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    LES PAROLES DIVINES

    Betty
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    Message par Betty le Dim 31 Jan - 17:23

    EXTRAITS DU LIVRE DE AUGUSTE SAUDREAU 

    http://lepaternoster.com/cariboost_files/auguste_saudreau_les_divines_paroles.pdf

    CHAPITRE I : Encouragements divins à lire, à méditer et à faire connaître aux autres les paroles révélées 

    1. Le Seigneur ordonne d’écrire ses paroles Sainte Thérèse entendit un jour le Seigneur lui dire : « Tu sais que je te parle quelquefois. Ne manque pas d’écrire mes paroles, car si elles ne te sont pas utiles à toi-même, elles pourront l’être à d’autres » (Relation, 52.) Et une autre fois : « Ne manque pas d’écrire les avis que je te donne, afin de ne pas les oublier. Puisque tu aimes à avoir par écrit ceux qui te viennent des hommes, comment regardes-tu comme une perte de temps d’écrire ceux que tu reçois de moi ? Un temps viendra où les uns et les autres te seront nécessaires. » (Relation, 64). 

    Même recommandation faite par le Seigneur à sainte Brigitte : « Moi, Dieu, j'ai plusieurs enfants qui sont retenus dans les pièges du démon. Mon amour leur envoie les paroles de ma bouche par une femme. Entendez donc, vous, ô Frère Pierre , écrivez en langue latine ce qu'elle vous dira de ma part en langue vulgaire, et je vous donnerai pour chaque lettre, non de l'or et de l'argent, mais un trésor qui ne vieillira jamais. » (Révél. Extrav., ch. 48) 

    Sainte Gertrude répugnait à donner par écrit ses révélations, elle s'excusait en se disant qu'elle avait assez fait de vive voix pour l'utilité du prochain, mais le Seigneur lui opposa cette parole qu'elle avait entendu lire la nuit même aux Matines : « Si le Seigneur n'eût voulu faire connaître sa doctrine qu'à ceux qui étaient présents, il n'y aurait eu que des paroles et rien d'écrit. Mais aujourd'hui ses paroles sont aussi écrites pour le salut d'un plus grand nombre. » Et il ajouté : « Je veux avoir dans tes écrits un témoignage irrécusable de ma divine tendresse, pour ces derniers temps où je me dispose à faire du bien à un grand nombre; » (Liv. 2, ch.10) 


    Pendant que j'écrivais aujourd'hui dans ma cellule, raconte sainte sainte Véronique Juliani , j’entendis une voix intérieure qui me dit : " Je suis avec toi, que veux-tu de plus ? " Cette voix me paraissait être celle du Seigneur. Elle me causait tant de contentement que j’étais comme hors de moi ; cependant je continuais d’écrire. A la fin ne le pouvant plus, je voulus me mettre à faire oraison. Mais de nouveau j’entendis la voix qui me dit : " Écris ; la fatigue que tu éprouves m’est agréable autant que l’oraison, parce que ces choses (que tu écris) seront de grand profit aux âmes. Donc écris tout. Ce sont mes œuvres, n’en doute pas. "
     (Diario, 13 settembre 1697.) 



    CHAPITRE II : Dieu Amour 

    I. Les qualités de l'amour divin 1.

     Amour de Dieu le Père pour son Fils et du Fils de Dieu pour son Père Le Père éternel parla ainsi par la bouche de sainte Madeleine de Pazzi : 

    « l’âme de mon Verbe, se tenant dans mon sein, me regarde et je la regarde moi-même avec un regard de contemplation, d’admiration, d’amour, d’anéantissement, de pureté, de paix, de conseil, de piété, de libéralité, de miséricorde, de justice, de bonté, de sagesse, de puissance, de communication, de vérité, d’union, d’éternité, de clarté, de transformation et de glorification…

     O ma fille, épouse de mon fils unique, écoutez attentivement, si vous voulez comprendre ce que je vais vous dire : au moment où l’âme du Verbe entra dans mon sein (au jour de l’Ascension) elle me regarda, mais d’un regard ineffable et incompréhensible pour vous, et ce regard fut pour elle la source d’une joie immense. Sans doute elle jouissait déjà de la gloire auparavant, puisqu’elle ne cessa de m’être unie depuis son Incarnation, mais elle en reçut alors une auréole plus éclatante que je lui donnais en récompense de la victoire qu’elle venait de remporter sur la mort et le péché ; comme aussi de l’obéissance et de l’amour avec lequel elle avait accompli l’œuvre de votre Rédemption, que je lui avais imposée, amour si ardent et si immense que nulle créature ne peut s’en faire une idée, bien loin de le comprendre. La beauté de cette âme, rehaussée par la splendeur de cette gloire nouvelle et par cet amour immense, que je voyais dans mon Verbe pour la créature, me plut tellement, qu’au moment ou elle entra dans mon sein et fixa ses regards sur moi, je fixais aussi les miens sur elle, et ce regard réciproque, qui rendit plus ardent ce foyer d’amour et plus éclatante cette gloire de la divinité, fit jaillir sur la terre une abondante et ineffable rosée de grâces…

     Demande de l’âme : Dites-moi, je vous prie, ô mon Père, ce que le Verbe regardait dans votre sein. 

    Réponse du Père : « Il regardait la divinité et l’égalité qu’il tient de moi, qui suis, en qualité de Père le principe et la source vitale de la Très Sainte Trinité, à laquelle son âme était unie en moi. Il regardait avec une complaisance infinie cette Essence divine qu'Il avait reçue de moi, et son âme se contemplant en moi comme dans un miroir voyait les grâces immenses, les trésors infinis qui Lui avaient été communiqués par cette union et qu’elle recevait à un titre nouveau en vertu de ce regard. » (Ire part., ch. XXIV.)

    2. Dieu nous a aimés avant de nous créer et cet amour est tout gratuit 

    Notre-Seigneur dit à sainte Catherine de Gênes : 

    « Si tu savais combien j’aime les âmes tu ne pourrais plus jamais savoir autre chose en cette vie ; car cette connaissance te ferait mourir ; et si tu vivais, ce serais par l’effet d’un miracle… Mon amour est infini et je ne puis qu’aimer ce que j’ai créé. La cause de mon amour n’est autre que lui-même, et comme tu n’es pas capable de l’entendre, demeure en paix et n’entreprends pas de chercher ce que tu ne saurais trouver. (Dialogue, IIe part., ch. V, p. 347.). 

    Seigneur, disait la même sainte, qu’est ce donc que l’homme dont vous avez tant de soin ! Je ne sais si vous êtes son Seigneur ou son serviteur ; il semble que l’amour vous ait aveuglé à tel point que vous ne connaissiez plus nos misères. 

    Le Seigneur lui répondit : Tu demandes une chose si grande que tu ne saurais la comprendre ; mais pour contenter ton intelligence faible et pauvre, je t’en montrerai quelque chose ; si je t’en donnais une plus claire vue, tu ne pourrais vivre, à moins que la grâce ne te soutînt… « Sache d’abord que je suis Dieu immuable et que j’aimais l’homme avant de le créer. Je l’aimais d’un amour infini, pur, simple, sans cause aucune ; je ne puis pas ne pas aimer ce que j’ai créé et destiné selon son degré à contribuer à ma gloire. De plus j’ai amplement pourvu l’homme de tous les moyens convenables pour parvenir à sa fin. Je lui ai accordé des dons naturels et des grâces surnaturelles, qui, de ma part, ne lui manquent jamais. De plus mon amour infini l’entoure par divers moyens et voies afin de le soumettre à ma providence, et je ne trouve rien qui me soit contraire que le libre arbitre dont je l’ai doué. Je combats toujours ce libre arbitre par l’amour jusqu’à ce que l’homme me le donne et m’en fasse un présent ; puis, après l’avoir accepté, je le réforme peu à peu par une opération secrète et avec un soin amoureux et jamais je ne l’abandonne que je ne l’ai mené à la fin à laquelle il est destiné. » (IIIe part., ch. 1er, p. 372.)


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    Message par Betty le Dim 31 Jan - 17:29

    3. Dieu nous aime malgré nos défauts qu’Il combat sans cesse 

    « Quant à ton autre question : pourquoi j’aime cet homme qui m’est si contraire et qui est plein de misères, dont l’infection monte de la terre au ciel, je te réponds : 

    à cause de mon infinie bonté et du pur amour dont j’aime l’homme, je ne puis m’arrêter à ses défauts, ni cesser de faire mon œuvre, laquelle consiste à le combler toujours de bien. Je lui montre ses faiblesses à ma lumière et les lui fais connaître ; lorsqu’il les connaît, il les pleure, et lorsqu’il les pleure, il s’en purifie. Mais je suis offensé par l’homme lorsqu’il met obstacle à l’opération que j’ai ordonnée pour le mener à sa fin, en d’autres termes lorsque mon amour ne peut agir selon les besoins de la créature ; cet obstacle c’est le péché. 

    Quant à cet amour que tu demandes à connaître, tu ne saurais le comprendre, car il n’a ni forme ni mesure ; tu ne peux le connaître par la voie de l’entendement, parce qu’il n’est pas intelligible ; il se connaît quelquefois par ses effets. 

    Quiconque qui n’aurait pas perdu la foi et verrait les effets que je produis dans les hommes par ces rayons d’amour que je répands secrètement dans leurs cœurs, en serait certainement enflammé à tel point qu’il ne pourrait vivre, car la véhémence de cet amour le réduirait à néant. Quoique la créature soit presque toujours dans l’ignorance à cet égard, tu vois cependant que poussés par cet amour inconnu, des hommes abandonnent volontairement le monde, les biens, les amis, les parents ; les autres amours et les plaisirs leur deviennent alors odieux. Cet amour porte l’homme à se vendre pour être esclave, à devenir sujet des autres jusqu'à la mort ; il augmente tellement qu’il ferait endurer mille martyres, comme l’expérience le fait voir continuellement. » (Dialogue, IIIe part., ch. Ier.)

     . 4. L’amour de Dieu pour nous est toujours en éveil 

    L'Éternel dans son Ineffable clémence jeta sur Catherine (de Sienne) un regard plein de tendresse et voulut lui expliquer comment la divine providence ne manque jamais à personne. Il s’exprime ainsi : 

    « O ma fille bien aimée, combien de fois te l’ai-je répété, oui je veux faire miséricorde au monde et assister chacun selon ses besoins ; mais l’homme ignorant trouve la mort où j’ai placé la vie et il se rend ainsi cruel à lui-même. Moi je veille toujours et je veux que tu saches que ce que je donne à chacun est réglé par mon infinie providence. Avec ma providence j’ai créé l’homme et quand je l’ai regardé en moimême, je me suis passionné pour la beauté de ma créature, car il m’avait plu de la créer à mon image et à ma ressemblance. » (Dialogue, ch. CXXXV, n°1 et 2.) 


    Sainte Brigitte vit un jour, assis entre les saints sur un siège majestueux, Jésus-Christ, qui lui dit ces paroles : « Je suis la vraie charité ; tout ce que j’ai fait de toute éternité je l’ai fait par amour ; de même tout ce que j’ai fait et ferai procèdera de mon amour. Mon amour est aussi grand et aussi incompréhensible maintenant qu’il l’était le jour de ma passion, quand par ma mort, dans un excès d’amour je délivrai des limbes tous mes élus. S’il était possible que je mourusse tout autant de fois qu’il y d’âmes en enfer, je souffrirais pour chacune d’elle comme je souffris alors pour toutes ; mon corps serait encore tout disposé à endurer tous ces tourments. » (Liv.VII, ch. XIX.)


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    Message par Betty le Ven 19 Fév - 21:43

    CHAPITRE II : Dieu Amour
    I. Les qualités de l'amour divin

    1. Amour de Dieu le Père pour son Fils et du Fils de Dieu pour son Père
    Le Père éternel parla ainsi par la bouche de sainte Madeleine de Pazzi : 
    « l’âme de mon Verbe, se tenant dans mon sein, me regarde et je la regarde moi-même avec un regard de contemplation, d’admiration, d’amour, d’anéantissement, de pureté, de paix, de conseil, de piété, de libéralité, de miséricorde, de justice, de bonté, de sagesse, de puissance, de communication, de vérité, d’union, d’éternité, de clarté, de transformation et de glorification… O ma fille, épouse de mon fils unique, écoutez attentivement, si vous voulez comprendre ce que je vais vous dire : au moment où l’âme du Verbe entra dans mon sein (au jour de l’Ascension) elle me regarda, mais d’un regard ineffable et incompréhensible pour vous, et ce regard fut pour elle la source d’une joie immense.
    Sans doute elle jouissait déjà de la gloire auparavant, puisqu’elle ne cessa de m’être unie depuis son Incarnation, mais elle en reçut alors une auréole plus éclatante que je lui donnais en récompense de la victoire qu’elle venait de remporter sur la mort et le péché ; comme aussi de l’obéissance et de l’amour avec lequel elle avait accompli l’oeuvre de votre Rédemption, que je lui avais imposée, amour si ardent et si immense que nulle créature ne peut s’en faire une idée, bien loin de le comprendre. La beauté de cette âme, rehaussée par la splendeur de cette gloire nouvelle et par cet amour immense, que je voyais dans mon Verbe pour la créature, me plut tellement, qu’au moment ou elle entra dans mon sein et fixa ses regards sur moi, je fixais aussi les miens sur elle, et ce regard réciproque, qui rendit plus ardent ce foyer d’amour et plus éclatante cette gloire de la divinité, fit jaillir sur la terre une abondante et ineffable rosée de grâces…
    Demande de l’âme : Dites-moi, je vous prie, ô mon Père, ce que le Verbe regardait dans votre sein.
    Réponse du Père : « Il regardait la divinité et l’égalité qu’il tient de moi, qui suis, en qualité de Père le principe et la source vitale de la Très Sainte Trinité, à laquelle son âme était unie en moi. Il regardait avec une complaisance infinie cette Essence divine qu'Il avait reçue de moi, et son âme se contemplant en moi comme dans un miroir voyait les grâces immenses, les trésors infinis qui Lui avaient été communiqués par cette union et qu’elle recevait à un titre nouveau en vertu de ce regard. » (Ire part., ch. XXIV.)
    17 Sainte Madeleine de Pazzi (1566-1607) fut carmélite, à Florence. Elle avait de fréquentes extases, pendant lesquelles elle faisait connaître ce que Dieu lui révélait. Parlant tantôt en son nom, tantôt au nom du Père, ou du Verbe ou du Saint-Esprit. Six secrétaires écrivaient alors ce qui sortait de ses lèvres, puis quand elle était revenue de son extase, sur l’ordre de la Mère Prieure, elle révisait ce qui avait été écrit. (OEuvres, recueillies par le P. Brancaccio, traduites par Don Anselme Bruviaux, Paris, Palmé, 1873)

    2. Dieu nous a aimés avant de nous créer et cet amour est tout gratuit

    Notre-Seigneur dit à sainte Catherine de Gênes :
     « Si tu savais combien j’aime les âmes tu ne pourrais plus jamais savoir autre chose en cette vie ; car cette connaissance te ferait mourir ; et si tu vivais, ce serais par l’effet d’un miracle… Mon amour est infini et je ne puis qu’aimer ce que j’ai créé. La cause de mon amour n’est autre que lui-même, et comme tu n’es pas capable de l’entendre, demeure en paix et n’entreprends pas de chercher ce que tu ne saurais trouver. (Dialogue, IIe part., ch. V, p. 347.).

    Seigneur, disait la même sainte, qu’est ce donc que l’homme dont vous avez tant de soin ! Je ne sais si vous êtes son Seigneur ou son serviteur ; il semble que l’amour vous ait aveuglé à tel point que vous ne connaissiez plus nos misères. Le Seigneur lui répondit : Tu demandes une chose si grande que tu ne saurais la comprendre ; mais pour contenter ton intelligence faible et pauvre, je t’en montrerai quelque chose ; si je t’en donnais une plus claire vue, tu ne pourrais vivre, à moins que la grâce ne te soutînt…

    « Sache d’abord que je suis Dieu immuable et que j’aimais l’homme avant de le créer. Je l’aimais d’un amour infini, pur, simple, sans cause aucune ; je ne puis pas ne pas aimer ce que j’ai créé et destiné selon son degré à contribuer à ma gloire. De plus j’ai amplement pourvu l’homme de tous les moyens convenables pour parvenir à sa fin. Je lui ai accordé des dons naturels et des grâces surnaturelles, qui, de ma part, ne lui manquent jamais. De plus mon amour infini l’entoure par divers moyens et voies afin de le soumettre à ma providence, et je ne trouve rien qui me soit contraire que le libre arbitre dont je l’ai doué. Je combats toujours ce libre arbitre par l’amour jusqu’à ce que l’homme me le donne et m’en fasse un présent ; puis, après l’avoir accepté, je le réforme peu à peu par une opération secrète et avec un soin amoureux et jamais je ne l’abandonne que je ne l’ai mené à la fin à laquelle il est destiné. » (IIIe part., ch. 1er, p. 372.)

    3. Dieu nous aime malgré nos défauts qu’Il combat sans cesse

    « Quant à ton autre question : pourquoi j’aime cet homme qui m’est si contraire et qui est plein de misères, dont l’infection monte de la terre au ciel, je te réponds : à cause de mon infinie bonté et du pur amour dont j’aime l’homme, je ne puis m’arrêter à ses défauts, ni cesser de faire mon oeuvre, laquelle consiste à le combler toujours de bien. Je lui montre ses faiblesses à ma lumière et les lui fais connaître ; lorsqu’il les connaît, il les pleure, et lorsqu’il les pleure, il s’en purifie. Mais je suis offensé par l’homme lorsqu’il met obstacle à l’opération que j’ai ordonnée pour le mener à sa fin, en d’autres termes lorsque mon amour ne peut agir selon les besoins de la créature ; cet obstacle c’est le péché. Quant à cet amour que tu demandes à connaître, tu ne saurais le comprendre, car il n’a ni forme ni mesure ; tu ne peux le connaître par la voie de l’entendement, parce qu’il n’est pas intelligible ; il se connaît quelquefois par ses effets. Quiconque qui n’aurait pas perdu la foi et verrait les effets que je produis dans les hommes par ces rayons d’amour que je répands secrètement dans leurs coeurs, en serait certainement enflammé à tel point qu’il ne pourrait vivre, car la véhémence de cet amour le réduirait à néant. Quoique la créature soit presque toujours dans l’ignorance à cet égard, tu vois cependant que poussés par cet amour inconnu, des hommes abandonnent volontairement le monde, les biens, les amis, les parents ; les autres amours et les plaisirs leur deviennent alors odieux. Cet amour porte l’homme à se vendre pour être esclave, à devenir sujet des autres jusqu'à la mort ; il augmente tellement qu’il ferait endurer mille martyres, comme l’expérience le fait voir continuellement. » (Dialogue, IIIe part., ch. Ie
    18 Sainte Catherine de Gênes (1447-1510) a écrit un traité du Purgatoire et les Dialogues. (Vie et OEuvres


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    Message par Betty le Ven 19 Fév - 21:50

    4. L’amour de Dieu pour nous est toujours en éveil


    L'Éternel dans son Ineffable clémence jeta sur Catherine (de Sienne)19 un regard plein de tendresse et voulut lui expliquer comment la divine providence ne manque jamais à personne. Il s’exprime ainsi
    :
     « O ma fille bien aimée, combien de fois te l’ai-je répété, oui je veux faire miséricorde au monde et assister chacun selon ses besoins ; mais l’homme ignorant trouve la mort où j’ai placé la vie et il se rend ainsi cruel à lui-même. Moi je veille toujours et je veux que tu saches que ce que je donne à chacun est réglé par mon infinie providence. Avec ma providence j’ai créé l’homme et quand je l’ai regardé en moi-même, je me suis passionné pour la beauté de ma créature, car il m’avait plu de la créer à mon image et à ma ressemblance. » (Dialogue, ch. CXXXV, n°1 et 2.)


    Sainte Brigitte vit un jour, assis entre les saints sur un siège majestueux, Jésus-Christ, qui lui dit ces paroles : « Je suis la vraie charité ; tout ce que j’ai fait de toute éternité je l’ai fait par amour ; de même tout ce que j’ai fait et ferai procèdera de mon amour. Mon amour est aussi grand et aussi incompréhensible maintenant qu’il l’était le jour de ma passion, quand par ma mort, dans un excès d’amour je délivrai des limbes tous mes élus. S’il était possible que je mourusse tout autant de fois qu’il y d’âmes en enfer, je souffrirais pour chacune d’elle comme je souffris alors pour toutes ; mon corps serait encore tout disposé à endurer tous ces tourments. » (Liv.VII, ch. XIX.)


    5. L’amour de Dieu pour nous est fort, éternel, plein d’ardeur


    O Seigneur, disait Mechtilde de Magdebourg, aimez-moi beaucoup, aimez moi souvent, aimez-moi longtemps… Elle entendit cette réponse : Que je t’aime souvent, cela est dans ma nature, car je suis moi-même l’amour. Que je t’aime fortement, c’est selon mon désir, car je veux être fortement aimé. Enfin que je t’aime longtemps, cela est du ressort de mon éternité, car je suis sans fin. » (Liv. IV, ch. V.)
    Sainte Mechtilde vit le Seigneur ouvrir la plaie de son très doux Coeur, et il lui dit : « Regarde toute l’étendue de mon amour pour le bien connaître ; tu ne pourras le trouver nulle part plus clairement que dans les paroles de l'Évangile car on n’en jamais entendu qui exprimassent un amour plus fort ou plus tendre que celles-ci : Comme mon Père m’a aimé, ainsi je vous ai aimé (Jean XV, 9), ainsi que d’autres semblables que j’ai adressées tant à mes disciples qu’à mon Père en comblant ceux-là de mes bienfaits. (Ière part., ch. XXI.).

    Un jour Notre Seigneur dit à sainte Angèle de Foligno : »Ma fille, ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée. » Cette parole, écrit la chère sainte, me porta dans l’âme un coup mortel, car mes yeux s’ouvrirent, et je vis dans la lumière de quelle vérité cette parole était vraie. Je voyais les actes, les effets réels de cet amour et jusqu’où, en vérité, il avait conduit le fils de Dieu. Je vis ce qu’il supporta dans sa vie et dans sa mort pour l’amour de moi par la vertu réelle de cet amour indicible qui lui brûlait les entrailles. Non, non, il ne m’avait pas aimée par moquerie, mais d’un amour épouvantablement sérieux, vrai, profond, parfait, et qui était dans ses entrailles. Et alors, mon amour à moi, mon amour pour lui m’apparut comme une mauvaise plaisanterie, comme un mensonge abominable. Ici, ma douleur devint intolérable, et je m’attendais à mourir sur place. Et d’autres paroles vinrent qui augmentèrent mes souffrances : « Ce n’est pas par grimaces que je me suis fait ton serviteur, ce n’est pas de loin que je t’aie touchée. » Eh bien ! moi, m’écriai-je, c’est tout le contraire. Mon amour n’a été que plaisanterie, mensonge et affectation. Je n’ai jamais voulu approcher de vous en vérité, pour partager les travaux que vous avez endurés pour moi, et que vous avez voulu endurer ; je ne vous ai jamais servi dans la vérité et dans la perfection, mais dans la négligence et dans la duplicité. » (Hello, ch. XXXIII ; Doncoeur, p.240 ; Ferré, p. 341.)
    19 Sainte Catherine de Sienne (1347-1380) fut, pendant sa courte vie, l’une des saintes les plus favorisées de communications célestes. Les unes nous furent transmises par le bienheureux Raymond de Capoue, son confesseur à qui la sainte les fit connaître ; les autres furent recueillies par ses secrétaires pendant ses extases, et formèrent le Livre de la divine doctrine ou le Dialogue. Alors, en effet, Dieu le Père parlait en elle et elle répondait. (Dialogo della divina Providenza, nuova edizio secondo un inedito codice,Bari, 1912, et traduction Cartier, Paris, Lethielleux, 19°3 ; Vie, par la Comtesse de Flavigny, Paris, Santon, 1880.)

    Une nuit que sainte Mechtilde se trouvant éveillée saluait le Seigneur du plus profond de son coeur, elle Le vit venir à elle du palais du ciel et lui dire en plaçant son Coeur divin sur son propre coeur : « Une abeille ne se précipite jamais dans les prés verdoyants pour y butiner parmi les fleurs avec plus d’avidité que je suis prêt à venir dans ton âme quand elle m’appelle. » (IIe part., ch. III.)
    Un jour, la même sainte s’inclinant sur le sein de son Bien-aimé entendit à l’intérieur du Coeur divin résonner comme trois battements : « Ces trois battements, lui dit le Seigneur marquent trois paroles que j’adresse à l’âme aimante. La première est : viens, c'est-à-dire sépare-toi de toutes les créatures ; la seconde est : entre, avec la confiance d’une épouse ; la troisième : dans le lit nuptial qui est le Coeur divin. » (Ire part., ch. XX.)

    6. L’amour de Dieu pour nous est d’une profondeur infinie.
    Il m’arriva, raconte Marcelline Pauper , qu’étant au lit une voix forte m’éveilla, me disant : « Lisez. » Je vis une grande lumière et une main qui me présenta ce mot écrit en lettres d’or : « amour ». Je considérai fort attentivement l’ O qui se trouve au milieu de ce mot, dont la figure était très parfaite. La voix me dit : « Considère » et je vis dans cette main écrit de même en caractères d’or : Croix, l’O également au milieu d’une beauté infinie et il me fut dit : « L’un s’éprouve par l’autre. » (Vie, ch. VI.)

    7. Le coeur de l’homme fait les délices de Jésus


    Le Cœur de Jésus se révélait à sainte Mechtilde : « Rien ne me donne autant de délices que le cœur de l’homme, dont je dois toutefois souvent me passer. J’ai tous les biens en abondance, le cœur de l’homme seul m’échappe souvent. » ( IVe part., ch. XXXIV.)

    20 Marcelline Pauper (1663-1708) entra dans l’institut des Sœurs de la Charité de Nevers, cinq ans après sa fondation ; elle y vécut très saintement et fut très favorisée du Seigneur. Sa vie, écrite par elle-même, fut publiée par le P. Bouix, S.J., Nevers, 1871


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