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    Le miracle de la légion Fulminante

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    saint-michel

    Masculin Messages : 445
    Date d'inscription : 14/02/2016

    Le miracle de la légion Fulminante

    Message par saint-michel le Dim 17 Avr - 9:05



    Les miracles que Dieu a accordés aux chrétiens, tout au long de l’histoire, sont occultés, depuis plus de trois siècles, par la bien-pensance républicaine. Pour piétiner ces velléités corruptrices, rappelons un fait historique attesté, de surcroît, par un empereur romain ! Plutôt que de paraphraser ce fabuleux récit, je vous laisse le découvrir grâce aux écrits du vénérable Dom Guéranger.



    « sainte Cécile et la société Romaine ». Tome II. Page 86 à 98


    « Ainsi se préparait sans bruit celui des cimetières de Rome souterraine qui devait approcher le plus de la gloire dont le cimetière des Cornelii était en possession dès l’an 67 ; ainsi le christianisme, objet de répulsion pour les uns et d’un héroïque dévouement pour d’autres, poursuivait de toutes parts l’occupation du sol romain. Quant à la personne des chrétiens, les exécutions à mort allaient leur train, à la volonté des dénonciateurs ; la liberté et la vie n’étaient plus assurées ; mais on circulait, on entretenait ses relations jusqu’à ce que l’on fût appelé au prétoire. L’autorité avait des moyens d’arrêter une cause trop compromettante, et aussi d’accélérer l’issue fatale d’un procès, auquel souvent il arrivait qu’elle n’était pas étrangère.


    C’est au milieu de cette situation qu’en l’année 174 Marc-Aurèle passa le Danube à la tête de ses troupes, dans une expédition contre les barbares qui ravageaient la frontière de l’Empire. Les légions romaines firent reculer les Marcomans ; mais quand l’empereur se fut avancé dans le pays des Quades, son armée se trouva enveloppée par ces barbares, dont le nombre était de beaucoup supérieur à celui des Romains. Un soleil ardent faisait ressentir aux soldats une soif dévorante, la lutte était devenue impossible pour l’armée romaine, et un désastre était à craindre. En ce moment redoutable pour l’Empire, Dieu tenta par un dernier effort d’enlever Marc-Aurèle à son orgueil et à ses préjugés, en accordant aux prières des chrétiens un miracle qui sauvera l’armée et l’empereur. Celui-ci avait eu recours inutilement aux incantations de ses magiciens, lorsque la douzième légion appelée la Fulminante, formée tout entière de chrétiens et recrutée dans le district de Mélitène en Cappadoce, sortit du camp, et, fléchissant le genou, implora le secours du vrai Dieu. Les barbares furent dans la stupeur à la vue de ces six mille hommes priant immobiles ; les bras étendus ; mais ils furent bien autrement surpris, lorsqu’un épais nuage se forma tout à coup au-dessus des deux armées, versant les flots d’une pluie rafraîchissante sur les Romains et éclatant en grêle et en foudre sur eux-mêmes. La déroute des Quades fut promptement décidée ; ils se ruaient sous l’incendie céleste, et, loin de poursuivre désormais les Romains, ils se jetaient dans leurs lignes, désespérés et implorant la clémence de Marc-Aurèle.


    Tout l’Empire demeura persuadé qu’un secours surnaturel était descendu sur l’armée romaine. Les auteurs païens, Dion Cassius, Lampridius, Capitolinus, Themistius, Claudien, s’accordent sur le fait en lui-même avec les écrivains de l’antiquité chrétienne. II est hors de doute que l’intervention pieuse de la légion de Mélitène fut non seulement connue, mais consentie par Marc-Aurèle, qui avait recours en même temps à ses dieux. Dans une lettre au sénat que rappellent aux païens Apollinaire et Tertullien, auteurs contemporains, et qui n’a rien de commun avec la pièce apocryphe qui a été fabriquée à ce sujet, Marc-Aurèle mentionnait la prière des chrétiens, entre les secours à l’aide desquels un tel bienfait avait été obtenu du ciel. Quant aux auteurs païens, ils cherchent à en rendre compte, en invoquant les uns les ressources de la magie, les autres la piété de l’empereur.


    Il est indubitable, par le témoignage de Tertullien dans son Apologétique, que Marc-Aurèle crut devoir, à cette occasion, faire quelque chose en faveur des chrétiens. Il se garda bien, à la vérité, d’abolir la pénalité décernée contre eux par les lois de l’Empire, mais il renouvela et aggrava même les ordonnances d’Antonin, qui punissaient de mort leurs dénonciateurs. L’avenir de la persécution demeurait toujours réservé, et on avait l’air de faire quelque chose pour une partie nombreuse de la population. Comme les chrétiens ne se défendaient pas, on serait toujours à même de tourner contre eux l’un des tranchants de ce glaive qui en avait deux. En attendant, l’Église profitait de la demi-liberté qui lui était laissée. C’était beaucoup pour elle de n’avoir à redouter que la persécution de fait, et elle en profitait pour étendre indéfiniment ses conquêtes. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner si, d’après le témoignage des anciens, malgré tant de violences et un si grand nombre de martyrs dans tout l’Empire, l’époque des Antonins vit, plus que toute autre, la propagation du christianisme. Trajan, Hadrien et Marc-Aurèle lui-même furent loin de tenter contre les chrétiens tout ce qu’ils auraient pu, et l’on sait combien le zèle de la foi a toujours été empressé de profiter des moindres libertés pour répandre jour et nuit la parole divine.


    On entend dire quelquefois, aujourd’hui encore, que le christianisme ne fut pas propagé dans les Gaules avant le milieu du troisième siècle. Les soutenants de cette opinion, qu’a vue naître le dix-septième siècle, devraient enfin s’apercevoir qu’ils montrent trop gratuitement la légèreté de leur savoir. Est-il possible d’ignorer que saint Irénée, Tertullien et Origène s’accordent à nommer la Gaule parmi les contrées où florissait déjà l’Evangile ? Qu’il nous soit permis d’ajouter à ces trois grands témoins Lactance, qui n’a point été cité dans la controverse, et qui, en ruinant de fond en comble le système, a l’avantage de confirmer directement ce que nous venons de dire. On pourra y prendre une idée de l’extension du christianisme sous les Antonins, et par là même du progrès qu’il dut faire alors dans la Gaule si voisine de Rome.


    « Après l’acte du sénat qui cassa toutes les sentences du tyran Domitien, dit cet auteur, l’Église reprit non seulement son état antérieur (celui qu’elle avait eu sous les Flaviens) ; mais elle brilla et fleurit toujours davantage. À l’époque qui suivit, durant laquelle plusieurs princes ornés de bonnes qualités tinrent le gouvernail de l’Empire romain, elle se trouva garantie des assauts de ses ennemis, et put étendre ses bras tant à l’Orient qu’à l’Occident. Il n’y eut plus un coin de terre, si éloigné qu’il fût, où le culte de Dieu ne pénétrât ; il n’y eut plus une nation, si féroce qu’elle fût, qui n’eût accepté la vraie religion, et adouci ses mœurs au moyen des œuvres saintes. » (De mortibus persec, cap. III.)


    Lactance flatte un peu trop ici les Antonins, réservant sa sévérité pour Decius qu’il appelle l’exécrable animal, et pour ceux qui le suivirent ; mais le passage n’en est pas moins précieux, comme témoignage de la rapide propagation de la foi chrétienne à cette époque dans l’Empire, et ceux qui prétendraient excepter les Gaules auraient besoin d’y réfléchir encore. Il n’est pas de notre sujet de nous étendre davantage sur ce point.


    Marc-Aurèle, en quittant la Germanie, ne devait pas être rassuré sur l’avenir de l’Empire. On pouvait refouler pour un temps les barbares sur la rive gauche du Danube ; mais il y avait tout lieu de craindre qu’un jour ou l’autre, leur marche ne s’arrêtât plus. L’Orient était-il plus fidèle à Rome ? La révolte de Cassius fit voir le contraire. La Syrie et l’Egypte se donnèrent à ce soldat de fortune, et la nouvelle en vint chercher Marc-Aurèle jusqu’au fond de la Pannonie. Cassius, il est vrai, succomba sous le glaive d’un centurion, et l’Orient resta assujetti au joug de Rome. Quant à Marc-Aurèle, délivré encore une fois du péril, il sentit qu’il devait se montrer à Antioche et à Alexandrie, et partit pour l’Orient. Il s’était donné les airs d’un chrétien par la clémence dont il avait usé envers la mère, le gendre et les enfants de Cassius, comme s’il eût voulu montrer que la philosophie pouvait élever l’homme aussi haut que l’Evangile. Les applaudissements et les acclamations ne lui manquèrent pas. Il dit à ce sujet :


    « Je n’ai pas assez mal vécu, ni assez mal servi les dieux, pour que Cassius eût jamais pu être vainqueur. »


    Un chrétien eût dit simplement : « J’ai fait ce que je devais faire. » (Luc, XVII.) Il y a ici toute la différence qui sépare deux doctrines, l’une fondée sur la glorification de Dieu et l’autre sur l’exaltation de l’homme.


    Le philosophe couronné, traversant la Grèce, ne manqua pas l’occasion de se faire initier au sanctuaire de la Minerve d’Athènes et aux mystères de Cérès à Eleusis. Son spiritualisme, nous l’avons dit, ne le garantissait pas de la superstition, et c’est une des raisons pour lesquelles le christianisme, qui ne pactise pas avec la superstition, était particulièrement odieux à l’école stoïcienne, qui avait toujours soin de ménager ce mauvais côté de l’homme. Mais on ne tarda pas à voir jusqu’où allait chez le plus sage des Césars le mépris de la nature humaine, sous le voile d’un culte religieux. Faustine avait suivi son mari en Orient. Elle mourut inopinément au pied du mont Taurus, laissant peser sur elle le soupçon d’une complicité avec Cassius, dont elle eût espéré le titre d’Auguste pour prix de sa main. Les honneurs de l’apothéose n’en attendaient pas moins la nouvelle Messaline. Marc-Aurèle les sollicita du sénat, en présence duquel il prononça l’éloge de cette femme décriée : le sénat s’empressa d’accorder la demande. Cette ignoble faiblesse du mari excita plus tard les railleries de Julien l’Apostat, cet autre philosophe couronné. Rome compta donc une divinité de plus, et le sénat vota un autel à Faustine, ordonnant que désormais toute Romaine nouvellement mariée y viendrait offrir un sacrifice, accompagnée de son époux.


    Tel était l’appui que donnait aux mœurs politiques le sage tant vanté qui trouvait le christianisme trop dangereux pour lever l’arrêt de mort porté par Néron contre ses adhérents. Dans les rues de Rome, un chrétien conduit au martyre en vertu des lois maintenues par Marc-Aurèle, pouvait tous les jours rencontrer la pompe nuptiale de deux jeunes époux, se rendant à l’autel de Faustine, pour brûler l’encens aux pieds de sa statue d’argent, en vertu d’un sénatus-consulte rendu sur la demande du même César.


    Que pouvait attendre l’Église sous un tel régime, sinon la persécution moins franche, mais tout aussi haineuse que celle qu’elle eut à subir de la part des empereurs qui lui furent le plus hostiles ? Après l’événement de la légion Fulminante, une sorte de pudeur politique assura aux chrétiens quelque répit, mais cette paix ne devait pas être de longue durée. Au fond, une rivalité d’école travaillait le philosophe couronné. Par un heureux plagiat, il avait su, comme plusieurs de ses prédécesseurs, emprunter au christianisme, qui s’infiltrait bon gré mal gré, certains principes plus conformes à l’humanité, et s’en servir pour modifier la législation de l’Empire ; mais le stoïcien, avec son orgueilleuse théorie du suicide, jalousait, on l’a vu, la mort humble et courageuse du martyr. Il eût voulu extirper de la terre cette race d’hommes, dont la philosophie supérieure voyait chaque jour s’accroître le nombre de ses partisans, tandis que les disciples du Portique ne devaient jamais arriver à la popularité. Invoquer la raison d’Etat contre les chrétiens aurait été intempestif. On venait de constater que dans la vaste conspiration de Cassius, qui avait failli embraser tout l’Orient, pas un seul d’entre eux ne s’était trouvé compromis. (Tertull., Apolog., XXXV.) L’abstention des chrétiens dans une telle crise avait été pour l’Empire un service plus grand que le miracle de la légion Fulminante. Restait donc une seule ressource : celle de ne pas trop contrarier les instincts haineux dont une partie de la population de l’Empire était animée envers les chrétiens. Les calomnies les plus atroces, les fables les plus ridicules, circulaient de toutes parts sans obstacles, st l’émeute n’était pas moins à craindre que les dénonciateurs. Les récits contemporains les plus authentiques ne nous laissent aucun doute à ce sujet. Un trait direct, que nous sommes à même de vérifier, constate aujourd’hui encore le mépris brutal des païens pour les fidèles, et cela jusque dans le palais de César.


    On a découvert, en ces dernières années, une caricature grossièrement tracée sur le mur d’une salle basse dans les ruines du Palatin. Le local était occupé, vers les temps que nous racontons, par un poste de gardes impériaux, et l’un d’eux s’est laissé aller à l’envie de ridiculiser quelque camarade chrétien. Il a représenté un personnage à tête d’âne attaché à une croix. À côté est une figure de magot témoignant sa vénération pour le personnage crucifié. Comme explication, on lit ce graphite grec peu élégant de forme et peu correct : ΑΛΕΞΑΜΕΝΟС СΕΒΕΤΕ ΘΕΟΝ ; « Alexamène adore son Dieu ». On sait par Tertullien que les païens accusaient les fidèles d’adorer l’âne. Minucius Félix en parle aussi dans son Octavius. Cette absurdité se rencontre déjà dans Tacite qui, prenant la chose de plus haut, étend l’accusation à la nation juive tout entière. Il arrivait dès lors ce qui arrive encore aujourd’hui, où l’on trouve des gens qui imputent à la croyance catholique des excentricités qui n’ont aucun fondement dans son symbole. Il ne tiendrait qu’à eux de s’assurer de la chose, mais on peut être sûr qu’ils ne le feront pas.


    Plus récemment une nouvelle découverte est venue compléter la première. À quelque distance, gravé aussi sur l’enduit, est apparu cet autre graphite : ΑΛΕΞΑΜΕΝΟС, FIDELIS. Cet Alexamène, confessant ainsi sa foi, a-t-il voulu répliquer à l’outrage que l’on faisait à son Dieu ? ou la déclaration de sa foi a-t-elle provoqué l’insulte ? Il est difficile de le dire ; mais ces insultes personnelles n’étaient rien auprès du déchaînement dont les chrétiens étaient l’objet de la part du peuple superstitieux. Les calomnies odieuses et absurdes auxquelles les crimes des carpocratiens avaient donné occasion, trouvaient toujours la même créance, et l’on ne peut qu’être étonné du sérieux avec lequel les divers apologistes, dans leurs mémoires aux empereurs, sont obligés de discuter de si absurdes accusations. Au Palatin, on savait parfaitement à quoi s’en tenir sur ces fables. La haute moralité des chrétiens n’y faisait pas doute, et c’était même la principale raison d’une rivalité qui devait toujours être fatale au plus faible.


    On était encore, il est vrai, au lendemain des mesures indulgentes prises à la suite de l’événement merveilleux qui avait signalé la campagne contre les Quades et les Marcomans ; mais si les dénonciations contre les chrétiens arrivaient par trop nombreuses, il était à prévoir que les magistrats, occupés à sévir contre les dénoncés, n’auraient bientôt plus assez de loisirs pour faire le procès des dénonciateurs. D’ailleurs l’émeute dispensait de toute formalité, et l’on savait bien qu’elle était toujours au moment d’éclater contre les chrétiens dans toutes les villes de l’Empire.


    Marc-Aurèle ne pouvait-il pas donner en preuve de ses sentiments pleins d’humanité l’impopularité qu’il n’avait pas craint d’encourir lorsque, empruntant, sans le dire, l’idée chrétienne, il s’était permis de marchander le sang des gladiateurs dans l’amphithéâtre, au point d’irriter le peuple qui voyait en lui un ennemi de ses plaisirs ? Etait-ce donc sa faute, si les barrières qu’il avait posées sur la fin de son règne pour protéger les chrétiens, et derrière lesquelles ceux-ci se multipliaient de plus en plus, étaient parfois renversées par le peuple au nom de la religion de l’Empire ? Ajoutons que des encouragements et des excitations à la rigueur pouvaient bien aussi lui venir de son entourage. N’avait-il pas près de lui une tourbe de sophistes, de littérateurs, de jurisconsultes, tous stoïciens à la manière du maître et ennemis jurés des chrétiens ? Junius Rusticus, le meurtrier de saint Justin, n’avait-il pas été entre tous le favori et le conseil ordinaire de l’empereur, qui alla jusqu’à solliciter du sénat une statue en son honneur ? Un trait du caractère de Marc-Aurèle qui vient à notre sujet, est ce mot que lui attribue son historien Capitolinus :


    « Il vaut mieux, aurait-il dit, que je me conduise d’après le conseil de tels et tels amis, que de contraindre tels et tels amis à suivre la volonté de moi seul. »


    En 176, dès son retour de l’Orient, il associa à l’Empire son fils Commode, âgé de quinze ans, ce jeune prince, digne fils de Faustine, n’avait aucune des qualités de son père, dont la philosophie n’était pas descendue jusqu’à lui. C’en était fait de la dynastie des Antonins ; l’impuissance du stoïcisme se déclarait, et l’Empire asiatique allait commencer bientôt. À cette môme époque, d’affreuses calamités éclataient dans plusieurs provinces : Ephèse et Smyrne s’affaissaient dans les tremblements de terre, et de toutes parts le peuple, surexcité par les prêtres des idoles, accusait les chrétiens d’être les auteurs de tant de maux. Entre les villes où des soulèvements populaires eurent lieu, il faut compter celle de Lyon dans les Gaules. L’Église y était très florissante, et la réaction qui s’éleva contre elle en l’année 177, va nous éclairer sur la manière dont Marc-Aurèle entendait les adoucissements qu’il avait apportés au sort des chrétiens. »


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