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    L’anéantissement de l’autorité paternelle

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    saint-michel

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    Date d'inscription : 14/02/2016

    L’anéantissement de l’autorité paternelle Empty L’anéantissement de l’autorité paternelle

    Message par saint-michel le Jeu 26 Oct - 11:37

    L’anéantissement de l’autorité paternelle L_anea10

    Les conséquences de la destruction du rôle de la paternité sont terribles sur la civilisation. Mais savons-nous pourquoi ? Après la lecture d’un extrait du livre « les mœurs des Israélites et des chrétiens » de l’abbé Fleury, nous comprenons, en faisant le parallèle avec la civilisation moderne, que l’anéantissement de l’autorité paternelle renforce la tyrannie de ceux qui souhaitent obtenir le pouvoir à travers une gouvernance mondiale. En effet, la disparition de l’autorité du chef de famille a sa part de responsabilité dans le chaos civilisationnel. Ce même désordre renforce, d’un point de vue stratégique, l’idée fallacieuse qu’il faille instaurer un gouvernement mondialisé de type élitiste et dictatorial, afin de restaurer l’ordre perdu. Ce sont là d’effroyables théories messianiques qui sont prêtes à émerger lorsque la peur aura suffisamment secoué les nations, mais est-ce que la multitude en a seulement conscience ?
    Découvrons sans plus tarder l’extrait du livre de l’abbé Fleury (partie I, chapitre XXIV, page 128 à 129).
    « Quant à la puissance paternelle des Hébreux, la loi leur permettait de vendre leurs filles (Eccl, v .2.7. Percoemptionem. 2.Est. v, 2.5.Isa, 1.) : mais cette vente était une espèce de mariage, comme il y en eut chez les Romains. Nous voyons toutefois par un passage d’Isaïe, que les pères vendaient leurs enfants à leurs créanciers : et du temps de Néhémias, les pauvres proposaient de vendre leurs enfants, pour avoir de quoi vivre : et d’autres se plaignaient de n’avoir pas de quoi racheter leurs enfants déjà réduits en servitude. Ils avaient droit de vie et de mort sur leurs enfants, puisque le sage dit (Prov. 19. 12.) : Corrigez votre fils sans perdre l’espérance ; mais ne vous aheurtez pas à le faire mourir. Il est vrai qu’ils n’avaient pas la liberté comme les Romains d’exercer ce droit si rigoureux de leur autorité privée sans la participation du magistrat (Lev. lib. 2.). La loi de Dieu permettait seulement au père et à la mère, après avoir essayé toutes les corrections domestiques, de dénoncer au sénat de la ville leur fils désobéissant et débauché ; et sur leur plainte, il était condamné à mort, et lapidé (Deut. 2 1. 19.). Cette même loi fut pratiquée à Athènes (Heliod. Iv ) : et elle était fondée sur ce que les enfants tiennent la vie de leurs pères, et que l’on supposait qu’il s’en trouverait point d’assez dénaturés pour faire périr leurs enfants, s’ils ne commettaient des crimes horribles. Cependant cette crainte était très utile, pour tenir les enfants dans une entière soumission.
    Nous ne voyons que trop les maux qui sont venus d’avoir laissé affaiblir, ou plutôt anéantir la puissance paternelle. Quelque jeune que soit un fils, sitôt qu’il est marié, ou qu’il a le moyen de subsister sans son père, il prétend ne lui devoir plus qu’un peu de respect. De-là vient la multiplication infinie des petites familles, et des gens qui vivent seuls, ou dans les maisons publiques, dans lesquelles tous sont également maîtres. Ces jeunes gens indépendants, s’ils sont riches, se plongent dans la débauche, et se ruinent ; s’ils sont pauvres, ils deviennent des vagabonds et des gens sans aveu, capables de toutes sortes de crimes. Outre la corruption des mœurs, cette indépendance peut aussi causer de grands maux dans l’État ; car il est bien plus difficile de gouverner une multitude d’hommes, séparés et indociles, qu’un petit nombre de chefs de famille, dont chacun répondait d’un grand nombre d’hommes, et était d’ordinaire un vieillard instruit des lois. »
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