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    Damoclès

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    saint-michel

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    Message par saint-michel le Ven 6 Oct - 22:41

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    Damoclès était un lâche flatteur, qui faisait bassement sa cour à Denys le tyran. Pour se rendre plus agréable à cet usurpateur, il affectait de l’élever au-dessus de tous les monarques de l’univers, et lui répétait sans cesse qu’il les surpassait en mérite, en richesse, en gloire, en puissance, et même en honneur. Le tyran, qui vivait dans des frayeurs continuelles qu’on attentât à ses jours, n’ajoutait pas foi à ce dernier trait de son éloge. Il ne sentait que trop qu’il n’était pas le plus heureux prince de la terre ; et il voulut le faire sentir pareillement à son flatteur. Il ordonna donc un jour qu’on le revêtit de pourpre et de toutes les marques de la royauté. Il le fit asseoir à sa table, et servir comme s’il eût été en effet le maître du royaume. Le festin fut de la plus grande magnificence ; et pendant que les mets les plus délicats flattaient son goût, une musique délicieuse charmait ses oreilles. Il jouissait avec ravissement d’une situation si charmante. Mais tandis qu’il en savourait la douceur, quelqu’un l’avertit de lever les yeux. Que devint-il, lorsqu’il aperçut au-dessus de sa tête une épée nue qui n’était attachée au lambris qu’avec un crin de cheval ! Il pâlit, il frémit, il voulut quitter sa place, mais le roi lui défendit. On continua de lui servir tout ce qui pouvait exciter son appétit ; les musiciens redoublèrent leurs efforts ; et déployèrent toutes les richesses de l’harmonie : mais il ne goûtait plus rien, n’entendait plus rien ; il n’était occupé que de cette fatale épée, qui pouvait à tout moment se détacher et le percer : sans cesse il avait les yeux sur elle. Le reste du temps qu’il passa à table lui parut un siècle, et il ne respira que lorsque enfin il lui fut permis de sortir de cette cruelle position.


    Cette cruelle position de Damoclès est la nôtre. La mort tient continuellement sa faux levée sur nos têtes, il n’y a pas d’instant où elle ne puisse nous porter le coup fatal. Comment donc pouvons-nous boire, manger, dormir, rire, nous amuser tranquillement ? Damoclès se montra bien plus sage que nous. Du moment qu’il eut aperçu le glaive menaçant, insensible à tout autre objet, il ne le perdit plus de vue, il se tint continuellement sur ses gardes. Telle devrait être notre conduite. Toutes les richesses, tous les honneurs, tous les plaisirs du monde devraient nous être indifférents ; nous ne devrions penser qu’à prendre de sages mesures, non pas pour éviter la mort, qui est inévitable, mais pour n’en être pas surpris dans un état où elle aurait pour nous des suites funestes. Damoclès voyait, à la vérité, l’épée suspendue sur sa tête, et nous ne voyons pas la mort prête à nous frapper ; mais la raison et la religion ne suppléent-elles pas à cette vue corporelle ? Et le danger continuel où nous sommes d’être surpris par la mort n’est-il pas aussi évident que si nous voyions de nos yeux sa faux redoutable menacer nos têtes.


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