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    *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

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    Maud

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    Livre *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mer 20 Jan - 16:06

    Livre troisième - Chapitre 19 -De la vie intérieure

    De la souffrance des injures, et de la véritable patience

    Voix de Jésus-Christ:

    1. Pourquoi ces paroles, mon fils? Cessez de vous plaindre, en considérant mes souffrances et celles des saints.

    Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang (Hébr. 12, 4). Ce que vous souffrez est peu en comparaison de ce qu'on souffert tant d'autres, qui ont été éprouvés et exercés par de si fortes tentations, par des tribulations si pesantes.

    Rappelez donc à votre esprit les peines extrêmes des autres, afin d'en supporter paisiblement de plus légères. Que si elles ne vous paraissent pas légères, prenez garde que cela ne vienne de votre impatience.

    Cependant, grandes ou petites, efforcez-vous de les souffrir patiemment.

    2. Plus vous vous disposez à souffrir, plus vous montrez de sagesse et acquérez de mérites.
    La ferme résolution et l'habitude de souffrir vous rendront même la souffrance moins dure. Ne dites pas: Je ne puis supporter cela d'un tel homme; ce sont des offenses qu'on n'endure point.

    Il m'a fait un très grand tort, et il me reproche des choses auxquelles je n'ai jamais pensé; mais d'un autre je le souffrirais avec moins de peine, et comme je croirais devoir le souffrir.

    Ce discours est insensé; car au lieu de considérer la vertu de patience et ce qui doit la couronner, c'est regarder seulement à l'injure et à la personne de qui on l'a reçue.

    3. Celui-là n'a pas la vraie patience qui ne veut souffrir qu'autant qu'il lui plaît et de qui il lui plaît.

    L'homme vraiment patient n'examine point qui l'éprouve, si c'est son supérieur, son égal ou son inférieur, un homme de bien ou un méchant.

    Mais, indifférent sur les créatures, il reçoit de la main de Dieu, avec reconnaissance et aussi souvent qu'il le veut, tout ce qui lui arrive de contraire, et l'estime un grand gain. Car Dieu ne laissera sans récompense aucune peine, même la plus légère, qu'on aura soufferte pour lui.

    4. Soyez donc prêt au combat si vous voulez remporter la victoire. On ne peut obtenir sans combat la couronne de la patience; et refuser de combattre, c'est refusé d'être couronné.

    Si vous désirez la couronne, combattez courageusement, souffrez avec patience. On ne parvient pas au repos sans travail, ni sans combat à la victoire.


    Voix du fidèle:

    5. Seigneur, que ce qui paraît impossible à la nature me devienne possible par votre grâce. J'ai, vous le savez, peu de force pour souffrir; la moindre adversité m'abat aussitôt. Faites que j'aime, que je désire d'être exercé, affligé pour votre nom, car subir l'injure et souffrir pour vous est très salutaire à mon âme.


    Réflexion

    Si nous avons souvent à souffrir du prochain, il n'a pas moins à souffrir de nous, et c'est pourquoi l'Apôtre dit: Portez le fardeau les uns des autres, et ainsi vous accomplirez la loi de Jésus-Christ (Gal. 6, 2). Mais je vous entends: il y a des choses qu'il est dur, dites-vous, et difficile de supporter. Eh bien, votre mérite en sera plus grand. La grâce ne nous est donnée que pour cela, pour que vous fassiez avec elle ce qui serait impossible à la nature seule. D'ailleurs, que vous arrive-t-il que Dieu n'ait prévu, que Dieu n'ait voulu?

    La patience n'est donc qu'une soumission douce et calme à ce qu'il ordonne, et sans elle nous vivons dans un trouble perpétuel; car qui a résisté à Dieu, et a eu la paix? (Job 9, 4) Et combien ne faut-il pas qu'il soit lui-même patient avec vous! Descendez dans votre conscience, et répondez. N'a-t-il rien à supporter de vous, rien à vous pardonner? Oui, le Seigneur est patient et rempli de miséricorde (Ps. 144, 8.

    Soyons donc aussi patients envers tous (I Thess. 5,14). L'homme patient vaut mieux que l'homme fort: et celui qui domine son âme, mieux que celui qui réduit les villes (Prov. 16, 32). Je me suis tu, disait David en prophétisant les souffrances du Christ, je me suis tu, et je n'ai point ouvert la bouche (Ps. 38, 10); et un autre prophète: il s'est tu, comme l'agneau devant celui qui le tond (Is. 53, 7).

    Qui oserait après cela murmurer, s'irriter, rendre offense pour offense? O Jésus! soyez notre modèle. Vous nous avez appris à dire à Dieu: Remettez-nous nos dettes, comme nous les remettons à ceux qui nous doivent (Mt. 6, 12). Voilà ce que nous demandons chaque jour, ce que chaque jour nous promettons, et malheur à celui dont la prière sera trouvée menteur



      


     
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    Maud

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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Ven 22 Jan - 9:00

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre Troisième – Chapitre 26.


    De la liberté du coeur, qui s'acquiert plutôt par la prière que par la lecture


    1 .Le fidèle: Seigneur, c'est une haute perfection de ne jamais détourner des choses du ciel les regards de son coeur, de passer au milieu des soins du monde sans se préoccuper d'aucun soin, non par indolence, mais par le privilège d'une âme libre, qu'aucune affection déréglée n'attache à la créature.


    2.Je vous en conjure, ô Dieu de bonté ! délivrez-moi des soins de cette vie, de peur qu'ils ne retardent ma course; des nécessités du corps, de peur que la volupté ne me séduise; de tout ce qui arrête et trouble l'âme, de peur que l'affliction ne me brise et ne m'abatte.

    Je ne parle point des choses que la vanité humaine recherche avec tant d'ardeur, mais de ces misères qui, par une suite de la malédiction commune à tous les enfants d'Adam, tourmentent et appesantissent l'âme de votre serviteur, et l'empêchent de jouir autant qu'il voudrait de la liberté de l'esprit.

    3
    .Ô mon Dieu ! douceur ineffable, changez pour moi en amertume toute consolation de la chair, qui me détourne de l'amour des biens éternels, et m'attire et me fascine par le charme funeste du plaisir présent.

    Que je ne sois pas, mon Dieu, vaincu par la chair et le sang, trompé par le monde et sa gloire qui passe; que je ne succombe point aux ruses du démon.

    Donnez-moi la force pour résister, la patience pour souffrir, la constance pour persévérer.

    Donnez-moi, au lieu de toutes les consolations du monde, la délicieuse onction de votre esprit, et au lieu de l'amour terrestre, pénétrez-moi de l'amour de votre nom.

    4.Le boire, le manger, le vêtement et les autres choses nécessaires pour soutenir le corps, sont à charge à une âme fervente.

    Faites que j'use de ces soulagements avec modération et que je ne les recherche point avec trop de désir.

    Les rejeter tous, cela n'est pas permis, parce qu'il faut soutenir la nature; mais votre loi sainte défend de rechercher tout ce qui est au-delà du besoin et ne sert qu'à flatter les sens; autrement la chair se révolterait contre l'esprit.

    Que votre main, Seigneur, me conduise entre ces deux extrêmes, afin qu'instruit par vous je me préserve de tout excès.

    .


       Colombe


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Sam 23 Jan - 8:08

    L' Imitation de Jésus-Christ - Livre premier - Chapitre 9


    Obéissance et Soumission


    1. C'est une grande chose que de vivre dans l'obéissance, dominé par la volonté d'un supérieur, et de ne pas dépendre uniquement de soi-même.

    Il est bien moins risqué d'obéir que de commander.

    Beaucoup obéissent plutôt par nécessité que par amour; ceux-là ne sont pas heureux et se plaignent souvent. Ils n'atteindront jamais à la liberté d'esprit, à moins qu'ils ne se soumettent de tout cœur et pour plaire à Dieu.

    Va ici ou là: tu ne trouveras la paix que dans une humble soumission au gouvernement du supérieur. Le désir du voyage et du changement en a trompé beaucoup.

    2. Il est vrai que l'on aime agir à sa guise et se rapprocher plus volontiers de ceux qui ont la même mentalité que soi. Mais si nous voulons que Dieu reste au milieu de nous, il nous faut quelquefois renoncer à notre opinion pour sauvegarder la paix.

    Qui peut se prétendre parfaitement éclairé en toutes choses? Ne te fie donc pas trop à ton propre jugement, mais écoute avec attention les opinions des autres.

    Si ton avis te semble juste et que tu doives le sacrifier pour l'amour de Dieu à celui d'un autre, tu n'en tireras qu'un plus grand profit.

    3. J'ai souvent entendu dire qu'il vaut mieux recevoir des conseils qu'en donner.

    Il peut aussi arriver que deux opinions se valent; mais ne pas vouloir céder aux autres lorsque la raison ou les circonstances l'exigent, c'est le fait d'un esprit orgueilleux et opiniâtre.




    Jésus   Colombe


    _________________


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Dim 24 Jan - 7:47

    L' Imitation de Jésus- Christ - Livre premier - Chapitre 11


    Pour gagner la Paix et progresser vers le Bien


    1. Nous pourrions jouir d'une grande paix, si nous voulions ne pas nous mêler de ce que disent et de ce que font les autres.

    Comment un homme peut-il vivre en paix s'il cherche toujours à s'immiscer dans les affaires d'autrui, à se dépenser au-dehors, sans se ménager des temps de recueillement?

    Heureux les simples: ils jouiront d'une grande paix.


    2. Comment certains saints se sont-ils élevés à un si haut degré de vertu et de contemplation? Ils se sont seulement appliqués à mortifier tous leurs désirs terrestres, parvenant ainsi à s'unir à Dieu de tout leur cœur, dégagés de toute préoccupation égoïste. Mais nous sommes trop possédés par nos passions et trop tourmentés par des besoins passagers.

    Il est rare que nous venions à bout d'un seul défaut. Le souci d'un progrès quotidien ne nous enfiamme pas; et ainsi, nous restons froids ou tièdes.


    3. Si nous étions tout à fait morts à nous-mêmes et libérés de nos attaches, alors nous pourrions aussi nous élever vers la joie de la contemplation; mais nous sommes trop asservis à nos passions et à nos convoitises pour pouvoir marcher sur les traces des saints. Et puis, nous voilà aussitôt découragés dès que se présente sur notre route le premier obstacle.


    4
    . Si nous demeurions comme des hommes forts, toujours prêts au combat, nous recevrions certainement le secours de Dieu, car il est toujour prêt à aider ceux qui luttent et espèrent en sa grâce; et c'est lui qui nous offre les occasions de combattre, afin de nous donner la victoire.

    Si nous comptons uniquement sur les observances extérieures pour accomplir un progrès spirituel, notre piété risque d'être de courte durée.

    C'est à la racine qu'il faut mettre la cognée, afin que, dégagés de nos passions, nous possédions notre esprit dans la paix.


    5. Si nous pouvions, chaque année, nous débarrasser d'un seul défaut, nous serions bientôt parfaits. Mais, au contraire, nous devons avouer que nous étions meilleurs et que notre conduite était plus pure au commencement de notre vie spirituelle qu'après plusieurs années de pratique.

    Nous devrions croître chaque jour en sagesse et en vertu; or, on estime que c'est un grand bonheur que d'avoir réussi à conserver une partie de sa ferveur première. Il suffirait pourtant de se faire un peu violence au début, et ensuite, tout deviendrait aisé et plaisant.


    6. Il est dur de rompre avec des habitudes, mais il est plus dur encore de faire plier sa propre volonté. Si tu n'arrives pas maintenant à vaincre les petites difficultés, comment résisteras-tu plus tard aux tentations?

    Renonce donc le plus tôt possible à tes mauvais penchants et à tes mauvaises habitudes, car elles t'entraîneraient peu à peu dans des chemins dangereux.

    Oh! si tu savais quelle paix t'apporterait une vie exemplaire, et quelle joie ce serait pour les autres, alors certainement tu t'efforcerais d'accomplir des progrès spirituels.



    Jésus    Colombe


    _________________


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    Maud

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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Lun 25 Jan - 8:09

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Premier - Chapitre 20


    Amour de la Solitude et du Silence



    1. Cherche à te ménager des entretiens avec toi-même afin de te rappeler souvent les bienfaits de Dieu.

    Laisse là tout ce qui ne sert qu'à nourrir la curiosité. Lis des ouvrages édifiants de préférence à ce qui distrait l'esprit.

    Si tu te tiens à l'écart des vains bavardages, si tu fermes l'oreille aux bruits du monde, tu trouveras assez de loisirs pour de fructueuses méditations.

    Les plus grands saints évitaient, autant que possible, le commerce des hommes et préféraient servir Dieu dans le silence.

    2. Un philosophe antique a dit: "Chaque fois que j'ai été parmi les hommes, j'en suis revenu moins homme" (Sénèque, ép. 7). C'est l'impression que nous retirons souvent du contact avec certaines personnes.

    Il est plus facile de se taire tout à fait que de garder le contrôle de ses paroles, plus facile de rester chez soi que de bien se conduire au-dehors.

    Celui donc qui aspire à la vie intérieure et spirituelle doit, à l'exemple de Jésus, s'écarter de la foule.

    Nul ne peut se montrer sans danger, s'il n'aime à demeurer caché.

    Nul ne peut parler avec mesure, s'il n'aime à se taire.

    Nul n'est bon supérieur qui n'est pas bon inférieur.

    Nul ne peut commander sans risque qui n'a pas appris à bien obéir.

    Nul ne peut goûter la vraie joie sans le témoignage d'une bonne conscience.


    3. Cependant, la confiance des saints a toujours marché de pair avec la crainte de Dieu; quel que fût l'éclat de leurs vertus et de leurs grâces, ils n'en demeuraient pas moins humbles et vigilants.

    L'assurance des méchants, au contraire, naît de l'orgueil et de la présomption et ne peut mener qu'à une défaite.

    Ne te promets jamais de sécurité dans cette vie, même si tu as la réputation d'un bon religieux ou d'un solitaire éprouvé.

    4. Souvent, les hommes les plus estimés par leurs semblables ont couru les plus grands dangers pour avoir eu trop confiance en eux-mêmes. C'est pourquoi, il nous est utile de n'être pas entièrement délivrés des tentations et de subir de fréquents assauts; sinon, nous nous laisserions trop facilement aller à notre orgueil.

    Oh! si l'on ne recherchait jamais les joies passagères, si l'on ne se souciait jamais des vanités du monde, quelle bonne conscience on garderait!

    Celui qui débarrasserait son esprit de toutes vaines préoccupations pour ne penser qu'à son salut et aux choses de Dieu, mettant en lui toute son espérance, celui-là jouirait d'une grande paix et d'un repos parfait.


    5. Nul n'est digne de recevoir un secours divin s'il ne s'est exercé longtemps à la contrition.

    Si tu veux trouver la vraie contrition du cœur, entre dans ta chambre et fais taire les bruits extérieurs, car il est écrit: C'est dans votre demeure que vous éprouverez la contrition (Ps. 4,5).

    Dans ta cellule, tu trouveras ce que, le plus souvent, tu perds au-dehors. Bien gardée, la cellule est douce; souvent désertée, elle engendre l'ennui. Si tu la gardes fidèlement dès le début de ta conversion, elle te sera plus tard une amie très chère et ton réconfort

    .
    6. C'est dans le silence et le calme que l'âme peut progresser et pénétrer les secrets des saintes Ecritures. Elle y trouve la source des larmes dont elle se purifie chaque nuit, et elle devient d'autant plus intime avec son Créateur qu'elle vit plus éloignée de tous les bruits du monde.

    Le Seigneur viendra à la rencontre de celui qui aura su renoncer à ses relations, à ses amis.

    Il vaut mieux vivre caché et s'occuper de son âme, que de faire des prodiges pour s'éblouir soi-même.

    Sortir peu, éviter de voir et d'être vu, c'est pour un religieux chose très louable.


    7. Pourquoi désirer obtenir ce qu'il ne t'est pas permis d'avoir? Le monde passe, et ainsi toute sa séduction (1 Jean 2,17).

    Les désirs des sens t'entraîneront çà et là, mais qu'en rapporteras-tu, l'heure passée, sinon un poids sur la conscience et un grand vide dans le cœur?

    Un joyeux départ mène souvent à un triste retour; ainsi, toute joie des sens commence dans la douceur, mais finit dans l'amertume et la désolation.


    8. Que pourrais-tu voir ailleurs que tu ne vois déjà là où tu es? Voici le ciel, la terre et tous les éléments: c'est d'eux que toutes choses sont faites.

    Où que tu ailles, que peux-tu trouver de durable sous le soleil? Tu essaieras peut-être ainsi d'apaiser ta faim, mais tu n'y parviendras jamais par ce moyen. Lève plutôt les yeux vers Dieu et prie pour tes péchés et tes négligences.

    Laisse aux hommes vains les occupations vaines; pour ta part, ne t'occupe que de ce que Dieu te commande.

    Ferme ta porte et appelle à toi Jésus, ton bien-aimé. Demeure aussi en sa présence, car jamais tu ne trouveras une aussi grande paix.

    Si tu n'étais pas sorti et si tu n'avais pas entendu une seule nouvelle, tu serais demeuré dans la paix. C'est le plaisir que tu prends aux bruits du monde qui te cause tout ce trouble dans l'âme.




    Jésus        Colombe


    .


    _________________


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par tous artisans de paix le Lun 25 Jan - 13:40

    Merci beaucoup de nous poster ce bel ouvrage, @Maud. C'est une référence. Soleil


    Amitiés  Salue


    _________________
    "Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu!"

    "Procurer la paix à quelqu'un, voilà une des plus grandes joies qu'il nous soit donné de vivre. Nous rencontrons souvent des êtres angoissés, inquiets du lendemain, torturés par le remords, englués dans un conflit, rongés par une maladie sans espoir de guérison. Nous pouvons les aider à se pacifier, par un regard, une simple présence, un toucher, une parole" (Père Guy GILBERT, "Jésus, un regard d'amour")

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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Lun 25 Jan - 13:47

    Merci tous artisans de paix cette lecture est une  bénédiction de Jésus  et une grâce offerte en  répondant  à nos questions   sunny

    Amicalement


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mar 26 Jan - 7:32

    L" Imitation de Jésus-Christ - Livre Premier - Chapitre 25


    "Travailler à perfectionner sa vie "



    1
    . Reste un serviteur de Dieu, vigilant et attentif, et pose-toi souvent ces questions: pourquoi ai-je quitté le siècle? N'est-ce pas afin de vivre pour Dieu et atteindre à un haut degré de vie spirituelle?

    Emplis-toi donc du désir de te perfectionner, parce que tu recevras bientôt le prix de ton labeur, et alors, il n'y aura plus pour toi ni crainte ni souffrance. Un peu de labeur maintenant, et puis le repos même de Dieu, une joie immense, une joie sans fin.
    Si tu restes fidèle et dévoué à Dieu, il saura te récompenser fidèlement.

    Garde le ferme espoir de parvenir à la gioire, mais sans te fier trop à toi-même, de peur de tomber dans la présomption ou dans la paresse.


    2. Un homme vivait dans l'anxiété, sans cesse partagé entre la crainte et l'espérance. Un jour, accablé de tristesse, il entra dans une église et là, prosterné devant l'autel, il disait et redisait en lui-même: "Oh! si j'étais sûr de persévérer!" Aussitôt, il entendit intérieurement cette réponse divine: "Si tu le savais, que ferais-tu? Agis maintenant comme tu agirais alors et tu retrouveras la paix." Rasséréné à l'instant même et réconforté, il s'abandonna à la volonté de Dieu, et son angoisse cessa. Il ne chercha plus à connaître son avenir, mais s'appliqua à discerner la volonté et le bon plaisir de Dieu, afin de mener à bien toutes les œuvres justes et bonnes qu'il entreprenait.


    3. Compte sur la grâce de Dieu et agis bien, dit le prophète; habite la terre et vis tranquille; place en Dieu toute ta joie, et il comblera les désirs de fon cœur (Ps. 36,3).
    Il est une chose qui en empêche beaucoup d'avancer dans la voie de la conversion et du progrès: c'est la peur devant l'effort et les difficultés du combat. Et pourtant, ceux qui luttent courageusement pour se vaincre en ce qui leur est le plus pénible, parce que le plus contraire à leurs penchants, sont les plus dignes d'admiration. Car l'homme mérite d'autant plus de grâces qu'il se surmonte lui-même et se mortifie davantage.


    4
    . Il est vrai que tous n'ont pas un égal combat à soutenir pour se vaincre et mourir à eux-mêmes; cependant, un homme plein de passions, mais doué d'une grande volonté, fera plus de progrès qu'un homme qui a moins à lutter mais est moins ardent pour la vertu.

    Il y a deux buts essentiels à atteindre: s'arracher aux inclinations mauvaises de la nature, et travailler ardemment à acquérir la vertu qui nous manque le plus.
    Tâche aussi d'éviter de commettre ces mêmes fautes qui te déplaisent chez les autres.


    5
    . Saisis toutes les occasions pour te fortifier dans la vertu. Ainsi, tâche d'imiter tous les bons exemples que tu pourras voir ou qu'on te rapportera.

    Si tu aperçois quelque chose de répréhensible, prends garde de tomber dans le même piège, et si jamais cela t'arrive, tâche de te corriger au plus tôt.

    Ton œil observe les autres, mais les autres aussi te jugent.

    Qu'il est bon et réconfortant de voir des religieux pieux et fervents, observant fidèlement la Règle! Mais comme on s'attriste devant ceux qui ne suivent pas la voie que Dieu avait tracée devant eux!

    Qu'il est nuisible de négliger les devoirs de sa vocation pour prendre goût à des choses dont on n'est pas chargé!


    6.
    Souviens-toi de ce que tu as promis et garde toujours devant les yeux l'image de Jésus crucifié.

    Si tu considères la vie de Jésus Christ, tu y verras matière à rougir de toi-même d'avoir fait jusqu'ici si peu d'efforts pour y conformer la tienne.

    Un religieux qui médite sérieusement la vie et la Passion du Seigneur y puisera en abondance tout ce qui lui est utile et nécessaire, et il n'a pas besoin de chercher hors de Jésus quelque chose de meilleur.

    Oh! si Jésus crucifié entrait dans notre cœur, comme nous serions vite instruits!


    7. Un religieux fervent comprend le sens de ce qu'on lui ordonne et s'y soumet sans peine. Le religieux tiède ne rencontrera qu'adversité et amertume de toutes parts, parce qu'il est privé du réconfort intérieur et que le réconfort extérieur lui est interdit.
    Un religieux qui vit en marge de la discipline s'expose à un grand danger. Celui qui recherche une vie plus libre et moins austère connaît une inquiétude! perpétuelle, car il trouve sans cesse des sujets d'incertitude sur son chemin.


    8. Quelle est l'existence de tant d'autres religieux qui observent la sévère discipline du cloître? Ils sortent rarement, ils vivent retirés, ils ont une table frugale, un vêtement grossier, ils travaillent beaucoup, parlent peu, veillent tard, se lèvent tôt, font de longues prières, de fréquentes lectures et observent en tout une obéissance parfaite.
    Regarde les Chartreux, les Cisterciens, les religieux et les religieuses de différents Ordres: ils se lèvent chaque nuit pour chanter la gioire du Seigneur. Ne serait-ce donc pas une honte que tu te montres paresseux dans une tâche si sainte, à l'heure même où tant de religieux célèbrent Dieu dans la joie?


    9. Oh! si nous n'avions d'autre tâche à accomplir que celle de louer Dieu de toutes nos forces, à tout instant!

    Si tu n'éprouvais jamais le besoin de manger, de boire, de dormir, et si tu pouvais te consacrer uniquement à l'étude des matières spirituelles, tu serais alors beaucoup plus heureux que maintenant où tu es assujetti à ton corps et à toutes ses nécessités.
    Oh! si elles n'existaient pas, ces nécessités, mais seule la nourriture spirituelle que nous goûtons si rarement!


    10
    . Quand un homme est arrivé au point de ne rechercher de réconfort auprès d'aucune créature humaine, alors Dieu commence à devenir pour lui une nourriture délicieuse dont il continuera à se rassasier, quoi qu'il arrive.

    Il ne se laissera emporter ni par l'élan d'un grand bonheur ni par l'accablement d'une petite peine; il s'abandonnera tout entier, avec une pleine confiance, à Dieu, qui lui est tout en toutes choses, et en qui rien ne périt.


    11. Souviens-toi toujours que tu es mortel et que le temps perdu ne revient plus. Les vertus ne s'acquièrent qu'avec beaucoup de patience et d'efforts constants.

    Si tu commences à tiédir, tu commences à devenir malheureux. Mais si tu persévères dans la ferveur, tu trouveras une grande paix; la grâce de Dieu et ton amour de la vertu rendront ton fardeau léger.

    L'homme diligent et charitable est toujours prêt à toute œuvre bonne.

    Il y a plus de labeur à résister aux vices et aux passions qu'à peiner dans les travaux corporels.

    Celui qui n'évite pus les petites fautes tombera peu à peu dans les plus grandes (Eccli. 19,1).

    Tu te sentiras plein de bonheur le soir si tu as bien employé ta journée.
    Veille sur toi-même, ne laisse pas ton zèle s'éteindre et, quelle que soit la conduite des autres, ne néglige pas la tienne.

    Tu accompliras des progrès dans la mesure où tu te feras violence à toi-même.

    Amen.



    Jésus     Colombe


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mer 27 Jan - 7:38

    L’Imitation de Jésus – Christ – Livre deuxième Instruction pour avancer dans la vie intérieure- Chapitre 1


    De la conversation intérieure



    1
    .Le royaume de Dieu est au dedans de vous, dit le Seigneur.

    Revenez à Dieu de tout votre coeur, laissez là ce misérable monde, et votre âme
    trouvera le repos.

    Apprenez à mépriser les choses extérieures et à vous donner aux intérieures, et vous
    verrez le royaume de Dieu venir en vous.

    Car le royaume de Dieu est paix et joie dans l'Esprit Saint, ce qui n'est pas donné aux
    impies.

    Jésus-Christ viendra à vous et il vous remplira de ses consolations, si vous lui préparez
    au-dedans de vous une demeure digne de lui.

    Toute sa gloire et toute sa beauté est intérieure; c'est dans le secret du coeur qu'il se
    plaît.

    Il visite souvent l'homme intérieur et ses entretiens sont doux, ses consolations
    ravissantes; sa paix est inépuisable, et sa familiarité incompréhensible.


    2.
    Ame fidèle, hâtez-vous donc de préparer votre coeur pour l'époux, afin qu'il daigne
    venir et habiter en vous.

    Car il a dit: Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et nous viendrons à lui, et
    nous ferons en lui notre demeure. Laissez donc entrer Jésus en vous, et n'y laissez
    entrer que lui.

    Lorsque vous posséderez Jésus, vous serez riche et lui seul vous suffit. Il veillera sur
    vous, il prendra de vous un soin fidèle en toutes choses, de sorte que vous n'aurez plus
    besoin de rien attendre des hommes.

    Car les hommes changent vite et vous manquent tout d'un coup; mais Jésus-Christ
    demeure éternellement: inébranlable dans sa constance, il est près de vous jusqu'à la
    fin.


    3
    .On ne doit guère compter sur un homme fragile et mortel, encore bien qu'il vous soit
    utile et que vous soyez chers l'un à l'autre, et il n'y a pas lieu de s'attrister beaucoup si
    quelquefois il vous traverse et s'élève contre vous.

    Ceux qui sont aujourd'hui pour vous pourront être demain contre vous et
    réciproquement: les hommes changent comme le vent.

    Mettez en Dieu toute votre confiance: qu'il soit votre crainte et votre amour; il
    répondra pour vous et il fera ce qui est le meilleur.

    Vous n'avez point ici de demeure stable; en quelque lieu que vous soyez vous êtes
    étranger et voyageur, et vous n'aurez jamais de repos que vous ne soyez uni intimement à Jésus-Christ.


    4.Que cherchez-vous autour de vous ? Ce n'est pas ici le lieu de votre repos.
    Votre demeure doit être dans le ciel et vous ne devez regarder toutes les choses de la
    terre que comme en passant.

    Tout passe, et vous passez avec tout le reste.

    Prenez garde de vous attacher à quoi que ce soit de peur d'en devenir l'esclave et de
    vous perdre.

    Que sans cesse votre pensée monte vers le Très-Haut, et votre prière vers Jésus-Christ.
    Si vous ne savez pas encore vous élever aux contemplations célestes, reposez-vous
    dans la passion du Sauveur, et aimez à demeurer dans ses plaies sacrées.

    Car, si vous vous réfugiez avec amour dans ces plaies et ces précieux stigmates, vous
    sentirez une grande force au temps de la tribulation; vous vous inquiéterez peu du
    mépris des hommes et vous supporterez aisément les paroles médisantes.


    5.Jésus-Christ aussi a été méprisé des hommes en ce monde, et dans les plus extrêmes
    angoisses, abandonné des siens, de ses amis, de ses proches, au milieu des opprobres.
    Jésus-Christ a voulu souffrir et être méprisé; et vous osez vous plaindre de quelque
    chose !

    Jésus-Christ a eu des ennemis et des détracteurs, et vous voudriez n'avoir que des amis
    et des bienfaiteurs !

    Comment votre patience méritera-t'elle d'être couronnée s'il ne vous arrive rien de
    pénible ?

    Si vous ne voulez rien souffrir, comment serez-vous ami de Jésus-Christ ?
    Souffrez avec Jésus-Christ et pour Jésus-Christ, si vous voulez régner avec
    Jésus-Christ.


    6.Si une seule fois vous étiez entré bien avant dans le coeur de Jésus, et que vous eussiez

    ressenti quelque mouvement de son amour, que vous auriez peu de souci de ce qui peut

    vous contrarier ou vous plaire ! Vous vous réjouiriez d'un outrage reçu parce que
    l'amour de Jésus apprend à l'homme à se mépriser lui-même.

    Celui qui aime Jésus et la vérité, un homme vraiment intérieur et dégagé de toute
    affection déréglée, peut librement s'approcher de Dieu et, s'élevant en esprit au-dessus
    de soi-même, se reposer en lui par une jouissance anticipée.


    7.Celui qui estime les choses suivant ce qu'elles sont et non d'après les discours et
    l'opinion des hommes, est vraiment sage; et c'est Dieu qui l'instruit plus que les
    hommes.

    Celui qui vit au-dedans de lui-même et qui s'inquiète peu des choses du dehors, tous
    les lieux lui sont bons et tous les temps pour remplir ses pieux exercices.
    Un homme intérieur se recueille bien vite parce qu'il ne se répand jamais tout entier
    au-dehors.

    Les travaux extérieurs, les occupations nécessaires en certain temps, ne le troublent
    point; mais il se prête aux choses selon qu'elles arrivent.

    Celui qui a établi l'ordre au-dedans de soi ne se tourmente guère de ce qu'il y a de bien
    ou de mal dans les autres.

    L'on n'a de distractions et d'obstacles qu'autant que l'on s'en crée soi-même.


    8.Si vous étiez ce que vous devez être, entièrement libre et détaché, tout contribuerait à votre bien et à votre progrès.

    Mais beaucoup de choses vous déplaisent et souvent vous troublent, parce que vous
    n'êtes pas encore tout à fait mort à vous-même et séparé des choses de la terre.
    Rien n'embarrasse et ne souille tant le coeur de l'homme que l'amour impur des
    créatures.

    Si vous rejetez les consolations du dehors, vous pourrez contempler les choses du ciel
    et goûter souvent les joies intérieures.




    Jésus     Colombe


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Jeu 28 Jan - 8:05

    L'Imitation de Jésus-Christ -Livre troisième - Chapitre 1


    De la vie intérieure


    1. Des entretiens intérieurs de Jésus-Christ avec l'âme fidèle

    J'écouterai ce que le Seigneur Dieu dit en moi.

    Heureuse l'âme qui entend le Seigneur lui parler intérieurement, et qui reçoit de sa bouche la parole de consolation !

    Heureuses les oreilles toujours attentives à recueillir ce souffle divin, et sourdes au bruit du monde !

    Heureuses, encore une fois, les oreilles qui écoutent non la voix qui retentit au-dehors, mais la vérité qui enseigne au-dedans !

    Heureux les yeux qui, fermés aux choses extérieures, ne contemplent que les intérieures !

    Heureux ceux qui pénètrent les mystères que le coeur recèle, et qui, par des exercices de chaque jour, tâchent de se préparer de plus en plus à comprendre les secrets du Ciel !

    Heureux ceux dont la joie est de s'occuper de Dieu et qui se dégagent de tous les embarras du siècle !

    Considère ces choses, ô mon âme, et ferme la porte de tes sens, afin que tu puisses entendre ce que le Seigneur ton Dieu dit en toi.

    2. Voici ce que dit ton bien-aimé: Je suis votre salut, votre paix et votre vie.

    Demeurez près de moi et vous trouverez la paix. Laissez là tout ce qui passe; ne cherchez que ce qui est éternel.



    Jésus  Colombe


    _________________


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Ven 29 Jan - 7:53

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre Troisième – Chapitre 26.


    De la liberté du coeur, qui s'acquiert plutôt par la prière que par la lecture



    1
    .Le fidèle: Seigneur, c'est une haute perfection de ne jamais détourner des choses du ciel les regards de son coeur, de passer au milieu des soins du monde sans se préoccuper d'aucun soin, non par indolence, mais par le privilège d'une âme libre, qu'aucune affection déréglée n'attache à la créature.


    2.Je vous en conjure, ô Dieu de bonté ! délivrez-moi des soins de cette vie, de peur qu'ils ne retardent ma course; des nécessités du corps, de peur que la volupté ne me séduise; de tout ce qui arrête et trouble l'âme, de peur que l'affliction ne me brise et ne m'abatte.

    Je ne parle point des choses que la vanité humaine recherche avec tant d'ardeur, mais de ces misères qui, par une suite de la malédiction commune à tous les enfants d'Adam, tourmentent et appesantissent l'âme de votre serviteur, et l'empêchent de jouir autant qu'il voudrait de la liberté de l'esprit.



    3.Ô mon Dieu ! douceur ineffable, changez pour moi en amertume toute consolation de la chair, qui me détourne de l'amour des biens éternels, et m'attire et me fascine par le charme funeste du plaisir présent.

    Que je ne sois pas, mon Dieu, vaincu par la chair et le sang, trompé par le monde et sa gloire qui passe; que je ne succombe point aux ruses du démon.

    Donnez-moi la force pour résister, la patience pour souffrir, la constance pour persévérer.

    Donnez-moi, au lieu de toutes les consolations du monde, la délicieuse onction de votre esprit, et au lieu de l'amour terrestre, pénétrez-moi de l'amour de votre nom.


    4.Le boire, le manger, le vêtement et les autres choses nécessaires pour soutenir le corps, sont à charge à une âme fervente.

    Faites que j'use de ces soulagements avec modération et que je ne les recherche point avec trop de désir.

    Les rejeter tous, cela n'est pas permis, parce qu'il faut soutenir la nature; mais votre loi sainte défend de rechercher tout ce qui est au-delà du besoin et ne sert qu'à flatter les sens; autrement la chair se révolterait contre l'esprit.

    Que votre main, Seigneur, me conduise entre ces deux extrêmes, afin qu'instruit par vous je me préserve de tout excès.



    Eucharistie   Colombe


    _________________


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Sam 30 Jan - 7:39

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre Troisième - Chapitre 27.


    Que l'amour de soi est le plus grand obstacle qui empêche l'homme de parvenir au souverain bien


    1.Jésus-Christ: Il faut, mon fils, que vous vous donniez tout entier pour posséder tout, et que rien en vous ne soit à vous-même.

    Sachez que l'amour de vous-même vous nuit plus qu'aucune chose du monde.
    On tient à chaque chose plus ou moins, selon la nature de l'affection, de l'amour qu'on a pour elle.

    Si votre amour est pur, simple et bien réglé, vous ne serez esclave d'aucune chose.
    Ne désirez point ce qu'il ne vous est pas permis d'avoir; renoncez à ce qui occupe trop votre âme et la prive de sa liberté.

    Il est étrange que vous ne vous abandonniez pas à moi du fond du coeur, avec tout ce que vous pouvez désirer ou posséder.


    2.Pourquoi vous consumer d'une vaine tristesse ? Pourquoi vous fatiguer de soins superflus ?
    Demeurez soumis à ma volonté et rien ne pourra vous nuire.

    Si vous cherchez ceci ou cela, si vous voulez être ici ou là, sans autre objet que de vous satisfaire ou de vivre plus selon votre gré, vous n'aurez jamais de repos et jamais vous ne serez libre d'inquiétude, parce qu'en tout vous trouverez quelque chose qui vous blesse, et partout quelqu'un qui vous contrarie.


    3
    .A quoi sert donc de posséder et d'accumuler beaucoup de choses au-dehors ? Ce qui sert, c'est de les mépriser et de les déraciner de son coeur.

    Et n'entendez pas ceci uniquement de l'argent et des richesses, mais encore de la poursuite des honneurs et du désir des vaines louanges, toutes choses qui passent avec le monde.

    Nul lieu n'est un sûr refuge si l'on manque de l'esprit de ferveur; et cette paix qu'on cherche au-dehors ne durera guère si le coeur est privé de son véritable appui, c'est-à-dire si vous ne vous appuyez pas sur moi. Vous changerez, et ne serez pas mieux.

    Car entraîné par l'occasion qui naîtra, vous trouverez ce que vous aurez fui, et pis encore.


    4.Prière pour obtenir la pureté du coeur et la sagesse céleste.

    Le fidèle: Soutenez-moi, Seigneur, par la grâce de l'Esprit-Saint.
    Fortifiez-moi intérieurement de votre vertu, afin que je bannisse de mon coeur toutes les sollicitudes vaines qui le tourmentent, et que je ne sois emporté par le désir d'aucune chose ou précieuse ou méprisable, mais plutôt qu'appréciant toutes choses ce qu'elles sont, je voie qu'elles passent et que je passerai aussi avec elles: Car il n'y a rien de stable sous le soleil; et tout est vanité et affliction d'esprit. Oh ! qu'il est sage, celui qui juge ainsi !


    5.Donnez-moi, Seigneur, la sagesse céleste, afin que j'apprenne à vous chercher et à vous trouver, à vous goûter et à vous aimer par-dessus tout, et à ne compter tout le reste que pour ce qu'il est, selon l'ordre de votre sagesse.

    Donnez-moi la prudence pour m'éloigner de ceux qui me flattent, et la patience pour supporter ceux qui s'élèvent contre moi.

    Car c'est une grande sagesse de ne se point laisser agiter à tout vent de paroles et de ne point prêter l'oreille aux perfides discours des flatteurs. C'est ainsi qu'on avance sûrement dans la voie où l'on est entré.




    Eucharistie   Colombe



    .


    _________________


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Dim 31 Jan - 6:51

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre troisième – Chapitre 2


    . La vérité parle au dedans de nous sans aucun bruit de paroles


    1
    .Parlez Seigneur, parce que votre serviteur écoute.

    Je suis votre serviteur: donnez-moi l'intelligence, afin que je sache vos témoignages.

    Inclinez mon coeur aux paroles de votre bouche: qu'elles tombent sur moi comme une douce rosée.

    Les enfants d'Israël disaient autrefois à Moïse:

    Parlez-nous et nous vous écouterons; mais que le Seigneur ne nous parle point, de peur que nous ne mourions

    Ce n'est pas là, Seigneur, ce n'est pas là ma prière: mais au contraire, je vous implore comme le prophète Samuel, avec un humble désir, disant: Parlez, Seigneur, parce que
    comme le prophète Samuel, avec un humble désir, disant: Parlez, Seigneur, parce que
    votre serviteur écoute.

    Que Moïse ne me parle point, ni aucun des prophètes, mais vous plutôt, parlez,

    Seigneur mon Dieu, vous la lumière de tous les prophètes et l'esprit qui les inspirait.

    Sans eux, vous pouvez seul pénétrer toute mon âme de votre vérité; et sans vous ils ne
    pourraient rien.

    2.Ils peuvent prononcer des paroles, mais non les rendre efficaces.

    Leur langage est sublime; mais si vous vous taisez, il n'échauffe point le coeur.

    Ils exposent la lettre, mais vous en découvrez le sens.

    Ils proposent les mystères, mais vous rompez le sceau qui en dérobait l'intelligence.

    Ils publient vos commandements, mais vous aidez à les accomplir.

    Ils montrent la voie, mais vous donnez des forces pour marcher.

    Ils n'agissent qu'au-dehors, mais vous éclairez et instruisez les coeurs.

    Ils arrosent extérieurement, mais vous donnez la fécondité.

    Leurs paroles frappent l'oreille, mais vous ouvrez l'intelligence.

    3.Que Moïse donc ne me parle point; mais vous, Seigneur, mon Dieu, éternelle vérité !
    parlez-moi, de peur que je ne meure, et que je n'écoute sans fruit, si, averti seulement
    au-dehors, je ne suis point intérieurement embrasé; de peur que je ne trouve ma
    condamnation dans votre parole, entendue sans être accomplie, connue sans être aimée, crue sans être observée.

    Parlez-moi donc, Seigneur, parce que votre serviteur écoute, vous avez les paroles de
    la vie éternelle.

    Parlez-moi pour consoler un peu mon âme, pour m'apprendre à réformer ma vie,
    parlez-moi pour la louange, la gloire, l'honneur éternel de votre nom.




    Eucharistie Colombe


    _________________


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Lun 1 Fév - 11:32

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre Troisième – Chapitre 57.


    Qu'on ne doit pas se laisser trop abattre quand on tombe en quelques fautes


    1.Jésus-Christ: Mon fils, la patience et l'humilité dans les traverses me plaisent plus que beaucoup de joie et de ferveur dans la prospérité.

    Pourquoi vous attrister d'une faute légère qu'on vous attribue ? Fût-elle plus grave, vous ne devriez pas en être ému.

    Laissez donc tomber cela; ce n'est pas une chose nouvelle, ni la première fois que vous l'éprouvez, et ce ne sera pas la dernière, si vous vivez longtemps.

    Vous avez assez de courage quand il ne vous arrive rien de fâcheux.

    Vous savez même conseiller bien les autres et les fortifier par vos discours; mais lorsqu'il vous survient une affliction soudaine, vous manquez de conseil et de force.

    Considérez votre extrême fragilité, dont vous avez si souvent l'expérience dans les plus petites choses; et toutefois Dieu le permet ainsi pour votre salut.


    2.Bannissez de votre coeur, autant que vous le pourrez, tout ce qui le trouble.

    A-t'il été surpris, qu'il ne se laisse point abattre, mais qu'il se dégage sur-le-champ.

    Souffrez au moins avec patience, si vous ne pouvez souffrir avec joie.

    Lorsque vous êtes peiné d'entendre certaines choses et que vous en ressentez de l'indignation, modérez-vous et veillez à ce qu'il ne vous échappe aucune parole trop vive qui scandalise les faibles.

    Votre émotion s'apaisera bientôt, et le retour de la grâce adoucira l'amertume intérieure.

    Je suis toujours vivant, dit le Seigneur, pour vous secourir et vous consoler plus que jamais, si vous mettez en moi votre confiance et si vous m'invoquez avec ferveur.


    3.Armez-vous de constance et préparez-vous à souffrir encore davantage.

    Tout n'est pas perdu, quoique souvent vous soyez dans le trouble et tenté violemment.
    Vous êtes un homme, et non pas un Dieu; vous êtes de chair, et non pas un ange.

    Comment pourriez-vous toujours vous maintenir dans un égal degré de vertu lorsque cette persévérance a manqué à l'ange dans le ciel et au premier homme dans le paradis ?

    C'est moi qui soutiens et qui délivre ceux qui gémissent;et j'élève jusqu'à moi ceux qui reconnaissent leur infirmité.


    4.Le fidèle: Seigneur, que votre parole soit bénie; elle m'est plus douce que le miel à ma bouche.

    Que ferais-je au milieu de tant d'afflictions et d'angoisses, si vous ne me ranimiez par vos saintes paroles ?

    Pourvu que je parvienne enfin au port du salut, peu m'importe que je souffre, et combien je souffre.

    Accordez-moi une bonne fin: donnez-moi de passer heureusement de ce monde à l'autre.

    Souvenez-vous de moi, mon Dieu, et conduisez-moi dans la voie droite vers votre royaume.

    Ainsi soit-il.




    Eucharistie   Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mar 2 Fév - 7:32

    L’ Imitation de Jésus-Christ – Livre Troisième – Chapitre 42.


    Qu'il ne faut pas que notre paix dépende des hommes


    1.Jésus-Christ: Si vous faites dépendre votre paix de quelque personne, à cause de l'habitude de vivre avec elle et de la conformité de vos sentiments, vous serez dans l'inquiétude et le trouble.

    Mais si vous cherchez votre appui dans la vérité immuable et toujours vivante, vous ne serez point accablé de tristesse quand un ami s'éloigne ou meurt.

    Toute amitié doit être fondée sur moi; et c'est pour moi que vous devez aimer tous ceux qui vous paraissent aimables et qui vous sont les plus chers en cette vie.

    Sans moi, l'amitié est stérile et dure peu, et toute affection dont je ne suis pas le lien n'est ni véritable ni pure.

    Vous devez être mort à toutes ces affections humaines, jusqu'à souhaiter de n'avoir, s'il se pouvait, aucun commerce avec les hommes.

    Plus l'homme s'éloigne des consolations de la terre, plus il s'approche de Dieu.

    Et il s'élève d'autant plus vers Dieu qu'il descend plus profond en lui-même, et qu'il est plus vil à ses propres yeux.


    2
    .Celui qui s'attribue quelque bien empêche que la grâce de Dieu descende en lui, parce que la grâce de l'Esprit-Saint cherche toujours les coeurs humbles.

    Si vous savez vous anéantir parfaitement et bannir de votre coeur tout amour de la créature, alors, venant à vous, je vous inonderai de ma grâce.

    Quand vous regardez la créature, vous perdez de vue le créateur.

    Apprenez à vous vaincre en tout à cause de lui et vous pourrez alors parvenir à le connaître.

    Le plus petit objet désiré, aimé avec excès, souille l'âme et la sépare du souverain bien.




    Eucharistie Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mer 3 Fév - 7:34

    Livre troisième - Chapitre 19 -De la vie intérieure

    De la souffrance des injures, et de la véritable patience

    Voix de Jésus-Christ:

    1. Pourquoi ces paroles, mon fils? Cessez de vous plaindre, en considérant mes souffrances et celles des saints.

    Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang (Hébr. 12, 4). Ce que vous souffrez est peu en comparaison de ce qu'on souffert tant d'autres, qui ont été éprouvés et exercés par de si fortes tentations, par des tribulations si pesantes.

    Rappelez donc à votre esprit les peines extrêmes des autres, afin d'en supporter paisiblement de plus légères. Que si elles ne vous paraissent pas légères, prenez garde que cela ne vienne de votre impatience.

    Cependant, grandes ou petites, efforcez-vous de les souffrir patiemment.

    2. Plus vous vous disposez à souffrir, plus vous montrez de sagesse et acquérez de mérites.
    La ferme résolution et l'habitude de souffrir vous rendront même la souffrance moins dure. Ne dites pas: Je ne puis supporter cela d'un tel homme; ce sont des offenses qu'on n'endure point.

    Il m'a fait un très grand tort, et il me reproche des choses auxquelles je n'ai jamais pensé; mais d'un autre je le souffrirais avec moins de peine, et comme je croirais devoir le souffrir.

    Ce discours est insensé; car au lieu de considérer la vertu de patience et ce qui doit la couronner, c'est regarder seulement à l'injure et à la personne de qui on l'a reçue.

    3
    . Celui-là n'a pas la vraie patience qui ne veut souffrir qu'autant qu'il lui plaît et de qui il lui plaît.

    L'homme vraiment patient n'examine point qui l'éprouve, si c'est son supérieur, son égal ou son inférieur, un homme de bien ou un méchant.

    Mais, indifférent sur les créatures, il reçoit de la main de Dieu, avec reconnaissance et aussi souvent qu'il le veut, tout ce qui lui arrive de contraire, et l'estime un grand gain. Car Dieu ne laissera sans récompense aucune peine, même la plus légère, qu'on aura soufferte pour lui.

    4. Soyez donc prêt au combat si vous voulez remporter la victoire. On ne peut obtenir sans combat la couronne de la patience; et refuser de combattre, c'est refusé d'être couronné.

    Si vous désirez la couronne, combattez courageusement, souffrez avec patience. On ne parvient pas au repos sans travail, ni sans combat à la victoire.


    Voix du fidèle:


    5. Seigneur, que ce qui paraît impossible à la nature me devienne possible par votre grâce. J'ai, vous le savez, peu de force pour souffrir; la moindre adversité m'abat aussitôt. Faites que j'aime, que je désire d'être exercé, affligé pour votre nom, car subir l'injure et souffrir pour vous est très salutaire à mon âme.


    Réflexion


    Si nous avons souvent à souffrir du prochain, il n'a pas moins à souffrir de nous, et c'est pourquoi l'Apôtre dit: Portez le fardeau les uns des autres, et ainsi vous accomplirez la loi de Jésus-Christ (Gal. 6, 2). Mais je vous entends: il y a des choses qu'il est dur, dites-vous, et difficile de supporter. Eh bien, votre mérite en sera plus grand. La grâce ne nous est donnée que pour cela, pour que vous fassiez avec elle ce qui serait impossible à la nature seule. D'ailleurs, que vous arrive-t-il que Dieu n'ait prévu, que Dieu n'ait voulu?

    La patience n'est donc qu'une soumission douce et calme à ce qu'il ordonne, et sans elle nous vivons dans un trouble perpétuel; car qui a résisté à Dieu, et a eu la paix? (Job 9, 4) Et combien ne faut-il pas qu'il soit lui-même patient avec vous! Descendez dans votre conscience, et répondez. N'a-t-il rien à supporter de vous, rien à vous pardonner? Oui, le Seigneur est patient et rempli de miséricorde (Ps. 144, 8.

    Soyons donc aussi patients envers tous (I Thess. 5,14). L'homme patient vaut mieux que l'homme fort: et celui qui domine son âme, mieux que celui qui réduit les villes (Prov. 16, 32). Je me suis tu, disait David en prophétisant les souffrances du Christ, je me suis tu, et je n'ai point ouvert la bouche (Ps. 38, 10); et un autre prophète: il s'est tu, comme l'agneau devant celui qui le tond (Is. 53, 7).

    Qui oserait après cela murmurer, s'irriter, rendre offense pour offense? O Jésus! soyez notre modèle. Vous nous avez appris à dire à Dieu: Remettez-nous nos dettes, comme nous les remettons à ceux qui nous doivent (Mt. 6, 12). Voilà ce que nous demandons chaque jour, ce que chaque jour nous promettons, et malheur à celui dont la prière sera trouvée menteur


     Eucharistie      Colombe


     


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Jeu 4 Fév - 7:25

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre Troisième- Chapitre 43.


    Contre la vaine science du siècle


    1. Jésus-Christ: Mon fils, ne vous laissez pas émouvoir au charme et à la beauté des discours des hommes, car le royaume de Dieu ne consiste pas dans les discours, mais dans les oeuvres.

    Soyez attentif à mes paroles qui enflamment le coeur, éclairent, attendrissent l'âme, et la remplissent de consolation.

    Ne lisez jamais pour paraître plus savant ou plus sage;

    Etudiez-vous à mortifier vos vices; cela vous servira plus que la connaissance des questions les plus difficiles.


    2.Après avoir beaucoup lu et beaucoup appris, il en faut toujours revenir à l'unique principe de toutes choses:

    C'est moi qui donne à l'homme la science et qui éclaire l'intelligence des petits enfants, plus que l'homme ne le pourrait par aucun enseignement.

    Celui à qui je parle est bientôt instruit, et fait de grands progrès dans la vie de l'esprit.
    Malheur à ceux qui interrogent les hommes sur toutes sortes de questions curieuses et qui s'inquiètent peu d'apprendre à me servir !

    Viendra le jour où Jésus-Christ, le Maître des maîtres, le Seigneur des anges, apparaîtra pour demander compte à chacun de ce qu'il sait, c'est-à-dire pour examiner les consciences.

    Et alors, la lampe à la main, il scrutera Jérusalem: les secrets des ténèbres seront dévoilés, et toute langue se taira.


    3
    .C'est moi qui, en un moment, élève l'âme humble et la fais pénétrer plus avant dans la vérité éternelle que ne le pourrait celui qui aurait étudié dix années dans les écoles.

    J'enseigne sans bruit de paroles, sans embarras d'opinion, sans faste, sans arguments, sans disputes.

    J'apprends à mépriser les biens de la terre, à dédaigner ce qui passe, à rechercher et à goûter ce qui est éternel, à fuir les honneurs, à souffrir les scandales, à mettre en moi toute son espérance, à ne désirer rien hors de moi et à m'aimer ardemment par-dessus tout.


    4.Quelques-uns, en m'aimant ainsi, ont appris des choses toutes divines, dont ils parlaient d'une manière admirable.

    Ils ont fait plus de progrès en quittant tout, que par une profonde étude.
    Mais je dis aux uns des choses plus générales; aux autres, de plus particulières. J'apparais à quelques-uns doucement voilé sous des ombres et des figures; je révèle à d'autres mes mystères au milieu d'une vive splendeur.

    Les livres parlent à tous le même langage, mais il ne produit pas sur tous les mêmes impressions, parce que moi seul j'enseigne la vérité au-dedans, je scrute les coeurs, je pénètre leurs pensées, j'excite à agir, et je distribue mes dons à chacun selon qu'il me plaît.



    Eucharistie Colombe


    _________________


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Ven 5 Fév - 7:38

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre Troisième – Chapitre 57.


    Qu'on ne doit pas se laisser trop abattre quand on tombe en quelques fautes




    1. Jésus-Christ: Mon fils, la patience et l'humilité dans les traverses me plaisent plus que beaucoup de joie et de ferveur dans la prospérité.

    Pourquoi vous attrister d'une faute légère qu'on vous attribue ? Fût-elle plus grave, vous ne devriez pas en être ému.

    Laissez donc tomber cela; ce n'est pas une chose nouvelle, ni la première fois que vous l'éprouvez, et ce ne sera pas la dernière, si vous vivez longtemps.

    Vous avez assez de courage quand il ne vous arrive rien de fâcheux.

    Vous savez même conseiller bien les autres et les fortifier par vos discours; mais lorsqu'il vous survient une affliction soudaine, vous manquez de conseil et de force.

    Considérez votre extrême fragilité, dont vous avez si souvent l'expérience dans les plus petites choses; et toutefois Dieu le permet ainsi pour votre salut.


    2
    .Bannissez de votre coeur, autant que vous le pourrez, tout ce qui le trouble.

    A-t'il été surpris, qu'il ne se laisse point abattre, mais qu'il se dégage sur-le-champ.

    Souffrez au moins avec patience, si vous ne pouvez souffrir avec joie.

    Lorsque vous êtes peiné d'entendre certaines choses et que vous en ressentez de l'indignation, modérez-vous et veillez à ce qu'il ne vous échappe aucune parole trop vive qui scandalise les faibles.

    Votre émotion s'apaisera bientôt, et le retour de la grâce adoucira l'amertume intérieure.

    Je suis toujours vivant, dit le Seigneur, pour vous secourir et vous consoler plus que jamais, si vous mettez en moi votre confiance et si vous m'invoquez avec ferveur.


    3.Armez-vous de constance et préparez-vous à souffrir encore davantage.

    Tout n'est pas perdu, quoique souvent vous soyez dans le trouble et tenté violemment.
    Vous êtes un homme, et non pas un Dieu; vous êtes de chair, et non pas un ange.

    Comment pourriez-vous toujours vous maintenir dans un égal degré de vertu lorsque cette persévérance a manqué à l'ange dans le ciel et au premier homme dans le paradis ?

    C'est moi qui soutiens et qui délivre ceux qui gémissent;et j'élève jusqu'à moi ceux qui reconnaissent leur infirmité.


    4.  Le fidèle: Seigneur, que votre parole soit bénie; elle m'est plus douce que le miel à ma bouche.

    Que ferais-je au milieu de tant d'afflictions et d'angoisses, si vous ne me ranimiez par vos saintes paroles ?

    Pourvu que je parvienne enfin au port du salut, peu m'importe que je souffre, et combien je souffre.

    Accordez-moi une bonne fin: donnez-moi de passer heureusement de ce monde à l'autre.

    Souvenez-vous de moi, mon Dieu, et conduisez-moi dans la voie droite vers votre royaume.

    Ainsi soit-il.




    Eucharistie Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Sam 6 Fév - 7:29

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre Troisième – Chapitre 45.



    "Qu'il ne faut pas croire tout le monde, et qu'il est difficile de garder une sage mesure dans ses paroles "



    1.Le fidèle: Secourez-moi, Seigneur, dans la tribulation: car le salut ne vient pas de l'homme.

    Combien de fois ai-je en vain cherché la fidélité où je croyais la trouver ? combien de fois l'ai-je trouvée où je l'attendais le moins ?

    Vanité donc d'espérer dans les hommes; mais vous êtes, mon Dieu, le salut des justes.
    Soyez béni, Seigneur, en tout ce qui nous arrive. Nous sommes faibles et changeants, un rien nous séduit et nous ébranle.


    2.Quel est l'homme si vigilant et si réservé, qu'il ne tombe jamais dans aucune surprise, ni dans aucune perplexité ?

    Mais celui, mon Dieu, qui se confie en vous et qui vous cherche dans la simplicité de son coeur, ne chancelle pas si aisément.

    Et s'il éprouve quelque affliction, s'il est engagé en quelque embarras, vous l'en tirerez bientôt ou vous le consolerez, car vous n'abandonnez pas pour toujours celui qui espère en vous.

    Quoi de plus rare qu'un ami fidèle, qui ne s'éloigne point quand l'infortune accable son ami ?

    Seigneur, vous êtes seul constamment fidèle et nul ami n'est comparable à vous.


    3.Oh ! que de sagesse dans ce que disait cette sainte âme: Mon coeur est affermi et fondé en Jésus-Christ !

    S'il en était ainsi de moi, je serais moins troublé par la crainte des hommes et moins ému de leurs paroles malignes.

    Qui peut prévoir, qui peut détourner tous les maux à venir ? Si ceux qu'on a prévus souvent blessent encore, que sera-ce donc de ceux qui nous frappent inopinément ?
    Pourquoi, malheureux que je suis, n'ai-je pas pris de plus sûres précautions pour moi-même ? Pourquoi aussi ai-je eu tant de crédulité pour les autres ?

    Mais nous sommes des hommes, et rien autre chose que des hommes fragiles, quoique plusieurs nous croient ou nous appellent des anges.

    A qui croirai-je, Seigneur, si ce n'est à vous ? Vous êtes la vérité qui ne trompe point et qu'on ne peut tromper.

    Au contraire, tout homme est menteur, faible, inconstant, fragile, surtout dans ses paroles; de sorte qu'on doit à peine croire d'abord ce qui paraît le plus vrai dans ce qu'il dit.


    4.Que vous nous avez sagement avertis de nous défier des hommes; que l'homme a pour ennemis ceux de sa propre maison, et que si quelqu'un dit: Le Christ est ici, ou il est là, il ne faut pas le croire.

    Une dure expérience m'a éclairé; heureux si elle sert à me rendre moins insensé et plus vigilant !

    Soyez discret, me dit quelqu'un, soyez discret; ce que je vous dis n'est que pour vous. Et pendant que je me tais et que je crois la choses secrète, il ne peut lui-même garder le silence qu'il m'a demandé; mais dans l'instant, il me trahit, se trahit lui-même et s'en va.

    Eloignez de moi, Seigneur, ces confidences trompeuses; ne permettez pas que je tombe entre les mains de ces hommes indiscrets, ou que je leur ressemble.
    Mettez dans ma bouche des paroles invariables et vraies; et que ma langue soit étrangère à tout artifice. Ce que je ne peux souffrir en autrui, je dois m'en préserver avec soin.


    5.Oh ! qu'il est bon, qu'il est nécessaire pour la paix, de se taire sur les autres, de ne pas tout croire indifféremment, ni tout redire sans réflexion, de se découvrir à peu de personnes, de vous chercher toujours pour témoin de son coeur, de ne pas se laisser emporter à tout vent de paroles, mais de désirer que tout en nous et hors de nous s'accomplisse selon qu'il plaît à votre volonté.

    Que c'est encore un sûr moyen pour conserver la grâce céleste, de fuir ce qui a de l'éclat aux yeux des hommes, de ne point rechercher ce qui semble attirer leur admiration, mais de travailler ardemment à acquérir ce qui produit la ferveur et corrige la vie !

    A combien d'hommes a été funeste une vertu connue et louée trop tôt !
    Que de fruits, au contraire, d'autres ont tirés d'une grâce conservée en silence durant cette vie fragile, qui n'est qu'une tentation et une guerre continuelle !



    Eucharistie    Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Dim 7 Fév - 6:53

    L'Imitation de Jésus-Christ - Livre Premier - Chapitre 20


    Amour de la Solitude et du Silence


    1. Cherche à te ménager des entretiens avec toi-même afin de te rappeler souvent les bienfaits de Dieu.

    Laisse là tout ce qui ne sert qu'à nourrir la curiosité. Lis des ouvrages édifiants de préférence à ce qui distrait l'esprit.

    Si tu te tiens à l'écart des vains bavardages, si tu fermes l'oreille aux bruits du monde, tu trouveras assez de loisirs pour de fructueuses méditations.

    Les plus grands saints évitaient, autant que possible, le commerce des hommes et préféraient servir Dieu dans le silence.


    2. Un philosophe antique a dit: "Chaque fois que j'ai été parmi les hommes, j'en suis revenu moins homme" (Sénèque, ép. 7). C'est l'impression que nous retirons souvent du contact avec certaines personnes.

    Il est plus facile de se taire tout à fait que de garder le contrôle de ses paroles, plus facile de rester chez soi que de bien se conduire au-dehors.

    Celui donc qui aspire à la vie intérieure et spirituelle doit, à l'exemple de Jésus, s'écarter de la foule.

    Nul ne peut se montrer sans danger, s'il n'aime à demeurer caché.

    Nul ne peut parler avec mesure, s'il n'aime à se taire.

    Nul n'est bon supérieur qui n'est pas bon inférieur.

    Nul ne peut commander sans risque qui n'a pas appris à bien obéir.

    Nul ne peut goûter la vraie joie sans le témoignage d'une bonne conscience.


    3. Cependant, la confiance des saints a toujours marché de pair avec la crainte de Dieu; quel que fût l'éclat de leurs vertus et de leurs grâces, ils n'en demeuraient pas moins humbles et vigilants.

    L'assurance des méchants, au contraire, naît de l'orgueil et de la présomption et ne peut mener qu'à une défaite.

    Ne te promets jamais de sécurité dans cette vie, même si tu as la réputation d'un bon religieux ou d'un solitaire éprouvé.


    4. Souvent, les hommes les plus estimés par leurs semblables ont couru les plus grands dangers pour avoir eu trop confiance en eux-mêmes. C'est pourquoi, il nous est utile de n'être pas entièrement délivrés des tentations et de subir de fréquents assauts; sinon, nous nous laisserions trop facilement aller à notre orgueil.

    Oh! si l'on ne recherchait jamais les joies passagères, si l'on ne se souciait jamais des vanités du monde, quelle bonne conscience on garderait!

    Celui qui débarrasserait son esprit de toutes vaines préoccupations pour ne penser qu'à son salut et aux choses de Dieu, mettant en lui toute son espérance, celui-là jouirait d'une grande paix et d'un repos parfait.


    5. Nul n'est digne de recevoir un secours divin s'il ne s'est exercé longtemps à la contrition.

    Si tu veux trouver la vraie contrition du cœur, entre dans ta chambre et fais taire les bruits extérieurs, car il est écrit: C'est dans votre demeure que vous éprouverez la contrition (Ps. 4,5).

    Dans ta cellule, tu trouveras ce que, le plus souvent, tu perds au-dehors. Bien gardée, la cellule est douce; souvent désertée, elle engendre l'ennui. Si tu la gardes fidèlement dès le début de ta conversion, elle te sera plus tard une amie très chère et ton réconfort


    6. C'est dans le silence et le calme que l'âme peut progresser et pénétrer les secrets des saintes Ecritures. Elle y trouve la source des larmes dont elle se purifie chaque nuit, et elle devient d'autant plus intime avec son Créateur qu'elle vit plus éloignée de tous les bruits du monde.

    Le Seigneur viendra à la rencontre de celui qui aura su renoncer à ses relations, à ses amis.

    Il vaut mieux vivre caché et s'occuper de son âme, que de faire des prodiges pour s'éblouir soi-même.

    Sortir peu, éviter de voir et d'être vu, c'est pour un religieux chose très louable.


    7. Pourquoi désirer obtenir ce qu'il ne t'est pas permis d'avoir? Le monde passe, et ainsi toute sa séduction (1 Jean 2,17).

    Les désirs des sens t'entraîneront çà et là, mais qu'en rapporteras-tu, l'heure passée, sinon un poids sur la conscience et un grand vide dans le cœur?

    Un joyeux départ mène souvent à un triste retour; ainsi, toute joie des sens commence dans la douceur, mais finit dans l'amertume et la désolation.


    8. Que pourrais-tu voir ailleurs que tu ne vois déjà là où tu es? Voici le ciel, la terre et tous les éléments: c'est d'eux que toutes choses sont faites.

    Où que tu ailles, que peux-tu trouver de durable sous le soleil? Tu essaieras peut-être ainsi d'apaiser ta faim, mais tu n'y parviendras jamais par ce moyen. Lève plutôt les yeux vers Dieu et prie pour tes péchés et tes négligences.

    Laisse aux hommes vains les occupations vaines; pour ta part, ne t'occupe que de ce que Dieu te commande.

    Ferme ta porte et appelle à toi Jésus, ton bien-aimé. Demeure aussi en sa présence, car jamais tu ne trouveras une aussi grande paix.

    Si tu n'étais pas sorti et si tu n'avais pas entendu une seule nouvelle, tu serais demeuré dans la paix. C'est le plaisir que tu prends aux bruits du monde qui te cause tout ce trouble dans l'âme.




    Eucharistie Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Lun 8 Fév - 11:18

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre Troisième – Chapitre 14.


    Qu'il faut considérer les secrets jugements de Dieu pour ne pas s'enorgueillir du bien qu'on fait


    1.Le fidèle: Vous faites tomber sur moi vos jugements, Seigneur, et tous mes os ont tremblé d'épouvante, et mon âme est dans une profonde terreur.

    Interdit, effrayé, je considère que les cieux ne sont pas purs à vos yeux.

    Si vous avez trouvé le mal dans vos anges, et si vous ne les avez pas épargnés, que sera-ce de moi ?

    Les étoiles sont tombées du ciel; moi, poussière, que dois-je attendre ?

    Des hommes dont les oeuvres paraissent louables sont tombés aussi bas qu'on puisse tomber, et j'ai vu ceux qui se nourrissaient du pain des anges faire leurs délices de la pâture des pourceaux.


    2.Il n'est donc point de sainteté, Seigneur, si vous retirez votre main.

    Point de sagesse qui soit utile, si vous ne la dirigez plus.
    Point de force qui soit de secours, si vous cessez de la soutenir.
    Point de chasteté assurée, si vous n'en prenez la défense.
    Point de vigilance qui nous serve, si vous ne veillez vous-même pour nous.

    Laissés à nous-mêmes, nous enfonçons dans les flots et nous périssons; venez-vous à nous, nous nous relevons et nous vivons.

    Car nous sommes chancelants, mais vous nous affermissez; nous sommes tièdes, mais vous nous enflammez.

    3.Oh ! que je dois avoir d'humbles et basses pensées de moi-même ! que je dois estimer peu ce qui paraît de bien en moi !

    Oh ! que je dois m'abaisser profondément, Seigneur, devant vos jugements impénétrables où je me perds comme dans un abîme, et vois que je ne suis rien que néant et un pur néant !

    Ô poids immense ! ô mer sans rivages, où je ne retrouve rien de moi, où je disparais comme le rien au milieu du tout !

    Où donc l'orgueil se cachera-t'il ? où la confiance en sa propre vertu ?

    Toute vanité s'éteint dans la profondeur de vos jugements sur moi.

    4.Qu'est-ce que toute chair devant vous ? L'argile s'élèvera-t'elle contre celui qui l'a formée ?

    Comment celui dont le coeur est vraiment soumis à Dieu pourrait-il s'enfler d'une louange vaine ?

    Le monde entier ne saurait inspirer d'orgueil à celui que la vérité a soumis à son empire, et jamais il ne sera ému des applaudissements des hommes, celui dont toute l'espérance est affermie en Dieu.

    Car ceux qui parlent ne sont rien; ils s'évanouiront avec le bruit de leurs paroles: mais la vérité du Seigneur demeure éternellement.



    Eucharistie     Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mar 9 Fév - 7:34

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre Troisième – Chapitre 48


    De l'éternité bienheureuse et des misères de cette vie


    1 .Le fidèle: Ô bienheureuse demeure de la cité céleste ! Jour éclatant de l'éternité, que la nuit n'obscurcit jamais et que la vérité souveraine éclaire perpétuellement de ses rayons; jour immuable de joie et de repos, que nulle vicissitude ne trouble !

    Oh ! que ce jour n'a-t'il lui déjà sur les ruines du temps et de tout ce qui passe avec le temps !

    Il luit pour les saints dans son éternelle splendeur; mais nous, voyageurs sur la terre, nous ne le voyons que de loin, comme à travers un voile.


    2.Les citoyens du ciel en connaissent les délices; mais les fils d'Eve, encore exilés, gémissent sur l'amertume et l'ennui de la vie présente.

    Les jours d'ici-bas sont courts et mauvais, pleins de douleurs et d'angoisses.

    L'homme y est souillé de beaucoup de péchés, engagé dans beaucoup de passions, agité par mille craintes, embarrassé de mille soins, emporté çà et là par la curiosité, séduit par une foule de chimères, environné d'erreurs, brisé de travaux, accablé de tentations, énervé de délices, tourmenté par la pauvreté.


    3.Oh ! quand viendra la fin de ces maux ? quand serai-je délivré de la misérable servitude des vices ? quand me souviendrai-je, Seigneur, de vous seul ? quand goûterai-je en vous une pleine joie ?

    Quand, dégagé de toute entrave, jouirai-je d'une vraie liberté, désormais exempte de toute peine et du corps et de l'esprit ?

    Quand posséderai-je une joie solide, assurée, inaltérable, paix au-dedans et au-dehors, paix affermie de toutes parts ?

    Ô bon Jésus ! quand me sera-t'il donné de vous voir, de contempler la gloire de votre règne ? quand me serez-vous tout en toute chose ?

    Quand serai-je avec vous dans ce royaume que vous avez préparé de toute éternité à vos élus ?

    J'ai été délaissé, pauvre, exilé, en une terre ennemie, où il y a guerre continuelle et de grandes infortunes.


    4.Consolez mon exil, adoucissez l'angoisse de mon coeur: car il soupire après vous de toute l'ardeur de ses désirs.

    Tout ce que le monde m'offre ici-bas pour me consoler me pèse.

    Je voudrais m'unir intimement à vous, et je ne puis atteindre à cette ineffable union.

    Je voudrais m'attacher aux choses du ciel, et mes passions immortifiées me replongent dans celles de la terre.

    Mon âme aspire à s'élever au-dessus de tout, et la chair me rabaisse au-dessous, malgré mes efforts.

    Ainsi, homme misérable, j'ai sans cesse la guerre au-dedans de moi et je me suis à charge à moi-même, l'esprit voulant s'élever toujours et la chair toujours descendre !


    5.Oh ! combien je souffre en moi lorsque, méditant les choses du ciel, celles de la terre viennent en foule se présenter à ma pensée durant la prière ! Mon Dieu, ne vous éloignez pas de moi et n'abandonnez point votre serviteur dans votre colère.

    Faites briller votre foudre et dissipez ces visions de la chair: lancez vos flèches, et mettez en fuite ces fantômes de l'ennemi.

    Rappelez à vous tous mes sens; faites que j'oublie toutes les choses du monde et que je rejette promptement avec mépris ces criminelles images.

    Eternelle vérité, prêtez-moi votre secours afin que nulle chose vaine ne me touche.

    Venez en moi, céleste douceur, et que tout ce qui n'est pas pur s'évanouisse devant vous.

    Pardonnez-moi aussi, et usez de miséricorde, toutes les fois que dans la prière je m'occupe d'autre chose que de vous.

    Car je confesse sincèrement que la distraction m'est habituelle.

    Dans le mouvement ou dans le repos, bien souvent je ne suis point où est mon corps, mais plutôt où mon esprit m'emporte.

    Je suis là où est ma pensée, ma pensée est d'ordinaire où est ce que j'aime.

    Ce qui me plaît naturellement ou par habitude, voilà ce qui d'abord se présente à elle.


    6.Et c'est pour cela, ô Vérité, que vous avez dit expressément: Où est votre trésor, là aussi est votre coeur.

    Si j'aime le ciel, je pense volontiers aux choses du ciel.

    Si j'aime le monde, je me réjouis des prospérités du monde et je m'attriste de ses adversités.

    Si j'aime la chair, je me représente souvent ce qui est de la chair.

    Si j'aime l'esprit, ma joie est de penser aux choses spirituelles.

    Car il est doux de parler et d'entendre parler de tout ce que j'aime, et j'en emporte avec moi le souvenir dans ma retraite.

    Mais heureux l'homme, ô mon Dieu ! qui à cause de vous, bannit de son coeur toutes les créatures, qui fait violence à la nature et crucifie par la ferveur de l'esprit les convoitises de la chair, afin de vous offrir du fond d'une conscience où règne la paix, une prière pure, et que, dégagé au-dedans et au-dehors de tout ce qui est terrestre, il puisse se mêler au choeurs des anges !




    Eucharistie Colombe


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Mer 10 Fév - 7:28

    L’Imitation de Jésus- Christ – Livre deuxième – Chapitre 2


    Qu'il faut s'abandonner à Dieu en esprit d'humilité


    1.Inquiétez-vous peu qui est pour vous ou contre vous; mais prenez soin que Dieu soit
    avec vous en tout ce que vous faites.

    Ayez la conscience pure et Dieu prendra votre défense.

    Toute la malice des hommes ne saurait nuire à celui que Dieu veut protéger.

    Si vous savez vous taire et souffrir, Dieu sans doute vous assistera.

    Il sait le temps et la manière de vous délivrer: abandonnez-vous donc à lui.

    C'est de Dieu que vient le secours, c'est lui qui délivre de la confusion.

    Il est souvent très utile, pour nous retenir dans une plus grande humilité, que les autres
    soient instruits de nos défauts et qu'ils nous les reprochent.


    2.Quand un homme s'humilie de ses défauts, il apaise aisément les autres et se concilie
    sans peine ceux qui sont irrités contre lui.

    Dieu protège l'humble et le délivre, il aime l'humble et le console, il s'incline vers
    l'humble et lui prodigue ses grâces, et après l'abaissement, il l'élève dans la gloire.

    Il révèle à l'humble ses secrets, il l'invite et l'attire doucement à lui.

    Quelque affront qu'il reçoive, l'humble vit encore en paix, parce qu'il s'appuie sur Dieu
    et non sur le monde.

    Ne pensez pas avoir fait de progrès si vous ne vous croyez au-dessous de tous les
    autres.




    Eucharistie Colombe




    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Jeu 11 Fév - 7:18

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre Troisième – Chapitre 29.


    Comment il faut invoquer et bénir Dieu dans l'affliction


    1.Le fidèle: Que votre nom soit béni à jamais, Seigneur, qui avez voulu m'éprouver par cette peine et cette tentation.

    Puisque je ne saurais l'éviter, qu'ai-je à faire que de me réfugier vers vous, pour que vous me secouriez, et qu'elle me devienne utile ?

    Seigneur, voilà que je suis dans la tribulation; mon coeur malade est tourmenté par la passion qui le presse.

    Et maintenant que dirai-je ? Ô Père plein de tendresse ! les angoisses m'ont environné. Délivrez-moi de cette heure.

    Mais cette heure est venue pour que vous fassiez éclater votre gloire, en me délivrant après m'avoir humilié profondément.

    Daignez, Seigneur, me secourir; car, pauvre créature que je suis, que puis-je faire et où irais-je sans vous ?

    Seigneur, donnez-moi la patience encore cette fois. Soutenez-moi, mon Dieu, et je ne craindrai point, quelque pesante que soit cette épreuve.


    2.Et maintenant que dirai-je encore ? Seigneur, que votre volonté se fasse. J'ai bien mérité de sentir le poids de la tribulation.

    Il faut donc que je le supporte: faites, mon Dieu, que ce soit avec patience, jusqu'à ce que la tempête passe et que le calme revienne.

    Votre main toute puissante peut éloigner de moi cette tentation et en modérer la violence, afin que je ne succombe pas entièrement, comme vous l'avez déjà tant de fois fait pour moi, ô mon Dieu, ma miséricorde !

    Et autant ce changement m'est difficile, autant il vous l'est peu: c'est l'oeuvre de la droite du Très-Haut.




    Eucharistie    Colombe


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Ven 12 Fév - 7:36

    L’ Imitation de Jésus- Christ – Livre Troisième- Chapitre 15


    De ce que nous devons être et faire quand il s'élève quelque désir en nous


    1.Jésus-Christ: Mon fils, dites en toutes choses: Seigneur, qu'il soit ainsi, si c'est votre volonté; Seigneur, que cela se fasse en votre nom, si vous devez en être honoré.

    Si vous voyez que cela me soit bon, si vous jugez que cela me soit utile, alors donnez-le-moi, afin que j'en use pour votre gloire.

    Mais si vous savez que cela me nuira ou ne servira point au salut de mon âme, éloignez de moi ce désir.

    Car tout désir n'est pas de l'Esprit-Saint, même lorsqu'il paraît bon et juste à l'homme.

    Il est difficile de discerner avec certitude si c'est l'esprit bon ou mauvais qui vous porte à désirer ceci ou cela, ou même votre esprit propre.

    Il s'est trouvé à la fin que plusieurs étaient dans l'illusion, qui semblaient d'abord être conduits par le bon esprit.


    2.Ainsi, tout ce qui se présente de désirable à votre esprit, vous devez le désirer toujours et le demander avec une grande humilité de coeur, et surtout avec une pleine résignation, vous abandonnant à moi sans réserve et disant:

    Seigneur, vous savez ce qui est le mieux; que ceci ou cela se fasse comme vous le voulez.

    Donnez ce que vous voulez, autant que vous le voulez et quand vous le voulez.

    Faites de moi ce qu'il vous plaira, selon ce que vous savez être bon, et pour votre plus grande gloire.

    Placez-moi où vous voudrez et disposez absolument de moi en toutes choses.

    Je suis dans votre main, tournez-moi et retournez-moi en tout sens à votre gré.

    Voilà que je suis prêt à vous servir en tout. Car je ne désire point vivre pour moi, mais pour vous seul: heureux si je le pouvais dignement et parfaitement.


    3.Prière pour demander à Dieu la grâce d'accomplir sa volonté

    Le fidèle: " Accordez-moi, ô bon Jésus ! votre grâce; qu'elle soit en moi, qu'elle agisse avec moi, et qu'elle demeure avec moi jusqu'à la fin.

    Faites que je désire et veuille toujours ce qui vous est le plus agréable et ce que vous aimez le plus.

    Que votre volonté soit la mienne; et que ma volonté suive toujours la vôtre et jamais ne s'en écarte en rien.

    Qu'uni à vous, je ne veuille ni ne puisse vouloir que ce que vous voulez; et qu'il en soit ainsi de ce que vous ne voulez pas. "


    4.Donnez-moi de mourir à tout ce qui est du monde, et d'aimer être oublié et méprisé du siècle à cause de vous.

    Faites que je me repose en vous par-dessus tout ce qu'on peut désirer, et que mon coeur ne recherche sa paix qu'en vous.

    Vous êtes la véritable paix du coeur, son unique repos; hors de vous, tout pèse et inquiète.

    Dans cette paix, c'est-à-dire en vous seul, éternel et souverain bien, je dormirai et je me reposerai !

    Ainsi soit-il




    Eucharistie Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Sam 13 Fév - 7:33

    L’ Imitation de Jésus – Christ - Livre Troisième – Chapitre 47.


    Qu'il faut être prêt à souffrir pour la vie éternelle tout ce qu'il y a de plus pénible



    1.Jésus-Christ: Mon fils, que les travaux que vous avez entrepris pour moi ne brisent pas votre courage, et que les afflictions ne vous abattent pas entièrement; mais qu'en tout ce qui arrive, ma promesse vous console et vous fortifie.

    Je suis assez puissant pour vous récompenser au-delà de toutes bornes et de toute mesure.

    Vous ne serez pas longtemps ici dans le travail, ni toujours chargé de douleurs.

    Attendez un peu et vous verrez promptement la fin de vos maux.

    Une heure viendra où le travail et le trouble cesseront.

    Tout ce qui passe avec le temps est peu de chose et ne dure guère.


    2.Faites ce que vous avez à faire; travaillez fidèlement à ma vigne, et je serai moi-même votre récompense.

    Ecrivez, lisez, chantez mes louanges, gémissez, gardez le silence, priez, souffrez courageusement l'adversité; la vie éternelle est digne de tous ces combats, et de plus grands encore.

    Il y a un jour connu du Seigneur où la paix viendra; et il n'y aura plus de jour ni de nuit comme sur cette terre mais une lumière perpétuelle, une splendeur infinie, une paix inaltérable, un repos assuré.

    Vous ne direz plus alors: Qui me délivrera de ce corps de mort ? Vous ne vous écrierez plus: Malheur à moi, parce que mon exil a été prolongé ! car la mort sera détruite, et le salut sera éternel; plus d'angoisse, une joie ravissante, une société de gloire et de bonheur.


    3.Oh ! si vous aviez vu, dans le ciel, les couronnes immortelles des saints ! de quel glorieux état resplendissent ces hommes que le monde méprisait et regardait comme indignes de vivre ! aussitôt, certes, vous vous prosterneriez jusque dans la poussière, et vous aimeriez mieux être au-dessous de tous qu'au-dessus d'un seul.

    Vous ne désireriez point les jours heureux de cette vie; mais plutôt vous vous réjouiriez de souffrir pour Dieu, et vous regarderiez comme le plus grand gain d'être compté pour rien parmi les hommes.


    4.Oh ! si vous goûtiez ces vérités, si elles pénétraient jusqu'au fond de votre coeur, comment oseriez-vous vous plaindre, même une seule fois ?

    Est-il rien de pénible qu'on ne doive supporter pour la vie éternelle ?

    Ce n'est pas peu de gagner ou de perdre le royaume de Dieu.

    Levez donc les yeux au ciel. Me voilà, et avec moi tous mes saints; ils ont soutenu dans ce monde un grand combat; et maintenant ils se réjouissent, maintenant ils sont consolés et à l'abri de toute crainte, maintenant ils se reposent, et ils demeureront à jamais avec moi dans le royaume de mon Père.



    Eucharistie Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Dim 14 Fév - 6:24

    l'Imitation de Jésus-Christ -Livre premier - Chapitre 8


    Eviter la trop grande familiarité

    1
    .
    N'ouvre pas ton cœur au premier venu (Eccli. 8,19), mais confie-toi à un homme sage et craignant Dieu.

    Sois réservé avec les jeunes et avec les personnes inconnues.
    Ne flatte pas les riches et ne cherche pas à être reçu chez les grands. Recherche plutôt la compagnie des gens simples et de bonne conduite, et entretiens-toi avec eux de sujets enrichissants.

    N'aie d'intimité avec aucune personne de l'autre sexe. Fuis la popularité parmi les hommes et tâche seulement d'entrer dans le cercle des familiers de Dieu.

    2. Il ne faut pas confondre la charité avec la familiarité.
    Nous nous imaginons quelquefois plaire aux autres par nos assiduités, alors même que nous commençons à leur déplaire par les défauts qu'ils découvrent en nous.




    Eucharistie    Colombe


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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Lun 15 Fév - 8:09

    l'Imitation de Jésus-Christ -Livre premier : Chapitre 1

    Qu'il faut imiter Jésus-Christ, et mépriser toutes les vanités du monde

    1.Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, dit le Seigneur. Ce sont les paroles de Jésus-Christ, par lesquelles il nous exhorte à imiter sa conduite et sa vie, si nous voulons être vraiment éclairés et délivrés de tout aveuglement du coeur.
    Que notre principale étude soit donc de méditer la vie de Jésus-Christ.

    2.
    La doctrine de Jésus-Christ surpasse toute doctrine des Saints: et qui posséderait son esprit y trouverait la manne cachée.
    Mais il arrive que plusieurs, à force d'entendre l'Evangile, n'en sont que peu touchés, parce qu'ils n'ont point l'esprit de Jésus-Christ.
    Voulez-vous comprendre parfaitement et goûter les paroles de Jésus-Christ ? Appliquez-vous à conformer toute votre vie à la sienne.

    3. Que vous sert de raisonner profondément sur la Trinité, si vous n'êtes pas humble, et que par-là vous déplaisez à la Trinité ?
    Certes, les discours sublimes ne font pas l'homme juste et saint, mais une vie pure rend cher à Dieu.
    J'aime mieux sentir la componction que d'en savoir la définition.
    Quand vous sauriez toute la Bible par coeur et toutes les sentences des philosophes, que vous servirait tout cela sans la grâce et la charité ?
    Vanité des vanités, tout n'est que vanité, hors aimer Dieu et le servir lui seul.
    La souveraine richesse est de tendre au royaume du ciel par le mépris du monde.

    4
    .Vanité donc, d'amasser des richesses périssables et d'espérer en elles.
    Vanité, d'aspirer aux honneurs et de s'élever à ce qu'il y a de plus haut.
    Vanité, de suivre les désirs de la chair et de rechercher ce dont il faudra bientôt être rigoureusement puni.
    Vanité, de souhaiter une longue vie et de ne pas se soucier de bien vivre.
    Vanité, de ne penser qu'à la vie présente et de ne pas prévoir ce qui la suivra.

    Vanité, de s'attacher à ce qui passe si vite et de ne pas se hâter vers la joie qui ne finit point.
    5. Rappelez-vous souvent cette parole du Sage: L'oeil n'est pas rassasié de ce qu'il voit, ni l'oreille remplie de ce qu'elle entend.
    Appliquez-vous donc à détacher votre coeur de l'amour des choses visibles, pour le porter tout entier vers les invisibles, car ceux qui suivent l'attrait de leurs sens souillent leur âme et perdent la grâce de Dieu.



    Eucharistie Colombe


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    mimi

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    Idéal : Plus unie chaque jour à Jésus

    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par mimi le Lun 15 Fév - 9:35

    Merci! pour ces partages Maud,j'ai tjs eu une  prédilection pour l'imitation de Jésus Christ que j'avais mis de côté
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    Maud

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    Livre Re: *** L' Imitation de Jésus - Christ ***

    Message par Maud le Lun 15 Fév - 11:43

    Bonjour et Merci mimi     Laughing


    j'ai tjs eu une  prédilection pour l'imitation de Jésus Christ que j'avais mis de côté  


    Bonne lecture !   sunny

    Amicalement


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