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    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Ven 28 Juil - 6:59

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )

     

    Leçon n° 21

    16 mai 1948. Pentecôte.

    Le Doux Hôte me dit
    (depuis le 7 mars, l'Esprit Saint veut que je l'appelle ainsi):

    «Voici une leçon pour tous, mais surtout pour ceux qui sont chargés d'enseigner la Vérité et la connaissance de Dieu, dont l'essence est la Charité. Si dans votre coeur il n'y a pas de charité, vous n'êtes pas fils de Dieu.

    Dans ma dernière leçon je vous ai parlé de la science qui est vraie, et de la science qui ne l'est pas, ou qui ne l'est pas complètement, puisqu'elle se limite au territoire du savoir humain. La vraie science dépasse la pauvreté, la misère, l'étroitesse, la relativité du savoir humain. Elle va au-delà. Comme une flèche d'or incandescent, elle se lance à la rencontre de ce qui a saveur du Vrai éternel. Car ce qui constitue la vraie science, ou plutôt la vraie Sagesse — ce mot sagesse est plus approprié — habite les plages éternelles.

    La vraie sagesse demeure à l'intérieur de ce centre ardent et lumineux qu'est la Charité. Pas besoin d'être richissime en savoir humain pour conquérir la vraie sagesse, qui est la connaissance de Dieu. Ce n'est pas dans le grand savoir au sujet des œuvres des hommes, et surtout ce n'est pas en de longues et pédantes querelles de la dialectique qu'on acquiert la connaissance de ce qu'est Dieu, de ce qu'il veut, de ce qu'on doit faire pour le posséder éternellement. Mais c'est en aimant beaucoup.

    Celui qui aime parfaitement, même d'une perfection humaine, c'est-à-dire relative — c'est parfaitement aimer que d'aimer de toutes ses capacités, — celui-là transmet la perfection non seulement à son esprit mais aussi à son intelligence.

    Oui, une intelligence éclairée par la charité est une intelligence parfaite. Une intelligence parfaite est une intelligence surhumaine. C'est l'intelligence savante de la vraie science. Elle n'avait pas besoin de livres ni d'études pour être transmise à l'homme.

    Cette science du Vrai éternel, qui en Dieu existe à un degré infini, était infuse chez Adam et Eve en quantité proportionnée à leur état. Dieu l'avait insufflée en eux, créatures faites à son image et ressemblance. L'être humain était destiné à la posséder en quantité suffisante. Suffisante pour le guider dans toutes ses œuvres dans tous ses rapports avec son prochain et avec les créatures inférieures: rapports vécus toujours par amour de Dieu.

    Moi, Charité et Sagesse, je vous dis: moins de science et plus d'amour, et vous posséderez la Sagesse.

    C'est de la pure folie que de vouloir expliquer, à l'aide de la science humaine, le mystère de Dieu, les merveilleuses étapes de la Création, de l'évolution, et les transformations des choses créées. Une folie qui par la suite dégénère en hérésie. Il vous est impossible, à vous, d'expliquer l'origine de ce qui est fini, si vous ne contemplez pas avec amour, c'est-à-dire avec foi — car la foi n'est jamais séparée de l'amour — le réel Infini.

    La foi éclaire la science et l'aide à comprendre. Elle est comme le lait maternel qui développe l'enfant et le fait devenir un être toujours plus formé. De même qu'un nouveau-né ne saurait soutenir et nourrir sa mère ou un être adulte, de même la science ne peut prétendre de nourrir ou d'aider la foi. La foi relève de la religion, et la religion c'est ce qui permet  à la créature, intelligente mais limitée, de comprendre l'infini et tout ce qui ne saurait être compris autrement

    Autant votre science est suffisante pour maîtriser des notions  limitées, autant la sagesse — qui est foi et en plus amour — est indispensable pour connaître les vérités transcendantes. Si vous avez la foi, vous engendrez la lumière. Au contraire, si en voulant comprendre le mystère vous l'analysez, si, pour l'accepter ou pas vous le disputez, si vous l'examinez comme un médecin examinerait une maladie physique, ou un avocat un cas de lésion morale, alors vous engendrez des ténèbres et du froid glacial.


    La foi ne s'oppose pas à la science. On peut même dire que la science humaine trouve dans la religion le moyen de comprendre les découvertes des lois de la Création, ou des explications à ce sujet. Tandis que la science humaine non aidée par la religion tombe nécessairement dans l'erreur, la religion, elle, même sans le secours de la science, conduit à la Vérité et à la connaissance des vérités essentielles.

    Enfin, lorsque l'homme, au lieu de se contenter de diriger ses investigations scientifiques vers des lois et des faits de la nature, les dirige vers les mystères surnaturels — c'est-à-dire sur Dieu, qui pour l'homme sera toujours un mystère — alors ce n'est plus dans l'erreur qu'il tombe, mais dans la négation.

    La raison, cette chose merveilleuse qui distingue l'homme de la brute, est vraiment grande si on la compare à l'instinct, unique lumière dont disposent les êtres inférieurs; mais elle est petite, petite, oh! tellement petite si elle s'entête à vouloir découvrir qui est Dieu. Si elle est humble, la raison se plie avec respect devant Dieu incompréhensible et infini.

    Elle s'exclame: "Je crois! Pour te comprendre je crois. La foi que j'ai en ta Révélation, c'est ma lumière et l'aliment qui me fait vivre.

    Vivre de toi, en toi et avec toi, de façon à pouvoir un jour venir à toi, dans ton céleste Royaume, pour te connaître comme il sera permis aux justes de te connaître".

    Ni l'idéalisme ni le positivisme ne sauraient expliquer Dieu, la Création, la vie à venir. Les réponses aux questions savantes qui sont inscrites dans les corps humains, sur les pages du firmament, dans les entrailles de la terre, ne servent à rien à l'orgueil intellectuel de ceux qui veulent saisir par leurs propres moyens ce qui dépasse la portée de ces moyens.

    Ces mêmes réponses ne servent non plus à l'ignorance, ou la demi-ignorance, de ceux qui prétendent posséder le savoir et le pouvoir de juger ce que ne peuvent ni savoir ni juger sans ma lumière, pas même ceux qu'on appelle docteurs en religion. Le sens de ces réalités ne peut être saisi sans ma lumière.

    Seule la charité explique tout. Elle vous unit à Dieu, elle introduit Dieu en vous, comme Hôte et comme Maître.

    C’est pour cette raison qu'il est juste le dicton qui affirme: "les vrais théologiens sont ceux qui se laissent conduire par l'Esprit Saint, c'est-à-dire par l'Amour"».

    à suivre …Leçon 22





    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Sam 29 Juil - 6:35


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon n°22

    Jeudi 20 mai 1948


    Romains 7, 14-25


    Le Doux Hôte me dit :          

    La leçon qui va du verset 14 au verset 25 (impuissance de la Loi dans la lutte entre la chair et l'esprit) en est une que les maîtres spirituels devraient toujours se répéter à eux-mêmes, et répéter aux pharisiens d'esprit qui voient le grain de poussière dans l'œil des frères, les condamnent âprement, sans voir la poutre de l'anti-charité qui se trouve dans le leur, en train d'écraser leur esprit sous le poids de l'égoïsme et de l'orgueil. Elle devrait être répétée aussi aux pauvres âmes qui, après avoir succombé au péché, pleurent en craignant le Seigneur, Juge de leur faiblesse.

    Ces âmes ont péché mais elles sont moins coupables que celles des pharisiens. Elles regrettent leurs péchés et avouent être pécheresses. L'humilité et le repentir sont déjà une absolution.      

    Ces douze versets sont une règle pour juger les hommes, et une mesure qui vous fait comprendre la manière dont se fera le jugement de Dieu au sujet des pécheurs repentis.      

    C'est Paul qui les a écrits. Paul, pharisien, fils de pharisiens, disciple de Gamaliel, de ce Gamaliel qui était une vraie bibliothèque vivante de toute la doctrine d'Israël. Au tout début, Paul persécutait avec férocité ceux qu'il croyait des anathèmes.

    Par la suite, il est devenu un vase d'élection et de justice, un apôtre parfait, un évangélisateur héroïque, héroïque aussi dans la façon de réprimer son propre moi ancien. Avec la partie supérieure de son âme, il a été digne de monter au troisième ciel et d'y entendre les mystérieuses paroles divines.

    Enfin, voilà un homme qui, à cause de l'intransigeance qui caractérise la première période de sa vie, et à cause de l'héroïsme démontré au cours de la deuxième époque de sa vie, pourrait facilement être considéré comme un être qui a toujours été au-dessus des appétits de la chair.    

    Cependant s'il eût été tel, il n'aurait pas pu devenir "l'apôtre des Gentils", c'est-à-dire de ceux que les mœurs licencieuses du paganisme transformaient en brutes, un état inférieur à celui des hommes munis d'une raison et d'une conscience.

    Tout le monde vivait d'une façon païenne, à l'exception d'un petit nombre dont l'esprit était naturellement vertueux. Il n'y a que Jésus, Homme-Dieu, pour comprendre les pécheurs sans être pécheur lui-même. Pour tous les autres maîtres, le fait d'avoir cédé peu ou beaucoup aux tentations du démon, du monde, ou de la chair, c'est un bien, si douloureux soit-il.

    Le fait d'avoir connu ce que c'est que la force des tentations, et constaté sa propre faiblesse, permet au maître spirituel d'atteindre le niveau de sagesse qui le rend capable d'être maître et médecin: et de diriger ses disciples et ses frères pécheurs.  

    Je veux que vous observiez attentivement le critère employé par le Maître divin pour choisir les membres de son collège apostolique et ses 72 disciples. Parmi les apôtres il n'y avait que Jean qui était vierge. Des 72 disciples, tous sauf quelques-uns qui étaient presque des enfants au moment de leur choix, avaient déjà mordu au fruit appétissant qui ouvre la porte à toutes les autres faiblesses.

    C'étaient des hommes, rien de plus. Des fils d'Adam. La concupiscence s'agitait dans leur corps comme un serpent. La concupiscence de la chair était vivante même au sein des plus justes parmi eux, c'est-à-dire de ceux qui avaient déjà dompté la concupiscence de l'or et l'orgueil de la vie.            

    Personne n'était sans imperfections. Même Jean, qui était le séraphin des disciples du Maître, n'était pas parfait. Il était porté à la colère, comme son frère, et il s'est attiré le surnom de "fils du tonnerre" de la part de Celui qui l'aimait. L'apôtre de la Charité, parfait dans son amour envers le Maître, est devenu apôtre de la charité en contemplant la mansuétude, la charité, la miséricorde du divin Martyr, le vendredi de Pâques, de l'aube jusqu'au soir.

    Devant la très-sainte nudité du Roi des rois qui s'est dépouillé même de son immortalité divine pour connaître la mort et sauver l'homme, Jean a déposé pour toujours l'habit de la colère.          

    En parcourant la Terre, Jésus, qui était Dieu – il aurait pu le faire s'il avait voulu le faire – aurait trouvé parmi les trois continents d'alors, 12 et 72 justes plus justes que les 12 et les 72 qu'il a choisis en Israël.

    Car Dieu Créateur a mis (et continue de mettre) dans l'âme de chaque être humain un don sublime, qui développe chez les meilleurs une vie de sainteté, indépendamment de leur connaissance de la Divinité : ce don, c'est la loi naturelle.

    Celui qui la respecte et la reconnaît comme émanant de l'Etre suprême, de Dieu, ou de la plus haute divinité de sa religion, peut être considéré comme étant un esprit uni au vrai Dieu, le Dieu Unique et Trine. Donc, par sa simple volonté, le Roi de l'univers aurait pu appeler à lui, depuis les trois continents, les 12 et les 72, de la même façon qu'il avait déjà appelé vers lui les trois Mages par la voix des astres.

    Cela lui aurait permis d'avoir à son service un Collège de justes. Il ne l'a pas fait.    

    Il a pris des êtres très humains, une matière à l'état brut, à l'état informe, avec bien des parties impures. Il l'a façonnée. Pendant le processus de formation, Il a souffert à cause des défections et des trahisons de certaines parties de cette matière. Mais au moment de son Ascension, il a laissé une Église enseignante capable de le continuer dans la rédemption du monde. Capable de le faire grâce à sa doctrine, et grâce à l'exemple reçu directement de lui, le Verbe; grâce aussi à l'aide de l'Esprit Saint, reçu une première fois de Jésus ressuscité, et une deuxième fois dans le même Cénacle, dix jours après l'Ascension, par l'action directe de l'Esprit Saint selon la promesse divine.

    Une Église capable de le continuer grâce à la connaissance que chacun d'entre eux avait acquise de sa propre faiblesse humaine et des luttes à soutenir pour se relever des chutes, et se former dans la justice. Une Église capable d'agir en maîtresse, de comprendre, de compatir, de soutenir, de guider ceux qui venaient au christianisme avec toute leur faiblesse humaine, et avec toute leur faiblesse de païens, le paganisme étant une doctrine de matérialité et de plaisirs effrénés.

    Il fallait que les 12 soient remplis de l'Esprit Paraclet, et qu'ils puissent le transmettre à leurs successeurs dans le ministère sacerdotal.

    Voilà le prologue de la leçon tirée des versets que je t'ai indiqués.

    Je te les expliquerai davantage demain, car ton état physique ne te permet pas de continuer le travail.

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre22.htm

    à suivre …leçon 23



    Jésus et Ses Disciples



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Dim 30 Juil - 7:45



    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon n° 23 –

    Vendredi 21-28 mai 1948  
         

    Romains 7, 14-25.

    Le péché originel – Je suis charnel - Il n'y a pas eu d'auto genèse - L'homme n'est pas le résultat d'une évolution - La diversité justifie le Créateur et s'explique autrement –
         

    Le Doux Hôte me dit: (...)
             

    Pour bien comprendre les paroles de Paul, il faut considérer attentivement le Péché originel.            

    Cette leçon a été donnée bien des fois, mais jamais trop de fois, car la réalité douloureuse du péché originel et de ses conséquences sont souvent niées ou remises en doute par beaucoup, par trop de gens. Parmi eux, il y en a qui devraient être bien plus convaincus que les autres de la réalité du péché originel et de ses conséquences. En effet, leurs études, et surtout les expériences de leur ministère, leur fournissent continuellement des preuves tangibles de la décadence de l'homme, qui de créature parfaite qu'il était, à cause du péché originel s'est transformé en créature faible et imparfaite exposée aux assauts de Satan et aux dangers extérieurs et intérieurs. L'homme est une merveilleuse œuvre de la création que l'Ennemi de Dieu a troublée par jalousie.  

    Certains diront: "Leçon cent fois répétée, donc inutile". Elle est toujours utile puisque, au moment du besoin, vous ne la savez jamais assez, ni pour vous-mêmes, ni pour les autres.            

    Satan est excessivement intéressé à ce que vous ne sachiez pas cette leçon. Alors, il obscurcit en vous l'exacte connaissance de cet épisode. C'est pourtant un épisode qui ne s'est pas terminé le jour de son accomplissement, et dont les conséquences ne se sont pas arrêtées aux personnes qui l'ont accompli. De même que tous les hommes ont hérité la vie (l'existence) à partir du sang et de la semence d'Adam et Ève, de même, ce funeste héritage s'est propagé et se propage de génération en génération, depuis Adam, premier géniteur, jusqu'au dernier humain qui va être engendré. Car le dernier homme qui naîtra sur Terre sera encore de la descendance de vos Premiers Parents.

    L'affirmation de Paul représente le regret exprimé par tous ceux qui, malgré leur volonté vraiment bonne, constatent qu'ils sont incapables de réaliser le bien avec la perfection voulue. Pour bien comprendre cet aveu, il faut regarder les conséquences de la première Faute, et donc la première Faute elle aussi, afin de ne pas trouver injustes la condamnation et ses conséquences.  

    Voici l'aveu de Paul: "Je suis charnel, vendu et sujet au péché". Il continue: "Je ne sais pas ce que je fais. Je ne fais pas le bien que je veux, mais le mal que je déteste. Même si je fais ce que je ne veux pas faire, je reconnais également que la loi est bonne (en interdisant ou en prescrivant ce qu'elle interdit ou prescrit).

    Mais (lorsque je fais le mal que je déteste avec ma partie la meilleure, tandis que je ne fais pas le bien que je voudrais faire) à ce moment-là, ce n'est pas moi qui agis, mais le péché qui habite en moi (...). Dans ma chair n'habite pas le bien (...). Il y a en moi la volonté de l'accomplir, mais je n'arrive pas à le faire (...). Lorsque je veux faire le bien, le mal est déjà là, à côté de moi (...).

    Dans mon être intérieur, je me réjouis de la Loi de Dieu, mais dans mes membres je trouve une autre loi qui s'oppose à la loi de ma raison, et me rend esclave de la loi du péché qui est dans mes membres (...)".          

    "Je suis charnel"

    Adam lui aussi était fait de chair en plus d'être fait d'esprit. Mais il n'était pas charnel, car son esprit et sa raison dominaient la matière. Son esprit innocent et plein de Grâce reflétait les traits merveilleux de son Créateur, étant assez intelligent pour comprendre ce qui existe au-delà du monde naturel. Son intelligence, déjà très étendue à cause du don préternaturel de science infuse qui le rendait capable de comprendre toutes les réalités naturelles, avait été élevée par la Grâce au niveau surnaturel, le rendant capable de comprendre l'incompréhensible, chose impossible pour ceux qui ne sont pas préparés à cela par un don surnaturel; capable de pouvoir comprendre Dieu et, en proportion réduite, de pouvoir être l'image fidèle de Dieu, pour l'ordre, la justice, la charité, la sagesse et la liberté de tout esclavage avilissant.            

    Oh ! La splendide liberté de l'homme plein de grâce! Dieu lui-même la respectait, et elle n'était menacée ni par des forces extérieures, ni par des appétits intérieurs. Royauté sublime de l'homme déifié, fils de Dieu et héritier du Ciel, royauté de domination sur toutes les créatures! Qui vous permettait aussi de dominer ce qui maintenant vous tyrannise le plus: votre moi, où fermentent sans relâche les poisons de la grande blessure!      

    Quand on dit : "l'homme, roi de la création visible, a été créé avec le pouvoir d'exercer sa domination sur toutes les créatures", il faudrait réfléchir à ce que cela signifie. C'est que la Grâce et les autres dons reçus par l'homme depuis le premier instant de son existence le rendaient capable d'exercer sa royauté aussi bien sur lui même que sur sa partie inférieure. En effet, il avait la connaissance de sa fin dernière, il avait l'amour qui le poussait naturellement vers cette fin, il avait le contrôle de la matière, et il avait le contrôle des sens qui fonctionnent à l'intérieur de cette matière.

    Uni comme il l'était à l'Ordre, et amoureux de l'Amour, il savait donner à Dieu ce qui lui revenait, et à son propre moi ce qu'il était permis de lui donner, sans donner lieu aux désordres des passions ou au débordement des instincts. L'esprit, l'intelligence et la matière formaient en lui une harmonie globale dont il avait été gratifié à partir du premier moment de son existence, et qu'il avait reçu comme un tout déjà constitué, non par étapes successives comme certains le prétendent.            

    Il n'y a pas eu d'auto genèse  

    Il n'y a pas eu d'auto genèse, il n'y a pas eu d'évolution. Il y a eu simplement la Création voulue par le Créateur. Votre raison, dont vous êtes si orgueilleux, devrait suffire à vous convaincre qu'à partir de rien, on ne peut former quelque chose d'initial, et qu'à partir d'une chose initiale unique, on ne peut former le tout.        

    Dieu seul peut mettre de l'ordre dans le chaos et le peupler d'innombrables créatures qui forment la Création. Ce Créateur très puissant n'a pas eu de limites dans ses actes créatifs, qui ont été multiples. Pas de limites non plus dans la création de créatures déjà parfaites, parfaites selon le but pour lequel chacune d'elles a été conçue. Voilà une sottise que de croire que Dieu, après avoir décidé de se donner une Création, ait pu faire des choses informes ou incomplètes, et attendre d'en être glorifié seulement à la fin du cycle évolutif, lorsque chaque créature, et toutes les créatures ensemble, auraient atteint la perfection de leur nature, en devenant enfin aptes à satisfaire le but naturel ou surnaturel pour lequel elles auraient été créées.            

    De même qu'une telle théorie ne peut s'appliquer aux créatures inférieures, dont le but naturel est situé à l'intérieur d'un espace de temps limité, de même et à plus forte raison elle ne peut s'appliquer à l'homme, créé dans un but surnaturel et destiné à la gloire du Ciel. Pourrait-on seulement imaginer un Paradis dont les légions de Saints glorifiant Dieu autour de son trône seraient le produit dernier d'une longue évolution de bêtes sauvages ?        

    L'homme actuel n'est pas le résultat d'une évolution qui monte, mais le résultat douloureux d'une évolution qui descend, car la faute d'Adam a entamé pour toujours la perfection physique, morale et spirituelle de l'homme initial. La blessure a été tellement grave que même la Passion de Jésus-Christ, qui pourtant redonne la vie de la Grâce à tous les baptisés, ne peut effacer les résidus de la faute, les cicatrices de la grande blessure, c'est à dire les mauvais appétits qui sont la ruine de ceux qui n'aiment pas Dieu, ou très peu, et qui sont le tourment des justes qui ne voudraient pas se sentir attirés par la voix de ces appétits, et qui luttent de façon héroïque, et pendant toute leur vie, pour gagner cette bataille et demeurer fidèles au Seigneur.      

    L'homme n'est pas le résultat d'une évolution  

    L'homme n'est pas le résultat d'une évolution, de même que la Création n'est pas le produit d'une auto genèse. Une évolution suppose toujours une première source créative. De plus, penser que les innombrables espèces existantes puissent dériver d'une seule cellule auto engendrée, est un pur absurde.          

    Pour vivre, la cellule a besoin d'un milieu fertile, pourvu d'éléments qui permettent et maintiennent la vie. Si la cellule s'est auto engendrée à partir de rien, où a t elle trouvé les éléments pour se former, vivre et se reproduire ? Si elle n'existait pas encore lorsqu'elle a commencé à être, comment a telle trouvé les éléments vitaux: l'air, la lumière, la chaleur, l'eau ? Ce qui n'existe pas encore ne peut pas créer.

    Alors, comment la cellule aurait elle trouvé les quatre éléments déjà prêts à la recevoir au moment de sa formation ?

    Qui lui aurait donné le germe qui s'appelle "la vie" ?


    Quelle source ? Même si, par hypothèse, on voulait admettre que ce non existant se soit formé à partir de rien, de quelle façon à partir de son unité et de son espèce unique, aurait il pu produire toutes les variétés d'espèces qu'on retrouve dans la Création visible ?            

    Astres et planètes, mottes de terre, rochers, minéraux, les multiples et différentes qualités du règne végétal, les différentes espèces et familles du règne animal, encore plus nombreuses et variées que celles du règne végétal... Des invertébrés aux vertébrés, des mammifères aux ovipares, des quadrupèdes aux quadrumanes, des amphibies et reptiles aux poissons, des carnivores féroces aux ovins doux, des animaux armés de redoutables armes d'attaque ou de défense aux insectes qu'un rien suffit à détruire, des colosses qui habitent les forêts vierges et contre qui aucun autre animal ne peut s'élever sauf leurs propres semblables, à toutes les catégories d'arthropodes, jusqu'aux protozoaires et bacilles: tous venus d'une seule et unique cellulle .

    Et par génération spontanée?  
           

    Si tel était le cas, la cellule serait plus grande que l'Infini. Pourquoi l'Infini, Celui dont les attributs n'ont pas de mesure, a-t-il été occupé pendant six jours, six étapes sidérales, pour faire la Création visible, en départageant l'œuvre de cette création en six ordres de création ascensionnelle qui évoluait, elle oui, vers des perfections toujours plus hautes ?


    Non parce qu'il avait besoin d'apprendre à créer toujours mieux, mais à cause de l'ordre qui règle toutes ses divines opérations. Cet ordre aurait été violé car cela aurait eu pour effet de rendre impossible la survie de la dernière créature à être créé: l'homme si l'homme avait été créé au tout début, avant que la Terre ne soit constituée dans toutes ses parties, pour être prête à le recevoir grâce à l'ordre établi dans ses eaux et dans ses continents; avant que cette même Terre ne soit rendue confortable par la création du firmament; avant qu'elle ne soit rendue lumineuse, belle, fertile par le soleil bénéfique, la lune luisante et les innombrables étoiles; avant qu'elle ne soit devenue la demeure, le réservoir, le jardin de l'homme grâce aux créatures végétales et animales dont elle est recouverte et peuplée.    

    L'homme a été fait au sixième jour
    . En lui sont résumés les trois règnes de la Création sensible et, merveilleuse vérité, en lui se trouve aussi la preuve de son origine divine: l'âme spirituelle que Dieu a infuse dans la matière de l'homme.

    L'homme: véritable anneau de jonction entre la Terre et le Ciel, véritable trait d'union entre le monde spirituel et le monde matériel, être où la matière sert de tabernacle à l'esprit, être où l'esprit vivifie la matière non seulement pour la vie mortelle, qui est limitée, mais aussi pour la vie immortelle qui doit venir après la résurrection finale.      

    L'homme: créature en qui resplendit et demeure l'Esprit Créateur.          

    L'homme : merveille de la puissance de Dieu qui par son souffle, partie de son Etre infini, pénètre et transforme la poussière en puissance d'homme, en l'élevant à la condition de créature surnaturelle, de fils de Dieu par participation de nature, devenue apte à se mettre en relation directe avec Dieu et à comprendre l'Incompréhensible. L'homme devenu capable d'aimer et en droit d'aimer Celui qui dépasse tout autre existant, à un point tel, que cet homme, bloqué par un respect écrasant, ne serait même pas en mesure de désirer de l'aimer sans le don du divin soutien.            

    L'homme : le triangle créé qui avec sa base de matière touche la Terre d'où il a été tiré; avec ses facultés intellectuelles tend à monter vers la connaissance de Celui à qui il ressemble; et avec sa partie la plus élevée, l'esprit de l'esprit, la partie la plus choisie de l'âme, touche le Ciel et se perd dans la contemplation de Dieu Charité, tandis que la Grâce, gratuitement reçue, l'associe à Dieu, et la charité allumée par cette union avec Dieu le divinise. Car "celui qui aime est né de Dieu", et le privilège du fils est de participer à la nature de son père. C'est donc dire que l'homme est l'image de Dieu à cause de son âme divinisée par la Grâce, et ressemble à Dieu à cause de la charité qui est rendue possible par cette même Grâce

    L'homme a donc été créé le sixième jour. Il a été créé complet, parfait en chacune de ses parties matérielles et spirituelles, fait selon la Pensée divine et selon la fin pour laquelle il avait été créé: aimer et servir son Dieu pendant la vie terrestre, le connaître dans sa Vérité, et jouir enfin de Lui dans l'autre vie, éternellement.            

    L'Homme unique a été créé, celui à partir de qui devait naître toute l'Humanité, à commencer par la Femme, compagne de l'Homme, faite pour lui, et qui avec lui aurait peuplé la Terre entière et dominé les autres créatures inférieures. L'Homme unique a été créé, celui qui en tant que père aurait transmis à sa descendance tout ce qu'il avait reçu: la vie, les sens, les facultés matérielles, ainsi que l'immunité de toute souffrance, la raison, l'intelligence, la science, l'intégrité, l'immortalité, et pour finir, le don des dons: la Grâce.                  

    La diversité justifie le Créateur et s'explique autrement      

    La théorie évolutionniste qui s'appuie sur la conformation du squelette, ainsi que sur la diversité des couleurs de la peau et celle des physionomies, et qui par là voudrait prouver ses propos erronés sur l'origine de l'homme, n'est pas une théorie contre la vérité des origines de l'homme créature créée par Dieu elle est en sa faveur.

    Car ce qui prouve l'existence d'un Créateur, c'est justement la diversité des couleurs et des structures chez les différentes espèces de créatures que lui, le Tout Puissant, a appelées à l'existence.          

    Si cela s'applique au cas des créatures inférieures, à plus forte raison cela s'applique à l'homme. À l'homme créé par Dieu, même si certaines circonstances de vie, de climat, et aussi de corruption - c'est cela qui a provoqué le déluge, et aussi, mais beaucoup plus tard, dans les prescriptions du Sinaï et dans les malédictions de Moïse, des ordres et des menaces si sévères - font qu'il présente des aspects et des couleurs différentes selon les différentes races.      

    Tous savent, et l'expérience de la vie le prouve et le confirme continuellement, qu'une impression violente peut provoquer des réactions imprévues sur l'embryon d'une mère en gestation, à un point tel que celle ci met au monde un petit monstre qui rappelle dans ses formes l'objet qui a troublé la mère.

    On reconnaît aussi que la longue insertion d'une personne de race aryenne au sein d'un peuple non aryen produit des modifications plus ou moins accentuées dans les traits du visage. Cette dernière finit par emprunter certains traits caractéristiques de la race qui l'accueille.

    De même il est prouvé que des climats particuliers, ou les caractéristiques spéciales d'un milieu ambiant, ont une influence sur la croissance et le développement des membres du corps humain, et sur la couleur de la peau.      

    Tout cela pour dire que les chimères sur lesquelles les partisans de l'évolutionnisme voudraient construire l'édifice de leur présomption ne soutiennent pas leur édifice mais en favorisent l'effondrement.

     .... suite de la leçon demain ….


    Diversité de l'homme créé



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Lun 31 Juil - 7:06


    ...Suite de la leçon 23...



    Après le Déluge    

    Dans le déluge ont péri les branches corrompues de l'humanité errante dans les ténèbres par suite de la faute. Un seul rayon de l'étoile perdue le souvenir de Dieu et de sa promesse parvenait encore à se frayer un chemin, comme au travers d'un épais brouillard, jusqu'au petit nombre des justes.          

    Une fois les monstres détruits, l'Humanité préservée s'est multipliée à partir de la race que Dieu avait reconnue comme juste, la race de Noé. L'Humanité a donc été reconduite à son premier état, celui du premier homme, dont la nature toujours constituée de matière et d'esprit, et restée telle même après que la faute en eut dépouillé l'esprit de la Grâce divine et de l'innocence.  

    Si l'homme eût été le produit final d'une évolution ayant des brutes pour ancêtres, à quel moment et de quelle façon aurait il reçu son âme ? Est-il possible que des brutes aient reçu avec leur vie d'animaux l'âme spirituelle ? L'âme immortelle ? L'âme intelligente ? L'âme libre ? Cette simple pensée est un blasphème. Et comment donc auraient elles pu transmettre ce qu'elles n'avaient pas ? Et Dieu, serait il allé jusqu'à se déshonorer Lui même en plaçant l'âme spirituelle, son souffle divin, dans un animal ? Un animal si évolué qu'on l'imagine, ne demeure t il pas toujours un animal ? Le descendant d'une longue série d'animaux ? Même cette supposition est de nature à offenser le Seigneur.

    Pour se donner un peuple de fils et donner ainsi expression à l'amour dont il surabonde et recevoir l'amour dont il est assoiffé, Dieu a créé l'homme directement avec un acte parfait de sa volonté, en une seule opération qui a eu lieu le sixième jour de la création. Dieu alors a pris de la poussière et l'a transformée en chair vivante et parfaite. Ensuite il lui a insufflé l'âme, une âme adaptée à sa spéciale condition d'homme, fils adoptif de Dieu et héritier du Ciel. Il ne s'agit pas ici de l'âme "que même les animaux ont dans des narines" (Qo 3,19-21), et qui va disparaître avec la mort de l'animal. Il s'agit de l'âme spirituelle qui, elle, est immortelle, qui survit à la mort du corps et ranimera ce corps au son des trompettes du Jugement lors du triomphe du Verbe incarné, Jésus Christ. Il ranimera ce même corps. Car il faut que les deux natures qui ont vécu ensemble sur la Terre s'unissent à nouveau pour l'éternité, dans la joie ou la douleur, selon les mérites qu'ensemble elles auront acquis.        

    Voilà la vérité. Que vous l'acceptiez ou que vous la refusiez. Et même si vous êtes nombreux à vouloir la refuser avec obstination, le jour viendra où vous la connaîtrez parfaitement, où votre esprit en sera convaincu en un instant, et vous réaliserez que pour avoir suivi l'orgueil et le mensonge vous aurez perdu le Bien éternellement.        

    Il va de soi que ceux qui n'admettent pas que l'homme a été créé par Dieu, n'arrivent pas à saisir la nature exacte de la Faute, le pourquoi de la condamnation, les conséquences inhérentes à celle-ci et à celle-là. L'homme a besoin de croire à la création telle que décrite. Cela lui est nécessaire pour le rendre capable de se guider afin d'orienter toujours, s'il le veut, toutes ses actions vers le but pour lequel il a été créé; but immédiat: aimer et servir Dieu sur terre; but ultime: jouir au Ciel de sa présence.    

    Mais suivez-moi. Ma parole est lumineuse et simple parce que je suis Dieu. Et Dieu, Sagesse infinie, sait s'adapter à l'ignorance et à la relativité de ses petits. J'aime les petits, pourvu qu'ils soient humbles. Je leur dis: "Venez vers moi, vous qui êtes petits, et je vous apprendrai la Sagesse"  

    L'épreuve    

    Lorsque l'homme s'est réveillé de son premier sommeil et a trouvé près de lui la compagne de sa vie, il a senti que Dieu avait rendu total son bonheur.      

    Le bonheur d'Adam était déjà très grand, même avant. Car tout en lui, à l'extérieur comme à l'intérieur, tout, avait été fait pour lui permettre de jouir d'un bonheur complet, fait de santé et de sainteté. Les délices, c'est à dire l'Eden, n'étaient pas seulement autour d'Adam, mais aussi au dedans de lui. Adam était entouré d'un jardin peuplé de merveilles végétales, animales et marines, mais un jardin de beautés spirituelles fleurissait aussi à l'intérieur de lui. C'était un jardin rempli de vertus de tout genre, prêtes à mûrir en fruits de sainteté parfaite.

    Il y avait l'arbre de la science, une science proportionnée à son état, et il y avait celui de la vie surnaturelle: la Grâce. Il y avait aussi la source divine aux eaux précieuses qui se répartissaient en quatre branches et arrosaient constamment les vertus de l'homme, les nourrissant abondamment en vue de leur croissance glorieuse de sorte que l'homme devienne un miroir de Dieu toujours plus fidèle.  

    En tant que créature naturelle, Adam jouissait de ce qu'il voyait: la beauté d'un monde vierge, à peine sorti de la puissance créatrice de Dieu. Il jouissait de ce qu'il pouvait: de son empire sur toutes les créatures inférieures. Dieu avait disposé toute chose pour que l'homme soit bien servi. Depuis le soleil jusqu'au moindre insecte, tout avait été conçu pour que tout lui fût délice.      

    Comme créature surnaturelle, il jouissait c'était là une extase très suave de la raison de la compréhension de l'Essence de Dieu, qui est l'Amour. Il jouissait des rapports d'amour entre l'Immense qui se donnait et sa créature qui l'aimait dans un état d'adoration. Cette capacité accordée à l'homme de communiquer avec son Créateur est décrite dans la Genèse, de façon voilée, dans la phrase: "Ayant entendu la voix de Dieu qui se promenait dans le jardin d'Eden, dans la brise du soir".    

    Même si les fils adoptifs de Dieu étaient déjà doués d'une science proportionnée à leur état, le Père leur apprenait encore des choses, car l'amour de Dieu est infini: après avoir donné, Dieu le Père désire donner encore et encore. Et cela d'autant plus que la créature lui est plus fille. Dieu se donne toujours à celui qui se donne avec générosité.      

    Alors donc que l'homme, à son réveil, a vu la femme qui lui ressemblait, il a senti que son bonheur de créature était complet: il possédait le tout humain et le Tout surhumain, l'Amour s'étant livré à l'amour humain.    

    La seule limite que Dieu avait fixée aux immenses possessions de l'homme était l'interdiction de cueillir les fruits de l'Arbre de la Science du bien et du mal. Vouloir cueillir de ce fruit inutile était sans raison, vu que l'homme avait déjà la science qui lui était nécessaire, et qu'une mesure supérieure à celle établie par Dieu ne pouvait que lui causer dommage.      

    Remarquez bien: Dieu n'interdit pas de cueillir les fruits de l'Arbre de la Vie. L'homme en avait besoin pour vivre une vie saine et prolongée sur le plan naturel, jusqu'au moment où Dieu, poussé par un désir plus vif de se dévoiler totalement à son fils adoptif, aurait prononcé les paroles: "Mon fils, monte à ma demeure; viens te plonger en ton Dieu"; ce qui aurait permis à Adam de monter au Paradis céleste sans la souffrance de la mort.    

    L'Arbre de la Vie dont il est question au début et à la fin du Livre de la Grande Révélation, la Bible, représente le Verbe Incarné dont le fruit, la Rédemption, a été suspendu au bois de la croix, ce Jésus-Christ qui est Pain de Vie, Source d'Eau Vive, Grâce, et qui vous a rendu la Vie avec sa Mort. Vous pouvez toujours manger et boire de ce Fruit pour vivre la vie des justes et parvenir à la Vie éternelle.      

    Dieu n'interdit pas à Adam de toucher aux fruits de l'Arbre de la Vie. Il interdit de toucher aux fruits inutiles de l'Arbre de la Science. En effet, un surplus de savoir aurait réveillé l'orgueil chez l'homme, qui par la nouvelle science acquise se croirait l'égal de Dieu. Il deviendrait assez sot pour se croire capable de posséder cette science sans danger, ce qui aurait entraîné un droit abusif à l'auto censure de ses propres actions, et la conviction de pouvoir agir contre son devoir de filiale obéissance envers son Créateur vu la supposée égalité désormais acquise sur le plan du savoir avec son Créateur avec son Dieu qui lui avait amoureusement expliqué soit directement, soit par grâce et la science infuse, ce qui est permis et ce qui est défendu.      

    La mesure donnée par Dieu est toujours la bonne. Celui qui en veut plus manque de prudence, est intempérant, imprudent, irrévérent. Il blesse l'amour. Celui qui s'arroge le droit de prendre ce qui ne lui est pas offert est un voleur et un violent. Il blesse l'amour. Celui qui agit indépendamment de toute Loi surnaturelle et naturelle est un rebelle. Il blesse l'amour      

    Devant l'ordre donné par Dieu, les Premiers Parents auraient dû obéir sans se poser trop de "pourquoi", dont le résultat est toujours le naufrage de l'amour, de la foi et de l'espérance. Lorsque Dieu donne un ordre, ou agit, il faut obéir et faire sa volonté, sans demander le pourquoi de ceci et de cela. Tout ce que Dieu fait est bien fait, même si la créature, limitée dans son savoir, n'arrive pas à s'en convaincre.

    Pourquoi n'auraient-ils pas dû s'approcher de cet arbre, cueillir de ses fruits et en manger? Inutile de le savoir. Ce qui est utile, c'est d'obéir, rien d'autre. Se contenter du beaucoup qu'on a reçu. L'obéissance est amour et respect, elle est la mesure de l'amour et du respect. Plus on aime et vénère une personne, plus on lui obéit.        

    Ici, en l'occurrence, les ordres venaient de Dieu l'infiniment Grand, l'infiniment Bon, le Bienfaiteur très généreux de l'homme, celui-ci aurait dû, en signe de reconnaissance, lui donner non seulement "beaucoup" d'amour, mais "tout" l'amour et toute l'adoration dont il était capable. Il aurait dû lui donner toute son obéissance sans songer aux raisons de la prohibition divine.      

    Les discussions présupposent le droit de juger par soi-même et de critiquer les ordres ou les actions d'autrui. Juger n'est pas chose facile, et il est rare que le jugement soit juste. Il ne l'est jamais lorsqu'on déclare inutile, erroné ou injuste un ordre divin.      

    L'homme devait obéir. L'épreuve aurait prouvé en lui cette capacité d'obéissance. La mesure de son amour et de sa révérence consistait dans la façon dont il aurait ou n'aurait pas su obéir.  

    Le moyen
       

    L'arbre et la pomme. Deux choses, menues, insignifiantes si on les compare aux richesses de toutes sortes que Dieu avait accordées à l'homme.            

    Et quoi donc? Dieu s'était donné lui-même et il voudrait empêcher que l'on touche à un fruit? Quoi donc? Il avait donné à la poussière la vie naturelle et surnaturelle, il avait transmis à l'homme son propre souffle, et maintenant il lui défendrait de cueillir un fruit? Quoi donc? Il avait créé l'homme roi de toutes les créatures, lui avait accordé le statut de fils plutôt que celui de son sujet, et maintenant il lui défendrait de manger un fruit?    

    À ceux qui ne savent pas réfléchir avec sagesse, cet épisode peut paraître inexplicable, tel l'entêtement capricieux d'un bienfaiteur qui, après avoir recouvert un mendiant de toutes sortes de richesses, lui défend par la suite de ramasser un petit caillou perdu dans la poussière. Mais ce n'est pas ainsi.        

    La pomme n'était pas seulement une réalité: celle d'un fruit. La pomme était aussi un symbole. Le symbole du droit divin et du devoir humain.          

    Ainsi, lorsque Dieu appelle des êtres, et les gratifie de ses dons extraordinaires, les personnes gratifiées devraient toujours se rappeler que c'est lui qui est Dieu, et que l'homme ne devrait jamais abuser des privilèges qui lui sont accordés, même s'il se rend compte que Dieu l'aime de façon extraordinaire. Pourtant, les élus qui savent surmonter cette épreuve sont peu nombreux. Bon nombre d'entre eux en veulent plus par rapport à ce qu'ils ont déjà reçu, et vont cueillir ce qui ne leur est pas donné. C'est ainsi qu'ils trouvent le Serpent et ses fruits empoisonnés.    

    Faites attention, ô vous les élus! Rappelez-vous que dans votre jardin, si bien rempli des dons du Très Haut, il y aura toujours un arbre pour vous mettre à l'épreuve. C'est autour de cet arbre que l'Adversaire de Dieu, qui est aussi le vôtre, tâche constamment de s'enrouler. Il est là pour essayer d'arracher à Dieu un de ses instruments en vous séduisant par l'orgueil, l'avidité, la rébellion. Ne touchez pas aux droits de Dieu. Ne piétinez pas la loi de votre devoir. Jamais.        

    Les instruments de Dieu semblent être nombreux. Selon certains d'entre vous, ces "voix" [ces envoyés] seraient même trop nombreuses. Eh bien croyez, vous tous, théologiens ou simples fidèles, que ces instruments seraient encore plus nombreux, des centaines de fois plus nombreux, si tous ceux qui sont appelés par Dieu à ce genre de ministère particulier pouvaient vaincre la tentation d'en prendre encore plus, s'ils savaient s'abstenir de cueillir ce que Dieu n'a pas donné.            

    Pour tous les fidèles, le Décalogue, arbre de la science du Bien et du Mal, est un test destiné à vérifier leur foi, leur amour, leur obéissance. Pour les "voix" et les instruments extraordinaires, cet arbre est encore plus attrayant, encore plus et mieux piégé par Satan. Plus le don est grand, plus l'orgueil, l'avidité, la présomption de pouvoir se sauver quoi qu'il advienne, sont faciles à surgir. Mais je vous dis, Moi, que celui qui reçoit beaucoup a le devoir d'être plus parfait que les autres s'il veut éviter de recevoir une plus grande condamnation. Celui qui aura peu reçu aura la circonstance atténuante d'avoir peu reçu. Sa condamnation ne pourra pas être aussi grave que celle réservée à celui qui a reçu beaucoup.

    Voici une question que je voudrais prévenir: est ce que l'arbre en question portait à la fois des bons fruits et des mauvais?      

    Il n'était pas différent des autres. Il portait les mêmes fruits. Mais il était l'arbre du bien et du mal. Il le devenait en fonction du comportement de l'homme, pas tellement à l'égard de l'arbre, qu'à l'égard de l'ordre divin. Obéir, c'est bien. Désobéir, c'est mal.  

    Dieu savait que Satan aurait approché l'arbre en question dans le but de séduire. Dieu sait tout. Le mauvais fruit était la parole de Satan avalée par Ève. Le danger d'approcher cet arbre était dans la désobéissance. À la science pure que Dieu avait donnée, Satan a injecté sa malice impure, malice qui avait bientôt fini par fermenter jusque dans la chair. Mais Satan, dans un premier temps, a corrompu l'esprit: il l'a rendu rebelle. Dans un deuxième temps, il a corrompu l'intelligence: il l'a rendue fourbe.      

    Oh, oui! Ils l'ont bien connue, après coup, la science du Bien et du Mal, car tout, même leur nouveau regard, qui leur a fait prendre conscience d'être nus, les avertissait de la perte du don de la Grâce et de la conséquente disparition de la vie surnaturelle qui jusque-là les avaient rendus heureux dans leur savoir innocent.    

    Nus! Dépouillés moins des vêtements corporels que des dons de Dieu. Pauvres! Pauvres pour avoir voulu être comme Dieu. Morts! Morts pour avoir eu peur de disparaître avec leur espèce s'ils n'avaient pas pris l'initiative d'agir directement.    

    Le premier acte contre l'amour a été commis par l'orgueil, la désobéissance, la méfiance, le doute, la rébellion et la concupiscence spirituelle. En dernier, il a été achevé par la concupiscence de la chair. J'ai bien dit: en dernier. Plusieurs pensent le contraire: que l'acte de concupiscence de la chair ait été le premier. Non. Dieu est ordre en toutes choses.

    Même dans ses rapports avec la loi divine, l'homme a péché premièrement contre Dieu. Il a voulu être semblable à Dieu. Il a voulu être "dieu" dans la connaissance du Bien et du Mal. Il a voulu une liberté d'agir absolue, donc illicite. Il a voulu la liberté d'agir selon son bon vouloir et plaisir, contre tout conseil ou prescription divine.

    Deuxièmement, il a péché contre l'amour. Il s'est aimé de façon abusive, en niant à Dieu l'amour révérenciel qui lui revient, en mettant son propre moi à la place de Dieu, et en témoignant de la haine pour son prochain à venir: à sa propre race il a transmis l'héritage de la faute et de la condamnation. En dernier lieu, il a péché contre sa dignité de créature royale, créature qui avait reçu le don de la parfaite maîtrise sur ses propres sens.  

    Le péché de la chair ne pouvait pas avoir lieu tant que l'état de Grâce et les autres états conséquents étaient encore présents et actifs. Tant que persistait l'innocence, et donc la domination de la raison sur les sens, la tentation sensuelle aurait pu survenir, mais l'homme n'aurait pas consommé la faute sensuelle.  

    Le châtiment        

    Il n'a pas été disproportionné, mais juste.    

    Pour comprendre ce châtiment, il faut prendre en considération la perfection d'Adam et Ève. Si on considère le sommet où Adam et Ève se trouvaient, on peut mesurer la profondeur de l'abîme dans lequel ils sont tombés.      

    Si certains parmi vous étaient pris et placés par Dieu dans un nouvel Eden, tels que vous êtes à l'état actuel, mais ayant reçu les mêmes ordres qu'avait reçu Adam, croyez-vous que, vous rendant coupables de son péché, vous seriez traités avec la même rigueur dont a été traité Adam? Non. Dieu est juste. Il connaît le terrible héritage qui est en vous.      

    Les conséquences du péché originel ont été réparées par le Christ pour ce qui est de la Grâce. Mais la faiblesse de la blessure qui a été infligée à votre perfection originelle demeure. Cette faiblesse consiste en la présence en vous de mauvais appétits, ou penchants, qui comme des germes d'infection latents, mais présents, sont toujours prêts à se révolter en vous et à accabler votre personne. Ils sont présents même chez les saints. Au fond, la sainteté n'est autre chose que le fruit de la lutte continuelle que l'âme et la raison des justes mènent contre les assauts de leurs mauvais penchants, et fruit de la victoire qu'ils remportent dans l'effort de demeurer fidèles à l'Amour.            

    Aujourd'hui, Dieu, qui est infiniment juste, ne serait pas inexorable avec personne de vous comme il le fut avec Adam.          

    Avec Adam, oui, il a été sévère, car Adam avait tout pour vaincre la tentation, et la vaincre facilement. Mais dans le châtiment même, où l'on voit que si l'homme prévaricateur n'a pas respecté les limites posées par Dieu, Dieu, lui, a respecté les limites qu'il s'était fixées à l'égard de l'homme.      

    Dieu n'a pas violé le libre arbitre de l'homme. L'homme, par contre, a violé les droits de Dieu. Dieu n'a pas violé la liberté d'action de l'homme, ni avant, ni après la faute. Il avait soumis l'homme à une épreuve. Il savait, étant Dieu, que l'homme ne l'aurait pas surmontée. Mais il était juste que l'homme y fût soumis pour pouvoir être confirmé en grâce. Les anges, pour les mêmes raisons, ont subi leur épreuve, et Dieu a confirmé en grâce ceux qui en sont sortis victorieux. En soumettant l'homme à l'épreuve, Dieu, pour la même fin, l'a laissé libre d'agir à sa guise.        

    Si Dieu eût voulu violer le libre vouloir de l'homme de se choisir une destinée, dans ce cas ou il ne l'aurait pas soumis à l'épreuve, ou bien il lui aurait lié les puissances du vouloir de façon à l'empêcher de mal agir. De même, s'il eût voulu le récompenser à n'importe quel prix, il le pardonnerait à l'avance, ou bien, pour avoir un prétexte pour lui pardonner, il aurait suscité dans son coeur la contrition parfaite, ou alors, du moins, une forme d'attrition, un regret des biens perdus. Ensuite, avec un rayon de son amour, il aurait aidé l'homme à passer de cette attrition imparfaite, conçue pour les biens perdus dans le présent et l'avenir, à une forme de contrition parfaite, conçue pour l'offense faite à Dieu et pour la perte de sa Grâce et de sa Charité.          

    Dans tous ces cas, cependant, il y aurait eu injustice envers les anges, qui ont été soumis à l'épreuve sans que la puissance de leur volonté ne soit liée, sans pardon anticipé, et sans qu'aucun mouvement de contrition ou d'attrition ne soit provoqué par Dieu pour justifier un pardon divin. Il faut dire que pour les anges il était bien plus facile d'éviter le péché que pour les hommes, et cela à cause de leurs dons de grâce et de nature (esprits sans corps, libres du poids des sens), et aussi parce qu'ils étaient exempts des pressions internes causées par les sens, et des pressions externes (causées par le Serpent). En plus, ils avaient la connaissance de Dieu. Ils ont néanmoins péché, sans la moindre circonstance atténuante qui pourrait dériver de l'ignorance ou des stimulations sensuelles, par pure malice et par volonté sacrilège de pécher. De toute façon il n'en fut rien, ni du côté de Dieu, ni du côté de l'homme.            

    Dieu a respecté la volonté humaine. L'homme a persévéré dans son état de révolte envers son divin Bienfaiteur. C'est avec orgueil qu'Adam est sorti du jardin d'Eden, après avoir menti son pacte avec le Mensonge étant déjà avenu et après avoir essayé de justifier son péché avec de pauvres excuses. Ce n'est pas parce qu'ils étaient nus et ce n'est pas par honte de comparaître tels devant Celui qui les avait créés et habillés seulement de grâce et d'innocence, qu'ils se sont fait des ceintures de feuilles. Mais c'est parce que, se sentant coupables, ils ont eu peur de comparaître devant Dieu.          

    La peur, oui. Le repentir, non. Raison pour laquelle, après les avoir chassés de l'Eden, Dieu "plaça deux chérubins à la porte de ce paradis" (Gn 3,24), de façon à empêcher les deux prévaricateurs d'y entrer à nouveau par ruse, dans le but de profiter indûment des fruits de l'arbre de la vie, ce qui aurait rendu vaine une partie du juste châtiment de Dieu, et dépossédé Dieu de son droit: celui de donner la vie ou de la reprendre après l'avoir gardée saine, heureuse et longue avec les fruits bienfaisants de l'arbre de la vie.          

    Ainsi le châtiment fut juste. Privation de ce que l'homme avait spontanément méprisé: la Grâce, l'intégrité, l'immortalité, l'immunité, la science. Perte subséquente de la charité paternelle de Dieu et de son soutien puissant; faiblesse de l'âme blessée; fièvre de la chair réveillée qui délire et la raison étouffée; peur de Dieu; perte de l'Eden où la vie coulait sans peine ni souffrance; sans fatigue, ni mort, ni assujettissement de la femme à l'homme, ni inimitiés entre les hommes, entre frères, entre fils de la même mère; ni délits; ni abus; tous les maux qui tourmentent depuis l'humanité; la peur de mourir et la peur du jugement; chagrin d'avoir engendré la douleur et chagrin de la transmettre avec la vie même aux êtres les plus chers.

    Conséquences      

    Le péché originel, en plus de la condamnation immédiate qu'il a provoquée sur les personnes d'Adam et Ève, a eu des conséquences qui pèsent sur toute l'Humanité, et qui dureront jusqu'à la fin du temps. Comme premier père de la famille humaine, Adam a transmis son infirmité à tous ses descendants.          

    La même chose se produit lorsqu'un homme taré engendre des enfants. Les germes de sa tare sont transférés d'une génération à l'autre. Même si, à l'aide de médicaments appropriés, la virulence de ce germe héréditaire est réduit et muée de façon à diminuer ses ravages, il reste que les descendants de cette lignée ne peuvent pas être aussi parfaits que ceux qui sont engendrés par une constitution parfaitement saine.

    "Par l'œuvre d'un seul homme le péché est entré dans le monde". Cela est écrit, et c'est la vérité.            

    Cette douleur, avant même d'être proclamée par Paul, l'a été par la Sagesse, par l'enseignement du Verbe, et par les Psalmistes . Il s'agit toujours de la voix de Dieu, car ces personnes ont été inspirées par lui.    

    Cette douleur emplit le monde et se transmet de génération en génération. Elle continuera de se transmettre ainsi jusqu'à la fin du monde. Elle a couvert de son hurlement les lieux où Adam, laborieusement, à la sueur de son front, tirait de la terre le pain de sa subsistance. Et ce cri s'est répandu sur toute la terre. Les horizons, les vallées, les forêts, les animaux l'ont entendu et se le sont répété en frissonnant. Ce cri a montré à Adam et Ève, comme dans une lumière aveuglante, l'immensité de leur péché, commis non seulement contre Dieu mais aussi contre leur propre chair et leur propre sang.          

    Jusque-là, le verdict de Dieu n'avait pas encore brisé la rébellion de l'homme. Celui-ci, avec l'esprit d'adaptation de l'animal - car l'homme privé de la Grâce n'est rien d'autre que le plus parfait des animaux - s'était vite adapté à son nouveau destin. Même si ce nouveau destin n'était pas aussi facile et joyeux que le premier, il n'était pas dépourvu de joies humaines qui compensaient les douleurs.      

    La libido se satisfaisait dans l'union des deux chairs qui s'unissaient pour n'en former qu'une. Fusion, oui, mais pas fusion sainte comme Dieu la voulait, et comme l'homme innocent et rempli de science l'avait comprise dans le jardin d'Eden. C'était dorénavant la joie de créer de nouvelles vies par soi-même oh! l'orgueil persistant! et de se croire pour cela semblables à Dieu Créateur.

    C'était la joie de dominer les animaux. C'était la satisfaction des récoltes et celle de se suffire à soi-même, sans se sentir obligé de remercier personne. Joies sensuelles, mais joies tout de même.            

    Oh! Que d'obscurité de la fumée d'orgueil de ces deux insolents! Que d'obscurité dans le brouillard de leurs concupiscences effrénées!   Que d'obstination!  

    La maternité se réalisait dans la douleur, mais la joie des enfants compensait cette douleur      

    La nourriture n'était pas facile à pourvoir, mais le ventre s'emplissait quand même, et avec satisfaction, puisque la Terre était remplie de bonnes choses.  

    La maladie et la mort étaient très loin, car les corps, créés parfaits, jouissaient d'une santé et d'une virilité qui faisaient croire aux deux arrogants que la vie était bien longue, sinon éternelle.        

    Et l'orgueil en fermentation suscitait la pensée railleuse: "Le châtiment de Dieu? Où est-il? Nous sommes heureux même sans Dieu".  

    Mais un jour, l'herbe verte des champs, parsemée des fleurs que Dieu avait créées, est apparue tachée du vermeil du premier sang versé sur la Terre. La mère hurla sur le corps inerte du doux Abel, et le père a compris que ce n'était pas par vaine menace que Dieu lui avait annoncé: "Tu retourneras à la terre d'où tu es venu, car tu es poussière et tu redeviendras poussière".

    C'est ainsi qu'Adam mourut deux fois, la première à la mort de son fils car un père meurt dans la mort de son fils et la deuxième, au moment de sa propre mort. Quant à Ève, elle accoucha d'une douleur déchirante en rendant à la terre le corps inanimé de son fils chéri. C'est là qu'elle comprit ce que c'est que d'accoucher dans le péché.            

    Mais au moment même où le châtiment de Dieu frappait comme la foudre - c'était encore de la miséricorde - l'orgueil mourut, et à sa place commença à germer le repentir. C'était la nouvelle vie. Elle permit aux deux Coupables de remonter le sentier escarpé de la Justice, et de mériter, après bonne expiation et longue attente, le pardon de Dieu par les mérites du Christ.    

    Et de Marie. Oh! Laissez que je célèbre ici cette vérité sur l'Immaculée, qui a été et qui est toujours à moi. Grâce à notre amour conjoint, elle a donné au monde le Verbe qui s'est fait Chair: l'Emmanuel.            

    Par l'infidélité de la femme, le genre humain a connu le péché, la douleur, la mort. Par la fidélité de la Femme, le genre humain a pu renaître à la Grâce, et donc au pardon, à la joie pure, à la Vie.  
               
    Par la concupiscence, est venue la mort, toutes les morts. Par la pureté d'une triple virginité de corps, de pensée, d'esprit est venue la Vie, la vraie Vie, chez les justes ressuscités à la vie éternelle. Non seulement la vie de la chair, mais aussi celle de la pensée enfin ouverte à la Vérité, et celle de l'esprit enfin ressuscité à la Grâce.      

    Par le mariage avec Satan est entrée la haine fratricide et déicide. Par le mariage avec Dieu est entré l'amour fraternel et l'amour spirituel: deux amours qui embrassent Humanité et Divinité, qui se déversent sur l'une et sur l'autre, qui se prodiguent pour l'une et pour l'autre. L'Amour incarné et l'Amour virginal se sont offerts tous deux volontairement et totalement. Tous les deux ont été consommés pour que Dieu soit consolé, et que l'homme soit sauvé.

    La mort d'Abel a brisé l'orgueil d'Adam et rendu Ève experte de l'atrocité que comporte le fait d'accoucher pour les Ténèbres. La mort du Christ a broyé le Péché et montré à l'Humanité ce que coûte l'accouchement à la Grâce. Le hurlement d'Ève correspond au cri émis par Marie à la mort de son Fils Très Saint.

    …suite de la leçon  …demain






    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 1 Aoû - 7:56


     ...Suite de la leçon 23..

    ...À ceux qui croient que Marie était au-dessus de la douleur parce que pleine de Grâce, je dis que Ève, la coupable, n'a pas souffert la désolation que Marie a souffert dans son innocence. Si le rugissement d'Ève signa la naissance du repentir, le cri de Marie signa, lui, la naissance de l'ère nouvelle. Et si l'heure marquée par l'effusion du premier sang humain, répandu par violence criminelle qui fait que la Terre a été maudite deux fois, a été le commencement d'un retour vers la Justice, de façon analogue l'a été l'heure de none qui marque l'effusion de la dernière goutte de Sang du Fils de Dieu.

    Par là est descendue des Cieux la Rédemption, comme un fleuve de salut, sortie des deux Cœurs innocents et blessés du Fils et de la Mère.            

    La Vie que vous avez, vous l'avez eue non seulement par les mérites de Jésus, mais aussi par les mérites de Marie. La Mère de la Vie, la Mère Vierge, la pure et l'innocente, qui en mettant au monde son Jésus n'avait pas connu les douleurs de l'accouchement selon la loi de la chair déchue a connu, et bien connu, les souffrances de l'accouchement le plus douloureux, le vôtre, de celui qui a permis à l'Humanité pécheresse de renaître à la nouvelle Vie de la Grâce.          

    À cause d'un seul homme l'humanité a connu la mort. Grâce à un seul Homme elle connaît maintenant la Vie. Par Adam, l'Humanité a hérité du Péché et de ses conséquences. Par Jésus, Fils de Dieu et de Marie, l'Humanité hérite à nouveau la Grâce et ses conséquences.    

    Cette Grâce ne supprime pas, il est vrai, les conséquences terrestres de la faute originelle car la douleur, la mort vous attristent et les appétits de la chair persistent en vous, et vous dérangent, vous font peur, vous gardent dans la lutte mais elle vous aide puissamment à supporter vos présentes douleurs, dans l'espoir du Ciel à venir. Cette même Grâce vous aide à affronter la peur de la mort, par la connaissance de la Miséricorde divine. Elle vous aide aussi à vous opposer à la chair, à dompter ses appétits avec l'aide surnaturelle obtenue par les mérites du Christ, et les Sacrements qu'il a institués.        

    J'avais dit: "La Grâce ne supprime pas les conséquences terrestres de la Faute...". C'est là justement le point qui provoque la rébellion de plusieurs, qui s'exclament: "Où est la justice dans tout cela? Le Rédempteur, ne pouvait-il pas nous remettre la perfection dans son ensemble?".          

    Il était juste qu'il en fût ainsi. Tout ce que Dieu fait est juste.      

    L'homme n'a pas été blessé lors d'un affrontement avec Dieu, de façon à ce que Dieu soit dans l'obligation de réparer lui-même les dommages causés volontairement ou involontairement. L'homme s'est blessé par lui-même, consciemment et volontairement. Lorsque, dans la vie de tous les jours, un homme se blesse de façon tellement grave, qu'il s'en sort mutilé, taré, ou tout au moins marqué de graves cicatrices, pas même le meilleur des médecins n'est en mesure de tout réparer, ou de tout refaire, surtout lorsqu'il s'agit d'un membre amputé.      

    Adam s'est amputé lui-même, et par lui-même, de la Grâce, de la vie surnaturelle, de l'innocence, de l'intégrité, de l'immunité, de l'immortalité et de la science. Comme chef de file de toute la famille humaine, il a transmis sa pénible hérédité à toute sa descendance.  

    Mais l'Humanité, plus chanceuse que l'homme individuel, a pu obtenir sa guérison par les mérites de Jésus, Rédempteur et Sauveur. Elle a reçu même davantage: la "re création" dans la Grâce, qui est la vie de l'âme. À travers les Sacrements que Jésus a institués, et les vertus transmises par ces Sacrements, à travers aussi mes dons, il vous a obtenu les moyens qui vous font grandir toujours plus dans la perfection. Cette perfection atteint son point culminant avec la "super création", c'est à dire la sainteté.            

    Toutefois, même le Sacrifice de l'Homme Dieu, qui pourtant vous a remis les dons perdus, et vous a fait remonter à l'ordre surnaturel c'est à dire à la capacité de connaître, aimer et servir Dieu en cette vie, pour pouvoir ensuite le posséder et jouir de sa présence au Paradis pour l'éternité pas même ce Sacrifice, dis-je, n'a effacé les cicatrices des grandes blessures que l'homme s'est infligées volontairement. Surtout la cicatrice de la triple concupiscence, laquelle est toujours prête à s'ouvrir et à s'infecter à nouveau si l'esprit ne veille pas pour tenir sous contrôle les passions mauvaises.            

    J'avais dit aussi: "La connaissance de la Miséricorde divine". Oui. L'héritage de la Faute vous a obtenu le Rédempteur, mais aussi, le dévoilement de la Miséricorde de Dieu, la révélation de sa charité, de sa sagesse et de sa divine puissance.  

    L'homme, engendré à nouveau comme fils de Dieu grâce à Jésus, connaît ce qu'Adam ne connaissait pas. Il connaît l'immensité de l'amour du Père, capable de donner son Fils unique pour qu'il efface avec son Sang le décret de condamnation de l'Humanité, déchue dans son Chef de file.    

    Adam en savait long sur l'amour que Dieu avait pour lui. Il le savait par sa science infuse, mais surtout par la Grâce, qui en l'élevant à l'ordre surnaturel, l'en avait rendu capable. Tout lui parlait de l'amour divin autour de lui et à l'intérieur de lui. Par son élection à l'ordre surnaturel, Adam savait beaucoup aimer. Il savait aimer selon la bonne mesure, celle que Dieu avait jugée suffisante à le préparer durant la vie pour la vision béatifique prévue pour après son passage de la Terre au Ciel.

    Cependant jamais, pas même dans ses transports d'amour les plus ardents, Adam, l'innocent, n'a pu atteindre par sa soif de connaître et d'aimer le centre de la vérité. Jamais il n'a pu s'abîmer dans cette fournaise ardente d'Amour qui est aussi Vérité. Jamais il n'avait pu posséder la connaissance totale de cette vérité qui s'appelle Amour Infini.    

    L'homme qui vit sur Terre ne peut voir Dieu tel qu'il est. L'Homme Adam qui venait d'être créé, et qui était riche de toutes sortes de dons, lui non plus ne pouvait voir Dieu tel qu'il est. Tout lui faisait penser à Dieu. Tout lui parlait de Dieu. Tout l'attirait vers Dieu. L'homme était tendrement aimé et tout recouvert de dons qui l'aidaient à aimer. Mais entre l'homme et Dieu il y a toujours un abîme. Au fait, ce sont deux abîmes qui se regardent, où le Majeur attire le mineur. L'abîme majeur attire l'esprit de l'abîme mineur, étincelle devant lui et l'enrichit de ses feux de lumière. Dieu darde ses lumières sur l'esprit de l'homme comme pour une infusion continuelle de sagesse.      

    Pour l'homme, l'Amour divin est un geste d'invitation: le geste de deux bras et d'un sein qui s'ouvrent et qui s'offrent pour l'étreinte béatifianteL'amour humain lui donne des ailes pour oublier la Terre et se lancer vers le Ciel, vers Dieu qui l'appelle. Mais une loi de justice veut que la rencontre totale, la fusion, ait lieu seulement après l'épreuve qui confirme l'homme dans la grâce.  

    De sorte que, plus l'homme monte vers Dieu, plus Dieu se retire et fuit dans son abîme sans fin. Ce n'est pas cruauté de la part de Dieu, mais pour garder active la volonté que l'homme a de le rejoindre, et pour creuser ainsi en lui une plus grande capacité à être comblée par les fruits de la Grâce, c'est à dire par Dieu lui-même. En effet, plus l'homme avance activement, inlassablement, intensément vers Dieu, plus il devient apte à recevoir et à posséder Dieu et sa très sainte Grâce.          

    Or j'ai parlé au temps présent. Car telle est toujours la condition de l'homme face à l'immensité divine, incompréhensible pour l'intelligence de la créature. Même les plus grands contemplatifs ne sont pas parvenus à la connaissance de l'Inconnaissable de leur vivant. Ici les noms de Jean et Paul, deux apôtres déjà rachetés par le Christ, pour qui le Ciel s'est ouvert jusqu'au troisième et jusqu'au septième degré.

    Et aussi Moïse, Ezéchiel, Daniel, qui ont vu respectivement "le dos de Dieu", "la lumière laissée par la Lumière infinie", "l'Etre d'apparence humaine" mais qui était "feu d'électre" et "voix qui se faisait entendre au-dessus du firmament", "l'Ancien des jours, dont le visage était voilé par le fleuve de feu qui coulait rapidement devant lui" et qui laissait voir seulement ses cheveux et ses vêtements.

    Aussi longtemps que Jean et Paul ont été parmi les mortels, ils n'ont pas été admis à la connaissance de l'Inconnaissable. Les trois autres ont dû attendre que la Rédemption soit accomplie, avant de pouvoir y accéder.            

    Mais telle était surtout la condition d'Adam, élevé à l'ordre surnaturel. Adam était doué, comme vous, rendus et fidèles à la grâce, d'une intelligence spirituelle capable de se rapprocher beaucoup de la Vérité de Dieu, mais non pas de connaître le Mystère de Dieu.          

    C'est seulement par Jésus que l'homme a pu pénétrer plus loin oh, combien plus loin! franchir les distances, soulever les voiles, s'approcher de l'ardeur du Foyer Un et Trine, et connaître l'immensité de l'Amour avec une profondeur restée inconnue à Adam.          

    Inconnue par mesure de protection. Dieu a voulu éviter à Adam le risque de répéter le péché de Lucifer, devenu Satan pour avoir nié l'adoration à l'Amour fait chair. Il a évité de lui demander d'adorer le Verbe, incarné par amour et par l'œuvre de l'Amour. Si Dieu eût proposé le futur Christ à Adam, Adam aurait peut être refusé lui aussi d'adorer le futur Christ, vraie Synthèse de l'Amour trinitaire.

    Car Lucifer a prétendu orgueilleusement de pouvoir lui-même racheter l'homme, en jugeant que sa propre ressemblance avec Dieu était non pas une participation de nature, mais croyait il substantielle, donc le rendant l'égal de Dieu en savoir, en puissance et en beauté. Il a ainsi offensé gravement l'Esprit Saint, dispensateur des lumières, des vérités et de la sagesse qui se trouvent en Dieu.

    Or les péchés contre l'Esprit Saint, qui ont été commis par Lucifer et par ses compagnons rebelles, comme ils sont encore commis par beaucoup d'hommes, ces péchés ne sont pas pardonnés.

    Dieu voulait pardonner à l'homme. C'est pour cela qu'il lui a proposé le test de l'obéissance. Mais il lui a épargné l'épreuve de l'adoration du Verbe fait Homme, afin de lui éviter le péché impardonnable. Aussi bien celui de jalouser le Christ, que celui de la présomption de pouvoir se sauver et de pouvoir sauver sans passer par le Christ. Ou enfin celui de rejeter comme impossible la vérité qui vous est connue, à savoir, que l'Incréé pourrait se faire "créé" en naissant de la femme, que l'Esprit très Pur, qui est Dieu, pourrait se faire homme en assumant la chair humaine.    

    Mais vous, non. Vous qui avez été rachetés par le Christ, qui êtes arrivés après la venue du Christ, et surtout après le sacrifice du Christ, vous connaissez tout de l'amour de Dieu. Vous savez tout cela, car le Christ vous a révélé cet amour infini. Il vous l'a dévoilé et expliqué par sa propre Personne, ainsi qu'avec sa parole, son exemple et ses actions.        

    Vous regardez le Christ bébé qui pleure dans une grotte, et vous n'en êtes pas effrayés. Son indigence même attire votre faiblesse spirituelle, qui ne se sent ni découragée ni effrayée devant l'Enfant Dieu. Ce Dieu qui s'est tellement anéanti, lui l'Immense, dans ses petits membres, lui, le Tout Puissant, dans des membres qui avaient besoin de tous les secours car, incapables de prendre soin de son organisme.

    Vous regardez le Christ enfant, et vous n'en êtes pas effrayés. Sa sagesse est douce. En peu de mots, il vous indique la voie pour vous rendre avec sécurité à la Maison du Père: "S'occuper de ce que Dieu veut, de ce qui lui revient". Toute la Loi est condensée dans cette phrase brève mais tellement riche en sagesse. Il vous dit, en s'adressant à ceux qui représentent l'humanité choisie, si chère au Seigneur:

    "Ne savez-vous pas qu'il faut faire ceci, seulement ceci, ceci au-dessus de tout le reste, qu'il faut mettre cet amour au-dessus de tout autre amour, pour avoir une place au Ciel?".          

    Le Christ Maître est déjà tout présent dans les paroles brèves qu'il adresse à Marthe : "Tu t'occupes de trop de choses; une seule est nécessaire", et lorsqu'il dit au disciple encore trop attaché aux choses de ce monde: "Laisse les morts enterrer les morts", et aussi: "Celui qui, après avoir mis la main à la charrue, se retourne pour regarder en arrière, n'est pas apte au Royaume de Dieu".    

    Le Christ qui aime sa Mère avec perfection, ne la fait pas passer avant sa mission. Il dit clairement que "sa mère et sa famille sont ceux qui font la volonté de Dieu", et il en donne l'exemple le premier, car l'amour envers Dieu est, comme cela se doit, toujours le plus grand par rapport aux autres amours, tous, y compris celui de la Mère très sainte.    

    Le Christ, c'est bien lui encore qui repousse Pierre, en l'appelant "Satan" parce que celui-ci le tente à ne pas faire la volonté du Père. Et puis le Christ des Béatitudes. Présent dans la dernière: "Bienheureux ceux qui mettent en pratique la parole de Dieu". Il s'agit encore de la Loi.          

    Le Christ, le voilà lorsqu'il apprend à Nicodème comment le vieil homme, l'homme déchu par l'héritage d'Adam, peut connaître la régénération et voir le Royaume de Dieu "en renaissant à la vie par l'eau et le Saint Esprit". L'eau vous est donnée par le Christ lui-même, l'Esprit Saint vous vient de l'amour. L'amour, c'est faire la volonté de Dieu: pour ce qui concerne tous, c'est obéir à sa Loi; pour ce qui concerne chacun, c'est d'obéir à ses décrets particuliers.    

    Le Christ est là, qui enseigne la religion vraie, celle qui mérite la récompense de la divine Justice: "Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé".    

    Le Christ vous donne Dieu de façon à ce que vous puissiez l'aimer selon votre manière sensible: "Jusqu'ici, jamais vous n'avez entendu la voix de Dieu, ni vu son visage. Alors me voici. Je suis celui sur lequel Dieu a imprimé son sceau. Celui qui me voit, voit celui qui m'a envoyé. Celui qui m'écoute, écoute le Père. Je n'ai pas parlé en mon nom. J'ai dit ce que le Père m'a dit de vous dire". Il vous dévoile l'amour du Père, ce Père qui, à partir de la faute d'Adam, trouve moyen de vous encourager à un plus grand amour, une connaissance plus exacte de lui, une union plus étroite: "La volonté de mon Père est que vous me connaissiez pour celui que je suis: Dieu".          

    Le Christ, entendez le qui proclame: "Je ne fais rien en mon nom. Je dis et je fais ce que mon Père veut. Je fais toujours ce qui lui plaît".  

    Voyez le Christ Bon Pasteur lorsqu'il dévoile le vrai pourquoi du grand amour que le Père a pour lui: "Le Père m'aime: parce que je donne ma vie volontairement pour que vous soyez sauvés. C'est cela le désir de mon Père, que vous soyez sauvés".            

    Entendez le Christ lorsqu'il dit, à la veille de sa Passion: "Mon Père m'a envoyé, et m'a prescrit ce que je dois dire et faire. Je sais que son commandement est la vie éternelle".      

    Le Christ, c'est lui qui absout Pilate quand il lui dit: "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir si ce pouvoir ne te fût donné d'en haut. Pour cela, celui qui m'a livré entre tes mains est plus coupable de ma mort que toi". Mais en réalité celui qui l'abandonnait aux mains des autorités, dans une divine folie d'amour pour l'homme, c'était son Père, le Dieu infini devant qui le Fils dit son oraison parfaite: "Que ta Volonté soit faite, et non la mienne. Que ta Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel". C'est Dieu le Père qui permet aux autorités de la Terre de jouer leur rôle le temps qu'il faut, après quoi ni la force des armes, ni aucune autre force ne peut les garder au poste de commande.

    Oh! Le Christ qui obéit à partir de sa naissance jusqu'à sa mort! Le Christ qui dit "Oui" avec son premier vagissement, et "Oui" avec sa dernière parole au sommet du Golgotha. Il est le Verbe du "Oui" éternel à son Père. Il ne fait jamais peur, il n'effraye pas avec sa loi, il vous donne l'exemple qui montre que cette loi peut être suivie par l'homme, vu que lui l'Homme l'a suivie avant même de vous la montre.

    Ce Dieu Homme qui se livre à la mort, aux ennemis, aux insultes, à la fatigue, à la pauvreté, à la chair ce n'est pas par erreur que J'ai placé la mort en premier et la chair en dernier, mais parce qu'il a été plus facile pour le Sauveur d'accepter la mort, que pour le Verbe Dieu d'accepter de se renfermer dans une chair vous donne, ô hommes, la connaissance de ce qu'est le Dieu Amour.        

    Ce Père très divin, qui sacrifie son Fils bien aimé, vous donne la mesure de l'amour de Dieu pour vous.          

    On a dit: "Il n'y a pas d'amour plus grand que l'amour de celui qui donne sa vie pour ses amis". Mais on devrait dire aussi qu'il y a un amour encore plus grand: C'est l'amour du Père qui sacrifie son vrai et unique Fils pour sauver la vie de ses enfants adoptifs qui, tels de vrais enfants prodigues, ont volontairement abandonné la maison paternelle, se sont rendus malheureux et ont fait souffrir le Père.            

    Voilà de quel amour Dieu vous a aimés. Il a sacrifié son Fils Unique pour sauver l'Humanité coupable, cette Humanité qui, de même qu'au commencement des jours, lorsqu'elle jouissait du beaucoup qu'elle avait reçu de Dieu gratuitement, n'a pas su lui témoigner ni reconnaissance, ni obéissance, ni amour. Pareillement aujourd'hui elle ne lui témoigne ni reconnaissance, ni obéissance, ni amour, même si depuis vingt siècles elle reçoit plus que beaucoup, car elle reçoit le Tout, l'Immense, Dieu s'étant livré lui-même dans sa Deuxième Personne.      

    Après avoir médité tout cela, il est doux de conclure que même si le châtiment a été grand, sans toutefois être injuste, la Miséricorde a été encore plus grande, infiniment plus grande que le châtiment. En plus de vous rendre les dons, dont Adam vous avait fraudés, de vous les rendre au prix de sa Douleur, de son Sang et de sa Mort sur la croix, cette Miséricorde se donne elle-même à vous dans la Sainte Eucharistie. Elle met à votre disposition les eaux de la Vie dont elle est la source, une source qui jaillit et monte jusqu'au Ciel. Elle vous donne sa douce Loi d'amour, son exemple, son Humanité, sa Divinité, son Esprit Saint. Son Humanité vous est donnée pour que, grâce à elle, il soit plus facile à votre humanité de l'aimer.

    Sa Divinité vous est donnée pour que, grâce à elle, son Père entende vos prières comme si elles sortaient de la bouche même de son Fils bien aimé qui habite en vous. Son Esprit-Saint, vous est donné pour que, grâce à ses dons, les vertus infuses au Baptême soient puissamment aidées à se développer et se perfectionner. Ces dons aident puissamment le chrétien à vivre sa vie chrétienne, c'est à dire sa vie divinisée, sa vie de fils de Dieu. Même si ces dons n'effacent pas vos mauvais penchants, ils vous transmettent néanmoins la force de les contrôler, de sorte que pour vous, ces penchants qui sont un mal, deviennent un "bien". C'est à dire héroïsme, moyen de victoire, couronne et habit de gloire.            

    Comme pour Paul, la vie de chacun de vous est une lutte intérieure entre la chair et l'esprit, entre le désir du Bien et l'action pas toujours parfaitement bonne. Lutte dans laquelle Dieu vous aide et vous réconforte. Ceci dit, que personne ne se scandalise si l'un ou l'autre de ses frères avoue en paroles ou par actions, d'être comme Paul: "charnel, sujet à la chair". Et que personne ne se décourage s'il découvre être lui-même sujet à la chair.

    Que l'exemple de Paul vous serve de guide et vous soutienne"            

    à suivre ….





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    Emmanuel
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Emmanuel le Mar 1 Aoû - 8:24

    Bonjour @Maud,

    Merci pour ce partage, à nouveau, en ce jour.

    Cette leçon, la numéro 23, est si fondamentale! Elle est au coeur de ce livre merveilleux.

    Elle nous éclaire sur comment les choses se déroulaient au Paradis terrestre, comment s'est produite la tentation par le serpent, pourquoi il y a eu punition, la punition était-elle trop sévère, etc.

    Ces enseignements sont si précieux et uniques!

    Puisse un grand nombre d'âmes en faire la lecture, afin que la lumière de Dieu se répande de plus en plus sur terre.

    Amicalement,

    Emmanuel
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 1 Aoû - 8:31

    Bonjour @Emmanuel   Smile et Merci ! 

    Tu as écrit

    Ces enseignements sont si précieux et uniques!

    Puisse un grand nombre d'âmes en faire la lecture, afin que la lumière de Dieu se répande de plus en plus sur terre.

    Jésus, j'ai confianc

    Amicalement


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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 2 Aoû - 7:42

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )





    Leçon n° 24 :
    en 2 parties

    Romains 7, 14-25

    La loi est spirituelle : aimer avec son cœur, son âme et son intelligence - La triple concupiscence d'Adam – La triple rectitude de Jésus – Jésus ne propose sa Croix et son sort qu'aux âmes de prédilection – La prédestination à la Gloire – Dieu n'aime pas le quiétisme - L'orgueil spirituel de Lucifer, Adam et Judas – Le libre-arbitre est donné avec la science du bien et du mal – La prédestination à la gloire n'est pas un don, mais une conquête – Le Purgatoire et les Limbes disparaîtront. La Gloire immédiate des justes


    Samedi 29 mai – Jeudi 3 juin 1948.  

    1ère partie

    Le Doux Hôte dit :            

    La Loi est spirituelle. Elle demeure telle même lorsqu'elle interdit des choses matérielles.        

    Dans le Décalogue, à vrai dire, les préceptes purement spirituels sont les trois premiers. Les sept autres, et surtout les six derniers, interdisent des actes qui sont susceptibles de nuire à votre prochain, à sa vie, à sa propriété, à ses droits, à son honneur. On pourrait alors objecter que la Loi est "spirituelle", oui, parce qu'elle vient de Dieu, mais que cela n'est pas tout à fait juste, du moment qu'elle interdit, pour au moins les deux tiers, des actes matériels que Dieu désapprouve.            

    Alors il faut comprendre qu'au-dessus des dix Commandements de la Loi parfaite, il y a la perfection de la Loi, elle-même, avec les deux commandements donnés par le Verbe enseignant : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu avec tout ton cœur, toute ton âme et tout ton esprit[1]. Voilà le plus grand commandement, le premier entre tous. Le deuxième est semblable au premier : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Toute la Loi, ainsi que les prophètes, dépend de ces deux commandements".          

    À la lumière de la Lumière qui est le Verbe, s'illumine la spiritualité contenue dans la Loi, donnée pour faire vivre dans l'amour. Parce que toute la Loi est fondée sur l'amour et vit pour l'amour. Or, l'amour est chose spirituelle, quelles que soient les créatures ou l'Etre vers lesquels il se tourne.            

    Triple amour de Dieu: amour du cœur, de l'âme, de l'intellect. En effet, dans l'homme se retrouve une petite trinité: la matière (cœur), l'âme (esprit), l'intelligence (raison). Il est juste que ces trois choses que Dieu a créées pour former une créature unique — l'homme — témoignent à Dieu leur reconnaissance pour l'existence qu'elles ont reçue de lui.          


    Amour triple, donc : amour du cœur, de l'âme, de l'intelligence. Adam a péché avec son cœur (concupiscence de la chair), avec son âme (concupiscence de l'esprit) et avec sa tête (concupiscence de la raison). Ainsi il est sorti de l'ordre. Il a abusé des dons reçus de Dieu. Il a offensé Dieu avec les mêmes dons que Dieu lui avait accordés pour que l'homme puisse lui ressembler et le glorifier.            

    C'est avec les choses qui ont péché qu'il faut réparer le péché, effacer l'offense, rétablir l'ordre violé.  

    Pour faire cela et vous redonner "grâce et vérité", et en mesure pleine, débordante, inépuisable, le Verbe s'est fait chair.      

    Par cela même que le premier homme a péché, l'Homme-Dieu répare. Il vous enseigne par son exemple encore plus que par sa doctrine. Bien que cette dernière soit parfaite, vous pourriez juger impossible sa pratique. Il est Maître par ses paroles, mais aussi par son exemple. Tout ce qu'il a fait, vous aussi pouvez le faire.        

    En chaque homme persiste l'héritage d'Adam comme si Adam s'y cachait. À l'instar du premier Adam chaque homme dans l'épreuve peut se révéler faible. Mais le Christ est venu afin que vos chutes soient réparées, et vos plaies guéries; afin que la Grâce vivifiante soit rétablie en vous lorsque, dans les épreuves de tous les jours, votre faiblesse vous fait tomber dans la mort spirituelle d'où le Baptême vous avait sortis. Jésus-Christ est venu pour être pour vous Maître et Modèle, et pour que vous soyez pour lui des disciples et des frères, non seulement de nom et d'appartenance, mais aussi en esprit et en vérité, en l'imitant dans la perfection du triple amour que lui-même a eu pour le Père.          

    Par ce triple amour, Jésus a été fidèle à la justice de la chair, tout en restant libre d'accepter ou de refuser les tentations comme n'importe quelle autre personne.          
    Par ce triple amour, Jésus fut parfait dans la justice de l'âme, c'est-à-dire dans l'obéissance à l'ancien précepte divin: "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu". En effet, il ne s'est pas jugé exempté de ce devoir en raison du fait qu'il était Dieu comme son Géniteur Eternel, ni parce qu'il était Homme-Dieu, vrai Homme et vrai Dieu grâce à l'union hypostatique[2] des deux Natures (il ne l'était pas par une infusion temporaire de l'Esprit de Dieu dans une chair choisie à ce dessein, ni par l'union morale d'un homme juste avec son Dieu). L'union hypostatique, elle a eu lieu sans que la nature divine soit modifiée par son contact avec la nature humaine, et sans que la nature humaine — composée de chair, de raison et d'esprit — ait été altérée par cette union avec la nature divine.            

    Enfin, par ce triple amour, Jésus a été sublime dans la justice de son intelligence car il a soumis sa parfaite intelligence non seulement à la Loi divine — comme tout homme doit le faire lorsque cette Loi lui est dévoilée — mais aussi aux projets que le Père avait sur lui et par lui. En tant qu'Homme, il a accepté chaque chose proposée par le Père, il a accompli tous ses devoirs d'obéissance, jusqu'au dernier: la mort sur la croix.      

    "Devenu serviteur" en faveur de l'Humanité déchue, Jésus a dépassé la limite qu'il avait lui-même placée pour indiquer aux hommes le chemin de l'amour parfait. Il n'a pas imposé aux hommes le sacrifice total comme terme d'amour obligatoire pour posséder le Ciel. Dans son deuxième commandement d'amour, il vous demande d'aimer votre prochain seulement "comme vous-mêmes". Quant à lui, il est allé au-delà de ce précepte. Il ne s'est pas contenté d'aimer son prochain comme il s'aimait lui-même. Il l'a aimé bien davantage car pour faire du "bien" à son prochain il a sacrifié sa vie. Il l'a consumée dans la douleur et dans la mort. Mais à vous il n'en demande pas autant. Lorsque la grande majorité des membres de son Corps Mystique portent leur petite croix de tous les jours et aiment leur prochain comme ils s'aiment eux-mêmes, il est satisfait.        

    Ce n'est qu'à ses âmes de prédilection, son élite, que Jésus propose sa Croix et son sort. Il leur dit: "Aimez-vous comme je vous ai aimés" Et il insiste: "Personne n'aime autant que celui qui donne sa vie pour ceux qu'il aime". Et il ajoute pour finir: "Vous êtes mes amis si vous faites ce que j'ordonne".  

    La prédestination n'est jamais séparée de l'héroïsme. Les saints sont des héros. D'une manière ou d'une autre, c'est-à-dire selon la manière que Dieu leur propose, la vie des saints est héroïque. Ils savent ce qu'ils font, où cela conduit de faire ce qu'ils font, mais cela ne leur fait pas peur. Ils savent aussi que ce qu'ils font sert à continuer la Passion du Christ, à augmenter les trésors de la Communion des Saints, à préserver le monde des châtiments de Dieu, et à arracher à l'Enfer beaucoup d'âmes tièdes et pécheresses qui ne pourraient se sauver de la damnation sans leur immolation. Car la tiédeur, elle aussi, conduit l'âme à la mort. Elle le fait lentement, par un refroidissement graduel en étouffant progressivement la charité que chaque homme doit cultiver pour être capable de vivre en Dieu. Cette langueur spirituelle conduit lentement l'âme à la mort.            

    Si la prédestination était disjointe de la volonté héroïque de la créature, il y aurait injustice. Or, Dieu ne peut vouloir que ce qui est juste. Ici je parle de la prédestination à la sainteté. Cette prédestination est proclamée par la justice de la vie et par les faits extraordinaires qui, dans la vie de la personne prédestinée et fidèle à sa prédestination de gloire, foisonnent comme les étoiles dans le ciel, et continuent à être proclamés par des miracles même après la mort du prédestiné.            

    Autre chose est la prédestination à la Grâce commune à tous les hommes, que Dieu donne gratuitement en mesure suffisante pour que l'homme réalise son salut, et autre chose la prédestination à la gloire. Celle-ci est accordée à ceux qui, pendant leur vie terrestre, font un bon usage du don de la Grâce. À ceux qui demeurent fidèles à cette Grâce malgré les tentations et les épreuves, et aussi malgré les dons extraordinaires que l'homme devrait toujours accepter avec joie et reconnaissance, mais sans jamais les prétendre, et jamais gaspiller une fois reçus, comme cela se produit lorsqu'on présume que l'amour de prédilection dont on est l'objet donne la garantie de posséder déjà la gloire. C'est une erreur que de s'imaginer qu'on n'a pas besoin de lutter et de persévérer dans l'héroïsme pour parvenir à cette gloire.  

    Dieu n'aime pas le quiétisme dans lequel dégénèrent parfois les premiers élans d'un esprit qui au début avait été appelé à une vie extraordinaire. L'orgueil spirituel et la gourmandise spirituelle Lui répugnent pareillement. Ce sont deux péchés contre lesquels les personnes, que Dieu gratifie de ses dons extraordinaires, ne sont pas immunisées. Les personnes à qui Dieu accorde des dons extraordinaires peuvent être confirmées dans leur mission, ou en être privées si jugées indignes. Il s'agit du péché de Lucifer, d'Adam et de Judas de Kériot. Parce qu'ils avaient reçu beaucoup, ils ont voulu tout. S'étant perçus comme des "dieux" du fait que Dieu les avait élus, sûrs de pouvoir se sauver sans aucun mérite, par le seul amour accordé par Dieu, ils se sont rendus coupables d'un péché extrêmement grave. Ils ont misé uniquement sur la Bonté divine. Or celle-ci est parfaite. Ils n'ont pas songé que, si infinie soit-elle, elle ne deviendra jamais sottise ou injustice.        

    Il est certain que Dieu connaît ceux qui demeureront fidèles jusqu'à la fin, tandis que l'homme ne sait pas s'il sera fidèle jusqu'à la fin.                

    Cela aussi est justice. En effet, si Dieu voulait que chaque homme fût sauvé en dépit de son libre arbitre, qui très souvent est un obstacle à l'obtention de la gloire — car pour l'homme il n'est pas facile de se servir convenablement du don royal du libre arbitre, que Dieu lui accorde pour lui permettre de choisir librement les bonnes actions et mériter ainsi de parvenir au bonheur éternel — Dieu obligerait chaque homme à ne plus pécher. Mais si Dieu agissait ainsi, il trahirait sa promesse à l'égard de la liberté de l'individu, que lui-même crée avec déjà en possession de tous les dons nécessaires à distinguer le bien du mal, à comprendre la loi morale et la loi divine, à poursuivre et à atteindre le but de son existence.  

    Non seulement, mais pour chaque prédestiné disparaîtrait la cause de sa gloire, c'est-à-dire l'héroïsme qui lui permet de rester fidèle au but pour lequel Dieu lui a accordé l'existence, et l'héroïsme qui lui permet d'utiliser, mais de façon sainte, les dons reçus de Dieu. Ces dons sont les fruits admirables de l'Amour divin qui voudrait que chaque homme parvienne au salut et au bonheur éternel, mais qui en même temps veut que l'homme soit en condition de choisir librement entre une éternité de gloire d'une part, et une éternité de douleur de l'autre.            

    Il est juste aussi que vous ignoriez votre sort final aujourd'hui. La motivation vous ferait défaut si vous connaissiez votre futur éternel qui stimule les justes à agir pour mériter la vision béatifique de Dieu, bonheur sans limites. Vous risqueriez de tomber dans le quiétisme, ou dans l'orgueil, de façon temporaire peut-être, mais suffisante pour que, ensuite, votre expiation soit prolongée et votre degré de gloire, amoindri.

    Les injustes, par contre, se sentiraient poussés à agir comme de véritables démons. Ils parviendraient à haïr et à blasphémer Dieu ainsi qu'à haïr et à nuire à leur prochain sans aucune retenue, sachant d'avance que l'enfer les attend.      

    Non. Chaque créature douée de raison doit choisir librement le but qu'elle préfère et la voie qui lui plaît. En connaissant la Loi et la fin à laquelle conduit l'obéissance ou la désobéissance à cette Loi, la créature possède ce dont elle a besoin pour effectuer son choix. Mais elle doit ignorer ce que Dieu seul connaît par son savoir infini.

    De la sorte le stimulus de l'amour pur demeure actif chez les justes, qui leur méritera la gloire; et aussi de sorte que les pervers ont toute la liberté de choisir ce qui leur plaît, de préférer le péché et le délit à la justice et à l'amour.

    Ainsi, à l'heure de la condamnation divine, les gens pervers ne pourront pas commettre l'extrême péché contre l'Amour, en lui lançant l'accusation blasphématoire: "J'ai vécu ainsi car tu m'avais déjà placé en enfer, et depuis toujours".

    La prédestination à la gloire, elle, n'est pas un don gratuitement accordé à tous les hommes. Elle est une conquête, outre qu'un don, à laquelle parviennent ceux qui savent persévérer dans la justice; une conquête obtenue par le bon usage des dons et des secours envoyés par Dieu, et par la bonne volonté qui ne laisse rien tomber de ce que Dieu donne ou propose, mais qui fait trésor de tout pour parvenir à la vision intuitive de Dieu et à sa possession jubilante.      

    Certains parmi vous objectent: "Mais alors, la gloire est-elle seulement pour ceux qui au moment de leur mort sont des saints? Et les autres? Le Purgatoire est une prison moins douloureuse peut-être, mais il demeure un lieu de contrainte, et il maintient les âmes séparées de Dieu. Les esprits en voie de purification ne sont-ils pas aussi destinés au Ciel ?".      

    Ils le sont. Le jour viendra, ce sera lors du Jugement dernier, où le Purgatoire sera aboli et ses occupants passeront au Royaume de Dieu. Les Limbes, eux aussi disparaîtront car le Rédempteur a racheté tous les hommes qui suivent la justice pour honorer le Dieu de leur foi, et pour s'approcher de lui tel qu'ils le connaissent, de toutes leurs forces.      

    Mais, qu'il sera long pour eux le chemin de l'exil après leur vie terrestre ! Qu'il sera long aussi pour ceux qui, bien que catholiques, font le strict minimum pour garder allumée la flamme de leur amour, se contentant de faire à peine le nécessaire pour ne pas mourir en état de péché mortel !            

    Quelle différence entre ces derniers, — sauvés plus que par leurs mérites, par les mérites infinis du Sauveur, par l'intercession de Marie, par les trésors de la communion des Saints, les prières et les sacrifices des justes — et ceux qui auront voulu la gloire non par égoïsme mais par amour de Dieu !            

    Quelle distance entre ces deux catégories de personnes ! Les premières traînent comme une lourde chaîne un amour qu'ils ont réduit au minimum, elles le traînent avec bien des arrêts, bien de fatigue, bien de murmures de mécontentement, bien d'égarements sur des voies d'égoïsme. Les deuxièmes, elles, imitent Jésus Christ, "aiment comme Jésus a aimé" en donnant même sa vie, en acceptant chacune de leurs croix et en invoquant même d'autres comme don suprême pour sauver les âmes de leur prochain. Ce sont les âmes-victimes. Aux yeux de Dieu, elles se montrent depuis toujours comme "les amis de Jésus", car elles font ce que lui leur demande de faire !    

    Éternel présent: "Vous êtes mes amis". Dieu connaît. Conditionnel individuel: "Si vous faites". La conquête d'une amitié exige des actions capables de gagner cette amitié. Mais savoir avec certitude que ces actions vous aident à conquérir l'amitié qui vous intéresse, vous pousse à les accomplir. Ce qui se produit entre les hommes, se produit aussi, et plus parfaitement, entre Dieu et l'homme.

    Jésus, lorsque ses leçons étaient déjà devenues des faits, et que leurs exemples avaient illustré ses paroles, donne sa dernière leçon aux apôtres pour qu'ils puissent atteindre la perfection nécessaire pour être appelés "amis". Et il s'agit de la perfection que Jésus demande à tous les prédestinés à une gloire rapide, la gloire que procure une vie de justice héroïque, parsemée de faits extraordinaires, et prouvée par les miracles qui surviennent après la mort.

    "Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous ordonne". "Vous l'êtes" déjà : c'est une récompense immédiate pour l'effort que vous vous apprêtez à faire.          

    Jésus connaissait ses apôtres de la même façon qu'il connait chacun de vous. Il les considérait, comme du reste il vous considère, vous aussi, comme des êtres affaiblis par l'héritage d'Adam, des êtres alourdis par les nombreux éléments qui gênent votre élévation dans les sphères de la perfection. Il sait, et depuis toujours, quelle puissance énorme possède l'amour prodigué à l'avance pour favoriser la réciprocité. L'homme est comme un enfant qui, graduellement, apprend à devenir adulte et à se rendre indépendant du secours d'autrui; il l'apprend à travers tout ce qui lui permet de se reconnaître comme un incapable qui a besoin d'être aidé en tout pour grandir, se nourrir, marcher.

    Tout homme a besoin en effet d'être aidé par ceux qui sont déjà formés, par ceux qui ont déjà atteint l'âge parfait sur le plan physique, intellectuel et spirituel.          

    Alors Jésus se fait "mère" pour transformer l'homme, qui est "un enfant sur le plan spirituel", en adulte de la race choisie, en membre du sacerdoce royal, en hostie vivante qui continuellement s'offre à Dieu, comme le Christ, avec le Christ et pour le Christ, de façon à pouvoir continuer le sacrifice perpétuel qui a commencé avec le Christ et ne connaîtra son terme qu'à la fin des siècles.

    Le lait avec lequel il vous nourrit, c'est sa Charité. Les bras avec lesquels il vous soutient, c'est sa Charité. Les paroles qu'il vous dit pour vous apprendre la vraie sagesse de la vie, sont sa Charité.            

    L'Évangile de Saint Luc dit: "Parce qu'elle a beaucoup aimé, il lui a été beaucoup pardonné". Mais qui a emmené à la rédemption cette pécheresse, qui l'a emmenée à beaucoup aimer Celui qui est Saint, sinon le grand amour que le Rédempteur a eu pour elle ? Je l'ai dit : En chaque homme il y a un Adam. Et j'ajoute : "en chaque créature humaine il y a une Marie de Magdala". Ce qui sauve souvent l'âme pécheresse, c'est l'amour infini que Dieu a pour elle.  

    En vérité vous avez été rachetés par l'amour avant même de l'avoir été par le Sang et par la Mort du Fils de Dieu. Le Sang et la Mort ont été l'accident final de votre rédemption. Mais l'amour que Dieu a pour vous, c'est l'éternel état de Dieu par rapport à vous. Cet amour divin a commencé à vous sauver depuis l'éternité, car vous étiez dans la pensée divine avant même le début du temps.

    Vous y étiez tous, à partir d'Adam jusqu'au dernier vivant. Vous y étiez avec vos actes d'héroïsme et vos égarements, vos trésors et vos misères. Vous y étiez avec votre grand besoin d'être très fortement aidés, divinement aidés, pour arriver au terme pour lequel vous avez été créés.

    Dans son Savoir et dans son Vouloir divins, l'Amour avait déjà établi "depuis le début" ce qui était nécessaire pour vous ramener à la Vie comme Humanité et comme individus. Par amour pour vous il a embrassé tout ce qui s'appelle douleur et sacrifice. Pour vous qui parfois êtes si ingrats et souvent si faibles, il s'est immolé depuis toujours.

    Si seulement vous contempliez l'héroïque vouloir du Fils de Dieu, le futur Christ, qui est tel depuis toujours, qui est tel depuis bien avant la Rédemption, depuis bien avant sa Naissance, depuis bien avant son Incarnation, depuis le commencement du monde et bien avant le commencement du monde, en reculant l'immensité d'un temps qui n'est plus temps mais "éternité", vous comprenez que c'est par amour que vous êtes sauvés. De même que "au commencement le Verbe était auprès de Dieu" de même "au commencement l'amour était auprès de Dieu", plus: il était Dieu.

    En effet, Dieu n'est qu'Amour. De même qu'il est écrit: "Tout a été fait par Lui" de même il convient d'écrire: "Tout a été fait par le moyen de l'Amour".          

    … demain la Suite de la leçon 24  ….


    Sacrifié et Immolé par Amour



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

    Ste Thérèse de l' Enfant Jésus et de la Sainte Face
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Jeu 3 Aoû - 7:39


    …..suite de la leçon 24…
    .


    - Tout le créé, visible et invisible, est l'œuvre de l'amour - Vous pouvez et vous devez devenir des Christ – L'homme n'a plus d'excuses - L'homme de bonne volonté peut tout s'il demeure uni à Jésus Christ – L'amour conduit à l'adoration - L'homme uni à Dieu – Le Royaume de Dieu, c'est le Notre Père en action – Les voix intérieures qui dictent le bien, sont communes à tous les hommes – L'Église et le Royaume de Dieu

    Tout le créé, visible et invisible, est l'œuvre de l'amour. Toutes les providences, ainsi que les lois physiques, morales et surnaturelles, sont le produit de l'amour. Toutes les actions de Dieu sont le produit de l'amour.          

    Amour, la création de l'univers.          
    Amour, la création particulière de l'homme, fils adoptif de Dieu.        
    Amour, l'Incarnation du Verbe.          
    Amour, la Passion pour racheter l'être humain.    
    Amour, l'Eucharistie. Amour, l'Église, dispensatrice de la grâce et Guide pour les fidèles.          
    Amour, les dons qu'accorde à ceux qui le reçoivent dignement, le Paraclet, le Théologien des théologiens. C'est lui qui dispense la Sagesse, l'Intelligence, le Conseil, la Force, la Science, la Piété et la Crainte de Dieu. L'Amour du Père et du Fils, c'est lui. Le Fécondateur et le Sanctificateur de ceux qui savent le garder auprès d'eux par une vie pure et sainte, c'est lui.      

    Le parfait Amour Un et Trine vous comble de lui-même et de ses richesses pour vous rendre parfaits sur Terre et bienheureux au Ciel; et le Christ vous propose les deux perfections par lesquelles vous parviendrez à la gloire éternelle.        

    En tant que Verbe s'adressant à des créatures divinisées par la Grâce, Jésus vous propose la même sainteté que celle de son Père: "Soyez parfaits comme votre Père qui est dans les cieux". En tant que Maître s'adressant à des hommes semblables à lui dans la chair et dans l'âme, lui, l'Homme, vous propose sa propre sainteté: "Apprenez de moi. Je vous ai donné l'exemple afin que vous fassiez comme moi j'ai fait. Vous serez bienheureux si vous mettez en pratique mon exemple. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous ordonne"

    Au centre de ces deux modes parallèles de sainteté, vous avez le Christ, voie, pour vous, de la Vie éternelle. En effet, le Christ réunit en lui-même, comme Verbe, Fils de Dieu, la sainteté de Dieu; comme Jésus, Fils de Marie Immaculée, il a la parfaite justice de l'Homme innocent, plein de Grâce et de Vérité. Puisque "vous êtes dieux et fils du Très-Haut", ô hommes, rachetés du Christ, vous pouvez et vous devez, comme fils de Dieu et fils de l'Homme, imiter votre frère Jésus, vous pouvez et vous devez devenir des Christ vous-mêmes, des vrais fils de Dieu, héritiers du Ciel. Réaliser cela n'est pas impossible. Jésus vous a montré que c'est possible.          

    Si le Verbe se fût manifesté uniquement comme Parole divine, s'il se fût manifesté uniquement comme Maître spirituel et incréé, de la façon où Dieu s'est manifesté aux Patriarches et aux Prophètes avant la naissance du Christ, l'homme affolé aurait pu, selon les cas, ou gémir ou maudire:

    "Moi charnel, moi le perpétuel Adam que je suis, enclin au péché et faible de nature, de quelle façon puis-je faire ce que tu m'enseignes, toi qui es Esprit très pur, toi qui ne connais pas les tentations de Satan, toi qui n'as aucune imperfection de nature ?".

    Ou alors il aurait pu lancer des imprécations du genre:

    "Pourquoi as-tu permis que je sois corrompu dès le sein de ma mère ? Pourquoi as-tu permis que le père de l'Humanité le fût lui aussi si tu voulais que je sois saint ? À ton insulte je réponds par ma malédiction".          

    Mais le Verbe s'est fait Chair. Il a pris une nature humaine, semblable en tout à celle des frères qui sont fils d'Abraham. Le temps qu'il fût Jésus de Nazareth, le Christ n'a pas été dissemblable d'Adam, celui du jardin d'Eden au premier jour de la création: plein de grâce et d'innocence. Comme Adam, lui aussi a été tenté pour être éprouvé, afin de pouvoir ainsi comprendre et aider ceux qui sont dans l'épreuve, les comprendre et les aider grâce à sa propre expérience d'Homme et par son exemple.          

    L'homme ne pourra plus se désoler en disant : "Moi, charnel comme je suis, je ne pourrai jamais être parfait comme le Père qui est aux Cieux, ni faire ce que le Verbe nous enseigne". Il ne pourra pas non plus considérer comme une "dérision" l'enseignement imparti par le Verbe à des gens qui, affaiblis dans leur nature par la corruption originelle, ne parviennent à le mettre en pratique qu'à travers un grand et continuel effort.          

    L'homme ne pourra pas dire non plus : "La loi spirituelle ne me convient pas à cause de ma sensualité charnelle. Le contraste est trop grand entre, d'un côté, la voix extérieure de mes membres (qui sont sous l'influence du monde qui m'entoure, et du démon qui rôde continuellement autour de moi et tente les bas instincts de ma nature animale ainsi que les facultés morales de ma nature rationnelle), et de l'autre, la voix intérieure de ma conscience, qui est la voix même de Dieu. En effet: la voix de la conscience est le rappel de Dieu à ses créatures afin qu'elles ne s'éloignent pas de la Loi, ni la piétinent. Elle parle au fond de mon âme pour me dire : 'Fais ceci', ou bien : 'ne fais pas cela'. J'ai la volonté de faire le bien, oui. Je reconnais que cette Loi est sainte, oui.

    Ma conscience d'homme, ainsi que la raison qui me distingue de la brute, et qui m'a été donnée par Dieu pour que je puisse connaître, réfléchir, choisir et vouloir ce qui est bien, me disent que cette Loi est bonne, oui. Plus: L'impulsion divine m'habite. Lui, l'éternel moteur, l'Immense qui communique l'immensité à ses créatures m'en fait part à moi aussi comme à tout homme divinisé par la grâce. Fils adoptif que je suis, il me rend capable d'accomplir de grandes œuvres. Elles devraient ressembler aux siennes, si grandes et si parfaites et d'abord à la première et la plus grande qui est celle de tendre à lui avec tout mon amour. Car c'est lui, en vérité, mon Bien unique.

    Et voilà que je ne réussis pas à faire le bien que je veux, mais je cède au mal qui fermente en moi. Plus fort que le bien".    

    Non. Vous ne pouvez plus dire cela. Le mal est grand, d'accord. Grand est l'héritage du mal qui vous habite, c'est vrai. Le mal qui se cache pour vous nuire dans les circonstances de la vie (le monde) est encore plus grand, c'est vrai aussi. Très grand est le mal qui porte le nom de Satan, principe de tout Mal, monstre dévorant et insatiable, haine éternelle vivante et inlassable du Créateur et de ses créatures.

    Mais il y en a Un seul qui est l'infini : Dieu. Or, l'homme divinisé garde en lui la Grâce, c'est-à-dire Dieu. Dieu Charité, Dieu Intelligence, Dieu Sainteté, Dieu Force, Dieu Puissance, Dieu Sagesse, Dieu Vie, Dieu Beauté, Dieu Vérité, Dieu Bonté, Dieu Pureté. En Dieu, il y a tout cela au niveau de la plus haute et infinie perfection. Dieu est le Tout.  

    L'homme de bonne volonté peut tout s'il demeure uni à Jésus Christ. Ce Jésus qui, pour que l'éclat divin de la Loi du Sinaï ne vous cause pas des frayeurs avec les quatre obligations et les six prohibitions de la Loi du Sinaï qui vous épouvantent.- depuis que votre intégrité fut blessée dans l'Eden et que la loi désordonnée des sens lutte ou prime en vous sur la raison, – résume et parachève la Loi toute entière en un double commandement d'amour qu'il vous présente dans le doux, attrayant et joyeux vêtement de l'amour: "Aimez Dieu, aimez votre prochain".      

    Aimer est plus facile qu'adorer, honorer, ou s'abstenir. L'amour rapproche l'homme de Dieu, et Dieu de l'homme. Aimer est plus attrayant que craindre. L'amour, c'est l'échelle qui permet de monter jusqu'à l'adoration.          

    Il n'est pas possible à l'homme de monter directement et d'un seul trait jusqu'aux sommets de l'adoration. Comme intimidé, il s'arrête devant la grandeur infinie de Dieu. Il se fabrique de lui-même les liens qui le retiennent loin de Dieu. À cette peur, très typique des Juifs de l'ancien temps, il joint toutes les misères de sa nature.

    Mais l'amour défait ces liens par son ardeur, et met à l'âme ses ailes de feu pour monter plus haut, toujours plus haut, à mesure que ses élans lui permettent d'oublier ce à quoi il renonce sur terre: misères, étroitesses, honneurs sans valeur, richesses et affections transitoires. Le regard de cette âme est fixé uniquement sur ce qu'elle gagne et conquiert: Dieu, le Ciel. Aucun acte formel de dévotion ne vous unit à Dieu autant que l'acte d'amour spontané et continuel.
             
    Le fruit de l'union de l'âme avec Dieu est la sagesse. Or la sagesse conduit à l'exercice de la justice en toute chose.            

    L'homme uni à Dieu est actif et joyeux. Dieu se complaît dans les actions de ceux qui sont amoureux de lui. Et l'homme, dans la joie que cela lui procure, trouve son élan pour continuer et accroître son activité de bien. En effet, la paix que donne cette union avec Dieu, si haute qu'elle soit, n'est jamais inerte.          

    Il n'y a pas d'inertie en Dieu. Dieu est action, depuis toute éternité. Chez l'homme uni à Dieu par l'amour il n'y a pas d'inertie. L'homme aime Dieu activement, et il est activement aimé par Dieu. Cette double activité produit des feux de charité qui débordent et rayonnent sur les créatures, car l'homme ne réussit pas à garder pour lui seul l'Amour infini qui, comme pour se soulager, se déverse en lui comme dans un bassin digne et désireux de l'accueillir. L'homme pris dans le tourbillon de l'amour ardent de Dieu ne se contente plus d'aimer seulement son Créateur. Les yeux de son esprit, et l'esprit de son âme, en contemplant le Créateur voient en Lui aussi toutes ses créatures.

    Par conséquent, l'homme se sent porté à aimer saintement toutes les créatures comme autant de réalisations de son Amour adoré.        

    Voilà que prend naissance l'amour du prochain. Le voilà qui jaillit et se répand comme conséquence sainte et immanquable du saint amour de Dieu. Exercé avec justice, l'amour du prochain place chaque créature à son juste niveau, toujours inférieur à celui de Dieu, même si la créature est la plus chère qui soit par les liens du sang ou ceux de l'amitié, et même s'il s'agit de la plus sainte des créatures par la justice de sa vie. Jamais l'amour du prochain exercé avec justice ne fait passer la créature devant le Créateur. Il la regarde, elle aussi, comme un nouveau don de Dieu, comme un don que Dieu accorde pour rendre plus facile, plus agréable, plus douce et plus méritoire la vie de celui qui transite sur Terre.    
           
    Voilà comment, grâce à l'amour, l'homme conquiert cette liberté sublime par laquelle il se voit affranchi des pièges de son moi, de ceux du monde, et de ceux du démon, contraintes conséquentes à la Faute originelle.

    La charité est feu vivant. Le feu vivant est flamme. La flamme est libre, et elle tend vers le ciel. Elle irradie chaleur et lumière. Elle est bienfaisante pour celui qui s'en approche. Et voici que l'homme embrassé par la charité, par sa flamme, monte vers Dieu, le centre de tous les feux d'amour, et en même temps il irradie ses feux sur les frères, soigne leurs misères, éclaire leurs ténèbres, les réjouit en leur apportant la lumière qui est Dieu. Il purifie leurs impuretés, car chaque saint est un purificateur de ses frères.

    Or, celui qui aime Dieu et son prochain de toutes ses forces est un saint. Par sa sublime piété, il est purificateur de ses frères, bienfaiteur et consolateur des affligés, des pauvres, des malades du corps et de l'esprit. Il prêche le Royaume de Dieu, et par là même, il l'établit en lui-même autant que dans le monde.          

    Le royaume de Dieu dans l'homme, c'est l'amour. Dans l'homme et dans le monde, le royaume de Dieu, c'est l'amour. C'est l'opposé du royaume de Satan qui, lui, est haine, égoïsme et triple luxure.  

    Le Royaume de Dieu !    

    Il s'agit de l'oraison "notre Père" vécue. Non d'une prière marmonnée de façon plus ou moins distraite, mais d'un "notre Père" rendu vivant, rendu "action", motivé par la volonté de sanctifier le très saint nom de Dieu, de l'adorer en esprit et en vérité, en s'efforçant à ce que d'autres personnes l'adorent à leur tour. Oui, pour qu'ils adorent Dieu ! Aussi bien par l'obéissance à sa loi — donnée pour orienter l'homme vers la religion (c'est-à-dire vers l'union à Dieu et avec les frères qu'on voit en Lui) — que par le respect de vénération des droits de Dieu et le respect fraternel des droits du prochain.    

    Le "notre Père" est rendu vivant grâce à l'instauration du Royaume de Dieu dans les créatures et dans le monde, par le double amour de Dieu et du prochain, chemin vers la possession du Royaume des Cieux.            

    Le "notre Père" est rendu vivant par l'adhésion à la volonté de Dieu, quelle qu'elle soit. Il est rendu vivant par le double amour [de Dieu et du prochain]. Le premier vous permet d'accepter, dans un état d'obéissance pacifique, et comme venant de la main de Dieu, les épreuves, les peines, les agonies et les deuils. Le second vous fait supporter votre prochain lorsqu'il vous cause des souffrances, et d'accepter comme "moyen" d'accroissement de vos mérites éternels, avec patience continuelle — qu'il vous faut exercer envers ceux qui vous mettent à l'épreuve — vos pauvres frères coupables contre l'amour, pour lesquels il faudra miséricorde et prière pour qu'ils retrouvent la voie de la Vie.

    Le "notre Père" est rendu vivant dans la charité la plus difficile qui soit: celle du pardon. Il s'agit du pardon accordé à vos propres offenseurs, et offert au Dieu-Amour afin qu'il vous pardonne les offenses que vous-mêmes avez commises contre lui.      

    La charité est la plus grande des purifications, et elle peut être continuelle: une ablution ininterrompue de vos propres imperfections, accomplie par les flammes de ce double amour. La charité est aussi la Loi spirituelle mise en pratique. L'homme charnel peut la mettre, lui aussi, en pratique, car la charité va toujours de pair avec la foi. Celle-ci, par les vérités qu'elle vous propose, vous exhorte à dépasser les obstacles de la vie, en vue de l'Origine et de la Fin de toute créature: c'est-à-dire de Celui qui vous a créés, et pourquoi, et pour quelle destinée; de Celui qui vous aide à parvenir à une telle destinée de bonheur, et qui vous assure que cette destinée de bonheur est l'héritage qui attend tout homme vivant selon la justice.      


    Chaque vérité révélée vous parle de la bonté, de la providence et de la justice du Seigneur Un et Trine. Bon, pourvoyant, juste, Dieu, Père, Créateur, qui "a disposé toutes choses selon leur mesure, leur nombre et leur poids" et les a toutes ordonnées à leur propre fin. À l'homme, dont la destinée finale est surnaturelle, il a donné, à part la Grâce — qui est le moyen indispensable pour atteindre la destinée surnaturelle —, la raison et la conscience. Par ces dons, l'homme est en mesure de connaître et de suivre la loi morale naturelle, qui n'a pas été écrite sur quelque matière périssable, par un législateur faillible, et lui-même périssable.

    Elle a été écrite sur les pages spirituelles et donc immortelles de l'âme, par le doigt de Dieu, de façon à ce que rien ne puisse l'altérer, sauf la volonté de l'homme rebelle. D'ailleurs, même si l'homme rebelle parvient à fuir cette Loi en étouffant avec le hurlement de ses sens effrénés la voix de sa raison et celle de sa conscience, il ne parvient pas à étouffer ces voix intérieures pour toujours. Ces voix sont la voix même de Dieu.

    Voix qui résonne à l'intérieur de chaque homme, qu'il soit catholique ou infidèle, schismatique, juif, hérétique, séparé ou excommunié, peu importe, pour que toute créature rationnelle connaisse les prescriptions de l'éternelle Loi du Bien, et vive en accord avec elles, si elle le veut.        

    Bon, pourvoyant, juste, Dieu le Fils, Sauveur, qui s'est incarné pour être Jésus, et qui est mort pour vous permettre de redevenir "une seule chose avec Dieu", comme des fils formant un seul amour avec leur père. Il est ressuscité, puis monté aux Cieux non seulement pour donner aux hommes la preuve principale de sa Divinité, mais aussi pour que vous ayez une garantie de l'existence de la résurrection finale de la chair et de celle du Royaume des Cieux.

    Ceux qui auront vécu dans le Seigneur et qui seront morts dans le Seigneur, eux aussi monteront au Ciel pour jouir de la vision béatifique de Dieu et parviennent ainsi à la bienheureuse connaissance du mystère de Dieu, mystère que nulle intelligence humaine ne peut pénétrer.        


    Bon, pourvoyant, juste, Dieu l'Esprit Saint, Sanctificateur, âme de l'Église, qu'il vivifie avec sa Grâce et ses dons, qu'il guide, instruit, et comble d'amour afin qu'elle soit en mesure de discerner et proclamer avec justice et sagesse tout ce qui concerne la foi et les mœurs, et pour qu'elle applique avec amour et justice les biens spirituels autant que les châtiments; afin qu'elle les applique avec amour et justice, c'est-à-dire libre de toute attache personnelle aux jugements, calculs, intérêts, préjugés, ou autres sentiments humains. Sa tâche est de guider, soutenir et instruire ses fils, en continuant le magistère de son Époux, Chef et Seigneur, qu'elle doit servir, et non attrister en mettant des obstacles à ses Volontés, même lorsque ces Volontés sortent de l'ordinaire.

    Car Dieu peut vouloir toute sorte de bonnes choses pour ses enfants. Personne n'a le droit de juger les actions de Dieu, ni de les condamner en essayant de leur barrer la route par des obstacles.      

    L'Église existe parce que Dieu le Verbe l'a fondée selon le vouloir de Dieu le Père, et avec l'aide de l'Esprit Saint. La Trine Unité l'a rendue très féconde, pour que le Royaume de Dieu se propage et s'approfondisse dans les cœurs et sur la Terre, et que l'Humanité parvienne ainsi, aussi nombreuse que possible, au Royaume de Dieu qui est dans les Cieux.          

    Avec la foi on possède l'espérance, qui se nourrit de foi de la même façon que la foi et l'espérance subsistent grâce à la Charité. L'espérance naît et repose sur la certitude que Dieu ne ment pas et ne trahit pas ses promesses. Par conséquent, elle donne à l'homme toute l'aide qui lui est nécessaire pour parvenir à la bienheureuse résurrection et à la vie éternelle. C'est cela le privilège d'avoir connu le Fils de Dieu, d'y avoir cru, et d'avoir mis en pratique la Parole qui sauve de la mort spirituelle.

    Car la foi et l'union au Christ sont vie dans le Christ, et la vie dans le Christ est "la Vie". Et celui qui vit ainsi dans le Christ et par le Christ ne connaîtra pas la mort. Il y a plus encore : si quelqu'un était une branche morte — branche morte séparée du tronc de la Vigne, qui est Jésus, soit par le péché, soit parce que le fait d'appartenir à des églises séparées, le rend tel — et qu'ensuite, par la grâce de Dieu et par sa bonne volonté humaine, il parvient à la première résurrection, celle de greffer sa branche à l'unique Église Catholique, Apostolique, Romaine, il changerait sa mort spirituelle en vie.  

    Voilà donc que par la Charité — charité de Dieu pour l'homme, charité de l'homme pour Dieu et pour son prochain — par la Foi, par l'Espérance, par tout ce qui vous est transmis à travers ces trois vertus théologales, par tout ce qu'elles produisent en vous, l'homme charnel peut suivre la Loi spirituelle et parvenir à la gloire, même s'il est alourdi par le terrible poids de son humanité blessée.

    "Qui est-ce donc qui vous libérera de ce corps de mort ? La Grâce de Dieu, par Jésus Christ votre Seigneur".




    à suivre ....


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Ven 4 Aoû - 8:23

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon 25

    11 juin 1948.

    Rm 7.

    Le Doux Hôte dit:

    «La charité, la foi, l'espérance permettent à l'homme charnel de suivre la loi spirituelle, tellement contraire à la loi du péché présente dans sa chair.

    "Qui nous délivrera de ce corps de mort? La Grâce de Dieu, par Jésus Christ notre Seigneur".

    La Grâce ne supprime pas l'homme, mais elle transforme le vieil homme en homme nouveau. Son action ne se limite pas à redonner la vie à l'homme une seule fois, par les eaux salutaires du Baptême, qui est le sépulcre du Péché originel, d'où sort une nouvelle créature, innocente, sainte, divinisée. Ensuite elle aide l'homme en lui redonnant la vie autant de fois que celui-ci se repent après une chute volontaire en matière grave, ou qu'il pleure sur des chutes involontaires provoquées en lui par sa propre faiblesse. Même lorsque l'homme s'afflige en constatant en lui le vent des mauvaises tendances qui s'agitent — parce qu'il craint que ces tendances ne provoquent en lui des tempêtes de sensualité, et que dans ces tempêtes il puisse perdre l'intimité de Dieu, ou le son pacifique de la voix de Dieu, toujours semblable pour lui au "souffle  d'une brise légère" , bref, autant de fois que vous en avez besoin, la Grâce vous régénère par ses divins secours, par Jésus-Christ, par les sacrements instituée par lui à cette fin.

    Qui pourra résister à Celui qui a vaincu le démon, le péché et la mort?  Rien ni personne ne pourra lui résister, si vous lui restez fidèles. Fidèles par votre homme intérieur, celui qui seul compte, comme Jésus l'a dit à Nicodème, et pas seulement à Nicodème.
    .
    Ce qui anime la chair infirme, c'est l'esprit. De même que ce qui maintient en vie le corps d'un homme, c'est son sang. Si un homme perd son sang, ou encore, si le sang du même homme se corrompt entièrement, à rien ne sert d'avoir des membres en santé. La mort est certaine car le sang est un liquide vital, et s'il se perd ou se gâte, le corps meurt. Au contraire, si le corps conserve du sang et que ce sang n'est pas corrompu, ce corps guérira, même s'il est très meurtri.

    Demeurez donc fidèles à votre homme intérieur, et n'ayez pas crainte.

    La nuit de la Naissance du Fils de Dieu et de Marie, les anges, qui voient Dieu et en connaissent les pensées, vous ont annoncé cette grâce: la grâce de la paix aux hommes de bonne volonté.

    Dieu sait et voit tout. Dieu est Père. Dieu est Amour, Justice et Miséricorde. Il sait compatir et récompenser. Mais il veut "la bonne volonté". Il est vrai que cette bonne volonté ne se maintient pas toujours bonne et constante. Elle a des fléchissements, elle connaît même des chutes. Mais Dieu qui vous voit fléchir ou tomber, voit aussi qui est celui qui livre ba¬taille à votre bonne volonté intérieure. Il voit votre peine après la chute ou le fléchissement soudain que l'impact de l'assaut a provoqué en vous. Il vous pardonne, car il ne voit pas en vous le consentement "au mal que vous détestez, mais l'aspiration à faire le bien", même si vous ne réussissez pas toujours à l'accomplir. Il voit que ce qui opère en vous n'est pas votre moi intellectuel, mais plutôt les conséquences de la faute d'Adam: les mauvais penchants qui sont toujours présents dans votre partie inférieure.

    C'est de ce conflit qui existe entre ces deux forces qui luttent à l'intérieur de vous, c'est de ce contraste qu'il y a entre les deux volontés qui se combattent – la première mue par l'amour de Dieu et pour Dieu, l'autre par la Haine qui garde actif son poison contre vous et contre Dieu, – c'est de celà que le Seigneur tire des richesses qui vous donneront l'accès au Royaume des Cieux.

    C'est cela votre habit de noces, l'habit dont Jésus a parlé dans la parabole du festin des noces royales.

    . Malheur à celui qui ne file et ne tisse pas son habit pendant la journée terrestre. A celui qui ne tire pas le fil et le métier du tissage d'une assidue volonté intérieure de faire ce que la Loi de Dieu lui propose, ou ce que Dieu lui présente. Malheur à celui qui renonce à la lutte continuelle entre, d'une pars, la volonté de l'homme intérieur, sa bonne volonté, et de l'autre, la loi du péché qui est dans vos membres, avec le mal qui vous entoure et vous tente: le monde et le démon. Malheur à celui qui renonce à l'effort quotidien qu'exige la préparation de son habit de noces, et qui néglige de l'enrichir avec les bijoux déjà conquis.

    Car c'est ce même habit qui rend capables de pâtir la "grande tribulation" par où les hommes sont rendus dignes de se tenir autour du trône de l'Agneau avec les palmes de la victoire à la main.

    N'avez-vous jamais songé à la signification des palmes que Jean a vues dans les mains des élus? Selon le symbolisme chrétien, la palme de la gloire revient à ceux qui ont accepté le martyre. Mais Jean, qui fut ravi par l'Esprit de Dieu à contempler, à connaître, à écrire les mystères sublimes ainsi que ceux des derniers temps, dit que les palmes sont dans la main des élus, dans la main des 144.000 qui se tiennent autour de l'Agneau.

    La multitude des saints, des élus, n'est pas composée uniquement de personnes qui ont subi le martyre sanglant. En vérité chaque saint est digne de porter la palme des martyrs, car chaque saint est un martyr de l'Amour et de la Haine, de l'esprit et de la chair. Toutes les puissances des Cieux, celles du monde, celles du moi charnel, et celles de l'abîme des Ténèbres, l'ont assailli sur Terre pour l'éprouver, le tenter, le martyriser quotidiennement.

    Elle est rusée, tenace et féroce, en vérité, la façon de vous martyriser de celui que le Christ appelle "homicide depuis le commencement"! Un homicide plus dangereux que lui n'existe pas. En effet, un assassin humain ne peut nuire qu'à la chair de l'homme. Satan, lui, il tue, ou essaie de tuer, la partie immortelle de l'homme. Il est là pour lui voler non pas l'existence – car l'âme, une fois créée, ne meurt jamais – mais la Vie, c'est-à-dire son Dieu.

    Alors que le plan de Dieu créateur est de réunir en lui les hommes après leur mort – leur esprit immédiatement après la mort, leur esprit et leur corps, à nouveau associés, après la résurrection de la chair et le jugement dernier – et que le but de Dieu est de leur accorder le bonheur de sa Connaissance et Vision et les réjouir lui-même de sa connaissance et vision dans la jubilation du Peuple de ses fils, l'objectif de Satan, le rebelle, est celui de soustraire au Créateur ses chères créatures, de lui en soustraire le plus possible, et d'en priver le plus grand nombre possible de la jouissance de leur Créateur.

    Le singe de Dieu, veut lui aussi avoir son peuple. Il y par¬vient en pillant, car c'est un voleur. Dieu, lui, pour avoir son peuple, a donné à l'homme, créé à son image et ressemblance, tous les moyens surnaturels aptes à le conduire au Royaume éternel. Non satisfait encore, il a livré son Fils Unique et bien-aimé pour qu'il soit immolé, et qu'il devienne ainsi le Sauveur des hommes.

    D'un côté donc, il y a Satan, le prédateur, le principe du mal. Haine, mensonge et désordre. De l'autre, il y a Dieu, le Donateur divinement généreux de toute grâce, le Principe du Bien. Amour, Vérité et Ordre.

    A partir du moment où Satan a voulu être l'égal de Dieu en chacune de ses actions, l'égal de Dieu en liberté, en puissance et en volonté d'action; depuis que lui, créature tirée du néant, a désiré de façon désordonnée être l'égal de l'Incréé – c'est-à-dire d'être Dieu comme le Père qui engendre le Fils Unique –depuis que Satan a désiré cela pour que la création puisse dire de lui ce qui est dit du Verbe Incarné au début de l'évangile de Jean, — l'Evangile dicté à l'Evangéliste de l'Amour et de la Lumière par l'Esprit de Dieu, qui est cet Amour et cette Lumière

    Jésus en personne — "Tout a été fait par Lui", depuis cet instant-là l'archange foudroyé est devenu sacrilège, assassin et prédateur.

    Il était Lucifer [porteur de lumière]. Or il s'est cru Lumière. Mais "porter la lumière" est bien autre chose que "d'être la Lumière".


    La Lumière: le Fils de Dieu, le Verbe du Père, l'Incrée et l'Eternel, l'Immense et le Tout-Parfait, celui "par qui tout a été fait" n'a rien d'égal ni de commun avec la créature angélique, telle que, à l'origine, avant la déchéance sur¬venue par la prétention d'être lumière, avait été Lucifer. Lui qui, créé pour porter la lumière et les messages de Dieu, a choisi librement et volontairement d'être infidèle au Seigneur son Créateur et à sa Grâce.

    Ce fut ce délire d'orgueil, cette présomption de se croire Dieu et donc non tenu à l'obéissance et à l'adoration, qui foudroya le révolté.

    Depuis ce moment-là, Satan veut avoir son peuple à lui à opposer au Peuple de Dieu. Voilà le but que Lucifer poursuit sans répit, par haine envers Dieu, et par haine envers les créatures que Dieu aime comme un Père. Or l'intelligence que Lucifer avait avant d'être foudroyé — une intelligence très aiguë, telle qui convenait au prince des populations angéliques —ainsi que ses pouvoirs, il les a conservés même après le foudroiement divin.

    Il s'en sert maintenant pour atteindre ses objectifs. Il espionne chaque action de l'homme, il écoute chacune de ses paroles. De chaque parole prononcée et de chaque action accomplie il tire son profit. Il se sert de la constitution physique de l'individu, de ses maladies, de ses mésaventures, de ses études, de ses affections, de ses occupations, et de tout ce qu'il trouve apte à être ensemencé, pour y semer sa zizanie. Il suscite des phénomènes aptes à vous séduire et à vous faire tromper.

    Il s'agit des prodiges dont le Christ a prévenu lorsqu'il vous a prédit les derniers temps, en mettant l'humanité en garde contre ces mêmes prodiges et contre les voix des faux christs et des faux prophètes qui surgiront et apparaîtront ici et là. Ces prodiges ne seront autre chose que des embûches et des pièges sataniques. Les prophètes qui les accompliront ne seront que des prophètes de Satan, serviteurs de l'Antéchrist déjà prophétisé. Prophètes et prodiges seront suscités pour séduire les hommes au Mensonge et aux fausses doctrines de mensonge, de façon à ce qu'ils soient impréparés au moment du terrible règne de l'Antéchrist sur la Terre, et à la dernière venue du Fils de l'Homme, Christ Vainqueur, pour le Juge¬ment Dernier.


    Alors, au jour de l'élection ou de condamnation, de bénédiction ou de malédiction, il séparera les agneaux et les brebis des chevreaux et des béliers.

    De ces prodiges il est question dans la 2e épître de Paul aux Thessaloniciens (Ch. 2), et Jean en fait mention au 13e chapitre de son Apocalypse.

    Oh oui, en vérité il est astucieux, tenace, féroce, le martyre que Satan fait subir aux esprits fidèles au Seigneur!

    Mais le martyre qu'endure l'homme intérieur de la part de ses mauvais penchants individuels n'est pas moins tenace, mordant, exténuant. Il y a aussi des forces que Satan a installées partout dans le monde depuis qu'il en est devenu le prince ténébreux: il y a la triple concupiscence, la zizanie maudite qu'il sème dans les champs du Seigneur, pour nuire au blé d'élection, pour le suffoquer, le plier jusqu'à terre, ou alors le pervertir au point de le rendre capable de mépriser Dieu et de s'adonner à l'auto idolâtrie.

    La douleur aussi est un martyre. Le martyre de la douleur peut se présenter sous des formes différentes, mais il s'agit toujours de douleur, qui parfois est extrême et qui ne manque jamais dans la vie des élus.

    Douleur permise par Dieu, et qui peut venir des maladies, des malheurs, mais aussi de la rancune, de la jalousie, ou de la haine d'autrui: rancune, jalousie, et haine qui peuvent pousser jusqu'au délit matériel ou moral, en privant le prochain de la vie, de la réputation, ou de la liberté. Ces délits arrivent aussi à bafouer les droits du prochain, à l'exproprier des biens matériels ou intellectuels qui lui appartiennent. Il peut s'agir aussi des manœuvres faites pour altérer la vérité des choses, de façon à ce que l'œuvre d'un génie soit présentée comme si c'était l'œuvre d'un dément; ou que l'action d'un juste, appelé par Dieu à des choses extraordinaires, paraisse comme l'action d'un démon, ou d'un tricheur

    Douleur permise par Dieu mais condamnée par Dieu que celle qu'infligent les hommes à leurs semblables.

    Elle est infligée de mille et une façon: on torture le juste par des calomnies et par des dérisions, ou alors par des expérimentations abominables aux yeux de Dieu, réalisées sur le psychisme de l'homme pour l'affoler, le mettre en soupçon sur lui-même ou sur la valeur de son sacrifice devant Dieu, sur ce qu'il voit ou ressent; expériences réalisées sans prudence, sans charité et sans justice, car motivées par des intentions douteuses qui sont une insulte de Dieu et de sa créature, et qui font souffrir Dieu autant que sa créature; expériences illicites car elles dé¬passent la limite sacrée posée par la charité que l'homme doit à son prochain, et qui ne devrait être outrepassé, sous aucun prétexte si spécieux soit-il.

    La douleur peut aussi venir du moi, car c'en est une que de se voir faible, imparfait, si éloigné et si dissemblable de la perfection à laquelle le juste souhaite parvenir par pur amour de Dieu et pour obéir au conseil de Jésus.

    Ne vous contristez pas, âmes généreuses! Sachez vous supporter vous-mêmes comme vous supportez les autres! Soyez patients avec vos petites misères spirituelles, comme vous l'êtes pour vos petits malaises corporels. Que votre patience soit toujours accompagnée de confiance, même dans les moments, semblables aux maladies dangereuses et soudaines, où "afin que la grandeur des dons extraordinaires ne vous fasse enorgueillir, l'aiguillon de la chair, un ange de Satan est chargé de vous gifler".

    Ces penchants vous répugnent comme si des ordures vous effleuraient de tout près, ou comme si une nausée, un vomissement vous montait à la gorge. Supportez tout cela avec patience, sans consentir aux penchants, et sans perdre votre courage et vos espoirs.

    Demeurez dans la paix. Pensez à l'amour de Dieu qui vient au secours de votre faiblesse avec la puissance de sa grâce. Il vous apporte une grâce surabondante, surtout dans les heures où les instincts charnels ou l'ange de Satan se présentent. Ils vous insinuent l'idée que vous ne pouvez demeurer fidèles à la justice: que malgré tous les dons surnaturels et extraordinaires, l'homme demeure un homme, une créature chez qui la nature spirituelle divinisée par la grâce se trouve en conflit avec la nature humaine sujette aux appétits désordonnés de la concupiscence, et que par conséquent vous ne pouvez pas demeurer fidèles à la justice .

    Face à ces voix inférieures ou sataniques, qui parlent pour vous décourager, tenez-vous impassibles.

    Demeurez dans la paix, et ne vous tourmentez pas à cause de la puanteur de ces penchants, du monde et de Satan.

    Ne soyez pas troublés par l'idée que Dieu puisse s'éloigner de vous à cause de ce bouillonnement d'instincts, ou à cause des tentations qui, à l'improviste, se déchaînent en vous et au¬tour de vous. Elles ne sont là que pour vous troubler, pour vous faire douter de votre mission de véritables fils de Dieu. Seulement si vous deveniez consentants vous éloigneriez le Seigneur.

    C'est le consentement accordé à la tentation comme à l'inspiration qui fait toute la différence. Ce qui donne valeur dans le mal ou dans le bien, dans la haine ou dans l'amour, ce qui compte, c'est le consentement. Ce qui rend un acte méritoire de récompense ou de condamnation, c'est l'adhésion con¬sentie.

    S'il n'y a pas de consentement, toutes ces voix venant d'en bas demeurent des bruits inutiles. S'il n'y a pas de consente¬ment, les voix d'en haut demeurent, elles aussi, des appels inutiles. S'il n'y a pas d'adhésion au mal, vous restez fidèles à Dieu, même si vous êtes tentés de façon tellement rude que vous en succombez momentanément.
    S'il n'y a pas d'adhésion au bien, dans ce cas seulement vous péchez contre l'amour. Car l'amour aussi est un consentement.
    S'il n'y a pas de consentement réciproque entre deux êtres, l'amour ne peut naître
    S'il n'y a pas de consentement, c'est-à-dire de prompte adhésion aux voix de l'Amour éternel, la réciprocité d'amour entre Dieu qui aime et la créature qui aime peu ou mal n'existe pas.

    Alors le vrai amour ne peut se former ni grandir.

    La haine, elle aussi est consentement. Sauf que la haine n'a pas besoin de réciprocité entre celui qui hait et sa victime, mais pour naître, elle a besoin également du consentement d'au moins un complice. Je parle ici d'un péché de haine commis par la seule pensée. Or, ce complice ne peut être que votre moi, c'est-à-dire vous-mêmes qui avec votre volonté et votre raison sortez de l'ordre pour entrer dans le désordre. De toute façon, dans une relation de haine entre deux personnes, et même si la haine est motivée par des fautes certaines commises par la personne haïe, il s'agit toujours d'un rapport de désordre qui s'installe entre deux êtres humains. Il ne faut pas oublier que l'ordre est dans l'amour, que l'ordre est amour.

    Quiconque sort de l'amour, sort de l'ordre.

    Pour ce qui est de la haine de la créature envers son Créateur, il faut savoir que tout péché la contient du moment qu'il est mépris de sa loi. Mais là aussi l'élément déterminant est le moi.

    Tout comme l'accomplissement de ce qui est juste est toujours de l'amour de la créature pour celui qui l'a créée et dont elle veut accomplir amoureusement la loi en esprit et en vérité,  de même en est-il pour la haine: c'est uniquement l'homme qui en décide: c'est son moi qui est le facteur déterminant pour la haine comme pour l'amour

    Il faut bien comprendre cela: Il n'y a pas d'amour si la libre volonté et la raison de l'homme n'adhèrent pas aux commandements et aux inspirations de Dieu et ne secondent pas les désirs germés dans l'âme. Ces désirs, Dieu même les suscite dans l'esprit de l'homme pour qu'augmente toujours plus son degré de gloire. Et après les avoir suscités, Dieu aide puissamment la volonté et les facultés limitées de la créature, en sorte que l'homme puisse réaliser les saints désirs suscités à l'intérieur de son esprit.

    Mais également il n'y a pas non plus de haine de la part de la créature envers son Créateur s'il n'y a pas de consentement voulu des appétits irascibles ou concupiscibles; internes ou externes, du monde et de Satan; quand l'âme ne les seconde pas, quand font défaut soit la net¬te prise de conscience, soit le plein consentement.

    Le martyre de la douleur est toujours présent dans la vie des élus. Leur justice se manifeste, entre autres, dans leur ardeur à souffrir. Non seulement ils supportent avec résignation la douleur, mais ils la demandent comme huitième sacrement et comme neuvième béatitude, afin d'être unis à Jésus-Victime et en devenir l'image.

    C'est le sacrement non institué, c'est la béatitude qui n'a pas été proposée ouvertement par le Maître divin et Prêtre éternel. Mais ceux qui savent lire et comprendre l'Evangile, pas dans sa lettre mais dans son esprit, trouvent cette béatitude comme étant toujours proposée par les actions de Jésus, l'Homme du Sacrifice et de la Douleur. Ils trouvent ce sacre¬ment-là qui n'a pas besoin de matière, ni de forme, ni de ministre, pour devenir un signe sensible et efficace de la grâce. Il est lui-même matière et forme de grâce, soit lorsqu'il trans¬forme l'homme en victime résignée, soit lorsqu'il atteint un plus haut degré d'identification avec le divin Maître, le Très-Saint Rédempteur.

    Comment cela? C'est quand l'homme de¬vient victime volontaire et agréée de Dieu, par où il est constitué ministre de sa propre immolation: un petit christ: le continuateur du sacrifice de Jésus-Christ.

    C'est par la douleur et la mort que Jésus a été "Jésus", c'est-à-dire Sauveur. C'est par la douleur et la mort que Jésus a atteint le but pour lequel il s'était fait Homme. C'est par la douleur et la mort qu'il a réalisé le dessein de Dieu dont le but était: faire de son Fils Unique, de son Verbe, l'Homme-Dieu, pour qu'il puisse être Donateur de la Grâce et Rédempteur pour les fils d'Adam, déshérités d'un don si sublime par la faute d'Adam.

    Et c'est encore ainsi, aujourd'hui et toujours: C'est par la douleur et le sacrifice d'holocauste que l'homme sauve, pour¬suivant ainsi l'oeuvre de salut initiée par le Christ. La douleur méditée, comprise, contemplée d'un regard surnaturel, n'est pas un châtiment dû à la rigueur divine, mais une grâce de l'amour divin.

    C'est une grâce que Dieu accorde à ses meilleurs fils pour qu'ils deviennent d'autres christs, par coparticipation.

    Oui, par coparticipation au calice amer, à la douloureuse passion qui a été le joug du Christ; joug très lourd, écrasant, à partir du Gethsémani, jusqu'au Golgotha et à la Croix. Ce joug est au-delà de vos forces si l'amour envers Dieu et envers le prochain n'est pas présent en vous pour le rendre "suave et léger". Suave et léger: s'il n'est pas tel pour la chair, il l'est sûrement pour le coeur, l'âme et l'esprit.

    C'est le parfait amour que le Verbe de Dieu nourrissait pour son Père et pour son prochain qui l'a fait avancer à la rencontre de sa Croix avec une sainte anxiété d'avoir "tout achevé".

    Toute sa Vie, c'est-à-dire son Eternité de Verbe, a été un élan orienté vers ce but à achever. Sa vie entière est animée de cet élan, que ce soit encore au temps où il était avec son Père dans le Ciel, ou au moment où il est descendu dans le sein de Marie pour son incarnation; depuis sa première respiration, aux années qui l'ont vu grandir en âge, grâce, sagesse, soumis à Marie et Joseph, et de la même façon, plus tard, il s'est sou¬mis à la Loi et aux Volontés suprêmes de son Père Très-Saint, jusqu'à s'être consumé, où, en exhalant son esprit il dit:

    «  Tout est achevé". Il avait enseigné que si le grain ne meurt pas, il ne donne pas de fruit. Il est mort, lui, le Vivant, l'Eternel, pour que les grains de son épi virginal deviennent le Pain de Vie destiné aux hommes.

    La douleur et l'holocauste sont une coparticipation au sort du grain Très-Saint, Jésus, né de l'Epi - immaculé et virginal.  Elle est coparticipation à l'amour parfait du Fils de l'homme pour ses frères, au point qu'il donne sa vie pour eux. Elle est coparticipation à la sainteté du Christ, une sainteté que l'on atteint grâce aux renonciations, grâce au sacrifice, et grâce à la mort elle-même.

    Après s'être humilié jusqu'à la mort de la croix, Jésus a été exalté par le Père, et a reçu un Nom supérieur à tout autre nom. Un Nom si haut que tout doit se prosterner en adoration devant lui, soit sur la Terre, soit au Ciel.

    Ainsi, donc, celui qui par amour de son âme veut lui donner la vie éternelle et bienheureuse doit haïr sa chair et aimer même les persécutions et les infirmités qui détruisent la matière.

    Il doit pousser son amour jusqu'à aimer la croix de n'importe quel genre de martyre, matériel ou spirituel; il doit aimer la croix qui détache de la Terre et qui soulève vers le Ciel dans une élévation mystique, dans une "messe" du chrétien vraiment formé, "messe" qui transforme l'homme en hostie, une petite hostie désireuse d'être consumée avec la grande Hostie, Jésus-Eucharistie; "messe" qui transforme l'homme en un sacrifice eucharistique, de propitiation, d'imploration, de latrie'.

    Avec le martyre de la douleur, il y a celui de l'amour. Dans sa brûlante douceur, le martyre de l'amour n'est pas moins consumant que celui de la douleur.

    Oh! Le martyre de l'amour! Les exigences de l'amour! L'absolutisme de l'amour! L'amour isole dans une sainte folie la créature choisie par l'Amour, qui s'est immergée de son plein gré dans l'océan de feu de l'amour! Oh! La générosité totale de l'amour qui désormais règne sur l'esprit avec la puissance d'un maître absolu! Pourvu que Dieu en ait gloire, et le prochain soulagement, pardons et grâces, cette générosité ne mesure plus rien, ni les renoncements, ni les peines, ni les pardons, ni les secours de miséricorde destinés au corps ou à l'esprit.
    Oh! L'adhésion absolue et continuelle de la créature qui s'est donnée à l'amour, qui s'est donnée à la très sainte Volonté de Dieu!

    De ses libres volontés de créature humaine, elle ne garde qu'une seule: celle de faire ce que Dieu veut; celle de faire ce que Dieu, vivant dans les âmes qui aiment et familier avec elles, leur indique, leur ordonne, ou leur propose de faire.

    Cet amour obéissant, actif, constant, met la vie divine en vous et achève de compléter votre identification avec Dieu qui est Amour en plus d'être Esprit, comme votre âme elle aussi est esprit. Il est suprêmement Libre de vouloir, comme vous aussi vous êtes libres de vouloir. Il est Eternel, comme votre esprit lui aussi est éternel depuis qu'il a été créé.

    Cette ressemblance divine d'élans d'amour et de lumières intellectuelles est de nature spirituelle. Elle met en vous l'amour, le plus grand des commandements, qui vous fait de¬venir "dieux et fils du Très-Haut"; et cela non par suite à une prévarication arbitraire, comme celle d'Adam, qui a suivi l'insinuation du Serpent et a mordu au fruit défendu pour devenir "comme les dieux", mais en vertu de votre participation à l'essence de l'Etre Suprême.

    C'est l'amour qui fait de vous des "dieux et des fils du Très-Haut". Car l'amour implique la présence de la Grâce dans l'esprit qui aime, et la  Grâce qui est une participation à la vie divine par la capacité de l'intuition de ce qu'est Dieu, vous donne d'agir selon son vouloir, d'aimer comme vous êtes aimés.

    Elle vous prépare à voir ce en quoi vous aurez cru, à connaître le Mystère de Dieu, tous les mystères de Dieu, et tous les mystérieux motifs qui expliquent les actions de Dieu, lesquelles sont pour vous incompréhensibles parfois tant que vous êtes dans les brumes de l'exil terrestre. La Grâce vous prépare à la contemplation de Dieu face à face, à posséder la complète connaissance de toutes les Vérités, car la fusion avec Dieu dans la perfection de l'union ne saurait être célébrée qu'au Ciel, après l'épreuve et après votre élévation à la gloire dans la perfection de  l’Amour qui désormais aura atteint sa mesure parfaite, et même les trois mesures parfaites.

    L'amour est vraiment le don des dons, le moyen de garder la Grâce, de développer les vertus, d'atteindre le but ultime de votre vie. C'est pour cela que ce don vous est accordé par l'Esprit-Saint, qui est l'Esprit de l'Esprit divin, l'essence de l'amour très parfait et réciproque du Père et du Fils, et qui procède de l'attraction réciproque du Père et du Fils, de leur baiser réciproque, de leur contemplation de joie jubilante.

    La volonté humaine peut rendre très actif ce don de l'Es¬prit d'Amour. Ce don suffit par lui-même à vous faire atteindre le but pour lequel vous avez été créés: la prédestination à la Grâce et à la Gloire.

    En vérité, tous ceux qui sont poussés par l'amour deviennent "fils de Dieu" (Paul aux Romains, eh. 8, v. 16), car, par chacune de leurs actions, ils aspirent à l'amour, c'est-à-dire au bien: à Celui dont ils pressentent la présence, même s'ils ne le connaissent pas au juste, et au bien envers leurs semblables. Il vivent donc selon la loi naturelle et morale que Dieu a mise et gardée dans le coeur des hommes.

    C'est de ces gens-là que Paul écrit: "Les Gentils qui, même sans connaître la Loi, font naturellement ce que la Loi impose, sont Loi à eux-mêmes. A leur manière, ils prouvent que la crainte de la loi est inscrite dans leur cœur, témoin de leur conscience ( ... ). Lorsque Dieu, dans la personne de Jésus-Sauveur, jugera les actions secrètes des hommes, ces Gentils seront justifiés".

    En effet, tous ceux qui agissent avec rectitude, selon les prescriptions de la loi morale, démontrent qu'ils ont une âme naturellement chrétienne, ouverte au Bien et au Vrai. Par conséquent, Jésus, qui est mort pour que les hommes aient la Vie éternelle — les hommes de bonne volonté — Jésus sera la justification de ces hommes  .

    Tous ceux qui, sans rien connaître de Dieu tel qu'il est connu des Catholiques, croient fermement qu'il y a un Dieu, un Dieu juste, un Dieu pourvoyant, un Dieu qui va donner à chacun en proportion de ce qu'il au-ra mérité, ceux-là appartiennent à l'âme de l'Église. Ils lui appartiennent à cause de la charité qu'ils ressentent pour Dieu, à cause de la charité et de la justice qu'ils ont pour leur prochain et pour eux-mêmes, à cause de leur désir de Dieu, et à cause de la contrition parfaite qu'ils ont pour les fautes qu'ils ont pu commettre.

    Je vous ai dit que la douleur est le huitième sacrement et la neuvième béatitude. Maintenant, je vous dis que l'amour vraiment vécu et vraiment pratiqué, ainsi que le repentir sincère du mal que l'on a pu involontairement commettre, sont un baptême de désir. Ce baptême permet aux hommes de de¬venir implicitement membres du Corps Mystique, et comme conséquence de participer à la Grâce.

    Seulement Dieu et les hommes en qui Dieu opère connaissent les divines actions conçues pour porter les créatures humaines au salut et à la connaissance de la Vérité céleste pour laquelle elles ont été créées.

    L'amour est une sainte activité qui fait bouger toutes les forces de l'homme, les tournant vers leurs fins dernières. L'amour est sagesse. Et la sagesse est liberté vis-à-vis des choses éphémères et limitées. Or cette liberté vis-à-vis de tout ce qui vous limite et vous tient attachés à la Terre ouvre à votre es¬prit les espaces de l'infini pour que votre esprit y coure et s'y élance à la rencontre de l'éternelle Vérité.

    Celle-ci se penche vers l'être qui l'aime et qui déjà se livre à elle, dans la mesure où il est capable de la goûter et de l'aimer en tant que créature. Elle le détache des brumes de son triste exil. Elle le fait monter vers elle. Pour l'aimer toujours davantage, elle se dé¬voile à lui de plus en plus, sans toutefois le rendre détaché ou étranger aux besoins de ses frères. En effet, la personne qui est perdue en Dieu, adore Dieu, et puise en lui des grâces et des bénéfices non seulement pour elle-même, mais aussi pour ses frères. Elle les répand sur eux par une action de charité sainte et continuelle.

    Ceux qui vont demeurer fidèles à l'homme intérieur mal¬gré leurs nombreux martyres, infligés par la douleur et par l'amour, auront au Ciel le vêtement et la palme décrits par Jean. Chacun d'eux, par sa volonté propre, aura préparé son vêtement et purifié son étole dans le Sang de l'Agneau. Par son onde purificatrice, ce Sang aura effacé en eux les ombres du péché d'origine et celles dues aux imperfections terminales de leur vie.

    Les martyres qu'ils auront supportés en adhérant de toutes leurs forces humaines à l'action de la Grâce divine, reçue par Jésus Christ votre Seigneur, mais par dessus tout le martyre d'amour, leur accorderont le privilège d'être nommés vainqueurs du nom nouveau, de recevoir la manne cachée, la couronne de vie, la puissance sur les nations, et la gloire d'être assis autour du Trône sublime.

    Ils pourront se tenir éternellement devant l'Agneau, devant l'Etoile du Matin, qui les a orientés au cours de leur voyage , de la Terre au Ciel

    L'Etoile de leur matin terrestre, la même qu'ils ont invoqué à chaque battement de leur cœur par ce cri amoureux: "Viens, Seigneur Jésus! ". Ils pourront se tenir devant l'Agneau qui est aussi l'Etoile de leur matin céleste et éternel, du jour qui les verra admis à tout jamais dans le Royaume des Cieux».

    à Suivre …..leçon 26




    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Dim 6 Aoû - 20:01


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon n°26

    Samedi 12 juin -14 juin 1948.


    Romains 8.
     

    Le Doux Hôte dit :
             

    De la même façon que Dieu accorde à tout le monde la prédestination à la Grâce, et qu'Il accorde la prédestination à la gloire à tous ceux qui demeurent fidèles à la Grâce, de la même façon il justifie tous ceux qui, avec fermeté, savent rendre actifs en eux les dons que Jésus Christ leur a gratuitement accordés, laissés, ou rendus. Chrétiens non seulement de nom, ou d'après quelques signes reçus et devenus inefficaces en eux – car détruits par des péchés graves répétés et volontairement entretenus – mais par leurs actes et par leur fidélité volontaire à la loi spirituelle, ils connaissent une renaissance de leur esprit, et par le Saint-Esprit et par l'eau, signe de la Grâce. Elle purifie et enterre le vieil homme en remettant en vie l'homme nouveau. Ensuite, par l'Esprit d'Amour et par le Sang elle purifie et efface les fautes que ces baptisés peuvent avoir commises.
             

    Avec leur volonté, ces gens opèrent leur deuxième création ou "recréation" dans le Christ et pour le Christ. Sans relâche, sans se décourager par la fatigue, ils se forment sur le modèle exemplaire calqué sur le Christ, Chef du Corps dont ils constituent les membres. Le fait de constater humblement et sincèrement qu'ils sont des membres faibles, voire ignobles, n'arrête pas l'effort constant qu'ils font pour être en syntonie avec l'harmonieuse beauté qui se dégage du Corps Mystique, et surtout de son Chef, le Christ.

    Bien au contraire, c'est parce qu'ils se reconnaissent faibles et ignobles, qu'ils travaillent sans relâche pour parvenir à imiter Jésus parfaitement. De façon progressive et graduelle, ils adoptent les traits de Jésus, l'Homme parfait qui, dans sa perfection, a été l'image véritable de Dieu, assez pour pouvoir dire:

    "Celui qui  me voit, voit mon Père".

    Unis à lui, fidèles à lui, disposés par amour pour lui à "ne pas marcher d'après la chair", vous qui êtes chrétiens de fait, vous êtes justifiés par lui. Vos actions, aussi imparfaites soient-elles, deviennent bonnes parce que lui-même les recouvre de l'abondance de ses mérites infinis.
    Bien plus: à travers l'esprit de Dieu qui habite en vous, et qui revient en vous chaque fois que le Sang divin vous reconsacre comme temples en qui la Grâce-Dieu peut demeurer, vous êtes renouvelés, recréés, ressuscités, guéris, après avoir été morts ou blessés par vos péchés actuels plus ou moins graves.

    Tout donc vous vient de lui et à travers lui, qui a tout donné et tout souffert par amour pour vous. Avec son Corps innocent, devenu victime pure, sainte et immaculée, il a crucifié et consommé le Péché sur la Croix».

    (Parentèle. Interrompue à ce moment par une faiblesse plus forte qu'à l'ordinaire, je me suis abandonnée sur l'oreiller et le divin Inspirateur a consenti à ce que je me repose. Mais dès que je me suis sentie un peu mieux, le Saint-Esprit m'a donné une pensée. Dans un moment de lassitude, et suite à la faiblesse qui m'avait frappée, j'ai évité l'effort d'écrire, en me disant: "Je vais m'en souvenir".

    Il était midi. Il est maintenant 14 heures (2:00 P.M.), et je fouille en vain dans ma mémoire.


    Peine perdue! Et c'était une pensée si profonde! Je souffre dans mon esprit. L'agitation me gagne pendant que je cherche en vain ce que j'ai perdu par ma faute. Pour la première fois, j'entends l'Esprit Saint qui me dit d'une voix sévère: "Tu es devenue paresseuse depuis quelque temps. Lorsque tu es interrompue par un motif de charité, ou dérangée par l'autre, Nous sommes là pour t'aider. Mais quand tu perds une perle à cause de ta paresse, Nous ne faisons rien pour t'aider. Reste avec ta punition. Et ne cherche pas plus loin. Même si tu cherchais dans tous les livres du monde, mes mots ne pourraient plus te revenir. Ce que tu souffres, c'est la punition que tu as méritée".

    Il a raison. Mais j'étais si fatiguée! J'étais si faible que mon stylo s'échappait de mes doigts, alors que moi je tombais de tous les côtés. J'étais à peine capable de garder mes yeux ouverts; et Dieu ne m'envoyait pas sa force pour le servir, comme il fait d'habitude lorsqu'il le veut. Et pourtant... J'aurais dû écrire, selon mes capacités et mes moyens, quitte à y revenir plus tard pour tout recopier. Maintenant c'est fait, et il n'y a pas de remède. S'il manque quelque chose ici, c'est de ma faute.

    C'est vrai. Je suis si mal en point que je suis devenue paresseuse. Jusqu'à aujourd'hui, Dieu a été compatissant. Maintenant il frappe. C'est à prendre avec résignation. Chose méritée, châtiment juste).


    (Suite de la dictée du 12 juin. Aujourd'hui, c'est le 14 juin).


    «Dans son Corps Sacré, il a expié tous les péchés. Et pour que vous puissiez encore porter votre habit de noces, vêtement propre et décoré, Il s'est lui-même habillé de blessures, de meurtrissures, de douleurs perçantes et de sang.

    Le courroux de Dieu l'a frappé; le courroux causé par vos péchés, dont la série a commencé avec le Premier, qui a été le père de tous les autres, et finira avec le dernier qui sera commis. C'est sur son Corps innocent que la Justice a cloué chaque faute, en l'éteignant. Comme un faon poursuivi par une bande d'archers, ainsi a-t-il été poursuivi par les flèches de Dieu afin que chaque péché soit expié par son Sang.

    De la tête aux pieds, il n'était plus qu'une énorme blessure. Sa tête n'avait abrité que des pensées saintes, elle n'avait proclamé que des mots d'une sagesse, d'une justice et d'un amour sans égal. Ses pieds étaient les pieds du Messager de paix de celui qui, pour venir, avait franchi des distances et descendu des vallées qu'aucun homme ne pourra jamais franchir ou descendre. En effet, il avait traversé la distance de l'abîme qui sépare la nature divine de la nature humaine, et descendu jusqu'à la plus profonde étroite et sombre vallée que le péché et la douleur du monde ont contaminée, une vallée si différente du Ciel: un espace sans bornes, tout lumière, pureté, harmonie, joie, selon des proportions qui dépassent toute conception humaine. Et cela pour enfin, après tant d'épreuves, tant de fatigues et de douleurs, aboutir sur une croix. De la tête au pieds il n'a été qu'une seule plaie.

    Si les étoiles qui parsèment l'immensité du ciel ne peuvent être comptées, pareillement sont innombrables ses blessures. En effet, elles envahissent complètement l'Immense qui s'est emprisonné lui-même dans un Corps d'expiation. Chaque blessure et chaque meurtrissure était la somme de beaucoup de blessures et de beaucoup de meurtrissures, et elles ont été supportées par Celui qui, selon sa nature divine, n'était pas sujet à la souffrance et à la mort, mais qui avait accepté de devenir Homme afin d'expier les péchés du monde, faire les oblations qui rachètent toutes les impuretés, et connaître la douleur et la mort.

    Il avait accepté de s'abandonner à cette douleur et à cette mort pour donner la Vie à ceux qui sont morts à la grâce, et pour donner à tous ceux qui se maintiennent fidèles à cette grâce, la paix des fils de Dieu sur la terre et la joie infinie de la gloire du Ciel.

    Dieu le Père aurait pu se déclarer satisfait de sacrifices moins atroces et moins honteux que ceux de la flagellation et de la croix de son Fils bien-aimé, punitions réservées aux malfaiteurs et aux esclaves. La simple contrainte du Verbe lié à la chair, sa soumission aux nécessités de la nature humaine, son séjour parmi les pécheurs, les blasphémateurs, les faux adorateurs de Dieu, parmi les luxurieux, les violents, et les menteurs, pour les sanctifier le temps de son séjour parmi eux, auraient pu satisfaire la divine Justice.

    Et même l'enseignement du Christ, à lui seul, aurait pu suffire pour la conversion de l'homme du désordre du péché à l'ordre de la Loi. La fondation de la religion chrétienne aurait pu se faire par la seule permanence de l'Emmanuel en Palestine. D'autres, qui n'étaient que des hommes, ont fondé des religions qui ont survécu pendant des siècles. À plus forte raison le Christ, Verbe de Dieu devenu Homme, aurait pu fonder la religion chrétienne le temps de son séjour parmi les hommes, vu qu'aucun maître n'était Maître au-dessus de lui. Ou encore, Dieu aurait pu choisir l'homme le plus juste et lui joindre temporairement l'Esprit de son Verbe de manière à ce que la nouvelle religion soit véritablement divine en raison de sa justice et de sa vérité.

    Une seule goutte du Sang de Jésus-Christ aurait pu suffire à effacer le péché originel ainsi que les autres péchés, et  tous les hommes .

    Le sang qui a jailli pendant la circoncision du divin enfant aurait été entièrement suffisant, parce que le Fils de l'homme était l'Innocent, né de l'innocente Vierge Immaculée, et aussi parce qu'il n'était pas lié par le rite réservé aux descendants d' Abraham , membres du peuple juif.

    L'alliance entre le Fils de Marie et Dieu le Père n'était pas non plus obligatoire, puisque Jésus n'était pas un fils adopté, mais le Fils Unique du Très-Haut, engendré par Lui.

    Le Christ était homme, mais la Chair qu'il a assumée dans le temps n'a pas aboli la divinité en lui, si bien que les deux natures se sont unies dans sa Personne sans que l'une ou l'au¬tre ne subisse de changement de substance. Par conséquent, le Christ, l'Homme-Dieu, était encore Dieu, toujours Dieu pendant son existence temporelle. Il était Un avec le Père et le Saint-Esprit comme avant l'Incarnation. Il était un vrai Homme, né d'une femme par l'œuvre de l'Esprit-Saint, sans concupiscence dans la chair, et non assujetti au péché originel ni à aucun péché de quelque nature soit-il.

    Oh! Bien sûr! Ces gouttes de Sang divin auraient été suffisantes à racheter l'Humanité sans besoin d'un tel excès dans l'effusion de ce Sang! Il n'y avait nul besoin de se soumettre à de si nombreuses tortures! Mais c'est justement dans le mystère de l'union réelle des deux natures en une seule personne, dans le mystère d'un Dieu anéanti, d'abord en sa chair et ensuite dans son immolation totale, que se trouve la mesure de l'immense amour divin et celle de la gravité du Péché. Aussi est-ce dans le mystère de la Résurrection qu'il vous donne la preuve irréfutable de la véritable personnalité de Jésus de Nazareth, le Christ, l'Emmanuel, Fils de Dieu et Fils de l' Homme, sans possibilité de doute ou d'erreur.

    Parce que Dieu seulement pouvait se ressusciter lui-même dans sa nature humaine, et revenir à la vie dans un corps glorieux. Dieu seul pouvait ressusciter après une mort et une sépulture du genre que l'on sait, et ressusciter sans traces de blessures, sauf les cinq Blessures salutaires. Il était déjà "Beau parmi les enfants des Pl 45, 3 hommes", non seulement selon l'héritage acquis du côté de sa Mère, et du fait qu'il était exempt de tares conséquentes au Péché, mais aussi par don divin, un don nécessaire à sa mission et à son but. Il était donc déjà beau, mais à cause de la beauté des corps glorifiés, il est devenu encore plus beau, plus majestueux et plus puissant.

    Le moindre de ses actes aurait pu satisfaire les exigences de Dieu et lui faire atteindre son but, à savoir: la restauration de la grâce chez l'homme déchu. Dieu le Père aurait pu accomplir tout sans passer par cet abîme d'anéantissement, par ce sommet de douleur qu'il a demandé à son Fils, pour que le Péché soit effacé et que le Ciel soit ouvert à nouveau aux fils adoptifs de Dieu. Mais quelles en auraient été les conséquences? Des nouveaux péchés de rébellion, de désordre, d'orgueil, d'endurcissement, de négation, auraient replongé l'Humanité dans l'abîme dont elle avait été sortie par le Rédempteur. Ainsi donc, son œuvre de Maître, de Fondateur et de Sanctificateur des hommes aurait été nulle.

    L'humanité orgueilleuse, celle d'Israël en premier, aurait-elle courbé la tête devant la doctrine, la justice, les déclarations d'un homme, et d'un homme du peuple, du fils du charpentier, le charpentier de Nazareth? Comment l'aurait-elle pu, du moment qu'elle ne s'est pas pliée devant les prodiges de sa Résurrection et de son Ascension? Croyez-vous que le pouvoir d'un homme, même de l'homme le plus saint, et à qui Dieu se serait temporairement associé, croyez-vous que ce pouvoir aurait réussi à faire accepter une Religion si contraire, dans sa doctrine, à la triple sensualité qui mord, brûle et fait des hommes des insensés? Est-ce qu'il aurait été juste et convenable que la religion la plus parfaite fût prêchée et fondée par le simple fait de la permanence de l'Emmanuel en Palestine? Est-il à croire que le monde se serait converti par l'enseignement d'un homme, même le plus sage?

    Ces suppositions ne sont ni possibles, ni justes, ni convenables. À aucune ne convient une réponse affirmative. L'homme, par ses chicanes, son incrédulité, ses scandales injustifiés, ses folies, ses ironies sottes et irrévérentes, aurait rendu cette religion impossible à pratiquer.
    Or la Religion du Christ devait être universelle. Elle avait été prévue telle par la Pensée divine depuis l'éternité.

    Alors elle devait être appuyée, etayée et reconnue comme étant parfaite dans son unicité, perpétuelle jusqu'à la fin du temps, digne d'être suivie par tout le monde, et pas seulement par les citoyens de Palestine. Ces derniers étaient reconnus autrefois comme étant le "Peuple de Dieu," mais au cours des siècles, et surtout dans les trois dernières années de la vie terrestre du Verbe incarné, ils avaient changé au point de devenir un "Peuple d'anti-Dieu".
    Par conséquent, si l'immolation du Verbe n'eût pas été totale, il y aurait eu une disproportion beaucoup trop grande entre le péché et l'expiation, entre l'océan des péchés passés, présents et futurs de l'Humanité entière (depuis Adam jusqu'à la dernière personne vivante sur terre), et la mesure du sacrifice.

    Et donc, pour un nombre excessif d'incroyants, la preuve de la Personnalité véritable de Jésus-Christ aurait été très faible si, après avoir accompli sa mission comme Maître, Fondateur et Sanctificateur, le Christ eût regagné le Ciel sans d'abord avoir été torturé et mis à mort de la façon que l'on connaît, à la présence de gens convenus de toutes les nations et rassemblés à Jérusalem pour la Pâque. Il y avait là des juifs prévaricateurs et déicides, mais aussi des Gentils ignorants du vrai Dieu. Il ont tous été spectateurs — pour ensuite agir en témoins — de la Personnalité véritable de Jésus-Christ, Dieu et Homme, qui par son propre pouvoir était sorti vivant du tombeau où on l'avait mis et qui, après cette résurrection, était apparu à plusieurs personnes. Cela s'était produit après qu'il a été arrêté, capturé, crucifié et mis à mort par les gens de son peuple, et déclaré mort par le coup de lance d'un romain.

    Ensuite il était monté au Ciel par son propre pouvoir, à la vue d'un grand nombre de témoins venus de nouveau à Jérusalem de chaque partie de la Diaspora à l'occasion de l'imminente Fête des Moissons, appelée aussi des sept semaines, et plus tard Pentecôte. Et il y avait parmi eux de vrais juifs, des prosélytes, et aussi des familles mixtes, composées de Juifs et de Gentils.

    Tout a sa raison d'être dans les choses que Dieu décide ou permet, et cette raison est parfaitement bonne. C'est pour cela que le Christ a été immolé un vendredi de Pâque. C'est pour cela qu'il est ressuscité alors que les gens assemblés pour la même Pâque étaient encore très nombreux.

    C'est pour cela qu'il est monté au Ciel quarante jours plus tard alors que la ville débordait de pèlerins revenus pour la fête de la Pentecôte, ou y étaient restés sur place pour accomplir le double rituel de la présentation de chaque mâle dans le Temple à l'occasion des deux fêtes du printemps.

    Ces pèlerins, en rentrant ensuite chez eux, dans leurs villes respectives de la Diaspora et d'ailleurs, ont répandu partout où ils vivaient la nouvelle des prodiges dont ils avaient été témoins. Sans même s'en rendre compte, ils ont servi à répandre la vérité dans le monde, à propager la nouvelle que Jésus de Nazareth était le Fils de Dieu,


    Celui qui avait été préannoncé par les Prophètes, le Messie attendu, le Sauveur et Rédempteur. Ponce Pilate, lui aussi, a servi ce même but dans son rapport à Tibère César sur le procès et la condamnation "d'un juif nommé Jésus, exécuté par volonté populaire, car accusé de vouloir subvertir la nation en encourageant les gens à ne pas payer les impôts à Caesar, et qui prétendait qu'il n'y avait qu'un roi au monde et que ce Roi était  Lui :  "Jésus"

    . Si, et d'autres légionnaires, ont vu la douceur du caractère de Jésus et la majesté qui transparaissait du Martyr sous le vêtement de blessures qui le défigurait.

    Ces légionnaires ont entendu les mots solennels qu'il a prononcés lors de l'interrogatoire du Proconsul, puis ceux qu'il a prononcés le long du chemin douloureux, et enfin sur la Croix. Ils ont aussi été témoins des prodiges qui ont accompagné sa mort.
    Tout et tous ont servi à témoigner que Jésus de Nazareth était le Fils de Dieu.

    Observez, ô hommes, et méditez sur les temps et les circonstances où se produisirent les événements principaux qui concernent le Christ. Sa naissance a eu lieu au moment où un
    Luc 2, 1-7 édit de l'empereur Tibère César ordonne aux Juifs des quatre
    coins du monde d'aller s'enregistrer dans leur ville d'origine.

    Sa mort, sa résurrection, et son ascension surviennent alors Ex 12, 21-27; que, par ordre de la loi de Moïse, tous les enfants d'Israël se rassemblent autour du Saint du Temple de la Ville sainte.

    C'est l'Humanité qui doit être sauvée par ce Bébé qui repose dans une crèche. Et l'Humanité, représentée non seulement par des citoyens de la Palestine, mais aussi par des Juifs installés dans d'autres territoires, se rassemble pour cette circonstance dans la nation où ce Bébé naît sur terre.

    C'est l'Humanité qui doit être rachetée par l'Agneau de Dieu, l'Agneau sans tache qui meurt sur la croix. Voilà donc que pour l'heure de son immolation, cette Humanité se rassemble dans la ville déicide et homicide, de façon à pouvoir constater le crime perpétré dans le temps et selon la manière annoncés par les Prophètes pour le Roi Messie: pour l'Homme-Dieu.

    Et c'est encore cette Humanité qui, troublée par l'agitation et le remords, les doutes et les déclarations, a besoin d'être confirmée dans sa Foi. Elle sera présente quand la Victime, en vain mise à mort, ressuscite au milieu des secousses du deuxième tremblement de terre. Quand le tombeau se vide du Vivant, tous reçoivent la réponse, apaisante ou angoissante de la part du Dieu Un et Trine aux questions que chacun se po¬sait à propos de l'Homme de Nazareth.

    L'Humanité travaillée par le doute, car toujours orgueilleuse et méchante, est présente ensuite en ce matin radieux du mois de Nisan, alors que Celui qu'on n'a pas voulu écouter ni reconnaître pour ce qu'il était, et qu'on a même tué dans l'es¬poir d'en faire taire la voix, monte au Ciel, Charité éternelle et Parole qui toujours parlera et toujours allumera d'amour pour lui tout homme de bonne volonté. L'Humanité le voit monter au Ciel en plein jour, plus éclatant que le soleil même dans l'éclat de beauté resplendissante des corps glorieux.
    Et finalement c'est une Humanité encore chancelante, Actes.  2,1-36 après tant d'épreuves, qui est présente au miracle de la Pentecôte , l' épiphanie  de l' Eglise enseignante .

    Cette Eglise débute  son magistère remplie de sagesse et infaillible dans les vérités de la Religion. Non pas en raison de ses capacités, mais parce qu'elle a été remplie de l'Esprit Saint, l'immatérielle Troisième Personne de la Triade Éternelle, descendue sur la Terre. Ainsi qu'en avait fait promesse la Deuxième Personne avant la consommation de son Sacrifice et avant son ascension au Ciel. C'est de là que l'Esprit Saint est descendu par volonté de la Première Personne et de l'Amour unique et trinitaire qui, en lui-même, veut ce que les Deux autres veulent, puisqu'ils sont une seule Unité en trois Personnes.

    Les œuvres de Dieu sont des œuvres de vérité et de lumière. Elles se réalisent dans la lumière et elles s'affermissent dans la vérité. La vérité aime et cherche la lumière. La lumière fait resplendir la vérité même aux yeux qui veulent rester aveugles. Et ceci pour qu'on ne puisse pas dire: "Nous n'avons rien vu". Et la condamnation qu'ils recevront par le Juge divin sera motivée par leur mauvaise volonté. Ils l'auront méritée pour avoir volontairement et obstinément voulu rester aveugles face à la vérité.

    Dieu, dans sa volonté d'amour, agit de façon à ce que tous puissent avoir accès à la Vérité, et ainsi parvenir au salut. Le désir de Dieu est que tous parviennent au salut. La gloire pour tous est son soupir éternel. Le rejet du salut et de la gloire par un trop grand nombre est sa douleur infinie.

    Pour que les personnes de bonne volonté soient justifiées, aient le salut et la gloire, Dieu le Père a envoyé son Verbe parmi les hommes. Il l'a vêtu d'un Corps pur, saint et immaculé, pour que la Sagesse divine parle aux multitudes et les instruise. Il a envoyé son Agneau pour qu'il soit sacrifié, et qu'il rachète ainsi l'Humanité du Péché, obstacle qui empêchait l'homme de profiter de la Grâce. Il a envoyé son Fils pour que les hommes soient recréés à la vie surnaturelle, en suivant le chemin tracé par son Fils, le Christ, pour qu'ils atteignent le Royaume des Cieux, la connaissance de Dieu, sa vision, la Vie éternelle et glorieuse la fin pour laquelle ils ont été créés».



    " Celui qui me voit , voit Mon Père

    à suivre .
    .
    .



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 8 Aoû - 7:21

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n° 27


    6 janvier 1950.

    L'Esprit Saint dit:

    «Ecris. Et que ceci soit la réponse aux sottes insinuations de certains. Réponse sera le prolongé silence (18 mois), et réponse sera la nouvelle parole.

    Réponse sur le long silence. Réponse qui dit aux gens qui te calomnient qu'en toi il n'y a pas de volonté d'écrire ou de ne pas écrire, mais seulement volonté d'obéir à Dieu.

    S'il parle, tu écris. S'il se tait, tu n'écris pas. Car tu n'es pas simulatrice des choses extraordinaires.

    Tu n'est pas une folle qui prend pour surnaturelles des paroles et des visions de délire. Tu es l'instrument, le haut-parleur. Un instrument est inerte jusqu'au moment où l'artisan le prend entre ses mains pour lui faire faire un travail. Un haut-parleur n'a pas de voix si la Voix ne le remplit d'elle-même dans le but d'être répandue dans le monde. Voilà ce que tu es, et rien d'autre

    Réponse, après le long silence, est aussi la nouvelle parole, pour dire la vérité aux aveugles aux yeux recouverts d'écailles - écailles de leur nature charnelle - et qui voient selon leur mauvaise pensée et non selon la réalité, car ils sont aveugles. Ils voient de l'extérieur et ne savent pas ce qui se passe entre l'Esprit divin et l'esprit du serviteur de Dieu. Ils voient le silence apparent, mais il n'est pas en leur pouvoir de pénétrer les divines raisons de ce silence, car l'homme charnel ne peut pénétrer avec sa pesante opacité les mystères de la Lumière devenue Parole.

    Maintenant je dis qu'après tout ce silence je parlerai pour répondre à ces sots. Mais puisque je suis Dieu, et Dieu de bonté, je n'exercerai pas de contraintes sur toi, victime qui te consumes toujours plus. J'adapterai ma Parole à tes possibilités physiques, et donnerai  ainsi une nouvelle leçon aux coupables contre la charité et la justice, et donc contre Dieu

    . En n'agissant pas avec charité et justice à l'égard de toi, malade, ils pèchent deux fois contre le double amour, que la Loi ancienne et le Verbe incarné ont proclamé être le premier commandement. Sans celui-ci les autres commandements ne peuvent pas être vrais, vivants. Elles sont vaines, fausses, mortes les formes du culte littéral, formel. Elles sont comme un cadavre. Elles seront jugées sans valeur pour la paix et la gloire. Ce qui est vie divine, ce qui divinise même un simple sourire et en fait un objet de récompense future, c'est l'amour. L'amour seulement.

    Ce n'est pas sans le conseil divin que les leçons se sont arrêtées au verset 4 du 8, chapitré aux Romains, pour continuer après 18 mois avec le verset 5 du même chapitre. Jusqu'au 41 verset on parlait de toi et de tous ceux qui te ressemblent. A partir du 5e verset on parle d'eux jusqu'au 7'. Et la leçon est reprise à ce point, une leçon juste pour l'heure actuelle.

    Même le clignotement de vos paupières est réglé par la sagesse de Dieu».

    à  suivre …leçon 28


    Maria Valtorta et ses écrits " Tu es l' Instrument "



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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 9 Aoû - 6:56


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n° 28 :


    Jeudi 19 janvier 1950.    

    Romains 8, 6-8.

    Harmonie et désordre - Tout est harmonie dans la Création, à l’image de Dieu - Le Paradis terrestre - Lucifer a créé le désordre, le péché et l'enfer - Le Ciel est resté Ciel, mais le désordre était né - Toute cette peine millénaire vient d'un désordre créé au Ciel par un rebelle, et d'un consentement au même désordre - Dieu appelle. Satan lui aussi appelle.

               
    « La perfection est amour. L'amour est harmonie. L'harmonie est ordre.    

    Il n'y a pas d'harmonie là où l'ordre a été troublé. Il n'y a pas d'amour là où a été troublée l'harmonie. Il n'y a pas de perfection là où l'amour vient à manquer.

    En toutes choses et actions, c'est ainsi que cela se passe : qu'il s'agisse de choses humaines ou, à plus forte raison, de choses qui dépassent l'humain. Si les chanteurs ou les musiciens n'observaient pas strictement les lois musicales qui régissent le temps et le ton, une musique vraiment harmonique ne serait pas possible. Au lieu d'avoir une musique harmonieuse et agréable, il en résulterait une rumeur discordante qui mettrait en fuite les auditeurs.        

    Si l'amour manquait parmi les membres d'une famille, d'une société, d'une nation, ou d'une assemblée de nations, l'harmonie morale ne pourrait plus exister. L'absence d'amour, autrement dit le désordre dans les relations mutuelles, apporterait la division et la ruine dans la famille, la fin d'une société, la ruine dans la nation, la guerre parmi les nations.      

    La perfection qui règle les lois de la vie et la perfection des mœurs ne peut plus subsister si l'amour vient à disparaitre, c'est-à-dire l'harmonie et l'ordre qui sont à la base de tout ce qui est bon.              

    Pour cette raison, la Perfection infinie et éternelle a créé toutes choses et toutes créatures dans l'harmonie. Depuis le début de son existence, toute la Création peut être considérée comme une sublime harmonie pour ce qui est des lois éternelles qui règlent le cours des étoiles et des planètes, le changement des saisons, ainsi que la reproduction continue des espèces animales et végétales, de façon à ce que rien ne manque de ce qui est nécessaire à la vie de l'homme sur la terre. La Perfection est Amour, elle est Ordre, elle est suprême Harmonie.

    Cette Perfection qui est Amour, qui est Ordre, qui est Harmonie, est si suprêmement parfaite, qu'elle est à la fois Une et Trine sans que cela porte à l'annulation ou à la confusion d'une Personne ou des Personnes. Elles restent bien distinctes alors qu'elles fusionnent dans l'harmonie de l'Amour unifiant.

    Cette même perfection se retrouve, en forme différente mais toujours dans l'ordre, dans le Verbe fait Chair, en qui la Divinité et l'Humanité se sont jointes sans se confondre ni s'écraser l'une l'autre: chacune des deux entités persiste à être ce qu'elle est, sans séparation entre le Fils et le Père, sans privilégier l'Humanité du Christ en raison du fait qu'il est Dieu.    

    Achevée sans effort, parce que réalisée de façon ordonnée, la création aurait continué sans efforts de la part des créatures si le désordre n'était pas venu briser l'harmonie du Ciel avec la rébellion de Lucifer, et celle de l'Eden avec la rébellion de l'Homme-Adam.

    "Eden" était le nom du lieu où l'homme avait été créé et placé afin de pouvoir s'y multiplier avec sa compagne. De même que "Ciel" était appelé le lieu où les Anges, esprits purs, avaient été placés pour adorer et servir dans les siècles des siècles le Dieu qui les avait créés. Eden signifie "jardin", ou un lieu de délices. Ciel signifie "Royaume de Dieu", ou un lieu de sainteté et de joie. Si l'ordre n'eût pas été volontairement brisé par les créatures à qui Dieu avait donné l'existence et un lieu pour vivre dans la joie et les délices, l'Eden serait resté Eden pour tous les descendants de l'Homme-Adam, et l'Enfer n'existerait pas.          

    Par un don sublime, l'ange avait la connaissance des futurs mystères et des futures œuvres du Seigneur, œuvres que Lucifer, bien que sublime parmi les anges, n'aurait jamais été capable d'accomplir. Au lieu de contempler avec des sentiments d'adoration le Pouvoir infini et la Charité de son Créateur – et cela aurait été "vie dans l'ordre, vie dans l'harmonie des bonnes impulsions intellectuelles" – ce fut lui le premier, l'ange qui dans une folle rébellion, s'est insurgé contre son Seigneur. Cette révolte tua, en lui et en ses partisans, la charité, l'ordre et l'harmonie.

    Et il a créé. Oui, lui aussi a créé. Mais quoi? Il a créé le désordre, le péché, l'enfer. Ce que pouvait créer un être qui s'était mis contre Dieu.        

    Les impulsions et les instincts de la nature humaine étaient des éléments ordonnés et bons à leur origine. Ils étaient agencés selon une harmonie réciproque, bien adaptée au but final pour lequel l'homme avait été créé. Leur désordre fut la création de Lucifer, le rebelle. À l'heure de la céleste création des anges, Lucifer, qui avait été « la splendeur du matin »[1], s'était cru « semblable au Très Haut ». Depuis, il avait entrepris « d’élever son trône » au-dessus des cieux (Isaïe 14).  

    Le péché contre l'amour, c'est-à-dire l'orgueil de l'intellect et du cœur, à partir duquel l'homme-Adam innocent est devenu coupable, le péché terrible du moi qui veut « devenir semblable à Dieu » (Genèse 3, 5) ce péché a été créé par Lucifer qui, plus tard, séduisit l'homme au même péché, en le rendant semblable à lui dans sa rébellion contre le Seigneur.    

    L'Enfer, le lieu d'éternels et inconcevables tourments dans lequel se précipitent ceux qui vivent dans la haine du Seigneur et de sa Loi, cet Enfer a été créé à cause de lui, l'Archange rebelle. Avec ses partisans, il a été foudroyé par le divin courroux, et terrassé par les anges fidèles. Foudroyé, car dépouillé désormais de la puissance de son état de grâce, et « précipité au fond de l'abîme » (Isaïe)[2].

    Dans cet abîme, son terrible feu de haine, sa lumière et sa flamme désormais horribles, si différentes de la flamme de grâce et d'amour reçues lors de sa création, ont allumé un feu éternel qui est d'une atrocité inimaginable.    
             
    Le Ciel est resté Ciel, même après la révolte et la chute des rebelles. Parce que dans le Royaume de Dieu tout est fixé par des lois éternelles. Une fois chassés les superbes, les rebelles, les auto-idolâtres, dont l'habitation est la mare brûlante de l'enfer, la sainteté, la joie, l'amour, l'harmonie, l'ordre parfait, y sont en fête éternelle.        

    Mais désormais, le désordre était né et, avec lui, le péché, la douleur et la mort s'étaient glissées insidieusement parmi les délices de l'Eden, en y injectant leur venin. L'ordre, l'harmonie et l'amour ont été troublé. L'intellect, la volonté, les sensations et les instincts corrompus parvinrent à éveiller le mauvais appétit, à détruire l'innocence et la grâce, à donner du chagrin au Créateur, et à faire de ce Couple, jusque-là surnaturellement et naturellement comblé, deux malheureux.

    L'homme a été condamné à tirer laborieusement son pain d'une terre désormais maudite et produisant épines et tribulations. La femme condamnée à enfanter avec peine, à vivre dans la douleur et dans la soumission à l'homme. Les deux ont été condamnés à connaître la souffrance d'avoir un fils assassiné, la honte d'être les parents d'un fils fratricide, et enfin d'expérimenter les douleurs et les affres de la mort.  
               
    Toute cette peine millénaire vient d'un désordre créé au Ciel par un rebelle, et d'un consentement au même désordre qui, dans le jardin d'Eden, fut proposé aux deux premiers habitants de la Terre par celui qui désormais n'est qu'un serpent maudit. Jamais plus la perfection initiale, l'amour, l'harmonie et l'ordre ne purent renaître après que l'ange et les deux créatures innocentes eurent choisi le Mal plutôt que le Bien suprême.      

    Pas même le sacrifice d'un Dieu, qui s'est fait homme pour racheter le genre humain, n'a rétabli l'état d'ordre primordial, l'harmonie, l'amour et la perfection. La Grâce répare, mais la blessure reste. La Grâce vient au secours, mais les penchants mauvais demeurent en place.          
    Si la faute originelle n'avait pas eu lieu, il aurait été doux et facile pour les humains d'atteindre le Royaume ale Dieu, mais maintenant ils doivent « se faire violence" pour atteindre ce Royaume ». Violence sainte contre violence démoniaque. Car, à partir du moment où le Péché a été commis, le Bien et le Mal marchent côte à côte, et les deux se font la guerre autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'homme.

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre28.htm


    à suivre  ….Leçon 29



    Toute la Création est une sublime Harmonie



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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Jeu 10 Aoû - 7:15


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )

     


    Leçon n° 29 :


    Jeudi 26 janvier 1950.
             

    Romains 8, 6-8.    

    Personne n’échappe au désordre provoqué par Lucifer et nos premiers parents   Pas même la Vierge Marie pourtant conçue sans péché . De ce moment, l’amour a été contaminé . Après la Faute, l’homme a reçu l’intelligence, la conscience, la foi  La Bonne Volonté annoncée par les anges . Chaque action de l'homme trouve son origine dans sa volonté . Mieux vaut un désir enflammé d’amour qu’un activisme fébrile.

    « Personne n'échappe à ces conséquences douloureuses du désordre d'un ange et à ceux de vos Premiers Parents.      

    Pas même le Fils de l'Homme, le Très Saint Verbe de Dieu, qui, sans connaître le péché n'a pu éviter l'assaut du Tentateur et n'a pas été exempté ainsi des conséquences de ce désordre. Tel le bélier expiatoire, chargé des péchés de tous les hommes, chassé pour mourir hors de la Sainte Cité, dans le désert des déserts, il connut l'abandon, non pas de son peuple seulement, mais des amis, mais jusqu'à celui de son Père. Lui qui est Dieu, l'Éternel, le Très Pur, et donc exempt des suites de la Faute, il a connu la douleur et la mort.    

    Non plus la Vierge Marie, la Sans Tache par privilège divin et par héroïque fidélité, n'a échappé à la loi de la souffrance, conséquence du péché. Il est vrai qu'elle n'a pas connu la mort physique, puisque son esprit se sépara de son corps dans une impétueuse extase contemplative. Et celle qui ne devait pas connaître la pourriture de la chair pour n'avoir pas connu la pourriture bien plus grave de la Faute et des péchés, devait entrer au Ciel comme une Reine, avec sa chair glorifiée, conjointe de nouveau à son âme très pure. Cependant elle connut et elle savoura l'amertume de la mort du cœur, en voyant expirer sur une croix son Dieu et son Fils.        

    Ainsi donc parmi les hommes personne n'a été exempté des conséquences de la Faute originelle, qui a violé à jamais l'ordre établi par Dieu, en altérant l'harmonie qui existait entre les créatures et le Créateur, et en souillant l'amour. Au début l'amour était saint. Après la Faute il a été contaminé par de faux amours, c'est-à-dire par la fermentation des passions charnelles facilement désordonnées qui poussent dans l'imperfection et dans la mort spirituelle l'âme humaine, créée pour la gloire.            

    Ces conséquences sont-elles irréparables ? Sont-elles un obstacle au Ciel pour les enfants d’Adam ? Non. Si les signes de la Faute originelle sont ineffaçables, si la souffrance et la mort demeurent comme punition, si les instincts charnels demeurent, et cela malgré la Rédemption, et malgré l'institution des Sacrements qui redonnent la Grâce aux descendants d'Adam, ce n'est pas pour cela que le Ciel est fermé. Non. La gloire n'est pas niée à ceux qui savent héroïquement parvenir à la sainteté.    

    Parmi les nombreux dons laissés à l'homme après la Faute, ou restaurés après la Rédemption, l'homme a reçu de Dieu l'intelligence, la conscience, la Loi.      

    L'intellect est capable de distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais. La Loi divine, elle, l'aide à distinguer encore mieux: elle indique l'un et l'autre et vous instruit sur les pourquoi et les comment vous pouvez et vous devez vouloir faire le bien et ne pas vouloir faire le mal.    

    La voix de la conscience pourrait être appelée "voix de Dieu lui-même qui parle à l'intérieur de l'homme", - c'est une autre forme d'aide, non seulement pour encourager la volonté à faire de bonnes actions ou à s'abstenir d'en faire de mauvaises, mais aussi comme source de repentir qui pousse l'homme à réparer le mal commis, de façon à ce qu'il puisse retrouver la Grâce de Dieu, perdue en péchant.    

    Elle aussi, Dieu l'a donnée à l'homme. Et pour que les actions de l'homme aient du mérite, Dieu lui a aussi donné, avec la conscience, une volonté libre. L'homme peut faire ce qu'il désire. Le bien comme le mal. Dans son choix de l'un ou de l'autre, il passe le test qui le confirmera dans la Grâce ou le chassera hors de la vraie Vie.

       
    À Bethlehem, la nuit de la Nativité, les paroles angéliques n'ont pas été seulement des paroles de joie et une promesse. Pour les hommes de l'époque et pour ceux des temps à venir, elles ont été l'annonce d'une leçon à savoir que cet Innocent posé dans la crèche, et dont la destinée était celle de mourir sur la croix, était, oui, le Prince de la Paix, le Prince des siècles à venir, le Sauveur, le Messie, Joshua, celui qui avait été promis aux Premiers Parents au moment de leur condamnation, le Rédempteur, le très saint Pontife Éternel de la religion vraie et parfaite, mais que pour être tout cela pour les innombrables descendants d'Adam, il fallait que ceux-ci fassent preuve de "bonne volonté".          

    Grâce à cette bonne volonté, le sacrifice d'un Dieu qui s'incarne et du Fils de l'Homme qui meurt sur la croix ne resterait pas inutile pour les particuliers êtres humains. Avec elle chaque être humain aurait trouvé la paix, la vraie paix. La paix du cœur, au cours de son exil sur la Terre. La paix de l'esprit, et plus tard celle de l'esprit et du corps ressuscité, dans le Royaume des Cieux. La paix d'un bonheur sans limites. Paix entre les hommes, paix entre les pays et les villes, paix entre les nations. La bonne volonté des hommes est la condition essentielle pour que la venue du Christ porte les fruits en vue desquels le Père l'a décrétée.  

             
    Entre les voix opposée du bien et du mal, Dieu laisse que le mal opère pour tester les hommes. Du Mal même il tire, pour ses fils adoptifs - héroïques à vaincre le Mal et à vouloir le Bien, - motif de leur gloire éternelle. Chaque action de l'homme trouve son origine dans sa volonté. Si sa volonté est bonne, l'homme fera de bonnes actions, ou du moins il désirera fortement de les faire. Si sa volonté est mauvaise, l'homme fera des mauvaises actions, ou du moins il désirera fortement de les faire.    

    Ici, ma chère âme, je te rappelle le mot que l'Amour Éternel a autrefois gravé dans ton esprit avec des caractères ineffaçables. C'est de là qu'il resplendit comme un phare qui éclaire ta vie et le chemin qui te conduit à ton Amour, à Dieu. « Il ne suffit pas de ne pas faire mal. Il faut aussi ne pas désirer de le faire ». C'est à toi que cela a été dit. Pour te conduire au point où tu es rendue, et au point où encore tu parviendras.  

    Il faudrait qu'on le proclame partout, qu'on le prêche. Qu'on l'écrive dans les livres, dans les églises, et surtout dans les âmes. Il faudrait que tous sachent bien car celui qui désire faire le mal aujourd'hui, le fera certainement demain. Pour cette raison le Verbe dit: « Celui qui regarde une femme avec convoitise, est déjà adultère dans son cœur ». Et celui qui désire faire le bien aujourd'hui, et le désire chaque jour, est vraiment comme s'il le faisait déjà, même si la maladie ou d'autres obstacles l'empêchent de passer aux actes.  

     Un désir enflammé d'amour pour que Dieu soit aimé, connu, servi, ou pour qu'un pécheur se convertisse, peut gagner à Dieu un nombre d'âmes supérieur à celui que pourrait gagner un activisme fébrile, mais dépourvu d'amour pur, et donc de sacrifice caché.

    Car un désir enflammé d'amour pour que Dieu soit aimé et les âmes sauvées, se fusionne tellement avec le soupir et le désir éternel du Père, du Fils et du Saint-Esprit, que la créature humaine devient « une chose unique et indivisible » avec Dieu. Elle coopère à la gloire du Père, à l'œuvre du Fils rédempteur, et à celle de l'Esprit Saint sanctificateur.  

    Les hommes de bonne volonté qui vivent ainsi, avec leurs bonnes actions ou avec le désir de les réaliser qui les martyrise - désir qui parfois est plus dévorant que les actions elles-mêmes - ces hommes-là possèdent la sagesse de l'esprit, pratiquent la loi de la Charité et celle du Décalogue divin, et parviennent à la gloire éternelle.

    Vrais fils de Dieu, vivant selon l'esprit, bien qu'obligés de lutter contre les assauts du mal et de la chair, ils restent fidèles à l'ordre, à l'harmonie, à l'amour de Dieu et du prochain, et finissent par se fondre avec la Perfection éternelle. Tandis que ceux qui choisissent volontairement la sagesse de la chair, ennemie de Dieu et de sa Loi, après un triomphe terrestre impur et transitoire, se retrouvent face au désespoir des êtres repoussés par Dieu, face à l'horreur de l'Abîme dont le roi est Satan ».  

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre29.htm

    à suivre ....

     



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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Ven 11 Aoû - 7:14

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon no 30


    29 janvier 1950.

    Rm 8.

    L'Auteur Très-Saint dit:


    «L'Apôtre s'adresse ici aux enfants de Dieu. L'Amour lui aussi s'adresse à eux. Il s'agit du même Amour qui a déjà ins¬piré Paul, et qui inspire, instruit et sanctifie tous les êtres qui aiment Dieu.

    En eux aussi persiste "la loi du péché" depuis que la chair a voulu goûter au fruit défendu.

    Parmi les serviteurs de Dieu, aucun n'est resté sans con naître ce joug, cette chaîne, cette "écharde", dont Paul lui-  même fait mention, lui qui a été ravi au troisième Ciel et y a entendu les mots secrets, mais pas pour cela n'a été dispensé des sollicitations de la chair et des assauts de "l'ange de Satan". Jaloux de la sainteté de Paul, cet ange s'est acharné à la tourmenter dans sa chair.

    Eh bien, l'Apôtre inspiré, qui avait pénétré dans les mystères de Dieu sans pouvoir répéter "les mots secrets" qui lui avaient été révélés, ne se plaint pas de ces assauts et de ces stimulations. Il ne lève pas des plaintes au Seigneur qui les a permises. Ayant "l'esprit du Christ en lui", il comprend la raison surnaturelle d'amour et de justice qui consent à ce que ces assauts et ces tentations aient lieu après "la grandeur des révélations". Il accepte la réponse de Dieu et proclame: "Par conséquent je me glorifierai de mon infirmité afin que le pou voir du Christ demeure en moi".

    Cela vous permet de voir de quelle façon un homme, en qui sont présentes les deux natures, nature charnelle et nature spirituelle, loi charnelle et loi spirituelle, peut vivre selon l'esprit. Il le peut s'il a en lui le pouvoir de l'esprit du Christ. La Grâce et la bonne volonté contribuent à tenir l'ordre entre la partie charnelle et la partie spirituelle, toujours opposées l'une à l'autre. Mais ce qui établit un être humain dans la loi de l'esprit, ce qui l'affirme et le confirme dans la vie de cet esprit, c'est l'inhabitation du Christ en lui, c'est le fait de vivre dans le Christ, qui est Vie, qui est Vigne mystique qui alimente ses branches.

    C'est le fait de vivre dans le Christ, Tête du Corps mystique. Dans ce Corps, qui est composé de l'union de tous le catholiques rendus vivants par la Grâce divine et par leur bonne volonté individuelle héroïquement pratiquée, agissant à chaque instant avec Lui, comme Lui, à travers Lui, et demeurant vivants grâce à cette union ou plutôt, à cette fusion avec le Christ.

    Dans les paragraphes qui suivent, se trouve toute la doctrine de Jésus, qui est la doctrine de Paul:

    "Je suis la vraie Vigne, et vous en êtes les branches. Si la branche ne reste pas unie à la vigne, elle ne peut donner aucun fruit. Si un homme demeure en Moi, et Moi en lui, il porte beaucoup de fruits.

    . Il sera capable d'accomplir les œuvres  que je fais, et même davantage. Mon Père vous accordera ce que vous lui demandez en mon Nom. Moi même je ferai en vous  ce que en mon Nom vous me demandez.

    . Et l'Esprit de Vérité, qui procède du Père, demeurera en vous et vous instruira sur toute vérité".

    Il a dit cela après le départ du Traître, qui n'était pas digne d'entendre d'autres paroles de Vie, les plus sublimes. Il était déjà l'équivalent d'un cadavre, d'un être impur, le partisan du compromis entre le Christ et Satan. La Parole était Vie pour ceux qui l'accueillaient, et qui de cette façon conquéraient le droit de devenir "fils de Dieu", mais elle devenait Mort pour ceux qui, l'ayant connue, ne l'ont pas accueillie avec une intention  pure, ou l'ont condamnée et vendue, après avoir espéré  d'elle une gloire humaine.

    En vérité, à présent aussi cela se passe ainsi. Ceux qui se servent du Verbe pour bâtir leur gloire humaine des profits humains, ou qui s'efforcent de le faire, ll encore plus que ceux qui n'ont pas connu le Verbe.

    Au regard très juste de Dieu, la loi naturelle et les bonnes œuvres accomplies par ceux qui n'ont pas connu la Parole, seront pour eux un moyen de récompense chaque fois qu'ils les auront accomplies pour honorer la divinité telle qu'il leur a été donné de la connaître.

    Malheur à celui qui aura "beaucoup reçu" sans avoir beaucoup donné! Malheur à celui qui aura voulu servir Dieu et Mammon en même temps! Malheur à ceux qui, après avoir reçu directement ou indirectement un charisme extraordinaire de la part de Dieu, s'en servent pour marchander, et faire des affaires destinées à satisfaire leur soif immodérée de gloire humaine et d'argent!

    La doctrine de Paul elle aussi se trouve en cette leçon. La profonde doctrine du Corps mystique.

    "Vous êtes le Corps du Christ. Vous êtes des membres unis  à d'autres membres. De même que le corps est unique malgré ses nombreux membres, et tous, bien que nombreux, forment un seul corps, ainsi en est-il du Corps mystique du Christ ( ... ). Le Christ est la Tête du Corps de l'Eglise ( ... ).

    Même les membres qui semblent les plus faibles sont très nécessaires ( ... ). Dieu a arrangé le corps de façon à ce que l'honneur le plus grand soit donné aux membres qui n'en avaient pas ( ... ), mais qui "sont devenues dignes d'honneur grâce à leur inhabitation vivante dans le Corps mystique, et grâce à la inhabitation  vivante du Christ en eux.

    Dans le Christ se trouve la plénitude de la divinité et de l'union avec le Père et le Saint-Esprit. Ce même Esprit, c'est lui qui "intercède (pour les membres) avec des gémissements ineffables". Le Père "sait ce que désire son Esprit Saint", et le Fils bien-aimé, qui vit dans le vrai chrétien par son esprit présent dans le coeur des enfants de Dieu, crie: "Abba - Père".

    Voilà donc qu'en dépit de l'opposition chair-esprit, malgré tout ce qui sépare les lois de la chair et celles de l'esprit, et malgré les assauts sataniques, il devient possible à l'homme de se garder dans l'ordre, l'harmonie et l'amour, et d'atteindre la perfection et le Ciel.

    Le corps restera toujours un corps. Il connaîtra toujours les penchants de la chair, de même qu'il connaîtra la mort à la fin de ses jours. Mais le corps sera rendu soumis à l'esprit. Le Christ qui l'habite le rend fort, juste et vivant de cette deuxiè-me vie qui est surnaturelle et qui ne connaît pas la mort.

    Celui donc qui vit dans le Christ, par le Christ, avec le Christ, ne périra pas. Il ne sera pas précipité dans l'abîme. Oui, il aura à soutenir des combats. Oui, il lui arrivera même d'être parfois terrassé, mais non de façon définitive. Après chaque déconfiture il se relèvera plus fort qu'avant, jusqu'à la résurrection définitive, celle qui ne connaîtra pas de fin.
    Même le Christ est apparu parfois comme un vaincu.

    A plusieurs reprises, au cours de sa vie publique, il a été mis en déroute, forcé de se retirer. Le jour du Vendredi saint il est apparu entièrement et définitivement battu. Mais cet anéantissement  complet a rendu son triomphe encore plus complet. C'est justement pour avoir été pour quelques heures "le coupable," condamné au supplice de la croix, accusé d'être "le blasphémateur, le sacrilège, l'opprobre du Peuple saint", qu'il est devenu par la suite: le Vainqueur, le Saint de saints, le Pontife éternel, la Gloire du Peuple chrétien.

    Il a vaincu la tentation, le péché, la mort. Quiconque vit en lui et par lui, supporte la tentation comme lui-même l'a sup¬portée, et remporte la victoire comme lui-même l'a remportée. Même s'il tombe, il ne s'enterre pas dans le péché. Il ne reste pas dans la mort. Il se relève. Quand la volonté est décidée d'appartenir au Christ et de vivre dans sa loi, la loi de l'esprit, alors, même si l'homme succombe à cause d'une attaque soudaine de la chair, il se relève. Il se relève toujours. Il se relève car le Christ Sauveur est là.

    Le Christ qui a institué les Sacrements pour redonner vie aux esprits, et qui est mort pour les racheter le Christ qui a appris à ses Apôtres à pardonner les fautes humaines soixante-dix fois sept fois si l'homme regrette de les avoir commises, ce Christ se tient là, près de la porte du cœur dont le péché l'a exclu, et il frappe. Il frappe pour y entrer de nouveau et y rapporter "Vie et Lumière".

    Voici maintenant la doctrine de Pierre en la leçon suivante:

    "Si vous vous rapprochez de lui, du Seigneur, vous tillez pour être vous aussi comme des pierres vivantes, fondées sur lui, pour être une maison spirituelle (du Seigneur, puisque le corps d'un homme juste est un temple de l'Esprit de Dieu), pour être le sacerdoce sacré destiné à offrir des victimes spirituelles .

    (Car chaque homme juste s'offre à Dieu dans une immolation perpétuelle d'obéissance à la Loi par amour pour Dieu. Par ses paroles et avec son exemple, il peut devenir un maître spirituel et conduire d'autres hommes vers Dieu). La 2P1,4 puissance divine du Christ nous a donné tout ce qui concerne la vie et la piété pour nous donner la participation à la nature divine".

    Et la doctrine de Jean intervient elle aussi dans cette leçon:

    "Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et nous marchons dans l'obscurité, nous sommes des menteurs, nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, nous vivons la communion réciproque, et le Sang de Jésus Christ, son Fils, nous purifie de chaque péché ( ... ). Nous avons un avocat auprès du Père: Jésus Christ, le Juste ( ... ). Celui qui dit demeurer en lui (Dieu), doit vivre comme Jésus a vécu ( ... ).

    Quiconque est né de Dieu (pour avoir  cru, et pour avoir accueilli Jésus et sa loi) ne commet pas de péché, parce qu'il a en lui le germe vital de Dieu ( ... ). Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils.

    Celui  qui a le Fils en lui, possède la vie, celui qui ne l'a pas, n'a pas la vie ( ... ). La génération divine le conserve (celui qui a en lui le Christ-Vie) ( ... ). Le Fils de Dieu est venu et nous a permis de connaître le vrai Dieu, et d'être en son vrai Fils".

    En vérité, donc, pour "vivre" la vraie vie, celle qui n'a pas de fin, l'homme doit avoir "l'esprit du Christ". De cette façon la chair, esclave du péché, sera deux fois plus esclave de l'esprit animé par l'esprit de Jésus, le Très-Saint, qui a soumis et le péché et la chair. De cette façon la chair sera incapable de donner la mort à l'esprit. Au contraire, grâce à la sainteté de cet esprit, elle aussi verra sa vie restaurée à la fin des âges, pour jubiler elle aussi dans la joie du Royaume éternel».

    à suivre …leçon 31


    Le Christ est la Tête du Corps de l' Eglise



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Sam 12 Aoû - 7:05


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon  31

    8 février 1950.

    Rm 8, 12-16.

    «Une personne qui a été secourue et gratifiée, à qui doit-elle sa gratitude? Qui est-elle tenue de remercier pour l'aide et les dons qu'elle a reçus? Son bienfaiteur.

    Alors, l'homme à qui doit-il sa gratitude? A la chair ou à l'esprit? La chair s'est laissée corrompre par la séduction du fruit défendu.

    Elle a réduit l'homme, de divin qu'il était par grâce reçue du Créateur, en un être voué à la douleur, à la lassitude, à la mort, à l'exil loin du Ciel. L'esprit, lui, par les mérites du Christ est revenu à son état de grâce. Il a été régénéré, re-déifié, rendu capable de tendre à nouveau vers la joie du Ciel, dans laquelle sa chair, elle aussi, aura sa part.

    En vérité c'est à son esprit que l'être humain doit sa gratitude, et même son obéissance, à l'esprit qui guide l'homme vers la joie éternelle. Et l'esprit, à son tour, qui est mû par l'Esprit Saint, doit sa gratitude et son obéissance à Dieu.

    Les hommes sont tous, certes, des créatures de Dieu, mais seulement ceux qui vivent la vie de l'esprit sont les "enfants de Dieu".

    Les autres, ceux qui n'obéissent qu'aux instincts et aux tendances de la chair, en vrais esclaves, ceux-là sont fils de la chair. Ce sont des créatures animales, comparables aux autres espèces animales qui vivent sur la terre, dans l'eau, dans les airs, et qui ont été créées par Dieu le sixième jour
    .
    Mais, tandis que les créatures animales sont toutes agréables au Créateur,  car elles obéissent à la tâche pour laquelle elles ont été créées sans qu'aucune ne viole sa propre loi naturelle qui les guide dans leurs actes de procréation et dans leur façon de servir l'homme et la nature entière , parmi les hommes, au contraire, il y en a qui violent l'ordre divin qui est en eux. Ils violent la loi divine et se placent contre Dieu.

    Volontairement ils privent Dieu de la joie de leur donner ce pour quoi ils ont été créés, c'est-à-dire la récompense éternelle, dont ils se privent. Ces hommes déplaisent grandement à Dieu, qui par conséquent les repousse de lui-même et de son Royaume, car ils assassinent et violent leur propre nature.

    Que cela ne vous paraisse pas exagéré: le pécheur qui vit et meurt dans son péché est un assassin de lui-même dans ses deux natures, qui sont tellement liées qu'elles n'en font qu'une.

    La nature surnaturelle de l'homme ne saurait être tuée impunément, c'est-à-dire sans que sa nature naturelle ne soit impliquée elle aussi dans cette mort éternelle.

    Et on ne peut vivre comme des brutes sans tuer aussi, de façon prématurée, la nature animale: la chair, par des maladies qui sont la conséquences des vices.

    Par conséquent l'homme qui vit comme une brute devient homicide et déicide. En tuant en lui-même la vie spirituelle divinisée, il supprime aussi sa vie animale. Il outrage cet Amour créatif qui a choisi de demeurer dans l'esprit de l'homme ("Vous êtes temples de l'esprit de Dieu") le temps que cet homme doit vivre sur terre, avant de monter à la demeure éternelle de Dieu: le Ciel.

    Par conséquent l'homme n'est pas débiteur envers sa chair, et il doit tout faire pour éviter de l'être. Cela ne peut lui procurer  que châtiment et mort. L'homme doit plutôt être débiteur de l'esprit. C'est l'esprit qui mérite d'être servi, puisque c'est lui qui donne à la chair les lumières, les voix, la force, l'aide, et les joies surnaturelles pouvant compenser les troubles quotidiens.

    Ces lumières, ces voix, ces forces, ces secours, ces joies, sont envoyées à l'esprit en état de grâce par l'Esprit de Dieu qui demeure en lui.

    Est-ce un esclavage pour l'homme que d'être débiteur et serviteur de son esprit? Non. Est-ce une raison pour nourrir une crainte exagérée, une peur continuelle, une incertitude paralysante?  Non plus.

    Si un être est faible à cause de son âge ou par maladie, s'il est aveugle ou presque, s'il est dur d'oreille ou lent d'esprit, il fait appel à quelqu'un qui n'a pas ces défauts ou faiblesses. C'est ainsi que l'homme doit faire appel à son esprit, car l'esprit prend ses lumières, ses voix et ses forces dans l'Esprit de Dieu.

    Parmi les nombreux dons du Père du Ciel à ses fils d'adoption , il y a celui de la souveraineté de l'esprit divinisé sur la matière. C'est un don des plus magnifiques: il offre à la chair le moyen d'atteindre la vie glorieuse. Ce n'est pas un esclavage, mais une élévation: au degré le plus haut que la créature puisse atteindre: l'adoption divine.

    Et donc la filiation spirituelle par Dieu. Je parle d'hommes chez qui le Christ a restauré la Grâce, et qui la maintiennent vivante en eux par leur vie dans le Christ. C'est alors que les hommes peuvent ainsi appeler "Père" celui que même les anciens Juifs n'osaient pas nommer directement. En effet, c'est en tremblant que les anciens du Peuple élu se contentait d'appeler Dieu: "Celui qui est" (c.-à-d. "Yahveh").

    Donc, les hommes en qui est vivant le Christ-Grâce peuvent appeler "Père" le Dieu Eternel dont le Verbe incarné est le Fils.

    Car c'est le Christ, toujours lui, qui dans l'homme invoque Dieu le Père, Créateur de tous les hommes. Puisque le Christ est Vérité, son appel de "Père", lancé vers Dieu depuis le cœur de l'homme, pour l'homme et avec l'homme, est un témoignage sûr que tous ceux qui vivent et agissent à travers leur esprit, poussés par le Saint-Esprit qui habite en eux, sont vraiment "Fils de Dieu"».

    à suivre…. leçon 32


    " Père " le Dieu Eternel dont le Verbe incarné est le Fils.



    _________________


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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Dim 13 Aoû - 7:16


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon  32


    20 février 1950.

    Rm 8, 17-19.

    «Il est normal qu'un fils ressemble à son père. Il a été expliqué en quoi consiste cette image et ressemblance de l'homme, fils adoptif de Dieu, avec son Père céleste'. Il a été dit aussi avec quels moyens et d'après quel exemple l'homme peut arriver à ressembler toujours plus à la Perfection éternelle. Enfin, il a été établi comme vérité que ceux qui vivent selon l'esprit peuvent appeler "Père" leur Dieu, et l'appeler avec la voix qui lui est la plus chère: celle de Jésus qui, avec son esprit, habite dans les fils de Dieu.

    Mais un père ne donne pas seulement son amour et ses traits de ressemblance à ses enfants. Il leur donne aussi ses richesses et son héritage.

    La Première Personne de la très sainte Triade donne à son Fils consubstantiel au Père le Royaume et la possession de tout ce qui est au Ciel et sur la Terre. De la même façon il donne à ses fils adoptifs, les frères de Jésus dans la chair, de participer au Royaume et à la possession du Fils.

    Il a déjà donné aux hommes le droit de participer à la vie divine à travers la Grâce. Il leur avait déjà donné le droit de participer aux trésors du Christ à travers la vie dans le Corps mystique. Mais, après l'existence terrestre, il veut aussi donner aux hommes le droit de participer aux biens du Ciel: le cohéritage avec le Christ.

    Voilà donc les dons qui reflètent le désir du Père, du Fils et du Saint-Esprit: les Trois qui, comme ils sont une seule chose, ainsi ont-ils une pensée unique, une volonté unique, un amour unique.

    Quel doit être le désir des fils d'adoption correspondant à celui de Dieu? Le même. Co-participation à la vie divine, à travers la fidélité à la Grâce et l'union au Corps mystique. A travers une vie vécue de façon à atteindre le but final: cette coparticipation, ce cohéritage des biens du Ciel.

    On vous a montré' comment il n'y a pas de victoire sans lutte, et comment les décorations et la palme de gloire ne sont pas gagnées si d'abord on n'est pas passé par la douleur et la croix, moyens grâce auxquels le Christ a été exalté par le Père, après son obéissance et son humiliation suprêmes.

    De même que vous désirez, et à juste titre, l'héritage commun du Royaume céleste dont l'Agneau de Dieu, le Verbe Incarné, est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, de même vous devez désirer d'être aussi des cohéritiers à sa part de douleur, d'immolation, d'humiliation, d'obéissance. Seulement de cette façon vous pourrez être glorifiés vous aussi avec lui, le Victorieux, le Glorieux.

    Votre chemin terrestre est toujours bref par rapport à l'éternité. Relatives, toujours relatives sont la souffrance et la croix, si on les compare à la joie céleste qui est infinie. Infinie comme le sont toutes les choses que Dieu destine à ceux que déjà il reconnaît comme étant "ses fils et ses héritiers".

    Quelle est la récompense du bienheureux? Avoir Dieu. Donc il n'est pas faux de dire que cette joie sera infinie, car Dieu est infini. Dans la Révélation que Dieu fera de lui- même, de son Mystère, le bienheureux se réjouira d'une joie sans mesure, donc infinie.

    Pour ces mêmes raisons, les humiliations terrestres ont toujours une valeur relative lorsqu'elles sont comparées à la gloire qui prendra corps chez les élus quand Dieu leur communiquera, en mesure pleine et parfaite, sa Grandeur, sa Beauté, sa Connaissance, son Feu d'Amour, sa Lumière, tous ses Attributs, tous ces Biens, toutes ces gloires, toutes ces vertus que Dieu tend à communiquer de façon relative, c'est-à-dire proportionnée aux vivants.

    Il le fait d'une manière toujours plus vaste, plus profonde et plus haute, à mesure que le vivant grandit dans la vie surnaturelle, à mesure qu'il se vide de son propre moi et de tout ce qui l'empêche de bien accueillir Dieu, tant que dure son séjour sur la Terre.

    Alors, à la fin des temps, quand les corps des saints ressuscités seront glorifiés et réunis à leur esprit déjà glorieux et bienheureux, alors seulement la création, en attente depuis des millénaires, verra la révélation des fils de Dieu.

    La révélation de ce que les fils de Dieu auraient été depuis le commencement si au commencement le premier d'entre eux n'avait pas péché, si par cette Tache sacrilège, avilissante et douloureuse, l'homme n'avait pas sali la Création que Dieu avait si bien forgée.

    Alors toutes choses seront restaurées telles que Dieu les avait conçues avant de les créer. Le diable et ses serviteurs seront jetés dans la mare éternelle, sans plus liberté de sortir et d'agir pour les siècles des siècles. Lorsque la création sera délivrée de la présence du Prince du mal,  par qui sont entré dans le monde la faute, la douleur et la mort, et quand auront disparu aussi la mort et la douleur, alors les choses qui furent avant auront cessé.

    Toutes choses qui, à leur origine étaient belles, bonnes , sans deuils et misères, sans férocités ni mensonges, sans malices et corruptions, mais que Satan et la faiblesse de l'Homme et puis des hommes avaient perverti, rendu laides, mauvaises, douloureuses, cruelles, trompeuses et corrompues, redeviendront ce qu'elles auraient dû être.

    Ce sera un monde nouveau, la Jérusalem éternelle. Ce sera un monde où il ne sera plus possible à Satan de pénétrer, ni à la douleur de torturer, ni à la malice de souiller, ni à la violence de nuire et de donner la mort. Et il sera éternel.

    Ce sera la grande révélation des fils, du Peuple éternel de Dieu, révélation dont Dieu seul connaît la magnificence, lui qui sait tout et voit tout depuis son éternité. Qui, dans sa Pensée, connaît et voit cette révélation avec l'œil du Verbe.

    Par qui les fils de Dieu eux aussi auront la parfaite révélation de Dieu, et le connaîtront sans aucune restriction».

    à  suivre …leçon  33


    La Jérusalem éternelle


    _________________


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    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Lun 14 Aoû - 7:30


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon  33

    3 mars 1950
    .

    Rm 8, 20-21.

    «"La création a été assujettie à la vanité" dit Paul.


    Je vous ai expliqué' comment la vanité sans bornes de vouloir être comme Dieu a causée le péché, et ses conséquences. La conséquence de cet acte insensé de vanité de la part de l'homme, chef-d'œuvre de la création, est que toute la création a fait l'expérience de la laideur du péché contre Dieu et contre le prochain.

    Et puisque l'homme était la créature la plus élevée, il a fait l'expérience de cette laideur plus que toute autre créature inférieure. Il était la seule créature douée d'une nature rationnelle et libre, capable de se développer elle-même soit sur le plan physique que sur le plan intellectuel, pour le dire avec des mots humains.

    Mais par dessus tout, l'homme était capable de se développer de façon spirituelle.

    D'après les affirmations très justes du grand théologien, l'homme est un infini en puissance, une capacité que Dieu seul est en mesure de combler.

    Vraiment il en est ainsi. Et cela reste depuis que l'homme existe.

    Si le péché originel a fortement affaibli cette puissance de l'homme, il n'a pas réussi à priver l'homme de ces deux facultés contre Dieu l'avait doté au moment de sa création .

    Après avoir été durement touchées par la blessure du péché et par celle de la punition, ces deux puissantes facultés, comme évanouies , se sont réveillées chez Adam et Eve au moment de la mort d' Abel.

    La douleur causée par la mort de leur fils Abel eut pour effet de dissiper la fumée d'orgueil insensé qui jusque-là les avait maintenus asservis aux suggestions du  Rebelle éternel

    L'homme leva à nouveau ses yeux vers le Ciel.

    L’homme réalisa que Dieu seul pouvait consommer sa peine, combler sa soif d'amour, soutenir sa force morale  avec l'espoir de l'éternité, et avec l'espoir aussi que son séducteur serait battu selon la promesse que Dieu lui avait faite au moment même de sa condamnation.

    Cette promesse en¬tretenait l'espérance que la libération de l'oppression infa¬mante, c'est-à-dire la restauration de l'état de Grâce et de l'héritage du Royaume du Ciel, serait accomplie par l'inter¬médiaire de la Femme qui, tout en étant Vierge, donnerait naissance à l'Emmanuel, le Sauveur, le Rédempteur.

    A ce moment la création s'est remise en marche. Jusqu'à ce moment elle avait été soumise à la vanité et empêchée d'avancer vers sa perfection définitive, celle de l'esprit toujours plus triomphateur de la matière. Mais maintenant elle reprend son voyage vers la lumière, vers le sommet, vers son accomplissement, son Dieu, le même Dieu à qui elle avait tour¬né le dos avant de commencer à dévaler la pente qui descend du Paradis terrestre à la Terre, et de la Terre au royaume du péché et de l'obscurité.

    La Grâce, bien sûr, n'y était pas; et la Grâce, c'est le soleil de l'âme, car c'est par elle que l'âme voit distinctement, engendre la vertu et la fait grandir jusqu'à sa perfection. La voix de la conscience, cependant, persistait: invitation paternelle de Dieu à retourner vers lui, le but ultime. Dans l'homme demeurait vivant, soudé à l'âme spirituelle, minimum suffisant à lui permettre de progresser vers son objectif final.

    Un terrain qui, en raison de la Grâce, demeure apte à accueillir Dieu donne généreusement à tous , aux plus coupables. Ce minimum a suffi à garder voit naissance de Dieu et son amour, connaissance et l'homme avait reçus du Créateur le premier jour de son exis¬tence, et qui, bien que cachés, étaient restés présents quelque part au fond de son âme.

    Paul écrit:


    "La Création a été assujettie à la vanité, non par sa propre décision, mais par la volonté de Celui qui l'a assujettie, en es-pérant qu'elle serait libérée de son esclavage à la corruption, pour devenir capable de partager la liberté glorieuse des enfants  de Dieu".

    Cette phrase est mal comprise, soit parce qu'on ne la com¬prend pas, soit parce qu'on n'a pas le désir de la comprendre. Le résultat est une erreur qui peut abattre l'homme qui mar¬che vers le Bien pour gagner le Ciel. L'erreur consiste à dire que pour l'homme il n'y a pas de salut possible puisqu'il tend au péché.

    C'est une théorie hérétique, née des branches qui se sont séparées du tronc de la Vigne mystique, membres rebelles qui se sont détachées du Corps mystique; une profession de foi contraire à l'Amour divin, créateur de l'homme qui l'a prédestiné à la Grâce et à la Gloire, pas à la damnation

    C'est une théorie qui, à juste titre, est condamnée par le magistère de l'Eglise.

    A présent beaucoup de blasphémateurs, négateurs et sacrilèges prennent cette phrase comme fondement de leur pseudo-religion, et disent: "Regardez, celui qui veut votre chute, votre faiblesse, votre ruine! C'est celui que vous appelez Père!". Ils sont hérétiques, car ils nient l'attribut principal de Dieu. Ce sont des satans car ils haïssent l'amour et la vérité.

    Et maintenant, à ce blasphème horrible, à cette insinuation de la plus subtile et diabolique finesse, je réponds. Et je réponds ainsi:

    Dieu a mis l'homme à l'épreuve pour le confirmer en Grâce. Cette confirmation profitera à ceux qui auront su vivre se  Ion justice, même après une ou plusieurs chutes temporaires, purifiés par leur repentir sincère et leur amour ardent.

    Pour les anges rebelles (dont la nature angélique était supérieure à celle des humains , comme il dit à propos du Christ

    celle des humains, comme il est dit à propos du Christ:  ‘’  tu l’as fait seulement un peu inférieur aux anges ‘’ )

    il n'y a eu ni promesse de pardon de la part de Dieu, ni présence permanente en eux de ce qui aurait pu les faire revenir à leur première condition de bonheur, c'est-à-dire d'une contrition parfaite et d'un amour parfait.

    L'homme, au contraire, a pu bénéficier non seulement de tout cela, mais aussi des voix des Patriarches et des Prophètes qui ont confirmé à plusieurs reprises la promesse d'un Rédempteur, telle que rapporté dans le Proto-évangile.

    Il a pu compter aussi sur les révélations et les manifestations à travers lesquelles Dieu lui-même s'est manifesté aux Patriarches, à Moïse , libérateur et législateur du peuple hébreux,  à Josué, aux prophètes. Tout cela a été couronné par le prodige du don du Fils de Dieu, de son enseignement et de son immolation.

    La prédestination à la Grâce n'a jamais été supprimée par Dieu. Jamais. Dieu ne dévie pas de sa volonté. Dieu n'est pas inconstant dans ses volontés. Ce qu'il a voulu, il le veut pour toujours quant à lui. Toujours.

    Par conséquent, Dieu n'a pas agi "en espérant", comme on écrit incorrectement, mais "en sachant". Rien n'est inconnu à Dieu. Donc, le mot "espérer" ne peut lui être appliqué. L'espoir est pour ceux qui ne connaissent pas le futur de tout et de tous.

    Pas pour Dieu. Il n'y a rien que Dieu ne connaisse depuis l'Eternité. Dieu connaît tout, y compris le destin des individus et celui des collectivités.

    Vous devez donc dire et croire que Dieu a voulu soumettre sa création à l'épreuve, et pour ce faire il a pris la créature la plus parfaite, sachant fort bien que cette créature commettrait un péché d'orgueil et de rébellion à cause de sa vanité de vouloir être comme Dieu.

    Mais Dieu a agi de cette façon pour lui donner l'incommensurable mesure de son amour pour les humains.

    Avant la création de l'homme, et donc avant l'épreuve, Dieu avait déjà établi le Moyen par lequel l'homme serait d'abord libéré de l'esclavage de la corruption, et ensuite réjoui de la liberté glorieuse des enfants de Dieu, pour leur part d'héritage dans le Royaume céleste.

    Par Dieu n'a pas voulu votre chute, ni votre ruine. Il vous a créés par  le moyen le plus saint et puissant qui soit pour que vous soyez sauvés et que vous receviez votre part dans son Royaume.

    Ici aussi on peut dire que la Charité infinie et insatiable que Dieu a pour les hommes, ses fils d'adoption, resplendit en toute sa vérité».

    A suivre..leçon 34



    La Création de l'homme



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 15 Aoû - 8:17


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon  34


    14 mars 1950.

    Rm 8, 22-25.

    «Le monde est peuplé, ou plutôt, le monde a été peuplé, au commencement, de créatures douées de raison et de créatures non douées de raison. Peuplé, non qu'elles fussent nombreuses les créatures de chaque espèce, mais parce que les espèces des créatures non douées de raison étaient nombreuses.

    Au dessus de ces espèces il y avait deux créatures qui formaient comme un couple royal. En effet, elles étaient douées de raison et d'une âme spirituelle et immortelle, bien différente de celle qui au verset 30 du chapitre de la Genèse est appelée  "âme vivante", et qui n'est que souffle, raison pour laquelle dans le Livre on dit au sujet de ces créatures qu'elles ‘’ avaient  l’ âme dans les narines ‘’

    Toutes les choses créées étaient bonnes, d'après le jugement du Créateur lui-même, qui est Bonté absolue et parfaite.

    Elles étaient "très bonnes", mais de quel genre de bonté?

    Bonnes uniquement parce que l'homme pouvait s'en servir comme aide pour cultiver l'Eden?

    Bonnes comme nourriture? Comme agrément? Bonnes d'une bonté passive parce que c'était là ce qu'elles devaient être?

    Est-ce qu'elles étaient bonnes par leur tâche servile à l'égard de l'homme qui était différent des autres créatures, qui s'en distinguait par sa position érigée, sa démarche majestueuse, son beau visage, la noblesse de ses actes et de sa voix?

    Est-ce qu'elles étaient bonnes parce que l'homme possédait la supériorité caractéristique de l'être doué de raison: volonté sûre, commandement décidé, capacité de punir ou de récompenser selon justice, qualités qui inspirent une soumission naturelle à l'être inférieur?

    Non. Elles étaient "très bonnes" parce qu'elles étaient sans férocité, sans méchanceté, sans ruse. Le lion côtoyait la brebis, le loup l'agneau, le guépard la petite chèvre, les petits de l'ours broutaient l'herbe avec les petits de la jument. Exactement comme on peut lire au verset 19 du deuxième chapitre de la Genèse, là où on dit qu'Adam s'entretenait familièrement  avec les animaux de la terre et de l'air, et leur a donné un nom à chacun.

    Même les plus féroces n'étaient pas une menace pour Adam, et lui-même n'inspirait la crainte à aucun d'entre eux. Ils étaient tous bons, et l'instinct leur disait que l'homme, "bon" lui aussi, ne les aurait pas puni sans raison. C'est comme cela que le monde redeviendra lorsque "la science du Seigneur", c'est-à-dire le royaume de l'esprit, aura vraiment rempli la Terre une nouvelle fois, comme il est prophétisé  par Isaïe
    .
    Puis Adam a péché, et par sa faute la Terre a été maudite. Parmi les nombreuses tribulations que la Terre a produit à l'homme déchu car devenu insubordonné à Dieu, il y a celle de l'insubordination des créatures qui lui étaient inférieures. En effet, en plus d'être obligé, pour avoir sa nourriture quotidienne, de travailler une terre devenue maudite, Adam s'est trouvé obligé de se protéger contre les animaux, créatures inférieures.

    Les animaux n'étaient plus bons. Ils lui étaient devenus rebelles   comme lui-même était devenu rebelle à son Créateur. Et ils étaient devenus ennemis entre eux. Depuis, c'est le désordre qui a installé son règne, et ce désordre va durer jusqu'au Jour du Seigneur, jusqu'au retour de son Royaume. Alors disparaitront le ciel et la terre tels qu'ils existent maintenant et surgi¬ront des nouveaux cieux et une nouvelle terre .Et les hostilités entre les créatures seront terminées.

    Car il sera vraiment venu ce jour et ce royaume éternel. D'ici là, les fils de Dieu doivent constamment lutter, soupirer et gémir, afin d'engendrer en eux-mêmes " le fils de Dieu’’.

    Non celui qui est né "du sang et du vouloir de lit chair", non de la volonté d'accueillir la Vie divine. On a cette Vie lorsqu’on  a accueilli le Verbe devenu Homme, lorsqu'on accueille Celui dont le prophète Isaïe écrit, en répétant les mots du Verbe éternel (...)

    Je t'ai racheté, je t'ai appelé par ton nom:  tu es à moi, ( ...) je suis ton Sauveur ( ... ) Tous ceux qui invoquent mon saint Nom, je les ai créés pour ma gloire, je les ai formés, je les ai faits". Et plus loin: "Ils sont mon peuple ,  voilà des fils, et non des renégats".

    Accueillir la Vie divine signifie mettre en valeur la vie humaine, la rendre apte à des oeuvressurnaturelles. Etre appelé par son nom et répondre à l'appel de Dieu, signifie faire ce que l'Homme-Dieu a fait, et ce qu'il est possible de faire. Car rachetés et sauvés par lui, vous avez en vous des éléments surnaturels, surtout la Grâce, par lesquels vous pouvez vivre en hommes justes, vous sanctifier, et ensuite monter au Ciel avec votre esprit et votre chair réunis. Monter au degré de gloire mérité en répondant au don que le Christ vous fait individuellement

    Il ne faut pas dire ni penser qu'au Ciel, bien qu'il y ait plusieurs demeures, c'est-à-dire divers degrés de gloire, la récompense  des bienheureux soit plus grande ou moins grande.

    Non. La gloire à laquelle votre Père du Ciel vous a prédestinés, c'est de vivre avec lui dans son Tabernacle.

    Le bonheur du Ciel, c'est de voir Dieu face à face
    . Or les bienheureux seront tous également comblés de cette vision. Le degré est différent parce que le don du Christ n'est pas prodigué à tous en mesure identique . Chacun en reçoit assez pour atteindre le degré que la Sagesse éternelle, depuis toujours, connaît comme atteignable par cette créature particulière. Par conséquent la récompense va être la même pour tous.

    Tous ces gens trouveront leur trésor au Ciel, qu'il s'agisse d'un serviteur esclave ou d'un roi puissant , d'un docteur de l'Eglise ou d'un pauvre analphabète qui ne sait rien sauf les vérités essentielles de la religion et les oraisons les plus simples et ordinaires, et mêmes celles-là pas toujours bien.

    En effet, en vivant selon la justice, c'est avec le même respect et la même vénération que ces gens utilisent et font fructifier les talents que Dieu leur a confiés. La mesure de leur justice correspond à l'appel de Dieu et au don qui l' accompagne, don proportionné à la mission particulière que chacun a dans le monde .

    Il trouveront donc leur trésor au Ciel.

    Les saints du Ciel ne sont pas tous des apôtres, ni tous des prophètes, ni tous des évangélistes ou des prêtres. Les bienheureux ne sont pas tous des ermites, ou des pénitents, ou des martyrs de la Foi .

    . Les 144.000 dont parle l'apôtre Jean, la foule immense que personne ne pouvait compter, de toute nation et tribu, de tout peuple et de toute race, cette foule n'est pas constituée uniquement de vierges, ou de parents, ou d'enfants innocents.

    Le Corps mystique est composé de toute sorte de membres qui dans l'Eglise militante
    soupirent et souffrent pour engendrer en eux-mêmes le Christ, l'engendrer "par l'unité de la foi et celle de la connaissance du Fils de Dieu", et parvenir ainsi "à l'homme parfait, à la mesure de l'âge plein du Christ".

    Une perfection semblable à celle du Père, que Jésus a proposée aux hommes comme mesure parfaite des enfants de Dieu.

    Ce labeur de formation et de génération pour que naisse à la lumière des Cieux un "fils de Dieu" est un travail douloureux.

    C’est pour cela qu’il est dit que le peuple des sauvés qui chantent hosanna à l'Agneau est formé de ceux qui "viennent de la grande tribulation". C'est la tribulation qui vous vient des facteurs dont je vous ai déjà parlé, c'est-à-dire le démon, le monde, et votre moi, rendu faible et altéré par les conséquences  de la Faute. La comparaison employée par Saint Paul aux "douleurs de l'enfantement" donne bien l'idée de ces conséquences.

    De même que Eve aurait enfanté sans douleur, et que tous les deux — s'ils fussent restés innocents et fidèles au Seigneur — auraient atteint leur destin final sans lutte ni fatigue, pareillement, pour toute la descendance d'Adam, les douleurs  qui sont comme ceux de l'enfantement n'auraient pas été nécessaires pour leur faire atteindre leur jour natal, celui du Christ qu'ils ont engendré en eux. C'est en effet ce qu'est le chrétien accompli: un autre Christ.

    Mais la faute a entraîné la condamnation. Et avec la condamnation sont venues les fatigues et les peines de toute espèce.

    Pour devenir "enfants de Dieu" sont maintenant nécessaires des fatigues physiques, morales et spirituelles, soutenues quand même par l'espoir certain du salut ,espoir si certain, qu'à travers lui il est possible de voir. par Intuition ce que sera le bonheur futur. Et l'espoir devient foi. Et la foi vous donne la patience d'attendre ce futur.

    La foi, l'espérance et la charité, surtout la charité, sont les trois vertus théologales qui vous aident à rejoindre le développement complet de ce qui en germe se trouve déjà en vous: la Grâce. Cette Grâce est la racine de la Gloire.

    Cette Grâce, ainsi que le dit le grand docteur', pour œuvrer efficacement en vous, et vous conduire à la conquête du but ultime: la Gloire, a besoin de la coopération de toutes vos facultés et activités. De toutes vos facultés intellectuelles et spirituelles, et de vos actions.

    Ces dernières peuvent être physiques ou spirituelles, mais si elles se tournent vers Dieu avec un saint désir et un saint appétit, elles sont surnaturelles.

    La transformation de l'homme charnel en homme spirituel, et de l'homme spirituel en fils de
    Dieu qui monte au Ciel, pour posséder le Royaume du Père, dont il est cohéritier pour le Christ et avec le Christ, est une transformation qui ressemble vraiment à une longue et laborieuse gestation, à un travail douloureux d'enfantement.

    Mais vous qui militez dans la vie, réconfortez votre esprit avec les paroles du divin Maître :

    ‘’ La femme  qui accouche est en labeur parce que son heure est arrivée. Mais lorsque son fils est né, la joie lui fait oublier l'angoisse, parce qu'un être humain est venu au monde".
    Or la naissance d'un homme qui par volonté propre naît en esprit et en vérité, et devient fils de Dieu d'homme charnel qu'il était, cette naissance en est une encore plus grande que la première.

    Rappelez –vous aussi les autres paroles divines: "Avec votre patience vous gagnerez  vos âmes", c'est-à-dire que vous leur donnerez la gloire après votre longue fatigue terrestre.
    Travaillez donc avec fidélité et constance à votre transformation en fils de Dieu.

    Attendez avec patience la vision de ce qui maintenant n'est que matière de foi pour vous, et que vous espérez voir un jour. Même si votre existence est longue, et votre épreuve ardue, elles sont démesurément inférieures comparées , tant en longueur qu'en profondeur, à l'éternité de la béatitude qui vous attend.

    Quelle que soit la force des agents et des causes qui vous procurent lutte et souffrance, pensez que Dieu vous a donné des agents et des causes de victoire infiniment supérieurs que ceux par lesquels vous êtes attaqués et affligés.

    Il vous a donné la Grâce, les Sacrements, la Parole évangélique. Il vous a rendu la Loi facile par le mobile que le Christ y a introduit: l'amour.

    Finalement, vous sont aussi données l'aide et la prière du Saint-Esprit’’.

    à suivre …leçon 35



    Le bonheur du Ciel , c'est de voir Dieu face à face



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 16 Aoû - 7:24


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon  35

    29 mars 1950.

    Rm 8, 26-27.

    «Ce Très Divin Esprit a mille manières de venir au secours de votre faiblesse.

    En se donnant à vous avec son immensité de lumière et de puissance, il pénètre et illumine même les retraits les plus en-fouis de votre esprit. Il y fait prospérer la Grâce et les autres vertus en vous faisant connaître le Père, le Fils et leur Amour réciproque, c'est-à-dire lui-même, comme aucun livre, aucune parole de sagesse humaine ne saurait faire.

    Dieu, dans son Savoir infini, est toujours simple et lumineux. Son instruction est un toucher divin qui allume des lumières aptes à éclairer les mystères. Elle est comme une caresse  qui vous réveille à l'amour, ou comme un baiser donné pour que vous puissiez goûter les saveurs de Dieu. Elle est comme le lait que vous donne ce Dieu le Père avec son amour prévoyant que vous donne Dieu le Fils avec sa Chair et son Sang, que vous donne le Saint-Esprit qui vous nourrit du miel de sagesse pour vous faire désirer Dieu comme les abeilles désirent  le nectar des fleurs.

    Et... y a-t-il une fleur plus splendide, plus pure que Dieu?

    Et qu'est-ce qui attire plus parfumée, aux couleurs attrayantes, aux sucs salutaires, , même les plus simples et les moins instruits, les enfants bien que les vieillards qui, sur le plan humain, n'ont plus d'illusions à se faire.

    Elle attire les malades qui sont crucifiés à leur croix, car elle attire sans causer de fatigue.

    Elle charme et ravit, car elle témoigne de l'existence de Dieu, et de sa providence , laquelle pourvoit même aux besoins de l'herbe des champs.

    C'est ainsi, avec simplicité, par son silence humainement divin, que l'Esprit Saint vous instruit. Mais sur le plan spirituel il le fait avec sa Voix infatigable qui résonne dans le silence attentif de votre âme. Il vous enseigne, vous conseille, vous guide.

    Pour chaque inspirations que vous secondez, il vous communique une connaissance de Dieu toujours plus vaste, génératrice d'un amour toujours plus grand. Il vous donne une certitude toujours plus grande que vos actions accomplies par amour de Dieu, et donc dans sa Charité, sont accomplies avec l'aide de Dieu et en union avec Lui, Père, Fils et Saint-Esprit, et que donc la valeur de ces actions est surnaturalisées à mesure que l'homme individuel se transforme en fils de Dieu, en fils de Dieu toujours plus tel , par une génération  continuelle du Verbe et par la volonté du Père éternel qui veut que vous deveniez d'autres Christ" , à mesure qu'il vit toujours plus dans la charité du Père et du Fils, c'est-à- dire dans l'étreinte de l'Esprit de Dieu".

    Parfois la transformation devient totale... Autant que cela est possible à la créature, encore exilée sur la terre. Cela à lieu quand elle est arrivée à se vider de tout ce qui n'est pas le pur amour. Il s'agit d'un pur amour de Dieu qui s'est dépouillé  de tout ce qui le retenait: affections sensibles non ordonnées  aux fins de la charité surnaturelle, craintes excessives de l'imperfection face à la Perfection divine, anxiété de faire trop, de trop embrasser d'activités, même bonnes mais par vouloir propre.

    Car c'est cela qui fatigue et distrait et qui empêche d'écouter et d'exécuter les inspirations et les intentions que Dieu suggère et propose à l'esprit de l'homme. Parfois  donc ,ai-je dit , cette transformation devient totale. Elle porte alors à dépasser les bornes et les limitations inhérentes à la nature humaine.

    Elle élève la nature de cet homme à des hauteurs d'abîme... vertiges de la charité jusqu'à l'immolation, ou de la contemplation jusqu'à l'extase ou aux révélations, au cours desquelles l'âme mystique, pour de brefs instants , car elle ne saurait en jouir plus longtemps sans mourir , goûte une anticipation de la très parfaite joie éternelle.

    Si cela est possible sans qu'elle en meure, c'est parce qu'une secrète action de Dieu la soutient en vie. Dans la mesure où vous êtes dociles et attentifs aux divines inspirations, l'aide divine suscite en vous de saints désirs qui vous portent vers des œuvres saintes.

    Lorsque vous vous laissez inspirer et mouvoir par le Moteur éternel et parfait qui accomplit chacun de ses mouvements par amour , vous vous transformez en des créatures d’amour , et choisissez comme guide et comme souveraine de toutes vertus , l’ amour.

    A partir de ce moment –là  d’hommes que vous êtes, vous vous transformez vraiment en fils de Dieu, quelques soient les choses que vous faites ou que vous dites.

    Même si aux yeux d'autrui vous paraissez ne rien faire , car votre activité ne sera pas extérieure , bruyante , agitée , mais toute intime : prière et offrande quotidienne ,immolation requise et accomplie à l’ intérieur de votre moi , en souvenir des paroles :

    "Lorsque vous voulez prier, n'imitez pas les hypocrites qui aiment se montrer devant les hommes, mais rentrez plutôt chez vous, et renfermez-vous à l'intérieur de votre maison",  même si vous paraissez ne rien faire, en réalité vous imitez Dieu le Père qui œuvre dans le mystère de son Ciel; vous imitez Dieu le Fils qui n'a jamais aimé les acclamations. En effet Jésus a aimé l'effacement de Nazareth aussi longtemps qu'il a pu le faire sans déroger aux desseins du Père.

    Après chaque miracle grandiose qu'il était obligé d'accomplir à la présence des multitudes, pour confirmer sa véritable Nature de Verbe du Père et de Messie, il s'est toujours esquivé, soit en se retirant sur les montagnes, soit en s'éloignant sur le lac avec la barque, soit en se retirant au jardin des Oliviers, ou du côté de Tyr et Sidon, ou dans les environs de Magdala, ou même aux frontières de la Samarie.

    Vous imitez le Saint-Esprit dont l'action sanctificatrice se déroule sans bruit ni agitation à l'intérieur de l'esprit humain.

    Vous vous transformez donc en fils de Dieu, et vous  plissez des œuvres dignes d'un fils de Dieu. En cela aussi vous augmentez votre identification avec Lui, et continuez votre ascension vers la perfection.

    Plus encore: votre moi, autant le moi naturel que le spirituel, toujours imparfaits par- suite (le la Faute originelle, s'annulent , c'est le mot , pour prendre le moi parfait de Jésus.

    Paul dit: "Ce n'est pas moi qui vis; c'est le Christ qui vit en moi".

    Tout chrétien qui sur terre réalise  cette transformation, moyen par lequel après sa mort il héritera le Ciel éternel, peut dire avec Paul: "Ce n'est pas moi; c'est le Christ qui vit en moi".

    Et vraiment ses actions seront des actions accomplies selon l'esprit du Christ. Ses oraisons seront des oraisons qui poursuivront l'oraison incessante que le Christ a faite pendant  sa vie terrestre Christ.

    Ses souffrances seront en vérité la continuation  et le complément des souffrances du Christ.

    Aussi, elles ont le même but: la sanctification des humains. Et leur but sera le même: l'exaltation glorieuse et éternelle après l'humiliation et le martyre de l'immolation.

    Enfin, après avoir opéré l'union par cette communication réciproque de Lui en vous et de vous en Lui, par l'écoute attentive et docile de ses inspirations , car il ne la susciterait pas en vous s'il voyait que vous n'êtes pas en mesure de les accomplir, ce qui changerait des sources de bien en motif de condamnation , l'Esprit qui est en vous, pour soutenir votre faiblesse et réaliser votre sanctification, vous aide avec sa prière parfaite.

    Car étant Dieu, il sait comment il faut prier. Il le fait avec vous et pour vous. Votre prière, rendue efficace par l'union avec sa prière à Lui, monte au Ciel jusqu'au trône de Celui qui "scrute" les cœurs. De Celui qui connaît ce qu'invoque l'Esprit par des soupires ineffables, et comment il intercède pour les saints, selon les désirs que Dieu a pour chacun d'entre eux.

    C'est cela l'aide des aides: votre justification, votre force, votre sanctification, qui se réalise, qui s'exerce, qui commence sur terre, et qui est couronnée au Ciel».

    à suivre …leçon 36


    "Ce n'est pas moi qui vis; c'est le Christ qui vit en moi".



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Lun 21 Aoû - 7:22


     Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon no 36


    25 avril 1950.

    Rm 8, 28-30.

    «Tout concourt au bien de celui qui aime Dieu, car Dieu organise tout pour que les justes aient la possibilité d'en tirer le plus grand profit. Ceci est vrai même pour les situations que des esprits superficiels pourraient considérer comme des moyens de souffrance ou dangers du mal, puisque par leur impact, elles peuvent porter au découragement, au doute, ou à la rébellion.

    Mais les effets susdits ne sont pas provoqués par les choses en tant que telles. Ce qui cause ces effets, c'est le manque d'entraînement du caractère dans la loi morale, même naturelle, et c'est le manque d'entraînement de l'âme dans la loi divine. C'est cela qui empêche les âmes de servir Dieu avec bonne volonté dans tout ce qu'il propose.

    C'est cela qui peut rendre les situations que Dieu a prévues pour le bien, des occasions d'imperfections, ou de chutes plus ou moins graves. Si on pensait le contraire, par exemple, si on se laissait aller à penser que Dieu prédispose des choses dans un but mauvais, cela reviendrait à dire que la prédestination à la grâce elle aussi est un mal, puisqu'il arrive souvent qu'elle devient comme le talent non productif de la parabole

    . C'est à cause du jugement injuste du paresseux à l'égard de son maître, que le maître enlève son talent au paresseux, et le donne à d'autres qui seront capables de le faire fructifier.

    Est-ce Dieu qui interdit aux hommes, à tous les hommes prédestinés à la grâce, d'utiliser ce trésor de façon convenable, au meilleur de leurs possibilités? Non. Tellement que même à ceux qui ne connaissent pas le vrai Dieu il met dans le cœur une loi naturelle et une conscience, de sorte qu'ils puissent faire partie, si non du Corps mystique, au moins de l'âme de ce Corps, et ainsi jouir des bénéfices de la Grâce.

    De toute éternité Dieu connaît les êtres qui dans le passé, le présent et l'avenir ont profité, profitent et profiteront des secours mystérieux qu'il donne pour aider les hommes à atteindre leur fin. Et il connaît aussi ceux qui, dans le passé, le présent et l'avenir,  de manière plus ou moins complète se transforment ou se sont transformés ou se transformeront en l'image et à la ressemblance de l'Homme-Dieu, par amour, par obéissance à la voix de la conscience et aux préceptes de la loi morale.

    Il est sûr et certain qu'au dernier jour, le jour du Grand Jugement, à la droite du Fils de l'Homme on verra beaucoup d'individus que les hommes considéraient comme exclus du Royaume, du fait qu'ils n'étaient pas membres de l'Eglise. Tandis qu'à sa gauche , Dieu seul connaît la vérité des choses , il y en aura plusieurs que les hommes considéraient comme des co-héritiers assurés du Royaume, puisqu'en apparence ils étaient membres vivants du Corps mystique. Et grande sera la stupeur de toutes ces catégories de jugés.

    Ceux qui par ces mystérieuses opérations de Dieu se retrouveront parmi les élus, diront selon leur droiture: "Nous  ne t'avons jamais connu ou servi, comme Tu dis, en désaltérant ta soif ou en rassasiant ta faim, en te recevant ou en te visitant. Comment se fait-il que sommes-nous ici?".

    Et le juste Juge, mort sur la croix pour donner la Vie éter¬nelle à tous les gens de bonne volonté, répondra: "C'est parce que vous m'avez connu sans le savoir. Vous m'avez servi par la charité que vous avez prodiguée à votre prochain. Vous m'avez secouru, parce que même une gorgée d'eau donnée par amour à un assoiffé, était de l'amour donné à moi".

    Les réprouvés demanderont: "Comment peux-tu nous fermer ton Royaume, puisque nous avons été des tiens?".

    Et Il leur répondra: "Je vous ferme les portes du Royaume comme vous avez fermé votre cœur aux besoins de vos frères. Ce que vous n'avez pas fait pour le plus petit d'entre vous, vous ne l'avez pas fait pour moi. Votre attitude  a été d'autant plus grave que vous me connaissiez, et vous connaissiez mon Evangile et ma Loi .

    Mon frère est celui qui vit dans l’ Amour parmi les frères . Dans les frères qui ont la foi, l'amour a visé leur plus grande perfection. Ma nature, c'est l'Amour, et vous ,qui vivez sans Amour,  partez loin de moi,

    Celui qui ne vit pas dans l'amour et ne pratique pas des œuvres d'amour, n'est pas un frère pour le Christ. Le Christ a aimé ses frères au point de mourir pour eux, donc celui qui est sans amour n'est pas son co-héritier.

    Les prédestinés à la gloire, Dieu les a appelés eux-aussi. Et ceux qui ont été appelés ne sont pas restés sourds, et ne restent pas sourds à l'appel. Ils ne se fatiguent pas à suivre le Christ, bien au contraire. Ils ont suivi son exemple sur la route escarpée de la perfection, et continuent de le suivre avec héroïsme.

    Quand l'amour de prédilection du Seigneur est de¬venu pour eux une chaîne de peines et de douleurs, ils ne se sont pas laissés prendre par le découragement ou le désenchantement. Si Dieu a permis que des hommes et des événements les attaquent furieusement, ils ne se sont pas considérés ni ne se considèrent moins aimés de Dieu. Ils ne se sont pas découragés, si la faiblesse du corps ou un fléchissement de l'esprit les ont faits basculer, ou les font tomber.

    Au contraire, connaissant Celui qui les a appelés, connaissant son Amour et sa Miséricorde, ils le perçoivent comme un Père et un Frère, même à l'heure des cruelles tempêtes. Grâce aux mérites infinis du Christ en qui ils ont mis leur foi la plus ferme, ils ont accompli, et accomplissent aujourd'hui encore, leur voyage vers le Ciel, d'où l'appel est parti.

    Personne ne peut esquiver cette règle s'il veut rester au niveau de gloire auquel Dieu l'a prédestiné. Personne, si privilégié soit-il, n'a le droit de tomber dans le quiétisme en disant: "Dieu me veut là, donc c'est à lui d'y penser".

    Chacun doit travailler pour faire fructifier les dons de Dieu et ne pas les laisser improductifs.
    Adam et Eve étaient des êtres innocents, pleins de Grâce et d'autres dons. Alors un jugement insensé les a poussés à croire que l'amour que Dieu leur portait était tellement grand, que rien n'était à craindre et qu'il n'était pas nécessaire d' obéir avec rigueur. Par ce jugement insensé ils ont dilapidé ces trésors, et leur infidélité leur a coûté des siècles et des siècles de souffrances..

    Jésus, Homme par la naissance d'une Femme, et Marie sa Mère, eux aussi étaient innocents comme le premier Adam et la première Eve. Eux aussi étaient comblés de dons, et très aimés par le Père. Mais eux, à la différence de vos Premiers Parents, ont tenu garde fidèle des dons reçus, et les ont rendus actifs en les utilisant avec sagesse. Et leur chair n'a pas connu la corruption.

    Ainsi qu'il en eût été pour tous les hommes s'ils fussent restés innocents et pleins de grâce, leur chair unie à leur âme sans tache, Jésus et Marie sont entrés dans le Royaume éternel pour recevoir une glorification entière. Ils n'ont pas été obligés d'attendre la fin des siècles pour jubiler, dans leur chair aussi, du parfait bonheur qui attend les ressuscités et les glorifiés après le dernier Jugement».


    à suivre ….leçon 37






    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 22 Aoû - 7:20


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon  37


    18 mai 1950. Ascension.

    «Deux choses vous distinguent de Jésus et de Marie: vous n'êtes pas incorruptibles et vous ne pouvez monter directement à la gloire. Comme cela s'est produit pour Jésus et pour Marie. Ce sont là deux choses et les seules en lesquelles, tout en partageant avec eux le sort des enfants de Dieu fidèles et aimants, vous en êtes différents.

    Différents du Fils Unique, consubstantiel du Père par sa nature divine et du Premier-né par sa nature et sa vie d'homme parfait parmi tous les hommes; différents de sa Mère que la Révélation et les Docteurs de l'Eglise appellent "la Première-née".

    Elle est seconde seulement par rapport au Verbe fait chair, qui, étant Dieu est, en personne, la Grâce et la Sainteté mêmes, parfaites et infinies.

    Pour tous les autres aspects de votre existence vous n'êtes pas différents. En effet, Dieu, par son Christ, immolé pour vous donner les trésors de la Grâce, des Sacrements, de la Vie dans le Corps mystique, de la Vie éternelle et heureuse dans la Communion des Saints, dont il est le Chef sacré , vous fait participer aux richesses surnaturelles dont il a comblé Jésus et Marie, ses deux Bien-aimés, et il vous rend leurs cohéritiers.

    Votre sort n'est pas différent du leur. Mais méditez bien cela.

    Non seulement votre destinée ultraterrestre, ou sort surnaturel, n'est pas différent du leur. Votre destin naturel ne l'est non plus.

    De même que Jésus et Marie ont eu leur part d'épreuves, de peines, de luttes, d'inquiétudes et d'incompréhensions, vous aussi vous les avez, et vous devez les avoir pour leur ressembler

    Dieu le Père a justifié et glorifié ses deux Elus parmi les élus. Il les a justifiés et glorifiés aux yeux des hommes et aux yeux des anges. Son Fils s'est vu glorifié sur les rives du Jour¬dain, au mont Tabor, sur le Moria et au Jardin des Oliviers 40 jours après la Pâque.

    Ces manifestations ont été des plus solennelles, mais tous les miracles accomplis par le Christ pendant ses trois ans de vie publique ont été le moyen pour le Père de justifier les actes de son Fils face aux accusations de ses ennemis.

    Et Marie a eu sa justification au Calvaire, au Tombeau et au Cénacle, avec la douleur déchirante de la plus sainte et affligée des mères. Enfin aux Oliviers, elle a été glorifiée par son Assomption au Ciel.

    Cela s'est passé au cours de sa dernière et ardente extase d'amour, à un moment où son esprit très pur s'était détaché de son corps virginal et innocent. De même que Dieu a justifié et glorifié ses deux grands Elus, de même vous aussi serez justifiés puis glorifiés, si vous vivez en fils de Dieu.

    Dieu ne condamne pas les larmes des hommes, ni leur répugnance pour la souffrance et la douleur. Il ne condamne que le péché, le refus de sa miséricorde, et l'impénitence. Que Jésus et Marie soient donc vos exemples. Jésus a été justifié de l'horreur qu'il a eu de sa mort, et quelle mort !

    Marie a été justifiée de sa plainte angoissée, muette ou gémissante, adressée au Père de son Fils, qui était aussi le sien, à partir du début de la Passion jusqu'à la Résurrection.

    Abhorrer la mort, avoir de la répugnance pour la douleur, pleurer l'abandon de ceux que vous aimez, pleurer pour les supplices douloureux qui frappent les êtres que vous chérissez, vous en plaindre à Dieu, cela n'est pas réprouvé par Dieu.

    Au contraire, ces larmes-là, ces répugnances-là sont les moyens les plus efficaces pour conquérir le Ciel. Il suffit qu'au moment où vous en supportez le poids, vous ne sortiez pas de l'amour que vous avez pour votre Dieu, et de Jésus, qui a éprouvé vos souffrances, qui a versé vos larmes, qui en a même versées beaucoup, qui a supporté toutes les douleurs possibles en voyant sa Mère souffrir, et en souffrant pour ses propres tortures corporelles, Jésus intercède pour vous auprès du Père

    Il sait ce que signifie être Homme, et il vous dit:

    "Faites comme j'ai fait. Pleurez, frémissez devant vos peines et devant votre croix. Gémissez, oui. Mais, comme moi, faites la volonté du Père. Je vous justifierai de tout. Demeurez unis à moi et à Marie, comme moi je suis uni au Père et à ma Mère et nous vous soutiendrons. Je suis la Vie, et elle est la Mère de la Vie, et votre Mère

    Elle vous a acceptés comme ses enfants au moment où elle serait morte de douleur si elle n'avait pas eu le secours de Dieu, car elle a souffert encore plus que moi en me voyant torturé jusqu'a la mort.

    Ma Mère et moi, nous avons tout connu: la fatigue, la faim, la pauvreté, l'angoisse, les persécutions, les dangers, l'épée de la justice et celle de la douleur, celle qui tranche la vie et celle qui transperce le coeur et l'âme. Pour cette raison nous intercédons pour vous.

    Aimez nous comme nous vous aimons, et vous triompherez de tout ce qui pourrait vous séparer de Dieu. Aimez nous, et votre amour envers le Dieu Un et Trine, et envers sa Fille-Epouse-Mère, Mère de Dieu et la vôtre, de¬viendra votre justification et votre future gloire éternelle.

    Qui pourra jamais vous séparer de Dieu? Qui pourra jamais vous arracher au Ciel auquel vous êtes prédestinés, si vous demeurez unis à Dieu et au Ciel grâce au lien de l'amour?

    Qu'est-ce qui pourra entrer en vous, et vous éloigner ou séparer de Dieu, si moi, l'Amour, après que vous vous êtes vidés de vous-mêmes pour ne recevoir que moi seul, je vous aurai comblés de ma présence?

    Qu'est-ce qui pourrait vous donner la vraie mort si moi, la Vie, donc Charité encore, je suis en vous?

    Qui pourrait jamais vous vaincre si vous avez en vous Celui qui a vaincu le monde, le démon et la chair?

    Rien ne pourra vous séparer de Dieu, vous priver du Ciel, vous rendre esclaves de Satan et des hommes, vous rendre morts à la vraie Vie, si vous ne le voulez pas. Rien ne pourra vous nuire pour l'éternité si avec courage vous voulez appartenir à Dieu. Rien ne pourra vaincre contre vous si vous êtes marqués au front avec le Tau, et que dans votre cœur il y a la charité.

    Le Ciel est pour ceux qui savent le mériter. Et Dieu veut le combler de vous . Pour cela il vous donne tout ce qui peut vous aider à le mériter et, avec toutes ces choses, il vous donne son Fils, il se donne lui-même, et son Saint Esprit.

    "Qui est semblable à Dieu?". Voila le cri et le nom de l'Archange défenseur. Et cet Archange lutte avec vous, pour vous.

    Il vous assure que si vous avez Dieu en vous, rien ne pourra vous vaincre. Personne ne pourra faire entrer la mort et le malheur éternel dans votre âme"».

    à suivre …  Leçon 38



    Jésus et Marie dans la Gloire du Ciel



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 23 Aoû - 8:18

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon 38

    2 juin 1950. Premier vendredi du mois du Sacré-Coeur.

    Rm 9, 1-13.

    «Le point qui suit est très profond, soit pour la règle qu'il donne dans la pratique de la charité, soit pour la leçon qu'il donne à ceux qui renoncent aux biens du Ciel pour ceux de la terre.

    En invoquant le Saint Esprit qui demeure dans les cœurs et dans les corps des justes, qui parle à la conscience, et qui devient pour elle enseignement, guide et loi, Paul dit: "J'ai une grande tristesse, une douleur qui persiste dans mon cœur. Je voudrais être moi-même séparé du Christ pour mes frères (pour le bien de mes frères), les Israélites, qui sont du même sang que moi selon la chair.

    C'est à eux qu'appartient l'adop¬tion des fils (de Dieu), la gloire, l'alliance, la loi, le culte, les promesses, les patriarches. C'est enfin de leur race que le Christ est issu selon la chair...".

    Paul était juif et israélite, descendant d'Abraham. Il le dit comme celui qui est fier du sang noble qu'il a reçu de ses aïeux.   Il le dit malgré l'expérience foudroyante qu'il a eu sur le chemin de Damas, par laquelle il a été arraché à la Synagogue aride et plongé dans le bain de grâces du fleuve aux sept sources jaillissantes du cœur de l'Eglise, jaillissantes de la Pierre établie par le Pontife éternel, le Christ.

    Saul s'était précipité inutilement contre cette Pierre. S'il ne s'y était pas écrasé ce fut uniquement parce que Dieu en avait décidé autrement, en raison des grandes choses qu'il avait décidé de réaliser par lui.

    Bien que détaché désormais de la Synagogue, Saul éprouvait toujours de l'affection pour ses frères dans le sang d'Abraham, et il ne faudrait pas considérer cette affection comme quelque chose de reprochable. Si l'être humain est tenu d'aimer chaque homme vivant sur la Terre car il est son prochain, à plus forte raison il doit aimer celui avec qui il partage la même descendance, la même patrie et les mêmes lois.

    Paul était originaire de Tarse, en Cilicie, et puisque la Cilicie dépendait de Rome, il était citoyen romain. Mais il était de la tribu de Benjamin, et par sa naissance, et par la Loi

    Parmi les prosélytes, les habitants de la Diaspora, et même parmi les pharisiens de Palestine, il y en avait peu de si ardents dans les pratiques pharisaïques de la loi de Moïse. Saul, lui, était ardent jusqu'au fanatisme et à l'injustice.

    L'attachement envers ses frères dans le sang et dans la foi ancienne persistait donc en lui même après qu'il eût embras¬sé la nouvelle foi et fût devenu le plus ardent des apôtres du Christ. Il s'est en effet transporté dans le nouveau temps avec toute son intransigeance et tout son fanatisme du passé.

    Mais puisque le passage s'est produit par l'intervention extraordinaire de Dieu - le Verbe incarné - l'affection pour ses frères, de terrestre qu'elle était, s'est transformée en cha¬rité surnaturelle. Même son intransigeance et son fanatisme se sont transformés, sans le quitter.


    En effet, Saul l'ardent, Saul l'intransigeant, Saul le pharisien fanatique, Saul le lapi dateur d'Etienne, lapidateur par ses paroles si ce n'est par ses actes, Saul le persécuteur des chrétiens, une fois devenu Paul, est resté ardent, oui, mais dans l'amour plutôt que dans la haine. Il est resté intransigeant, oui, pour l'honneur de Dieu et pour le bien des âmes, mais avec lui-même d'abord, et en¬suite avec les autres, à partir de Pierre le pontife, jusqu'au dernier des fidèles.

    Et voici pourquoi l'affection terrestre que Saul avait pour ses frères d'antan, s'élève, devient sublime. Elle devient un martyre de charité surnaturelle. Paul voudrait tous ses frères présents dans le Royaume, convertis, repentis, renouvelés par le Christ, pour le Christ et dans le Christ, Celui qu'ils ont repoussé et persécuté jusqu'à la mort lorsqu'il était parmi eux, qui ont clamé que son Sang retombe sur eux, non pas dans un but de sanctification et de rédemption, mais par haine et par mépris

    Ce péché de déicide serre le cœur de Paul et le remplit de douleur. La grande tristesse de Paul c'est de voir que l'obstination de ses frères juifs les fait persister dans ce péché de la persécution du Christ qui deviendra persécution des chrétiens.

    Au point que Paul désire et demande presque d'être séparé du Christ - Amour de ses amours - si cela pouvait permettre à ses frères juifs de se convertir et d'aimer le Christ: qu'ils parviennent a être adoptés par Dieu comme fils, mais comme fils vivants, et qu'ils deviennent frères du Christ!

    Non ,seulement frères dans la chair , car Jésus de Nazareth, des-cendant d'Adam par sa mère, d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et, après la succession des générations, de Jesse et enfin de Marie de la lignée de David, est bien un israélite de la branche la plus pure du Peuple élu, - mais aussi par le co-héritage du Royaume du Père céleste.

    Ceux qui veulent être chrétiens, et chrétiens véritables, doivent avoir pour leurs frères séparés les mêmes sentiments que Paul a eu pour les juifs ses frères séparés. Fils prodigues de différentes espèces. Les uns qui croient au Christ mais ne sont pas membres du Corps mystique, puisqu'ils ne sont pas unis au tronc de la Vigne mystique, qui est l'Eglise de Rome.


    D'autres qui sont membres de cette Eglise de Rome, mais membres morts. Ils ont reçu le baptême et d'autres sacrements de la vraie Eglise, mais, par la suite, la mauvaise volonté les a fait tomber dans des fautes mortelles ou dans des habitudes de péché, ou bien ils ont été frappés par des sanctions ecclésiastiques étant devenus victimes d'hérésies de différentes espèces: superstitions, idolâtries, même envers l'homme, commerce avec le diable, appartenance à des sectes anti-chrétiennes, spiritisme, magie, ou autres choses du genre.


    Se sacrifier pour ceux-là, pour qu'ils reviennent à la Vie, et pour qu'ils aient le Salut éternel, est une forme de parfaite  charité envers le prochain.

    Or la règle est la suivante: aimer non seulement ceux qui sont semblables à vous dans la religion et la justice, et qui vous aiment en retour, mais aussi, et ,  surtout, ceux qui sont différents, et qui vous traitent comme des ennemis. Les aimer soit parce qu'ils en ont le plus grand besoin, soit parce que le fait d'aimer vos persécuteurs, ceux qui vous haïssent vous, votre foi et votre manière d'agir, témoigne d'une parfaite formation dans le Christ.

    Le Christ a pardonné même à ses bourreaux, ceux qui l'ont crucifié.

    Il a   pardonné à ceux qui se sont moqués de lui. Le pardon est une monnaie dont la valeur est infinie dans le trésor que vous avez au Ciel.

    La deuxième leçon, celle sur les différentes valeurs des biens terrestres et des biens célestes, est au verset 6,7 et 8, et la conclusion est au verset 13.

    "Les descendants d'Israël ne sont pas tous des vrais Israélites, de même que les descendants d'Abraham ne sont pas tous véritable postérité d'Abraham. 'C'est par Isaac que ta descendance portera ton nom'. Cela signifie que ce ne sont pas les fils de la chair qui sont les vrais enfants de Dieu. Seulement les enfants de la promesse sont considérés les vrais descendants".
    Voilà.

    C'est toujours votre volonté d'hommes libres celle qui décide de votre sort futur et éternel

    . Comme en Adam, c'est sa volonté qui l'a fait chuter. Comme en Caïn, c'est sa volonté qui l'a rendu fratricide et fuyard. Et il a fini par donner origine aux enfants de la chair, ceux qui sont sortis de toute loi, même morale.

    . Dans le cas d'Ismaël, c'est sa mauvaise volonté qui a fait qu'il soit expulsé de la tribu d'Abraham, et qu'il devienne père d'enfants de la chair plutôt que de Dieu, car il s'est accouplé avec une femme d'Egypte, donc une femme idolâtre.

    Les siècles sont passés, et Israël a répété cette même erreur, puisque son Roi a épousé des femmes étrangères et idolâtres , et il a instauré le culte des idoles près du Temple du Seigneur. Il a ainsi créé un terrain propice au schisme politique et religieux, ce qui a entraîné la division d'Israël en Royaume de Juda et Royaume d'Israël, et pendant des siècles, jusqu'à après la mort du Christ, a mis les habitants de  Palestine – Juifs et Galiléens – contre les Samaritains.

    Mais avant même que tout cela n'arrive, un autre encore  avait perdu son droit d'aînesse au sein de la race élue, et en¬ suite, par mépris des choses vraiment précieuses et impéris¬sables, par son attachement aux choses de la terre, il a perdu aussi la bénédiction paternelle, similitude de la bénédiction transmise par le Père Créateur au père naturel pour investir le fils aîné de pouvoirs extraordinaires.

    Enfin, le même personnage  a perdu le droit d'appartenir au Peuple de la Promesse, en créant la race des Edonites ou Iduméens, qui n'était plus une race d'Israélites libres, mais une race d'esclaves comme celle dIsmaël, peuple contre lequel le Seigneur est en colère  .

    C'est là le symbole de la différence future entre les fils de la Loi de la Synagogue et ceux de la Loi de l'Eglise du Christ, qui transforme les gens qui la suivent en fils de Dieu, frères du Christ, cohéritiers du Ciel.

    Ce n'est donc pas une mutation capricieuse du Vouloir par¬fait et éternel qui conduit à la liberté parfaite et à la vie du Royaume, ceux-ci plutôt que ceux-là, comme le voudraient les églises réformées et hérétiques. C'est la volonté de l'hom¬me, laissé libre de choisir, qui l'attire davantage: la chair, le monde, Satan, ou bien l'esprit, le Ciel, Dieu.

    Toutefois, seulement ceux qui demeurent fidèles à Dieu, en croyant fermement au Christ, et qui pratiquent sa Loi et sa Doctrine – c'est-à-dire la Loi du Sinaï, achevée, dépouillée des chaînes de la Synagogue et rendue à nouveau libre com¬me Dieu est libre, bonne comme Dieu est bon, simple comme Dieu est simple – seulement ceux-là demeurent fils de Dieu.

    Ceux qui se sont crus "premiers-nés" du peuple de Dieu, du fait qu'ils sont arrivés avant, et qui ont persécuté ceux qu'ils ont considérés comme inférieurs, du fait qu'ils sont arrivé c'est-à-dire à la suite du "Fils du menuisier de Nazareth" dont ils se sont moqués, ceux-là, de premiers-nés et descendants d'élection qu'ils étaient, sont devenus esclaves de leur péché.

    Seulement pour l'avoir méprisé, lui, et pour avoir méprisé du même coup la prédilection que Dieu avait eu pour Israël en y faisant naître son Verbe incarné, ils sont devenus ceux qui restent en arrière, alourdis par leurs péchés, et surtout par le péché des péchés, le déicide.

    Puisqu'ils n'ont pas su accueillir et aimer l'Amour devenu Chair – amour et il  leur est arrivé ce
    qui est arrivé à Ismaël est arrivé ce qui est arrivé à Ismaël et à Isaac devenus les rebuts du Peuple élu, les détestés

    Par contre, ceux qui n'étaient pas le Peuple élu de tous les temps et de toutes les nations,  sont devenus peuple d'élection et citoyens du Royaume du Christ. Ils le sont deve¬nus sur Terre, en étant soumis à l'Epouse royale du Christ, l'Eglise, ils le deviendront ensuite au Ciel, où ils monteront pour s'installer définitivement.

    Voilà ce que l’immuable Parole de Dieu a promis depuis les portes de l'Eden, encore par les  Patriarches et les Prophètes, jusqu'au Christ et puis encore par le Magistère de l'Eglise, aussi longtemps que l'Eglise existera .

    L'ancienne promesse d'un Rédempteur, s'étant accomplie par sa venue, et sa mission dans le monde s'étant achevée, la promesse ancienne se trouve remplacée par la promesse nouvelle :

    "Quiconque croit en Jésus-Christ et l'accueille avec sa doctrine, devient fils de Dieu et hérite la vie éternelle".

    C'est ainsi que l'ancienne Synagogue est remplacée, et pour tou¬jours jusqu'à la fin des siècles, par l'Eglise de Jésus-Christ. A l'Ancien Testament succède le Nouveau.

    Seulement ceux qui croient au Christ et vivent au sein du Corps mystique, dont le Christ est le Chef sacré et dont les fidèles sont les membres, seulement ceux-là sont fils de la promesse, "vrais descendants", donc cohéritiers du Royaume de  la Jérusalem éternelle».


    à suivre ..leçon 39



    Le Christ , Symbole de l' Alliance nouvelle



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Jeu 24 Aoû - 7:24


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )

     


    Leçon  39

    16 juin 1950
    . Fête du Sacré Cœur.

    Rm 9, 14-18.

    «Personne ne peut s'arroger d'imposer à Dieu quoi faire ou comment, même s'il a l'impression que Dieu est injuste clans sa façon d'agir envers des individus, des nations, ou envers l'humanité entière. Ce serait ou un acte sacrilège, comportement d'incrédule.

    Ceux qui ne croient pas, à moins de voir un miracle, qu'une chose peut venir de Dieu, ceux-là, en plus de répéter la faute de l'apôtre Thomas , faute d'un homme non encore confirmé dans sa foi au Christ, mais plutôt ébranlé dans cette foi par la capture et la mort ignominieuse du Christ , renouvellent le péché impardonnable et jamais pardonné des Pharisiens, des chefs des Prêtres, des Scribes.

    Péché de ceux qui, pour croire au moment de la consommation du plus grand sacrifice d'amour venant de Dieu, Charité infinie, auraient voulu que le Christ soit descendu de la croix et se soit sauvé lui-même. Du reste même avec cela ils n'auraient pas été satisfaits, et ils auraient fini par dire : il l’a fait parce qu’il est Satan et Belzébub  l'a aidé".

    Personne n'a le droit de critiquer Dieu, ou de lui dire quoi faire. Dieu est Dieu, et tout ce qui existe, les personnes et les choses du passé, du présent et du futur, ne sont rien a côté de Lui. Un et Trine, Immense, il est Parfait en ses Trois Personnes et dans sa merveilleuse Unité, de même que dans ses Attributs et dans ses Œuvres.

    Il n'y a pas d'autre Dieu en dehors de lui: Dieu le Père, Créateur et Seigneur du Ciel et de la Terre, première Personne de la Triade Sacrée, qui n'a été engendrée par personne, puisqu'il est éternel, et qui par lui-même, par génération divine, a engendré le Verbe.

    La Deuxième Personne, c'est lui, le Verbe, par qui tout a été fait. Il est Dieu éternel, immense, parfait. En tout égal à la Première personne qui en lui se complaît, comme lui se complaît dans le Père qui l'a engendré et l'engendre.

    Cette double complaisance donne origine à l'Esprit Saint, qui procède du Père et du Fils. L'Esprit est le nœud qui les serre, l'étreinte qui les unit, le feu qui les fusionne sans confondre les Personnes. Il est la paix dans laquelle ils opèrent sans arrêt et se reposent à la fois dans l'Amour, pour l'Amour et avec l'Amour. Et celui-ci procède des deux, il est leur attribut majeur: l'essence même de Dieu.

    Dieu, étant Amour, ne peut ne pas être aussi Justice. Seulement celui qui n'aime pas devient injuste envers ses semblables, ou envers ses fils et ses frères. Mais celui qui aime est toujours juste, et quand il reconnaît que les œuvres de quelqu'un sont injustes, ne pas reconnaître, si elles le sont vraiment, ne serait bonté juste aussi dans la façon de punir, n'excédant l en indulgence, mais en agissant dans la mesure  du péché.

    Dieu aime. Il aime comme un Père aime ses enfants, ou comme Jésus, Dieu-Homme, aime ses frères. Donc il est toujours juste, autant dans ses punitions que dans ses récompenses. Quand, des lèvres de la Sagesse incarnée sortaient les conseils évangéliques tels que: Faites ce que je fais, et comme je le fais.

    "Soyez parfaits comme le Père qui est aux Cieux",

    C'est vers cette perfection de justice affectueuse que le Verbe incitait: la Justice parfaite du Père, et celle du Fils devenu Homme. Vers cette justice qui ne se vend à aucune des par¬ties, ni sous la pression, ni par des cadeaux, ni par amitié, ni par lien de parenté, mais juge, absout ou condamne selon qu'il convient, avec un esprit qui dépasse ce qui est matériel et terrestre.

    Etre justes avec son prochain est encore plus difficile que d'aimer Dieu. Parce que Dieu est bon, et qu'il est facile d'aimer quelqu'un qui est bon. Dieu est pardon, et il est facile d'aimer quelqu'un qui pardonne. Dieu est consolation, et il est facile d'aimer quelqu'un qui console. Dieu est soutient, et il est facile d'aimer quelqu'un qui supporte et soutient.

    Mais le voisin est souvent mauvais, injuste, prêt à vous faire de la peine, à augmenter celle que déjà vous avez, l'augmenter à travers ses incompréhensions, son obstination, ses dérisions, et sa sévérité. Il vous abandonne vite si vous êtes opprimés ou malheureux, lorsqu'il ne devient pas lui-même le complice de ceux qui déjà vous oppriment, et ainsi vous chagrine encore plus. Il est lent à pardonner, même s'il s'est trompé en vous considérant coupable de l'avoir offensé, alors que vous étiez innocent.

    Et si par malheur vous êtes prouvé vraiment coupable, il est très dur à vous pardonner. L'aimer est donc bien difficile.

    Mais il est dit: "Aimez ceux qui vous haïssent, et vous serez fils du Très-Haut". Pourquoi?

    Parce que vous aurez l'amour parfait. Vous aurez en commun avec Dieu la plus grande ressemblance. Vraiment.

    Chaque fils hérite de son père lavie que celui-ci lui transmet par sa semence, si bien que les traits héréditaires du père sont indélébiles, et dans le sang, et dans l'apparence, et dans la personnalité, sans compter le nom de famille.

    De même vous, si vous assimilez le principal attribut de Dieu, ce qui constitue son essence, vous assumez la Vie divine elle-même, vous vivez par lui et en lui, et de cette façon vous devenez ses vrais fils.

    Pas des fils égaux à lui en nature et substance, mais égaux à lui par adoption, une adoption qui divinise la créature à travers la participation relative aux actions de Dieu, Unique et Trinitaire, et à travers la ressemblance que vous acquérez en faisant vous-mêmes ce qu'il fait, lui, depuis toujours: aimer.

    Voilà ce que Dieu dit à Moïse: "J'aurai de la pitié... J'aurai de la compassion...". Mais la pitié et la compassion divines ne commencent pas à ce moment-là. Bien qu'associées à la divine justice, elles sont déjà présentes et à l'œuvre au jardin d' Eden  à l'égard des deux prévaricateurs, condamnés dans le temps, à s'exiler, à travailler, à souffrir, et à mourir, mais pardonnés pour l'éternité, avec la promesse de la Rédemption et la réalisation de cette Rédemption.

    Plus que cela encore: pitié et compassion étaient à l'œuvre même avant que l'homme, dont le futur péché n'était pas inconnu au Créateur, ne fût créé.

    Et Dieu l'a créé malgré tout. Il l'a créé tout en sachant que par sa propre volonté il serait de¬venu pécheur, rebelle, transgresseur, voleur, assassin, violent, menteur, lascif, sacrilège, idolâtre. (On sait que par la complaisance de l'homme en lui-même, toutes ces mauvaises tendances sont présentes en lui, qui pourtant aurait dû être saint).

    Comme si cela n'était pas déjà grave, Dieu a créé l'être humain sachant que cet être aurait tué son Fils-Verbe, fait Chair pour servir l'humanité; qu'il l'aurait tué une fois, et qu'il l'aurait blessé un nombre incalculable de fois avec ses péchés, aussi nombreux que les grains de sable qui recouvrent le fond de la mer, à partir du temps de sa Rédemption jusqu'à la fin de âges.

    Le fait d'avoir créé l'homme malgré cela, le fait de lui avoir offert le Ciel, la ressemblance divine, les droits rattachés à l'adoption filiale, tout cela vous donne la mesure de l'infinie miséricorde de Dieu, et de son amoureuse compassion.

    De toute éternité Dieu regardait  et pensait à toutes les choses qui le  liaient à  son Verbe. Dans ses pensées, il admirait les merveilles de la Création .

    Comme quelqu'un qui s'arrête pour contempler ravi un endroit de délices rempli de parfums et de fleurs, d'eaux pures et de chants d'oiseaux, et puis frémit d'horreur en voyant sortir d'un trou un serpent venimeux et agressif, qui brise, mord, tue les plantes et les animaux, gâte l'eau et les fleurs, ainsi le Père du Verbe et de l'homme, tandis qu'il contemplait depuis son éternité la future Création, où tout serait créé "bon", serpent attaquer, corrompre, empoisonner toutes choses, et vous apporter l' affliction .

    Il vit l'homme déchu. Il vit Caïn, l'assassin d'Abel, préfiguration d'un autre Caïn (Israël), qui tuerait le nouvel Abel (le Verbe).

    Même le plus saint des hommes, ayant une telle connais¬sance, aurait, si non haï, au moins ressenti de la tiédeur pour l'ingrat, le prodigue des biens reçu, vainement obligé.

    Dieu non. Dieu sait tout, mais sa pitié et sa compassion ne meurent pas, ne s'épuisent pas. Au contraire, c'est précisé¬ment de cette connaissance éternelle qu'elles naissent. De toute éternité elle a décrété que puisque l'homme (Adam) et les hommes seront pécheurs, assassins de leur partie éternelle et de leurs frères, pour les rendre à nouveau "vivants", "fils adoptifs", "co-héritiers", il faut sacrifier le Fils.

    Il sera le Fils de l'Homme, l'Adam fidèle et très saint, Abel et l'Agneau immolé par les Caïns déicides.
    Et du premier Péché, et du deuxième Péché , celui de l’Eden et celui du Temple , viendra la Rédemption.

    Et Dieu sera compatissant et miséricordieux avec qui il voudra, c'est-à-dire avec tous ceux qui avec bonne volonté voudront bien à leur tour être des "fils de Dieu", ayant ac¬cueilli le Christ avec amour, et suivi, et pratiqué les comman¬dements et les enseignements de la Parole divine.

    A partir de toutes choses, Dieu tire toujours le bien.

    De la faute d'Adam il a tiré le bien de la Rédemption, me¬sure de la Charité divine, laquelle est infinie et très parfaite.

    Dieu a tiré la preuve de sa puissance, sa justice, et sa bonté infinies de l'obstination du Pharaon contre les ordres divins que le serviteur de Dieu, Moïse, transmettait à ce roi d'Egypte  
    Par les fléaux qui ont frappé l'Egypte, par l'extermination des premiers-nés, et les Egyptiens dans la Mer Rouge, le roi Pharaon a appris que Dieu est Seigneur. Le Peuple de Dieu l'a appris, lui aussi, et par ces mêmes prodiges, il a été confirmé dans sa foi en Dieu Unique, son Dieu.

    Du péché d'Israël, coupable d'avoir crucifié son Verbe incarné, Dieu a tiré (pour vous) la bienheureuse certitude de la Résurrection de la chair, ainsi que de la Jérusalem éternelle, où montent les esprits des justes, et où, ensuite, les corps des justes se réuniront avec leurs esprits, pour une vie éternelle de joie.

    C'est ainsi que le Très-Bon tire des bonnes choses à partir de tout. Seulement il est nécessaire que l'homme, avec sa volonté qui doit être bonne, sache, lui aussi, tirer son bien de tout ce que Dieu fait.

    Comment?

    Par l'humble soumission qui exclut la révolte, et en demeurant près du Père Céleste, même quand sa main est lourde et son calice amer.

    Vous êtes des pécheurs. Tous. Même les meilleurs d'entre vous sont imparfaits. Jésus était innocent, saint, parfait.

    Néanmoins le Père l'a accablé de tous les péchés des hommes, pour qu'il les consume au Golgotha

    Il lui a présenté le calice le plus amer qui soit, un calice rempli de toutes les amertumes et de tous les dégoûts possibles: de l'abandon du Père la lâcheté des autres apôtres   de la dénégation de son Céphas aux souffrances de la Mère, de la trahison de l'ami et apôtre à  l'ingratitude du peuple

    . Personne au monde n'a jamais por¬té ni ne portera un fardeau aussi écrasant que celui qui a torturé le Christ: l'Innocent. Personne au monde ne boira jamais de calice comme le sien.

    Sachez donc l'imiter. Sachez l'imiter dans sa parfaite bon¬ne volonté et dans sa très sainte obéissance. Ainsi, à partir de tout ce que Dieu permettra qu'il vous arrive comme épreuve, vous tirerez votre bien et votre récompense


    à suivre …leçon 40



    Dieu trine



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Sam 26 Aoû - 7:33


     Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons




    Leçon  40

    22 juin 1950.

    Rm 9, 19-24.

    «Plusieurs, lorsqu'ils se sentent rappelés sur des chemins de justice par quelqu'un qui leur dit de ne pas offenser Dieu, répondent par cette accusation blasphématoire: "De quoi se plaint-il?

    C'est lui qui nous a faits ainsi. Il aurait pu nous créer invulnérables aux assauts de Mal, ou au moins interdire au Mal de nous attaquer. Il aurait pu nous faire tous bons, et tous saints.

    Alors que!

    Où est-elle l'équitable mesure de sa bonté et de sa providence pour tous?

    Un tel est riche, un tel autre est pauvre et miséreux; celui-ci est en bonne santé, ce¬lui-là est toujours malade; l'un est aimé de sa parenté, de son épouse, de ses enfants, de ses amis, et l'autre est un incompris, un exploité, un trahi, un mal aimé, mal aimé par tous ceux qui l'entourent. L'un est toujours vainqueur, l'autre jamais, même s'il aurait toutes les raisons de l'être.

    Comment peut-on prétendre qu'une personne qui est victime de la société, de la malchance, de la famille, ou de la maladie, ne devienne pas rebelle en voyant que beaucoup d'autres ne sont ni victimes ni perdants, mais vainqueurs et gagnants?

    Celui qui a été créé avec un tempérament bouillonnant de colère ou de luxure, n'a-t-il pas le droit de dire: 'Pourquoi m'as-tu donc créé ainsi?'. C'est lui, Dieu, qui veut que les choses soient faites ainsi. Il est inutile de vouloir s'opposer à sa volonté.

    Ni pour le Bien, ni pour le Mal. C'est lui qui veut qu'il en soit ainsi".

    Non. Ce n'est pas Lui.

    Ne tombez pas dans l'hérésie de certaines sectes officiellement disparues, mais dont les doctrines hérétiques sont encore présentes dans vos coeurs, ou dans l'hérésie d'autres sectes officiellement toujours en vie, et qui par leur doctrine coupée de la vérité, de la lumière, de la sagesse divine ,car ces sectes ont cessé d'appartenir au Corps mystique , tirent la conclusion que l'homme n'a pas été créé pour le ciel, mais pour être damné vu qu'il ne peut vivre de façon à éviter le péché.

    Non. Il n'en est pas ainsi. Si quelqu'un vous parle ainsi, ne le croyez pas. N'acceptez pas cette pensée si Satan l'insinue dans votre esprit. Ce serait un désaveu, une méconnaissance, un désespoir. Vous désavoueriez Dieu, renieriez sa Nature, sa Paternité, tous ses attributs. Vous tomberiez dans le péché du désespoir, le désespoir du salut, et comme des feuilles mortes vous vous laisseriez porter loin du vrai terme: le Ciel.

    Ces routes obscures et bourbeuses vous conduiraient dans l'abîme, où tombent inévitablement ceux qui ne croient pas, n'espèrent pas, n'aiment plus le bon Dieu, ne comptent plus sur ses promesses certaines, ni sur sa Loi.

    Imitez le Christ. Personne n'a été plus éprouvé que lui.

    Ah ! Personne autant que lui n'a connu la solitude, l'incompréhension, les abandons. Ceux du Ciel et ceux de la Terre. Personne n'a souffert tout ce qu'il a souffert.

    Et Je ne parle pas seulement  des douleurs des derniers jours, celles qui se sont terminées dans le sépulcre, Je parle de toutes les douleurs qu'il a souffertes à partir du jour où il a ouvert ses yeux pour la première fois à Bethléem.

    Douleurs de tous les genres. Et toujours plus grandes.

    Pourtant jamais il n'a fait de reproches au Père pour l'océan de douleurs qui l'ont entouré, et qui montaient, montaient toujours plus vastes et plus amères, jusqu'à le submerger.

    Il n'a jamais accusé le Père. Il savait que le Père permettait

    que tout cela se produise pour ensuite l'exalter à cause de ses mérites, l'exalter dans une mesure sans mesure, en proportion aux douleurs souffertes

    . Il savait que le mal, la douleur, chaque solitude et angoisse qu'il endurait, venaient de l'Homme déchu, d'Adam et de ses descendants qui, déchus qu'ils sont, ne pouvaient que blesser Celui qui était Dieu revêtu de chair humaine, et qui s'était fait tel pour les rendre, eux, fils de Dieu. Satan lui-même les poussait. Jésus savait que celui-ci, conscient de la défaite qu'il allait subir à travers la restauration de l'état de Grâce pour les rachetés, se vengeait sur l'Amour avec haine à son comble.

    Imitez le Christ. Ne blasphémez pas contre Dieu en lui attribuant la faute de votre faiblesse.

    Ne vous a-t-il pas créés tous égaux? N'a-t-il pas donné à tous indistinctement une intelligence pour comprendre, un cœur pour aimer, une conscience pour distinguer le bien du mal, une âme capable d'élans spirituels et des possibles rencontres avec lui?

    Souffrez-vous? Considérez pourquoi et lui vous fait souffrir. Vous verrez que c'est l'homme. Soit parce qu'il vous a transmis un sang contaminé, pécheur, soit parce qu'il a attenté votre intégrité physique, soit parce qu'il a cultivé en lui Ia jalousie et la haine contre vous, et vous a calomnié, ou vous a lésé moralement. La cause de votre souffrance, c'est 1'lior-nniv.

    Vous sentez-vous faibles spirituellement, et déçus à cause de vos chutes?

    Examinez-vous attentivement. Est-ce vraiment Dieu qui vous a poussés vers cette tentation, ou est-ce vous qui avez marché à sa rencontre, ou n'avez rien fait pour fuir les tentateurs?

    Alors que le Péché originel est lavé dans votre âme par le Baptême, croyez-vous que vos mauvaises tendances qui y persistent, plus vos fautes, font de vous des pervertis qui ne pourront jamais s'empêcher d'être tels? Des réprouvés n'ayant plus aucune ressemblance avec le Père, ni aucun moyen pour perfectionner toujours plus cette divine ressemblance?

    Non. De même qu'un homme, même s'il devient ou naît difforme, bestial, ou monstrueux, ne cesse d'être un homme, de même, et à plus forte raison, l'âme ne perd jamais complètement  sa ressemblance d'avec le Père qui l'a créée. Même si son intelligence est lésée, elle reste vivante, ou susceptible de redevenir vivante.

    Si, par dégénérescence psychique, l'homme tombe dans des péchés dignes d'une brute, mais ensuite se reprend et invoque les eaux de la Vie pour son âme morte, son âme revient à la vie. Dans une âme la tendance au Bien ne s'éteint jamais complètement; le souvenir de son origine et de son but ne disparaît jamais de façon totale.

    Seule une partie humaine de l'homme peut, par une volonté spontanée mais satanique, vouloir la mort pour son âme. L'âme, elle, si elle pouvait être libre et seule, aurait toujours tendance à rechercher Dieu, et à toujours se recréer pour être avec Lui.

    Celui qui spontanément et avec préméditation tue son âme, finit presque toujours par tuer aussi son corps. Violent à l'égard de son âme, à son tour il va faire violence aussi à son corps.

    Ayant renié l'Etre, le But, la Foi, et l'existence de la vie de l'esprit à l'intérieur de lui-même, il finit par, se suicider, comme Judas.

    Celui qui, sans préméditation tue son âme avec le péché mortel et ensuite veut retourner à la Vie, regrette ce qu'il a fait et se confie à la Miséricorde divine, comme Dismas, non seulement il redonne la vie à son esprit mais, a cause de l'humiliation que lui a procuré la chute, il diminue en orgueil et grandit en humilité.

    De cette façon, sa faute, ses propres tendances pécheresses, en le tenant dans l'humilité, servent à le faire avancer vers la perfection, laquelle ne peut jamais se trouver là où il y a orgueil. En même temps, le fait d'expérimenter  l'amour de Dieu qui pardonne au pécheur repentant, le pousse vers un amour plus ardent pour Dieu, l'Objectif à atteindre.

    Assez souvent ,et Paul en est un exemple , Dieu tire ses vases d'élection à partir des plus grandes misères, à partir de vases d'argile qui par surcroît peuvent être remplis de fange, de haine, et de luxure.

    Dieu est comme un potier. C'est le Potier divin. A partir de la même matière, il fait des vases, tous les vases. Il se sert de la même matière. De la même manière aussi. Il met dedans les mêmes choses.

    Il assigne à tous la même mission et le même objectif. Sa Pensée sait lesquels parmi ses vases resteront fidèles à leur but et à la mission, et lesquels ne le resteront pas. Mais ce n'est pas Lui qui en décide. C'est la matière qui décide si elle veut rester fidèle ou non.

    Et la patience divine supporte tout. Elle sait attendre. De ces hommes , vases d'élection ou de perdition, vases de charité ou de haine, de vérité ou de mensonge, de chasteté ou de luxure , elle fait autant d'instruments pour éprouver d'autres hommes dans leur volonté de salut ou de ruine, de cupidité ou d'amour à la pauvreté spirituelle qui s'exprime par le détachement  de tout ce qui n'est pas Dieu, de rébellion ou de mansuétude, d'insoumission ou de soumission résignée, d'injustice ou de justice, de dureté ou de miséricorde, de la triple concupiscence ou de la triple pureté, de colère ou de douces larmes de douleur, de persécution contre les frères ou de fidélité même dans les persécutions.

    Tout cela en vue de la récompence ou de la punition, selon le mérite ou le démérite.

    Cette patience divine par là-même fait resplendir son Pouvoir. Elle donne son Royaume à ceux qui répondent à ses lumières, à ses invitations, à ses ordres, et elle le soumet. A ceux qui, ne se soumettant pas à ses Voix, s'autoproclament "dieux et hommes justes", qui appellent "ténèbres" ses lumières et suggestions sataniques ses prodiges.

    C'est ainsi qu'Israël a agi envers le Seigneur et envers son Verbe .

    . De la Loi divine, Israël avait gardé la lettre mais non l'esprit, et il était tombé dans les sempiternels péchés d’orgueil de dureté de cœur, de rébellion, et même, oui, d'idolâtrie, car ses chefs ont eu du mépris pour le vrai Dieu devenu homme par amour, et ils l'ont tué pour pouvoir rester eux-mêmes "dieux".

    Après avoir supporté patiemment pendant des siècles ces vases sur qui sa colère descendait déjà pour les envoyer à leur perdition, Dieu a puni Israël en répudiant la Synagogue et ses ministres, et de cette répudiation d'Israël, coupable du plus grand péché, il a fait naître le salut, la miséricorde, la gloire éternelle pour les Gentils.

    Selon la parole des Prophètes et du Christ lui-même, à la place du Temple et de l'autel démolis, il a construit le nouveau Temple et l'autel nouveau.

    A la place des vieux sacrifices il a institué le nouveau sacrifice, le Sacrifice perpétuel et saint, saint comme est saint son Pontife éternel: le Christ, Fils de Dieu.

    A ce Temple, à cet autel et à ce sacrifice, tous les peuples étaient admis, et le sont toujours, car chaque homme est créé par Dieu, chaque homme a la même origine, le même but, les mêmes droits auprès du Père, qui est miséricordieux et compatissant envers tous ceux qui se tournent vers Lui».


    A suivre …leçon 41



    Le Christ , Fils de Dieu



    _________________


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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Dim 27 Aoû - 7:02


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons



    Leçon n° 41

    16 juillet 1950.

    Rm 9, 25-29.

    «N'est-ce pas ce qui peut se produire chez les hommes aussi ? Si un père, un bon père de famille qui aime ses enfants d'un amour véritable, qui travaille pour eux, s'épuise pour leur donner une vie confortable, veille sur eux pour qu'ils grandissent sains de corps et d'esprit, si ce même papa, après avoir fait tout cela se voit renié par ses enfants, s'il se voit abandonné, maltraité, exploité, ou quelque chose de semblable, que fait-il pour satisfaire son besoin d'aimer et de se prodiguer? Il se tourne vers quelque pauvre enfant orphelin, abandonné, un enfant de personne , la plus angoissante des conditions humaines , et il le prend chez-lui pour l'adopter.

    Après l'avoir adopté, il lui assigne les biens que ses propres enfants ont dédaigné. Tout cela pour avoir quelqu'un à aimer, et pour être aimé.

    Dieu le Père fait cela. C'est cela qu'il a fait.

    Dieu a aimé l'homme depuis le début. Parmi les hommes il a aimé de façon toute particulière les anciens justes, les pères

    et les patriarches pleins de dignité, de prudence, de valeur, de justice et de toutes les vertus, par où ils ont plu à Dieu.

    D'Enoch à Noé, d'Abraham à Isaac et à Jacob, du grand Moïse  (chef et sauveur du Peuple élu, législateur par volonté de  Dieu qui lui a confié la Loi et les ordonnances) à Aaron, le premier prêtre, de Josué, (qui a porté à terme les ordres donnés par Dieu à Moïse concernant la prise de possession de la Terre promise par les fils du Peuple élu) aux Juges, puis aux Prophètes, puis aux Rois.

    Que d'amour Dieu n'a-t-il pas donné à son peuple à travers ces élus parmi les élus!

    Mais parce qu'ils se sont sentis infiniment aimés, ils sont tombés dans le même péché qu'Adam. Ils ont cru que tout était permis. Ils ont cru qu'il n'était pas nécessaire d'obéir à Dieu. Comme si cela n'était pas suffisant, ils ont osé critiquer les œuvres de Dieu, et ils les ont jugées soit inutiles, soit folles, soit sataniques, soit impossibles.

    Dieu le Père qui est au Ciel, et Dieu le Fils qui était sur la Terre, plus ils manifestaient la nature divine de ces œuvres et de ces paroles, en démontrant que la puissance des miracles et la sagesse de ces paroles "étaient de Dieu", et plus Israël prétendait que les prodiges en question étaient sataniques, et que celui qui les accomplissait était Satan lui-même. Israël prétendait que les paroles de Jésus - Verbe étaient des blasphèmes, et ses œuvres des sacrilèges.

    Et Dieu a répété le geste qu'il avait déjà accompli à l'adresse des deux prévaricateurs du jardin d'Eden. Il a repoussé Israël. Et pour avoir un peuple il a choisi les Gentils.

    Il a été prophétisé par l'Esprit de Dieu à travers Osée, son prophète: "Votre mère (la Synagogue) n'est plus mon épouse... Je n'aurai pas de pitié pour ses enfants, enfants de fornication... Je mettrai un terme, à ses solennités, à ses nouvelles lunes, à tous ses jours de fête... Et je dirai à celui qui n'était pas mon peuple (les Gentils): 'Tu es mon peuple',  ils me diront: 'Tu es notre Dieu"'.

    Et encore: du nombre réduit de ceux qui autrefois étaient , à Dieu, et qui dans l'ancien temps
    appartenaient au Temple , le nombreux Peuple de "Celui qui est", et aussi à propos du nouveau Temple, et d'un petit reste qui serait devenu le nouveau Peuple de Dieu-Jésus, il est dit en prophétie: petit reste de Jacob, je dis bien le petit reste, (à savoir: le petit nombre d'israélites encore justes, israélites comme ceux de la race directe du premier-né de Jacob, et de ses descendants directs) se convertira au Dieu puissant".

    C'est ce que l'apôtre Paul confirme en reportant les prophéties d' Osée et d'Isaïe. Et ce qui a été prophétisé s'est accompli: les Gentils sont devenus Peuple de Dieu, accompagnés  par quelques israélites qui ont su accepter le Christ, et sont devenus pour cela "fils de Dieu".

    Etre fils d'un roi est beaucoup plus que d'être ses sujets. Les sujets ne sont pas autorisés à vivre dans la maison royale, tandis que ses fils ont ce privilège.

    Or les enfants de Dieu, les frères du Christ, vivront dans la Maison du Roi des rois, et pour toujours».

    à suivre ..leçon 42



    Le Prophète Osée



    _________________


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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Lun 28 Aoû - 7:28


     Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons



    Leçon  42

    24 juillet 1950.

    Rm 9, 30-33.

    «Si appartenir au Royaume de Dieu — Royaume d'Amour, de Justice et de Pureté — eût été le privilège exclusif des israélites et des hébreux de la Diaspora', il n'aurait pas été d'évidence éclatante que Jésus, l'Homme-Dieu est roi universel, de pouvoir infini et que par lui toute l'Humanité et tout homme pouvait aspirer, mériter et obtenir le Royaume de Dieu. D'abord en son intérieur, ensuite auprès de Dieu.

    Si l'invitation à l'héritage de ce Royaume avait été réservée uniquement aux Juifs, comment aurait-on pu dire que Dieu est un Père infiniment bon pour toutes les créatures dotées d'une âme spirituelle? Les Juifs n'auraient jamais accepté de partager la Bonne Nouvelle du Royaume avec le reste de l'Humanité (à moins d'un miracle divin pulvérisant l'univers d'idées préconçues que ces mêmes Juifs entretenaient obstiné¬ment contre tout ce qui pouvait les menacer de destruction ou d'éparpillement).

    Dans ce cas, les autres créatures, toutes les autres créatures vivant sur des continents connus et inconnus, comment auraient-elles pu dire, à la fin des siècles, que Dieu est bon et paternel envers tout le monde?

    Elles ne sont pas coupables d'être nées en d'autres pays, en d'autres religions. Si on eût à parler d'un coupable, ce coupable aurait été le peuple Juifs, car ce peuple entretenait dans l'ensemble une haine furibonde et une répugnance farouche pour chaque incirconcis, même si la morale pratiquée par celui-ci était beau¬coup plus juste que la leur.

    A cause de cette répugnance injustifiée de la part des Juifs, répugnance contraire au commandement d'aimer tout pr chain et non seulement le compatriote ou le co-religionaire, jamais Israël n'avait cherché de faire connaître le Dieu véritable aux adorateurs des nombreuses divinités païennes

    Ni ,  non plus il ne l'a fait connaître à ceux qui, particulièrement vertueux parmi les païens, auraient pu être instruits. Car il y en avait qui devinaient tellement l'existence du vrai Dieu, différent des fausses divinités, Unique, Saint, Créateur d'une façon bien autre des affabulations des mythiques légendes , qu'ils avaient édifié un autel à ce Dieu Inconnu, et que ce lieu
    s'était conservé pendant des siècles en témoignage de leur culte. Sans l'ordre précis du Verbe incarné:


    "Allez et évangélisez toutes les créatures, en les baptisant au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, et en leur enseignant tout ce que je vous ai enseigné", pas même les meilleurs de la Palestine, peuple des élus, gens formés pendant trois ans à sa parole et à son exemple, n'auraient su faire tomber les lourdes pierres de leur conceptions hébraïques qui taxaient tout ce qui n'est pas hébraïque "d'abominable et d'impur", et qui avec mépris associaient les Samaritains aux Phéniciens, aux Romans, et à tout qui n'était pas la Synagogue d'Israël.

    Les Actes des Apôtres montrent la profondeur des préjugés juifs, et combien persistante était l'obtusité et cette aversion, chez ses Apôtres .

    Pendant trois ans Jésus avait expliqué à ses Apôtres que son Royaume n'était pas de ce monde, et avait écarté toutes leurs insinuations visant à faire de lui un "roi" terrestre. Il les avait réprimandés pour leurs rêves  ,gloire humaine, jusqu'à provoquer le volte-face de Judas, qui l'a trahi par déception de voir s'évanouir son délire.

    Et voilà le jour de l'Ascension. Au moment où Jésus doit quitter ce monde pour monter vers le Père, les Apôtres avaient déjà reçu une fois le Saint-Esprit,  pour pouvoir comprendre les choses surnaturelles et les choses spirituelles, et ainsi absoudre les péchés grâce à la compréhension des mystères des coeurs et des corps. Eh bien, après que Jésus ait donné sa bénédiction, juste au moment où il s'apprête à quitter la Terre, les Apôtres encore lui demandent:

    "Vas-tu restaurer mainte¬nant le royaume d'Israël?"

    Ils étaient à tel point israélites vieux-genre qu'ils n'avaient pas encore compris que le Messie était Roi d'un royaume spirituel et éternel.

    Des années plus tard, quand Saul était déjà Paul, et que Pierre, Pontife depuis longtemps, était de longue date rempli de l'Esprit Saint, les préjugés contre les Gentils sont encore si puissants que Dieu, pour convaincre Pierre à ne pas repous¬ser le centurion Cornélius de Césarée, est obligé de donner une confirmation et de faire un double miracle  à la fois pour confirmer Pierre et pour éviter que les autres Apôtres et frères de la Judée ne se précipitent contre Pierre pour le réprimander sur ce qu'il faisait .

    Ces épisodes sont authentiques parce qu'ils sont contenus dans une partie complémentaire des Évangiles, une partie que les Pères de l'Église ont acceptée comme étant digne de foi. Ils prouvent combien fortes étaient les préventions des Juifs à l'égard des Gentils, même chez les meilleurs , du vieux Israël et chez les saints de la nouvelle Eglise du Christ.

    Mais Jésus, Rédempteur de tous ceux qui nourrissent dans leur esprit le désir d'être justes, par son appel, adressé à tous les hommes qui cherchent son Royaume, a voulu donner une preuve que tous les hommes sont prédestinés au Ciel, pour ce qui est de Dieu, car Dieu est un Père, une tendre providence pour tous les hommes.

    Les Gentils ne cherchaient pas la justice, la vraie Justice, et ceci non par mépris envers elle, mais parce qu'ils ne sa¬vaient pas qu'elle existait, et qu'il n'y avait personne pour leur en parler. Une fois qu'ils l'ont connue, ils l'ont embrassée avec un héroïsme qui a émerveillé le monde et l'a rendu chrétien.

    En vérité les boues du monde païen ont été lavées par des fleuves de sang, le sang des martyrs. Et la plupart de ces martyrs étaient des Gentils convertis au Christ. La fumée des bûchers sur lesquels ont brûlé les héros du Christ, a purifié le monde.

    Les fondations de l'Eglise ont été construites avec les os des confesseurs, cimentées par leurs cendres et leur sang. Leurs noms mêmes témoignent du nombre impressionnant de martyrs et de confesseurs que les Gentils ont donné au Christ.


    De même que Jésus, en appelant au Royaume de Dieu tous les hommes, proclame que ce Royaume est ouvert à tous, et qu'il sera donné à ceux qui l'auront mérité par leur vertu, pa-reillement les Gentils, en choisissant de façon libre et sponta-née de faire partie de ce Royaume, qui d'abord est dans l'hom-me et qu'ensuite on retrouve au Ciel, proclament par leur té-moignage que tout homme peut y accéder, indépendamment de son passé, pourvu qu'il le veuille.

    Par contre, Israël connaissait la Justice et la Sagesse depuis des siècles .

    S’il eut voulu , il aurait pu se compléter , se  perfectionner, en accueillant la Sagesse et la Justice vivantes car Jésus est l'incarnation de la Sagesse et de la Justice divines. Mais il n'a ni cherché ni voulu cet achèvement, cette perfection.

    Au lieu d'accueillir Celui qui venait le rendre vraiment juste, il l'a repoussé. Il a piétiné, puis tué le Christ, la sainteté et la sagesse même, et en persistant dans sa mauvaise volonté, il a aussi tué ses disciples et continuateurs.

    Israël n'a pas voulu être juste. Jamais. Ni envers le Maître ni envers le Thaumaturge, ni envers le Messie, ni envers le Verbe incarné, ni envers l'Innocent. Il a condamné les paroles et les oeuvres du Maître et du Thaumaturge, en les qualifiant de blasphématoires et sataniques.

    Il a tourné en dérision le Messie en l'appelant simulateur et sacrilège. Il a refusé de reconnaître le Verbe en Celui dont la divinité était manifeste même aux yeux de ceux qui ne voulaient pas l'admettre  le Verbe Il a donné la mort de croix à Celui qui méritait tous les honneurs, et comme Homme très juste, et comme vrai Dieu.

    C'est ainsi qu'agit Israël, l'Israël de toujours, envers les justes. C'est ainsi que l'immortelle classe des pharisiens et des scribes se comporte envers les serviteurs de Dieu, les élus de Dieu.

    L'ennemi de toute sainteté et bonté, l'ennemi de Dieu et des serviteurs de Dieu, avec l'héritage du Péché d'Adam fabrique des poisons qu'il agite contre les hommes pour les rendre concupiscents, c'est-à-dire envieux, rancuniers, menteurs, injustes envers les saints qui servent Dieu dans la voie où Celui-ci les a placés.

    Israël, l'ancien et le nouveau, possède la lettre mais pas l'esprit de la justice. Il ne le possédait pas il y a vingt siècles et il ne l'a pas maintenant.

    La lettre? Une avalanche de lettres! Ce sont "les poids" insupportables placés sur les épaules des "petits", tandis que sur leurs épaules de personnes "puissantes" ils ne mettent rien. Ce sont les "verrous" placés pour rendre impossible aux  gens d'entrer au Royaume des Cieux.

    Ce sont les "dîmes" payées par obsèque à la Loi formelle, dîmes qui ne dérangent pas du tout les riches, mais qui sont mortelles pour les pauvres envers qui on ne pratique ni justice ni charité, les deux choses les plus essentielles de la Loi; et pour justifier sa pro¬pre dureté, son avarice et son égoïsme, on appelle "corban" des sommes d'argent qui seraient beaucoup mieux dépensées à secourir une misère. Voilà ce qui était et demeure encore la "lettre "de la Loi, et non son esprit.

    Toutes ces choses dont le Christ a parlé aussi bien avec ses amis qu'avec ses ennemis, avec l'impartialité de celui qui est véridique et détaché de toute considération humaine, étaient et sont la "lettre" de la loi. Elles ferment l'entrée dans la justice.

    Israël n'est donc pas entré dans la justice. Il est resté ligoté et momifié dans les formules qu'il s'était données. Il s'est mis à l'abris sous des gravats de béton qui l'ont rendu intellectuellement  aveugle et stérile. Semblable à un cadavre, il est devenu sans vie. Il s'est privé de la foi parfaite, celle qu'on vit avec le Christ et dans le Christ. Jésus Rédempteur, Celui qui pour Israël, surtout pour lui, aurait pu être "Lumière" et "Pierre angulaire", est devenu sa pierre d'achoppement. Il s'agit de la pierre annoncée par le prophète Isaïe

    Il s’agit de la pierre dont le prophète Siméon a parlé et prédit qu'elle serait "la ruine et la résurrection de beaucoup, et un signe de contradiction". Il s'agit de la pierre dont le Christ lui-même a dit :

    "La pierre qu'ils ont rejetée est devenue pierre angulaire… quiconque heurtera contre cette pierre se fracassera, et ceux sur qui cette pierre tombera seront broyés".

    ... Qui sont-ils ceux qui se fracassent en heurtant contre cette Pierre-Jésus-Eglise?  Ce sont les ennemis du Christ qui est la Pierre-Eglise-Chef de cette Eglise.

    Jusqu'ici il ne s'est jamais vu qu'un vrai et grand adversaire de l’ Eglise catholique , apostolique , romaine s’en est sorti victorieux .

     L'histoire de vingt siècles démontre que celui qui, de façon présomptueuse, s'est permis de lever la main avec haine contre l'Eglise, a vu brisés ses rêves perverses de gloire. Ceci prouve que les condamnations ecclésiastiques ne sont pas une "lettre", mais une réalité à laquelle Dieu souscrit avec tout le poids de sa volonté, et que ceux qui en sont frappés, ne peuvent connaître que ruine dans le temps et dans l'éternité.

    Qui sont ceux sur qui la pierre tombe en les broyant?

    C’est ceux qui ont appelé sur eux cette Pierre, en criant: "Que son Sang retombe sur nous et sur nos propres enfants".

    Et ce Sang est retombé. Et il a broyé le Temple, l'Autel, les prêtres, les puissants, comme les plus petits d'Israël. Il les a écrasés, eux, et il pulvérisa leur sotte fierté nationale, leur dureté impitoyable envers les plus petits, ainsi que leurs déductions  et convictions erronées sur le Royaume prophétisé et le Messie-Roi. Il a tout broyé. Pendant des siècles. Et ce n'est pas achevé.

    Il ne s'arrêtera pas, aussi longtemps que de la fierté et de l'aveuglement têtu d'Israël - demeurés tels même si cette Pierre, en tombant sur lui, l'a pulvérisé, en dispersant partout sa poussière d'orgueil - ne sortira pas un humble cri invoquant le pardon, des larmes que l'Eternel attend pour pouvoir enfin pardonner. Pardonner l’acte horrible , inouï, de ceux qui ont tué son Fils-Dieu. Ce jour  à nouveau admis à la vision salutaire du Christ:

    "Béni  celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au Christ, le Fils de Dieu par génération éternelle, Fils de David par génération humaine à travers la Vierge , rejeton de la racine de Jessé , la fleur, le lis inviolé dérivé de cette racine . C'est par Elle que l'Emmanuel est né, grâce à l'œuvre accomplie par l'Esprit du Seigneur sur sa corolle virginale et immaculée".  

    Jusqu'à ce moment-là la condamnation pèsera sur Israël. Alors que tous ceux qui croient au Christ, quelle que soit leur patrie, seront confirmés dans leurs espoirs et récompensés pour leurs vertus.

    Cette même récompense ira aussi à tous ceux qui appartiennent au moins à l'âme de l'Eglise par leur bonne volonté, leur pratique de la justice, et par la charité qu'ils exercent envers leur prochain et envers Dieu, le Dieu qu'ils n'ont pas connu, mais dont il ont saisi intuitivement l'existence».

    à suivre ….Leçon 43





    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 29 Aoû - 7:26


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons




    Leçon 43


    1 septembre 1950
    .

    Rm 10, 1.


    Paul a surmonté son tempérament pour suivre le Christ   L’orgueil d’Israël l’a tenu loin de la vérité.      

    «On ne peut donc dire que Dieu ne soit pas juste et miséricordieux envers Israël aussi. Dieu attend. Il attend depuis des siècles. Pendant des siècles Dieu a préparé Israël à recevoir le Christ, à le reconnaître en tant que tel. Maintenant il attend depuis des siècles qu'Israël revienne sur le chemin de la Vérité et de la Vie de façon à pouvoir lui ouvrir les bras et son Royaume.

    Envers le peuple coupable, Dieu est bon; comme l'Apôtre aussi est bon, lui qui est venu de cette nation, qui l'a aimée le temps qu'il a été avec elle, fidèle jusqu'au fanatisme à ses idées, puis raillé et détesté comme un renégat de la Loi juive, comme un déserteur de la Synagogue et de sa race.


    Il est bon Paul, parce qu'il est vrai disciple, serviteur et apôtre du Christ, dont il a accepté tout l'enseignement, surtout celui sur la charité, qui était en contraste si flagrant avec son tempérament ardent et dur, mais qu'il a pratiqué et prêché avec héroïsme. Il s'est lui-même plié, brisant son propre moi à un point tel que cette lutte entre sa nature et sa volonté est devenue pour lui un martyr. Un martyre intime, non moins douloureux que s'il avait été sanglant.

    Il dit: "Le désir de mon coeur et la prière qui je fais est qu'ils puissent être sauvés, parce que je sais qu'ils ont le zèle de Dieu, mais pas selon la connaissance de la vérité. En ignorant la justice de Dieu et en essayant d'établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu".

    Paul connaît bien le péché des israélites, et les causes qui sont à l'origine de ce péché. Les israélites n'ont pas voulu se soumettre à la justice de Dieu, et Paul avait lui-même commis ce péché avant d'être renversé par la lumière sur le chemin de Damas. Les passions mauvaises qui font dévier Israël sont bien décrites par Paul, même s'il ne les leur attribue pas explicitement.

    Il reconnaît que ces passions sont les mêmes que celles qui ont fermé l'Eden et le Paradis à Adam pendant des siècles, et qui pendant des siècles vont fermer le Paradis au juifs.

    On reconnaît une fois de plus les fruits du poison ré¬pandu par le Serpent pour corrompre les deux Innocents, et qui sont l'orgueil, la désobéissance, et l'avarice.

    "Celui qui est" avait dit au prophète Moïse: " Je suis le Seigneur ton Dieu. Vous n'aurez pas d'autres dieux, parce que je suis un Dieu jaloux".

    Pendant des siècles et par le biais de ses prophètes, Dieu avait invité son Peuple à reconnaître le Messie dans sa vérité de Sauveur, de Roi céleste, du Roi de rois, du Seigneur des seigneurs, du Verbe du Père et de Vérité éternelle, digne donc d'être adoré comme Dieu, vénéré comme le Saint des saints, écouté et obéi dans ses enseignements.

    Mais ces enseignements, et l'humilité même de l'apparence et de la condition du Christ, blessaient le concept que les Juifs orgueilleux s'étaient fait de lui, et offensaient surtout leurs moeurs. Jésus était simplement le charpentier de Nazareth .Il donnaient des leçons  .Ils se considéraient des "dieux", non par une sainteté de vie mais par la puissance de leur pouvoir.

    C'étaient les Princes de la caste sacerdotale, Pharisiens, Scribes, llêrodiens, Sadducéens.

    Suivant l'expression du Christ reportée au verset 2 du cha¬pitre 23 de Mathieu:

    "Ils s'étaient assis sur la chaire de Moïse", alors que la chaire d'enseignement de Jésus pendant trente ans avait été le banc du charpentier de Nazareth, qui s'appelait  Joseph.

    .Pendant trois autres années, exception faite pour quelques apparences brèves dans le Temple à l'occasion des fêtes prescrites et de quelques rares leçons dans des synagogues, il avait eu pour chaire d'enseignement, pour Temple et pour synagogue les chemins publics, les bois, les rives des lacs et des rivières, les places des marchés, les cours des maisons surtout celles des pauvres, et quelquefois celle du riche Lazare, de Joanne, ou celles de quelques autres amis haut placés.

    Pour ceux qui faisaient tout consister dans l'apparence extérieure et dans l'opulence, un personnage aux origines aussi humbles, aux vêtements aussi humbles, aux endroits d'enseignement aussi humbles, constituait une très bonne raison, ou plutôt un très bon prétexte, pour ne pas reconnaître le Fils de Dieu, le Messie promis, dans le fils du charpentier de Nazareth.

    Jésus avait enseigné l'humilité, et par sa parole, et par son exemple. Aussi par le choix qu'il avait fait de ses apôtres, tous d'origine humble. Un apôtre seulement, sur les douze choisis, avait une pensée, des goûts et le caractère semblables à ceux des personnages qui siégeaient sur la chaire de Moïse. Et c'est justement lui qui a trahi. Le plus ignorant et rustique, mais bon dans sa volonté, est devenu le Chef, le Roc, le Continuateur, le premier Pontife.

    Dans le chapitre 18 de Mathieu, dans les chapitres 9 et 10 de Marc et de Luc, Lui, le Maître, la Sagesse infinie, avait dit, en présentant un enfant à ses choisis:

    "Si vous ne devenez pas humbles comme cet enfant, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Le plus petit (le plus humble) d'entre vous, c'est lui le plus grand aux yeux de Dieu. Dieu cache les choses sublimes aux sages et aux intelligents, et les révèle aux petits à cause de leur humilité".

    Avant Jésus, divine Parole de Dieu, incarnée, la Pleine de Grâce et du Saint Esprit, déjà rendue, même physiquement, "une seule chose" avec Dieu, ayant été enceinte du Verbe divin, avait chanté:

    "Dieu a dispersé les superbes, détruit le trône des puissants, exalté les humbles".

    En vérité, c'était Dieu lui-même qui s'exprimait par les lèvres de Marie.

    C'était le Verbe éternel devenu petit embryon de chair et renfermé dans son sein virginal, qui avait placé ces mots sur les lèvres de sa Mère, Siège de la Sagesse. Cette vérité est la même que celle que plus tard, une fois devenu Homme et adulte, il aurait lui-même prêchée tant de fois.

    C'est avec ces leçons qu'il avait montré comment les hommes peuvent devenir sages, et maîtres en sagesse, en même temps qu'enfants du Royaume, fils de Dieu, saints du Ciel.

    En d'autres circonstances  (voir le chapitre 22 de Mathieu, et les chapitres 14 et 18 de Luc),  il avait enseigné que les appelés ne sont pas tous élus, si par orgueil ils manquent de respect envers leur Roi bienveillant.

    Que les premières places dans le Royaume et au banquet céleste sont réservées pour ceux qui sur la Terre sont humbles, et charitables envers les pauvres.

    Que la prière de l'humble est précieuse aux yeux de Dieu, mais que la prière de l'homme orgueilleux qui se juge parfait seulement parce qu'il possède l'extériorité de la Loi est méprisée par Dieu.

    Le Maître parlait pour tous. Mais qui avait-il à l'esprit, qui visait-il sous le voile des paraboles et des leçons?  Il visait Pierre, l'humble qui a été exalté à cause de son humilité, sa droiture et sa bonté. Il visait Judas Iscariote, qui a été abaissé pour sa morgue, sa triple concupiscence, sa fausse fidélité à la Loi et au Christ, ses calculs d'adulte , et d'adulte rusé , chez qui même un soupir était fait avec duplicité.


    A Pierre: un enfant même si adulte, a été donné le Royaume spirituel:  la Papauté, et le Royaume céleste: la sainteté. Judas, lui, l'intelligent vaniteux, devenu malveillant envers le Roi infiniment bienveillant, a fini par être exclu du Royaume de Dieu et jeté dans l'obscurité et les tourments de l'enfer.

    Il serait nécessaire de méditer sur les Evangiles et sur les caractères des Apôtres bien plus profondément que généralement vous ne le faites. Vous recevriez 'des réponses éclairantes, et profiteriez de leçons aptes à grandir et de bonne volonté sur la voie de la vraie Sagesse, lit voit, qui conduit  au Ciel.

    Mais les Pharisiens, les Scribes et les  leur orgueil ne pouvaient faire cela. Ils ne voulaient  rien faire non plus, car ils se considéraient parfaits en Sagesse, J'ai déjà dit', et ici je le répète:

    "Ils possédaient lit connaissance parfaite de la lettre de la Sagesse, mais ils étaient absolument dépourvus de l'esprit de cette Sagesse. Donc ils rire possédaient pas la vérité, la lumière pour voir la vérité, la charité, qui permet d'avoir la lumière de l'amour qui éclaire les vérités de la Loi d'amour"

    . Ils avaient du zèle, mais un zèle privé de charité, et donc privé de vérité qui enseigne comment être zélés quand on est au service de Dieu.

    Ils avaient une justice toute à eux, entièrement humaine, qu'ils s'étaient donnés eux-mêmes. Ils ne savaient pas y renoncer, parce que y renoncer aurait signifié courber la tête, se dépouiller, changer d'attitude morale, accepter les préceptes d'une justice qui n'était pas à leur goût, car ils étaient attachés aux honneurs et au prestige des charges honorifiques.

    Et la vérité par qui était-elle proposée? Par un plébéïen de Galilée. Il est vrai que cet homme disait qu'il était Fils de Dieu, accomplissait des œuvres, et donnait des ments qui étaient divins.

    Mais l'orgueil d'Israël pouvait-il accepter ce qui venait d'un homme du peuple?

    Tout en sachant que Moïse avait reçu la Loi du Sinaï et les autres préceptes parmi les éclairs et les flammes divines, et tout en sachant ce que Dieu avait dévoilé aux Prophètes à propos des événements messianiques et des choses du futur, Israël avait remplacé la Loi première, simple et parfaite, avec une longue série de préceptes humains qui opprimaient les pauvres, les petits, et allégeait le fardeau des riches.

    Ayant accompli cela, est-ce que Israël pouvait-il encore accepter la vraie justice, lui qui, au lieu d'un Messie spirituel tel qu'annoncé dans les prophéties, s'était construit l'idée d'un Messie humain, d'un conquérant de la Terre entière au nom d'Israël?

    Non. Israël ne le pouvait pas.

    Par conséquent Israël ne s'est pas soumis à la justice de Dieu, même si Dieu s'est déplacé lui-même pour venir la donner à tous, afin que tout croyant puisse conquérir le Royaume de Dieu et la Vie éternelle en devenant un juste. Cette fois la Loi n'a pas été donnée à une personne toute seule , Moïse ,et parmi des foudres.

    Elle a été donnée à tout le monde, et par la bouche de Jésus, le Verbe de Dieu en personne, dans un enseignement clair et assidu. Mais Israël ne s'est pas soumis».

    à suivre …leçon 44



    " Si vous ne devenez pas humbles comme cet enfant , vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux ...."




    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 30 Aoû - 7:26


     Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon n° 44 :


    Jeudi 14 septembre 1950
    .

    Romains 10, 5-21
    .

    Il n’y a pas d’excuses pour ignorer la Loi annoncée par Moïse . Elle était accessible . Israël n’a pas voulu se convertir .
    Il ne suffit pas de croire en Dieu, il faut croire en sa toute-puissance et en sa miséricorde . Vous êtes d'autres Christ .
    Qu'ils sont beaux les pieds de celui qui se fatigue pour aller évangéliser .
    Béatitudes et souffrances des porteurs de révélations privées .
    Dieu choisit ses collaborateurs parmi les plus humbles .
    La Parole de Dieu triomphe toujours .
    Rien n'est si puissant que la persécution d’une idée ou d'une religion pour en augmenter la force.


    « Au temps où ce commandement et cet enseignement n'avaient pas encore été donnés et sans cesse répétés par le Christ, mais confiés à une seule personne, Moïse, et pour un nombre très limité de fois, celui-ci, voyant venir la fin de son temps mortel, donna l'ordre de rassembler son peuple et de promulguer la Loi à la présence des Aînés et des tribus.

    Ainsi que les malédictions et les bénédictions attachées aux œuvres réalisées selon la Loi ou contre la Loi de Dieu, cette solennité se termina par les paroles que Paul nous a ici répétées.      

    La justice découle vraiment de l'accomplissement de la Loi, et il n'y avait pas d'excuse, ni avant le Christ ni au temps du Christ, pour ceux qui ne la pratiquaient pas. Parce que les commandements avaient été énoncés en toute clarté et celui qui les avait reçus les avait rendus manifestes à tout le peuple.  

    Ce n'était pas la première fois que Dieu faisait connaître ses ordres aux fils de son peuple. À plusieurs reprises, depuis Adam jusqu'à Moïse, Dieu avait instruit l'un ou l'autre de ses fils.

    Mais jamais les directives et les ordres n'avaient été aussi complets comme au Sinaï, et pas seulement pour l'un ou l'autre des enfants de Dieu, mais pour tout son Peuple élu. Et pour que ces lois ne soient pas perdues, elles ont été écrites par le doigt de Dieu sur des table de pierre encore plus que par la main de Moïse sur les tables du témoignage, et conservées dans l'Arche de l'Alliance sainte.        

    Par conséquent les Israélites ne pouvaient plus recourir à des excuses s’ils ne pratiquaient pas la Loi, car cette Loi n'était plus renfermée au Ciel et dans l'Esprit divin. Et pour croire qu’elle venait d’en-haut, il n'était pas nécessaire non plus qu’un choisi par Dieu soit ravi en esprit jusqu'au Ciel pour y apprendre la révélation, ou qu'un esprit descendit du Ciel pour leur communiquer la révélation.      

    Depuis le Sinaï, comme dit Moïse, la parole de Dieu est devenue « très proche des membres du Peuple d'Israël ». Elle était dans l'Arche qui avait été placée à l'intérieur du Tabernacle, qui était toujours avec les gens d'Israël, au milieu d'eux. Et maintenant qu'elle était connue, elle était aussi « dans le cœur et sur les lèvres » des fils d'Israël, si bien que les justes d'Israël pouvaient vivre d'après cette Loi.        

    À plus forte raison ceux-là, qui étaient les contemporains et avaient l'âge du Christ, auraient dû vivre selon la justice de la Loi. Ils n'avaient plus seulement la Loi et la prophétie de Moïse sur le Messie futur, qui annonçait : « Le Seigneur ton Dieu suscitera dans ta nation, parmi ses fils (et frères de Moïse) un grand prophète. Écoute-le. Il sera prophète comme toi, mais je placerai ma Parole sur ses lèvres.

    Il dira tout ce que je lui ai commandé de dire. Si quelqu'un ne veut pas l'écouter, ni écouter ma Parole qui parlera en mon Nom, j'en ferai vengeance » (Deutéronome 18, 15-19). Mais c'est de la bouche même du Christ qu'ils entendaient ces paroles : « Ma doctrine n'est pas ma doctrine, mais de Celui qui m'a envoyé (Jean 7, 16). Je dis ce que mon Père m'a appris (Jean 8, 28).

    Celui qui ne croit pas en moi est condamné (Jean 3, 18). Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas... Je ne vous accuserai pas devant mon Père, parce qu'il y a déjà celui qui vous accuse : c'est Moïse en qui vous espérez... C'est de moi qu'il a écrit.

    Mais si vous ne croyez pas à ses paroles, si vous ne les acceptez pas, comment allez-vous croire et accepter les miennes ? (Jean 5, 43-47). Vous cherchez à me tuer parce que ma parole ne pénètre pas en vous (Jean 8, 37) ».      

    Mais, d'après la prophétie d'Isaïe : « Ils avaient des yeux mais ils n'ont pas vu, ils avaient des oreilles et ils n'ont pas entendu, ils avaient un cœur dur qui n'a pas compris, parce qu'il n'a pas voulu comprendre ». Par conséquent, bien que le Verbe de Dieu soit descendu lui-même du Ciel pour les instruire, et bien qu'il soit revenu des enfers afin de les persuader, et de les instruire encore pour les convertir, ils ne se sont pas convertis.

    Ils n'ont pas voulu reconnaître le Christ, achèvement de la Loi et sa perfection. C'est cela qui a entraîné leur condamnation.  

    Sur Terre, depuis la Terre, et au-delà de la Terre, cette même condamnation frappera de façon plus ou moins temporaire et terrible tous ceux qui ne croient pas au Christ et n'en pratiquent pas la Loi. Ceux-là aussi, qui, de surcroît, tel l'ancien Israël, lui nient le droit aux saintes œuvres d'évangélisation à travers ses élus.

    Elle frappera ceux qui n'acceptent pas les lampes mystiques que Dieu allume constamment pour que ce monde ne périsse pas dans l'obscurité et dans le gel spirituel. Elle frappera ceux qui persécutent ces élus et les tournent en dérision.  

    Il ne suffit pas de croire en Dieu, au Christ, à l'autre vie, à la récompense, et aux nombreuses autres vérités de foi qu'on n'a pas le droit de rejeter. Il faut aussi croire à la toute-puissance de Dieu, et à sa miséricorde infinie. Comme Dieu a envoyé son Fils à évangéliser le monde, et son Esprit à donner ses lumières et ses dons aux Apôtres et aux disciples de la nouvelle Eglise, pour que la Terre connaisse le Christ, Sauveur de ceux qui croient en lui, ainsi il envoie les feux et les lumières de l'Esprit Saint à qui il veut, et à ceux qui ont mérité de tels dons, afin qu'ils alimentent les flammes de la charité, afin qu'ils réveillent et entretiennent les vérités dans les cœurs.

    C'est ainsi que la foi et l'amour sont alimentés de façon constante parmi la masse des hommes.

    Ceux qui périssent parmi ces hommes, ne périssent pas toujours par choix volontaire de périr, mais parce qu'il leur a manqué l'aide extraordinaire pour les faire sortir des faiblesses et de la mort spirituelle. C'est ainsi que Jésus ramenait à la vie, à une nouvelle vie, les languissants ou les morts de la chair ou de l'esprit.            

    « Vous êtes d'autres Christ » a été dit par bouche inspirée. Est-il impossible que "d'autres Christ" véritables accomplissent des œuvres de sagesse et de salut semblables -à celles que le Christ a réalisées ?

    N'avait-il pas dit : « Vous accomplirez des œuvres semblables aux miennes, et plus grandes encore » ? N'a-t-il pas appelé à la lumière et conduit dans son Royaume des païens, des Gentils, des Grecs et des Juifs ?

    Et les évènements, n'ont-ils pas confirmé les paroles de Paul : « Il n'y a pas de distinction entre le Juif et le Grec » ? Et encore : « Jamais personne qui parle au nom du Saint-Esprit de Dieu ne va prononcer un anathème contre Jésus... Il y a variété de dons mais c'est le même Esprit qui œuvre en chacun pour le bien de la communauté » ?        

    Par conséquent, quiconque croit et invoque le Seigneur –et s'il a recours à lui, c'est parce qu'il l'aime – est sauvé. Il vit en Dieu, il sert Dieu d'après la façon que Dieu veut être servi par ce serviteur. Une récompense égale attend ceux qui, ayant reçu de Dieu des missions différentes et des dons différents conformes à ces missions, auront servi le Seigneur, chacun à sa manière.

    Qu'ils sont beaux les pieds de celui qui se fatigue pour aller évangéliser ! Également beaux sont les intelligents et les cœurs des contemplatifs qui prient pour ceux qui se consomment dans la vie active. Et beaux aussi sont les esprits obéissants, attentifs et humbles, qui font la volonté de Dieu, même si elle est extraordinaire, qui, sans laisser divaguer leur esprit, échappent au piège de l'orgueil du fait d'être devenus l'oreille qui écoute le Seigneur, l'instrument des révélations privées destinées aux frères.            

    Qu'ils sont beaux tous ceux qui se voient persécutés à cause de cela ! Leur couronne de justice est enrichie d'une deuxième couronne, celle du martyre, car ils ont souffert pour la justice. En fait, ils sont bienheureux de toutes les béatitudes.          

    Ils sont pauvres en esprit, car ils ne s'attachent pas aux richesses ou aux louanges. Ils ne s'adonnent pas au trafic des dons de Dieu. Ils ne claironnent pas sur les toits au sujet de leur mission extraordinaire. Sur le secret du Roi, ils baissent le voile de leur humilité. Ils prodiguent aux frères nécessiteux des sources cachées de sagesse, et ne souhaitent pas recevoir les applaudissements des gens, dont ils n'éprouveraient qu'ennui.    

    À cause de tout cela, le Royaume des Cieux est déjà dans leur cœur, et ouvre ses mystères à leurs sens spirituels en attendant de pouvoir les accueillir pour toujours dans l'autre vie.    

    Ils sont doux à la volonté de Dieu, même si cette volonté est pour eux douloureuse. Ils possèdent la Terre, parce qu'en travaillant dans l'ombre comme ils font, et comme très peu savent faire, ils attirent des nombreuses âmes à Dieu. Ils sont des rois et des maîtres pour beaucoup, dans cette vie et dans l'autre. À leur sujet on pourrait dire ce qui est dit dans le Cantique de Cantiques :

    « On courra après l'odeur de leurs parfums de sagesse diffusée comme un baume. Et beaucoup guériront spirituellement et en seront soulagés ».      

    Ils sont affligés et pleurent. Ils versent des larmes amères à cause de l'incompréhension du monde humain, qui vit dans la brume fumeuse de l'orgueil, si ce n'est dans l'obscurité totale. Pour toutes les larmes qu'ils ont versées, le Roi des douleurs et la Mère de miséricorde les consolent mille fois mille dans le monde à venir et ici, dans le monde présent.          

    Ceux qui, à cause de leur faim et soif de justice, ont savouré : cendre, bile, absinthe et vinaigre de la part des hommes, sont comblés de l'Esprit d'amour, leur manne journalière. À la fin ils seront assis au banquet nuptial de l'Agneau, et Dieu-même les rassasiera, en se dévoilant à eux dans tous ses merveilleux mystères.  

    Par esprit de miséricorde ils n'ont pas refusé le service de Dieu, même s'ils savaient fort bien qu'ils auraient rencontré et subi le manque de miséricorde de la race humaine, toujours envieuse envers les élus, et qui se venge sur eux de mille et une façon, pour que leur élection soit vraiment une croix.

    À cause de leur miséricorde, ces élus trouvent et trouveront toute miséricorde dans le cœur de la Miséricorde indestructible qui est Jésus, de même que dans le cœur de cette Femme qui n'a pas haï les bourreaux de son Fils, mais a prié pour leur conversion.  

    Ils ont le cœur pur, puisqu'ils n'ont pas d'autres intérêts que ceux du Seigneur, désireux qu'ils sont de le servir toujours et promptement. Ils ne peuvent pas entendre d'autres voix, ni celles des sens ni celles des tentations, car ils sont intéressés uniquement par ce qui vient du Ciel.          

    Leur connaissance de Dieu, bien qu'encore limité, est déjà grande. Ils goûtent déjà à la béatitude de la vision de Dieu, et ils attendent en toute pureté le moment où ils le verront tel qu'il est, et pour l'éternité.  

    Ils sont pacifiques, car ils sont fils et serviteurs du Roi de la paix. Ils sont saturés des paroles du Pacifique, dont ils suivent l'exemple même à l'égard de leurs adversaires. Ils sont des véritables fils de Dieu, et c'est ainsi qu'ils seront appelés pour l'éternité. Ils demeureront dans les tabernacles du Seigneur Dieu, après l'avoir accueilli dans leur cœur, car Dieu est avec l'homme de paix.          

    Ils ont l'amour de la justice, et pour avoir tout fait pour qu'elle augmente dans les cœurs, de façon à ce que beaucoup viennent à elle, ils ont souffert toutes sortes de persécutions. On ne peut pas dire que la persécution soit seulement dans le martyre sanglant. Celle-ci a le seul avantage d'être rapide. Non. Le maître du monde et ses serviteurs, qui sont plus ou moins conscients d'être ses serviteurs, ont mille manières de persécuter, des manières qui sont tantôt sournoises, cachées, lentes, tantôt basées sur le mensonge, la calomnie, ou l'injustice.

    Et celles qu'ils exercent sur les serviteurs de Dieu avec une ruse raffinée, sont des tortures surtout pratiquées sur les parties du moi qu'aucun bourreau ordinaire ne saurait torturer, les parties non corporelles: l'intellect et surtout l'esprit.

    Ces bourreaux de l'esprit dépouillent les serviteurs de Dieu de tout. Ils leur refusent jusqu'au droit de servir le Seigneur, et de travailler pour apporter la justice aux frères, le droit à un bon nom, jusqu'au droit à la vérité et à l'information sur leur condition. Ils les recouvrent des accoutrements de la dérision avec lesquels les ennemis du Christ ont habillé le Christ, et ils se moquent d'eux avec les mêmes paroles :

    « Si tu es vraiment ce que tu racontes, dis au Seigneur d'intervenir en ta faveur ».

    Mais à chaque dépouillement, à chaque dérision subie en ce monde, correspond un nouvel ornement sur le vêtement nuptial qui les attend au Ciel. Un surcroît de gloire pour ces citoyens assurés du Ciel, et un plus grand éloge de la part des saints et de la part des anges qui des hauteurs du Ciel voient et jugent les actions des hommes avec une justice surnaturelle.  

    Hélas, les hommes n'obéissent pas tous à l'Évangile, qui est loi et doctrine de charité, vérité et justice. Vérité qui vous apprend que Dieu ne fait pas acception des personnes, ne regarde pas la richesse, le rang social ou la culture, mais regarde le cœur et l'esprit de chacun. Et puisque là où il y a plus d'humilité de vie et de simplicité des coutumes, il y a aussi, en général, plus d'humilité d'esprit et de cœur, plus de simplicité dans les sentiments, et de pureté dans les objectifs, Dieu choisit ses instruments parmi les simples, les humbles, les purs de cœur et d'intention.

    Tout comme a agi le Christ en choisissant les douze Apôtres parmi les simples et les humbles.      

    La pauvreté de l'instrument sert par ailleurs à faire resplendir la puissance et l'action directe de Dieu. Mais ces instruments peuvent bien crier la plainte des prophètes et des apôtres, répétée et réaffirmée par Paul : « Qui a cru à ce que nous avons dit ? ».    

    Toutefois, que mes élus ne se découragent pas à cause des persécutions, des vexations, des oppressions, des calomnies, ou des moqueries qu'ils peuvent subir de la part de ceux qui reprennent les manières employées envers le Christ par l'ancien Temple, et par les grands de ce monde, estimés tels à cause de leur rang social et de leur orgueil d'Israélites. Qu'ils regardent lui, le Christ, et qu'ils l'imitent sans s'arrêter dans leur mission, et sans se décourager.  

    La Parole de Dieu a été tournée en dérision, calomniée et éteinte sur la croix. Mais depuis vingt siècles elle triomphe, emplit l'univers, résonne non seulement le long des chemins qui conduisent aux extrémités de la Terre, mais aussi, comme un écho qui ne peut être étouffé, comme une lumière qui ne peut être éteinte, elle se trouve là où le Christ est persécuté dans ses fils. Ni l'épée ni la torture ne peuvent séparer du Christ ceux qui aiment le Christ a affirmé Paul.

    Les païens romains n'y ont pas réussi avec les premiers chrétiens. Les serviteurs démonisés de l'Antéchrist actuel, eux non plus ne le réussissent pas avec leurs sujets.      

    Elle est, cette Parole, comme une lampe mystique renfermée dans les cœurs, prête à rentrer en fonction et à flamboyer de nouveau. Elle est alimentée par les larmes des fidèles qui sont persécutés pour leur foi, par les larmes de ceux qui, jamais comme maintenant, cherchent le Christ et son Royaume.        

    Elle est leur unique paix, leur unique lumière dans l’obscurité, et parmi les atrocités qui règnent là où le Christ est persécuté et chassé. Elle est leur unique espoir d'une vie de bonheur après l'oppression terrestre.

    Rien n'est si puissant que la persécution d’une idée ou d'une religion pour en augmenter la force. Le Christ lui-même, par la longue persécution morale et par la féroce persécution finale dont il a été l'objet, a obtenu le sceau de gloire impérissable par lequel il règne et règnera comme le Saint des saints, même dans sa nature d'homme. Ceux qui le cherchent par amour, le trouvent.

    De même qu'il se présente avec des conforts inattendus, connus à lui seul, aux opprimés, aux affligés, à ceux qui sont courbés sous un joug transitoire, de même il se présente et se fait trouver avec son jugement sévère à ceux qui l'ont persécuté ou le persécutent présentement dans ses fidèles, qu'il s'agisse de ses ennemis Juifs d'autrefois ou de ses ennemis actuels.  

    Non seulement « toute la journée », mais pendant toute sa vie humaine Jésus a étendu ses mains, ouvert son cœur, et déversé les trésors de la Parole éternelle sur le peuple d'Israël. Mais les grands de ce peuple n'ont pas voulu voir ce geste, ni venir à ce cœur, ni puiser à ces trésors.  

    De même sur la Croix il accepta – car c'est seulement par son acceptation libre qu'il a pu être ainsi soulevé – de rester les bras ouverts et étendus, Prêtre et Amant qui s'offrait pour son peuple, et à son peuple. Bien que mort, il a voulu que son cœur soit ouvert, enseignement posthume et silencieux donné à toute l'humanité sur la charité immense de Dieu, et sur ce cœur, porte sainte qui accueille tous ceux qui se tournent vers l'Homme-Dieu avec un esprit de droiture et de bonté dans le royaume de sa miséricorde infinie.

    Mais tandis que les peuples ont accueilli l'invitation et l'enseignement extrême du Christ, Israël, incrédule et rebelle, qui n'avait pas d'excuses pour son jugement opiniâtre sur le Christ après toutes les preuves que le Christ leur a données – des miracles jusqu’à la doctrine, de la Résurrection à l'Ascension – a persisté dans son aveuglement volontaire et mérité la réprobation de Dieu ».          

    à  suivre …leçon 45


    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre44.htm





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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Jeu 31 Aoû - 7:14


     Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon  45

    29 octobre 1950. Fête de Christ Roi.

    Rm 11, 1-24.


    La réprobation d’Israël n’est pas totale
    Le péché originel et la triple concupiscence ne détruisent pas tout ce qui est bon dans l’homme
    Les Gentils ont reconnu le Christ et en furent transformés.


    «Cette réprobation d'Israël n'est pas totale, ni définitive. Dieu est juste, mais il est miséricordieux aussi. Preuve en est qu'il a fait de son Verbe l'Agneau destiné au sacrifice pour la rédemption des hommes.

    Israël n'a pas été rejeté au complet, car il n'était pas tout mauvais. Comme dans n'importe quelle société humaine, Is¬raël aussi comptait des justes parmi les siens. Les plus justes ont compris, suivi, et aimé le Christ dès leur premier contact avec Lui. D'autres, moins simples et moins justes, ont attendu d'avoir des preuves puissantes avant de croire qu'il était le Messie. D'autres encore ont été secoués seulement par les miracles extrêmes (résurrection et ascension).

    Enfin, d'autres encore se sont rendus à l'évidence seulement lorsqu'ils ont vu muer les Apôtres, d'abord rudes et incultes, en évangélisateurs pleins de dignité et de sagesse, devenus courageux, alors que d'abord ils étaient des peureux. Ils ont cru seulement lorsqu'ils ont vu qu'à l'image de leur Maître, ces Apôtres étaient devenus eux-aussi des thaumaturges; et surtout lorsqu'ils ont vu que ces mêmes Apôtres étaient devenus tellement sûrs de leur foi, qu'ils pouvaient tenir tête au Sanhédrin, coup sur coup, et répondre ainsi à toutes les injonctions injustes:

    "S'il est juste devant Dieu d'obéir à vous plutôt qu'à Dieu, jugez-le vous-mêmes. Pour ce qui nous concerne, nous ne pouvons taire ce que nous avons vu et entendu (Ac 4, 19¬20).

    Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité ce Jésus que vous avez tué en le suspendant  à la croix. Ce Prince et ce Sauveur, Dieu l'a exalté par sa droite, afin d'accorder par Lui à Israël la rémission des péchés.

    Nous sommes témoins de ces choses, nous et cet Esprit Saint que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent (Ac 5, 29-32)".

    Les plus justes parmi les chefs d'Israël, parmi lesquels Ga¬maliel, le plus éminent des rabbi de son temps, ont fini par se convertir alors au Seigneur Jésus, car l'homme n'est pas entièrement mauvais, même s'il n'est pas entièrement bon. Le péché originel et les péchés de la triple concupiscence  ne détruisent pas tout ce que Dieu a mis dans l’homme: toutes les tendances bonnes de la partie incorporelle (esprit et intelligence).

    La raison, que seulement la démence totale peut annuler , est toujours capable d'ouvrir la voie à la vérité et à la justice. Elle peut toujours éclairer l'esprit des hommes pour qu'ils puissent faire bon usage de leur libre volonté, accueillir ce qui au départ ils ont ouvertement rejeté ou qu'ils ont eu du mal à accueillir en le reconnaissant finalement pour vrai et pour bon, comme chemin vers la Vérité.

    Les autres du peuple d'Israël, de ce peuple à la "nuque raide", depuis le temps de Moïse, ont persisté dans leur erreur. Ils ont rejeté la foi dans le Christ. Ils ont répudié sa doctrine, qui ouvre la voie au salut. Malgré une pré-connaissance du Messie, que Dieu avait pré-annoncé à ses enfants tant de fois, ils ne l'ont pas accueilli, et l'ont même rejeté comme un pêcheur. C'est que leur cœur était vide de charité qui est vie en Dieu et vie de Dieu dans l'homme. Il y avait l'orgueil, qui n'est que dureté de cœur, et fumée qui empêche de voir la vérité

    Quant à Dieu, même si la faute d'Israël a été énorme, il n'a pas rejeté la totalité de son peuple. Comme déjà il avait dit à  Elie, il a mis à part un certain nombre d'hommes qui n'auraient pas fléchi leur genoux devant aucune idole, et qui tôt ou tard seraient venus vers le Roi des rois.

    La Grâce est pour ce petit reste du Peuple élu. La Grâce est un don que Dieu a prédestiné pour tous les hommes. Cela est vrai.

    Mais elle demeure un don chez ceux qui ne la repoussent pas, qui ne s'en débarrassent pas avec le péché. Les autres deviennent des fils sauvages même si au départ ils étaient des fils de la maison. Ils ne reconnaissent pas le Premier-né de tous les enfants de Dieu, le Premier-né par Nature et par Grâce.

    Israël n'a pas atteint la gloire humaine qu'il cherchait, ni la gloire surnaturelle que l'orgueil lui faisait croire de posséder déjà. A l'exception du petit nombre de Juifs qui se sont convertis au Christ, Israël s'est plutôt mérité la punition du Ciel, l'aveuglement, l'étourdissement, le lacet, le filet, le piège, la punition humaine qui l'a contraint à se plier jusqu'au sol sous les coups des oppresseurs, et à se disperser dans le monde pour se faire détester par tous tout au long de l'histoire.

    Tout cela Israël l'a mérité pour avoir voulu être trop "au dessus de tout" selon ses propres vues, pour s'être assis (dans la personne de ses grands chefs) sur la chaire de Moïse, mais sans vivre selon la justice de Moïse; pour avoir voulu s'ériger en grand "maître" face au monde, en rendant la Loi impossible à pratiquer à force de minutieuses lois humaines ajoutées et superposées à la Loi; pour avoir voulu être celui qui juge même le Saint des saints venu du Ciel pour reconduire Israël à la Justice, et pour ramener la Loi à sa divine et parfaite simplicité.

     Car à tout homme juste il est possible d'observer cette Loi, qu'il soit juif, samaritain, grec, ou romain.

    Les Juifs ont rejeté, nié, tué le Roi des rois, ce Roi qui leur aurait donné un royaume sans fin. Par punition et par humiliation ils ont eu des empereurs et des dominateurs humains tout au long de leur histoire.

    Leur orgueil s'est vu offrir comme nourriture le pain que voici: se voir remplacés comme Peuple de Dieu par les Gentils. Voir la destruction de leur Temple, celle de leur autel et de leur cité. Ils en étaient fiers au point de manquer de charité envers tous ceux qui n'étaient pas citoyens de naissance, ou par élection à des charges suprêmes.

    Ils ont méprisé, et ils se sont vus méprisés. Ils ont dominé avec dureté, et se sont retrouvés dominés avec des barres et des chaînes par ceux qu'ils avaient mésestimé pendant si longtemps. Ils ont été rejetés, et d'autres ont pris leur place. Il n'y a plus eu de Jérusalem et de Synagogue, mais Rome et l'Eglise.

    De "premiers", ils sont devenus "derniers", comme l'avait annoncé la Parole qui sait tout et qui voit tout.

    Pourtant, là aussi, puisque Dieu fait sortir du bien de toutes choses, même de celles qui sont substantiellement mau¬vaises, là aussi, à partir du délit des Juifs est venu le salut des Gentils.

    Ceux-ci n'étaient pas plus méchants que les Juifs envers le Christ, mais, bien que païens, ils respectaient en Lui l'homme savant et pacifique, l'homme qui ne les méprisait pas, qui n'enseignait pas aux foules à les mépriser, mais qui, au contraire, était bon même avec eux, les Gentils. Mais après le délit du Golgotha, leurs yeux se sont ouverts à la vérité.

    Dans l'homme bon, pacifique, savant, et capable de faire des miracles, ils ont reconnu "le Fils de Dieu". toujours vivant dans son Eglise, et ont trouvé.

    Voilà donc que le délit des Juifs, un délit  par concupiscence de pouvoir, est devenu riche  de dons spirituels pour les Gentils, qui en étaient privés. , volontaire refus de compréhension et d'intelligence de la part des Juifs vis-à-vis de la Lumière en lui préférant les ténèbres, a fait en sorte que Lumière, génératrice de charité, a été transférée aux Gentils avec tous ses bienfaits.

    Ce fut la cause initiale qu'ont suivi les autres: grâce à la charité, des hommes qui étaient citoyens de pays hostiles, ou qui se haïssaient parce qu'ils vivaient dans un rapport de dominateurs-dominés, se sont réconciliés au point de s'appeler "frères" au nom du très saint Frère venu mourir pour leur donner une Vie unique, sans égard au fait qu'ils étaient Juifs ou Gentils, Juifs de la Diaspora ou Grecs, Romains, Lybiens, Egyptiens, Partes, ou Syriens.

    La première fut la charité à surgir ou a resurgir là où elle était morte. La charité qui est vie en Dieu.

    Elle a sanctifié les prémices, ensuite la masse toute entière, la totalité de la Vigne mystique. La sanctification s'est faite à partir des racines, qui étaient d'Israël. Elle s'est faite par Marie, Mère de Jésus, vierge de la lignée de David, et par Jésus, son Fils unique. Elle s'est faite aussi par les Apôtres fils d'Israël et les disciples originaires des douze tribus d'Israël. Enfin elle s'est faite par les branches nouvelles données par les Gentils greffés au tronc de cet Arbre de Vigne à la place des branches qui, pour avoir refusé d'être unies au Christ, tronc de la Vigne mystique, en avaient été coupées et enlevées en étant branches mortes.

    Tout le Corps mystique est saint, car sa Tête est sainte, et sainte est la racine qui a produit le très saint bourgeon d'où  est venue cette Tête. Les branches aussi sont saintes, même celles qui y ont été greffées , peu importe si auparavant elles ne l'étaient pas , pourvu qu'elles ne refassent pas l'ancien péché par lequel Adam a perdu la Grâce, et par lequel Israël a perdu la Grâce et la bénédiction de Dieu dans la quasi totalité de son peuple.

    La charité est vie pour les nouveaux bourgeons, elle est vie pour chaque nouvelle branche de la Vigne mystique. C'est la lymphe divine qui alimente ceux qui ne se détachent pas, par orgueil, du tronc. L'orgueil engendre le doute, tant sur les vérités que sur les devoirs. Or, ceux qui négligent d'accomplir leur devoirs deviennent exécrables à Dieu. Le doute engendre la tiédeur dans la foi, ensuite l'incrédulité, ensuite la perte de la crainte de Dieu, ensuite la conviction que Dieu est tellement bon qu'il ne peut en aucun cas être sévère.

    Dieu est juste dans sa bonté. Sévère jusqu'à ce que l'homme persiste dans son mal, doux à chaque fois que l'homme regrette sa faute. Il est davantage prêt à réintégrer l'homme dans son amitié plutôt que le condamner. Dieu est heureux lorsqu'il peut faire ou refaire un être vivant d'un être spirituellement mort. Dieu est bon, oui. Mais sot, non.

    Le Seigneur peut faire toutes sortes de miracles. Sa puissance et sa miséricorde sont infinies, et infinis sont les mérites du Christ Rédempteur. Mais pour obtenir chaque miracle, une chose est nécessaire: la bonne volonté de l'homme, sa foi en Dieu, son espérance dans le Seigneur, sa charité envers Dieu et envers le prochain. Surtout la charité. Elle est le terrain qui permet la croissance de toutes les vertus et l'union avec Dieu».

    à suivre …. Leçon 46


    Le Christ , tronc de la Vigne mystique



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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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