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    Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

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    Maud

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    Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Maud le Lun 29 Oct - 10:24

    Il est important, pour nos âmes, de remonter des textes  des Cahiers de Maria Valtorta  qui se trouvent à droite sur le portail 

    Ecrire les paroles de Jésus et décrire les visions rendent l’écrivain heureuse, car cela élève les âmes vers la Lumière, comme cela est arrivé à sa cousine Paola. Elle désire donc se consumer a cela jusqu’à sa mort


     

    Le 28 septembre

    Jésus dit:

    «Ecris seulement ceci. Il y a une personne qui m’est et qui t’est très chère et qui vit auprès de toi; elle doit te donner — à toi et non pas à moi, qui n’ai besoin de rien mesurer —, la mesure de l’écho rencontré dans les âmes par mes paroles et mes œuvres de miséricorde dont tu es le moyen de divulgation. Tu vois comme cette créature s’élève jour après jour vers la lumière, comme une terre qui émerge du fond de la mer et s’élève lentement vers le soleil pour devenir ensuite un mont lumineux et fleuri. Oh! Que n’avons-nous pas donné à cette personne qui nous est chère! Quel trésor pour sa vie! Quelle amitié! Quel réconfort! Eh bien, tu vois que les pages de l’Evangile, devenues vivantes par la vision, sont celles qui la touchent le plus.

    Il en est ainsi pour beaucoup de gens. Sois donc bien heureuse de voir et infatigable pour décrire. Tu me fais aimer et tu pousses à me désirer, moi qui suis Maître et Lumière. Les savants — la minorité —veulent ce qui est le plus élevé. Les curieux, dont les intentions sont impures, désirent obtenir des explications sur les mystères futurs et sur l’avenir. Je n’ai aucune pitié pour eux. Et, pour les premiers, j’en ai beaucoup moins que pour les "petits" de mon troupeau. C’est pour ces derniers que je suis toujours celui qui dit: "J’ai pitié de ces foules ", et je leur donne le pain de ma Parole et de la Vie.

    Ma bénédiction sur Paola et toi. »

    J’étais occupée à un métier bien peu mystique: je préparais des légumes pour le repas, je n’avais pas de papier, lorsque Jésus m'a ordonné:

    «Ecris.» J’ai aussitôt laissé les légumes en plan et j’ai pris le petit bout de papier que j’avais, le seul et unique.[*345]
    Les paroles de Jésus réjouissent mon cœur de parent et d’instrument de Jésus. Elles donnent aussi de la force à mon pauvre être qui, physiquement, n’en peut plus et souffre tellement quand il faut écrire que... je pense ne plus pouvoir continuer.

    Mais s’il faut faire pour une multitude ce que mon effort pour décrire fait pour Paola, que les visions m’arrivent alors par centaines, que je me consume sous cette grande fatigue avant même mon heure probable! Que j’aille jusqu’à mourir la plume entre les doigts! Un bon soldat meurt au combat, et un martyr dans l’arène. Moi qui veux appartenir à l’armée du Christ et désire être martyre de son amour, je veux mourir à mon combat et dans mon arène: par amour et par fatigue.

    Qu’à Dieu aille la louange, et aux âmes la grâce. Pour moi, la miséricorde

    (*345) En effet, la courte dictée qui précède est écrite sur un petit bout de papier ordinaire qui fut ensuite attaché à la troisième page de couverture du cahier, sur laquelle se trouve cette annotation de l’écrivain


    Maria Valtorta tient son œuvre écrite


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Anayel le Lun 29 Oct - 10:54

    Merci Maud, car on se retrouve exactement dans cette situation décrite par le Christ sunny On lit non par curiosité, mais bien parce que nous avons faim de sa Parole et de sa Vérité, et si l'oeuvre de Maria Valtorta ne remplace pas l'Evangile, elle nous élève à des hauteurs célestes et est un merveilleux complément au Nouveau Testament ^^
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    Re: Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Maud le Lun 29 Oct - 11:29

    Nous nous rejoignons  Approuve  et Je te remercie @Anayel  d'appuyer sur la richesse spirituelle  de ces écrits   sunny


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Re: Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Maud le Mer 31 Oct - 11:53

    Jésus donne les absolutions et les bénédictions des tiers-ordres franciscain et servite à l’écrivain qui n’a pu les recevoir du prêtre.  




    Le 18 septembre

    Je remarque que, cette année, j’ai perdu les absolutions et les bénédictions générales franciscaines et servites de la Nativité de Marie, de Notre-Dame des Douleurs et des stigmates de saint François, et je le regrette.

    Jésus me dit alors:

    « Tout ce qui vient de moi et coule sur toi comme un flot n’asile donc aucun pouvoir d’absolution et de bénédiction? Telle une pluie de grâces sur toi, ma parole et mon amour jaillissent de mes lèvres, de mon cœur, de mes mains. Tu en es baignée, ma violette de la Croix.( *332]

    Je te donne ma charité. Je t’ai déjà dit" que la plus grande des indulgences est celle de la charité qui couvre la multitude des péchés, pour tous les chrétiens. Ceux-ci doivent toutefois faire un acte de foi permanent et de charité constante pour croire pouvoir bénéficier de cette indulgence et la mériter. Mais toi! Tu as devant toi ton Seigneur qui t’aime, tu en entends la parole qui t’assure de son amour Il te suffit de rester devant lui en l’aimant pour être sûre que l’indulgence plénière descend sur toi de minute en minute et te purifie.

    Pour quelqu’un qui me possède ainsi, il est très facile de m’aimer, n’est-ce pas? Que regrettes-tu donc?

    Je veux que tu suives humblement la voie commune et que tu t’adresses à mes ministres pour en obtenir ces indulgences et absolutions que je leur ai accordé de donner en mon nom. Mais si une raison ou une autre t’en empêche, ne t’en afflige pas. Tu as le désir de les obtenir, et tu reconnais humblement tes besoins de pauvre créature. Un désir sincère, tu le sais, a quasiment valeur de réalité, et l’a parfois effectivement.

    D’ailleurs, tu m’as, moi, ton Dieu, ton Jésus, ton Maître, ton Amour Ce Dieu, ce Jésus, ce Maître et Amour, est Prêtre éternel, engendré ainsi par le Père. C’est le Prêtre des prêtres. Tout bien spirituel qui vous vient, à vous qui vivez sur terre, descend de ma chaire de Pontife suprême.

    Je suis celui qui agit, celui qui applique, celui qui donne. Je suis: Jésus, Dieu Fils de Dieu, le Rédempteur du monde. Moi. De mon côté ouvert, de mes membres brisés et perforés par les fouets, les épines et les clous, de mon cœur broyé par un délire d’amour pour vous, provient ce qui purifie: le Sang et l’Amour C’est moi qui règne. C’est moi qui aime. C’est moi qui absous, moi, à qui le Père a déféré tout jugement.

    Et tu m’as, moi. Sois donc dans la joie. Voici: je lève ma main transpercée, je te bénis et je t’absous, ma petite voix. Je t’absous et je te bénis au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. »

    (*332) Vision du 22 avril 1943, dans "Les cahiers de 1943".

    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Jésus bénit


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Re: Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Maud le Ven 2 Nov - 9:32

    Dieu est en nous; il sera bienveillant à l’égard de ceux qui ne connaissent pas le vrai Dieu mais qui, instinctivement, sont ses enfants en ce qu’ils sont guidés par la bonté et la morale; il sera sévère à l’égard de ceux qui, bien qu’ils le connaissent, se tournent vers les idolâtries.



    Le 8 octobre

    Actes 17, 27-28.

    Jésus dit

    «En vérité, je ne suis loin d’aucun d’entre vous. Il suffit que vous me cherchiez — il n’est pas même besoin d’avancer à tâtons comme de pauvres aveugles pour me rencontrer —, et vous me trouvez.

    Où suis-je? Où est ce Dieu éternel? Où est ce Seigneur du ciel et de la terre, ce Créateur de tout homme qui descend de cet Homme qui fut le chef-d’œuvre de sa création et qui est maintenant la pierre de touche de sa bonté? Faut-il aller par monts et par vaux, naviguer sur les mers, affronter des déserts ou tout simplement sortir des maisons et des villes pour le trouver en des lieux spécifiques? Non. Il est vrai que, au nom du Dieu tout-puissant et pour son culte, l’on a élevé des temples et des églises et qu’il s’y trouve le soleil sans crépuscule de l’Eucharistie, qui rallie les hommes pour les réchauffer; les nourrir, les purifier, les unir par la Chair eucharistique, autrement dit par mon Aimé, mon Bien-aimé. Mais est-ce seulement là que vous trouvez Dieu? Non. Jubilant en ses saints, paternel chez ses enfants, sévère chez ses ennemis, Dieu est en vous.

    Je suis en vous. Je vis en vous avec ma grâce, ce fleuve de joie et de paix, cette source de continuelles faveurs qui peut aussi menacer par la seule puissance inévitable de mon regard, qui est parole et ton de réprimande — si la parole et la foudre de mon regard ne suffisent pas à rappeler la conscience à son devoir —, je suis sur chaque âme humaine. Moi, le Roi et le Créateur de l’homme.

    Je voudrais être à l’intérieur de chaque âme. Je suis dans celle des justes comme l’hostie dans l’ostensoir. Chez les fidèles à la volonté timorée, je suis comme l’Ostensoir qui resplendit, élevé pour demander l’adoration. Je me tiens au milieu des éclairs, du tonnerre et du feu de mon courroux du haut de ma Gloire pour dire aux rebelles: “Ne dépassez pas les limites de votre mal, mais revenez-en arrière, purifiez-vous, prenez la voie de la sainteté si vous ne voulez pas que je vous fasse mourir.

    Il ne faut pas avancer à tâtons pour me chercher. Je suis auprès de vous et vous vivez, bougez et demeurez toujours dans l’orbite de mon rayonnement.

    Malheur à ceux qui apportent la contamination des âmes pécheresses dans ces saintes limites! En tant que Parole de Dieu qui ne ment pas, je dis que je serai bienveillant envers ceux qui, par ignorance du vrai Dieu, le servent par instinct spirituel en servant la bonté et la morale. En revanche, mon jugement sera bien différent à l’égard de ceux qui, bien qu’ils connaissent mon Nom et ma Loi, détrônent Dieu pour faire place à toutes sortes de vices et d’idolâtries. Les premiers servent "le Dieu inconnu". Les seconds désertent le palais et l’armée du Dieu connu pour servir une foule de dieux, des idoles aux noms multiples, pour un unique résultat: la ruine.

    Est-il possible au Fils, qui est mort pour que le vrai Dieu soit aimé de tous les hommes, qui a été choisi comme Juge comme il a été désigné pour être Hostie du monde, lui est-il donc possible d’être bienveillant à l’égard de ceux qui sont restés obstinément dans leurs idolâtries? En vous créant, vous ai-je refusé quelque chose qui puisse justifier votre stupidité? Non. Je vous ai donné intelligence et volonté, — ce qui aurait dû suffire puisque ce don vient de Dieu —, c’est-à-dire la capacité de rester dans le bien. Mais je ne me suis pas limité à cela. Je vous ai encore donné sagesse et doctrine.

    Tout est dit sur la manière dont l’homme doit agir pour être mon enfant. Celui qui ne le fait pas, ne veut pas l’être. Qu’il ne grommelle donc pas si Dieu se montre sévère à son égard comme un juge indigné, et non aimant comme un père envers ses fils.»

    (*346) Mais l’écrivain rectifie en insérant sur la ligne: qui s’avère ensuite être le Père.

    Cahiers de 1944 – le 8 Septembre- M.V.





    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Re: Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Maud le Mar 6 Nov - 16:50



    Lucifer est, non seulement malin, mais aussi éminemment intelligent; il ne se lasse pas de faire le mal et d’arracher des âmes à Dieu.

    Ce qui est décisif dans la lutte entre le Bien et le Mal, c’est le choix de l’homme qui, étant doté de volonté, d’intelligence, de raison et surtout de la Grâce, devrait être incorruptible


    Le 19 septembre


    En réponse à certaines réflexions, Jésus dit:

    « Outre son astuce, Lucifer est très intelligent. Il se sert de l’astuce pour tromper, mais de l’intelligence pour imaginer si, quand et comment il peut me faire souffrir et perdre une créature.

    Tu peux d’ailleurs être sûre qu’il ne gaspille jamais inutilement son temps. Il s’ensuit donc que, bien qu’il soit omniprésent sur la terre, il a beaucoup à faire auprès de la multitude des hommes qui y habitent. La piètre attention de l’homme et son rare désir de bien ont beau laisser à la puissance de Lucifer (qui est immense) une quasi-omnipotence sur les créatures, il lui faut bien calculer son temps et n’en pas perdre un instant pour œuvrer utilement. Avec pour infâme profit celui de grossir ses forces infernales de trésors volés à Dieu: les âmes.

    C’est réellement un travailleur infatigable. En haut, l’Infatigable fait le bien pour vous. En bas, l’infatigable fait le mal contre vous. Et je te dis que, en vérité, il réussit mieux que Dieu. Ses conquêtes sont plus nombreuses que les miennes. Mais, tu le comprendras aisément d’après ce qui précède, il ne peut, astucieux, intelligent et affairé comme il l’est, s’accorder le luxe de s’occuper de tous dans la même mesure. Et il ne se le permet pas.

    Dans son mal, c’est un ascète de l’idée qu’il poursuit, il s’y consacre entièrement, ne s’en distrait pas, n’accorde aucune concession à sa fatigue, ne remet rien à plus tard! Si seulement vous, les hommes, faisiez le bien avec la même détermination que Satan fait le mal! Mais non.

    Chaque fois qu’une créature naît à l’intelligence, Lucifer s’en occupe fort peu de prime abord, il se borne à la surveiller et à voir en elle une probable brebis future de son troupeau infernal; mais à mesure qu’elle commence à savoir vouloir, à savoir raisonner —autrement dit après sept ans —, son attention augmente et il ébauche son enseignement.

    Le ministère angélique instruit et dirige les âmes par des paroles de lumière. A l’opposé, le ministère satanique instruit et incite les âmes par des paroles de ténèbres. C’est un combat sans fin. L’ange de lumière et l’ange des ténèbres, vainqueurs et vaincus tour à tour, luttent autour d’une âme jusqu’à sa dernière heure pour s’arracher cette proie l’un à l’autre, le premier pour la ramener à son Seigneur dans la lumière, après en avoir exercé la tutelle pendant son parcours terrestre, le second pour l’entraîner à sa suite dans les ténèbres s’il remporte la dernière victoire.

    Au centre du combat de ces deux anges se trouve une troisième personne, et c’est, au fond, la plus importante. Il y a l’homme pour lequel ils combattent tous deux, l’homme libre de suivre sa volonté, doué d’intelligence et de raison et muni de la force inestimable de la grâce que le baptême lui a rendue et que les sacrements lui gardent et augmentent.

    Comme tu le sais, la grâce est l’union de l’âme à Dieu.[*334] Elle devrait par conséquent vous donner une force capable de vous rendre imprenables et incorruptibles face aux pièges et aux corruptions sataniques, car l’union à Dieu devrait faire de vous des demi-dieux. Mais encore faut-il vouloir le demeurer. Il importe de dire à Satan et à soi-même: "J’appartiens à Dieu, et c’est à lui seul que je veux appartenir." Cela entraîne l’obéissance à ses préceptes et conseils, un effort de tout instant pour suivre, poursuivre et conquérir un bien toujours plus grand, la fidélité absolue et une vigilance constante, enfin de l’héroïsme pour se dominer et vaincre le monde extérieur et les séductions de la triple concupiscence, sous ses aspects les plus divers.

    Rares, bien rares, trop rares sont ceux qui savent faire cela. Que se passe-t-il alors? Ceux-là sont si faciles à capturer dès qu’on le veut, ils font preuve de tant d’inertie pour fuir quand ils sont pris que Satan ne leur prête que peu d’attention. Il agit comme le chat avec la souris. Il les attrape, les étrangle un peu, les étourdit puis les abandonne, se bornant à leur infliger un coup de griffe et une morsure de plus s’ils font mine de tenter une fuite timide. Rien d’autre. Il sait qu’ils lui " appartiennent ", si bien qu’il ne gâche guère de temps ni d’intelligence pour eux.

    Mais avec les "miens "! Il en va bien autrement! Ils sont la proie qui aiguise le plus son livide appétit! Ils sont les "imprenables". En chasseur expert, Satan sait qu’il y a davantage de mérite à capturer le gibier difficile. Ils sont la joie de Dieu. Or Satan donne une grande fête lorsqu’il peut infliger à Dieu souffrance, offense et déception. Il vit de haine, comme Dieu vit d’amour. Il est la Haine, comme Dieu est l’Amour. La haine est son sang, comme l’amour est le mien. C’est pourquoi il multiplie son attention et ses surveillances autour d’une âme qui m’appartient.

    Entrer dans une forteresse démantelée est un jeu d’enfant. Le roi cruel de l’enfer ne le veut pas. Il désire les forteresses de Dieu, les citadelles pures et lisses, limpides comme du cristal, résistantes comme de l’acier, sur lesquelles le plus saint des Noms, Dieu, est gravé jusque dans les plus profonds recoins — c’est d’ailleurs de ces recoins qu’il jaillit comme un fluide qui émane de l’intérieur vers l’ extérieur
    .
    C’est ce Nom qu’ils aiment, servent, prononcent, l’âme en adoration, à chaque battement de cœur. Les attraper, vous attraper, vous arracher à moi, chasser ce Nom de votre être trine (âme, chair et raison), faire de vous, qui êtes les fleurs de mon jardin, des immondices pour son enfer, et rire, lançant son rire blasphémateur contre le trône divin, rire de sa victoire sur l’homme et sur Dieu, voilà la joie de Satan.

    Plus vous êtes à moi et plus il se déchaîne pour que vous lui apparteniez. Et comme vous possédez une vigilance et une volonté tenaces, le Malin n’emploie pas, pour vous suivre et poursuivre, la méthode dont il se sert pour les autres. Il vous attaque en traître, de toujours plus loin, aux moments les plus imprévisibles et sous les raisons les plus impensables. Il profite de la douleur, du besoin, de l’abandon, des déceptions, et il bondit comme une panthère sur votre faiblesse étonnée ou affligée du moment, dans l’espoir de vous vaincre pour se venger de toutes les fois où vous avez triomphé de lui.

    Ses moyens? Ils sont infinis. Sa méthode? Il n’en a qu’une. Une douceur bienveillante mais menteuse, une parole sensée et apaisante, un air d’amitié qui aide, qui veut aider.

    As-tu reçu de tels assauts? Tu en connaîtras encore, en grand nombre, et toujours plus astucieux. Que de rancœur contre toi et contre moi! Tu en connaîtras toujours plus, et de si subtiles qu’elles tromperaient même le plus rusé des hommes. Rusé humainement parlant, car — souris, mon âme — la simplicité pénétrée de Dieu et qui se conserve telle est impénétrable à toute subtilité.

    Il t’atteindra extérieurement. Mais elle est tout à l’honneur du soldat, la cicatrice qui marque la chair et révèle: "Voici la preuve d’un combat viril! "Plus le corps d’un soldat est strié de telles marques, plus le monde s’incline devant cet homme valeureux. Il en va de même des combats spirituels. Vos blessures, qui n’atteignent pas l’âme mais couvrent seulement de bleus ce qui sert d’enveloppe à l’esprit-roi, sont tout à votre honneur. Grâce à elles, vous serez honorés au ciel.

    En vérité, je te dis que vous appelez "martyrs" uniquement ceux qui ont péri par l’œuvre de tyrans. Mais tous ceux qui m’appartiennent sont des martyrs. Pour devenir saints, ils durent en effet subir les persécutions de Satan et néanmoins rester fidèles. Gloire aux vainqueurs! Les palmes célestes sont pour vous.»


    (*334) Pour l’avoir écrit dans les dictées du 7 juin, dans "Les cahiers de 1943".


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta






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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Re: Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Maud le Ven 9 Nov - 10:22



    « il est plus doux d’être enfants de la paix que de la tempête »: il faut attendre que le levain de la charité amollisse la farine de l’amour et de la fidélité pour que le pain soit parfait. Jésus bénit l’œuvre naissante et en explique la raison.

    Le 20 octobre

    Seule en ces premières heures du jour, j’ai l’occasion de me concentrer et de réfléchir à une foule de choses. Parmi elles, je me demande pourquoi Jésus a tellement attendu pour apporter quelque lumière sur le cas de B. P. Je ne parle pas de 1941 et 1942, quand j’étais encore privée de la Parole, mais de ces dix-huit mois où elle m’enseigne et où le P. Migliorini, Giuseppe[356] lui-même et moi désirions une lumière divine sur ce qui — de diverses manières mais avec la même anxiété — nous tenait à cœur. Je dis aussi à Jésus: «Pourquoi, Maître, m’avoir dit en 1941, quand nous avons pris contact avec cet homme pour la première fois: "Ne juge pas. Au cours des siècles bien des créatures ont été déclarées possédées alors qu’elles étaient saintes, et vice-versa.

    C’est pourquoi tu ne dois pas juger. Je parle où et à qui je veux et peux parler, même à ceux qui en paraissent le moins dignes" ? C’est plus ou moins ce que tu m’as dit. Je ne sais plus les mots exacts de ta lumière, que je pensais alors n’être qu’une inspiration intérieure, mais je sais que c’étaient à peu près ceux-ci.»
    Jésus me répond alors:

    « A cette époque, tu n’en méritais pas plus. D’ailleurs, il n’était pas encore temps de te donner davantage. Tu avais besoin d’arriver à pardonner pour mériter de m’avoir pour Maître de la façon dont tu m’as aujourd’hui. Juge, à partir de là, quel est le mérite du pardon! En outre, réfléchis et comprends par le biais d’une parabole. L’époque actuelle te permettra de la goûter mieux qu’en des temps normaux, où l’on ne sentait que la saveur du pain sans connaître la difficulté de sa production.

    Une femme veut faire un pain pour sa famille. Elle a de la bonne farine en abondance. Elle possède aussi les ustensiles qui lui permettront de le pétrir, elle a l’eau, le four, elle a tout. Mais il lui manque le levain, ou il lui en reste à peine. Elle se demande s’il faut faire le pain ou non, s’il vaut mieux attendre d’avoir du levain, et suffisamment. Mais la faim et la hâte prédominent en elle, et elle se dit: "Bien! J’y mettrai beaucoup de bonne volonté, je travaillerai longuement la pâte et tout ira bien, même sans levain." Alors elle imprègne d’eau la farine, la travaille et transpire...

    Elle y met réellement toute sa force et sa volonté pour réussir. Puis elle fait le pain, le couvre, met à tiédir et le surveille de temps en temps. La pâte ne lève pas. Elle se dit: "Elle est plus dure que d’habitude, mais au four elle va lever. Je l’ai tellement travaillée! Tout était au mieux! Forcément, le résultat sera bon." Elle règle la flamme et la chaleur du four et l’enfourne. Plus tard, elle l’en sort. Le pain est cuit. Mais ce n’est pas un pain moelleux, croustillant, appétissant. C’est une masse acide et lourde sur lequel les dents les plus puissantes s’usent sans parvenir à en faire une bouchée tendre.

    L’estomac en souffre, la mauvaise humeur s'installe dans la maison, la farine a été gâchée pour rien, toute cette fatigue n’a servi à rien. Or tout cela est dû à son impatience et à son manque de prévision.

    Voilà la parabole. Voyons maintenant son application.

    En 1941, quant à toi, tu avais de la farine en abondance: ton amour de la Vérité et ta fidélité à celle-ci. Tu mettais beaucoup de bonne volonté à me servir et à porter la Lumière dans les cœurs... quitte à avoir la main lourde et à blesser pour faire place à la Lumière. Tu avais une grande hâte d’apporter tes conquêtes à ma faim de cœurs. Tu avais tout, mais pas suffisamment de ce levain qu’est la charité. C’est une vertu qui manque non seulement aux néophytes mais aussi à bon nombre de catholiques bien solides, et même à des ministres chargés de prendre soin des âmes.

    Actuellement, les âmes sont les créatures les plus délicates et les plus malades qui soient, plus encore qu’un bébé de quelques jours. Ce sont en effet des petits enfants qui grandissent et se forment lentement. Je parle des âmes de la majorité. Quand un petit bébé naît, il est en réalité déjà doté de tout ce qu’il sera adulte. Il l’est déjà. Mais si on l’observe bien, ce qu’il possède montre une délicatesse telle qu’il n’est pas exagéré de dire que l’homme continue à se former — par une gestation hors du sein de sa mère — jusqu’à ce que son développement soit complet. Si l’on voulait donner à un enfant des aliments ou des habitudes d’adulte, on le ferait mourir. Il convient d’ajuster aliments et genre de vie à son âge et à sa formation organique, ne te semble-t-il pas? C’est bien ce que font les parents attentifs et aimants.

    De même, les âmes sont malades, de telle ou telle maladie. D’autres sont blessées, d’autres encore convalescentes — et ces dernières ont de la chance —. Mais si un médecin traitait un membre cassé ou un organe épuisé sans égards, qu’adviendrait-il? Et s’il disait: "Tu es stupide! C’est par ta faute que te voici dans cet état! Accepte-le! C’est bien fait! Tu me dégoûtes"? Il adviendrait que ce pauvre malade, ce pauvre blessé, ce pauvre convalescent serait démoralisé, son découragement l’empêcherait de réagir, il ne pourrait, sans aide, fortifier son amélioration, ses blessures seraient plus putréfiées ou plus profondes car non soignées par une main experte ou bien mal soignées par une personne inexpérimentée.

    Quel amour! Quelle expérience, quelle patience, quelle douceur! Quelle charité, en un mot, ne faut-il pas pour guérir les âmes, rendre saines les malades, délivrer les empoisonnées, donner une forme à celles qui n’en ont plus !

    Si l’on agit avec dureté, intransigeance, impatience et non avec amour, on cause un mal plus grand en provoquant endurcissement, colère, éloignement du médecin et de l’éducateur, bref de celui qui élève l’âme et par conséquent du Bien.

    Si je ne t’avais pas arrêtée par mon: "Ne juge pas" en te faisant réfléchir que Dieu pouvait se trouver même en une personne qui, en apparence, semble le moins apte à être instrument de Dieu, tu aurais brisé par ta violence ce que j’avais tissé: le fil de soie destiné à devenir une amarre de navire par les filins de la charité surnaturelle et de l’affection humaine. Dans ce domaine aussi, tu es un "petit Jean ", sais-tu? "Mais les Samaritains ne reçurent pas [les disciples]...

    Ce que voyant, les disciples Jacques et Jean dirent: ‘Seigneur, veux-tu que nous ordonnions au feu de descendre du ciel et de les consumer?’ Mais, se retournant, il les réprimanda: ‘Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes. Le Fils de l’Homme n’est pas venu pour perdre les âmes, mais pour les sauver.' " Puis, pour corriger en souriant leur zèle impétueux qui tendait à se manifester de manière humaine, je les ai appelés les " Fils du Tonnerre ".

    N’est-il pas plus doux d’être enfants de la paix que de la tempête? Dieu, tu le sais, ne se trouve pas dans la tempête, mais dans la brise légère. Je veux que tu sois douce, douce, très douce envers tes frères, comme une brebis sans défauts ni malice. Ils doivent te suivre pour ta toison soyeuse, toute douceur et tiédeur, pour le doux son de ta voix d’amour, pour ton accueil festif fait d’affection. Je t’ai travaillée par la charité, ce levain qui était insuffisant en toi: en effet, tu m’aimais, moi, de tout ton être, mais pas ton prochain comme je l’aime. Or je veux que tu l’aimes comme, moi, je l’aime: avec miséricorde même s’il est lépreux, avec une inlassable patience même s’il est obstiné.

    Maintenant, maintenant que le levain transforme ta farine en bon pain, tu as pu mériter de répéter mes paroles et d’y unir les tiennes. L’heure était venue de les dire, pour moi, de les recevoir, pour eux. J’aurais aussi bien pu les dire il y a quelques mois, mais elles seraient tombées sur un terrain mal préparé. "Leur" terrain également devait être préparé pour les accueillir.

    Va en paix. Ton Jésus ne fait rien sans un but parfait. Quant à tout le reste que tu désires savoir, je te répète: "Comportez-vous comme on l’a fait à l’égard de sœur Benigna. "

    Ma bénédiction repose sur les bons. Ma bénédiction repose sur l’Œuvre naissante. Rentre dans le cercle de cette préparation des âmes à l’avènement de mon Royaume, de cette cohésion pour résister au Désintégreur du monde, qui accélère ses actions et les rend plus subtiles pour démolir rapidement et complètement. Tu peux donc donner à l’Œuvre elle-même ce que tu as: tes souffrances, tes prières, tes propres œuvres.

    Maria, te souviens-tu de ton acte d’offrande à l’Amour et à la Justice[*359] ? Revêtue des mérites de ton bien-aimé, tu répètes mes paroles en le réitérant: "Père, pardonne aux hommes... et si, pour apaiser ta justice, des hosties d’expiation sont nécessaires, me voici, Père, immole-moi pour la paix entre l’homme et Dieu, entre l’homme et l’homme, pour l’avènement de ton Règne." Et à moi, ton Amour, tu dis: "Tu as dit que le plus grand amour est celui de qui donne sa vie pour ses amis. Me voici. Je viens, je m’offre à toi afin que ton Règne s’établisse sur terre et dans les cœurs." Et tu me demandes de me servir de toi comme d’un instrument, un instrument aveugle qui ne cherche donc la raison de rien.

    Je me sers de toi. Je me sers de toi dans le but suivant: pour que je règne dans les cœurs des hommes qui ne me connaissent plus tel que je suis. S’ils me connaissaient tel que je suis, un grand nombre d’entre eux viendraient à moi.

    Je veux qu’ils viennent à moi. J’ai pitié de ces foules. Beaucoup ont été corrompus parce qu’ils ne connaissent pas le Pasteur.

    Appelez le troupeau à se rassembler. Le Pasteur vient. Que les brebis et les agneaux se réunissent en entendant mon appel d’amour. Les chèvres se sépareront d’eux. Etes-vous peu nombreux? Ils étaient douze et sont restés à onze. Le berceau est-il pauvre et inconnu? C’est dans une mangeoire, dans la plus petite des villes de Juda qu’est né le Sauveur.

    Je bénis les "bonnes volontés" qui se rassemblent. Que j’aie "mes disciples "comme Satan a les siens.

    Revenez à l’Evangile, mes enfants. Revenez-y. S’il avait existé des œuvres et des paroles plus saintes pour conduire les âmes au Bien, moi, qui suis la Sagesse, je les aurais utilisées. Rien n’est plus apte à sanctifier que l’Evangile. Venez à la "fontaine des eaux du Sauveur ". Oui: ces mots d’amour qui forment mon Evangile — la parole de la Bonne Nouvelle — sont réellement des eaux jaillies de mon cœur. La Bonne Nouvelle que je reviens annoncer avec une invitation pressante au monde qui périt dans ce qui n’a rien de bon.

    Vous, les grands et les humbles qui désirez cette Œuvre, recevez ma bénédiction. Quant à toi, petit Jean, sois pour cette raison plus martyre que jamais.

    Va en paix. »

    *
    (*359) Voir 1’ "Autobiographie ", pp. 279-280 et p. 332.
    http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta04.htm

    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta


    Le bon Pasteur


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Fleur le Ven 9 Nov - 10:44

    En vérité, je te dis que vous appelez "martyrs" uniquement ceux qui ont péri par l’œuvre de tyrans. Mais tous ceux qui m’appartiennent sont des martyrs. Pour devenir saints, ils durent en effet subir les persécutions de Satan et néanmoins rester fidèles. Gloire aux vainqueurs! Les palmes célestes sont pour vous.»
    Merci Maud pour ta fidélité à cette belle oeuvre . Que le Seigneur te bénisse .
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    Re: Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Maud le Ven 9 Nov - 15:47

    Bonjour @Fleur  Smile

    Je te remercie pour ton appréciation pour cette œuvre et de ton gentil commentairequi me fait plaisir  

    Amicalement


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Re: Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Maud le Mar 13 Nov - 8:47

    La "joie active "et la "joie passive ".



    Commentaire du livre de Jérémie, chap. 12 : « Patience et obéissance sont deux grandes vertus.»

    Spoiler:
    Livre de Jérémie

    42,10 Si vous revenez habiter dans ce pays, je vous bâtirai, je ne démolirai pas, je vous planterai, je n'arracherai pas, car je me repens du mal que je vous ai fait.


    42,11 N'ayez pas peur du roi de Babylone, devant qui vous avez peur ! N'ayez pas peur de lui - oracle du Seigneur - car je suis avec vous pour vous sauver et vous délivrer de sa main.

    42,12 Je vous ferai prendre en compassion, et il aura de la compassion pour vous : il vous laissera revenir sur votre sol.

    42,13 Mais si vous dites : "Nous n'habiterons plus dans ce pays", refusant ainsi d'écouter la voix du Seigneur votre Dieu,

    42,14 si vous dites : "Non ! C'est au pays d'Égypte que nous irons pour ne plus voir la guerre, ni entendre l'appel du cor, ni souffrir la faim ; c'est là-bas que nous habiterons",

    42,15 alors, reste de Juda, écoutez maintenant la parole du Seigneur ! Ainsi parle le Seigneur de l'univers, le Dieu d'Israël : Si vous persistez à tourner votre visage vers l'Égypte pour y aller, si vous allez séjourner là-bas,

    42,16 l'épée dont vous avez peur, c'est là-bas qu'elle vous atteindra, au pays d'Égypte ; la famine qui fait votre inquiétude, c'est là-bas qu'elle vous poursuivra, en Égypte, et c'est là-bas que vous mourrez

    Cette dictée sévère est donnée pour l’écrivain et pour d’autres, et que chacun en prenne ce qui le concerne.

    Le 11 octobre

    Hier et avant-hier; silence et aveuglement. Pas de découragement néanmoins car; si la bonté de Jésus a épargné mon corps épuisé et souffrant extrêmement sous l’effort d’écrire, il a consolé mon âme par son invisible présence, toute pour moi, blanche et souriante. Et toute la paix de ces yeux saints s’est déversée dans mon cœur.

    Oh! Mon trésor inconnu du monde! Inconnu même de ceux qui me sont le plus proche: ceux qui partagent ma vie et me voient simplement occupée à lire mes prières ou à faire de la dentelle, à manger un fruit ou à parler de choses ordinaires, sans savoir que, en réalité, la “meilleure part” de mon être ne fait qu’adorer Dieu qu’elle voit, lui parler et l’écouter parler. J’en viens parfois à sourire à la pensée que ceux qui sont avec moi ignorent avec qui, moi, je suis. Mais parfois aussi je souffre lorsque, en présence du Saint et de l’Invi¬sible, du Pur et de l’Adorable, l’on tient des conversations peu saintes, pas pures, pas charitables. Les gens ne peuvent savoir; et je ne puis rien dire... Mais comme cela me fait mal, et comme je veille à réparer par des actes d’amour; de foi, d’espérance, de pureté, la blessure causée à mon Jésus par ces conversations! Cette blessure doit être bien forte si elle suscite déjà en moi — qui suis un pauvre ver — une telle peine parce que mon Jésus m’a communiqué un soupçon de sa manière de sentir et de penser.

    Je ressens ce matin cette joie active qui, chez moi, annonce toujours sa Parole. Je m’explique comme je le peux.

    J’éprouve une joie passive quand, comme hier et avant-hier, je jubile de la Présence, mais sans qu’elle m’appelle à la servir. Mais j’ai une joie active quand ce je-ne-sais-quoi indescriptible que je ressens me dit: « Ser¬vante de ton Jésus, il t’appelle. Sers-le.» Je passe alors de la sérénité à l’allégresse spirituelle, de la paix à une légèreté qui me soulève. Si je pouvais bouger, je crois que j’irais de-ci de-là dans la maison ou, mieux, au dehors, sous l’exubérance de cette joie et de cette force qui pénètrent en moi.

    Mais dans l’état où je me trouve, je n’ai que le chant pour m’épancher... Puis il me vient une douce langueur qui change mon visage, une langueur dans laquelle je fonds en une douceur qui n’a rien de terrestre. De là, je passe au vrai travail d’écrire sous la dictée ou de décrire ce qui se présente à mes yeux. Dans le premier cas, si la dictée s’appuie sur un point particulier de la Bible, alors Jésus commence par me la faire ouvrir au passage qu’il veut expliquer. En revanche, si elle n’a pas de références bibliques spéciales, alors il ne me fait même pas prendre la Bible en main, ni aucun autre livre saint.

    S’il s’agit d’une vision, elle se présente, comme je l’ai déjà dit[*347], par une image initiale qui est généralement le point culminant de la vision, puis elle se déroule dans l’ordre. A peine se présente-t-elle qu’elle m’emplit d’une joie encore plus vive. Quand cette vision se déroule dans l’ordre, je commence par le début. Quand elle se présente par son point culminant, je décris ce point puis, quand ce qui précède m’est révélé, je l’écris et je le fais suivre du reste (cela a été le cas pour celle de rabbi Gamaliel en août, pendant la première dizaine du mois[*348], je crois).

    Jésus m’a dit de répéter ceci une fois de plus pour mieux éclairer ceux qui sont ou veulent rester dans l’obscurité sur mon cas. Maintenant, il me dit d’ouvrir la Bible. Ce sera donc aujourd’hui une dictée.

    Je copie le passage qu’il m’indique, puisqu’il me dit de le faire: Jérémie, 42,10-16: «Si vraiment vous restez dans ce pays, je vous bâtirai et ne vous démolirai plus, je vous planterai et ne vous arracherai plus. Car je me repentirai du mal que je vous ai fait. Ne craignez pas le roi de Babylone devant qui vous êtes tout craintifs. Ne le craignez pas... car je suis avec vous pour vous sauver et vous délivrer de sa main. Je vous ferai prendre en pitié, pour qu’il vous prenne en pitié et vous laisse revenir sur votre sol. Mais si vous dites: "Nous ne resterons pas dans ce pays", désobéissant ainsi à la voix de Yahvé votre Dieu, si vous dites: "Non! C’est au pays d’Egypte que nous irons; là nous ne verrons plus la guerre, nous n’entendrons plus l’appel du cor et ne manquerons plus de pain; c’est là que nous voulons demeurer", eh bien, en ce cas, reste de Juda, écoutez la parole de Yahvé: Ainsi parle Yahvé Sabaot, le Dieu d’Israël. Si vous êtes résolus à aller en Egypte et que vous y entriez pour y séjourner, l’épée que vous redoutez vous atteindra là, en terre d’Egypte; et la famine qui vous inquiète, elle s’attachera à vos pas, là, en Egypte: c’est là que vous mourrez. »

    Jésus dit:

    «Patience et obéissance sont deux grandes vertus. La patience apporte la paix, l’amitié avec Dieu, le respect de Dieu, l’amour du prochain, la bonne santé spirituelle et physique ainsi que des bénédictions du ciel.

    L’impatient est inquiet. Dieu n’est pas dans l’inquiétude, il ne se fait sentir que dans la paix du cœur. Même un cœur affligé peut être en paix. Il y a paix quand il y a résignation. Mais un cœur qui s’endurcit contre la volonté éternelle et devant les blessures des réalités ordinaires ne connaît toujours qu’effort, souffrance, inquiétude.

    Si encore cet endurcissement et cette obstination comme des mules rétives pouvaient changer les choses en votre faveur, ne serait-ce que les moindres! Mais non, mes enfants. Les réalités humaines ne se plient pas, elles vous font plier au contraire plus durement si vous leur résistez, par la sévérité des lois ou des supérieurs. Il est plus facile aux réalités surnaturelles de se modifier devant votre soumission filiale que devant une rébellion arrogante.

    L’impatient perd tout respect de Dieu. Il lui est aisé d’en venir à des pensées, des actes et des paroles qui ne devraient jamais naître dans un cœur de fils et de sujet respectueux de la paternité et de la majesté de Dieu. L’impatient est orgueilleux. Il se croit plus juste que Dieu et que celui qui le corrige, et veut agir tout seul. L’impatient en arrive à des actes d’impolitesse envers son prochain, et le rend responsable de tout retard à obtenir ce qu’il désire. L’impatient nuit à son salut spirituel en offensant la charité à l’égard de Dieu et de son prochain, et porte atteinte à sa santé physique puisque chaque dépit a une incidence sur l’organisme. Les digues de son impatience rebelle bloquent les fleuves des bénédictions célestes.

    Croyez-vous ne pas avoir mérité de subir ce dont vous souffrez? Seriez-vous par hasard de parfaits monstres d’orgueil, au point de vous autoproclamer sans faute à expier? Regardez votre passé. Ne prétendez pas: "Je n’ai pas tué, je n’ai pas volé." Ce ne sont pas les seules fautes qui méritent une peine. En outre, on ne vole pas seulement en se cachant sous un porche pour attaquer les passants. On vole de tant de manières ! Et l’on vole tant de choses qui ne sont pas seulement de l’argent!

    Voulez-vous connaître des objets subtilisés autres que l’argent, les bijoux ou les biens? L’honneur, la pureté, l’estime, la santé, le gain; et vis-à-vis de Dieu: le respect, un culte authentique, l’obéissance. Vous voyez? Et j’en ai cité quelques-uns seulement. Mais combien d’autres vols l’homme le plus honnête en apparence ne fait-il pas! Est-ce que celui qui pousse l’autre au désespoir ne tue pas, même si le désespéré ne se suicide pas? Si. Il tue en lui la meilleure part: l’âme désespérée se détache de Dieu, matrice de tout homme destiné à naître au ciel, si bien qu’elle meurt. Celui qui enlève la foi du cœur de son prochain ne commet-il pas un vol? Si. Or qu’ils sont nombreux, ceux dont la foi et les paroles déracinent la foi d’une personne qui croyait en toute justice, et y sèment l’incrédulité à toute foi ou des racines empoisonnées d’idolâtrie! Ou encore, celui qui ravit l’honneur et la paix d’une femme, sinon renie la paternité du bâtard né de lui, ne vole-t-il pas? Si, il commet deux vols, parmi les plus graves et les plus maudits de moi. Et je ne cite que les cas les plus importants, mais aussi... mais aussi...

    Personne n’a aucune faute à expier. Eh bien! Si j’ai été apaisé par le châtiment que j'ai voulu vous infliger ici-bas, sur terre, — c’est d’ailleurs un châtiment d’amour, car je ne veux pas vous punir là où le châtiment se mesure en siècles ou en éternité, alors qu’il s’agit toujours ici d’une petite fraction de temps, même si cela dure des mois ou des années —, pourquoi voulez-vous aussitôt raviver ma sévérité en désobéissant et me montrant un cœur irrité par l’impatience?

    Devenez des amis de Dieu, et Dieu sera à vos côtés contre ces ennemis que sont les événements de la vie, les conséquences de la tragédie que vous provoquez par votre légèreté coupable en laissant toute liberté à Satan et aux petits satans pour torturer le genre humain.

    Mais si, conformément au vieil orgueil de la race humaine, vous voulez faire ce que vous préférez et rester sourds aux voix célestes qui souhaitent votre bien, sourds aux voix de la charité et uniquement mus par des pensées égoïstes que j’abhorre, alors je vous déclare:

    "Faites-le. Mais vous n’éviterez pas ce que vous auriez évité si vous vous étiez résignés à moi. Il sera alors inutile d’appeler Dieu." »

    Plus tard, Jésus me dit:

    « C’est pour toi. Mais pas pour toi seule. Que chacun en prenne sa part et s’en serve comme remède. »
    Il n’ajoute rien. En ce qui me concerne, je prends ma part et je reconnais ce qui me revient. Je souffre aussi pour les autres, d’une douleur véritable, sincère. J’aurais voulu ne pas avoir reçu cette dictée dans laquelle j’entends de nouveau le Maître sévère de l’an dernier...

    (*347)Par exemple le 4 mars.
    (*348) Le 7 août.


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Re: Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Maud le Jeu 15 Nov - 7:50



    Jésus veut que les écrits appartiennent à l’ordre des servîtes de Marie et il précise certaines dispositions et conditions à ce propos.

    Tard, dans la soirée, l’écrivain a la vision de la Vierge, vêtue de l’habit servite. Elle est extrêmement triste. De Viareggio arrivent des nouvelles de destruction dues à la guerre.


    Le 15 octobre

    Quand j’ai reçu la communion, Jésus m’a dit:

    «Je veux que toutes les dictées et les visions appartiennent à l’ordre des servites de Marie. Je veux que cet ordre s’en serve pour son bien et pour la prédication. Je veux que tu sois défendue, protégée et aidée par l’ordre. Toute seule, tu resterais cachée, car ceux qui rient de toi, te calomnient ou te détestent sont trop nombreux. Ce n’est pas sans raison que je t’ai donné la possibilité d’entrer en contact avec cet ordre, que tu évitais, et auquel il t’a été presque imposé d’appartenir.[*349]
    La nature et la mission de l’ordre des servites de Marie sont conformes à la nature et à la mission qui est la tienne et dans laquelle je t’ai voulue. Tu étais, sans le savoir, déjà fille de Notre-Dame des Douleurs et par conséquent choisie pour en connaître les tourments, depuis que, petite fille, tu pleurais sur moi qui étais transpercé et mort. t’ai formée ainsi parce que c’est à cela que je t’avais destinée. Je ne fais rien sans but.

    L’autre ordre que tu as choisi n’a pas l’ouverture nécessaire pour accueillir le don de Dieu. Il devrait cependant l’être, puisqu’il a compté dans ses rangs des saints et des saintes qui sont des modèles de manifestations surnaturelles. Mais, chez lui, le rationalisme éteint trop de lumières. Il y a trop de science là où mon François voulait seulement de l’amour, et l’amour du Dieu crucifié.

    C’est pourquoi je répète que je veux que tu sois une lumière qui se diffuse dans l’ordre des servîtes de ma Mère, et que cet ordre te soit donné comme protection.

    Pour écarter tout doute sur ces mots, je précise: que ce qui est destiné à ta parenté et à Marta reste chez eux avec l’obligation morale et spirituelle de l’utiliser pour eux seuls, sans le prêter à qui que ce soit, pas même un instant. S’ils devaient connaître la lassitude et le doute, qu’ils détruisent par le feu ce qu’ils possèdent, et qu’ils indiquent par écrit que cela doit être fait à leur mort, mais qu’ils ne transmettent à personne les copies. Voilà pour ce qui concerne les copies. L’original appartient et appartiendra toujours à l’ordre des servites de Marie s’ils en prennent soin comme d’un don que je leur fais.

    Voilà ce que je veux, moi qui suis celui qui possède et offre ce don.»

    Tard le soir j'ai cette vision qui me console et me peine tout à la fois:

    Sur un pré d’herbe et pas entièrement plat, mais légèrement ondulé entre deux coteaux qui l’enserrent, la Vierge m’apparaît. Elle est vêtue d’une manière fort curieuse. On dirait un petit frère servite, très jeune et beau, mais qui porte les cheveux longs à la manière des femmes. Sa longue tunique noire est serrée à la taille par une ceinture noire; toutefois, je ne vois pas de rosaire. Peut-être est-il recouvert par le manteau. Sur la tunique, une étole descend jusqu’à terre par-devant et par derrière; elle porte en outre le grand manteau noir très ample, serré au cou et qui, lui aussi, descend jusqu’à terre. Il semble être d’une étoffe robuste, mais légère. J’ignore le nom de cette soie opaque que les femmes aussi utilisent pour leurs vêtements de deuil.

    Je suis une femme et cela peut sembler étrange. Mais je me suis toujours si peu souciée de mode et de vanités que je sais à peine distinguer le coton de la laine, la laine de la soie, la soie du velours, sans pouvoir différencier davantage les qualités des diverses catégories.

    Bref, la Vierge porte un grand manteau du même genre que celui de la statue de saint Philippe Benizi qui se trouvait dans l’église de Viareggio et comme vous en mettez vous-même, l’été, quand vous m’apportez la sainte communion. Ce manteau est ouvert devant, si bien que je vois l’habit. Mais, si elle le voulait, la Vierge pourrait s’en envelopper complètement, tant il est ample. Elle a la tête découverte: c’est une fleur très pâle qui émerge de tout ce noir.

    Le voile, noir comme tout le reste et de la même étoffe que le manteau, est noué sous la gorge et sur la poitrine, mais il retombe derrière la tête et pend comme une capuche sur les épaules, au-dessus du manteau, formant ainsi un vêtement assez semblable à celui — dont j’ignore le nom — que vous portez sur les autres.

    Jamais je n’ai vu la Vierge ainsi vêtue. En noir, oui, la fois où — en janvier si je ne me trompe,  elle cueillait ou rejetait les âmes des prêtres. Mais il s’agissait alors d’un vêtement noir, pas de cet habit-ci.

    Mais ce qui me peine, c’est l’expression de son visage. Tournée vers le nord, elle regarde donc dans cette direction et a l’aspect d’une personne qui a beaucoup pleuré et pleure encore dans son cœur. Elle ne fait pas un geste, elle ne dit pas un mot. Elle regarde vers le nord avec une tristesse infinie. Elle est encore plus pâle qu’à l’accoutumée, peut-être parce qu’elle est tout de noir vêtue et si mélancolique.

    Soudain, elle tourne les yeux vers le couchant et me voit. Je suis près d’elle, rendue immobile par son aspect. Elle a une ombre de sourire. Elle soulève son manteau du côté gauche en étendant le bras et m’attire dessous, puis elle me tient tout contre elle; complètement recouverte par le manteau noir, je ne vois plus rien d’autre que l’étoffe noire de son habit et la ceinture de cuir noire.

    Elle continue à se taire. Elle soupire de peine. Rien d’autre. Que veut-elle dire? Pour moi rien de déplaisant — pour moi en tant qu’âme —. Elle m’aime, je me sens donc en sécurité. Mais elle est triste. Pourquoi? De quelle peine souffre la Mère dans son habit de servite? Est-ce que cela signifie un deuil dans la famille des servites de Marie, ou bien quelque malheur spirituel encore plus grave qu’une mort?

    Il y a tant de choses que je voudrais savoir! Des choses qui concernent des visions ou des sons entendus. Depuis que j’ai appris que les clochers de S. Andrea et S. Paolino ont été abattus, je pense au glas qu’ils ont sonné si distinctement dans les derniers jours du mois d’août. La date se trouve dans les cahiers que vous recopiez. Je voudrais vraiment savoir s’ils ont bien été détruits ces soirs-là...

    Aujourd’hui, Marta est revenue... et elle m’a appris que la maison à gauche de la mienne ainsi que d’autres à droite, devant et derrière ont été atteintes par les derniers coups de canon. Elle me raconte comment celle du coin a été touchée.

    Je me rappelle avoir rêvé et souffert, en février, pour cette raison et vous l’avoir dit. Je m’étais ensuite calmée parce qu’un éclat avait atteint la maison qui faisait le coin, un petit éclat de défense antiaérienne, et je pensais que mon rêve était achevé. A huit mois de distance, il s’est au contraire vérifié dans ses moindres détails.

    Seigneur, pourquoi me donner tant de choses inhabituelles, à moi qui ai une telle peur de ce qui n’est pas ordinaire?

    (*349)En tant que tertiaire.

    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Ste Julienne Falconieri : Fondatrice de l' Ordre des Servites de Marie


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Ste Thérèse de l' Enfant Jésus et de la Sainte Face
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    Maud

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    Re: Cahiers de Maria Valtorta : « La Présence consolatrice de Jésus »

    Message par Maud Aujourd'hui à 7:24



    La présence consolatrice de Jésus et de Marie pendant la nuit de douleur de l’écrivain.

    Le 11 novembre 1944

    J’étais hier si abattue et j’allais si mal que je n’ai rien pu ajouter, pas même les douces consolations reçues dans la nuit du 9 au 10 de la part de Marie tout d’abord, brièvement, puis de Jésus, longuement.

    Je pleurais, la tête sous les couvertures pour ne pas être entendue par Paola et Marta qui dormaient avec moi. Je pensais que, dans quelques heures, je n’aurais plus Paola... et je pleurais, bien désolée. Je priais aussi. La Mère est venue prier avec moi et me caresser. Mais cela a été court. Elle a cédé la place à Jésus qui, de son bras gauche, m’a attirée contre sa poitrine, si étroitement que ma joue s’appuyait sur son cœur et que je sentais la chaleur de son corps sur ma joue, j’entendais les battements réguliers et robustes de son cœur.

    Je le comparais au mien, ce pauvre tacot chancelant et épuisé... Comme il était parfait! Jésus me laissait faire. Il laissait la tiédeur de sa personne réchauffer le pauvre passereau malade, gelé, en larmes que je suis, il laissait la musique de son cœur le distraire de ses tourments. C’est beau, savez-vous, de reposer ainsi!

    J’ai vu un rayon de lumière filtrer de son vêtement de laine blanc ivoire à l’endroit de la blessure du côté, et j'ai demandé, en la désignant: « Pourquoi cette blessure? » Jésus me répondit alors, doucement, dans les cheveux: «Par amour de Dieu et des hommes.» Après quelque temps, sans me laisser partir, il m’effleura de la main droite le côté où j’avais si mal entre cœur et plèvre, et me demanda en souriant: « Pourquoi cette souffrance? » Et moi: « Par amour de Dieu et des hommes. » Jésus m’a alors serrée plus fortement et m'a tenue jusqu’à ce que ma souffrance s’apaise et que je sois près de m’assoupir sur sa poitrine, puis il m’a reposée comme un papa aimant et est resté là afin que je ne pleure plus...

    Comme je le regardais! Qu’il est beau! Non, il n’y a aucun tableau qui lui ressemble. C’est impossible.

    Cela s’est passé la nuit dernière. Cette nuit, à partir de deux heures, j’ai vécu un supplice à cause de la pleurite et de la fièvre. C’est dans cet état que j'ai fait l’Heure de Notre-Dame des Douleurs. Je contemplais la Mère pleurant sur son Fils étendu sur la pierre de l’onction, je regardais Marie-Madeleine en larmes, agenouillée au pied du lit funèbre en marbre, Jean debout et angoissé auprès de Marie qu’il regardait, avec les yeux d’un enfant effrayé et en pleurs, sa nouvelle Mère désolée, les autres femmes qui se pressaient à l’ouverture, les deux embaumeurs dans leur coin.

    Mon conseiller intérieur me dit alors: « Autour du lit funèbre de Jésus se trouvent les représentants de tout le genre humain. Marie-Madeleine représente l’humanité pécheresse et repentie, Jean l’humanité pure et consacrée, les pieuses femmes représentent les croyants, Nicodème et Joseph le monde avec ces brumes que sont la science, le respect humain, le doute... Vois-tu ? Il y a tout. » C’est vrai. Je ne l’avais jamais remarqué.

    Je n’ai rien reçu d’autre. Une fois ma grande fièvre passée, Jésus me laisse me reposer. Mais il ne m’abandonne pas. Oh! Il est ici! Ce n’est pas comme en avril, où il se taisait et ne se montrait pas! Je ne peux pas oublier la tiédeur de son corps, ma joue me semble encore chaude et je me la caresse. Et je ne peux pas davantage oublier le battement de son divin cœur. Mon Jésus...


    Cahiers de 1944 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta


    Jésus Consolateur


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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