ce dernier chant s’éteint lentement, une lumière apparaît, et un bras se tend, tenant une petite lampe. Un visage d’homme apparaît aussi. Il regarde. Il voit que l’homme couché ne bouge pas et que l’autre, la tête dans les mains, ne le voit pas, si bien qu’il appelle: "Diomède! Diomède ! C’est l’heure! "

    L’homme assis se lève et, traînant sa longue chaîne, vient sous la trappe.

    " Paix à toi, Alexandre.

    — Paix, Diomède.

    — Tu as tout?

    — Tout. Priscilla a osé venir, travestie en homme. Elle s’est rasé les cheveux pour avoir l’air d’un fossoyeur. Elle nous a apporté de quoi célébrer le Mystère. Que fait Agapet?

    — Il ne se plaint plus. Je ne sais s’il dort ou s’il est mort. Je voudrais voir... pour réciter sur lui les prières des martyrs.

    — Nous te faisons descendre la lampe. Attends. Ce sera une joie pour lui que de recevoir le Mystère.″

    Un cordon de ceinture noué leur permet de faire descendre la petite lanterne dans les mains de Diomède qui, je le vois bien maintenant, est un vieillard au visage effilé et austère. Il est très pâle, il ne lui reste que peu de cheveux, mais l’expression de ses yeux est splendide. Dans sa misère d’homme enchaîné dans un tel taudis fétide, il a la dignité d’un roi.

    Il détache la lanterne du cordon et se dirige vers son compagnon. Il se penche, l’observe, le touche. Puis il ouvre les bras après avoir posé la lampe par terre, dans un ample geste de commisération. Il prend ensuite les mains du cadavre, déjà presque raidies, et les lui croise sur la poitrine. Ce sont les pauvres mains jaunes et squelettiques d’un vieillard mort de privations.

    Il se tourne vers ceux qui l’attendent près du trou et leur dit:

    " Agapet est mort. Gloire au martyr de la fosse putride!


    — Gloire! Gloire! Gloire au fidèle du Christ, répondent ceux de la cellule supérieure.

    — Faites descendre ce qu’il faut pour le Mystère. L’autel ne manque pas. Non plus ses mains, tendues pour servir de support, mais son cœur sans mouvement qui, jusqu’au dernier instant, battait pour notre Seigneur Jésus."

    On fait descendre une bourse en étoffe précieuse, dont Diomède sort un petit linge de lin, un pain large et bas, une amphore et un petit calice. Il prépare tout sur la poitrine du mort, célèbre et consacre en récitant de mémoire les prières auxquelles ceux d’en haut répondent. Ce doit être les tout premiers temps de l’Eglise, car la messe ressemble plus ou moins à celle de Paul dans le Tullianum.[*5]

    Après la consécration, Diomède reverse dans l’amphore le vin du calice — qui a un peu la forme d’une cruche et a peut-être été choisi pour cet usage —, remet les saintes espèces dans la bourse et ramène le tout à l’endroit où le cordon l’attend pour remonter la bourse. Pendant que l’on élève celle-ci avec précaution, Diomède donne l’absolution à ses compagnons. Le chant reprend doucement, entonné presque entièrement par des jeunes filles, pendant que les chrétiens communient.

    Lorsqu’il cesse, Diomède parle:

    "Frères, je comprends que, pour nous, l’heure du cirque et de la victoire éternelle est venue. Elle l’est déjà pour Agapet. Pour vous, ce sera demain. Soyez forts, mes frères. Le supplice ne durera qu’un instant. La béatitude ne connaîtra pas de fin. Jésus est avec vous. Il ne vous quittera pas, même lorsque les saintes espèces seront consumées en vous. Il n’abandonne jamais ses confesseurs, mais il reste avec eux pour en recevoir sans tarder l’âme lavée par l’amour et par le sang. Allez. A l’heure de la mort, priez pour vos bourreaux et pour votre prêtre. Par ma main, le Seigneur vous donne une dernière absolution. N’ayez pas peur. Vos âmes sont déjà plus pures qu’un flocon de neige qui tombe du ciel.″

    "Adieu, Diomède!″, "Assiste-nous de tes prières, toi qui es saint″, "Nous dirons à Jésus de venir te prendre″, " Prie pour nous″. Tour à tour, les chrétiens se présentent au trou, saluent, sont salués puis disparaissent...

    En dernier lieu, on fait remonter la lanterne et l’obscurité revient, encore plus noire, dans cet antre où l’un s’éteint lentement à côté d’un autre déjà mort, dans l’odeur fétide et le gargouillement profond des eaux souterraines. Au-dessus, les chants reprennent, lents et doux.

    Personnellement, j’ignore où se passe cette scène. Je dirais que c’est à Rome, à une époque de persécutions. Mais je ne sais de quelle prison il s’agit, pas plus que je ne sais qui est ce prêtre Diomède, au visage si vénérable. Toutefois, par sa tristesse cette vision me touche encore davantage que celle du Tullianum.

    (*5)Voir "Les cahiers de 1944", le 29 février.

    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Gloire ...à l'emprisonné en Mon Nom !


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Emmanuel le Sam 5 Mar - 13:12

    Les visions de martyrs des Cahiers de 1945 à 1950 sont si belles. Elles nous font découvrir la puissance de la Grâce.

    Que le Seigneur soit béni pour ce don.

      La date/heure actuelle est Jeu 14 Déc - 5:37