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    *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

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    Maud

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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Jeu 10 Mar - 8:33

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Deuxième : chapitre 2


    Qu'il faut s'abandonner à Dieu en esprit d'humilité



    1
    .Inquiétez-vous peu qui est pour vous ou contre vous; mais prenez soin que Dieu soit avec vous en tout ce que vous faites.

    Ayez la conscience pure et Dieu prendra votre défense.

    Toute la malice des hommes ne saurait nuire à celui que Dieu veut protéger.

    Si vous savez vous taire et souffrir, Dieu sans doute vous assistera.

    Il sait le temps et la manière de vous délivrer: abandonnez-vous donc à lui.

    C'est de Dieu que vient le secours, c'est lui qui délivre de la confusion.

    Il est souvent très utile, pour nous retenir dans une plus grande humilité, que les autres soient instruits de nos défauts et qu'ils nous les reprochent.

    2.Quand un homme s'humilie de ses défauts, il apaise aisément les autres et se concilie sans peine ceux qui sont irrités contre lui.

    Dieu protège l'humble et le délivre, il aime l'humble et le console, il s'incline vers l'humble et lui prodigue ses grâces, et après l'abaissement, il l'élève dans la gloire.

    Il révèle à l'humble ses secrets, il l'invite et l'attire doucement à lui.

    Quelque affront qu'il reçoive, l'humble vit encore en paix, parce qu'il s'appuie sur Dieu et non sur le monde.

    Ne pensez pas avoir fait de progrès si vous ne vous croyez au-dessous de tous les autres.



    Eucharistie     Colombe


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Maud

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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Ven 11 Mar - 7:23


    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Deuxième : chapitre 3


    De l'homme pacifique


    1.Conservez-vous premièrement dans la paix: et alors vous pourrez la donner aux autres.
    Le pacifique est plus utile que le savant.

    Un homme passionné change le bien en mal, et croit le mal aisément. L'homme paisible et bon ramène tout au bien.

    Celui qui est affermi dans la paix ne pense mal de personne; mais l'homme inquiet et mécontent est agité de divers soupçons: il n'a jamais de repos, et n'en laisse point aux autres.

    Il dit souvent ce qu'il ne faudrait pas dire, et ne fait pas ce qu'il faudrait faire.

    Attentif aux devoirs des autres, il néglige ses propres devoirs.

    Ayez donc premièrement du zèle pour vous-même, et vous pourrez ensuite avec justice l'étendre sur le prochain.

    2.Vous savez bien colorer et excuser vos fautes, et vous ne voulez pas recevoir les excuses des autres.

    Il serait plus juste de vous accuser vous-même et d'excuser votre frère.

    Si vous voulez qu'on vous supporte, supportez aussi les autres.

    Voyez combien vous êtes loin encore de la vraie charité et de l'humilité, qui jamais ne s'irrite et ne s'indigne que contre elle-même.

    Ce n'est pas une grande chose de bien vivre avec les hommes doux et bons, car cela plaît naturellement à tous; chacun aime son repos, et s'affectionne à ceux qui partagent ses sentiments.

    Mais vivre en paix avec des hommes durs, pervers, sans règle, ou qui nous contrarient, c'est une grande grâce, une vertu courageuse digne d'être louée.

    3.Il y en a qui sont en paix avec eux-mêmes et avec les autres.

    Et il y en a qui n'ont point la paix, et qui troublent celle d'autrui: ils sont à charge aux autres, et plus à charge à eux-mêmes.

    Il y en a, enfin, qui se maintiennent dans la paix et qui s'efforcent de la rendre aux autres.
    Au reste toute notre paix dans cette misérable vie, consiste plus dans une souffrance humble que dans l'exemption de la souffrance.

    Qui sait le mieux souffrir possédera la plus grande paix. Celui-là est vainqueur de soi et maître du monde, ami de Jésus-Christ et héritier du ciel.



    Eucharistie    Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Sam 12 Mar - 7:36

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Deuxième : chapitre 4


    De la pureté d'esprit et de la droiture d'intention


    1.L'homme s'élève au-dessus de la terre sur deux ailes, la simplicité et la pureté.

    La simplicité doit être dans l'intention, et la pureté dans l'affection.

    La simplicité cherche Dieu, la pureté le trouve et le goûte.

    Nulle bonne oeuvre ne vous sera difficile si vous êtes libre au-dedans de toute affection déréglée.

    Si vous ne voulez que ce que Dieu veut et ce qui est utile au prochain, vous jouirez de la liberté intérieure.

    Si votre coeur était droit, alors toute créature vous serait un miroir de vie et un livre rempli de saintes instructions.

    Il n'est point de créature si petite et si vile qui ne présente quelque image de la bonté de Dieu.

    2.Si vous aviez en vous assez d'innocence et de pureté, vous verriez tout sans obstacle. Un coeur pur pénètre le ciel et l'enfer.

    Chacun juge des choses du dehors selon ce qu'il est au-dedans de lui-même.

    S'il est quelque joie dans le monde, le coeur pur la possède.

    Et s'il y a des angoisses et des tribulations, avant tout elles sont connues de la mauvaise conscience.

    Comme le fer mis au feu perd sa rouille et devient tout étincelant, ainsi celui qui se donne sans réserve à Dieu se dépouille de sa langueur et se change en un homme nouveau.

    3.Quand l'homme commence à tomber dans la tiédeur, alors il craint le moindre travail et reçoit avidement les consolations du dehors.

    Mais quand il commence à se vaincre parfaitement et à marcher avec courage dans la voie de Dieu, alors il compte pour rien ce qui lui était le plus pénible.



    Eucharistie  Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Dim 13 Mar - 7:48

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Deuxième : chapitre 5

    De la considération de soi-même

    1.Nous ne devons pas trop compter sur nous-mêmes, parce que souvent la grâce et le jugement nous manquent.

    Nous n'avons en nous que peu de lumière, et ce peu, il est aisé de le perdre par négligence.

    Souvent nous ne nous apercevons pas combien nous sommes aveugles au-dedans de nous.
    A de mauvaises actions souvent nous donnons de pires excuses.

    Quelquefois nous sommes mus par la passion et nous croyons que c'est par le zèle.

    Nous relevons de petites fautes dans les autres et nous nous en permettons de plus grandes.

    Nous sentons bien vite et nous pesons ce que nous souffrons des autres; mais tout ce qu'ils ont à souffrir de nous, nous n'y songeons point.

    Qui se jugerait équitablement soi-même, sentirait qu'il n'a droit de juger personne sévèrement.

    2. L'homme intérieur préfère le soin de soi-même à tout autre soin: et lorsqu'on est attentif à soi, on se tait aisément sur les autres.

    Vous ne serez jamais un homme intérieur et vraiment pieux, si vous ne gardez le silence sur ce qui vous est étranger, et si vous ne vous occupez principalement de vous-même.

    Si vous n'avez que Dieu et vous-même en vue, vous serez peu touché de ce que vous apercevrez au-dehors.

    Où êtes-vous quand vous n'êtes pas présent à vous-même ? Et que vous revient-il d'avoir tout parcouru, et de vous être oublié ?

    Si vous voulez posséder la paix et être véritablement uni à Dieu, il faut laisser là tout le reste, et ne penser qu'à vous seul.

    3. Vous ferez de grands progrès si vous vous dégagez de tous les soins du temps.

    Vous serez, au contraire, fatigué bien vite, si vous comptez pour quelque chose ce qui n'est que de ce monde.

    Qu'il n'y ait rien de grand à vos yeux, d'élevé, de doux, d'aimable, que Dieu seul, ou ce qui vient de Dieu.

    Regardez comme une pure vanité toute consolation qui repose sur la créature.
    L'âme qui aime Dieu méprise tout ce qui est au-dessous de Dieu.

    Dieu seul, éternel, immense et remplissant tout, est la consolation de l'âme et la vraie joie du coeur
    .


    Eucharistie     Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Lun 14 Mar - 7:15

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Deuxième : chapitre 6


    . De la joie d'une bonne conscience


    1La gloire de l'homme de bien est le témoignage de sa conscience.

    Ayez la conscience pure et vous posséderez toujours la joie.

    La bonne conscience peut supporter beaucoup de choses et elle est pleine de joie dans les adversités.

    La mauvaise conscience est toujours inquiète et troublée.

    Vous jouirez d'un repos ravissant si votre coeur ne vous reproche rien.

    Ne vous réjouissez que d'avoir fait le bien.

    Les méchants n'ont jamais de véritable joie, ils ne possèdent point la paix intérieure, parce qu'il n'y a point de paix pour l'impie, dit le Seigneur.

    Et s'ils disent: Nous sommes dans la paix, les maux ne viendront pas sur nous; et qui oserait nous nuire ? ne les croyez pas car la colère de Dieu se lèvera soudain, et leurs oeuvres seront réduites à rien, et leurs pensées périront.

    2.Se faire un sujet de gloire de la tribulation n'est pas difficile à celui qui aime: car se glorifier ainsi, c'est se glorifier dans la croix de Jésus-Christ.

    La gloire que les hommes donnent et reçoivent est courte.

    La tristesse accompagne toujours la gloire du monde.

    La gloire des bons est dans leur conscience et non dans la bouche des hommes.

    L'allégresse des justes est de Dieu et en Dieu, et leur joie vient de la vérité.

    Celui qui désire la gloire véritable et éternelle dédaigne la gloire du temps.

    Et celui qui recherche la gloire du temps et ne la méprise pas de toute son âme montre qu'il aime peu la gloire éternelle.

    Il jouit d'une grande tranquillité de coeur, celui que n'émeut ni la louange ni le blâme.

    3.Il sera aisément en paix et content, celui dont la conscience est pure.

    Vous n'êtes pas plus saint parce qu'on vous loue, ni plus imparfait parce qu'on vous blâme.

    Vous êtes ce que vous êtes, et tout ce qu'on pourra dire ne vous fera pas plus grand que vous ne l'êtes aux yeux de Dieu.

    Si vous considérez bien ce que vous êtes en vous-même, vous vous embarrasserez peu de ce que les hommes disent de vous.

    L'homme voit le visage, mais Dieu voit le coeur. L'homme regarde les actions; mais Dieu pèse l'intention.

    Faire toujours bien et s'estimer peu, c'est le signe d'une âme humble.

    Ne vouloir de consolation d'aucune créature, c'est la marque d'une grande pureté et d'une grande confiance intérieure.

    4.Quand on ne cherche au-dehors aucun témoignage en sa faveur, il est manifeste qu'on s'est entièrement remis à Dieu.

    Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, dit Saint Paul, mais celui que Dieu recommande.

    Avoir toujours Dieu présent au-dedans de soi et ne tenir à rien au-dehors, c'est l'état de l'homme intérieur.


    Eucharistie   Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mar 15 Mar - 7:27

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Deuxième : chapitre 7


    Qu'il faut aimer Jésus-Christ par-dessus toutes choses


    1.Heureux celui qui comprend ce que c'est que d'aimer Jésus, et de se mépriser soi-même à cause de Jésus.

    Il faut que notre amour pour lui nous détache de tout autre amour, parce que Jésus veut être aimé seul par-dessus toutes choses.

    L'amour de la créature est trompeur et passe bientôt; l'amour de Jésus est stable et fidèle.
    Celui qui s'attache à la créature tombera avec elle; celui qui s'attache à Jésus sera pour jamais affermi.

    Aimez et conservez pour ami Celui qui ne vous quittera point alors que tous vous abandonneront, et qui, quand viendra votre fin, ne vous laissera point périr.

    Que vous le vouliez ou non, il vous faudra un jour être séparé de tout.

    2
    .Vivant et mourant, tenez-vous donc près de Jésus et confiez-vous à la fidélité de celui qui seul peut vous secourir lorsque tout vous manquera.

    Tel est votre bien-aimé, qu'il ne veut point de partage; il veut posséder seul votre coeur et y régner comme un roi sur le trône qui est à lui.

    Si vous saviez bannir de votre âme toutes les créatures, Jésus se plairait à demeurer en vous.
    Vous trouverez avoir perdu presque tout ce que vous aurez établi sur les hommes et non sur Jésus !

    Ne vous appuyez point sur un roseau qu'agite le vent et n'y mettez pas votre confiance, car toute chair est comme l'herbe, et sa gloire passe comme la fleur des champs.

    3.Vous serez trompé souvent si vous jugez des hommes d'après ce qui paraît au-dehors; au lieu des avantages et du soulagement que vous cherchez en eux, vous n'éprouverez presque toujours que du préjudice.

    Cherchez Jésus en tout, et en tout vous trouverez Jésus. Si vous vous cherchez vous-même, vous vous trouverez aussi, mais pour votre perte.

    Car l'homme qui ne cherche pas Jésus se nuit plus à lui-même que tous ses ennemis et que le monde entier



    Eucharistie    Colombe


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    Maud

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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mer 16 Mar - 7:13


    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Deuxième : chapitre 8



    De la familiarité que l'amour établit entre Jésus et l'âme fidèle


    1.Quand Jésus est présent, tout est doux et rien ne semble difficile; mais quand Jésus se retire, tout fatigue.

    Quand Jésus ne parle pas au-dedans, nulle consolation n'a de prix; mais si Jésus dit une seule parole, on est merveilleusement consolé.

    Marie-Madeleine ne se leva-t'elle pas aussitôt du lit où elle pleurait, lorsque Marthe lui dit: Le maître est là, et vous appelle ?

    Heureux moment où Jésus appelle des larmes à la joie de l'esprit !

    Combien, sans Jésus, n'êtes-vous pas aride et insensible !

    Et quelle vanité, quelle folie, si vous désirez autre chose que Jésus-Christ ! Ne serait-ce pas une plus grande perte que si vous aviez perdu le monde entier ?

    2.Que peut vous donner le monde sans Jésus ?

    Etre sans Jésus, c'est un insupportable enfer; être avec Jésus, c'est un paradis de délices.

    Si Jésus est avec vous, nul ennemi ne pourra vous nuire.

    Qui trouve Jésus trouve un trésor immense, ou plutôt un bien au-dessus de tout bien.

    Qui perd Jésus perd plus et beaucoup plus que s'il perdait le monde entier.

    Vivre sans Jésus, c'est le comble de l'indigence; être uni à Jésus, c'est posséder des richesses infinies.

    3.C'est un grand art que de savoir converser avec Jésus, et une grande prudence que de savoir le retenir près de soi.

    Soyez humble et pacifique, et Jésus sera avec vous.

    Que votre vie soit pieuse et calme, et Jésus demeurera près de vous.

    Vous éloignerez bientôt Jésus et vous perdrez sa grâce, si vous voulez vous répandre au-dehors.

    Et si vous l'éloignez et le perdez, qui sera votre refuge et quel autre ami chercherez-vous ?

    Vous ne sauriez vivre heureux sans ami; et si Jésus n'est pas pour vous un ami au-dessus de tous les autres, n'attendez que tristesse et désolation.

    Qu'insensé vous êtes, si vous mettez en quelque autre votre confiance ou votre joie !

    Il vaudrait mieux avoir le monde entier contre vous, que d'être dans la disgrâce de Jésus.
    Qu'il vous soit donc plus cher que tout ce qui vous est cher.

    4.Aimez tous les autres pour Jésus, et Jésus pour lui-même.

    Lui seul doit être aimé uniquement, parce qu'il est le seul ami bon, fidèle, entre tous les amis.

    Aimez en lui et à cause de lui vos amis et vos ennemis, et priez-le pour tous afin que tous le connaissent et l'aiment.

    Ne souhaitez jamais d'obtenir aucune préférence dans l'estime ou l'amour des hommes; car cela n'appartient qu'à Dieu, qui n'a point d'égal.

    Ne désirez point que quelqu'un s'occupe de vous dans son coeur, et ne soyez vous-même préoccupé de l'amour de personne; mais que Jésus soit en vous et en tout homme de bien

    5.Soyez pur et libre au-dedans, sans aucune attache à la créature.

    Il vous faut être dépouillé de tout, et offrir à Dieu un coeur pur, si vous voulez être libre et goûter comme le Seigneur est doux.

    Et certes, jamais vous n'y parviendrez si sa grâce ne vous prévient et ne vous attire: de sorte qu'ayant exclu et banni tout le reste, vous soyez seul uni à lui seul.

    Car lorsque la grâce de Dieu visite l'homme, alors il peut tout; et quand elle se retire, alors il est pauvre et infirme, et ne semble réservé qu'aux châtiments.

    En cet état même, il ne doit ni se laisser abattre ni désespérer, mais il doit se soumettre avec calme à la volonté de Dieu et souffrir pour l'amour de Jésus-Christ tout ce qui lui arrive: car l'été succède à l'hiver, après la nuit revient le jour, et après la tempête une grande sérénité.


    Eucharistie    Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Manuela le Jeu 17 Mar - 1:12

    Bonsoir @Maud :sunny:et merci.
    Je viens de lire ce dernier chapitre 8.
    Je découvre une belle lecture simple et édifiante.
    Quel dommage quand on n`a pas assez de temps pour tout Crying or Very sad


    Amitiés,

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    Maud

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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Jeu 17 Mar - 7:16

    Bonjour Manuela et Merci pour ton appréciation   Laughing
    La lecture de ces textes  éclaire et vivifie notre âme  sunny  

    Amicalement


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    Maud

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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Jeu 17 Mar - 7:43

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Deuxième : chapitre 9

    De la privation de toute consolation


    1.
    Il n'est pas difficile de mépriser les consolations humaines quand on jouit des consolations divines.

    Mais il est grand et très grand de consentir à être privé tout à la fois des consolations des hommes et de celles de Dieu, de supporter volontairement pour sa gloire cet exil du coeur, de ne se rechercher en rien, et de ne faire aucun retour sur ses propres mérites.

    Qu'y a-t'il d'étonnant si vous êtes rempli d'allégresse et de ferveur lorsque la grâce descend en vous ? C'est pour tous l'heure désirable.

    Il avance aisément et avec joie, celui que la grâce soulève.

    Comment sentirait-il son fardeau, quand il est porté par le Tout-Puissant et conduit par le guide suprême ?

    2.Toujours nous cherchons quelque soulagement, et difficilement l'homme se dépouille de lui-même.

    Fidèle à son évêque, le saint martyr Laurent vainquit le siècle parce qu'il méprisa tout ce que le monde offre de séduisant, et qu'il souffrit en paix, pour l'amour de Jésus-Christ, d'être séparé du souverain prêtre de Dieu, de Sixte, qu'il aimait avec une vive tendresse.

    Pour l'amour du Créateur surmontant l'amour de l'homme, aux consolations humaines il préféra le bon plaisir divin.

    Et vous aussi, apprenez donc à quitter, pour l'amour de Dieu, l'ami le plus cher et le plus intime.

    Et ne murmurez point s'il arrive que votre ami vous abandonne, sachant qu'après tout il faudra bien un jour se séparer tous.

    3.
    Ce n'est pas sans combattre beaucoup et longtemps en lui-même, que l'homme apprend à se vaincre pleinement et à reporter en Dieu toutes ses affections.

    Lorsqu'il s'appuie sur lui-même, il se laisse aisément aller aux consolations humaines.

    Mais celui qui a vraiment l'amour de Jésus-Christ et le zèle de la vertu ne cède point à l'attrait des consolations, et ne cherche point les douceurs sensibles; il désire plutôt de fortes épreuves, et de souffrir de durs travaux pour Jésus-Christ.

    4.Quand donc Dieu vous accorde quelque consolation spirituelle, recevez-la avec actions de grâces; mais reconnaissez-y le don de Dieu et non votre propre mérite.

    Ne vous en élevez pas, n'en ayez point trop de joie, n'en concevez pas une vaine présomption.

    Que cette grâce, au contraire, vous rende plus humble, plus vigilant, plus timide dans toutes vos actions; car ce moment passera et sera suivi de la tentation.

    Quand la consolation vous est ôtée, ne vous découragez pas aussitôt; mais attendez avec humilité et avec patience que Dieu vous visite de nouveau: car il est tout-puissant pour vous consoler encore plus.

    Cela n'est ni nouveau ni étrange pour ceux qui ont l'expérience des voies de Dieu: les grands saints et les anciens prophètes ont souvent éprouvé ces vicissitudes.

    5.Un d'eux, sentant la présence de la grâce, s'écriait:

    J'ai dit dans mon abondance: Je ne serai jamais ébranlé !

    Mais la grâce s'étant retirée, il ajoutait:

    Vous avez détourné de moi votre face, et j'ai été rempli de trouble.

    Dans ce trouble cependant, il ne désespère point; mais il prie le Seigneur avec plus d'insistance, disant: Seigneur, je crierai vers vous, et j'implorerai mon Dieu.

    Enfin il recueille le fruit de sa prière et il témoigne qu'il a été exaucé: Le Seigneur m'a écouté, il a eu pitié de moi, le Seigneur s'est fait mon appui.

    Mais comment ? Vous avez, dit-il, changé mes gémissements en chants d'allégresse, et vous m'avez environné de joie.

    Or, puisque Dieu en use ainsi avec les plus grands saints, nous ne devons pas perdre courage, pauvres infirmes que nous sommes, si quelquefois nous éprouvons de la ferveur et quelquefois du refroidissement: car l'esprit de Dieu vient et se retire comme il lui plaît.

    Ce qui faisait dire au bienheureux Job: Vous visitez l'homme dès le matin, et aussitôt vous l'éprouvez
    .
    6.En quoi donc espérer, et en quoi mettre ma confiance, si ce n'est uniquement dans la grande miséricorde de mon Dieu et dans l'attente de la grâce céleste ?

    Car, soit que j'aie près de moi des hommes vertueux, des religieux fervents, des amis fidèles; soit que je lise de saints livres et d'éloquents traités, soit que j'entende le doux chant des hymnes, tout cela aide peu et ne touche guère quand la grâce se retire, et que je suis délaissé dans ma propre indigence.

    Alors il n'est point de meilleur remède qu'une humble patience et l'abandon de soi-même à la volonté de Dieu.

    7.Je n'ai jamais rencontré d'homme si pieux et si parfait qui n'ait éprouvé quelquefois cette privation de la grâce et une diminution de ferveur.

    Nul saint n'a été ravi si haut ni si rempli de lumière qu'il n'ait été tenté avant ou après.

    Car il n'est pas digne d'être élevé jusqu'à la contemplation de Dieu, celui qui n'a pas souffert pour Dieu quelque tribulation.

    La tentation annonce d'ordinaire la consolation qui doit suivre.

    Car la consolation céleste est promise à ceux qu'a éprouvés la tentation.

    Celui qui vaincra, dit le Seigneur, je lui donnerai à manger du fruit de l'arbre de vie.

    8.La consolation divine est donnée afin que l'homme ait plus de force pour soutenir l'adversité.

    La tentation vient après, afin qu'il ne s'enorgueillisse pas du bien.

    Car Satan ne dort point, et la chair n'est pas encore morte: c'est pourquoi ne cessez de vous préparer au combat, parce qu'à droite et à gauche sont des ennemis qui ne se reposent jamais.



     Eucharistie      Colombe


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Ven 18 Mar - 7:12

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Deuxième : chapitre 10


    De la reconnaissance pour la grâce de Dieu

    1.Pourquoi cherchez-vous le repos lorsque vous êtes né pour le travail ?

    Disposez-vous à la patience plutôt qu'aux consolations, et à porter la croix plutôt qu'à goûter la joie.

    Quel est l'homme du siècle qui ne reçut volontiers les joies et les consolations spirituelles, s'il pouvait en jouir toujours ?

    Car les consolations spirituelles surpassent toutes les délices du monde et toutes les voluptés de la chair.

    Toutes les délices du monde sont ou honteuses ou vaines; les délices spirituelles sont seules douces et chastes, nées des vertus et répandues par Dieu dans les coeurs purs.

    Mais nul ne peut jouir toujours à son gré des consolations divines, parce que la tentation ne cesse jamais longtemps.

    2.Une fausse liberté d'esprit et une grande confiance en soi-même forment un grand obstacle aux visites d'en-haut.

    Dieu accorde à l'homme un grand bien en lui donnant la grâce de la consolation; mais l'homme fait un grand mal quand il ne remercie pas Dieu de ce don et ne le lui rapporte pas tout entier.

    Si la grâce ne coule point abondamment sur nous, c'est que nous sommes ingrats envers son auteur, et que nous ne remontons point à sa source première.

    Car la grâce n'est jamais refusée à celui qui la reçoit avec gratitude, et Dieu ordinairement donne à l'humble ce qu'il ôte au superbe.

    3.
    Je ne veux point de la consolation qui m'ôte la componction; je n'aspire point à la contemplation qui conduit à l'orgueil.

    Car tout ce qui est élevé n'est pas saint; tout ce qui est doux n'est pas bon; tout désir n'est pas pur; tout ce qui est cher à l'homme n'est pas agréable à Dieu.

    J'aime une grâce qui me rend plus humble, plus vigilant, plus prêt à me renoncer moi-même.
    L'homme instruit par le don de la grâce et par sa privation n'osera s'attribuer aucun bien, mais plutôt il confessera son indigence et sa nudité.

    Donnez à Dieu ce qui est à Dieu; et ce qui est de vous, ne l'imputez qu'à vous. Rendez gloire à Dieu de ses grâces; et reconnaissez que n'ayant rien à vous que le péché, rien ne vous est dû que la peine du péché.

    4 Mettez-vous toujours à la dernière place et la première vous sera donnée; car ce qui est le plus élevé s'appuie sur ce qui est le plus bas.

    Les plus grands saints aux yeux de Dieu sont les plus petits à leurs propres yeux; et plus leur vocation est sublime, plus ils sont humbles dans leur coeur.

    Pleins de la vérité et de la gloire céleste, ils ne sont pas avides d'une gloire vaine.

    Fondés et affermis en Dieu, ils ne sauraient s'élever en eux-mêmes.

    Rapportant à Dieu tout ce qu'ils ont reçu de bien, ils ne recherchent point la gloire que donnent les hommes et ne veulent que celle qui vient de Dieu seul; leur unique but, leur unique désir, est qu'il soit glorifié en lui-même et dans tous les saints, par-dessus toutes choses.

    5.Soyez donc reconnaissants des moindres grâces et vous mériterez d'en recevoir de plus grandes.

    Que le plus léger don, la plus petite faveur aient pour vous autant de prix que le don le plus excellent et la faveur la plus singulière.

    Si vous considérez la grandeur de celui qui donne, rien de ce qu'il donne ne vous paraîtra petit ni méprisable; car peut-il être quelque chose de tel dans ce qui vient d'un Dieu infini ?

    Vous envoie-t'il des peines et des châtiments, recevez-les encore avec joie, car c'est toujours pour notre salut qu'il fait ou qu'il permet tout ce qui nous arrive.

    Voulez-vous conserver la grâce de Dieu, soyez reconnaissant lorsqu'il vous la donne, patient lorsqu'il vous l'ôte. Priez pour qu'elle vous soit rendue, et soyez humble et vigilant pour ne pas la perdre.




      Eucharistie     Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Sam 19 Mar - 7:40

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Deuxième : chapitre 11


    Du petit nombre de ceux qui aiment la Croix de Jésus-Christ


    1.
    Il y en a beaucoup qui désirent le céleste royaume de Jésus, mais peu consentent à porter sa Croix.

    Beaucoup souhaitent ses consolations, mais peu aiment ses souffrances.

    Il trouve beaucoup de compagnons de sa table, mais peu de son abstinence.

    Tous veulent partager sa joie; mais peu veulent souffrir quelque chose pour lui.

    Plusieurs suivent Jésus jusqu'à la fraction du pain, mais peu jusqu'à boire le calice de sa passion.

    Plusieurs admirent ses miracles; mais peu goûtent l'ignominie de sa Croix.

    Plusieurs aiment Jésus pendant qu'il ne leur arrive aucune adversité.

    Plusieurs le louent et le bénissent, tandis qu'ils reçoivent ses consolations.

    Mais si Jésus se cache et les délaisse un moment, ils tombent dans le murmure ou dans un excessif abattement.

    2.Mais ceux qui aiment Jésus pour Jésus et non pour eux-mêmes, le bénissent dans toutes les tribulations et dans l'angoisse du coeur comme dans les consolations les plus douces.

    Et quand il ne voudrait jamais les consoler, toujours cependant ils le loueraient, toujours ils lui rendraient grâces.

    3.Oh ! que ne peut l'amour de Jésus, quand il est pur et sans mélange d'amour ni d'intérêt propre !

    Ne sont-ce pas des mercenaires ceux qui cherchent toujours des consolations ?

    Ne prouvent-ils pas qu'ils s'aiment eux-mêmes plus que Jésus-Christ, ceux qui pensent toujours à leurs gains et à leurs avantages ?

    Où trouvera-t'on quelqu'un qui veuille servir Dieu pour Dieu seul ?

    4.Rarement on rencontre un homme assez avancé dans les voies spirituelles pour être dépouillé de tout.

    Car le véritable pauvre d'esprit, détaché de toute créature, qui le trouvera ? Il faut le chercher bien loin, et jusqu'aux extrémités de la terre.

    Si l'homme donne tout ce qu'il possède, ce n'est encore rien.

    S'il fait une grande pénitence, c'est peu encore.

    Et s'il embrasse toutes les sciences, il est encore loin.

    Et s'il a une grande vertu et une piété fervente, il lui manque encore beaucoup, il lui manque une chose souverainement nécessaire.

    Qu'est-ce encore ? C'est qu'après avoir tout quitté, il se quitte aussi lui-même et se dépouille entièrement de l'amour de soi.

    C'est enfin qu'après avoir fait tout ce qu'il sait devoir faire, il pense encore n'avoir rien fait.

    5.Qu'il estime peu ce qu'on pourrait regarder comme quelque chose de grand, et qu'en toute sincérité il confesse qu'il est un serviteur inutile, selon la parole de la Vérité: Quand vous aurez fait tout ce qui vous est commandé, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles.

    Alors il sera vraiment pauvre et séparé de tout en esprit, et il pourra dire avec le prophète: Oui, je suis pauvre et seul dans le monde.

    Nul cependant n'est plus riche, plus puissant, plus libre, que celui qui sait quitter tout et soi-même, et se mettre au dernier rang.



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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Dim 20 Mar - 6:56

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Deuxième : chapitre 12


    De la sainte voie de la Croix



    1.
    Cette parole semble dure à plusieurs: Renoncez à vous-mêmes, prenez votre Croix, et suivez Jésus.

    Mais il sera bien plus dur, au dernier jour, d'entendre cette parole: Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel !

    Ceux qui écoutent maintenant volontiers la parole qui commande de porter la Croix, et qui y obéissent, ne craindront point alors d'entendre l'arrêt d'une éternelle condamnation.

    Ce signe de la Croix sera dans le Ciel lorsque le Seigneur viendra pour juger.

    Alors tous les disciples de la Croix, qui auront imité pendant leur vie Jésus crucifié,
    s'approcheront avec une grande confiance de Jésus-Christ juge.

    2. Pourquoi donc craignez-vous de porter la Croix, par laquelle on arrive au royaume du ciel ?

    Dans la Croix est le salut, dans la Croix la vie, dans la Croix la protection contre nos ennemis.

    C'est de la Croix que découlent les suavités célestes.

    Dans la Croix est la force de l'âme; dans la Croix la joie de l'esprit, la consommation de la vertu, la perfection de la sainteté.

    Il n'y a de salut pour l'âme et d'espérance de vie éternelle, que dans la Croix.
    Prenez donc votre Croix et suivez Jésus, et vous parviendrez à l'éternelle félicité.

    Il vous a précédé portant sa Croix et il est mort pour vous sur la Croix afin que vous aussi vous portiez votre Croix, et que vous aspiriez à mourir sur la Croix.

    Car si vous mourez avec lui, vous vivrez aussi avec lui; et si vous partagez ses souffrances, vous partagerez sa gloire.

    3
    . Ainsi tout est dans la Croix, et tout consiste à mourir. Il n'est point d'autre voie qui conduise à la vie et à la véritable paix du coeur que la voie de la Croix et d'une mortification continuelle.

    Allez où vous voudrez, cherchez tout ce que vous voudrez, vous ne trouverez pas au-dessus une voie plus élevée, au-dessous une voie plus sûre que la voie de la sainte Croix.

    Disposez de tout selon vos vues, réglez tout selon vos désirs, et toujours vous trouverez qu'il vous faut souffrir quelque chose, que vous le vouliez ou non; et ainsi vous trouverez toujours la Croix.

    Car, ou vous sentirez de la douleur dans le corps, ou vous éprouverez de l'amertume dans l'âme.

    4. Tantôt vous serez délaissé de Dieu, tantôt exercé par le prochain, et, ce qui est plus encore, vous serez souvent à charge à vous-même.

    Vous ne trouverez à vos peines aucun remède, aucun soulagement; mais il vous faudra souffrir aussi longtemps que Dieu le voudra.

    Car Dieu veut que vous appreniez à souffrir sans consolations et que vous vous soumettiez à lui sans réserve, et que vous deveniez plus humble par la tribulation.

    Nul n'a si avant dans son coeur la passion de Jésus-Christ que celui qui a souffert quelque chose de semblable.

    La Croix est donc toujours préparée; elle vous attend partout.

    Vous ne pouvez la fuir, quelque part que vous alliez; puisque partout où vous irez, vous vous porterez et vous trouverez toujours vous-même.

    Elevez-vous, abaissez-vous, sortez de vous-même, rentrez-y; toujours vous trouverez la Croix; et il faut que partout vous preniez patience, si vous voulez la paix intérieure et mériter la couronne immortelle.

    5. Si vous portez de bon coeur la Croix, elle-même vous portera et vous conduira au terme désiré, où vous cesserez de souffrir; mais ce ne sera pas en ce monde.

    Si vous la portez à regret, vous en augmentez le poids, vous rendez votre fardeau plus dur, et cependant il vous faut la porter.

    Si vous rejetez une Croix, vous en trouverez certainement une autre, et peut-être plus pesante.

    6. Croyez-vous échapper à ce que nul homme n'a pu éviter ? Quel saint a été dans ce monde sans croix et sans tribulation ?

    Jésus-Christ lui-même, Notre-Seigneur, n'a pas été une seule heure dans toute sa vie sans éprouver quelque souffrance: Il fallait, dit-il, que le Christ souffrît, et qu'il ressuscitât d'entre les morts, et qu'il entrât ainsi dans sa gloire.

    Comment donc cherchez-vous une autre voie que la voie royale de la sainte Croix ?

    7.
    Toute la vie de Jésus-Christ n'a été qu'une croix et un long martyre, et vous cherchez le repos et la joie !

    Vous vous trompez, n'en doutez pas; vous vous trompez lamentablement si vous cherchez autre chose que les afflictions à souffrir; car toute cette vie mortelle est pleine de misères et environnée de croix.

    Et plus un homme aura fait de progrès dans les voies spirituelles, plus ses croix souvent seront pesantes, parce que l'amour lui rend son exil plus douloureux.

    8. Cependant celui que Dieu éprouve par tant de peines n'est pas sans consolations qui les adoucissent, parce qu'il sent s'accroître les fruits de sa patience à porter sa Croix.

    Car, lorsqu'il s'incline volontairement sous elle, l'affliction qui l'accablait se change toute entière en une douce confiance qui le console.

    Et plus la chair est affligée, brisée, plus l'esprit est fortifié intérieurement par la grâce.
    Quelquefois même le désir de souffrir pour être conforme à Jésus crucifié lui inspire tant de force, qu'il ne voudrait pas être exempt de tribulations et de douleur, parce qu'il se croit d'autant plus agréable à Dieu, qu'il souffre pour lui davantage.

    Ce n'est point là la vertu de l'homme, mais la grâce de Jésus-Christ, qui opère puissamment dans une chair infirme, que tout ce qu'elle abhorre et fuit naturellement, elle l'embrasse et l'aime par la ferveur de l'esprit.

    9. Il n'est pas selon l'homme de porter la Croix, d'aimer la Croix, de châtier le corps, de le réduire en servitude, de fuir les honneurs, de souffrir volontiers les outrages, de se mépriser soi-même et de souhaiter d'être méprisé, de supporter les afflictions et les pertes, et de ne désirer aucune prospérité dans ce monde.

    Si vous ne regardez que vous, vous ne pouvez rien de tout cela.

    Mais si vous vous confiez dans le Seigneur, la force vous sera donnée d'en haut et vous aurez pouvoir sur la chair et le monde.

    Vous ne craindrez pas même le démon, votre ennemi, si vous êtes armé de la foi et marqué de la Croix de Jésus-Christ.

    10.
    Disposez-vous donc, comme un bon et fidèle serviteur de Jésus-Christ, à porter courageusement la Croix de votre Maître, crucifié par amour pour vous.

    Préparez-vous à souffrir mille adversités, mille traverses dans cette misérable vie; car voilà partout ce qui vous attend, ce que vous trouverez partout, en quelque lieu que vous vous cachiez.

    Il faut qu'il en soit ainsi, et à cette foule de maux et de douleurs il n'y a d'autre remède que de vous supporter vous-même.

    Buvez avec joie le calice du Sauveur, si son amour vous est cher et si vous désirez avoir part à sa gloire.

    Laissez Dieu disposer de ses consolations; qu'il les répande comme il lui plaira.

    Pour vous, choisissez les souffrances et regardez-les comme des consolations d'un grand prix, car toutes les souffrances du temps n'ont aucune proportion avec la gloire future, et ne sauraient vous la mériter, quand seul vous les supporteriez toutes.

    11. Lorsque vous en serez venu à trouver la souffrance douce et à l'aimer pour Jésus-Christ, alors estimez-vous heureux, parce que vous avez trouvé le paradis sur la terre.

    Mais, tandis que la souffrance vous sera amère et que vous la fuirez, vous vivrez dans le trouble, et la tribulation que vous fuirez vous suivra partout.

    12. Si vous vous appliquez à être ce que vous devez être, à souffrir et à mourir, bientôt vos peines s'évanouiront et vous aurez la paix.

    Quand vous auriez été ravi, avec Paul, jusqu'au troisième ciel, vous ne seriez pas pour cela assuré de ne rien souffrir. Je lui montrerai, dit Jésus, combien il faut qu'il souffre pour mon nom.

    Il ne vous reste donc qu'à souffrir, si vous voulez aimer Jésus et le servir constamment.

    13. Plût à Dieu que vous fussiez digne de souffrir quelque chose pour le nom de Jésus ! Quelle gloire vous serait réservée ! Quelle joie parmi tous les saints ! Quelle édification pour le prochain !

    Car tous recommandent la patience, quoique peu cependant veuillent souffrir.
    Avec quelle joie vous devriez souffrir quelque chose pour Jésus, lorsque tant d'autres souffrent beaucoup plus pour le monde !

    14.Sachez et croyez fermement que votre vie doit être une mort continuelle, et que plus on meurt à soi-même, plus on commence à vivre pour Dieu.

    Nul n'est propre à comprendre les choses du ciel, s'il ne se soumet à supporter les adversités pour Jésus-Christ.

    Rien n'est plus agréable à Dieu, rien ne vous est plus salutaire en ce monde, que de souffrir avec joie pour Jésus-Christ; et si vous aviez à choisir, vous devriez plutôt souhaiter d'être affligé pour lui que d'être comblé de consolations, parce que vous seriez alors plus semblable à Jésus-Christ et plus conforme à tous les saints.

    Car notre mérite et notre progrès dans la perfection ne consistent point dans la douceur et l'abondance des consolations, mais plutôt dans la force de supporter de grandes tribulations et de pesantes épreuves.

    15 S'il y avait eu pour l'homme quelque chose de meilleur et de plus utile que de souffrir, Jésus-Christ nous l'aurait appris par ses paroles et par son exemple.

    Or, manifestement, il exhorte à porter sa Croix, et les disciples qui le suivaient, et tous ceux qui voudraient le suivre, disant: Si quelqu'un veut marcher sur mes pas, qu'il renonce à soi-même, qu'il porte sa Croix, et qu'il me suive.

    Après donc avoir tout lu, tout examiné, concluons enfin qu'il nous faut passer par beaucoup de tribulations pour entrer dans le royaume de Dieu.




      Eucharistie     Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Lun 21 Mar - 7:27

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 1


    Des entretiens intérieurs de Jésus-Christ avec l'âme fidèle


    1. J'écouterai ce que le Seigneur Dieu dit en moi.

    Heureuse l'âme qui entend le Seigneur lui parler intérieurement, et qui reçoit de sa bouche la parole de consolation !

    Heureuses les oreilles toujours attentives à recueillir ce souffle divin, et sourdes au bruit du monde !

    Heureuses, encore une fois, les oreilles qui écoutent non la voix qui retentit au-dehors, mais la vérité qui enseigne au-dedans !

    Heureux les yeux qui, fermés aux choses extérieures, ne contemplent que les intérieures !

    Heureux ceux qui pénètrent les mystères que le coeur recèle, et qui, par des exercices de chaque jour, tâchent de se préparer de plus en plus à comprendre les secrets du Ciel !

    Heureux ceux dont la joie est de s'occuper de Dieu et qui se dégagent de tous les embarras du siècle !

    Considère ces choses, ô mon âme, et ferme la porte de tes sens, afin que tu puisses entendre ce que le Seigneur ton Dieu dit en toi.

    2. Voici ce que dit ton bien-aimé: Je suis votre salut, votre paix et votre vie.

    Demeurez près de moi et vous trouverez la paix. Laissez là tout ce qui passe; ne cherchez que ce qui est éternel.

    Que sont toutes les choses du temps, que des séductions vaines ? Et de quoi vous serviront toutes les créatures si vous êtes abandonné du Créateur ?

    Renoncez donc à tout et occupez-vous de plaire à votre Créateur et de lui être fidèle, afin de parvenir à la vraie béatitude.


     Eucharistie    Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mar 22 Mar - 8:03

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 2


    La vérité parle au dedans de nous sans aucun bruit de paroles


    1.Parlez Seigneur, parce que votre serviteur écoute.

    Je suis votre serviteur: donnez-moi l'intelligence, afin que je sache vos témoignages.

    Inclinez mon coeur aux paroles de votre bouche: qu'elles tombent sur moi comme une douce rosée.

    Les enfants d'Israël disaient autrefois à Moïse:

    Parlez-nous et nous vous écouterons; mais que le Seigneur ne nous parle point, de peur que nous ne mourions.

    Ce n'est pas là, Seigneur, ce n'est pas là ma prière: mais au contraire, je vous implore comme le prophète Samuel, avec un humble désir, disant: Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur écoute.

    Que Moïse ne me parle point, ni aucun des prophètes, mais vous plutôt, parlez, Seigneur mon Dieu, vous la lumière de tous les prophètes et l'esprit qui les inspirait.

    Sans eux, vous pouvez seul pénétrer toute mon âme de votre vérité; et sans vous ils ne pourraient rien.

    2.Ils peuvent prononcer des paroles, mais non les rendre efficaces.
    Leur langage est sublime; mais si vous vous taisez, il n'échauffe point le coeur.

    Ils exposent la lettre, mais vous en découvrez le sens.
    Ils proposent les mystères, mais vous rompez le sceau qui en dérobait l'intelligence.
    Ils publient vos commandements, mais vous aidez à les accomplir.
    Ils montrent la voie, mais vous donnez des forces pour marcher.
    Ils n'agissent qu'au-dehors, mais vous éclairez et instruisez les coeurs.
    Ils arrosent extérieurement, mais vous donnez la fécondité.

    Leurs paroles frappent l'oreille, mais vous ouvrez l'intelligence.

    3.Que Moïse donc ne me parle point; mais vous, Seigneur, mon Dieu, éternelle vérité ! parlez-moi, de peur que je ne meure, et que je n'écoute sans fruit, si, averti seulement au-dehors, je ne suis point intérieurement embrasé; de peur que je ne trouve ma condamnation dans votre parole, entendue sans être accomplie, connue sans être aimée, crue sans être observée.

    Parlez-moi donc, Seigneur, parce que votre serviteur écoute, vous avez les paroles de la vie éternelle.

    Parlez-moi pour consoler un peu mon âme, pour m'apprendre à réformer ma vie, parlez-moi pour la louange, la gloire, l'honneur éternel de votre nom.



    Eucharistie     Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mer 23 Mar - 7:43

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 3


    Qu'il faut écouter la parole de Dieu avec humilité, et que plusieurs ne la reçoivent pas comme ils le devraient



    1.
    Jésus-Christ: Mon fils, écoutez mes paroles, paroles pleines de douceur, et qui surpassent toute la science des philosophes et des sages du monde.

    Mes paroles sont esprit et vie, et l'on n'en doit pas juger par le sens humain.

    Il ne faut pas en tirer une vaine complaisance, mais les écouter en silence et les recevoir avec une humilité profonde et un ardent amour.

    2. Le fidèle: Et j'ai dit: Heureux celui que vous instruisez, Seigneur, et à qui vous enseignez votre loi, afin de lui adoucir les jours mauvais, et de ne pas le laisser sans consolation sur la terre.

    3. Jésus-Christ: C'est moi qui ai, dès le commencement, instruit les prophètes, dit le Seigneur, et jusqu'à présent même je ne cesse point de parler à tous; mais plusieurs sont endurcis et sourds à ma voix.

    Le plus grand nombre écoute le monde de préférence à Dieu; ils aiment mieux suivre les désirs de la chair que d'obéir à la volonté divine.

    Le monde promet peu de chose et des choses qui passent, et on le sert avec une grande ardeur; je promets des biens immenses, éternels, et le coeur des hommes reste froid.

    Qui me sert et m'obéit en toute chose, avec autant de soin qu'on sert le monde et les maîtres du monde ?

    Rougis, Sidon, dit la mer, et si tu en demandes la cause, écoute, voici pourquoi:

    Pour un petit avantage, on entreprend une longue route; et pour la vie éternelle, à peine en trouve-t'on qui veuillent faire un pas.

    On recherche le plus vil gain: on plaide honteusement quelquefois pour une pièce de monnaie; sur une légère promesse et pour une chose de rien, on ne craint pas de se fatiguer le jour et la nuit.

    4. Mais, ô honte ! pour un bien immuable, pour une récompense infinie, pour un bonheur suprême et une gloire sans fin, on ne saurait se résoudre à la moindre fatigue.

    Serviteur paresseux et toujours murmurant, rougis donc de ce qu'il y ait des hommes plus ardents à leur perte que tu ne l'es à te sauver, et pour qui la vanité a plus d'attrait que n'en a pour toi la vérité.

    Et cependant ils sont souvent abusés par leurs espérances; tandis que ma promesse ne trompe point, et que jamais je ne me refuse à celui qui se confie en moi.

    Ce que j'ai promis, je le donnerai; ce que j'ai dit, je l'accomplirai, si toutefois l'on demeure avec fidélité dans mon amour jusqu'à la fin.

    C'est moi qui récompense les bons, et qui éprouve fortement les justes.

    5. Gravez mes paroles dans votre coeur et méditez-les profondément: car à l'heure de la tentation, elles vous seront très nécessaires.

    Ce que vous n'entendez pas en le lisant, vous le comprendrez au jour de ma visite.

    J'ai coutume de visiter mes élus de deux manières: par la tentation et la consolation.

    Et tous les jours, je leur donne deux leçons: l'une en les reprenant de leurs défauts, l'autre en les exhortant à avancer dans la vertu.

    Celui qui reçoit ma parole, et qui la méprise, sera jugé par elle au dernier jour.

    6. Prière pour demander la grâce de la dévotion

    Le fidèle: Seigneur mon Dieu, vous êtes tout mon bien: et que suis-je pour oser vous parler ?
    Je suis le plus pauvre de vos serviteurs, et un abject ver de terre, beaucoup plus pauvre et plus méprisable que je ne sais et que je n'ose dire.

    Souvenez-vous cependant, Seigneur, que je ne suis rien, que je n'ai rien, que je ne puis rien.
    Vous êtes seul bon, juste et saint; vous pouvez tout, vous donnez tout, vous remplissez tout, hors le pécheur que vous laissez vide.

    Souvenez-vous de vos miséricordes, et remplissez mon coeur de votre grâce, vous qui ne voulez point qu'aucun de vos ouvrages demeure vide.

    7. Comment puis-je, en cette misérable vie, porter le poids de moi-même, si votre miséricorde et votre grâce ne me fortifient ?

    Ne détournez pas de moi votre visage; ne différez pas à me visiter: ne me retirez point votre consolation, de peur que, privée de vous, mon âme ne devienne comme une terre sans eau.
    Seigneur, apprenez-moi à faire votre volonté: apprenez-moi à vivre d'une vie humble et digne de vous.

    Car vous êtes ma sagesse, vous me connaissez dans la vérité, et vous m'avez connu avant que je fusse au monde, et avant même que le monde fût.



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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Jeu 24 Mar - 7:40

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 4


    Qu'il faut marcher en présence de Dieu dans la vérité et l'humilité


    1. Jésus-Christ: Mon fils, marchez devant moi dans la vérité, et cherchez-moi toujours dans la simplicité de votre coeur.

    Celui qui marche devant moi dans la vérité ne craindra nulle attaque, la vérité le délivrera des calomnies et des séductions des méchants.

    Si la vérité vous délivre, vous serez vraiment libre, et peu vous importeront les vains discours des hommes.

    2. Le fidèle: Seigneur, il est vrai: qu'il me soit fait, de grâce, selon votre parole. Que votre vérité m'instruise, qu'elle me défende, qu'elle me conserve jusqu'à la fin dans la voie du salut.

    Qu'elle me délivre de tout désir mauvais, de toute affection déréglée, et je marcherai devant vous dans une grande liberté de coeur.

    3. Jésus-Christ: La vérité, c'est moi; je vous enseignerai ce qui est bon, ce qui m'est agréable.

    Rappelez-vous vos péchés avec une grande douleur et un profond regret, et ne pensez jamais être quelque chose à cause du bien que vous faites.

    Car, sans la vérité, vous n'êtes qu'un pécheur, sujet à beaucoup de passions et engagé dans leurs liens.

    De vous-même vous tendez toujours au néant; un rien vous ébranle, un rien vous abat, un rien vous trouble et vous décourage.

    Qu'avez-vous donc dont vous puissiez vous glorifier ? et que de motifs, au contraire, pour vous mépriser vous-même ! car vous êtes beaucoup plus infirme que vous ne sauriez le comprendre.

    4.
    Que rien de ce que vous faites ne vous paraisse donc quelque chose de grand.

    Mais plutôt qu'à vos yeux rien ne soit grand, précieux, admirable, élevé, digne d'être estimé, loué, recherché, que ce qui est éternel.

    Aimez par-dessus toutes choses l'éternelle vérité, et n'ayez jamais que du mépris pour votre extrême bassesse.

    N'appréhendez rien tant, ne blâmez et ne fuyez rien tant que vos péchés et vos vices. Ils doivent vous affliger plus que toutes les pertes du monde.

    Il y en a qui ne marchent pas devant moi avec un coeur sincère; mais guidés par une certaine curiosité présomptueuse, ils veulent découvrir mes secrets et pénétrer les profondeurs de Dieu, tandis qu'ils négligent de s'occuper d'eux-mêmes et de leur salut.

    Ceux-là tombent souvent, à cause de leur orgueil et de leur curiosité, en de grandes fautes, parce que je m'oppose à eux.

    5. Craignez les jugements de Dieu: redoutez la colère du Tout-Puissant; ne scrutez point les oeuvres du Très-Haut; mais sondez vos iniquités, le mal que tant de fois vous avez commis, le bien que vous avez négligé.

    Plusieurs mettent toute leur dévotion en des livres, d'autres en des images, d'autres en des signes et des marques extérieures.

    Quelques-uns m'ont souvent dans la bouche, mais peu dans le coeur.

    Il en est d'autres qui, éclairés et purifiés intérieurement, ne cessent d'aspirer aux biens éternels, ont à dégoût les entretiens de la terre, et ne s'assujettissent qu'à regret aux nécessités de la nature. Ceux-là entendent ce que l'esprit de vérité dit en eux.

    Car il leur apprend à mépriser ce qui passe, à aimer ce qui dure éternellement, à oublier le monde, et à désirer le ciel, le jour et la nuit.



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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Ven 25 Mar - 7:32

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 5

    Des merveilleux effets de l'amour divin

    1. Le fidèle: Je vous bénis, Père céleste, Père de Jésus-Christ, mon Seigneur, parce que vous avez daigné vous souvenir de moi, pauvre créature.

    Ô Père des miséricordes et Dieu de toute consolation, je vous rends grâce de ce que, tout indigne que j'en suis, vous voulez bien cependant quelquefois me consoler.

    Je vous bénis à jamais, et je vous glorifie avec votre Fils unique et l'Esprit consolateur, dans les siècles des siècles.

    Ô Seigneur mon Dieu, saint objet de mon amour ! quand vous descendrez dans mon coeur, toutes mes entrailles tressailliront de joie.

    Vous êtes la gloire et la joie de mon coeur.

    Vous êtes mon espérance et mon refuge au jour de la tribulation.

    2.
    Mais parce que mon amour est encore faible, et ma vertu chancelante, j'ai besoin d'être fortifié et consolé par vous; visitez-moi donc souvent, et dirigez-moi par vos divines instructions.

    Délivrez-moi des passions mauvaises, et retranchez de mon coeur toutes ces affections déréglées, afin que, guéri et purifié intérieurement, je devienne propre à vous aimer, fort pour souffrir, ferme pour persévérer.

    3. C'est quelque chose de grand que l'amour et un bien au-dessus de tous les biens. Seul il rend léger ce qui est pesant et fait qu'on peut supporter avec une âme égale toutes les vicissitudes de la vie.

    Il porte son fardeau sans en sentir le poids et rend doux ce qu'il y a de plus amer.

    L'amour de Jésus-Christ est généreux; il fait entreprendre de grandes choses et il excite toujours à ce qu'il y a de plus parfait.

    L'amour aspire à s'élever et ne se laisse arrêter par rien de terrestre.

    L'amour veut être libre et dégagé de toute affection du monde, afin que ses regards pénètrent jusqu'à Dieu sans obstacle, afin qu'il ne soit ni retardé par les biens, ni abattu par les maux du temps.

    Rien n'est plus doux que l'amour; rien n'est plus fort, plus élevé, plus étendu, plus délicieux; il n'est rien de plus parfait ni de meilleur au ciel et sur la terre, parce que l'amour est né de Dieu, au-dessus de toutes les créatures.

    4. Celui qui aime, court, vole; il est dans la joie, il est libre, et rien ne l'arrête.
    Il donne tout pour posséder tout, et il possède tout en toutes choses, parce qu'au-dessus de toutes choses il se repose dans le seul Être souverain, de qui tout bien procède et découle.

    Il ne regarde pas aux dons, mais il s'élève au-dessus de tous les biens, jusqu'à Celui qui donne.

    L'amour souvent ne connaît point de mesure, mais, comme l'eau qui bouillonne, il déborde de toutes parts.

    Rien ne lui pèse, rien ne lui coûte, il tente plus qu'il ne peut, jamais il ne prétexte l'impossibilité, parce qu'il se croit tout possible et tout permis.

    Et à cause de cela il peut tout, et il accomplit beaucoup de choses qui fatiguent et qui épuisent vainement celui qui n'aime point.

    5. L'amour veille sans cesse; dans le sommeil même il ne dort point.

    Aucune fatigue ne le lasse, aucuns liens ne l'appesantissent, aucunes frayeurs ne le troublent; mais tel qu'une flamme vive et pénétrante, il s'élance vers le ciel et s'ouvre un sûr passage à travers tous les obstacles.

    Si quelqu'un aime, il entend ce que dit cette voix.

    L'ardeur même d'une âme embrasée s'élève jusqu'à Dieu comme un grand cri: Mon Dieu ! mon amour ! vous êtes tout à moi, et je suis tout à vous.

    6. Dilatez-moi dans l'amour afin que j'apprenne à goûter  au fond de mon coeur combien il est doux d'aimer, et de se fondre et de se perdre dans l'amour.

    Que l'amour me ravisse et m'élève au-dessus de moi-même, par la vivacité de ses transports.

    Que je chante le cantique de l'amour, que je vous suive, ô mon bien-aimé, jusque dans les hauteurs de votre gloire, que toutes les forces de mon âme s'épuisent à vous louer, et qu'elle défaille de joie et d'amour.

    Que je vous aime plus que moi, que je ne m'aime moi-même que pour vous, et que j'aime en vous tous ceux qui vous aiment véritablement, ainsi que l'ordonne la loi de l'amour, que nous découvrons dans votre lumière.

    7. L'amour est prompt, sincère, pieux, doux, prudent, fort, patient, fidèle, constant, magnanime, et il ne se recherche jamais; car dès qu'on commence à se rechercher soi-même, à l'instant on cesse d'aimer.

    L'amour est circonspect, humble et droit, sans mollesse, sans légèreté, il ne s'occupe point de choses vaines, il est sobre, chaste, ferme, tranquille, et toujours attentif à veiller sur les sens.
    L'amour est obéissant et soumis aux supérieurs; il est vil et méprisable à ses yeux.

    Dévoué à Dieu sans réserve, et toujours plein de reconnaissance, il ne cesse point de se confier en lui, d'espérer en lui, lors même qu'il semble en être délaissé, parce qu'on ne vit point sans douleur dans l'amour.

    8. Qui n'est pas prêt à tout souffrir et à s'abandonner entièrement à la volonté de son bien-aimé, ne sait pas ce que c'est que d'aimer.

    Il faut que celui qui aime embrasse avec joie tout ce qu'il y a de plus dur et de plus amer, pour son bien-aimé, et qu'aucune traverse ne le détache de lui.




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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Sam 26 Mar - 7:32

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 6

    De l'épreuve du véritable amour

    1. Jésus-Christ: Mon fils, votre amour n'est encore ni assez fort ni assez éclairé.
    Le fidèle: Pourquoi, Seigneur ?

    Jésus-Christ: Parce qu'à la moindre contrariété, vous laissez là l'oeuvre commencée, et que vous recherchez trop avidement les consolations.

    Celui qui aime fortement demeure ferme dans la tentation, et ne cède point aux suggestions artificieuses de l'ennemi. Dans le mauvais comme dans le bon succès, son coeur est également à moi.

    2
    . Celui dont l'amour est éclairé considère moins le don de celui qui aime que l'amour de celui qui donne.

    L'affection le touche plus que le bienfait et il préfère son bien-aimé à tout ce qu'il reçoit de lui.
    Celui qui m'aime d'un amour généreux ne se repose pas dans mes dons, mais en moi par-dessus tous mes dons.

    Ne croyez pas tout perdu cependant s'il vous arrive de sentir pour moi ou pour mes saints moins d'amour que vous ne voudriez.

    Cet amour tendre et doux que vous éprouvez quelquefois est l'effet de la présence de la grâce et une sorte d'avant-goût de la patrie céleste; il n'y faut pas chercher trop d'appui parce qu'il passe comme il est venu.

    Mais combattre les mouvements déréglés de l'âme et mépriser les sollicitations du démon, c'est un grand sujet de mérite et la marque d'une solide vertu.

    3. Ne vous troublez donc point des fantômes, quels qu'ils soient, qui obsèdent votre imagination.

    Conservez une résolution ferme et une intention droite devant Dieu.

    Ce n'est point une illusion si quelquefois vous êtes soudain ravi en extase et qu'aussitôt vous retombiez dans les pensées misérables qui occupent d'ordinaire votre coeur.

    Car vous souffrez alors plus que vous n'agissez; et tant qu'elles vous déplaisent et que vous y résistez, c'est un mérite et non pas une chute.

    4. Sachez que l'antique ennemi s'efforce d'étouffer vos bons désirs et de vous éloigner de tout pieux exercice, du culte des saints, de la méditation de mes douleurs et de ma mort, du souvenir si utile de vos péchés, de l'attention de veiller sur votre coeur, et du ferme propos d'avancer dans la vertu.

    Il vous suggère mille pensées mauvaises pour vous causer du trouble et de l'ennui, pour vous détourner de la prière et des lectures saintes.

    Une humble confession lui déplaît et, s'il pouvait, il vous éloignerait tout à fait de la communion.

    Ne le craignez point et n'ayez de lui aucune appréhension, quoiqu'il vous tende souvent des pièges pour vous surprendre.

    Rejetez sur lui seul les pensées criminelles et honteuses qu'il vous inspire. Dites-lui:
    Va, esprit immonde; rougis, malheureux; il faut que tu sois étrangement pervers pour me tenir un pareil langage.

    Retire-toi de moi, détestable séducteur, tu n'auras jamais en moi aucune part; mais Jésus sera près de moi comme un guerrier formidable, et tu demeureras confondu.

    J'aime mieux mourir et souffrir tous les tourments, que de consentir à ce que tu me proposes.

    Tais-toi donc, ne me parle plus; je ne t'écouterai pas davantage, quoi que tu fasses pour m'inquiéter. Le Seigneur est ma lumière et mon salut, que craindrais-je ?

    Quand une armée se rangerait en bataille contre moi, mon coeur ne craindrait pas. Le Seigneur est mon aide et mon Rédempteur.

    5
    . Combattez comme un généreux soldat, et si quelquefois vous succombez par fragilité, reprenez un courage plus grand dans l'espérance d'être soutenu par une grâce plus forte; et gardez-vous surtout de la vaine complaisance et de l'orgueil.

    C'est ainsi que plusieurs s'égarent et tombent dans un aveuglement presque incurable.
    Que la chute de ces superbes qui présumaient follement d'eux-mêmes vous soit une leçon continuelle de vigilance et d'humilité.




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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Dim 27 Mar - 8:26

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 7


    Qu'il faut cacher humblement les grâces que Dieu nous fait


    1. Jésus-Christ: Mon fils, lorsque la grâce vous inspire des mouvements de piété, il est meilleur pour vous et plus sûr de tenir cette grâce cachée, de ne vous en point élever, d'en parler peu et de ne pas vous exagérer sa grandeur; mais plutôt de vous mépriser vous-même et de craindre une faveur dont vous êtes indigne.

    Il ne faut pas s'attacher trop à un sentiment qui bientôt peut se changer en un sentiment contraire.

    Quand la grâce vous est donnée, songez combien vous êtes pauvre et misérable sans la grâce
    .
    Le progrès de la vie spirituelle ne consiste pas seulement à jouir des consolations de la grâce, mais à en supporter la privation avec humilité, avec abnégation, avec patience, de sorte qu'alors on ne se relâche point dans l'exercice de la prière, et qu'on n'abandonne aucune de ses pratiques accoutumées.

    Faites, au contraire, tout ce qui est en vous le mieux que vous pourrez, selon vos lumières, et ne vous négligez pas entièrement vous-même à cause de la sécheresse et de l'angoisse que vous sentez en votre âme.

    2. Car il y en a beaucoup qui, au temps de l'épreuve, tombent aussitôt dans l'impatience et le découragement.

    Cependant la voie de l'homme n'est pas toujours en son pouvoir. C'est à Dieu de consoler et de donner quand il veut, autant qu'il veut, et à qui il veut, comme il lui plaît, et non davantage.

    Des indiscrets se sont perdus par la grâce même de la dévotion, parce qu'ils ont voulu faire plus qu'ils ne pouvaient, ne mesurant point leur faiblesse, mais suivant plutôt l'impétuosité de leur coeur que le jugement de la raison.

    Et parce qu'ils ont aspiré, dans leur présomption, à un état plus élevé que celui où Dieu les voulait, ils ont promptement perdu la grâce.

    Ils avaient placé leur demeure dans le ciel, et tout à coup on les a vus pauvres et délaissés dans leur misère, afin que par l'humiliation et le dénuement ils apprissent à ne plus tenter de s'élever sur leurs propres ailes, mais à se réfugier sous les miennes.

    Ceux qui sont encore nouveaux et sans expérience dans les voies de Dieu peuvent aisément s'égarer et se briser sur les écueils, s'ils ne se laissent conduire par des personnes prudentes.

    3. Que s'ils veulent suivre leur sentiment plutôt que de croire à l'expérience des autres, le résultat leur en sera funeste, si toutefois ils s'obstinent dans leur propre sens.

    Rarement ceux qui sont sages à leurs yeux se laissent humblement conduire par les autres.

    Il vaut mieux être humble, avec un esprit et des lumières bornés, que de posséder des trésors de science et de se complaire en soi-même.

    Il vaut mieux pour vous avoir peu, que beaucoup dont vous pourriez vous enorgueillir.

    Celui-là manque de prudence qui se livre tout entier à la joie, oubliant son indigence passée, et cette chaste crainte du Seigneur qui appréhende de perdre la grâce reçue.

    C'est aussi manquer de vertu que de se laisser aller à un découragement excessif au temps de l'adversité et de l'épreuve, et d'avoir des pensées et des sentiments indignes de la confiance qu'on me doit.

    4. Celui qui, durant la paix, a trop de sécurité, se trouve souvent pendant la guerre le plus timide et le plus lâche.

    Si ne présumant jamais de vous-même, vous saviez demeurer toujours humble, modérer et régler les mouvements de votre esprit, vous ne tomberiez pas si vite dans le péril et le péché.

    C'est une pratique sage que de penser, durant la ferveur, à ce qu'on sera dans la privation de la lumière.

    Et quand vous en êtes en effet privé, songez qu'elle peut revenir et que je ne vous l'ai retirée pour un temps qu'en vue de ma gloire et pour exciter votre vigilance.
    Souvent une telle épreuve vous est plus utile que si tout vous succédait constamment selon vos désirs.

    Car pour juger du mérite, on ne doit pas regarder si quelqu'un a beaucoup de visions ou de consolations, ou s'il est habile dans l'Ecriture sainte, ou s'il occupe un rang élevé, mais s'il est affermi dans la véritable humilité et rempli de la charité divine; s'il cherche en tout et toujours uniquement la gloire de Dieu; s'il est bien convaincu de son néant; s'il a pour lui-même un mépris sincère, et s'il se réjouit plus d'être méprisé des autres et humilié par eux, que d'en être honoré.




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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Lun 28 Mar - 7:41

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 8


    Qu'il faut s'anéantir soi-même devant Dieu


    1. Le fidèle: Je parlerai au Seigneur mon Dieu, bien que je ne sois que cendre et poussière. Si je me crois quelque chose de plus, voilà que vous vous élevez contre moi, et mes iniquités rendent un témoignage vrai et que je ne puis contredire.

    Mais si je m'abaisse, si je m'anéantis, et si je me dépouille de toute estime pour moi-même, et que je rentre dans la poussière dont j'ai été formé, votre grâce s'approchera de moi et votre lumière sera près de mon coeur; alors tout sentiment d'estime, même le plus léger, que je pourrais concevoir de moi disparaîtra pour jamais dans l'abîme de mon néant.

    Là vous me montrez à moi-même, vous me faites voir ce que je suis, ce que j'ai été, jusqu'où je suis descendu: car je ne suis rien, et je ne le savais pas.

    Si vous me laissez à moi-même, que suis-je ? Rien qu'infirmité; mais dès que vous jetez un regard sur moi, à l'instant je deviens fort et je suis rempli d'une joie nouvelle.

    Et certes cela me confond d'étonnement que vous me releviez ainsi tout d'un coup et me preniez avec tant de bonté entre vos bras, moi toujours entraîné par mon propre poids vers la terre.

    2. C'est votre amour qui opère cette merveille, qui me prévient gratuitement, qui ne se lasse point de me secourir dans les nécessités, qui me préserve des plus grands périls et, à vrai dire, me délivre de maux innombrables.

    Car je me suis perdu en m'aimant d'un amour déréglé; mais en ne cherchant que vous, en n'aimant que vous, je vous ai trouvé et je me suis retrouvé moi-même, et l'amour m'a fait rentrer plus avant dans mon néant.

    Ô Dieu plein de tendresse ! vous faites pour moi beaucoup plus que je ne mérite, ou plus que je n'oserais espérer ou demander.

    3. Soyez béni, mon Dieu, de ce que tout indigne que je suis de recevoir de vous aucune grâce, cependant votre bonté généreuse et infinie ne cesse de faire du bien même aux ingrats et à ceux qui sont le plus éloignés de vous.

    Ramenez-nous à vous, afin que nous soyons reconnaissants, humbles, fervents, parce que vous êtes notre salut, notre vertu et notre force.



     Eucharistie     Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mar 29 Mar - 7:56

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 9


    Qu'il faut rapporter tout à Dieu comme à notre dernière fin


    1. Jésus-Christ: Mon fils, je dois être votre fin suprême et dernière, si véritablement vous désirez être heureux.

    Cette vue purifiera vos affections, qui s'abaissent trop souvent jusqu'à vous et aux créatures.
    Car si vous vous recherchez en quelque chose, aussitôt vous tombez dans la langueur et la sécheresse.

    Rapportez donc principalement tout à moi, parce que c'est moi qui vous ai tout donné.

    Considérez chaque bien comme découlant du souverain bien, et songez que dès lors ils doivent tous remonter à moi comme à leur origine.

    2. En moi comme dans une source intarissable, le petit et le grand, le pauvre et le riche puisent l'eau vive, et ceux qui me servent volontairement et de coeur recevront grâce sur grâce.

    Mais celui qui cherchera sa gloire hors de moi, ou sa jouissance dans un autre bien que moi, sa joie ne sera ni vraie ni solide, et son coeur, toujours à la gêne, toujours à l'étroit, ne trouvera que des angoisses.

    Ne vous attribuez donc aucun bien, et n'attribuez à nul homme sa vertu; mais rendez tout à Dieu, sans qui l'homme n'a rien.

    C'est moi qui vous ai tout donné et je veux que vous vous donniez à moi tout entier, j'exige avec une extrême rigueur les actions de grâce qui me sont dues.

    3. Ceci est la vérité qui dissipe la vanité de la gloire.

    Là où pénètrent la grâce céleste et la vraie charité, il n'y a plus de place pour l'amour-propre ni pour l'envie, qui torturent le coeur.

    Car l'amour divin subjugue tout et agrandit toutes les forces de l'âme.

    Si vous écoutez la sagesse, vous ne vous réjouirez qu'en moi, vous n'espérerez qu'en moi, parce que nul n'est bon que Dieu seul, à qui, en tout et par-dessus tout, est due à jamais la louange et la bénédiction.


      Eucharistie     Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mer 30 Mar - 7:42

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 10


    Qu'il est doux de servir Dieu et de mépriser le monde


    1. Le fidèle: Je vous parlerai encore, Seigneur, et je ne me tairai point. Je dirai à mon Dieu, mon Seigneur et mon Roi, assis dans les hauteurs des cieux:

    Oh ! quelle abondance de douceur vous avez réservée pour ceux qui vous craignent. Et qu'est-ce donc pour ceux qui vous aiment, pour ceux qui vous servent de tout leur coeur ?

    Elles sont vraiment ineffables, les délices dont vous inondez ceux qui vous aiment, quand leur âme vous contemple.

    Vous m'avez montré principalement en ceci toute la tendresse de votre amour; je n'étais pas, et vous m'avez créé; j'errais loin de vous, vous m'avez ramené pour vous servir, et vous m'avez commandé de vous aimer.

    2. Ô source d'amour éternel, que dirai-je de vous ?

    Comment pourrai-je vous oublier, vous qui avez daigné vous souvenir de moi lorsque, déjà épuisé, consumé, je penchais vers la mort ?

    Votre miséricorde envers votre serviteur a passé toute espérance, et vous avez répandu sur lui votre grâce et votre amour bien au-delà de tout ce qu'il pouvait mériter.

    Que vous rendrai-je pour une telle faveur ? car il n'est pas donné à tous de tout quitter, de renoncer au siècle pour embrasser la vie religieuse.

    Est-ce faire beaucoup que de vous servir, vous que doivent servir toutes les créatures ?

    Cela doit me sembler peu de chose; mais ce qui me paraît grand et merveilleux, c'est que vous daigniez agréer le service d'une créature si pauvre et si misérable, et l'admettre parmi les serviteurs que vous aimez.

    3. Tout ce que j'ai, tout ce que je puis consacrer à votre service est à vous.
    Et néanmoins, prenant pour ainsi dire ma place, vous me servez plus que moi-même je ne vous sers.

    Voilà que le ciel et la terre, que vous avez créés pour le service de l'homme, sont devant vous, et chaque jour ils exécutent tout ce que vous leur avez commandé.

    C'est peu encore; vous avez préparé pour l'homme le ministère même des anges.

    Mais ce qui surpasse tout, vous avez daigné le servir vous-même, et vous avez promis de vous donner à lui.

    4. Que vous rendrai-je pour tant de biens ? Ah ! si je pouvais vous servir tous les jours de ma vie ! si je pouvais même un seul jour vous servir dignement !

    Il est bien vrai que vous êtes digne d'être servi universellement, digne de tout honneur et d'une louange éternelle.

    Vous êtes vraiment mon Seigneur et je suis votre pauvre serviteur, qui doit vous servir de toutes mes forces et ne me lasser jamais de vous louer. Je le veux ainsi, je le désire ainsi; daignez suppléer vous-même à tout ce qui me manque.

    5
    . C'est un grand honneur, une grande gloire de vous servir, et de mépriser tout à cause de vous.

    Car ils recevront des grâces abondantes, ceux qui se courbent sous votre joug très saint.
    Ils seront abreuvés de la délectable consolation de l'Esprit-Saint, ceux qui pour votre amour auront rejeté tous les plaisirs des sens.

    Ils jouiront d'une grande liberté d'esprit, ceux qui pour la gloire de votre nom seront entrés dans la voie étroite et auront renoncé à toutes les sollicitudes du monde.

    6. Ô aimable et douce servitude de Dieu, dans laquelle l'homme retrouve la vraie liberté et la sainteté !

    Ô saint assujettissement de la vie religieuse qui rend l'homme agréable à Dieu, égal aux anges, terrible aux démons, respectable à tous les fidèles !

    Ô esclavage digne à jamais d'être désiré, embrassé, puisqu'il nous mérite le souverain bien et nous assure une joie éternelle.



     Eucharistie     Colombe


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Jeu 31 Mar - 8:13

    Chers amis lecteurs   Laughing  

    Je vous informe de mon absence jusqu'à ce prochain Lundi 4 Avril

    Que le Seigneur vous bénisse    sunny

    Amicalement


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Lun 4 Avr - 7:28

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 11


    Qu'il faut examiner et modérer les désirs du cœur


    1. Jésus-Christ: Mon fils, il faut que vous appreniez beaucoup de choses que vous ne savez pas encore assez.

    2. Le fidèle: Et quoi, Seigneur ?

    3. Jésus-Christ: Vous devez soumettre entièrement vos désirs à ma volonté, ne point vous aimer vous-même, et ne rechercher en tout que ce qui me plaît.

    Souvent vos désirs s'enflamment et vous emportent impétueusement, mais considérez si cette ardeur a ma gloire pour motif ou votre intérêt propre.

    Si c'est moi que vous avez en vue, vous serez content, quoi que j'ordonne; mais si quelque secrète recherche de vous-même se cache au fond de votre coeur, voilà ce qui vous abat et vous trouble.

    4. Prenez donc garde de vous trop attacher à des désirs sur lesquels vous ne m'avez point consulté, de peur qu'ensuite vous ne veniez à vous repentir, ou que vous n'éprouviez du dégoût pour ce qui vous avait plu d'abord, et que vous aviez cru le meilleur.

    Car tout mouvement qui paraît bon ne doit pas être aussitôt suivi; de même qu'on ne doit pas non plus céder sur-le-champ à ses répugnances.

    Quelquefois il est à propos de modérer le zèle le plus saint et les meilleurs désirs, de peur qu'ils ne préoccupent et ne distraient votre esprit, ou qu'en les suivant indiscrètement vous ne causiez du scandale aux autres; ou qu'enfin l'opposition que vous y trouverez ne vous jette vous-même dans le trouble et dans l'abattement.

    5
    . Il faut aussi quelquefois user de violence et résister aux convoitises des sens avec une grande force, sans prendre garde à ce que veut la chair et à ce qu'elle ne veut pas; et travailler surtout à la soumettre à l'esprit malgré elle.

    Il faut la châtier et l'asservir jusqu'à ce que, prête à tout, elle ait appris à se contenter de peu, à aimer les choses simples et à ne jamais se plaindre de rien.



     Eucharistie     Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mar 5 Avr - 7:39

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 12


    . Qu'il faut s'exercer à la patience, et lutter contre ses passions

    1. Le fidèle: Seigneur mon Dieu, je vois combien la patience m'est nécessaire; car cette vie est pleine de contradictions.

    Elle ne peut jamais être exempte de douleur et de guerre, quoi que je fasse pour avoir la paix.

    2. Jésus-Christ: Oui, mon fils; mais je ne veux pas que vous cherchiez une paix telle que vous n'ayez ni tentations à vaincre, ni contrariétés à souffrir.

    Croyez au contraire avoir trouvé la paix lorsque vous serez exercé par beaucoup de tribulations et éprouvé par beaucoup de traverses.

    Si vous dites que vous ne pouvez supporter tant de souffrances, comment supporterez-vous le feu du purgatoire ?

    De deux maux il faut choisir le moindre; afin donc d'éviter des supplices éternels, efforcez-vous d'endurer pour Dieu, avec patience, les maux présents.

    Pensez-vous que les hommes du siècle n'aient rien ou que peu de choses à souffrir ? C'est ce que vous ne trouverez pas, même en ceux qui semblent environnés de plus de délices.

    3. Mais ils ont, dites-vous, des plaisirs en abondance; ils suivent toutes leurs volontés et ainsi ils sentent peu le poids de leurs maux.

    Soit, je veux qu'ils aient tout ce qu'ils désirent; combien cela durera-t'il ?

    Voilà que les riches du siècle s'évanouiront comme la fumée, et il ne restera pas même un souvenir de leurs joies passées.

    Et durant leur vie même, ils ne s'y reposent pas sans amertume, sans ennui et sans crainte.
    Car souvent, là même où ils se promettaient la joie, ils rencontrent le châtiment et la douleur, et avec justice, puisqu'il est juste que l'amertume et l'ignominie accompagnent les plaisirs qu'ils cherchent dans le désordre.

    4. Oh ! que tous ces plaisirs sont courts, qu'ils sont faux, criminels, honteux !

    Et cependant des malheureux, enivrés et aveuglés, ne le comprennent point; mais semblables à des animaux sans raison, ils exposent leur âme à la mort pour quelques jouissances misérables dans une vie qui va finir.

    Pour vous, mon fils, ne suivez pas vos convoitises, et détachez-vous de votre volonté. Mettez vos délices dans le Seigneur, et il vous accordera ce que votre coeur demande.

    5. Si vous voulez goûter une véritable joie et des consolations plus abondantes, méprisez toutes les choses du monde, repoussez toutes les joies terrestres; et je vous bénirai, je verserai sur vous mes inépuisables consolations.

    Plus vous renoncerez à celles que donnent les créatures, plus les miennes seront douces et puissantes.

    Mais vous ne les goûterez point sans avoir auparavant ressenti quelque tristesse, sans avoir travaillé, combattu.

    Une mauvaise habitude vous arrêtera; mais vous la vaincrez par une meilleure.

    La chair murmurera; mais elle sera contenue par la ferveur de l'esprit.

    L'antique serpent vous sollicitera, vous exercera; mais vous le mettrez en fuite par la prière; et en vous occupant surtout d'un travail utile, vous lui fermerez l'entrée de votre âme.



     Eucharistie      Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mer 6 Avr - 7:56

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 13


    Qu'il faut obéir humblement, à l'exemple de Jésus-Christ


    1. Jésus-Christ: Mon fils, celui qui cherche à se soustraire à l'obéissance se soustrait à la grâce; et celui qui veut posséder seul quelque chose perd ce qui est à tous.

    Quand on ne se soumet pas volontairement et de bon coeur à son supérieur, c'est une marque que la chair n'est pas encore pleinement assujettie, mais que souvent elle murmure et se révolte.

    Apprenez donc à obéir avec promptitude à vos supérieurs si vous désirez dompter votre chair.
    Car l'ennemi du dehors est bien plus vite vaincu quand l'homme n'a pas la guerre au-dedans de soi.

    L'ennemi le plus terrible et le plus dangereux pour votre âme, c'est vous, lorsque vous êtes divisé en vous-même.

    Il faut que vous appreniez à vous mépriser sincèrement si vous voulez triompher de la chair et du sang.

    L'amour désordonné que vous avez encore pour vous-même, voilà ce qui vous fait craindre de vous abandonner sans réserve à la volonté des autres.

    2. Est-ce donc cependant un si grand effort que toi, poussière et néant, tu te soumettes à cause de Dieu, lorsque moi le Tout-Puissant, moi le Très-Haut, qui ai tout fait de rien, je me suis soumis humblement à l'homme à cause de toi ?

    Je me suis fait le plus humble et le dernier de tous afin que mon humilité t'apprît à vaincre ton orgueil.

    Poussière, apprends à obéir, apprends à t'humilier, terre et limon, à t'abaisser sous les pieds de tout le monde.

    Apprends à briser ta volonté et à ne refuser aucune dépendance.

    3. Enflamme-toi de zèle contre toi-même et ne souffre pas que le moindre orgueil vive en toi; mais fais-toi si petit et mets-toi si bas que tout le monde puisse marcher sur toi et te fouler aux pieds comme la boue des places publiques.

    Fils du néant, qu'as-tu à te plaindre ? Pécheur couvert d'ignominie, qu'as-tu à répondre, quelque reproche qu'on t'adresse, toi qui as tant de fois offensé Dieu, tant de fois mérité l'enfer ?

    Mais ma bonté t'a épargné parce que ton âme a été précieuse devant moi; mais je ne t'ai point délaissé afin que tu connusses mon amour et que mes bienfaits ne cessassent jamais d'être présents à ton coeur, que tu fusses toujours prêt à te soumettre, à t'humilier et à souffrir les mépris et la patience.



     Eucharistie      Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Jeu 7 Avr - 7:44

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 14

    Qu'il faut considérer les secrets jugements de Dieu pour ne pas s'enorgueillir du bien qu'on fait

    1
    . Le fidèle: Vous faites tomber sur moi vos jugements, Seigneur, et tous mes os ont tremblé d'épouvante, et mon âme est dans une profonde terreur.

    Interdit, effrayé, je considère que les cieux ne sont pas purs à vos yeux.

    Si vous avez trouvé le mal dans vos anges, et si vous ne les avez pas épargnés, que sera-ce de moi ?
    Les étoiles sont tombées du ciel; moi, poussière, que dois-je attendre ?

    Des hommes dont les oeuvres paraissent louables sont tombés aussi bas qu'on puisse tomber, et j'ai vu ceux qui se nourrissaient du pain des anges faire leurs délices de la pâture des pourceaux.

    2. Il n'est donc point de sainteté, Seigneur, si vous retirez votre main.

    Point de sagesse qui soit utile, si vous ne la dirigez plus.

    Point de force qui soit de secours, si vous cessez de la soutenir.

    Point de chasteté assurée, si vous n'en prenez la défense.

    Point de vigilance qui nous serve, si vous ne veillez vous-même pour nous.

    Laissés à nous-mêmes, nous enfonçons dans les flots et nous périssons; venez-vous à nous, nous nous relevons et nous vivons.

    Car nous sommes chancelants, mais vous nous affermissez; nous sommes tièdes, mais vous nous enflammez.

    3. Oh ! que je dois avoir d'humbles et basses pensées de moi-même ! que je dois estimer peu ce qui paraît de bien en moi !

    Oh ! que je dois m'abaisser profondément, Seigneur, devant vos jugements impénétrables où je me perds comme dans un abîme, et vois que je ne suis rien que néant et un pur néant !

    Ô poids immense ! ô mer sans rivages, où je ne retrouve rien de moi, où je disparais comme le rien au milieu du tout !

    Où donc l'orgueil se cachera-t'il ? où la confiance en sa propre vertu ?

    Toute vanité s'éteint dans la profondeur de vos jugements sur moi.

    4. Qu'est-ce que toute chair devant vous ? L'argile s'élèvera-t'elle contre celui qui l'a formée ?

    Comment celui dont le coeur est vraiment soumis à Dieu pourrait-il s'enfler d'une louange vaine ?

    Le monde entier ne saurait inspirer d'orgueil à celui que la vérité a soumis à son empire, et jamais il ne sera ému des applaudissements des hommes, celui dont toute l'espérance est affermie en Dieu.

    Car ceux qui parlent ne sont rien; ils s'évanouiront avec le bruit de leurs paroles: mais la
    vérité du Seigneur demeure éternellement.


     Eucharistie      Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Ven 8 Avr - 7:19

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 15


    De ce que nous devons être et faire quand il s'élève quelque désir en nous

    1. Jésus-Christ: Mon fils, dites en toutes choses: Seigneur, qu'il soit ainsi, si c'est votre volonté; Seigneur, que cela se fasse en votre nom, si vous devez en être honoré.

    Si vous voyez que cela me soit bon, si vous jugez que cela me soit utile, alors donnez-le-moi, afin que j'en use pour votre gloire.

    Mais si vous savez que cela me nuira ou ne servira point au salut de mon âme, éloignez de moi ce désir.

    Car tout désir n'est pas de l'Esprit-Saint, même lorsqu'il paraît bon et juste à l'homme.

    Il est difficile de discerner avec certitude si c'est l'esprit bon ou mauvais qui vous porte à désirer ceci ou cela, ou même votre esprit propre.

    Il s'est trouvé à la fin que plusieurs étaient dans l'illusion, qui semblaient d'abord être conduits par le bon esprit.

    2. Ainsi, tout ce qui se présente de désirable à votre esprit, vous devez le désirer toujours et le demander avec une grande humilité de coeur, et surtout avec une pleine résignation, vous abandonnant à moi sans réserve et disant:

    Seigneur, vous savez ce qui est le mieux; que ceci ou cela se fasse comme vous le voulez.
    Donnez ce que vous voulez, autant que vous le voulez et quand vous le voulez.

    Faites de moi ce qu'il vous plaira, selon ce que vous savez être bon, et pour votre plus grande gloire.

    Placez-moi où vous voudrez et disposez absolument de moi en toutes choses.

    Je suis dans votre main, tournez-moi et retournez-moi en tout sens à votre gré.

    Voilà que je suis prêt à vous servir en tout. Car je ne désire point vivre pour moi, mais pour vous seul: heureux si je le pouvais dignement et parfaitement.

    3. Prière pour demander à Dieu la grâce d'accomplir sa volonté

    Le fidèle: Accordez-moi, ô bon Jésus ! votre grâce; qu'elle soit en moi, qu'elle agisse avec moi, et qu'elle demeure avec moi jusqu'à la fin.

    Faites que je désire et veuille toujours ce qui vous est le plus agréable et ce que vous aimez le plus.

    Que votre volonté soit la mienne; et que ma volonté suive toujours la vôtre et jamais ne s'en écarte en rien.

    Qu'uni à vous, je ne veuille ni ne puisse vouloir que ce que vous voulez; et qu'il en soit ainsi de ce que vous ne voulez pas.

    4. Donnez-moi de mourir à tout ce qui est du monde, et d'aimer être oublié et méprisé du siècle à cause de vous.

    Faites que je me repose en vous par-dessus tout ce qu'on peut désirer, et que mon coeur ne recherche sa paix qu'en vous.

    Vous êtes la véritable paix du coeur, son unique repos; hors de vous, tout pèse et inquiète. Dans cette paix, c'est-à-dire en vous seul, éternel et souverain bien, je dormirai et je me reposerai !

    Ainsi soit-il.




    Eucharistie Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Sam 9 Avr - 7:54

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Troisième : chapitre 16


    Qu'on ne doit chercher qu'en Dieu la vraie consolation



    1
    . Le fidèle: Tout ce que je puis désirer ou imaginer pour ma consolation, je ne l'attends point ici, mais dans l'avenir.

    Quand je posséderais seul tous les biens du monde, quand je jouirais seul de tous ses délices, il est certain que tout cela ne durerait pas longtemps.

    Ainsi, mon âme, tu ne peux trouver de soulagement véritable et de joie sans mélange qu'en Dieu, qui console les pauvres et relève les humbles.

    Attends un peu, mon âme, attends sa divine promesse, et tu posséderas dans le ciel tous les biens en abondance.

    Si tu recherches trop avidement les biens présents, tu perdras les biens éternels et célestes.
    Use des uns et désire les autres.

    Aucun bien temporel ne saurait te rassasier parce que tu n'as point été créée pour en jouir.

    2. Quand tu posséderais tous les biens créés, ils ne pourraient te rendre heureuse ni contente; en Dieu, qui a tout créé, en lui seul est ta félicité et tout ton bonheur
    .
    Bonheur non pas tel que se le figurent et que l'aiment les amis insensés du monde, mais tel que l'attendent les vrais serviteurs de Jésus-Christ, et tel que le goûtent quelquefois par avance les âmes pieuses et les coeurs purs, dont l'entretien est dans le ciel.

    Toute consolation humaine est vide et dure peu.

    La vraie, la douce consolation est celle que la vérité fait sentir intérieurement.

    L'homme pieux porte avec lui partout Jésus, son consolateur, et lui dit: Seigneur, soyez près de moi en tout temps et en tout lieu.

    Que ma consolation soit d'être volontiers privé de toute consolation humaine.

    Et si la vôtre me manque aussi, que votre volonté et cette juste épreuve me soient une consolation au-dessus de toutes les autres.

    Car vous ne serez pas toujours irrité, et vos menaces ne seront point éternelles.



    Eucharistie Colombe


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