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    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Ven 28 Juil - 6:59

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )

     

    Leçon n° 21

    16 mai 1948. Pentecôte.

    Le Doux Hôte me dit
    (depuis le 7 mars, l'Esprit Saint veut que je l'appelle ainsi):

    «Voici une leçon pour tous, mais surtout pour ceux qui sont chargés d'enseigner la Vérité et la connaissance de Dieu, dont l'essence est la Charité. Si dans votre coeur il n'y a pas de charité, vous n'êtes pas fils de Dieu.

    Dans ma dernière leçon je vous ai parlé de la science qui est vraie, et de la science qui ne l'est pas, ou qui ne l'est pas complètement, puisqu'elle se limite au territoire du savoir humain. La vraie science dépasse la pauvreté, la misère, l'étroitesse, la relativité du savoir humain. Elle va au-delà. Comme une flèche d'or incandescent, elle se lance à la rencontre de ce qui a saveur du Vrai éternel. Car ce qui constitue la vraie science, ou plutôt la vraie Sagesse — ce mot sagesse est plus approprié — habite les plages éternelles.

    La vraie sagesse demeure à l'intérieur de ce centre ardent et lumineux qu'est la Charité. Pas besoin d'être richissime en savoir humain pour conquérir la vraie sagesse, qui est la connaissance de Dieu. Ce n'est pas dans le grand savoir au sujet des œuvres des hommes, et surtout ce n'est pas en de longues et pédantes querelles de la dialectique qu'on acquiert la connaissance de ce qu'est Dieu, de ce qu'il veut, de ce qu'on doit faire pour le posséder éternellement. Mais c'est en aimant beaucoup.

    Celui qui aime parfaitement, même d'une perfection humaine, c'est-à-dire relative — c'est parfaitement aimer que d'aimer de toutes ses capacités, — celui-là transmet la perfection non seulement à son esprit mais aussi à son intelligence.

    Oui, une intelligence éclairée par la charité est une intelligence parfaite. Une intelligence parfaite est une intelligence surhumaine. C'est l'intelligence savante de la vraie science. Elle n'avait pas besoin de livres ni d'études pour être transmise à l'homme.

    Cette science du Vrai éternel, qui en Dieu existe à un degré infini, était infuse chez Adam et Eve en quantité proportionnée à leur état. Dieu l'avait insufflée en eux, créatures faites à son image et ressemblance. L'être humain était destiné à la posséder en quantité suffisante. Suffisante pour le guider dans toutes ses œuvres dans tous ses rapports avec son prochain et avec les créatures inférieures: rapports vécus toujours par amour de Dieu.

    Moi, Charité et Sagesse, je vous dis: moins de science et plus d'amour, et vous posséderez la Sagesse.

    C'est de la pure folie que de vouloir expliquer, à l'aide de la science humaine, le mystère de Dieu, les merveilleuses étapes de la Création, de l'évolution, et les transformations des choses créées. Une folie qui par la suite dégénère en hérésie. Il vous est impossible, à vous, d'expliquer l'origine de ce qui est fini, si vous ne contemplez pas avec amour, c'est-à-dire avec foi — car la foi n'est jamais séparée de l'amour — le réel Infini.

    La foi éclaire la science et l'aide à comprendre. Elle est comme le lait maternel qui développe l'enfant et le fait devenir un être toujours plus formé. De même qu'un nouveau-né ne saurait soutenir et nourrir sa mère ou un être adulte, de même la science ne peut prétendre de nourrir ou d'aider la foi. La foi relève de la religion, et la religion c'est ce qui permet  à la créature, intelligente mais limitée, de comprendre l'infini et tout ce qui ne saurait être compris autrement

    Autant votre science est suffisante pour maîtriser des notions  limitées, autant la sagesse — qui est foi et en plus amour — est indispensable pour connaître les vérités transcendantes. Si vous avez la foi, vous engendrez la lumière. Au contraire, si en voulant comprendre le mystère vous l'analysez, si, pour l'accepter ou pas vous le disputez, si vous l'examinez comme un médecin examinerait une maladie physique, ou un avocat un cas de lésion morale, alors vous engendrez des ténèbres et du froid glacial.


    La foi ne s'oppose pas à la science. On peut même dire que la science humaine trouve dans la religion le moyen de comprendre les découvertes des lois de la Création, ou des explications à ce sujet. Tandis que la science humaine non aidée par la religion tombe nécessairement dans l'erreur, la religion, elle, même sans le secours de la science, conduit à la Vérité et à la connaissance des vérités essentielles.

    Enfin, lorsque l'homme, au lieu de se contenter de diriger ses investigations scientifiques vers des lois et des faits de la nature, les dirige vers les mystères surnaturels — c'est-à-dire sur Dieu, qui pour l'homme sera toujours un mystère — alors ce n'est plus dans l'erreur qu'il tombe, mais dans la négation.

    La raison, cette chose merveilleuse qui distingue l'homme de la brute, est vraiment grande si on la compare à l'instinct, unique lumière dont disposent les êtres inférieurs; mais elle est petite, petite, oh! tellement petite si elle s'entête à vouloir découvrir qui est Dieu. Si elle est humble, la raison se plie avec respect devant Dieu incompréhensible et infini.

    Elle s'exclame: "Je crois! Pour te comprendre je crois. La foi que j'ai en ta Révélation, c'est ma lumière et l'aliment qui me fait vivre.

    Vivre de toi, en toi et avec toi, de façon à pouvoir un jour venir à toi, dans ton céleste Royaume, pour te connaître comme il sera permis aux justes de te connaître".

    Ni l'idéalisme ni le positivisme ne sauraient expliquer Dieu, la Création, la vie à venir. Les réponses aux questions savantes qui sont inscrites dans les corps humains, sur les pages du firmament, dans les entrailles de la terre, ne servent à rien à l'orgueil intellectuel de ceux qui veulent saisir par leurs propres moyens ce qui dépasse la portée de ces moyens.

    Ces mêmes réponses ne servent non plus à l'ignorance, ou la demi-ignorance, de ceux qui prétendent posséder le savoir et le pouvoir de juger ce que ne peuvent ni savoir ni juger sans ma lumière, pas même ceux qu'on appelle docteurs en religion. Le sens de ces réalités ne peut être saisi sans ma lumière.

    Seule la charité explique tout. Elle vous unit à Dieu, elle introduit Dieu en vous, comme Hôte et comme Maître.

    C’est pour cette raison qu'il est juste le dicton qui affirme: "les vrais théologiens sont ceux qui se laissent conduire par l'Esprit Saint, c'est-à-dire par l'Amour"».

    à suivre …Leçon 22





    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Sam 29 Juil - 6:35


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon n°22

    Jeudi 20 mai 1948


    Romains 7, 14-25


    Le Doux Hôte me dit :          

    La leçon qui va du verset 14 au verset 25 (impuissance de la Loi dans la lutte entre la chair et l'esprit) en est une que les maîtres spirituels devraient toujours se répéter à eux-mêmes, et répéter aux pharisiens d'esprit qui voient le grain de poussière dans l'œil des frères, les condamnent âprement, sans voir la poutre de l'anti-charité qui se trouve dans le leur, en train d'écraser leur esprit sous le poids de l'égoïsme et de l'orgueil. Elle devrait être répétée aussi aux pauvres âmes qui, après avoir succombé au péché, pleurent en craignant le Seigneur, Juge de leur faiblesse.

    Ces âmes ont péché mais elles sont moins coupables que celles des pharisiens. Elles regrettent leurs péchés et avouent être pécheresses. L'humilité et le repentir sont déjà une absolution.      

    Ces douze versets sont une règle pour juger les hommes, et une mesure qui vous fait comprendre la manière dont se fera le jugement de Dieu au sujet des pécheurs repentis.      

    C'est Paul qui les a écrits. Paul, pharisien, fils de pharisiens, disciple de Gamaliel, de ce Gamaliel qui était une vraie bibliothèque vivante de toute la doctrine d'Israël. Au tout début, Paul persécutait avec férocité ceux qu'il croyait des anathèmes.

    Par la suite, il est devenu un vase d'élection et de justice, un apôtre parfait, un évangélisateur héroïque, héroïque aussi dans la façon de réprimer son propre moi ancien. Avec la partie supérieure de son âme, il a été digne de monter au troisième ciel et d'y entendre les mystérieuses paroles divines.

    Enfin, voilà un homme qui, à cause de l'intransigeance qui caractérise la première période de sa vie, et à cause de l'héroïsme démontré au cours de la deuxième époque de sa vie, pourrait facilement être considéré comme un être qui a toujours été au-dessus des appétits de la chair.    

    Cependant s'il eût été tel, il n'aurait pas pu devenir "l'apôtre des Gentils", c'est-à-dire de ceux que les mœurs licencieuses du paganisme transformaient en brutes, un état inférieur à celui des hommes munis d'une raison et d'une conscience.

    Tout le monde vivait d'une façon païenne, à l'exception d'un petit nombre dont l'esprit était naturellement vertueux. Il n'y a que Jésus, Homme-Dieu, pour comprendre les pécheurs sans être pécheur lui-même. Pour tous les autres maîtres, le fait d'avoir cédé peu ou beaucoup aux tentations du démon, du monde, ou de la chair, c'est un bien, si douloureux soit-il.

    Le fait d'avoir connu ce que c'est que la force des tentations, et constaté sa propre faiblesse, permet au maître spirituel d'atteindre le niveau de sagesse qui le rend capable d'être maître et médecin: et de diriger ses disciples et ses frères pécheurs.  

    Je veux que vous observiez attentivement le critère employé par le Maître divin pour choisir les membres de son collège apostolique et ses 72 disciples. Parmi les apôtres il n'y avait que Jean qui était vierge. Des 72 disciples, tous sauf quelques-uns qui étaient presque des enfants au moment de leur choix, avaient déjà mordu au fruit appétissant qui ouvre la porte à toutes les autres faiblesses.

    C'étaient des hommes, rien de plus. Des fils d'Adam. La concupiscence s'agitait dans leur corps comme un serpent. La concupiscence de la chair était vivante même au sein des plus justes parmi eux, c'est-à-dire de ceux qui avaient déjà dompté la concupiscence de l'or et l'orgueil de la vie.            

    Personne n'était sans imperfections. Même Jean, qui était le séraphin des disciples du Maître, n'était pas parfait. Il était porté à la colère, comme son frère, et il s'est attiré le surnom de "fils du tonnerre" de la part de Celui qui l'aimait. L'apôtre de la Charité, parfait dans son amour envers le Maître, est devenu apôtre de la charité en contemplant la mansuétude, la charité, la miséricorde du divin Martyr, le vendredi de Pâques, de l'aube jusqu'au soir.

    Devant la très-sainte nudité du Roi des rois qui s'est dépouillé même de son immortalité divine pour connaître la mort et sauver l'homme, Jean a déposé pour toujours l'habit de la colère.          

    En parcourant la Terre, Jésus, qui était Dieu – il aurait pu le faire s'il avait voulu le faire – aurait trouvé parmi les trois continents d'alors, 12 et 72 justes plus justes que les 12 et les 72 qu'il a choisis en Israël.

    Car Dieu Créateur a mis (et continue de mettre) dans l'âme de chaque être humain un don sublime, qui développe chez les meilleurs une vie de sainteté, indépendamment de leur connaissance de la Divinité : ce don, c'est la loi naturelle.

    Celui qui la respecte et la reconnaît comme émanant de l'Etre suprême, de Dieu, ou de la plus haute divinité de sa religion, peut être considéré comme étant un esprit uni au vrai Dieu, le Dieu Unique et Trine. Donc, par sa simple volonté, le Roi de l'univers aurait pu appeler à lui, depuis les trois continents, les 12 et les 72, de la même façon qu'il avait déjà appelé vers lui les trois Mages par la voix des astres.

    Cela lui aurait permis d'avoir à son service un Collège de justes. Il ne l'a pas fait.    

    Il a pris des êtres très humains, une matière à l'état brut, à l'état informe, avec bien des parties impures. Il l'a façonnée. Pendant le processus de formation, Il a souffert à cause des défections et des trahisons de certaines parties de cette matière. Mais au moment de son Ascension, il a laissé une Église enseignante capable de le continuer dans la rédemption du monde. Capable de le faire grâce à sa doctrine, et grâce à l'exemple reçu directement de lui, le Verbe; grâce aussi à l'aide de l'Esprit Saint, reçu une première fois de Jésus ressuscité, et une deuxième fois dans le même Cénacle, dix jours après l'Ascension, par l'action directe de l'Esprit Saint selon la promesse divine.

    Une Église capable de le continuer grâce à la connaissance que chacun d'entre eux avait acquise de sa propre faiblesse humaine et des luttes à soutenir pour se relever des chutes, et se former dans la justice. Une Église capable d'agir en maîtresse, de comprendre, de compatir, de soutenir, de guider ceux qui venaient au christianisme avec toute leur faiblesse humaine, et avec toute leur faiblesse de païens, le paganisme étant une doctrine de matérialité et de plaisirs effrénés.

    Il fallait que les 12 soient remplis de l'Esprit Paraclet, et qu'ils puissent le transmettre à leurs successeurs dans le ministère sacerdotal.

    Voilà le prologue de la leçon tirée des versets que je t'ai indiqués.

    Je te les expliquerai davantage demain, car ton état physique ne te permet pas de continuer le travail.

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre22.htm

    à suivre …leçon 23



    Jésus et Ses Disciples



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Dim 30 Juil - 7:45



    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon n° 23 –

    Vendredi 21-28 mai 1948  
         

    Romains 7, 14-25.

    Le péché originel – Je suis charnel - Il n'y a pas eu d'auto genèse - L'homme n'est pas le résultat d'une évolution - La diversité justifie le Créateur et s'explique autrement –
         

    Le Doux Hôte me dit: (...)
             

    Pour bien comprendre les paroles de Paul, il faut considérer attentivement le Péché originel.            

    Cette leçon a été donnée bien des fois, mais jamais trop de fois, car la réalité douloureuse du péché originel et de ses conséquences sont souvent niées ou remises en doute par beaucoup, par trop de gens. Parmi eux, il y en a qui devraient être bien plus convaincus que les autres de la réalité du péché originel et de ses conséquences. En effet, leurs études, et surtout les expériences de leur ministère, leur fournissent continuellement des preuves tangibles de la décadence de l'homme, qui de créature parfaite qu'il était, à cause du péché originel s'est transformé en créature faible et imparfaite exposée aux assauts de Satan et aux dangers extérieurs et intérieurs. L'homme est une merveilleuse œuvre de la création que l'Ennemi de Dieu a troublée par jalousie.  

    Certains diront: "Leçon cent fois répétée, donc inutile". Elle est toujours utile puisque, au moment du besoin, vous ne la savez jamais assez, ni pour vous-mêmes, ni pour les autres.            

    Satan est excessivement intéressé à ce que vous ne sachiez pas cette leçon. Alors, il obscurcit en vous l'exacte connaissance de cet épisode. C'est pourtant un épisode qui ne s'est pas terminé le jour de son accomplissement, et dont les conséquences ne se sont pas arrêtées aux personnes qui l'ont accompli. De même que tous les hommes ont hérité la vie (l'existence) à partir du sang et de la semence d'Adam et Ève, de même, ce funeste héritage s'est propagé et se propage de génération en génération, depuis Adam, premier géniteur, jusqu'au dernier humain qui va être engendré. Car le dernier homme qui naîtra sur Terre sera encore de la descendance de vos Premiers Parents.

    L'affirmation de Paul représente le regret exprimé par tous ceux qui, malgré leur volonté vraiment bonne, constatent qu'ils sont incapables de réaliser le bien avec la perfection voulue. Pour bien comprendre cet aveu, il faut regarder les conséquences de la première Faute, et donc la première Faute elle aussi, afin de ne pas trouver injustes la condamnation et ses conséquences.  

    Voici l'aveu de Paul: "Je suis charnel, vendu et sujet au péché". Il continue: "Je ne sais pas ce que je fais. Je ne fais pas le bien que je veux, mais le mal que je déteste. Même si je fais ce que je ne veux pas faire, je reconnais également que la loi est bonne (en interdisant ou en prescrivant ce qu'elle interdit ou prescrit).

    Mais (lorsque je fais le mal que je déteste avec ma partie la meilleure, tandis que je ne fais pas le bien que je voudrais faire) à ce moment-là, ce n'est pas moi qui agis, mais le péché qui habite en moi (...). Dans ma chair n'habite pas le bien (...). Il y a en moi la volonté de l'accomplir, mais je n'arrive pas à le faire (...). Lorsque je veux faire le bien, le mal est déjà là, à côté de moi (...).

    Dans mon être intérieur, je me réjouis de la Loi de Dieu, mais dans mes membres je trouve une autre loi qui s'oppose à la loi de ma raison, et me rend esclave de la loi du péché qui est dans mes membres (...)".          

    "Je suis charnel"

    Adam lui aussi était fait de chair en plus d'être fait d'esprit. Mais il n'était pas charnel, car son esprit et sa raison dominaient la matière. Son esprit innocent et plein de Grâce reflétait les traits merveilleux de son Créateur, étant assez intelligent pour comprendre ce qui existe au-delà du monde naturel. Son intelligence, déjà très étendue à cause du don préternaturel de science infuse qui le rendait capable de comprendre toutes les réalités naturelles, avait été élevée par la Grâce au niveau surnaturel, le rendant capable de comprendre l'incompréhensible, chose impossible pour ceux qui ne sont pas préparés à cela par un don surnaturel; capable de pouvoir comprendre Dieu et, en proportion réduite, de pouvoir être l'image fidèle de Dieu, pour l'ordre, la justice, la charité, la sagesse et la liberté de tout esclavage avilissant.            

    Oh ! La splendide liberté de l'homme plein de grâce! Dieu lui-même la respectait, et elle n'était menacée ni par des forces extérieures, ni par des appétits intérieurs. Royauté sublime de l'homme déifié, fils de Dieu et héritier du Ciel, royauté de domination sur toutes les créatures! Qui vous permettait aussi de dominer ce qui maintenant vous tyrannise le plus: votre moi, où fermentent sans relâche les poisons de la grande blessure!      

    Quand on dit : "l'homme, roi de la création visible, a été créé avec le pouvoir d'exercer sa domination sur toutes les créatures", il faudrait réfléchir à ce que cela signifie. C'est que la Grâce et les autres dons reçus par l'homme depuis le premier instant de son existence le rendaient capable d'exercer sa royauté aussi bien sur lui même que sur sa partie inférieure. En effet, il avait la connaissance de sa fin dernière, il avait l'amour qui le poussait naturellement vers cette fin, il avait le contrôle de la matière, et il avait le contrôle des sens qui fonctionnent à l'intérieur de cette matière.

    Uni comme il l'était à l'Ordre, et amoureux de l'Amour, il savait donner à Dieu ce qui lui revenait, et à son propre moi ce qu'il était permis de lui donner, sans donner lieu aux désordres des passions ou au débordement des instincts. L'esprit, l'intelligence et la matière formaient en lui une harmonie globale dont il avait été gratifié à partir du premier moment de son existence, et qu'il avait reçu comme un tout déjà constitué, non par étapes successives comme certains le prétendent.            

    Il n'y a pas eu d'auto genèse  

    Il n'y a pas eu d'auto genèse, il n'y a pas eu d'évolution. Il y a eu simplement la Création voulue par le Créateur. Votre raison, dont vous êtes si orgueilleux, devrait suffire à vous convaincre qu'à partir de rien, on ne peut former quelque chose d'initial, et qu'à partir d'une chose initiale unique, on ne peut former le tout.        

    Dieu seul peut mettre de l'ordre dans le chaos et le peupler d'innombrables créatures qui forment la Création. Ce Créateur très puissant n'a pas eu de limites dans ses actes créatifs, qui ont été multiples. Pas de limites non plus dans la création de créatures déjà parfaites, parfaites selon le but pour lequel chacune d'elles a été conçue. Voilà une sottise que de croire que Dieu, après avoir décidé de se donner une Création, ait pu faire des choses informes ou incomplètes, et attendre d'en être glorifié seulement à la fin du cycle évolutif, lorsque chaque créature, et toutes les créatures ensemble, auraient atteint la perfection de leur nature, en devenant enfin aptes à satisfaire le but naturel ou surnaturel pour lequel elles auraient été créées.            

    De même qu'une telle théorie ne peut s'appliquer aux créatures inférieures, dont le but naturel est situé à l'intérieur d'un espace de temps limité, de même et à plus forte raison elle ne peut s'appliquer à l'homme, créé dans un but surnaturel et destiné à la gloire du Ciel. Pourrait-on seulement imaginer un Paradis dont les légions de Saints glorifiant Dieu autour de son trône seraient le produit dernier d'une longue évolution de bêtes sauvages ?        

    L'homme actuel n'est pas le résultat d'une évolution qui monte, mais le résultat douloureux d'une évolution qui descend, car la faute d'Adam a entamé pour toujours la perfection physique, morale et spirituelle de l'homme initial. La blessure a été tellement grave que même la Passion de Jésus-Christ, qui pourtant redonne la vie de la Grâce à tous les baptisés, ne peut effacer les résidus de la faute, les cicatrices de la grande blessure, c'est à dire les mauvais appétits qui sont la ruine de ceux qui n'aiment pas Dieu, ou très peu, et qui sont le tourment des justes qui ne voudraient pas se sentir attirés par la voix de ces appétits, et qui luttent de façon héroïque, et pendant toute leur vie, pour gagner cette bataille et demeurer fidèles au Seigneur.      

    L'homme n'est pas le résultat d'une évolution  

    L'homme n'est pas le résultat d'une évolution, de même que la Création n'est pas le produit d'une auto genèse. Une évolution suppose toujours une première source créative. De plus, penser que les innombrables espèces existantes puissent dériver d'une seule cellule auto engendrée, est un pur absurde.          

    Pour vivre, la cellule a besoin d'un milieu fertile, pourvu d'éléments qui permettent et maintiennent la vie. Si la cellule s'est auto engendrée à partir de rien, où a t elle trouvé les éléments pour se former, vivre et se reproduire ? Si elle n'existait pas encore lorsqu'elle a commencé à être, comment a telle trouvé les éléments vitaux: l'air, la lumière, la chaleur, l'eau ? Ce qui n'existe pas encore ne peut pas créer.

    Alors, comment la cellule aurait elle trouvé les quatre éléments déjà prêts à la recevoir au moment de sa formation ?

    Qui lui aurait donné le germe qui s'appelle "la vie" ?


    Quelle source ? Même si, par hypothèse, on voulait admettre que ce non existant se soit formé à partir de rien, de quelle façon à partir de son unité et de son espèce unique, aurait il pu produire toutes les variétés d'espèces qu'on retrouve dans la Création visible ?            

    Astres et planètes, mottes de terre, rochers, minéraux, les multiples et différentes qualités du règne végétal, les différentes espèces et familles du règne animal, encore plus nombreuses et variées que celles du règne végétal... Des invertébrés aux vertébrés, des mammifères aux ovipares, des quadrupèdes aux quadrumanes, des amphibies et reptiles aux poissons, des carnivores féroces aux ovins doux, des animaux armés de redoutables armes d'attaque ou de défense aux insectes qu'un rien suffit à détruire, des colosses qui habitent les forêts vierges et contre qui aucun autre animal ne peut s'élever sauf leurs propres semblables, à toutes les catégories d'arthropodes, jusqu'aux protozoaires et bacilles: tous venus d'une seule et unique cellulle .

    Et par génération spontanée?  
           

    Si tel était le cas, la cellule serait plus grande que l'Infini. Pourquoi l'Infini, Celui dont les attributs n'ont pas de mesure, a-t-il été occupé pendant six jours, six étapes sidérales, pour faire la Création visible, en départageant l'œuvre de cette création en six ordres de création ascensionnelle qui évoluait, elle oui, vers des perfections toujours plus hautes ?


    Non parce qu'il avait besoin d'apprendre à créer toujours mieux, mais à cause de l'ordre qui règle toutes ses divines opérations. Cet ordre aurait été violé car cela aurait eu pour effet de rendre impossible la survie de la dernière créature à être créé: l'homme si l'homme avait été créé au tout début, avant que la Terre ne soit constituée dans toutes ses parties, pour être prête à le recevoir grâce à l'ordre établi dans ses eaux et dans ses continents; avant que cette même Terre ne soit rendue confortable par la création du firmament; avant qu'elle ne soit rendue lumineuse, belle, fertile par le soleil bénéfique, la lune luisante et les innombrables étoiles; avant qu'elle ne soit devenue la demeure, le réservoir, le jardin de l'homme grâce aux créatures végétales et animales dont elle est recouverte et peuplée.    

    L'homme a été fait au sixième jour
    . En lui sont résumés les trois règnes de la Création sensible et, merveilleuse vérité, en lui se trouve aussi la preuve de son origine divine: l'âme spirituelle que Dieu a infuse dans la matière de l'homme.

    L'homme: véritable anneau de jonction entre la Terre et le Ciel, véritable trait d'union entre le monde spirituel et le monde matériel, être où la matière sert de tabernacle à l'esprit, être où l'esprit vivifie la matière non seulement pour la vie mortelle, qui est limitée, mais aussi pour la vie immortelle qui doit venir après la résurrection finale.      

    L'homme: créature en qui resplendit et demeure l'Esprit Créateur.          

    L'homme : merveille de la puissance de Dieu qui par son souffle, partie de son Etre infini, pénètre et transforme la poussière en puissance d'homme, en l'élevant à la condition de créature surnaturelle, de fils de Dieu par participation de nature, devenue apte à se mettre en relation directe avec Dieu et à comprendre l'Incompréhensible. L'homme devenu capable d'aimer et en droit d'aimer Celui qui dépasse tout autre existant, à un point tel, que cet homme, bloqué par un respect écrasant, ne serait même pas en mesure de désirer de l'aimer sans le don du divin soutien.            

    L'homme : le triangle créé qui avec sa base de matière touche la Terre d'où il a été tiré; avec ses facultés intellectuelles tend à monter vers la connaissance de Celui à qui il ressemble; et avec sa partie la plus élevée, l'esprit de l'esprit, la partie la plus choisie de l'âme, touche le Ciel et se perd dans la contemplation de Dieu Charité, tandis que la Grâce, gratuitement reçue, l'associe à Dieu, et la charité allumée par cette union avec Dieu le divinise. Car "celui qui aime est né de Dieu", et le privilège du fils est de participer à la nature de son père. C'est donc dire que l'homme est l'image de Dieu à cause de son âme divinisée par la Grâce, et ressemble à Dieu à cause de la charité qui est rendue possible par cette même Grâce

    L'homme a donc été créé le sixième jour. Il a été créé complet, parfait en chacune de ses parties matérielles et spirituelles, fait selon la Pensée divine et selon la fin pour laquelle il avait été créé: aimer et servir son Dieu pendant la vie terrestre, le connaître dans sa Vérité, et jouir enfin de Lui dans l'autre vie, éternellement.            

    L'Homme unique a été créé, celui à partir de qui devait naître toute l'Humanité, à commencer par la Femme, compagne de l'Homme, faite pour lui, et qui avec lui aurait peuplé la Terre entière et dominé les autres créatures inférieures. L'Homme unique a été créé, celui qui en tant que père aurait transmis à sa descendance tout ce qu'il avait reçu: la vie, les sens, les facultés matérielles, ainsi que l'immunité de toute souffrance, la raison, l'intelligence, la science, l'intégrité, l'immortalité, et pour finir, le don des dons: la Grâce.                  

    La diversité justifie le Créateur et s'explique autrement      

    La théorie évolutionniste qui s'appuie sur la conformation du squelette, ainsi que sur la diversité des couleurs de la peau et celle des physionomies, et qui par là voudrait prouver ses propos erronés sur l'origine de l'homme, n'est pas une théorie contre la vérité des origines de l'homme créature créée par Dieu elle est en sa faveur.

    Car ce qui prouve l'existence d'un Créateur, c'est justement la diversité des couleurs et des structures chez les différentes espèces de créatures que lui, le Tout Puissant, a appelées à l'existence.          

    Si cela s'applique au cas des créatures inférieures, à plus forte raison cela s'applique à l'homme. À l'homme créé par Dieu, même si certaines circonstances de vie, de climat, et aussi de corruption - c'est cela qui a provoqué le déluge, et aussi, mais beaucoup plus tard, dans les prescriptions du Sinaï et dans les malédictions de Moïse, des ordres et des menaces si sévères - font qu'il présente des aspects et des couleurs différentes selon les différentes races.      

    Tous savent, et l'expérience de la vie le prouve et le confirme continuellement, qu'une impression violente peut provoquer des réactions imprévues sur l'embryon d'une mère en gestation, à un point tel que celle ci met au monde un petit monstre qui rappelle dans ses formes l'objet qui a troublé la mère.

    On reconnaît aussi que la longue insertion d'une personne de race aryenne au sein d'un peuple non aryen produit des modifications plus ou moins accentuées dans les traits du visage. Cette dernière finit par emprunter certains traits caractéristiques de la race qui l'accueille.

    De même il est prouvé que des climats particuliers, ou les caractéristiques spéciales d'un milieu ambiant, ont une influence sur la croissance et le développement des membres du corps humain, et sur la couleur de la peau.      

    Tout cela pour dire que les chimères sur lesquelles les partisans de l'évolutionnisme voudraient construire l'édifice de leur présomption ne soutiennent pas leur édifice mais en favorisent l'effondrement.

     .... suite de la leçon demain ….


    Diversité de l'homme créé



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Lun 31 Juil - 7:06


    ...Suite de la leçon 23...



    Après le Déluge    

    Dans le déluge ont péri les branches corrompues de l'humanité errante dans les ténèbres par suite de la faute. Un seul rayon de l'étoile perdue le souvenir de Dieu et de sa promesse parvenait encore à se frayer un chemin, comme au travers d'un épais brouillard, jusqu'au petit nombre des justes.          

    Une fois les monstres détruits, l'Humanité préservée s'est multipliée à partir de la race que Dieu avait reconnue comme juste, la race de Noé. L'Humanité a donc été reconduite à son premier état, celui du premier homme, dont la nature toujours constituée de matière et d'esprit, et restée telle même après que la faute en eut dépouillé l'esprit de la Grâce divine et de l'innocence.  

    Si l'homme eût été le produit final d'une évolution ayant des brutes pour ancêtres, à quel moment et de quelle façon aurait il reçu son âme ? Est-il possible que des brutes aient reçu avec leur vie d'animaux l'âme spirituelle ? L'âme immortelle ? L'âme intelligente ? L'âme libre ? Cette simple pensée est un blasphème. Et comment donc auraient elles pu transmettre ce qu'elles n'avaient pas ? Et Dieu, serait il allé jusqu'à se déshonorer Lui même en plaçant l'âme spirituelle, son souffle divin, dans un animal ? Un animal si évolué qu'on l'imagine, ne demeure t il pas toujours un animal ? Le descendant d'une longue série d'animaux ? Même cette supposition est de nature à offenser le Seigneur.

    Pour se donner un peuple de fils et donner ainsi expression à l'amour dont il surabonde et recevoir l'amour dont il est assoiffé, Dieu a créé l'homme directement avec un acte parfait de sa volonté, en une seule opération qui a eu lieu le sixième jour de la création. Dieu alors a pris de la poussière et l'a transformée en chair vivante et parfaite. Ensuite il lui a insufflé l'âme, une âme adaptée à sa spéciale condition d'homme, fils adoptif de Dieu et héritier du Ciel. Il ne s'agit pas ici de l'âme "que même les animaux ont dans des narines" (Qo 3,19-21), et qui va disparaître avec la mort de l'animal. Il s'agit de l'âme spirituelle qui, elle, est immortelle, qui survit à la mort du corps et ranimera ce corps au son des trompettes du Jugement lors du triomphe du Verbe incarné, Jésus Christ. Il ranimera ce même corps. Car il faut que les deux natures qui ont vécu ensemble sur la Terre s'unissent à nouveau pour l'éternité, dans la joie ou la douleur, selon les mérites qu'ensemble elles auront acquis.        

    Voilà la vérité. Que vous l'acceptiez ou que vous la refusiez. Et même si vous êtes nombreux à vouloir la refuser avec obstination, le jour viendra où vous la connaîtrez parfaitement, où votre esprit en sera convaincu en un instant, et vous réaliserez que pour avoir suivi l'orgueil et le mensonge vous aurez perdu le Bien éternellement.        

    Il va de soi que ceux qui n'admettent pas que l'homme a été créé par Dieu, n'arrivent pas à saisir la nature exacte de la Faute, le pourquoi de la condamnation, les conséquences inhérentes à celle-ci et à celle-là. L'homme a besoin de croire à la création telle que décrite. Cela lui est nécessaire pour le rendre capable de se guider afin d'orienter toujours, s'il le veut, toutes ses actions vers le but pour lequel il a été créé; but immédiat: aimer et servir Dieu sur terre; but ultime: jouir au Ciel de sa présence.    

    Mais suivez-moi. Ma parole est lumineuse et simple parce que je suis Dieu. Et Dieu, Sagesse infinie, sait s'adapter à l'ignorance et à la relativité de ses petits. J'aime les petits, pourvu qu'ils soient humbles. Je leur dis: "Venez vers moi, vous qui êtes petits, et je vous apprendrai la Sagesse"  

    L'épreuve    

    Lorsque l'homme s'est réveillé de son premier sommeil et a trouvé près de lui la compagne de sa vie, il a senti que Dieu avait rendu total son bonheur.      

    Le bonheur d'Adam était déjà très grand, même avant. Car tout en lui, à l'extérieur comme à l'intérieur, tout, avait été fait pour lui permettre de jouir d'un bonheur complet, fait de santé et de sainteté. Les délices, c'est à dire l'Eden, n'étaient pas seulement autour d'Adam, mais aussi au dedans de lui. Adam était entouré d'un jardin peuplé de merveilles végétales, animales et marines, mais un jardin de beautés spirituelles fleurissait aussi à l'intérieur de lui. C'était un jardin rempli de vertus de tout genre, prêtes à mûrir en fruits de sainteté parfaite.

    Il y avait l'arbre de la science, une science proportionnée à son état, et il y avait celui de la vie surnaturelle: la Grâce. Il y avait aussi la source divine aux eaux précieuses qui se répartissaient en quatre branches et arrosaient constamment les vertus de l'homme, les nourrissant abondamment en vue de leur croissance glorieuse de sorte que l'homme devienne un miroir de Dieu toujours plus fidèle.  

    En tant que créature naturelle, Adam jouissait de ce qu'il voyait: la beauté d'un monde vierge, à peine sorti de la puissance créatrice de Dieu. Il jouissait de ce qu'il pouvait: de son empire sur toutes les créatures inférieures. Dieu avait disposé toute chose pour que l'homme soit bien servi. Depuis le soleil jusqu'au moindre insecte, tout avait été conçu pour que tout lui fût délice.      

    Comme créature surnaturelle, il jouissait c'était là une extase très suave de la raison de la compréhension de l'Essence de Dieu, qui est l'Amour. Il jouissait des rapports d'amour entre l'Immense qui se donnait et sa créature qui l'aimait dans un état d'adoration. Cette capacité accordée à l'homme de communiquer avec son Créateur est décrite dans la Genèse, de façon voilée, dans la phrase: "Ayant entendu la voix de Dieu qui se promenait dans le jardin d'Eden, dans la brise du soir".    

    Même si les fils adoptifs de Dieu étaient déjà doués d'une science proportionnée à leur état, le Père leur apprenait encore des choses, car l'amour de Dieu est infini: après avoir donné, Dieu le Père désire donner encore et encore. Et cela d'autant plus que la créature lui est plus fille. Dieu se donne toujours à celui qui se donne avec générosité.      

    Alors donc que l'homme, à son réveil, a vu la femme qui lui ressemblait, il a senti que son bonheur de créature était complet: il possédait le tout humain et le Tout surhumain, l'Amour s'étant livré à l'amour humain.    

    La seule limite que Dieu avait fixée aux immenses possessions de l'homme était l'interdiction de cueillir les fruits de l'Arbre de la Science du bien et du mal. Vouloir cueillir de ce fruit inutile était sans raison, vu que l'homme avait déjà la science qui lui était nécessaire, et qu'une mesure supérieure à celle établie par Dieu ne pouvait que lui causer dommage.      

    Remarquez bien: Dieu n'interdit pas de cueillir les fruits de l'Arbre de la Vie. L'homme en avait besoin pour vivre une vie saine et prolongée sur le plan naturel, jusqu'au moment où Dieu, poussé par un désir plus vif de se dévoiler totalement à son fils adoptif, aurait prononcé les paroles: "Mon fils, monte à ma demeure; viens te plonger en ton Dieu"; ce qui aurait permis à Adam de monter au Paradis céleste sans la souffrance de la mort.    

    L'Arbre de la Vie dont il est question au début et à la fin du Livre de la Grande Révélation, la Bible, représente le Verbe Incarné dont le fruit, la Rédemption, a été suspendu au bois de la croix, ce Jésus-Christ qui est Pain de Vie, Source d'Eau Vive, Grâce, et qui vous a rendu la Vie avec sa Mort. Vous pouvez toujours manger et boire de ce Fruit pour vivre la vie des justes et parvenir à la Vie éternelle.      

    Dieu n'interdit pas à Adam de toucher aux fruits de l'Arbre de la Vie. Il interdit de toucher aux fruits inutiles de l'Arbre de la Science. En effet, un surplus de savoir aurait réveillé l'orgueil chez l'homme, qui par la nouvelle science acquise se croirait l'égal de Dieu. Il deviendrait assez sot pour se croire capable de posséder cette science sans danger, ce qui aurait entraîné un droit abusif à l'auto censure de ses propres actions, et la conviction de pouvoir agir contre son devoir de filiale obéissance envers son Créateur vu la supposée égalité désormais acquise sur le plan du savoir avec son Créateur avec son Dieu qui lui avait amoureusement expliqué soit directement, soit par grâce et la science infuse, ce qui est permis et ce qui est défendu.      

    La mesure donnée par Dieu est toujours la bonne. Celui qui en veut plus manque de prudence, est intempérant, imprudent, irrévérent. Il blesse l'amour. Celui qui s'arroge le droit de prendre ce qui ne lui est pas offert est un voleur et un violent. Il blesse l'amour. Celui qui agit indépendamment de toute Loi surnaturelle et naturelle est un rebelle. Il blesse l'amour      

    Devant l'ordre donné par Dieu, les Premiers Parents auraient dû obéir sans se poser trop de "pourquoi", dont le résultat est toujours le naufrage de l'amour, de la foi et de l'espérance. Lorsque Dieu donne un ordre, ou agit, il faut obéir et faire sa volonté, sans demander le pourquoi de ceci et de cela. Tout ce que Dieu fait est bien fait, même si la créature, limitée dans son savoir, n'arrive pas à s'en convaincre.

    Pourquoi n'auraient-ils pas dû s'approcher de cet arbre, cueillir de ses fruits et en manger? Inutile de le savoir. Ce qui est utile, c'est d'obéir, rien d'autre. Se contenter du beaucoup qu'on a reçu. L'obéissance est amour et respect, elle est la mesure de l'amour et du respect. Plus on aime et vénère une personne, plus on lui obéit.        

    Ici, en l'occurrence, les ordres venaient de Dieu l'infiniment Grand, l'infiniment Bon, le Bienfaiteur très généreux de l'homme, celui-ci aurait dû, en signe de reconnaissance, lui donner non seulement "beaucoup" d'amour, mais "tout" l'amour et toute l'adoration dont il était capable. Il aurait dû lui donner toute son obéissance sans songer aux raisons de la prohibition divine.      

    Les discussions présupposent le droit de juger par soi-même et de critiquer les ordres ou les actions d'autrui. Juger n'est pas chose facile, et il est rare que le jugement soit juste. Il ne l'est jamais lorsqu'on déclare inutile, erroné ou injuste un ordre divin.      

    L'homme devait obéir. L'épreuve aurait prouvé en lui cette capacité d'obéissance. La mesure de son amour et de sa révérence consistait dans la façon dont il aurait ou n'aurait pas su obéir.  

    Le moyen
       

    L'arbre et la pomme. Deux choses, menues, insignifiantes si on les compare aux richesses de toutes sortes que Dieu avait accordées à l'homme.            

    Et quoi donc? Dieu s'était donné lui-même et il voudrait empêcher que l'on touche à un fruit? Quoi donc? Il avait donné à la poussière la vie naturelle et surnaturelle, il avait transmis à l'homme son propre souffle, et maintenant il lui défendrait de cueillir un fruit? Quoi donc? Il avait créé l'homme roi de toutes les créatures, lui avait accordé le statut de fils plutôt que celui de son sujet, et maintenant il lui défendrait de manger un fruit?    

    À ceux qui ne savent pas réfléchir avec sagesse, cet épisode peut paraître inexplicable, tel l'entêtement capricieux d'un bienfaiteur qui, après avoir recouvert un mendiant de toutes sortes de richesses, lui défend par la suite de ramasser un petit caillou perdu dans la poussière. Mais ce n'est pas ainsi.        

    La pomme n'était pas seulement une réalité: celle d'un fruit. La pomme était aussi un symbole. Le symbole du droit divin et du devoir humain.          

    Ainsi, lorsque Dieu appelle des êtres, et les gratifie de ses dons extraordinaires, les personnes gratifiées devraient toujours se rappeler que c'est lui qui est Dieu, et que l'homme ne devrait jamais abuser des privilèges qui lui sont accordés, même s'il se rend compte que Dieu l'aime de façon extraordinaire. Pourtant, les élus qui savent surmonter cette épreuve sont peu nombreux. Bon nombre d'entre eux en veulent plus par rapport à ce qu'ils ont déjà reçu, et vont cueillir ce qui ne leur est pas donné. C'est ainsi qu'ils trouvent le Serpent et ses fruits empoisonnés.    

    Faites attention, ô vous les élus! Rappelez-vous que dans votre jardin, si bien rempli des dons du Très Haut, il y aura toujours un arbre pour vous mettre à l'épreuve. C'est autour de cet arbre que l'Adversaire de Dieu, qui est aussi le vôtre, tâche constamment de s'enrouler. Il est là pour essayer d'arracher à Dieu un de ses instruments en vous séduisant par l'orgueil, l'avidité, la rébellion. Ne touchez pas aux droits de Dieu. Ne piétinez pas la loi de votre devoir. Jamais.        

    Les instruments de Dieu semblent être nombreux. Selon certains d'entre vous, ces "voix" [ces envoyés] seraient même trop nombreuses. Eh bien croyez, vous tous, théologiens ou simples fidèles, que ces instruments seraient encore plus nombreux, des centaines de fois plus nombreux, si tous ceux qui sont appelés par Dieu à ce genre de ministère particulier pouvaient vaincre la tentation d'en prendre encore plus, s'ils savaient s'abstenir de cueillir ce que Dieu n'a pas donné.            

    Pour tous les fidèles, le Décalogue, arbre de la science du Bien et du Mal, est un test destiné à vérifier leur foi, leur amour, leur obéissance. Pour les "voix" et les instruments extraordinaires, cet arbre est encore plus attrayant, encore plus et mieux piégé par Satan. Plus le don est grand, plus l'orgueil, l'avidité, la présomption de pouvoir se sauver quoi qu'il advienne, sont faciles à surgir. Mais je vous dis, Moi, que celui qui reçoit beaucoup a le devoir d'être plus parfait que les autres s'il veut éviter de recevoir une plus grande condamnation. Celui qui aura peu reçu aura la circonstance atténuante d'avoir peu reçu. Sa condamnation ne pourra pas être aussi grave que celle réservée à celui qui a reçu beaucoup.

    Voici une question que je voudrais prévenir: est ce que l'arbre en question portait à la fois des bons fruits et des mauvais?      

    Il n'était pas différent des autres. Il portait les mêmes fruits. Mais il était l'arbre du bien et du mal. Il le devenait en fonction du comportement de l'homme, pas tellement à l'égard de l'arbre, qu'à l'égard de l'ordre divin. Obéir, c'est bien. Désobéir, c'est mal.  

    Dieu savait que Satan aurait approché l'arbre en question dans le but de séduire. Dieu sait tout. Le mauvais fruit était la parole de Satan avalée par Ève. Le danger d'approcher cet arbre était dans la désobéissance. À la science pure que Dieu avait donnée, Satan a injecté sa malice impure, malice qui avait bientôt fini par fermenter jusque dans la chair. Mais Satan, dans un premier temps, a corrompu l'esprit: il l'a rendu rebelle. Dans un deuxième temps, il a corrompu l'intelligence: il l'a rendue fourbe.      

    Oh, oui! Ils l'ont bien connue, après coup, la science du Bien et du Mal, car tout, même leur nouveau regard, qui leur a fait prendre conscience d'être nus, les avertissait de la perte du don de la Grâce et de la conséquente disparition de la vie surnaturelle qui jusque-là les avaient rendus heureux dans leur savoir innocent.    

    Nus! Dépouillés moins des vêtements corporels que des dons de Dieu. Pauvres! Pauvres pour avoir voulu être comme Dieu. Morts! Morts pour avoir eu peur de disparaître avec leur espèce s'ils n'avaient pas pris l'initiative d'agir directement.    

    Le premier acte contre l'amour a été commis par l'orgueil, la désobéissance, la méfiance, le doute, la rébellion et la concupiscence spirituelle. En dernier, il a été achevé par la concupiscence de la chair. J'ai bien dit: en dernier. Plusieurs pensent le contraire: que l'acte de concupiscence de la chair ait été le premier. Non. Dieu est ordre en toutes choses.

    Même dans ses rapports avec la loi divine, l'homme a péché premièrement contre Dieu. Il a voulu être semblable à Dieu. Il a voulu être "dieu" dans la connaissance du Bien et du Mal. Il a voulu une liberté d'agir absolue, donc illicite. Il a voulu la liberté d'agir selon son bon vouloir et plaisir, contre tout conseil ou prescription divine.

    Deuxièmement, il a péché contre l'amour. Il s'est aimé de façon abusive, en niant à Dieu l'amour révérenciel qui lui revient, en mettant son propre moi à la place de Dieu, et en témoignant de la haine pour son prochain à venir: à sa propre race il a transmis l'héritage de la faute et de la condamnation. En dernier lieu, il a péché contre sa dignité de créature royale, créature qui avait reçu le don de la parfaite maîtrise sur ses propres sens.  

    Le péché de la chair ne pouvait pas avoir lieu tant que l'état de Grâce et les autres états conséquents étaient encore présents et actifs. Tant que persistait l'innocence, et donc la domination de la raison sur les sens, la tentation sensuelle aurait pu survenir, mais l'homme n'aurait pas consommé la faute sensuelle.  

    Le châtiment        

    Il n'a pas été disproportionné, mais juste.    

    Pour comprendre ce châtiment, il faut prendre en considération la perfection d'Adam et Ève. Si on considère le sommet où Adam et Ève se trouvaient, on peut mesurer la profondeur de l'abîme dans lequel ils sont tombés.      

    Si certains parmi vous étaient pris et placés par Dieu dans un nouvel Eden, tels que vous êtes à l'état actuel, mais ayant reçu les mêmes ordres qu'avait reçu Adam, croyez-vous que, vous rendant coupables de son péché, vous seriez traités avec la même rigueur dont a été traité Adam? Non. Dieu est juste. Il connaît le terrible héritage qui est en vous.      

    Les conséquences du péché originel ont été réparées par le Christ pour ce qui est de la Grâce. Mais la faiblesse de la blessure qui a été infligée à votre perfection originelle demeure. Cette faiblesse consiste en la présence en vous de mauvais appétits, ou penchants, qui comme des germes d'infection latents, mais présents, sont toujours prêts à se révolter en vous et à accabler votre personne. Ils sont présents même chez les saints. Au fond, la sainteté n'est autre chose que le fruit de la lutte continuelle que l'âme et la raison des justes mènent contre les assauts de leurs mauvais penchants, et fruit de la victoire qu'ils remportent dans l'effort de demeurer fidèles à l'Amour.            

    Aujourd'hui, Dieu, qui est infiniment juste, ne serait pas inexorable avec personne de vous comme il le fut avec Adam.          

    Avec Adam, oui, il a été sévère, car Adam avait tout pour vaincre la tentation, et la vaincre facilement. Mais dans le châtiment même, où l'on voit que si l'homme prévaricateur n'a pas respecté les limites posées par Dieu, Dieu, lui, a respecté les limites qu'il s'était fixées à l'égard de l'homme.      

    Dieu n'a pas violé le libre arbitre de l'homme. L'homme, par contre, a violé les droits de Dieu. Dieu n'a pas violé la liberté d'action de l'homme, ni avant, ni après la faute. Il avait soumis l'homme à une épreuve. Il savait, étant Dieu, que l'homme ne l'aurait pas surmontée. Mais il était juste que l'homme y fût soumis pour pouvoir être confirmé en grâce. Les anges, pour les mêmes raisons, ont subi leur épreuve, et Dieu a confirmé en grâce ceux qui en sont sortis victorieux. En soumettant l'homme à l'épreuve, Dieu, pour la même fin, l'a laissé libre d'agir à sa guise.        

    Si Dieu eût voulu violer le libre vouloir de l'homme de se choisir une destinée, dans ce cas ou il ne l'aurait pas soumis à l'épreuve, ou bien il lui aurait lié les puissances du vouloir de façon à l'empêcher de mal agir. De même, s'il eût voulu le récompenser à n'importe quel prix, il le pardonnerait à l'avance, ou bien, pour avoir un prétexte pour lui pardonner, il aurait suscité dans son coeur la contrition parfaite, ou alors, du moins, une forme d'attrition, un regret des biens perdus. Ensuite, avec un rayon de son amour, il aurait aidé l'homme à passer de cette attrition imparfaite, conçue pour les biens perdus dans le présent et l'avenir, à une forme de contrition parfaite, conçue pour l'offense faite à Dieu et pour la perte de sa Grâce et de sa Charité.          

    Dans tous ces cas, cependant, il y aurait eu injustice envers les anges, qui ont été soumis à l'épreuve sans que la puissance de leur volonté ne soit liée, sans pardon anticipé, et sans qu'aucun mouvement de contrition ou d'attrition ne soit provoqué par Dieu pour justifier un pardon divin. Il faut dire que pour les anges il était bien plus facile d'éviter le péché que pour les hommes, et cela à cause de leurs dons de grâce et de nature (esprits sans corps, libres du poids des sens), et aussi parce qu'ils étaient exempts des pressions internes causées par les sens, et des pressions externes (causées par le Serpent). En plus, ils avaient la connaissance de Dieu. Ils ont néanmoins péché, sans la moindre circonstance atténuante qui pourrait dériver de l'ignorance ou des stimulations sensuelles, par pure malice et par volonté sacrilège de pécher. De toute façon il n'en fut rien, ni du côté de Dieu, ni du côté de l'homme.            

    Dieu a respecté la volonté humaine. L'homme a persévéré dans son état de révolte envers son divin Bienfaiteur. C'est avec orgueil qu'Adam est sorti du jardin d'Eden, après avoir menti son pacte avec le Mensonge étant déjà avenu et après avoir essayé de justifier son péché avec de pauvres excuses. Ce n'est pas parce qu'ils étaient nus et ce n'est pas par honte de comparaître tels devant Celui qui les avait créés et habillés seulement de grâce et d'innocence, qu'ils se sont fait des ceintures de feuilles. Mais c'est parce que, se sentant coupables, ils ont eu peur de comparaître devant Dieu.          

    La peur, oui. Le repentir, non. Raison pour laquelle, après les avoir chassés de l'Eden, Dieu "plaça deux chérubins à la porte de ce paradis" (Gn 3,24), de façon à empêcher les deux prévaricateurs d'y entrer à nouveau par ruse, dans le but de profiter indûment des fruits de l'arbre de la vie, ce qui aurait rendu vaine une partie du juste châtiment de Dieu, et dépossédé Dieu de son droit: celui de donner la vie ou de la reprendre après l'avoir gardée saine, heureuse et longue avec les fruits bienfaisants de l'arbre de la vie.          

    Ainsi le châtiment fut juste. Privation de ce que l'homme avait spontanément méprisé: la Grâce, l'intégrité, l'immortalité, l'immunité, la science. Perte subséquente de la charité paternelle de Dieu et de son soutien puissant; faiblesse de l'âme blessée; fièvre de la chair réveillée qui délire et la raison étouffée; peur de Dieu; perte de l'Eden où la vie coulait sans peine ni souffrance; sans fatigue, ni mort, ni assujettissement de la femme à l'homme, ni inimitiés entre les hommes, entre frères, entre fils de la même mère; ni délits; ni abus; tous les maux qui tourmentent depuis l'humanité; la peur de mourir et la peur du jugement; chagrin d'avoir engendré la douleur et chagrin de la transmettre avec la vie même aux êtres les plus chers.

    Conséquences      

    Le péché originel, en plus de la condamnation immédiate qu'il a provoquée sur les personnes d'Adam et Ève, a eu des conséquences qui pèsent sur toute l'Humanité, et qui dureront jusqu'à la fin du temps. Comme premier père de la famille humaine, Adam a transmis son infirmité à tous ses descendants.          

    La même chose se produit lorsqu'un homme taré engendre des enfants. Les germes de sa tare sont transférés d'une génération à l'autre. Même si, à l'aide de médicaments appropriés, la virulence de ce germe héréditaire est réduit et muée de façon à diminuer ses ravages, il reste que les descendants de cette lignée ne peuvent pas être aussi parfaits que ceux qui sont engendrés par une constitution parfaitement saine.

    "Par l'œuvre d'un seul homme le péché est entré dans le monde". Cela est écrit, et c'est la vérité.            

    Cette douleur, avant même d'être proclamée par Paul, l'a été par la Sagesse, par l'enseignement du Verbe, et par les Psalmistes . Il s'agit toujours de la voix de Dieu, car ces personnes ont été inspirées par lui.    

    Cette douleur emplit le monde et se transmet de génération en génération. Elle continuera de se transmettre ainsi jusqu'à la fin du monde. Elle a couvert de son hurlement les lieux où Adam, laborieusement, à la sueur de son front, tirait de la terre le pain de sa subsistance. Et ce cri s'est répandu sur toute la terre. Les horizons, les vallées, les forêts, les animaux l'ont entendu et se le sont répété en frissonnant. Ce cri a montré à Adam et Ève, comme dans une lumière aveuglante, l'immensité de leur péché, commis non seulement contre Dieu mais aussi contre leur propre chair et leur propre sang.          

    Jusque-là, le verdict de Dieu n'avait pas encore brisé la rébellion de l'homme. Celui-ci, avec l'esprit d'adaptation de l'animal - car l'homme privé de la Grâce n'est rien d'autre que le plus parfait des animaux - s'était vite adapté à son nouveau destin. Même si ce nouveau destin n'était pas aussi facile et joyeux que le premier, il n'était pas dépourvu de joies humaines qui compensaient les douleurs.      

    La libido se satisfaisait dans l'union des deux chairs qui s'unissaient pour n'en former qu'une. Fusion, oui, mais pas fusion sainte comme Dieu la voulait, et comme l'homme innocent et rempli de science l'avait comprise dans le jardin d'Eden. C'était dorénavant la joie de créer de nouvelles vies par soi-même oh! l'orgueil persistant! et de se croire pour cela semblables à Dieu Créateur.

    C'était la joie de dominer les animaux. C'était la satisfaction des récoltes et celle de se suffire à soi-même, sans se sentir obligé de remercier personne. Joies sensuelles, mais joies tout de même.            

    Oh! Que d'obscurité de la fumée d'orgueil de ces deux insolents! Que d'obscurité dans le brouillard de leurs concupiscences effrénées!   Que d'obstination!  

    La maternité se réalisait dans la douleur, mais la joie des enfants compensait cette douleur      

    La nourriture n'était pas facile à pourvoir, mais le ventre s'emplissait quand même, et avec satisfaction, puisque la Terre était remplie de bonnes choses.  

    La maladie et la mort étaient très loin, car les corps, créés parfaits, jouissaient d'une santé et d'une virilité qui faisaient croire aux deux arrogants que la vie était bien longue, sinon éternelle.        

    Et l'orgueil en fermentation suscitait la pensée railleuse: "Le châtiment de Dieu? Où est-il? Nous sommes heureux même sans Dieu".  

    Mais un jour, l'herbe verte des champs, parsemée des fleurs que Dieu avait créées, est apparue tachée du vermeil du premier sang versé sur la Terre. La mère hurla sur le corps inerte du doux Abel, et le père a compris que ce n'était pas par vaine menace que Dieu lui avait annoncé: "Tu retourneras à la terre d'où tu es venu, car tu es poussière et tu redeviendras poussière".

    C'est ainsi qu'Adam mourut deux fois, la première à la mort de son fils car un père meurt dans la mort de son fils et la deuxième, au moment de sa propre mort. Quant à Ève, elle accoucha d'une douleur déchirante en rendant à la terre le corps inanimé de son fils chéri. C'est là qu'elle comprit ce que c'est que d'accoucher dans le péché.            

    Mais au moment même où le châtiment de Dieu frappait comme la foudre - c'était encore de la miséricorde - l'orgueil mourut, et à sa place commença à germer le repentir. C'était la nouvelle vie. Elle permit aux deux Coupables de remonter le sentier escarpé de la Justice, et de mériter, après bonne expiation et longue attente, le pardon de Dieu par les mérites du Christ.    

    Et de Marie. Oh! Laissez que je célèbre ici cette vérité sur l'Immaculée, qui a été et qui est toujours à moi. Grâce à notre amour conjoint, elle a donné au monde le Verbe qui s'est fait Chair: l'Emmanuel.            

    Par l'infidélité de la femme, le genre humain a connu le péché, la douleur, la mort. Par la fidélité de la Femme, le genre humain a pu renaître à la Grâce, et donc au pardon, à la joie pure, à la Vie.  
               
    Par la concupiscence, est venue la mort, toutes les morts. Par la pureté d'une triple virginité de corps, de pensée, d'esprit est venue la Vie, la vraie Vie, chez les justes ressuscités à la vie éternelle. Non seulement la vie de la chair, mais aussi celle de la pensée enfin ouverte à la Vérité, et celle de l'esprit enfin ressuscité à la Grâce.      

    Par le mariage avec Satan est entrée la haine fratricide et déicide. Par le mariage avec Dieu est entré l'amour fraternel et l'amour spirituel: deux amours qui embrassent Humanité et Divinité, qui se déversent sur l'une et sur l'autre, qui se prodiguent pour l'une et pour l'autre. L'Amour incarné et l'Amour virginal se sont offerts tous deux volontairement et totalement. Tous les deux ont été consommés pour que Dieu soit consolé, et que l'homme soit sauvé.

    La mort d'Abel a brisé l'orgueil d'Adam et rendu Ève experte de l'atrocité que comporte le fait d'accoucher pour les Ténèbres. La mort du Christ a broyé le Péché et montré à l'Humanité ce que coûte l'accouchement à la Grâce. Le hurlement d'Ève correspond au cri émis par Marie à la mort de son Fils Très Saint.

    …suite de la leçon  …demain






    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 1 Aoû - 7:56


     ...Suite de la leçon 23..

    ...À ceux qui croient que Marie était au-dessus de la douleur parce que pleine de Grâce, je dis que Ève, la coupable, n'a pas souffert la désolation que Marie a souffert dans son innocence. Si le rugissement d'Ève signa la naissance du repentir, le cri de Marie signa, lui, la naissance de l'ère nouvelle. Et si l'heure marquée par l'effusion du premier sang humain, répandu par violence criminelle qui fait que la Terre a été maudite deux fois, a été le commencement d'un retour vers la Justice, de façon analogue l'a été l'heure de none qui marque l'effusion de la dernière goutte de Sang du Fils de Dieu.

    Par là est descendue des Cieux la Rédemption, comme un fleuve de salut, sortie des deux Cœurs innocents et blessés du Fils et de la Mère.            

    La Vie que vous avez, vous l'avez eue non seulement par les mérites de Jésus, mais aussi par les mérites de Marie. La Mère de la Vie, la Mère Vierge, la pure et l'innocente, qui en mettant au monde son Jésus n'avait pas connu les douleurs de l'accouchement selon la loi de la chair déchue a connu, et bien connu, les souffrances de l'accouchement le plus douloureux, le vôtre, de celui qui a permis à l'Humanité pécheresse de renaître à la nouvelle Vie de la Grâce.          

    À cause d'un seul homme l'humanité a connu la mort. Grâce à un seul Homme elle connaît maintenant la Vie. Par Adam, l'Humanité a hérité du Péché et de ses conséquences. Par Jésus, Fils de Dieu et de Marie, l'Humanité hérite à nouveau la Grâce et ses conséquences.    

    Cette Grâce ne supprime pas, il est vrai, les conséquences terrestres de la faute originelle car la douleur, la mort vous attristent et les appétits de la chair persistent en vous, et vous dérangent, vous font peur, vous gardent dans la lutte mais elle vous aide puissamment à supporter vos présentes douleurs, dans l'espoir du Ciel à venir. Cette même Grâce vous aide à affronter la peur de la mort, par la connaissance de la Miséricorde divine. Elle vous aide aussi à vous opposer à la chair, à dompter ses appétits avec l'aide surnaturelle obtenue par les mérites du Christ, et les Sacrements qu'il a institués.        

    J'avais dit: "La Grâce ne supprime pas les conséquences terrestres de la Faute...". C'est là justement le point qui provoque la rébellion de plusieurs, qui s'exclament: "Où est la justice dans tout cela? Le Rédempteur, ne pouvait-il pas nous remettre la perfection dans son ensemble?".          

    Il était juste qu'il en fût ainsi. Tout ce que Dieu fait est juste.      

    L'homme n'a pas été blessé lors d'un affrontement avec Dieu, de façon à ce que Dieu soit dans l'obligation de réparer lui-même les dommages causés volontairement ou involontairement. L'homme s'est blessé par lui-même, consciemment et volontairement. Lorsque, dans la vie de tous les jours, un homme se blesse de façon tellement grave, qu'il s'en sort mutilé, taré, ou tout au moins marqué de graves cicatrices, pas même le meilleur des médecins n'est en mesure de tout réparer, ou de tout refaire, surtout lorsqu'il s'agit d'un membre amputé.      

    Adam s'est amputé lui-même, et par lui-même, de la Grâce, de la vie surnaturelle, de l'innocence, de l'intégrité, de l'immunité, de l'immortalité et de la science. Comme chef de file de toute la famille humaine, il a transmis sa pénible hérédité à toute sa descendance.  

    Mais l'Humanité, plus chanceuse que l'homme individuel, a pu obtenir sa guérison par les mérites de Jésus, Rédempteur et Sauveur. Elle a reçu même davantage: la "re création" dans la Grâce, qui est la vie de l'âme. À travers les Sacrements que Jésus a institués, et les vertus transmises par ces Sacrements, à travers aussi mes dons, il vous a obtenu les moyens qui vous font grandir toujours plus dans la perfection. Cette perfection atteint son point culminant avec la "super création", c'est à dire la sainteté.            

    Toutefois, même le Sacrifice de l'Homme Dieu, qui pourtant vous a remis les dons perdus, et vous a fait remonter à l'ordre surnaturel c'est à dire à la capacité de connaître, aimer et servir Dieu en cette vie, pour pouvoir ensuite le posséder et jouir de sa présence au Paradis pour l'éternité pas même ce Sacrifice, dis-je, n'a effacé les cicatrices des grandes blessures que l'homme s'est infligées volontairement. Surtout la cicatrice de la triple concupiscence, laquelle est toujours prête à s'ouvrir et à s'infecter à nouveau si l'esprit ne veille pas pour tenir sous contrôle les passions mauvaises.            

    J'avais dit aussi: "La connaissance de la Miséricorde divine". Oui. L'héritage de la Faute vous a obtenu le Rédempteur, mais aussi, le dévoilement de la Miséricorde de Dieu, la révélation de sa charité, de sa sagesse et de sa divine puissance.  

    L'homme, engendré à nouveau comme fils de Dieu grâce à Jésus, connaît ce qu'Adam ne connaissait pas. Il connaît l'immensité de l'amour du Père, capable de donner son Fils unique pour qu'il efface avec son Sang le décret de condamnation de l'Humanité, déchue dans son Chef de file.    

    Adam en savait long sur l'amour que Dieu avait pour lui. Il le savait par sa science infuse, mais surtout par la Grâce, qui en l'élevant à l'ordre surnaturel, l'en avait rendu capable. Tout lui parlait de l'amour divin autour de lui et à l'intérieur de lui. Par son élection à l'ordre surnaturel, Adam savait beaucoup aimer. Il savait aimer selon la bonne mesure, celle que Dieu avait jugée suffisante à le préparer durant la vie pour la vision béatifique prévue pour après son passage de la Terre au Ciel.

    Cependant jamais, pas même dans ses transports d'amour les plus ardents, Adam, l'innocent, n'a pu atteindre par sa soif de connaître et d'aimer le centre de la vérité. Jamais il n'a pu s'abîmer dans cette fournaise ardente d'Amour qui est aussi Vérité. Jamais il n'avait pu posséder la connaissance totale de cette vérité qui s'appelle Amour Infini.    

    L'homme qui vit sur Terre ne peut voir Dieu tel qu'il est. L'Homme Adam qui venait d'être créé, et qui était riche de toutes sortes de dons, lui non plus ne pouvait voir Dieu tel qu'il est. Tout lui faisait penser à Dieu. Tout lui parlait de Dieu. Tout l'attirait vers Dieu. L'homme était tendrement aimé et tout recouvert de dons qui l'aidaient à aimer. Mais entre l'homme et Dieu il y a toujours un abîme. Au fait, ce sont deux abîmes qui se regardent, où le Majeur attire le mineur. L'abîme majeur attire l'esprit de l'abîme mineur, étincelle devant lui et l'enrichit de ses feux de lumière. Dieu darde ses lumières sur l'esprit de l'homme comme pour une infusion continuelle de sagesse.      

    Pour l'homme, l'Amour divin est un geste d'invitation: le geste de deux bras et d'un sein qui s'ouvrent et qui s'offrent pour l'étreinte béatifianteL'amour humain lui donne des ailes pour oublier la Terre et se lancer vers le Ciel, vers Dieu qui l'appelle. Mais une loi de justice veut que la rencontre totale, la fusion, ait lieu seulement après l'épreuve qui confirme l'homme dans la grâce.  

    De sorte que, plus l'homme monte vers Dieu, plus Dieu se retire et fuit dans son abîme sans fin. Ce n'est pas cruauté de la part de Dieu, mais pour garder active la volonté que l'homme a de le rejoindre, et pour creuser ainsi en lui une plus grande capacité à être comblée par les fruits de la Grâce, c'est à dire par Dieu lui-même. En effet, plus l'homme avance activement, inlassablement, intensément vers Dieu, plus il devient apte à recevoir et à posséder Dieu et sa très sainte Grâce.          

    Or j'ai parlé au temps présent. Car telle est toujours la condition de l'homme face à l'immensité divine, incompréhensible pour l'intelligence de la créature. Même les plus grands contemplatifs ne sont pas parvenus à la connaissance de l'Inconnaissable de leur vivant. Ici les noms de Jean et Paul, deux apôtres déjà rachetés par le Christ, pour qui le Ciel s'est ouvert jusqu'au troisième et jusqu'au septième degré.

    Et aussi Moïse, Ezéchiel, Daniel, qui ont vu respectivement "le dos de Dieu", "la lumière laissée par la Lumière infinie", "l'Etre d'apparence humaine" mais qui était "feu d'électre" et "voix qui se faisait entendre au-dessus du firmament", "l'Ancien des jours, dont le visage était voilé par le fleuve de feu qui coulait rapidement devant lui" et qui laissait voir seulement ses cheveux et ses vêtements.

    Aussi longtemps que Jean et Paul ont été parmi les mortels, ils n'ont pas été admis à la connaissance de l'Inconnaissable. Les trois autres ont dû attendre que la Rédemption soit accomplie, avant de pouvoir y accéder.            

    Mais telle était surtout la condition d'Adam, élevé à l'ordre surnaturel. Adam était doué, comme vous, rendus et fidèles à la grâce, d'une intelligence spirituelle capable de se rapprocher beaucoup de la Vérité de Dieu, mais non pas de connaître le Mystère de Dieu.          

    C'est seulement par Jésus que l'homme a pu pénétrer plus loin oh, combien plus loin! franchir les distances, soulever les voiles, s'approcher de l'ardeur du Foyer Un et Trine, et connaître l'immensité de l'Amour avec une profondeur restée inconnue à Adam.          

    Inconnue par mesure de protection. Dieu a voulu éviter à Adam le risque de répéter le péché de Lucifer, devenu Satan pour avoir nié l'adoration à l'Amour fait chair. Il a évité de lui demander d'adorer le Verbe, incarné par amour et par l'œuvre de l'Amour. Si Dieu eût proposé le futur Christ à Adam, Adam aurait peut être refusé lui aussi d'adorer le futur Christ, vraie Synthèse de l'Amour trinitaire.

    Car Lucifer a prétendu orgueilleusement de pouvoir lui-même racheter l'homme, en jugeant que sa propre ressemblance avec Dieu était non pas une participation de nature, mais croyait il substantielle, donc le rendant l'égal de Dieu en savoir, en puissance et en beauté. Il a ainsi offensé gravement l'Esprit Saint, dispensateur des lumières, des vérités et de la sagesse qui se trouvent en Dieu.

    Or les péchés contre l'Esprit Saint, qui ont été commis par Lucifer et par ses compagnons rebelles, comme ils sont encore commis par beaucoup d'hommes, ces péchés ne sont pas pardonnés.

    Dieu voulait pardonner à l'homme. C'est pour cela qu'il lui a proposé le test de l'obéissance. Mais il lui a épargné l'épreuve de l'adoration du Verbe fait Homme, afin de lui éviter le péché impardonnable. Aussi bien celui de jalouser le Christ, que celui de la présomption de pouvoir se sauver et de pouvoir sauver sans passer par le Christ. Ou enfin celui de rejeter comme impossible la vérité qui vous est connue, à savoir, que l'Incréé pourrait se faire "créé" en naissant de la femme, que l'Esprit très Pur, qui est Dieu, pourrait se faire homme en assumant la chair humaine.    

    Mais vous, non. Vous qui avez été rachetés par le Christ, qui êtes arrivés après la venue du Christ, et surtout après le sacrifice du Christ, vous connaissez tout de l'amour de Dieu. Vous savez tout cela, car le Christ vous a révélé cet amour infini. Il vous l'a dévoilé et expliqué par sa propre Personne, ainsi qu'avec sa parole, son exemple et ses actions.        

    Vous regardez le Christ bébé qui pleure dans une grotte, et vous n'en êtes pas effrayés. Son indigence même attire votre faiblesse spirituelle, qui ne se sent ni découragée ni effrayée devant l'Enfant Dieu. Ce Dieu qui s'est tellement anéanti, lui l'Immense, dans ses petits membres, lui, le Tout Puissant, dans des membres qui avaient besoin de tous les secours car, incapables de prendre soin de son organisme.

    Vous regardez le Christ enfant, et vous n'en êtes pas effrayés. Sa sagesse est douce. En peu de mots, il vous indique la voie pour vous rendre avec sécurité à la Maison du Père: "S'occuper de ce que Dieu veut, de ce qui lui revient". Toute la Loi est condensée dans cette phrase brève mais tellement riche en sagesse. Il vous dit, en s'adressant à ceux qui représentent l'humanité choisie, si chère au Seigneur:

    "Ne savez-vous pas qu'il faut faire ceci, seulement ceci, ceci au-dessus de tout le reste, qu'il faut mettre cet amour au-dessus de tout autre amour, pour avoir une place au Ciel?".          

    Le Christ Maître est déjà tout présent dans les paroles brèves qu'il adresse à Marthe : "Tu t'occupes de trop de choses; une seule est nécessaire", et lorsqu'il dit au disciple encore trop attaché aux choses de ce monde: "Laisse les morts enterrer les morts", et aussi: "Celui qui, après avoir mis la main à la charrue, se retourne pour regarder en arrière, n'est pas apte au Royaume de Dieu".    

    Le Christ qui aime sa Mère avec perfection, ne la fait pas passer avant sa mission. Il dit clairement que "sa mère et sa famille sont ceux qui font la volonté de Dieu", et il en donne l'exemple le premier, car l'amour envers Dieu est, comme cela se doit, toujours le plus grand par rapport aux autres amours, tous, y compris celui de la Mère très sainte.    

    Le Christ, c'est bien lui encore qui repousse Pierre, en l'appelant "Satan" parce que celui-ci le tente à ne pas faire la volonté du Père. Et puis le Christ des Béatitudes. Présent dans la dernière: "Bienheureux ceux qui mettent en pratique la parole de Dieu". Il s'agit encore de la Loi.          

    Le Christ, le voilà lorsqu'il apprend à Nicodème comment le vieil homme, l'homme déchu par l'héritage d'Adam, peut connaître la régénération et voir le Royaume de Dieu "en renaissant à la vie par l'eau et le Saint Esprit". L'eau vous est donnée par le Christ lui-même, l'Esprit Saint vous vient de l'amour. L'amour, c'est faire la volonté de Dieu: pour ce qui concerne tous, c'est obéir à sa Loi; pour ce qui concerne chacun, c'est d'obéir à ses décrets particuliers.    

    Le Christ est là, qui enseigne la religion vraie, celle qui mérite la récompense de la divine Justice: "Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé".    

    Le Christ vous donne Dieu de façon à ce que vous puissiez l'aimer selon votre manière sensible: "Jusqu'ici, jamais vous n'avez entendu la voix de Dieu, ni vu son visage. Alors me voici. Je suis celui sur lequel Dieu a imprimé son sceau. Celui qui me voit, voit celui qui m'a envoyé. Celui qui m'écoute, écoute le Père. Je n'ai pas parlé en mon nom. J'ai dit ce que le Père m'a dit de vous dire". Il vous dévoile l'amour du Père, ce Père qui, à partir de la faute d'Adam, trouve moyen de vous encourager à un plus grand amour, une connaissance plus exacte de lui, une union plus étroite: "La volonté de mon Père est que vous me connaissiez pour celui que je suis: Dieu".          

    Le Christ, entendez le qui proclame: "Je ne fais rien en mon nom. Je dis et je fais ce que mon Père veut. Je fais toujours ce qui lui plaît".  

    Voyez le Christ Bon Pasteur lorsqu'il dévoile le vrai pourquoi du grand amour que le Père a pour lui: "Le Père m'aime: parce que je donne ma vie volontairement pour que vous soyez sauvés. C'est cela le désir de mon Père, que vous soyez sauvés".            

    Entendez le Christ lorsqu'il dit, à la veille de sa Passion: "Mon Père m'a envoyé, et m'a prescrit ce que je dois dire et faire. Je sais que son commandement est la vie éternelle".      

    Le Christ, c'est lui qui absout Pilate quand il lui dit: "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir si ce pouvoir ne te fût donné d'en haut. Pour cela, celui qui m'a livré entre tes mains est plus coupable de ma mort que toi". Mais en réalité celui qui l'abandonnait aux mains des autorités, dans une divine folie d'amour pour l'homme, c'était son Père, le Dieu infini devant qui le Fils dit son oraison parfaite: "Que ta Volonté soit faite, et non la mienne. Que ta Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel". C'est Dieu le Père qui permet aux autorités de la Terre de jouer leur rôle le temps qu'il faut, après quoi ni la force des armes, ni aucune autre force ne peut les garder au poste de commande.

    Oh! Le Christ qui obéit à partir de sa naissance jusqu'à sa mort! Le Christ qui dit "Oui" avec son premier vagissement, et "Oui" avec sa dernière parole au sommet du Golgotha. Il est le Verbe du "Oui" éternel à son Père. Il ne fait jamais peur, il n'effraye pas avec sa loi, il vous donne l'exemple qui montre que cette loi peut être suivie par l'homme, vu que lui l'Homme l'a suivie avant même de vous la montre.

    Ce Dieu Homme qui se livre à la mort, aux ennemis, aux insultes, à la fatigue, à la pauvreté, à la chair ce n'est pas par erreur que J'ai placé la mort en premier et la chair en dernier, mais parce qu'il a été plus facile pour le Sauveur d'accepter la mort, que pour le Verbe Dieu d'accepter de se renfermer dans une chair vous donne, ô hommes, la connaissance de ce qu'est le Dieu Amour.        

    Ce Père très divin, qui sacrifie son Fils bien aimé, vous donne la mesure de l'amour de Dieu pour vous.          

    On a dit: "Il n'y a pas d'amour plus grand que l'amour de celui qui donne sa vie pour ses amis". Mais on devrait dire aussi qu'il y a un amour encore plus grand: C'est l'amour du Père qui sacrifie son vrai et unique Fils pour sauver la vie de ses enfants adoptifs qui, tels de vrais enfants prodigues, ont volontairement abandonné la maison paternelle, se sont rendus malheureux et ont fait souffrir le Père.            

    Voilà de quel amour Dieu vous a aimés. Il a sacrifié son Fils Unique pour sauver l'Humanité coupable, cette Humanité qui, de même qu'au commencement des jours, lorsqu'elle jouissait du beaucoup qu'elle avait reçu de Dieu gratuitement, n'a pas su lui témoigner ni reconnaissance, ni obéissance, ni amour. Pareillement aujourd'hui elle ne lui témoigne ni reconnaissance, ni obéissance, ni amour, même si depuis vingt siècles elle reçoit plus que beaucoup, car elle reçoit le Tout, l'Immense, Dieu s'étant livré lui-même dans sa Deuxième Personne.      

    Après avoir médité tout cela, il est doux de conclure que même si le châtiment a été grand, sans toutefois être injuste, la Miséricorde a été encore plus grande, infiniment plus grande que le châtiment. En plus de vous rendre les dons, dont Adam vous avait fraudés, de vous les rendre au prix de sa Douleur, de son Sang et de sa Mort sur la croix, cette Miséricorde se donne elle-même à vous dans la Sainte Eucharistie. Elle met à votre disposition les eaux de la Vie dont elle est la source, une source qui jaillit et monte jusqu'au Ciel. Elle vous donne sa douce Loi d'amour, son exemple, son Humanité, sa Divinité, son Esprit Saint. Son Humanité vous est donnée pour que, grâce à elle, il soit plus facile à votre humanité de l'aimer.

    Sa Divinité vous est donnée pour que, grâce à elle, son Père entende vos prières comme si elles sortaient de la bouche même de son Fils bien aimé qui habite en vous. Son Esprit-Saint, vous est donné pour que, grâce à ses dons, les vertus infuses au Baptême soient puissamment aidées à se développer et se perfectionner. Ces dons aident puissamment le chrétien à vivre sa vie chrétienne, c'est à dire sa vie divinisée, sa vie de fils de Dieu. Même si ces dons n'effacent pas vos mauvais penchants, ils vous transmettent néanmoins la force de les contrôler, de sorte que pour vous, ces penchants qui sont un mal, deviennent un "bien". C'est à dire héroïsme, moyen de victoire, couronne et habit de gloire.            

    Comme pour Paul, la vie de chacun de vous est une lutte intérieure entre la chair et l'esprit, entre le désir du Bien et l'action pas toujours parfaitement bonne. Lutte dans laquelle Dieu vous aide et vous réconforte. Ceci dit, que personne ne se scandalise si l'un ou l'autre de ses frères avoue en paroles ou par actions, d'être comme Paul: "charnel, sujet à la chair". Et que personne ne se décourage s'il découvre être lui-même sujet à la chair.

    Que l'exemple de Paul vous serve de guide et vous soutienne"            

    à suivre ….





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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Emmanuel
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Emmanuel le Mar 1 Aoû - 8:24

    Bonjour @Maud,

    Merci pour ce partage, à nouveau, en ce jour.

    Cette leçon, la numéro 23, est si fondamentale! Elle est au coeur de ce livre merveilleux.

    Elle nous éclaire sur comment les choses se déroulaient au Paradis terrestre, comment s'est produite la tentation par le serpent, pourquoi il y a eu punition, la punition était-elle trop sévère, etc.

    Ces enseignements sont si précieux et uniques!

    Puisse un grand nombre d'âmes en faire la lecture, afin que la lumière de Dieu se répande de plus en plus sur terre.

    Amicalement,

    Emmanuel
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 1 Aoû - 8:31

    Bonjour @Emmanuel   Smile et Merci ! 

    Tu as écrit

    Ces enseignements sont si précieux et uniques!

    Puisse un grand nombre d'âmes en faire la lecture, afin que la lumière de Dieu se répande de plus en plus sur terre.

    Jésus, j'ai confianc

    Amicalement


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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 2 Aoû - 7:42

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )





    Leçon n° 24 :
    en 2 parties

    Romains 7, 14-25

    La loi est spirituelle : aimer avec son cœur, son âme et son intelligence - La triple concupiscence d'Adam – La triple rectitude de Jésus – Jésus ne propose sa Croix et son sort qu'aux âmes de prédilection – La prédestination à la Gloire – Dieu n'aime pas le quiétisme - L'orgueil spirituel de Lucifer, Adam et Judas – Le libre-arbitre est donné avec la science du bien et du mal – La prédestination à la gloire n'est pas un don, mais une conquête – Le Purgatoire et les Limbes disparaîtront. La Gloire immédiate des justes


    Samedi 29 mai – Jeudi 3 juin 1948.  

    1ère partie

    Le Doux Hôte dit :            

    La Loi est spirituelle. Elle demeure telle même lorsqu'elle interdit des choses matérielles.        

    Dans le Décalogue, à vrai dire, les préceptes purement spirituels sont les trois premiers. Les sept autres, et surtout les six derniers, interdisent des actes qui sont susceptibles de nuire à votre prochain, à sa vie, à sa propriété, à ses droits, à son honneur. On pourrait alors objecter que la Loi est "spirituelle", oui, parce qu'elle vient de Dieu, mais que cela n'est pas tout à fait juste, du moment qu'elle interdit, pour au moins les deux tiers, des actes matériels que Dieu désapprouve.            

    Alors il faut comprendre qu'au-dessus des dix Commandements de la Loi parfaite, il y a la perfection de la Loi, elle-même, avec les deux commandements donnés par le Verbe enseignant : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu avec tout ton cœur, toute ton âme et tout ton esprit[1]. Voilà le plus grand commandement, le premier entre tous. Le deuxième est semblable au premier : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Toute la Loi, ainsi que les prophètes, dépend de ces deux commandements".          

    À la lumière de la Lumière qui est le Verbe, s'illumine la spiritualité contenue dans la Loi, donnée pour faire vivre dans l'amour. Parce que toute la Loi est fondée sur l'amour et vit pour l'amour. Or, l'amour est chose spirituelle, quelles que soient les créatures ou l'Etre vers lesquels il se tourne.            

    Triple amour de Dieu: amour du cœur, de l'âme, de l'intellect. En effet, dans l'homme se retrouve une petite trinité: la matière (cœur), l'âme (esprit), l'intelligence (raison). Il est juste que ces trois choses que Dieu a créées pour former une créature unique — l'homme — témoignent à Dieu leur reconnaissance pour l'existence qu'elles ont reçue de lui.          


    Amour triple, donc : amour du cœur, de l'âme, de l'intelligence. Adam a péché avec son cœur (concupiscence de la chair), avec son âme (concupiscence de l'esprit) et avec sa tête (concupiscence de la raison). Ainsi il est sorti de l'ordre. Il a abusé des dons reçus de Dieu. Il a offensé Dieu avec les mêmes dons que Dieu lui avait accordés pour que l'homme puisse lui ressembler et le glorifier.            

    C'est avec les choses qui ont péché qu'il faut réparer le péché, effacer l'offense, rétablir l'ordre violé.  

    Pour faire cela et vous redonner "grâce et vérité", et en mesure pleine, débordante, inépuisable, le Verbe s'est fait chair.      

    Par cela même que le premier homme a péché, l'Homme-Dieu répare. Il vous enseigne par son exemple encore plus que par sa doctrine. Bien que cette dernière soit parfaite, vous pourriez juger impossible sa pratique. Il est Maître par ses paroles, mais aussi par son exemple. Tout ce qu'il a fait, vous aussi pouvez le faire.        

    En chaque homme persiste l'héritage d'Adam comme si Adam s'y cachait. À l'instar du premier Adam chaque homme dans l'épreuve peut se révéler faible. Mais le Christ est venu afin que vos chutes soient réparées, et vos plaies guéries; afin que la Grâce vivifiante soit rétablie en vous lorsque, dans les épreuves de tous les jours, votre faiblesse vous fait tomber dans la mort spirituelle d'où le Baptême vous avait sortis. Jésus-Christ est venu pour être pour vous Maître et Modèle, et pour que vous soyez pour lui des disciples et des frères, non seulement de nom et d'appartenance, mais aussi en esprit et en vérité, en l'imitant dans la perfection du triple amour que lui-même a eu pour le Père.          

    Par ce triple amour, Jésus a été fidèle à la justice de la chair, tout en restant libre d'accepter ou de refuser les tentations comme n'importe quelle autre personne.          
    Par ce triple amour, Jésus fut parfait dans la justice de l'âme, c'est-à-dire dans l'obéissance à l'ancien précepte divin: "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu". En effet, il ne s'est pas jugé exempté de ce devoir en raison du fait qu'il était Dieu comme son Géniteur Eternel, ni parce qu'il était Homme-Dieu, vrai Homme et vrai Dieu grâce à l'union hypostatique[2] des deux Natures (il ne l'était pas par une infusion temporaire de l'Esprit de Dieu dans une chair choisie à ce dessein, ni par l'union morale d'un homme juste avec son Dieu). L'union hypostatique, elle a eu lieu sans que la nature divine soit modifiée par son contact avec la nature humaine, et sans que la nature humaine — composée de chair, de raison et d'esprit — ait été altérée par cette union avec la nature divine.            

    Enfin, par ce triple amour, Jésus a été sublime dans la justice de son intelligence car il a soumis sa parfaite intelligence non seulement à la Loi divine — comme tout homme doit le faire lorsque cette Loi lui est dévoilée — mais aussi aux projets que le Père avait sur lui et par lui. En tant qu'Homme, il a accepté chaque chose proposée par le Père, il a accompli tous ses devoirs d'obéissance, jusqu'au dernier: la mort sur la croix.      

    "Devenu serviteur" en faveur de l'Humanité déchue, Jésus a dépassé la limite qu'il avait lui-même placée pour indiquer aux hommes le chemin de l'amour parfait. Il n'a pas imposé aux hommes le sacrifice total comme terme d'amour obligatoire pour posséder le Ciel. Dans son deuxième commandement d'amour, il vous demande d'aimer votre prochain seulement "comme vous-mêmes". Quant à lui, il est allé au-delà de ce précepte. Il ne s'est pas contenté d'aimer son prochain comme il s'aimait lui-même. Il l'a aimé bien davantage car pour faire du "bien" à son prochain il a sacrifié sa vie. Il l'a consumée dans la douleur et dans la mort. Mais à vous il n'en demande pas autant. Lorsque la grande majorité des membres de son Corps Mystique portent leur petite croix de tous les jours et aiment leur prochain comme ils s'aiment eux-mêmes, il est satisfait.        

    Ce n'est qu'à ses âmes de prédilection, son élite, que Jésus propose sa Croix et son sort. Il leur dit: "Aimez-vous comme je vous ai aimés" Et il insiste: "Personne n'aime autant que celui qui donne sa vie pour ceux qu'il aime". Et il ajoute pour finir: "Vous êtes mes amis si vous faites ce que j'ordonne".  

    La prédestination n'est jamais séparée de l'héroïsme. Les saints sont des héros. D'une manière ou d'une autre, c'est-à-dire selon la manière que Dieu leur propose, la vie des saints est héroïque. Ils savent ce qu'ils font, où cela conduit de faire ce qu'ils font, mais cela ne leur fait pas peur. Ils savent aussi que ce qu'ils font sert à continuer la Passion du Christ, à augmenter les trésors de la Communion des Saints, à préserver le monde des châtiments de Dieu, et à arracher à l'Enfer beaucoup d'âmes tièdes et pécheresses qui ne pourraient se sauver de la damnation sans leur immolation. Car la tiédeur, elle aussi, conduit l'âme à la mort. Elle le fait lentement, par un refroidissement graduel en étouffant progressivement la charité que chaque homme doit cultiver pour être capable de vivre en Dieu. Cette langueur spirituelle conduit lentement l'âme à la mort.            

    Si la prédestination était disjointe de la volonté héroïque de la créature, il y aurait injustice. Or, Dieu ne peut vouloir que ce qui est juste. Ici je parle de la prédestination à la sainteté. Cette prédestination est proclamée par la justice de la vie et par les faits extraordinaires qui, dans la vie de la personne prédestinée et fidèle à sa prédestination de gloire, foisonnent comme les étoiles dans le ciel, et continuent à être proclamés par des miracles même après la mort du prédestiné.            

    Autre chose est la prédestination à la Grâce commune à tous les hommes, que Dieu donne gratuitement en mesure suffisante pour que l'homme réalise son salut, et autre chose la prédestination à la gloire. Celle-ci est accordée à ceux qui, pendant leur vie terrestre, font un bon usage du don de la Grâce. À ceux qui demeurent fidèles à cette Grâce malgré les tentations et les épreuves, et aussi malgré les dons extraordinaires que l'homme devrait toujours accepter avec joie et reconnaissance, mais sans jamais les prétendre, et jamais gaspiller une fois reçus, comme cela se produit lorsqu'on présume que l'amour de prédilection dont on est l'objet donne la garantie de posséder déjà la gloire. C'est une erreur que de s'imaginer qu'on n'a pas besoin de lutter et de persévérer dans l'héroïsme pour parvenir à cette gloire.  

    Dieu n'aime pas le quiétisme dans lequel dégénèrent parfois les premiers élans d'un esprit qui au début avait été appelé à une vie extraordinaire. L'orgueil spirituel et la gourmandise spirituelle Lui répugnent pareillement. Ce sont deux péchés contre lesquels les personnes, que Dieu gratifie de ses dons extraordinaires, ne sont pas immunisées. Les personnes à qui Dieu accorde des dons extraordinaires peuvent être confirmées dans leur mission, ou en être privées si jugées indignes. Il s'agit du péché de Lucifer, d'Adam et de Judas de Kériot. Parce qu'ils avaient reçu beaucoup, ils ont voulu tout. S'étant perçus comme des "dieux" du fait que Dieu les avait élus, sûrs de pouvoir se sauver sans aucun mérite, par le seul amour accordé par Dieu, ils se sont rendus coupables d'un péché extrêmement grave. Ils ont misé uniquement sur la Bonté divine. Or celle-ci est parfaite. Ils n'ont pas songé que, si infinie soit-elle, elle ne deviendra jamais sottise ou injustice.        

    Il est certain que Dieu connaît ceux qui demeureront fidèles jusqu'à la fin, tandis que l'homme ne sait pas s'il sera fidèle jusqu'à la fin.                

    Cela aussi est justice. En effet, si Dieu voulait que chaque homme fût sauvé en dépit de son libre arbitre, qui très souvent est un obstacle à l'obtention de la gloire — car pour l'homme il n'est pas facile de se servir convenablement du don royal du libre arbitre, que Dieu lui accorde pour lui permettre de choisir librement les bonnes actions et mériter ainsi de parvenir au bonheur éternel — Dieu obligerait chaque homme à ne plus pécher. Mais si Dieu agissait ainsi, il trahirait sa promesse à l'égard de la liberté de l'individu, que lui-même crée avec déjà en possession de tous les dons nécessaires à distinguer le bien du mal, à comprendre la loi morale et la loi divine, à poursuivre et à atteindre le but de son existence.  

    Non seulement, mais pour chaque prédestiné disparaîtrait la cause de sa gloire, c'est-à-dire l'héroïsme qui lui permet de rester fidèle au but pour lequel Dieu lui a accordé l'existence, et l'héroïsme qui lui permet d'utiliser, mais de façon sainte, les dons reçus de Dieu. Ces dons sont les fruits admirables de l'Amour divin qui voudrait que chaque homme parvienne au salut et au bonheur éternel, mais qui en même temps veut que l'homme soit en condition de choisir librement entre une éternité de gloire d'une part, et une éternité de douleur de l'autre.            

    Il est juste aussi que vous ignoriez votre sort final aujourd'hui. La motivation vous ferait défaut si vous connaissiez votre futur éternel qui stimule les justes à agir pour mériter la vision béatifique de Dieu, bonheur sans limites. Vous risqueriez de tomber dans le quiétisme, ou dans l'orgueil, de façon temporaire peut-être, mais suffisante pour que, ensuite, votre expiation soit prolongée et votre degré de gloire, amoindri.

    Les injustes, par contre, se sentiraient poussés à agir comme de véritables démons. Ils parviendraient à haïr et à blasphémer Dieu ainsi qu'à haïr et à nuire à leur prochain sans aucune retenue, sachant d'avance que l'enfer les attend.      

    Non. Chaque créature douée de raison doit choisir librement le but qu'elle préfère et la voie qui lui plaît. En connaissant la Loi et la fin à laquelle conduit l'obéissance ou la désobéissance à cette Loi, la créature possède ce dont elle a besoin pour effectuer son choix. Mais elle doit ignorer ce que Dieu seul connaît par son savoir infini.

    De la sorte le stimulus de l'amour pur demeure actif chez les justes, qui leur méritera la gloire; et aussi de sorte que les pervers ont toute la liberté de choisir ce qui leur plaît, de préférer le péché et le délit à la justice et à l'amour.

    Ainsi, à l'heure de la condamnation divine, les gens pervers ne pourront pas commettre l'extrême péché contre l'Amour, en lui lançant l'accusation blasphématoire: "J'ai vécu ainsi car tu m'avais déjà placé en enfer, et depuis toujours".

    La prédestination à la gloire, elle, n'est pas un don gratuitement accordé à tous les hommes. Elle est une conquête, outre qu'un don, à laquelle parviennent ceux qui savent persévérer dans la justice; une conquête obtenue par le bon usage des dons et des secours envoyés par Dieu, et par la bonne volonté qui ne laisse rien tomber de ce que Dieu donne ou propose, mais qui fait trésor de tout pour parvenir à la vision intuitive de Dieu et à sa possession jubilante.      

    Certains parmi vous objectent: "Mais alors, la gloire est-elle seulement pour ceux qui au moment de leur mort sont des saints? Et les autres? Le Purgatoire est une prison moins douloureuse peut-être, mais il demeure un lieu de contrainte, et il maintient les âmes séparées de Dieu. Les esprits en voie de purification ne sont-ils pas aussi destinés au Ciel ?".      

    Ils le sont. Le jour viendra, ce sera lors du Jugement dernier, où le Purgatoire sera aboli et ses occupants passeront au Royaume de Dieu. Les Limbes, eux aussi disparaîtront car le Rédempteur a racheté tous les hommes qui suivent la justice pour honorer le Dieu de leur foi, et pour s'approcher de lui tel qu'ils le connaissent, de toutes leurs forces.      

    Mais, qu'il sera long pour eux le chemin de l'exil après leur vie terrestre ! Qu'il sera long aussi pour ceux qui, bien que catholiques, font le strict minimum pour garder allumée la flamme de leur amour, se contentant de faire à peine le nécessaire pour ne pas mourir en état de péché mortel !            

    Quelle différence entre ces derniers, — sauvés plus que par leurs mérites, par les mérites infinis du Sauveur, par l'intercession de Marie, par les trésors de la communion des Saints, les prières et les sacrifices des justes — et ceux qui auront voulu la gloire non par égoïsme mais par amour de Dieu !            

    Quelle distance entre ces deux catégories de personnes ! Les premières traînent comme une lourde chaîne un amour qu'ils ont réduit au minimum, elles le traînent avec bien des arrêts, bien de fatigue, bien de murmures de mécontentement, bien d'égarements sur des voies d'égoïsme. Les deuxièmes, elles, imitent Jésus Christ, "aiment comme Jésus a aimé" en donnant même sa vie, en acceptant chacune de leurs croix et en invoquant même d'autres comme don suprême pour sauver les âmes de leur prochain. Ce sont les âmes-victimes. Aux yeux de Dieu, elles se montrent depuis toujours comme "les amis de Jésus", car elles font ce que lui leur demande de faire !    

    Éternel présent: "Vous êtes mes amis". Dieu connaît. Conditionnel individuel: "Si vous faites". La conquête d'une amitié exige des actions capables de gagner cette amitié. Mais savoir avec certitude que ces actions vous aident à conquérir l'amitié qui vous intéresse, vous pousse à les accomplir. Ce qui se produit entre les hommes, se produit aussi, et plus parfaitement, entre Dieu et l'homme.

    Jésus, lorsque ses leçons étaient déjà devenues des faits, et que leurs exemples avaient illustré ses paroles, donne sa dernière leçon aux apôtres pour qu'ils puissent atteindre la perfection nécessaire pour être appelés "amis". Et il s'agit de la perfection que Jésus demande à tous les prédestinés à une gloire rapide, la gloire que procure une vie de justice héroïque, parsemée de faits extraordinaires, et prouvée par les miracles qui surviennent après la mort.

    "Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous ordonne". "Vous l'êtes" déjà : c'est une récompense immédiate pour l'effort que vous vous apprêtez à faire.          

    Jésus connaissait ses apôtres de la même façon qu'il connait chacun de vous. Il les considérait, comme du reste il vous considère, vous aussi, comme des êtres affaiblis par l'héritage d'Adam, des êtres alourdis par les nombreux éléments qui gênent votre élévation dans les sphères de la perfection. Il sait, et depuis toujours, quelle puissance énorme possède l'amour prodigué à l'avance pour favoriser la réciprocité. L'homme est comme un enfant qui, graduellement, apprend à devenir adulte et à se rendre indépendant du secours d'autrui; il l'apprend à travers tout ce qui lui permet de se reconnaître comme un incapable qui a besoin d'être aidé en tout pour grandir, se nourrir, marcher.

    Tout homme a besoin en effet d'être aidé par ceux qui sont déjà formés, par ceux qui ont déjà atteint l'âge parfait sur le plan physique, intellectuel et spirituel.          

    Alors Jésus se fait "mère" pour transformer l'homme, qui est "un enfant sur le plan spirituel", en adulte de la race choisie, en membre du sacerdoce royal, en hostie vivante qui continuellement s'offre à Dieu, comme le Christ, avec le Christ et pour le Christ, de façon à pouvoir continuer le sacrifice perpétuel qui a commencé avec le Christ et ne connaîtra son terme qu'à la fin des siècles.

    Le lait avec lequel il vous nourrit, c'est sa Charité. Les bras avec lesquels il vous soutient, c'est sa Charité. Les paroles qu'il vous dit pour vous apprendre la vraie sagesse de la vie, sont sa Charité.            

    L'Évangile de Saint Luc dit: "Parce qu'elle a beaucoup aimé, il lui a été beaucoup pardonné". Mais qui a emmené à la rédemption cette pécheresse, qui l'a emmenée à beaucoup aimer Celui qui est Saint, sinon le grand amour que le Rédempteur a eu pour elle ? Je l'ai dit : En chaque homme il y a un Adam. Et j'ajoute : "en chaque créature humaine il y a une Marie de Magdala". Ce qui sauve souvent l'âme pécheresse, c'est l'amour infini que Dieu a pour elle.  

    En vérité vous avez été rachetés par l'amour avant même de l'avoir été par le Sang et par la Mort du Fils de Dieu. Le Sang et la Mort ont été l'accident final de votre rédemption. Mais l'amour que Dieu a pour vous, c'est l'éternel état de Dieu par rapport à vous. Cet amour divin a commencé à vous sauver depuis l'éternité, car vous étiez dans la pensée divine avant même le début du temps.

    Vous y étiez tous, à partir d'Adam jusqu'au dernier vivant. Vous y étiez avec vos actes d'héroïsme et vos égarements, vos trésors et vos misères. Vous y étiez avec votre grand besoin d'être très fortement aidés, divinement aidés, pour arriver au terme pour lequel vous avez été créés.

    Dans son Savoir et dans son Vouloir divins, l'Amour avait déjà établi "depuis le début" ce qui était nécessaire pour vous ramener à la Vie comme Humanité et comme individus. Par amour pour vous il a embrassé tout ce qui s'appelle douleur et sacrifice. Pour vous qui parfois êtes si ingrats et souvent si faibles, il s'est immolé depuis toujours.

    Si seulement vous contempliez l'héroïque vouloir du Fils de Dieu, le futur Christ, qui est tel depuis toujours, qui est tel depuis bien avant la Rédemption, depuis bien avant sa Naissance, depuis bien avant son Incarnation, depuis le commencement du monde et bien avant le commencement du monde, en reculant l'immensité d'un temps qui n'est plus temps mais "éternité", vous comprenez que c'est par amour que vous êtes sauvés. De même que "au commencement le Verbe était auprès de Dieu" de même "au commencement l'amour était auprès de Dieu", plus: il était Dieu.

    En effet, Dieu n'est qu'Amour. De même qu'il est écrit: "Tout a été fait par Lui" de même il convient d'écrire: "Tout a été fait par le moyen de l'Amour".          

    … demain la Suite de la leçon 24  ….


    Sacrifié et Immolé par Amour



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

    Ste Thérèse de l' Enfant Jésus et de la Sainte Face
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Jeu 3 Aoû - 7:39


    …..suite de la leçon 24…
    .


    - Tout le créé, visible et invisible, est l'œuvre de l'amour - Vous pouvez et vous devez devenir des Christ – L'homme n'a plus d'excuses - L'homme de bonne volonté peut tout s'il demeure uni à Jésus Christ – L'amour conduit à l'adoration - L'homme uni à Dieu – Le Royaume de Dieu, c'est le Notre Père en action – Les voix intérieures qui dictent le bien, sont communes à tous les hommes – L'Église et le Royaume de Dieu

    Tout le créé, visible et invisible, est l'œuvre de l'amour. Toutes les providences, ainsi que les lois physiques, morales et surnaturelles, sont le produit de l'amour. Toutes les actions de Dieu sont le produit de l'amour.          

    Amour, la création de l'univers.          
    Amour, la création particulière de l'homme, fils adoptif de Dieu.        
    Amour, l'Incarnation du Verbe.          
    Amour, la Passion pour racheter l'être humain.    
    Amour, l'Eucharistie. Amour, l'Église, dispensatrice de la grâce et Guide pour les fidèles.          
    Amour, les dons qu'accorde à ceux qui le reçoivent dignement, le Paraclet, le Théologien des théologiens. C'est lui qui dispense la Sagesse, l'Intelligence, le Conseil, la Force, la Science, la Piété et la Crainte de Dieu. L'Amour du Père et du Fils, c'est lui. Le Fécondateur et le Sanctificateur de ceux qui savent le garder auprès d'eux par une vie pure et sainte, c'est lui.      

    Le parfait Amour Un et Trine vous comble de lui-même et de ses richesses pour vous rendre parfaits sur Terre et bienheureux au Ciel; et le Christ vous propose les deux perfections par lesquelles vous parviendrez à la gloire éternelle.        

    En tant que Verbe s'adressant à des créatures divinisées par la Grâce, Jésus vous propose la même sainteté que celle de son Père: "Soyez parfaits comme votre Père qui est dans les cieux". En tant que Maître s'adressant à des hommes semblables à lui dans la chair et dans l'âme, lui, l'Homme, vous propose sa propre sainteté: "Apprenez de moi. Je vous ai donné l'exemple afin que vous fassiez comme moi j'ai fait. Vous serez bienheureux si vous mettez en pratique mon exemple. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous ordonne"

    Au centre de ces deux modes parallèles de sainteté, vous avez le Christ, voie, pour vous, de la Vie éternelle. En effet, le Christ réunit en lui-même, comme Verbe, Fils de Dieu, la sainteté de Dieu; comme Jésus, Fils de Marie Immaculée, il a la parfaite justice de l'Homme innocent, plein de Grâce et de Vérité. Puisque "vous êtes dieux et fils du Très-Haut", ô hommes, rachetés du Christ, vous pouvez et vous devez, comme fils de Dieu et fils de l'Homme, imiter votre frère Jésus, vous pouvez et vous devez devenir des Christ vous-mêmes, des vrais fils de Dieu, héritiers du Ciel. Réaliser cela n'est pas impossible. Jésus vous a montré que c'est possible.          

    Si le Verbe se fût manifesté uniquement comme Parole divine, s'il se fût manifesté uniquement comme Maître spirituel et incréé, de la façon où Dieu s'est manifesté aux Patriarches et aux Prophètes avant la naissance du Christ, l'homme affolé aurait pu, selon les cas, ou gémir ou maudire:

    "Moi charnel, moi le perpétuel Adam que je suis, enclin au péché et faible de nature, de quelle façon puis-je faire ce que tu m'enseignes, toi qui es Esprit très pur, toi qui ne connais pas les tentations de Satan, toi qui n'as aucune imperfection de nature ?".

    Ou alors il aurait pu lancer des imprécations du genre:

    "Pourquoi as-tu permis que je sois corrompu dès le sein de ma mère ? Pourquoi as-tu permis que le père de l'Humanité le fût lui aussi si tu voulais que je sois saint ? À ton insulte je réponds par ma malédiction".          

    Mais le Verbe s'est fait Chair. Il a pris une nature humaine, semblable en tout à celle des frères qui sont fils d'Abraham. Le temps qu'il fût Jésus de Nazareth, le Christ n'a pas été dissemblable d'Adam, celui du jardin d'Eden au premier jour de la création: plein de grâce et d'innocence. Comme Adam, lui aussi a été tenté pour être éprouvé, afin de pouvoir ainsi comprendre et aider ceux qui sont dans l'épreuve, les comprendre et les aider grâce à sa propre expérience d'Homme et par son exemple.          

    L'homme ne pourra plus se désoler en disant : "Moi, charnel comme je suis, je ne pourrai jamais être parfait comme le Père qui est aux Cieux, ni faire ce que le Verbe nous enseigne". Il ne pourra pas non plus considérer comme une "dérision" l'enseignement imparti par le Verbe à des gens qui, affaiblis dans leur nature par la corruption originelle, ne parviennent à le mettre en pratique qu'à travers un grand et continuel effort.          

    L'homme ne pourra pas dire non plus : "La loi spirituelle ne me convient pas à cause de ma sensualité charnelle. Le contraste est trop grand entre, d'un côté, la voix extérieure de mes membres (qui sont sous l'influence du monde qui m'entoure, et du démon qui rôde continuellement autour de moi et tente les bas instincts de ma nature animale ainsi que les facultés morales de ma nature rationnelle), et de l'autre, la voix intérieure de ma conscience, qui est la voix même de Dieu. En effet: la voix de la conscience est le rappel de Dieu à ses créatures afin qu'elles ne s'éloignent pas de la Loi, ni la piétinent. Elle parle au fond de mon âme pour me dire : 'Fais ceci', ou bien : 'ne fais pas cela'. J'ai la volonté de faire le bien, oui. Je reconnais que cette Loi est sainte, oui.

    Ma conscience d'homme, ainsi que la raison qui me distingue de la brute, et qui m'a été donnée par Dieu pour que je puisse connaître, réfléchir, choisir et vouloir ce qui est bien, me disent que cette Loi est bonne, oui. Plus: L'impulsion divine m'habite. Lui, l'éternel moteur, l'Immense qui communique l'immensité à ses créatures m'en fait part à moi aussi comme à tout homme divinisé par la grâce. Fils adoptif que je suis, il me rend capable d'accomplir de grandes œuvres. Elles devraient ressembler aux siennes, si grandes et si parfaites et d'abord à la première et la plus grande qui est celle de tendre à lui avec tout mon amour. Car c'est lui, en vérité, mon Bien unique.

    Et voilà que je ne réussis pas à faire le bien que je veux, mais je cède au mal qui fermente en moi. Plus fort que le bien".    

    Non. Vous ne pouvez plus dire cela. Le mal est grand, d'accord. Grand est l'héritage du mal qui vous habite, c'est vrai. Le mal qui se cache pour vous nuire dans les circonstances de la vie (le monde) est encore plus grand, c'est vrai aussi. Très grand est le mal qui porte le nom de Satan, principe de tout Mal, monstre dévorant et insatiable, haine éternelle vivante et inlassable du Créateur et de ses créatures.

    Mais il y en a Un seul qui est l'infini : Dieu. Or, l'homme divinisé garde en lui la Grâce, c'est-à-dire Dieu. Dieu Charité, Dieu Intelligence, Dieu Sainteté, Dieu Force, Dieu Puissance, Dieu Sagesse, Dieu Vie, Dieu Beauté, Dieu Vérité, Dieu Bonté, Dieu Pureté. En Dieu, il y a tout cela au niveau de la plus haute et infinie perfection. Dieu est le Tout.  

    L'homme de bonne volonté peut tout s'il demeure uni à Jésus Christ. Ce Jésus qui, pour que l'éclat divin de la Loi du Sinaï ne vous cause pas des frayeurs avec les quatre obligations et les six prohibitions de la Loi du Sinaï qui vous épouvantent.- depuis que votre intégrité fut blessée dans l'Eden et que la loi désordonnée des sens lutte ou prime en vous sur la raison, – résume et parachève la Loi toute entière en un double commandement d'amour qu'il vous présente dans le doux, attrayant et joyeux vêtement de l'amour: "Aimez Dieu, aimez votre prochain".      

    Aimer est plus facile qu'adorer, honorer, ou s'abstenir. L'amour rapproche l'homme de Dieu, et Dieu de l'homme. Aimer est plus attrayant que craindre. L'amour, c'est l'échelle qui permet de monter jusqu'à l'adoration.          

    Il n'est pas possible à l'homme de monter directement et d'un seul trait jusqu'aux sommets de l'adoration. Comme intimidé, il s'arrête devant la grandeur infinie de Dieu. Il se fabrique de lui-même les liens qui le retiennent loin de Dieu. À cette peur, très typique des Juifs de l'ancien temps, il joint toutes les misères de sa nature.

    Mais l'amour défait ces liens par son ardeur, et met à l'âme ses ailes de feu pour monter plus haut, toujours plus haut, à mesure que ses élans lui permettent d'oublier ce à quoi il renonce sur terre: misères, étroitesses, honneurs sans valeur, richesses et affections transitoires. Le regard de cette âme est fixé uniquement sur ce qu'elle gagne et conquiert: Dieu, le Ciel. Aucun acte formel de dévotion ne vous unit à Dieu autant que l'acte d'amour spontané et continuel.
             
    Le fruit de l'union de l'âme avec Dieu est la sagesse. Or la sagesse conduit à l'exercice de la justice en toute chose.            

    L'homme uni à Dieu est actif et joyeux. Dieu se complaît dans les actions de ceux qui sont amoureux de lui. Et l'homme, dans la joie que cela lui procure, trouve son élan pour continuer et accroître son activité de bien. En effet, la paix que donne cette union avec Dieu, si haute qu'elle soit, n'est jamais inerte.          

    Il n'y a pas d'inertie en Dieu. Dieu est action, depuis toute éternité. Chez l'homme uni à Dieu par l'amour il n'y a pas d'inertie. L'homme aime Dieu activement, et il est activement aimé par Dieu. Cette double activité produit des feux de charité qui débordent et rayonnent sur les créatures, car l'homme ne réussit pas à garder pour lui seul l'Amour infini qui, comme pour se soulager, se déverse en lui comme dans un bassin digne et désireux de l'accueillir. L'homme pris dans le tourbillon de l'amour ardent de Dieu ne se contente plus d'aimer seulement son Créateur. Les yeux de son esprit, et l'esprit de son âme, en contemplant le Créateur voient en Lui aussi toutes ses créatures.

    Par conséquent, l'homme se sent porté à aimer saintement toutes les créatures comme autant de réalisations de son Amour adoré.        

    Voilà que prend naissance l'amour du prochain. Le voilà qui jaillit et se répand comme conséquence sainte et immanquable du saint amour de Dieu. Exercé avec justice, l'amour du prochain place chaque créature à son juste niveau, toujours inférieur à celui de Dieu, même si la créature est la plus chère qui soit par les liens du sang ou ceux de l'amitié, et même s'il s'agit de la plus sainte des créatures par la justice de sa vie. Jamais l'amour du prochain exercé avec justice ne fait passer la créature devant le Créateur. Il la regarde, elle aussi, comme un nouveau don de Dieu, comme un don que Dieu accorde pour rendre plus facile, plus agréable, plus douce et plus méritoire la vie de celui qui transite sur Terre.    
           
    Voilà comment, grâce à l'amour, l'homme conquiert cette liberté sublime par laquelle il se voit affranchi des pièges de son moi, de ceux du monde, et de ceux du démon, contraintes conséquentes à la Faute originelle.

    La charité est feu vivant. Le feu vivant est flamme. La flamme est libre, et elle tend vers le ciel. Elle irradie chaleur et lumière. Elle est bienfaisante pour celui qui s'en approche. Et voici que l'homme embrassé par la charité, par sa flamme, monte vers Dieu, le centre de tous les feux d'amour, et en même temps il irradie ses feux sur les frères, soigne leurs misères, éclaire leurs ténèbres, les réjouit en leur apportant la lumière qui est Dieu. Il purifie leurs impuretés, car chaque saint est un purificateur de ses frères.

    Or, celui qui aime Dieu et son prochain de toutes ses forces est un saint. Par sa sublime piété, il est purificateur de ses frères, bienfaiteur et consolateur des affligés, des pauvres, des malades du corps et de l'esprit. Il prêche le Royaume de Dieu, et par là même, il l'établit en lui-même autant que dans le monde.          

    Le royaume de Dieu dans l'homme, c'est l'amour. Dans l'homme et dans le monde, le royaume de Dieu, c'est l'amour. C'est l'opposé du royaume de Satan qui, lui, est haine, égoïsme et triple luxure.  

    Le Royaume de Dieu !    

    Il s'agit de l'oraison "notre Père" vécue. Non d'une prière marmonnée de façon plus ou moins distraite, mais d'un "notre Père" rendu vivant, rendu "action", motivé par la volonté de sanctifier le très saint nom de Dieu, de l'adorer en esprit et en vérité, en s'efforçant à ce que d'autres personnes l'adorent à leur tour. Oui, pour qu'ils adorent Dieu ! Aussi bien par l'obéissance à sa loi — donnée pour orienter l'homme vers la religion (c'est-à-dire vers l'union à Dieu et avec les frères qu'on voit en Lui) — que par le respect de vénération des droits de Dieu et le respect fraternel des droits du prochain.    

    Le "notre Père" est rendu vivant grâce à l'instauration du Royaume de Dieu dans les créatures et dans le monde, par le double amour de Dieu et du prochain, chemin vers la possession du Royaume des Cieux.            

    Le "notre Père" est rendu vivant par l'adhésion à la volonté de Dieu, quelle qu'elle soit. Il est rendu vivant par le double amour [de Dieu et du prochain]. Le premier vous permet d'accepter, dans un état d'obéissance pacifique, et comme venant de la main de Dieu, les épreuves, les peines, les agonies et les deuils. Le second vous fait supporter votre prochain lorsqu'il vous cause des souffrances, et d'accepter comme "moyen" d'accroissement de vos mérites éternels, avec patience continuelle — qu'il vous faut exercer envers ceux qui vous mettent à l'épreuve — vos pauvres frères coupables contre l'amour, pour lesquels il faudra miséricorde et prière pour qu'ils retrouvent la voie de la Vie.

    Le "notre Père" est rendu vivant dans la charité la plus difficile qui soit: celle du pardon. Il s'agit du pardon accordé à vos propres offenseurs, et offert au Dieu-Amour afin qu'il vous pardonne les offenses que vous-mêmes avez commises contre lui.      

    La charité est la plus grande des purifications, et elle peut être continuelle: une ablution ininterrompue de vos propres imperfections, accomplie par les flammes de ce double amour. La charité est aussi la Loi spirituelle mise en pratique. L'homme charnel peut la mettre, lui aussi, en pratique, car la charité va toujours de pair avec la foi. Celle-ci, par les vérités qu'elle vous propose, vous exhorte à dépasser les obstacles de la vie, en vue de l'Origine et de la Fin de toute créature: c'est-à-dire de Celui qui vous a créés, et pourquoi, et pour quelle destinée; de Celui qui vous aide à parvenir à une telle destinée de bonheur, et qui vous assure que cette destinée de bonheur est l'héritage qui attend tout homme vivant selon la justice.      


    Chaque vérité révélée vous parle de la bonté, de la providence et de la justice du Seigneur Un et Trine. Bon, pourvoyant, juste, Dieu, Père, Créateur, qui "a disposé toutes choses selon leur mesure, leur nombre et leur poids" et les a toutes ordonnées à leur propre fin. À l'homme, dont la destinée finale est surnaturelle, il a donné, à part la Grâce — qui est le moyen indispensable pour atteindre la destinée surnaturelle —, la raison et la conscience. Par ces dons, l'homme est en mesure de connaître et de suivre la loi morale naturelle, qui n'a pas été écrite sur quelque matière périssable, par un législateur faillible, et lui-même périssable.

    Elle a été écrite sur les pages spirituelles et donc immortelles de l'âme, par le doigt de Dieu, de façon à ce que rien ne puisse l'altérer, sauf la volonté de l'homme rebelle. D'ailleurs, même si l'homme rebelle parvient à fuir cette Loi en étouffant avec le hurlement de ses sens effrénés la voix de sa raison et celle de sa conscience, il ne parvient pas à étouffer ces voix intérieures pour toujours. Ces voix sont la voix même de Dieu.

    Voix qui résonne à l'intérieur de chaque homme, qu'il soit catholique ou infidèle, schismatique, juif, hérétique, séparé ou excommunié, peu importe, pour que toute créature rationnelle connaisse les prescriptions de l'éternelle Loi du Bien, et vive en accord avec elles, si elle le veut.        

    Bon, pourvoyant, juste, Dieu le Fils, Sauveur, qui s'est incarné pour être Jésus, et qui est mort pour vous permettre de redevenir "une seule chose avec Dieu", comme des fils formant un seul amour avec leur père. Il est ressuscité, puis monté aux Cieux non seulement pour donner aux hommes la preuve principale de sa Divinité, mais aussi pour que vous ayez une garantie de l'existence de la résurrection finale de la chair et de celle du Royaume des Cieux.

    Ceux qui auront vécu dans le Seigneur et qui seront morts dans le Seigneur, eux aussi monteront au Ciel pour jouir de la vision béatifique de Dieu et parviennent ainsi à la bienheureuse connaissance du mystère de Dieu, mystère que nulle intelligence humaine ne peut pénétrer.        


    Bon, pourvoyant, juste, Dieu l'Esprit Saint, Sanctificateur, âme de l'Église, qu'il vivifie avec sa Grâce et ses dons, qu'il guide, instruit, et comble d'amour afin qu'elle soit en mesure de discerner et proclamer avec justice et sagesse tout ce qui concerne la foi et les mœurs, et pour qu'elle applique avec amour et justice les biens spirituels autant que les châtiments; afin qu'elle les applique avec amour et justice, c'est-à-dire libre de toute attache personnelle aux jugements, calculs, intérêts, préjugés, ou autres sentiments humains. Sa tâche est de guider, soutenir et instruire ses fils, en continuant le magistère de son Époux, Chef et Seigneur, qu'elle doit servir, et non attrister en mettant des obstacles à ses Volontés, même lorsque ces Volontés sortent de l'ordinaire.

    Car Dieu peut vouloir toute sorte de bonnes choses pour ses enfants. Personne n'a le droit de juger les actions de Dieu, ni de les condamner en essayant de leur barrer la route par des obstacles.      

    L'Église existe parce que Dieu le Verbe l'a fondée selon le vouloir de Dieu le Père, et avec l'aide de l'Esprit Saint. La Trine Unité l'a rendue très féconde, pour que le Royaume de Dieu se propage et s'approfondisse dans les cœurs et sur la Terre, et que l'Humanité parvienne ainsi, aussi nombreuse que possible, au Royaume de Dieu qui est dans les Cieux.          

    Avec la foi on possède l'espérance, qui se nourrit de foi de la même façon que la foi et l'espérance subsistent grâce à la Charité. L'espérance naît et repose sur la certitude que Dieu ne ment pas et ne trahit pas ses promesses. Par conséquent, elle donne à l'homme toute l'aide qui lui est nécessaire pour parvenir à la bienheureuse résurrection et à la vie éternelle. C'est cela le privilège d'avoir connu le Fils de Dieu, d'y avoir cru, et d'avoir mis en pratique la Parole qui sauve de la mort spirituelle.

    Car la foi et l'union au Christ sont vie dans le Christ, et la vie dans le Christ est "la Vie". Et celui qui vit ainsi dans le Christ et par le Christ ne connaîtra pas la mort. Il y a plus encore : si quelqu'un était une branche morte — branche morte séparée du tronc de la Vigne, qui est Jésus, soit par le péché, soit parce que le fait d'appartenir à des églises séparées, le rend tel — et qu'ensuite, par la grâce de Dieu et par sa bonne volonté humaine, il parvient à la première résurrection, celle de greffer sa branche à l'unique Église Catholique, Apostolique, Romaine, il changerait sa mort spirituelle en vie.  

    Voilà donc que par la Charité — charité de Dieu pour l'homme, charité de l'homme pour Dieu et pour son prochain — par la Foi, par l'Espérance, par tout ce qui vous est transmis à travers ces trois vertus théologales, par tout ce qu'elles produisent en vous, l'homme charnel peut suivre la Loi spirituelle et parvenir à la gloire, même s'il est alourdi par le terrible poids de son humanité blessée.

    "Qui est-ce donc qui vous libérera de ce corps de mort ? La Grâce de Dieu, par Jésus Christ votre Seigneur".




    à suivre ....


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

    Ste Thérèse de l' Enfant Jésus et de la Sainte Face
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Ven 4 Aoû - 8:23

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon 25

    11 juin 1948.

    Rm 7.

    Le Doux Hôte dit:

    «La charité, la foi, l'espérance permettent à l'homme charnel de suivre la loi spirituelle, tellement contraire à la loi du péché présente dans sa chair.

    "Qui nous délivrera de ce corps de mort? La Grâce de Dieu, par Jésus Christ notre Seigneur".

    La Grâce ne supprime pas l'homme, mais elle transforme le vieil homme en homme nouveau. Son action ne se limite pas à redonner la vie à l'homme une seule fois, par les eaux salutaires du Baptême, qui est le sépulcre du Péché originel, d'où sort une nouvelle créature, innocente, sainte, divinisée. Ensuite elle aide l'homme en lui redonnant la vie autant de fois que celui-ci se repent après une chute volontaire en matière grave, ou qu'il pleure sur des chutes involontaires provoquées en lui par sa propre faiblesse. Même lorsque l'homme s'afflige en constatant en lui le vent des mauvaises tendances qui s'agitent — parce qu'il craint que ces tendances ne provoquent en lui des tempêtes de sensualité, et que dans ces tempêtes il puisse perdre l'intimité de Dieu, ou le son pacifique de la voix de Dieu, toujours semblable pour lui au "souffle  d'une brise légère" , bref, autant de fois que vous en avez besoin, la Grâce vous régénère par ses divins secours, par Jésus-Christ, par les sacrements instituée par lui à cette fin.

    Qui pourra résister à Celui qui a vaincu le démon, le péché et la mort?  Rien ni personne ne pourra lui résister, si vous lui restez fidèles. Fidèles par votre homme intérieur, celui qui seul compte, comme Jésus l'a dit à Nicodème, et pas seulement à Nicodème.
    .
    Ce qui anime la chair infirme, c'est l'esprit. De même que ce qui maintient en vie le corps d'un homme, c'est son sang. Si un homme perd son sang, ou encore, si le sang du même homme se corrompt entièrement, à rien ne sert d'avoir des membres en santé. La mort est certaine car le sang est un liquide vital, et s'il se perd ou se gâte, le corps meurt. Au contraire, si le corps conserve du sang et que ce sang n'est pas corrompu, ce corps guérira, même s'il est très meurtri.

    Demeurez donc fidèles à votre homme intérieur, et n'ayez pas crainte.

    La nuit de la Naissance du Fils de Dieu et de Marie, les anges, qui voient Dieu et en connaissent les pensées, vous ont annoncé cette grâce: la grâce de la paix aux hommes de bonne volonté.

    Dieu sait et voit tout. Dieu est Père. Dieu est Amour, Justice et Miséricorde. Il sait compatir et récompenser. Mais il veut "la bonne volonté". Il est vrai que cette bonne volonté ne se maintient pas toujours bonne et constante. Elle a des fléchissements, elle connaît même des chutes. Mais Dieu qui vous voit fléchir ou tomber, voit aussi qui est celui qui livre ba¬taille à votre bonne volonté intérieure. Il voit votre peine après la chute ou le fléchissement soudain que l'impact de l'assaut a provoqué en vous. Il vous pardonne, car il ne voit pas en vous le consentement "au mal que vous détestez, mais l'aspiration à faire le bien", même si vous ne réussissez pas toujours à l'accomplir. Il voit que ce qui opère en vous n'est pas votre moi intellectuel, mais plutôt les conséquences de la faute d'Adam: les mauvais penchants qui sont toujours présents dans votre partie inférieure.

    C'est de ce conflit qui existe entre ces deux forces qui luttent à l'intérieur de vous, c'est de ce contraste qu'il y a entre les deux volontés qui se combattent – la première mue par l'amour de Dieu et pour Dieu, l'autre par la Haine qui garde actif son poison contre vous et contre Dieu, – c'est de celà que le Seigneur tire des richesses qui vous donneront l'accès au Royaume des Cieux.

    C'est cela votre habit de noces, l'habit dont Jésus a parlé dans la parabole du festin des noces royales.

    . Malheur à celui qui ne file et ne tisse pas son habit pendant la journée terrestre. A celui qui ne tire pas le fil et le métier du tissage d'une assidue volonté intérieure de faire ce que la Loi de Dieu lui propose, ou ce que Dieu lui présente. Malheur à celui qui renonce à la lutte continuelle entre, d'une pars, la volonté de l'homme intérieur, sa bonne volonté, et de l'autre, la loi du péché qui est dans vos membres, avec le mal qui vous entoure et vous tente: le monde et le démon. Malheur à celui qui renonce à l'effort quotidien qu'exige la préparation de son habit de noces, et qui néglige de l'enrichir avec les bijoux déjà conquis.

    Car c'est ce même habit qui rend capables de pâtir la "grande tribulation" par où les hommes sont rendus dignes de se tenir autour du trône de l'Agneau avec les palmes de la victoire à la main.

    N'avez-vous jamais songé à la signification des palmes que Jean a vues dans les mains des élus? Selon le symbolisme chrétien, la palme de la gloire revient à ceux qui ont accepté le martyre. Mais Jean, qui fut ravi par l'Esprit de Dieu à contempler, à connaître, à écrire les mystères sublimes ainsi que ceux des derniers temps, dit que les palmes sont dans la main des élus, dans la main des 144.000 qui se tiennent autour de l'Agneau.

    La multitude des saints, des élus, n'est pas composée uniquement de personnes qui ont subi le martyre sanglant. En vérité chaque saint est digne de porter la palme des martyrs, car chaque saint est un martyr de l'Amour et de la Haine, de l'esprit et de la chair. Toutes les puissances des Cieux, celles du monde, celles du moi charnel, et celles de l'abîme des Ténèbres, l'ont assailli sur Terre pour l'éprouver, le tenter, le martyriser quotidiennement.

    Elle est rusée, tenace et féroce, en vérité, la façon de vous martyriser de celui que le Christ appelle "homicide depuis le commencement"! Un homicide plus dangereux que lui n'existe pas. En effet, un assassin humain ne peut nuire qu'à la chair de l'homme. Satan, lui, il tue, ou essaie de tuer, la partie immortelle de l'homme. Il est là pour lui voler non pas l'existence – car l'âme, une fois créée, ne meurt jamais – mais la Vie, c'est-à-dire son Dieu.

    Alors que le plan de Dieu créateur est de réunir en lui les hommes après leur mort – leur esprit immédiatement après la mort, leur esprit et leur corps, à nouveau associés, après la résurrection de la chair et le jugement dernier – et que le but de Dieu est de leur accorder le bonheur de sa Connaissance et Vision et les réjouir lui-même de sa connaissance et vision dans la jubilation du Peuple de ses fils, l'objectif de Satan, le rebelle, est celui de soustraire au Créateur ses chères créatures, de lui en soustraire le plus possible, et d'en priver le plus grand nombre possible de la jouissance de leur Créateur.

    Le singe de Dieu, veut lui aussi avoir son peuple. Il y par¬vient en pillant, car c'est un voleur. Dieu, lui, pour avoir son peuple, a donné à l'homme, créé à son image et ressemblance, tous les moyens surnaturels aptes à le conduire au Royaume éternel. Non satisfait encore, il a livré son Fils Unique et bien-aimé pour qu'il soit immolé, et qu'il devienne ainsi le Sauveur des hommes.

    D'un côté donc, il y a Satan, le prédateur, le principe du mal. Haine, mensonge et désordre. De l'autre, il y a Dieu, le Donateur divinement généreux de toute grâce, le Principe du Bien. Amour, Vérité et Ordre.

    A partir du moment où Satan a voulu être l'égal de Dieu en chacune de ses actions, l'égal de Dieu en liberté, en puissance et en volonté d'action; depuis que lui, créature tirée du néant, a désiré de façon désordonnée être l'égal de l'Incréé – c'est-à-dire d'être Dieu comme le Père qui engendre le Fils Unique –depuis que Satan a désiré cela pour que la création puisse dire de lui ce qui est dit du Verbe Incarné au début de l'évangile de Jean, — l'Evangile dicté à l'Evangéliste de l'Amour et de la Lumière par l'Esprit de Dieu, qui est cet Amour et cette Lumière

    Jésus en personne — "Tout a été fait par Lui", depuis cet instant-là l'archange foudroyé est devenu sacrilège, assassin et prédateur.

    Il était Lucifer [porteur de lumière]. Or il s'est cru Lumière. Mais "porter la lumière" est bien autre chose que "d'être la Lumière".


    La Lumière: le Fils de Dieu, le Verbe du Père, l'Incrée et l'Eternel, l'Immense et le Tout-Parfait, celui "par qui tout a été fait" n'a rien d'égal ni de commun avec la créature angélique, telle que, à l'origine, avant la déchéance sur¬venue par la prétention d'être lumière, avait été Lucifer. Lui qui, créé pour porter la lumière et les messages de Dieu, a choisi librement et volontairement d'être infidèle au Seigneur son Créateur et à sa Grâce.

    Ce fut ce délire d'orgueil, cette présomption de se croire Dieu et donc non tenu à l'obéissance et à l'adoration, qui foudroya le révolté.

    Depuis ce moment-là, Satan veut avoir son peuple à lui à opposer au Peuple de Dieu. Voilà le but que Lucifer poursuit sans répit, par haine envers Dieu, et par haine envers les créatures que Dieu aime comme un Père. Or l'intelligence que Lucifer avait avant d'être foudroyé — une intelligence très aiguë, telle qui convenait au prince des populations angéliques —ainsi que ses pouvoirs, il les a conservés même après le foudroiement divin.

    Il s'en sert maintenant pour atteindre ses objectifs. Il espionne chaque action de l'homme, il écoute chacune de ses paroles. De chaque parole prononcée et de chaque action accomplie il tire son profit. Il se sert de la constitution physique de l'individu, de ses maladies, de ses mésaventures, de ses études, de ses affections, de ses occupations, et de tout ce qu'il trouve apte à être ensemencé, pour y semer sa zizanie. Il suscite des phénomènes aptes à vous séduire et à vous faire tromper.

    Il s'agit des prodiges dont le Christ a prévenu lorsqu'il vous a prédit les derniers temps, en mettant l'humanité en garde contre ces mêmes prodiges et contre les voix des faux christs et des faux prophètes qui surgiront et apparaîtront ici et là. Ces prodiges ne seront autre chose que des embûches et des pièges sataniques. Les prophètes qui les accompliront ne seront que des prophètes de Satan, serviteurs de l'Antéchrist déjà prophétisé. Prophètes et prodiges seront suscités pour séduire les hommes au Mensonge et aux fausses doctrines de mensonge, de façon à ce qu'ils soient impréparés au moment du terrible règne de l'Antéchrist sur la Terre, et à la dernière venue du Fils de l'Homme, Christ Vainqueur, pour le Juge¬ment Dernier.


    Alors, au jour de l'élection ou de condamnation, de bénédiction ou de malédiction, il séparera les agneaux et les brebis des chevreaux et des béliers.

    De ces prodiges il est question dans la 2e épître de Paul aux Thessaloniciens (Ch. 2), et Jean en fait mention au 13e chapitre de son Apocalypse.

    Oh oui, en vérité il est astucieux, tenace, féroce, le martyre que Satan fait subir aux esprits fidèles au Seigneur!

    Mais le martyre qu'endure l'homme intérieur de la part de ses mauvais penchants individuels n'est pas moins tenace, mordant, exténuant. Il y a aussi des forces que Satan a installées partout dans le monde depuis qu'il en est devenu le prince ténébreux: il y a la triple concupiscence, la zizanie maudite qu'il sème dans les champs du Seigneur, pour nuire au blé d'élection, pour le suffoquer, le plier jusqu'à terre, ou alors le pervertir au point de le rendre capable de mépriser Dieu et de s'adonner à l'auto idolâtrie.

    La douleur aussi est un martyre. Le martyre de la douleur peut se présenter sous des formes différentes, mais il s'agit toujours de douleur, qui parfois est extrême et qui ne manque jamais dans la vie des élus.

    Douleur permise par Dieu, et qui peut venir des maladies, des malheurs, mais aussi de la rancune, de la jalousie, ou de la haine d'autrui: rancune, jalousie, et haine qui peuvent pousser jusqu'au délit matériel ou moral, en privant le prochain de la vie, de la réputation, ou de la liberté. Ces délits arrivent aussi à bafouer les droits du prochain, à l'exproprier des biens matériels ou intellectuels qui lui appartiennent. Il peut s'agir aussi des manœuvres faites pour altérer la vérité des choses, de façon à ce que l'œuvre d'un génie soit présentée comme si c'était l'œuvre d'un dément; ou que l'action d'un juste, appelé par Dieu à des choses extraordinaires, paraisse comme l'action d'un démon, ou d'un tricheur

    Douleur permise par Dieu mais condamnée par Dieu que celle qu'infligent les hommes à leurs semblables.

    Elle est infligée de mille et une façon: on torture le juste par des calomnies et par des dérisions, ou alors par des expérimentations abominables aux yeux de Dieu, réalisées sur le psychisme de l'homme pour l'affoler, le mettre en soupçon sur lui-même ou sur la valeur de son sacrifice devant Dieu, sur ce qu'il voit ou ressent; expériences réalisées sans prudence, sans charité et sans justice, car motivées par des intentions douteuses qui sont une insulte de Dieu et de sa créature, et qui font souffrir Dieu autant que sa créature; expériences illicites car elles dé¬passent la limite sacrée posée par la charité que l'homme doit à son prochain, et qui ne devrait être outrepassé, sous aucun prétexte si spécieux soit-il.

    La douleur peut aussi venir du moi, car c'en est une que de se voir faible, imparfait, si éloigné et si dissemblable de la perfection à laquelle le juste souhaite parvenir par pur amour de Dieu et pour obéir au conseil de Jésus.

    Ne vous contristez pas, âmes généreuses! Sachez vous supporter vous-mêmes comme vous supportez les autres! Soyez patients avec vos petites misères spirituelles, comme vous l'êtes pour vos petits malaises corporels. Que votre patience soit toujours accompagnée de confiance, même dans les moments, semblables aux maladies dangereuses et soudaines, où "afin que la grandeur des dons extraordinaires ne vous fasse enorgueillir, l'aiguillon de la chair, un ange de Satan est chargé de vous gifler".

    Ces penchants vous répugnent comme si des ordures vous effleuraient de tout près, ou comme si une nausée, un vomissement vous montait à la gorge. Supportez tout cela avec patience, sans consentir aux penchants, et sans perdre votre courage et vos espoirs.

    Demeurez dans la paix. Pensez à l'amour de Dieu qui vient au secours de votre faiblesse avec la puissance de sa grâce. Il vous apporte une grâce surabondante, surtout dans les heures où les instincts charnels ou l'ange de Satan se présentent. Ils vous insinuent l'idée que vous ne pouvez demeurer fidèles à la justice: que malgré tous les dons surnaturels et extraordinaires, l'homme demeure un homme, une créature chez qui la nature spirituelle divinisée par la grâce se trouve en conflit avec la nature humaine sujette aux appétits désordonnés de la concupiscence, et que par conséquent vous ne pouvez pas demeurer fidèles à la justice .

    Face à ces voix inférieures ou sataniques, qui parlent pour vous décourager, tenez-vous impassibles.

    Demeurez dans la paix, et ne vous tourmentez pas à cause de la puanteur de ces penchants, du monde et de Satan.

    Ne soyez pas troublés par l'idée que Dieu puisse s'éloigner de vous à cause de ce bouillonnement d'instincts, ou à cause des tentations qui, à l'improviste, se déchaînent en vous et au¬tour de vous. Elles ne sont là que pour vous troubler, pour vous faire douter de votre mission de véritables fils de Dieu. Seulement si vous deveniez consentants vous éloigneriez le Seigneur.

    C'est le consentement accordé à la tentation comme à l'inspiration qui fait toute la différence. Ce qui donne valeur dans le mal ou dans le bien, dans la haine ou dans l'amour, ce qui compte, c'est le consentement. Ce qui rend un acte méritoire de récompense ou de condamnation, c'est l'adhésion con¬sentie.

    S'il n'y a pas de consentement, toutes ces voix venant d'en bas demeurent des bruits inutiles. S'il n'y a pas de consente¬ment, les voix d'en haut demeurent, elles aussi, des appels inutiles. S'il n'y a pas d'adhésion au mal, vous restez fidèles à Dieu, même si vous êtes tentés de façon tellement rude que vous en succombez momentanément.
    S'il n'y a pas d'adhésion au bien, dans ce cas seulement vous péchez contre l'amour. Car l'amour aussi est un consentement.
    S'il n'y a pas de consentement réciproque entre deux êtres, l'amour ne peut naître
    S'il n'y a pas de consentement, c'est-à-dire de prompte adhésion aux voix de l'Amour éternel, la réciprocité d'amour entre Dieu qui aime et la créature qui aime peu ou mal n'existe pas.

    Alors le vrai amour ne peut se former ni grandir.

    La haine, elle aussi est consentement. Sauf que la haine n'a pas besoin de réciprocité entre celui qui hait et sa victime, mais pour naître, elle a besoin également du consentement d'au moins un complice. Je parle ici d'un péché de haine commis par la seule pensée. Or, ce complice ne peut être que votre moi, c'est-à-dire vous-mêmes qui avec votre volonté et votre raison sortez de l'ordre pour entrer dans le désordre. De toute façon, dans une relation de haine entre deux personnes, et même si la haine est motivée par des fautes certaines commises par la personne haïe, il s'agit toujours d'un rapport de désordre qui s'installe entre deux êtres humains. Il ne faut pas oublier que l'ordre est dans l'amour, que l'ordre est amour.

    Quiconque sort de l'amour, sort de l'ordre.

    Pour ce qui est de la haine de la créature envers son Créateur, il faut savoir que tout péché la contient du moment qu'il est mépris de sa loi. Mais là aussi l'élément déterminant est le moi.

    Tout comme l'accomplissement de ce qui est juste est toujours de l'amour de la créature pour celui qui l'a créée et dont elle veut accomplir amoureusement la loi en esprit et en vérité,  de même en est-il pour la haine: c'est uniquement l'homme qui en décide: c'est son moi qui est le facteur déterminant pour la haine comme pour l'amour

    Il faut bien comprendre cela: Il n'y a pas d'amour si la libre volonté et la raison de l'homme n'adhèrent pas aux commandements et aux inspirations de Dieu et ne secondent pas les désirs germés dans l'âme. Ces désirs, Dieu même les suscite dans l'esprit de l'homme pour qu'augmente toujours plus son degré de gloire. Et après les avoir suscités, Dieu aide puissamment la volonté et les facultés limitées de la créature, en sorte que l'homme puisse réaliser les saints désirs suscités à l'intérieur de son esprit.

    Mais également il n'y a pas non plus de haine de la part de la créature envers son Créateur s'il n'y a pas de consentement voulu des appétits irascibles ou concupiscibles; internes ou externes, du monde et de Satan; quand l'âme ne les seconde pas, quand font défaut soit la net¬te prise de conscience, soit le plein consentement.

    Le martyre de la douleur est toujours présent dans la vie des élus. Leur justice se manifeste, entre autres, dans leur ardeur à souffrir. Non seulement ils supportent avec résignation la douleur, mais ils la demandent comme huitième sacrement et comme neuvième béatitude, afin d'être unis à Jésus-Victime et en devenir l'image.

    C'est le sacrement non institué, c'est la béatitude qui n'a pas été proposée ouvertement par le Maître divin et Prêtre éternel. Mais ceux qui savent lire et comprendre l'Evangile, pas dans sa lettre mais dans son esprit, trouvent cette béatitude comme étant toujours proposée par les actions de Jésus, l'Homme du Sacrifice et de la Douleur. Ils trouvent ce sacre¬ment-là qui n'a pas besoin de matière, ni de forme, ni de ministre, pour devenir un signe sensible et efficace de la grâce. Il est lui-même matière et forme de grâce, soit lorsqu'il trans¬forme l'homme en victime résignée, soit lorsqu'il atteint un plus haut degré d'identification avec le divin Maître, le Très-Saint Rédempteur.

    Comment cela? C'est quand l'homme de¬vient victime volontaire et agréée de Dieu, par où il est constitué ministre de sa propre immolation: un petit christ: le continuateur du sacrifice de Jésus-Christ.

    C'est par la douleur et la mort que Jésus a été "Jésus", c'est-à-dire Sauveur. C'est par la douleur et la mort que Jésus a atteint le but pour lequel il s'était fait Homme. C'est par la douleur et la mort qu'il a réalisé le dessein de Dieu dont le but était: faire de son Fils Unique, de son Verbe, l'Homme-Dieu, pour qu'il puisse être Donateur de la Grâce et Rédempteur pour les fils d'Adam, déshérités d'un don si sublime par la faute d'Adam.

    Et c'est encore ainsi, aujourd'hui et toujours: C'est par la douleur et le sacrifice d'holocauste que l'homme sauve, pour¬suivant ainsi l'oeuvre de salut initiée par le Christ. La douleur méditée, comprise, contemplée d'un regard surnaturel, n'est pas un châtiment dû à la rigueur divine, mais une grâce de l'amour divin.

    C'est une grâce que Dieu accorde à ses meilleurs fils pour qu'ils deviennent d'autres christs, par coparticipation.

    Oui, par coparticipation au calice amer, à la douloureuse passion qui a été le joug du Christ; joug très lourd, écrasant, à partir du Gethsémani, jusqu'au Golgotha et à la Croix. Ce joug est au-delà de vos forces si l'amour envers Dieu et envers le prochain n'est pas présent en vous pour le rendre "suave et léger". Suave et léger: s'il n'est pas tel pour la chair, il l'est sûrement pour le coeur, l'âme et l'esprit.

    C'est le parfait amour que le Verbe de Dieu nourrissait pour son Père et pour son prochain qui l'a fait avancer à la rencontre de sa Croix avec une sainte anxiété d'avoir "tout achevé".

    Toute sa Vie, c'est-à-dire son Eternité de Verbe, a été un élan orienté vers ce but à achever. Sa vie entière est animée de cet élan, que ce soit encore au temps où il était avec son Père dans le Ciel, ou au moment où il est descendu dans le sein de Marie pour son incarnation; depuis sa première respiration, aux années qui l'ont vu grandir en âge, grâce, sagesse, soumis à Marie et Joseph, et de la même façon, plus tard, il s'est sou¬mis à la Loi et aux Volontés suprêmes de son Père Très-Saint, jusqu'à s'être consumé, où, en exhalant son esprit il dit:

    «  Tout est achevé". Il avait enseigné que si le grain ne meurt pas, il ne donne pas de fruit. Il est mort, lui, le Vivant, l'Eternel, pour que les grains de son épi virginal deviennent le Pain de Vie destiné aux hommes.

    La douleur et l'holocauste sont une coparticipation au sort du grain Très-Saint, Jésus, né de l'Epi - immaculé et virginal.  Elle est coparticipation à l'amour parfait du Fils de l'homme pour ses frères, au point qu'il donne sa vie pour eux. Elle est coparticipation à la sainteté du Christ, une sainteté que l'on atteint grâce aux renonciations, grâce au sacrifice, et grâce à la mort elle-même.

    Après s'être humilié jusqu'à la mort de la croix, Jésus a été exalté par le Père, et a reçu un Nom supérieur à tout autre nom. Un Nom si haut que tout doit se prosterner en adoration devant lui, soit sur la Terre, soit au Ciel.

    Ainsi, donc, celui qui par amour de son âme veut lui donner la vie éternelle et bienheureuse doit haïr sa chair et aimer même les persécutions et les infirmités qui détruisent la matière.

    Il doit pousser son amour jusqu'à aimer la croix de n'importe quel genre de martyre, matériel ou spirituel; il doit aimer la croix qui détache de la Terre et qui soulève vers le Ciel dans une élévation mystique, dans une "messe" du chrétien vraiment formé, "messe" qui transforme l'homme en hostie, une petite hostie désireuse d'être consumée avec la grande Hostie, Jésus-Eucharistie; "messe" qui transforme l'homme en un sacrifice eucharistique, de propitiation, d'imploration, de latrie'.

    Avec le martyre de la douleur, il y a celui de l'amour. Dans sa brûlante douceur, le martyre de l'amour n'est pas moins consumant que celui de la douleur.

    Oh! Le martyre de l'amour! Les exigences de l'amour! L'absolutisme de l'amour! L'amour isole dans une sainte folie la créature choisie par l'Amour, qui s'est immergée de son plein gré dans l'océan de feu de l'amour! Oh! La générosité totale de l'amour qui désormais règne sur l'esprit avec la puissance d'un maître absolu! Pourvu que Dieu en ait gloire, et le prochain soulagement, pardons et grâces, cette générosité ne mesure plus rien, ni les renoncements, ni les peines, ni les pardons, ni les secours de miséricorde destinés au corps ou à l'esprit.
    Oh! L'adhésion absolue et continuelle de la créature qui s'est donnée à l'amour, qui s'est donnée à la très sainte Volonté de Dieu!

    De ses libres volontés de créature humaine, elle ne garde qu'une seule: celle de faire ce que Dieu veut; celle de faire ce que Dieu, vivant dans les âmes qui aiment et familier avec elles, leur indique, leur ordonne, ou leur propose de faire.

    Cet amour obéissant, actif, constant, met la vie divine en vous et achève de compléter votre identification avec Dieu qui est Amour en plus d'être Esprit, comme votre âme elle aussi est esprit. Il est suprêmement Libre de vouloir, comme vous aussi vous êtes libres de vouloir. Il est Eternel, comme votre esprit lui aussi est éternel depuis qu'il a été créé.

    Cette ressemblance divine d'élans d'amour et de lumières intellectuelles est de nature spirituelle. Elle met en vous l'amour, le plus grand des commandements, qui vous fait de¬venir "dieux et fils du Très-Haut"; et cela non par suite à une prévarication arbitraire, comme celle d'Adam, qui a suivi l'insinuation du Serpent et a mordu au fruit défendu pour devenir "comme les dieux", mais en vertu de votre participation à l'essence de l'Etre Suprême.

    C'est l'amour qui fait de vous des "dieux et des fils du Très-Haut". Car l'amour implique la présence de la Grâce dans l'esprit qui aime, et la  Grâce qui est une participation à la vie divine par la capacité de l'intuition de ce qu'est Dieu, vous donne d'agir selon son vouloir, d'aimer comme vous êtes aimés.

    Elle vous prépare à voir ce en quoi vous aurez cru, à connaître le Mystère de Dieu, tous les mystères de Dieu, et tous les mystérieux motifs qui expliquent les actions de Dieu, lesquelles sont pour vous incompréhensibles parfois tant que vous êtes dans les brumes de l'exil terrestre. La Grâce vous prépare à la contemplation de Dieu face à face, à posséder la complète connaissance de toutes les Vérités, car la fusion avec Dieu dans la perfection de l'union ne saurait être célébrée qu'au Ciel, après l'épreuve et après votre élévation à la gloire dans la perfection de  l’Amour qui désormais aura atteint sa mesure parfaite, et même les trois mesures parfaites.

    L'amour est vraiment le don des dons, le moyen de garder la Grâce, de développer les vertus, d'atteindre le but ultime de votre vie. C'est pour cela que ce don vous est accordé par l'Esprit-Saint, qui est l'Esprit de l'Esprit divin, l'essence de l'amour très parfait et réciproque du Père et du Fils, et qui procède de l'attraction réciproque du Père et du Fils, de leur baiser réciproque, de leur contemplation de joie jubilante.

    La volonté humaine peut rendre très actif ce don de l'Es¬prit d'Amour. Ce don suffit par lui-même à vous faire atteindre le but pour lequel vous avez été créés: la prédestination à la Grâce et à la Gloire.

    En vérité, tous ceux qui sont poussés par l'amour deviennent "fils de Dieu" (Paul aux Romains, eh. 8, v. 16), car, par chacune de leurs actions, ils aspirent à l'amour, c'est-à-dire au bien: à Celui dont ils pressentent la présence, même s'ils ne le connaissent pas au juste, et au bien envers leurs semblables. Il vivent donc selon la loi naturelle et morale que Dieu a mise et gardée dans le coeur des hommes.

    C'est de ces gens-là que Paul écrit: "Les Gentils qui, même sans connaître la Loi, font naturellement ce que la Loi impose, sont Loi à eux-mêmes. A leur manière, ils prouvent que la crainte de la loi est inscrite dans leur cœur, témoin de leur conscience ( ... ). Lorsque Dieu, dans la personne de Jésus-Sauveur, jugera les actions secrètes des hommes, ces Gentils seront justifiés".

    En effet, tous ceux qui agissent avec rectitude, selon les prescriptions de la loi morale, démontrent qu'ils ont une âme naturellement chrétienne, ouverte au Bien et au Vrai. Par conséquent, Jésus, qui est mort pour que les hommes aient la Vie éternelle — les hommes de bonne volonté — Jésus sera la justification de ces hommes  .

    Tous ceux qui, sans rien connaître de Dieu tel qu'il est connu des Catholiques, croient fermement qu'il y a un Dieu, un Dieu juste, un Dieu pourvoyant, un Dieu qui va donner à chacun en proportion de ce qu'il au-ra mérité, ceux-là appartiennent à l'âme de l'Église. Ils lui appartiennent à cause de la charité qu'ils ressentent pour Dieu, à cause de la charité et de la justice qu'ils ont pour leur prochain et pour eux-mêmes, à cause de leur désir de Dieu, et à cause de la contrition parfaite qu'ils ont pour les fautes qu'ils ont pu commettre.

    Je vous ai dit que la douleur est le huitième sacrement et la neuvième béatitude. Maintenant, je vous dis que l'amour vraiment vécu et vraiment pratiqué, ainsi que le repentir sincère du mal que l'on a pu involontairement commettre, sont un baptême de désir. Ce baptême permet aux hommes de de¬venir implicitement membres du Corps Mystique, et comme conséquence de participer à la Grâce.

    Seulement Dieu et les hommes en qui Dieu opère connaissent les divines actions conçues pour porter les créatures humaines au salut et à la connaissance de la Vérité céleste pour laquelle elles ont été créées.

    L'amour est une sainte activité qui fait bouger toutes les forces de l'homme, les tournant vers leurs fins dernières. L'amour est sagesse. Et la sagesse est liberté vis-à-vis des choses éphémères et limitées. Or cette liberté vis-à-vis de tout ce qui vous limite et vous tient attachés à la Terre ouvre à votre es¬prit les espaces de l'infini pour que votre esprit y coure et s'y élance à la rencontre de l'éternelle Vérité.

    Celle-ci se penche vers l'être qui l'aime et qui déjà se livre à elle, dans la mesure où il est capable de la goûter et de l'aimer en tant que créature. Elle le détache des brumes de son triste exil. Elle le fait monter vers elle. Pour l'aimer toujours davantage, elle se dé¬voile à lui de plus en plus, sans toutefois le rendre détaché ou étranger aux besoins de ses frères. En effet, la personne qui est perdue en Dieu, adore Dieu, et puise en lui des grâces et des bénéfices non seulement pour elle-même, mais aussi pour ses frères. Elle les répand sur eux par une action de charité sainte et continuelle.

    Ceux qui vont demeurer fidèles à l'homme intérieur mal¬gré leurs nombreux martyres, infligés par la douleur et par l'amour, auront au Ciel le vêtement et la palme décrits par Jean. Chacun d'eux, par sa volonté propre, aura préparé son vêtement et purifié son étole dans le Sang de l'Agneau. Par son onde purificatrice, ce Sang aura effacé en eux les ombres du péché d'origine et celles dues aux imperfections terminales de leur vie.

    Les martyres qu'ils auront supportés en adhérant de toutes leurs forces humaines à l'action de la Grâce divine, reçue par Jésus Christ votre Seigneur, mais par dessus tout le martyre d'amour, leur accorderont le privilège d'être nommés vainqueurs du nom nouveau, de recevoir la manne cachée, la couronne de vie, la puissance sur les nations, et la gloire d'être assis autour du Trône sublime.

    Ils pourront se tenir éternellement devant l'Agneau, devant l'Etoile du Matin, qui les a orientés au cours de leur voyage , de la Terre au Ciel

    L'Etoile de leur matin terrestre, la même qu'ils ont invoqué à chaque battement de leur cœur par ce cri amoureux: "Viens, Seigneur Jésus! ". Ils pourront se tenir devant l'Agneau qui est aussi l'Etoile de leur matin céleste et éternel, du jour qui les verra admis à tout jamais dans le Royaume des Cieux».

    à Suivre …..leçon 26




    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

    Ste Thérèse de l' Enfant Jésus et de la Sainte Face
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Dim 6 Aoû - 20:01


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon n°26

    Samedi 12 juin -14 juin 1948.


    Romains 8.
     

    Le Doux Hôte dit :
             

    De la même façon que Dieu accorde à tout le monde la prédestination à la Grâce, et qu'Il accorde la prédestination à la gloire à tous ceux qui demeurent fidèles à la Grâce, de la même façon il justifie tous ceux qui, avec fermeté, savent rendre actifs en eux les dons que Jésus Christ leur a gratuitement accordés, laissés, ou rendus. Chrétiens non seulement de nom, ou d'après quelques signes reçus et devenus inefficaces en eux – car détruits par des péchés graves répétés et volontairement entretenus – mais par leurs actes et par leur fidélité volontaire à la loi spirituelle, ils connaissent une renaissance de leur esprit, et par le Saint-Esprit et par l'eau, signe de la Grâce. Elle purifie et enterre le vieil homme en remettant en vie l'homme nouveau. Ensuite, par l'Esprit d'Amour et par le Sang elle purifie et efface les fautes que ces baptisés peuvent avoir commises.
             

    Avec leur volonté, ces gens opèrent leur deuxième création ou "recréation" dans le Christ et pour le Christ. Sans relâche, sans se décourager par la fatigue, ils se forment sur le modèle exemplaire calqué sur le Christ, Chef du Corps dont ils constituent les membres. Le fait de constater humblement et sincèrement qu'ils sont des membres faibles, voire ignobles, n'arrête pas l'effort constant qu'ils font pour être en syntonie avec l'harmonieuse beauté qui se dégage du Corps Mystique, et surtout de son Chef, le Christ.

    Bien au contraire, c'est parce qu'ils se reconnaissent faibles et ignobles, qu'ils travaillent sans relâche pour parvenir à imiter Jésus parfaitement. De façon progressive et graduelle, ils adoptent les traits de Jésus, l'Homme parfait qui, dans sa perfection, a été l'image véritable de Dieu, assez pour pouvoir dire:

    "Celui qui  me voit, voit mon Père".

    Unis à lui, fidèles à lui, disposés par amour pour lui à "ne pas marcher d'après la chair", vous qui êtes chrétiens de fait, vous êtes justifiés par lui. Vos actions, aussi imparfaites soient-elles, deviennent bonnes parce que lui-même les recouvre de l'abondance de ses mérites infinis.
    Bien plus: à travers l'esprit de Dieu qui habite en vous, et qui revient en vous chaque fois que le Sang divin vous reconsacre comme temples en qui la Grâce-Dieu peut demeurer, vous êtes renouvelés, recréés, ressuscités, guéris, après avoir été morts ou blessés par vos péchés actuels plus ou moins graves.

    Tout donc vous vient de lui et à travers lui, qui a tout donné et tout souffert par amour pour vous. Avec son Corps innocent, devenu victime pure, sainte et immaculée, il a crucifié et consommé le Péché sur la Croix».

    (Parentèle. Interrompue à ce moment par une faiblesse plus forte qu'à l'ordinaire, je me suis abandonnée sur l'oreiller et le divin Inspirateur a consenti à ce que je me repose. Mais dès que je me suis sentie un peu mieux, le Saint-Esprit m'a donné une pensée. Dans un moment de lassitude, et suite à la faiblesse qui m'avait frappée, j'ai évité l'effort d'écrire, en me disant: "Je vais m'en souvenir".

    Il était midi. Il est maintenant 14 heures (2:00 P.M.), et je fouille en vain dans ma mémoire.


    Peine perdue! Et c'était une pensée si profonde! Je souffre dans mon esprit. L'agitation me gagne pendant que je cherche en vain ce que j'ai perdu par ma faute. Pour la première fois, j'entends l'Esprit Saint qui me dit d'une voix sévère: "Tu es devenue paresseuse depuis quelque temps. Lorsque tu es interrompue par un motif de charité, ou dérangée par l'autre, Nous sommes là pour t'aider. Mais quand tu perds une perle à cause de ta paresse, Nous ne faisons rien pour t'aider. Reste avec ta punition. Et ne cherche pas plus loin. Même si tu cherchais dans tous les livres du monde, mes mots ne pourraient plus te revenir. Ce que tu souffres, c'est la punition que tu as méritée".

    Il a raison. Mais j'étais si fatiguée! J'étais si faible que mon stylo s'échappait de mes doigts, alors que moi je tombais de tous les côtés. J'étais à peine capable de garder mes yeux ouverts; et Dieu ne m'envoyait pas sa force pour le servir, comme il fait d'habitude lorsqu'il le veut. Et pourtant... J'aurais dû écrire, selon mes capacités et mes moyens, quitte à y revenir plus tard pour tout recopier. Maintenant c'est fait, et il n'y a pas de remède. S'il manque quelque chose ici, c'est de ma faute.

    C'est vrai. Je suis si mal en point que je suis devenue paresseuse. Jusqu'à aujourd'hui, Dieu a été compatissant. Maintenant il frappe. C'est à prendre avec résignation. Chose méritée, châtiment juste).


    (Suite de la dictée du 12 juin. Aujourd'hui, c'est le 14 juin).


    «Dans son Corps Sacré, il a expié tous les péchés. Et pour que vous puissiez encore porter votre habit de noces, vêtement propre et décoré, Il s'est lui-même habillé de blessures, de meurtrissures, de douleurs perçantes et de sang.

    Le courroux de Dieu l'a frappé; le courroux causé par vos péchés, dont la série a commencé avec le Premier, qui a été le père de tous les autres, et finira avec le dernier qui sera commis. C'est sur son Corps innocent que la Justice a cloué chaque faute, en l'éteignant. Comme un faon poursuivi par une bande d'archers, ainsi a-t-il été poursuivi par les flèches de Dieu afin que chaque péché soit expié par son Sang.

    De la tête aux pieds, il n'était plus qu'une énorme blessure. Sa tête n'avait abrité que des pensées saintes, elle n'avait proclamé que des mots d'une sagesse, d'une justice et d'un amour sans égal. Ses pieds étaient les pieds du Messager de paix de celui qui, pour venir, avait franchi des distances et descendu des vallées qu'aucun homme ne pourra jamais franchir ou descendre. En effet, il avait traversé la distance de l'abîme qui sépare la nature divine de la nature humaine, et descendu jusqu'à la plus profonde étroite et sombre vallée que le péché et la douleur du monde ont contaminée, une vallée si différente du Ciel: un espace sans bornes, tout lumière, pureté, harmonie, joie, selon des proportions qui dépassent toute conception humaine. Et cela pour enfin, après tant d'épreuves, tant de fatigues et de douleurs, aboutir sur une croix. De la tête au pieds il n'a été qu'une seule plaie.

    Si les étoiles qui parsèment l'immensité du ciel ne peuvent être comptées, pareillement sont innombrables ses blessures. En effet, elles envahissent complètement l'Immense qui s'est emprisonné lui-même dans un Corps d'expiation. Chaque blessure et chaque meurtrissure était la somme de beaucoup de blessures et de beaucoup de meurtrissures, et elles ont été supportées par Celui qui, selon sa nature divine, n'était pas sujet à la souffrance et à la mort, mais qui avait accepté de devenir Homme afin d'expier les péchés du monde, faire les oblations qui rachètent toutes les impuretés, et connaître la douleur et la mort.

    Il avait accepté de s'abandonner à cette douleur et à cette mort pour donner la Vie à ceux qui sont morts à la grâce, et pour donner à tous ceux qui se maintiennent fidèles à cette grâce, la paix des fils de Dieu sur la terre et la joie infinie de la gloire du Ciel.

    Dieu le Père aurait pu se déclarer satisfait de sacrifices moins atroces et moins honteux que ceux de la flagellation et de la croix de son Fils bien-aimé, punitions réservées aux malfaiteurs et aux esclaves. La simple contrainte du Verbe lié à la chair, sa soumission aux nécessités de la nature humaine, son séjour parmi les pécheurs, les blasphémateurs, les faux adorateurs de Dieu, parmi les luxurieux, les violents, et les menteurs, pour les sanctifier le temps de son séjour parmi eux, auraient pu satisfaire la divine Justice.

    Et même l'enseignement du Christ, à lui seul, aurait pu suffire pour la conversion de l'homme du désordre du péché à l'ordre de la Loi. La fondation de la religion chrétienne aurait pu se faire par la seule permanence de l'Emmanuel en Palestine. D'autres, qui n'étaient que des hommes, ont fondé des religions qui ont survécu pendant des siècles. À plus forte raison le Christ, Verbe de Dieu devenu Homme, aurait pu fonder la religion chrétienne le temps de son séjour parmi les hommes, vu qu'aucun maître n'était Maître au-dessus de lui. Ou encore, Dieu aurait pu choisir l'homme le plus juste et lui joindre temporairement l'Esprit de son Verbe de manière à ce que la nouvelle religion soit véritablement divine en raison de sa justice et de sa vérité.

    Une seule goutte du Sang de Jésus-Christ aurait pu suffire à effacer le péché originel ainsi que les autres péchés, et  tous les hommes .

    Le sang qui a jailli pendant la circoncision du divin enfant aurait été entièrement suffisant, parce que le Fils de l'homme était l'Innocent, né de l'innocente Vierge Immaculée, et aussi parce qu'il n'était pas lié par le rite réservé aux descendants d' Abraham , membres du peuple juif.

    L'alliance entre le Fils de Marie et Dieu le Père n'était pas non plus obligatoire, puisque Jésus n'était pas un fils adopté, mais le Fils Unique du Très-Haut, engendré par Lui.

    Le Christ était homme, mais la Chair qu'il a assumée dans le temps n'a pas aboli la divinité en lui, si bien que les deux natures se sont unies dans sa Personne sans que l'une ou l'au¬tre ne subisse de changement de substance. Par conséquent, le Christ, l'Homme-Dieu, était encore Dieu, toujours Dieu pendant son existence temporelle. Il était Un avec le Père et le Saint-Esprit comme avant l'Incarnation. Il était un vrai Homme, né d'une femme par l'œuvre de l'Esprit-Saint, sans concupiscence dans la chair, et non assujetti au péché originel ni à aucun péché de quelque nature soit-il.

    Oh! Bien sûr! Ces gouttes de Sang divin auraient été suffisantes à racheter l'Humanité sans besoin d'un tel excès dans l'effusion de ce Sang! Il n'y avait nul besoin de se soumettre à de si nombreuses tortures! Mais c'est justement dans le mystère de l'union réelle des deux natures en une seule personne, dans le mystère d'un Dieu anéanti, d'abord en sa chair et ensuite dans son immolation totale, que se trouve la mesure de l'immense amour divin et celle de la gravité du Péché. Aussi est-ce dans le mystère de la Résurrection qu'il vous donne la preuve irréfutable de la véritable personnalité de Jésus de Nazareth, le Christ, l'Emmanuel, Fils de Dieu et Fils de l' Homme, sans possibilité de doute ou d'erreur.

    Parce que Dieu seulement pouvait se ressusciter lui-même dans sa nature humaine, et revenir à la vie dans un corps glorieux. Dieu seul pouvait ressusciter après une mort et une sépulture du genre que l'on sait, et ressusciter sans traces de blessures, sauf les cinq Blessures salutaires. Il était déjà "Beau parmi les enfants des Pl 45, 3 hommes", non seulement selon l'héritage acquis du côté de sa Mère, et du fait qu'il était exempt de tares conséquentes au Péché, mais aussi par don divin, un don nécessaire à sa mission et à son but. Il était donc déjà beau, mais à cause de la beauté des corps glorifiés, il est devenu encore plus beau, plus majestueux et plus puissant.

    Le moindre de ses actes aurait pu satisfaire les exigences de Dieu et lui faire atteindre son but, à savoir: la restauration de la grâce chez l'homme déchu. Dieu le Père aurait pu accomplir tout sans passer par cet abîme d'anéantissement, par ce sommet de douleur qu'il a demandé à son Fils, pour que le Péché soit effacé et que le Ciel soit ouvert à nouveau aux fils adoptifs de Dieu. Mais quelles en auraient été les conséquences? Des nouveaux péchés de rébellion, de désordre, d'orgueil, d'endurcissement, de négation, auraient replongé l'Humanité dans l'abîme dont elle avait été sortie par le Rédempteur. Ainsi donc, son œuvre de Maître, de Fondateur et de Sanctificateur des hommes aurait été nulle.

    L'humanité orgueilleuse, celle d'Israël en premier, aurait-elle courbé la tête devant la doctrine, la justice, les déclarations d'un homme, et d'un homme du peuple, du fils du charpentier, le charpentier de Nazareth? Comment l'aurait-elle pu, du moment qu'elle ne s'est pas pliée devant les prodiges de sa Résurrection et de son Ascension? Croyez-vous que le pouvoir d'un homme, même de l'homme le plus saint, et à qui Dieu se serait temporairement associé, croyez-vous que ce pouvoir aurait réussi à faire accepter une Religion si contraire, dans sa doctrine, à la triple sensualité qui mord, brûle et fait des hommes des insensés? Est-ce qu'il aurait été juste et convenable que la religion la plus parfaite fût prêchée et fondée par le simple fait de la permanence de l'Emmanuel en Palestine? Est-il à croire que le monde se serait converti par l'enseignement d'un homme, même le plus sage?

    Ces suppositions ne sont ni possibles, ni justes, ni convenables. À aucune ne convient une réponse affirmative. L'homme, par ses chicanes, son incrédulité, ses scandales injustifiés, ses folies, ses ironies sottes et irrévérentes, aurait rendu cette religion impossible à pratiquer.
    Or la Religion du Christ devait être universelle. Elle avait été prévue telle par la Pensée divine depuis l'éternité.

    Alors elle devait être appuyée, etayée et reconnue comme étant parfaite dans son unicité, perpétuelle jusqu'à la fin du temps, digne d'être suivie par tout le monde, et pas seulement par les citoyens de Palestine. Ces derniers étaient reconnus autrefois comme étant le "Peuple de Dieu," mais au cours des siècles, et surtout dans les trois dernières années de la vie terrestre du Verbe incarné, ils avaient changé au point de devenir un "Peuple d'anti-Dieu".
    Par conséquent, si l'immolation du Verbe n'eût pas été totale, il y aurait eu une disproportion beaucoup trop grande entre le péché et l'expiation, entre l'océan des péchés passés, présents et futurs de l'Humanité entière (depuis Adam jusqu'à la dernière personne vivante sur terre), et la mesure du sacrifice.

    Et donc, pour un nombre excessif d'incroyants, la preuve de la Personnalité véritable de Jésus-Christ aurait été très faible si, après avoir accompli sa mission comme Maître, Fondateur et Sanctificateur, le Christ eût regagné le Ciel sans d'abord avoir été torturé et mis à mort de la façon que l'on connaît, à la présence de gens convenus de toutes les nations et rassemblés à Jérusalem pour la Pâque. Il y avait là des juifs prévaricateurs et déicides, mais aussi des Gentils ignorants du vrai Dieu. Il ont tous été spectateurs — pour ensuite agir en témoins — de la Personnalité véritable de Jésus-Christ, Dieu et Homme, qui par son propre pouvoir était sorti vivant du tombeau où on l'avait mis et qui, après cette résurrection, était apparu à plusieurs personnes. Cela s'était produit après qu'il a été arrêté, capturé, crucifié et mis à mort par les gens de son peuple, et déclaré mort par le coup de lance d'un romain.

    Ensuite il était monté au Ciel par son propre pouvoir, à la vue d'un grand nombre de témoins venus de nouveau à Jérusalem de chaque partie de la Diaspora à l'occasion de l'imminente Fête des Moissons, appelée aussi des sept semaines, et plus tard Pentecôte. Et il y avait parmi eux de vrais juifs, des prosélytes, et aussi des familles mixtes, composées de Juifs et de Gentils.

    Tout a sa raison d'être dans les choses que Dieu décide ou permet, et cette raison est parfaitement bonne. C'est pour cela que le Christ a été immolé un vendredi de Pâque. C'est pour cela qu'il est ressuscité alors que les gens assemblés pour la même Pâque étaient encore très nombreux.

    C'est pour cela qu'il est monté au Ciel quarante jours plus tard alors que la ville débordait de pèlerins revenus pour la fête de la Pentecôte, ou y étaient restés sur place pour accomplir le double rituel de la présentation de chaque mâle dans le Temple à l'occasion des deux fêtes du printemps.

    Ces pèlerins, en rentrant ensuite chez eux, dans leurs villes respectives de la Diaspora et d'ailleurs, ont répandu partout où ils vivaient la nouvelle des prodiges dont ils avaient été témoins. Sans même s'en rendre compte, ils ont servi à répandre la vérité dans le monde, à propager la nouvelle que Jésus de Nazareth était le Fils de Dieu,


    Celui qui avait été préannoncé par les Prophètes, le Messie attendu, le Sauveur et Rédempteur. Ponce Pilate, lui aussi, a servi ce même but dans son rapport à Tibère César sur le procès et la condamnation "d'un juif nommé Jésus, exécuté par volonté populaire, car accusé de vouloir subvertir la nation en encourageant les gens à ne pas payer les impôts à Caesar, et qui prétendait qu'il n'y avait qu'un roi au monde et que ce Roi était  Lui :  "Jésus"

    . Si, et d'autres légionnaires, ont vu la douceur du caractère de Jésus et la majesté qui transparaissait du Martyr sous le vêtement de blessures qui le défigurait.

    Ces légionnaires ont entendu les mots solennels qu'il a prononcés lors de l'interrogatoire du Proconsul, puis ceux qu'il a prononcés le long du chemin douloureux, et enfin sur la Croix. Ils ont aussi été témoins des prodiges qui ont accompagné sa mort.
    Tout et tous ont servi à témoigner que Jésus de Nazareth était le Fils de Dieu.

    Observez, ô hommes, et méditez sur les temps et les circonstances où se produisirent les événements principaux qui concernent le Christ. Sa naissance a eu lieu au moment où un
    Luc 2, 1-7 édit de l'empereur Tibère César ordonne aux Juifs des quatre
    coins du monde d'aller s'enregistrer dans leur ville d'origine.

    Sa mort, sa résurrection, et son ascension surviennent alors Ex 12, 21-27; que, par ordre de la loi de Moïse, tous les enfants d'Israël se rassemblent autour du Saint du Temple de la Ville sainte.

    C'est l'Humanité qui doit être sauvée par ce Bébé qui repose dans une crèche. Et l'Humanité, représentée non seulement par des citoyens de la Palestine, mais aussi par des Juifs installés dans d'autres territoires, se rassemble pour cette circonstance dans la nation où ce Bébé naît sur terre.

    C'est l'Humanité qui doit être rachetée par l'Agneau de Dieu, l'Agneau sans tache qui meurt sur la croix. Voilà donc que pour l'heure de son immolation, cette Humanité se rassemble dans la ville déicide et homicide, de façon à pouvoir constater le crime perpétré dans le temps et selon la manière annoncés par les Prophètes pour le Roi Messie: pour l'Homme-Dieu.

    Et c'est encore cette Humanité qui, troublée par l'agitation et le remords, les doutes et les déclarations, a besoin d'être confirmée dans sa Foi. Elle sera présente quand la Victime, en vain mise à mort, ressuscite au milieu des secousses du deuxième tremblement de terre. Quand le tombeau se vide du Vivant, tous reçoivent la réponse, apaisante ou angoissante de la part du Dieu Un et Trine aux questions que chacun se po¬sait à propos de l'Homme de Nazareth.

    L'Humanité travaillée par le doute, car toujours orgueilleuse et méchante, est présente ensuite en ce matin radieux du mois de Nisan, alors que Celui qu'on n'a pas voulu écouter ni reconnaître pour ce qu'il était, et qu'on a même tué dans l'es¬poir d'en faire taire la voix, monte au Ciel, Charité éternelle et Parole qui toujours parlera et toujours allumera d'amour pour lui tout homme de bonne volonté. L'Humanité le voit monter au Ciel en plein jour, plus éclatant que le soleil même dans l'éclat de beauté resplendissante des corps glorieux.
    Et finalement c'est une Humanité encore chancelante, Actes.  2,1-36 après tant d'épreuves, qui est présente au miracle de la Pentecôte , l' épiphanie  de l' Eglise enseignante .

    Cette Eglise débute  son magistère remplie de sagesse et infaillible dans les vérités de la Religion. Non pas en raison de ses capacités, mais parce qu'elle a été remplie de l'Esprit Saint, l'immatérielle Troisième Personne de la Triade Éternelle, descendue sur la Terre. Ainsi qu'en avait fait promesse la Deuxième Personne avant la consommation de son Sacrifice et avant son ascension au Ciel. C'est de là que l'Esprit Saint est descendu par volonté de la Première Personne et de l'Amour unique et trinitaire qui, en lui-même, veut ce que les Deux autres veulent, puisqu'ils sont une seule Unité en trois Personnes.

    Les œuvres de Dieu sont des œuvres de vérité et de lumière. Elles se réalisent dans la lumière et elles s'affermissent dans la vérité. La vérité aime et cherche la lumière. La lumière fait resplendir la vérité même aux yeux qui veulent rester aveugles. Et ceci pour qu'on ne puisse pas dire: "Nous n'avons rien vu". Et la condamnation qu'ils recevront par le Juge divin sera motivée par leur mauvaise volonté. Ils l'auront méritée pour avoir volontairement et obstinément voulu rester aveugles face à la vérité.

    Dieu, dans sa volonté d'amour, agit de façon à ce que tous puissent avoir accès à la Vérité, et ainsi parvenir au salut. Le désir de Dieu est que tous parviennent au salut. La gloire pour tous est son soupir éternel. Le rejet du salut et de la gloire par un trop grand nombre est sa douleur infinie.

    Pour que les personnes de bonne volonté soient justifiées, aient le salut et la gloire, Dieu le Père a envoyé son Verbe parmi les hommes. Il l'a vêtu d'un Corps pur, saint et immaculé, pour que la Sagesse divine parle aux multitudes et les instruise. Il a envoyé son Agneau pour qu'il soit sacrifié, et qu'il rachète ainsi l'Humanité du Péché, obstacle qui empêchait l'homme de profiter de la Grâce. Il a envoyé son Fils pour que les hommes soient recréés à la vie surnaturelle, en suivant le chemin tracé par son Fils, le Christ, pour qu'ils atteignent le Royaume des Cieux, la connaissance de Dieu, sa vision, la Vie éternelle et glorieuse la fin pour laquelle ils ont été créés».



    " Celui qui me voit , voit Mon Père

    à suivre .
    .
    .



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 8 Aoû - 7:21

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n° 27


    6 janvier 1950.

    L'Esprit Saint dit:

    «Ecris. Et que ceci soit la réponse aux sottes insinuations de certains. Réponse sera le prolongé silence (18 mois), et réponse sera la nouvelle parole.

    Réponse sur le long silence. Réponse qui dit aux gens qui te calomnient qu'en toi il n'y a pas de volonté d'écrire ou de ne pas écrire, mais seulement volonté d'obéir à Dieu.

    S'il parle, tu écris. S'il se tait, tu n'écris pas. Car tu n'es pas simulatrice des choses extraordinaires.

    Tu n'est pas une folle qui prend pour surnaturelles des paroles et des visions de délire. Tu es l'instrument, le haut-parleur. Un instrument est inerte jusqu'au moment où l'artisan le prend entre ses mains pour lui faire faire un travail. Un haut-parleur n'a pas de voix si la Voix ne le remplit d'elle-même dans le but d'être répandue dans le monde. Voilà ce que tu es, et rien d'autre

    Réponse, après le long silence, est aussi la nouvelle parole, pour dire la vérité aux aveugles aux yeux recouverts d'écailles - écailles de leur nature charnelle - et qui voient selon leur mauvaise pensée et non selon la réalité, car ils sont aveugles. Ils voient de l'extérieur et ne savent pas ce qui se passe entre l'Esprit divin et l'esprit du serviteur de Dieu. Ils voient le silence apparent, mais il n'est pas en leur pouvoir de pénétrer les divines raisons de ce silence, car l'homme charnel ne peut pénétrer avec sa pesante opacité les mystères de la Lumière devenue Parole.

    Maintenant je dis qu'après tout ce silence je parlerai pour répondre à ces sots. Mais puisque je suis Dieu, et Dieu de bonté, je n'exercerai pas de contraintes sur toi, victime qui te consumes toujours plus. J'adapterai ma Parole à tes possibilités physiques, et donnerai  ainsi une nouvelle leçon aux coupables contre la charité et la justice, et donc contre Dieu

    . En n'agissant pas avec charité et justice à l'égard de toi, malade, ils pèchent deux fois contre le double amour, que la Loi ancienne et le Verbe incarné ont proclamé être le premier commandement. Sans celui-ci les autres commandements ne peuvent pas être vrais, vivants. Elles sont vaines, fausses, mortes les formes du culte littéral, formel. Elles sont comme un cadavre. Elles seront jugées sans valeur pour la paix et la gloire. Ce qui est vie divine, ce qui divinise même un simple sourire et en fait un objet de récompense future, c'est l'amour. L'amour seulement.

    Ce n'est pas sans le conseil divin que les leçons se sont arrêtées au verset 4 du 8, chapitré aux Romains, pour continuer après 18 mois avec le verset 5 du même chapitre. Jusqu'au 41 verset on parlait de toi et de tous ceux qui te ressemblent. A partir du 5e verset on parle d'eux jusqu'au 7'. Et la leçon est reprise à ce point, une leçon juste pour l'heure actuelle.

    Même le clignotement de vos paupières est réglé par la sagesse de Dieu».

    à  suivre …leçon 28


    Maria Valtorta et ses écrits " Tu es l' Instrument "



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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 9 Aoû - 6:56


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n° 28 :


    Jeudi 19 janvier 1950.    

    Romains 8, 6-8.

    Harmonie et désordre - Tout est harmonie dans la Création, à l’image de Dieu - Le Paradis terrestre - Lucifer a créé le désordre, le péché et l'enfer - Le Ciel est resté Ciel, mais le désordre était né - Toute cette peine millénaire vient d'un désordre créé au Ciel par un rebelle, et d'un consentement au même désordre - Dieu appelle. Satan lui aussi appelle.

               
    « La perfection est amour. L'amour est harmonie. L'harmonie est ordre.    

    Il n'y a pas d'harmonie là où l'ordre a été troublé. Il n'y a pas d'amour là où a été troublée l'harmonie. Il n'y a pas de perfection là où l'amour vient à manquer.

    En toutes choses et actions, c'est ainsi que cela se passe : qu'il s'agisse de choses humaines ou, à plus forte raison, de choses qui dépassent l'humain. Si les chanteurs ou les musiciens n'observaient pas strictement les lois musicales qui régissent le temps et le ton, une musique vraiment harmonique ne serait pas possible. Au lieu d'avoir une musique harmonieuse et agréable, il en résulterait une rumeur discordante qui mettrait en fuite les auditeurs.        

    Si l'amour manquait parmi les membres d'une famille, d'une société, d'une nation, ou d'une assemblée de nations, l'harmonie morale ne pourrait plus exister. L'absence d'amour, autrement dit le désordre dans les relations mutuelles, apporterait la division et la ruine dans la famille, la fin d'une société, la ruine dans la nation, la guerre parmi les nations.      

    La perfection qui règle les lois de la vie et la perfection des mœurs ne peut plus subsister si l'amour vient à disparaitre, c'est-à-dire l'harmonie et l'ordre qui sont à la base de tout ce qui est bon.              

    Pour cette raison, la Perfection infinie et éternelle a créé toutes choses et toutes créatures dans l'harmonie. Depuis le début de son existence, toute la Création peut être considérée comme une sublime harmonie pour ce qui est des lois éternelles qui règlent le cours des étoiles et des planètes, le changement des saisons, ainsi que la reproduction continue des espèces animales et végétales, de façon à ce que rien ne manque de ce qui est nécessaire à la vie de l'homme sur la terre. La Perfection est Amour, elle est Ordre, elle est suprême Harmonie.

    Cette Perfection qui est Amour, qui est Ordre, qui est Harmonie, est si suprêmement parfaite, qu'elle est à la fois Une et Trine sans que cela porte à l'annulation ou à la confusion d'une Personne ou des Personnes. Elles restent bien distinctes alors qu'elles fusionnent dans l'harmonie de l'Amour unifiant.

    Cette même perfection se retrouve, en forme différente mais toujours dans l'ordre, dans le Verbe fait Chair, en qui la Divinité et l'Humanité se sont jointes sans se confondre ni s'écraser l'une l'autre: chacune des deux entités persiste à être ce qu'elle est, sans séparation entre le Fils et le Père, sans privilégier l'Humanité du Christ en raison du fait qu'il est Dieu.    

    Achevée sans effort, parce que réalisée de façon ordonnée, la création aurait continué sans efforts de la part des créatures si le désordre n'était pas venu briser l'harmonie du Ciel avec la rébellion de Lucifer, et celle de l'Eden avec la rébellion de l'Homme-Adam.

    "Eden" était le nom du lieu où l'homme avait été créé et placé afin de pouvoir s'y multiplier avec sa compagne. De même que "Ciel" était appelé le lieu où les Anges, esprits purs, avaient été placés pour adorer et servir dans les siècles des siècles le Dieu qui les avait créés. Eden signifie "jardin", ou un lieu de délices. Ciel signifie "Royaume de Dieu", ou un lieu de sainteté et de joie. Si l'ordre n'eût pas été volontairement brisé par les créatures à qui Dieu avait donné l'existence et un lieu pour vivre dans la joie et les délices, l'Eden serait resté Eden pour tous les descendants de l'Homme-Adam, et l'Enfer n'existerait pas.          

    Par un don sublime, l'ange avait la connaissance des futurs mystères et des futures œuvres du Seigneur, œuvres que Lucifer, bien que sublime parmi les anges, n'aurait jamais été capable d'accomplir. Au lieu de contempler avec des sentiments d'adoration le Pouvoir infini et la Charité de son Créateur – et cela aurait été "vie dans l'ordre, vie dans l'harmonie des bonnes impulsions intellectuelles" – ce fut lui le premier, l'ange qui dans une folle rébellion, s'est insurgé contre son Seigneur. Cette révolte tua, en lui et en ses partisans, la charité, l'ordre et l'harmonie.

    Et il a créé. Oui, lui aussi a créé. Mais quoi? Il a créé le désordre, le péché, l'enfer. Ce que pouvait créer un être qui s'était mis contre Dieu.        

    Les impulsions et les instincts de la nature humaine étaient des éléments ordonnés et bons à leur origine. Ils étaient agencés selon une harmonie réciproque, bien adaptée au but final pour lequel l'homme avait été créé. Leur désordre fut la création de Lucifer, le rebelle. À l'heure de la céleste création des anges, Lucifer, qui avait été « la splendeur du matin »[1], s'était cru « semblable au Très Haut ». Depuis, il avait entrepris « d’élever son trône » au-dessus des cieux (Isaïe 14).  

    Le péché contre l'amour, c'est-à-dire l'orgueil de l'intellect et du cœur, à partir duquel l'homme-Adam innocent est devenu coupable, le péché terrible du moi qui veut « devenir semblable à Dieu » (Genèse 3, 5) ce péché a été créé par Lucifer qui, plus tard, séduisit l'homme au même péché, en le rendant semblable à lui dans sa rébellion contre le Seigneur.    

    L'Enfer, le lieu d'éternels et inconcevables tourments dans lequel se précipitent ceux qui vivent dans la haine du Seigneur et de sa Loi, cet Enfer a été créé à cause de lui, l'Archange rebelle. Avec ses partisans, il a été foudroyé par le divin courroux, et terrassé par les anges fidèles. Foudroyé, car dépouillé désormais de la puissance de son état de grâce, et « précipité au fond de l'abîme » (Isaïe)[2].

    Dans cet abîme, son terrible feu de haine, sa lumière et sa flamme désormais horribles, si différentes de la flamme de grâce et d'amour reçues lors de sa création, ont allumé un feu éternel qui est d'une atrocité inimaginable.    
             
    Le Ciel est resté Ciel, même après la révolte et la chute des rebelles. Parce que dans le Royaume de Dieu tout est fixé par des lois éternelles. Une fois chassés les superbes, les rebelles, les auto-idolâtres, dont l'habitation est la mare brûlante de l'enfer, la sainteté, la joie, l'amour, l'harmonie, l'ordre parfait, y sont en fête éternelle.        

    Mais désormais, le désordre était né et, avec lui, le péché, la douleur et la mort s'étaient glissées insidieusement parmi les délices de l'Eden, en y injectant leur venin. L'ordre, l'harmonie et l'amour ont été troublé. L'intellect, la volonté, les sensations et les instincts corrompus parvinrent à éveiller le mauvais appétit, à détruire l'innocence et la grâce, à donner du chagrin au Créateur, et à faire de ce Couple, jusque-là surnaturellement et naturellement comblé, deux malheureux.

    L'homme a été condamné à tirer laborieusement son pain d'une terre désormais maudite et produisant épines et tribulations. La femme condamnée à enfanter avec peine, à vivre dans la douleur et dans la soumission à l'homme. Les deux ont été condamnés à connaître la souffrance d'avoir un fils assassiné, la honte d'être les parents d'un fils fratricide, et enfin d'expérimenter les douleurs et les affres de la mort.  
               
    Toute cette peine millénaire vient d'un désordre créé au Ciel par un rebelle, et d'un consentement au même désordre qui, dans le jardin d'Eden, fut proposé aux deux premiers habitants de la Terre par celui qui désormais n'est qu'un serpent maudit. Jamais plus la perfection initiale, l'amour, l'harmonie et l'ordre ne purent renaître après que l'ange et les deux créatures innocentes eurent choisi le Mal plutôt que le Bien suprême.      

    Pas même le sacrifice d'un Dieu, qui s'est fait homme pour racheter le genre humain, n'a rétabli l'état d'ordre primordial, l'harmonie, l'amour et la perfection. La Grâce répare, mais la blessure reste. La Grâce vient au secours, mais les penchants mauvais demeurent en place.          
    Si la faute originelle n'avait pas eu lieu, il aurait été doux et facile pour les humains d'atteindre le Royaume ale Dieu, mais maintenant ils doivent « se faire violence" pour atteindre ce Royaume ». Violence sainte contre violence démoniaque. Car, à partir du moment où le Péché a été commis, le Bien et le Mal marchent côte à côte, et les deux se font la guerre autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'homme.

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre28.htm


    à suivre  ….Leçon 29



    Toute la Création est une sublime Harmonie



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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Jeu 10 Aoû - 7:15


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )

     


    Leçon n° 29 :


    Jeudi 26 janvier 1950.
             

    Romains 8, 6-8.    

    Personne n’échappe au désordre provoqué par Lucifer et nos premiers parents   Pas même la Vierge Marie pourtant conçue sans péché . De ce moment, l’amour a été contaminé . Après la Faute, l’homme a reçu l’intelligence, la conscience, la foi  La Bonne Volonté annoncée par les anges . Chaque action de l'homme trouve son origine dans sa volonté . Mieux vaut un désir enflammé d’amour qu’un activisme fébrile.

    « Personne n'échappe à ces conséquences douloureuses du désordre d'un ange et à ceux de vos Premiers Parents.      

    Pas même le Fils de l'Homme, le Très Saint Verbe de Dieu, qui, sans connaître le péché n'a pu éviter l'assaut du Tentateur et n'a pas été exempté ainsi des conséquences de ce désordre. Tel le bélier expiatoire, chargé des péchés de tous les hommes, chassé pour mourir hors de la Sainte Cité, dans le désert des déserts, il connut l'abandon, non pas de son peuple seulement, mais des amis, mais jusqu'à celui de son Père. Lui qui est Dieu, l'Éternel, le Très Pur, et donc exempt des suites de la Faute, il a connu la douleur et la mort.    

    Non plus la Vierge Marie, la Sans Tache par privilège divin et par héroïque fidélité, n'a échappé à la loi de la souffrance, conséquence du péché. Il est vrai qu'elle n'a pas connu la mort physique, puisque son esprit se sépara de son corps dans une impétueuse extase contemplative. Et celle qui ne devait pas connaître la pourriture de la chair pour n'avoir pas connu la pourriture bien plus grave de la Faute et des péchés, devait entrer au Ciel comme une Reine, avec sa chair glorifiée, conjointe de nouveau à son âme très pure. Cependant elle connut et elle savoura l'amertume de la mort du cœur, en voyant expirer sur une croix son Dieu et son Fils.        

    Ainsi donc parmi les hommes personne n'a été exempté des conséquences de la Faute originelle, qui a violé à jamais l'ordre établi par Dieu, en altérant l'harmonie qui existait entre les créatures et le Créateur, et en souillant l'amour. Au début l'amour était saint. Après la Faute il a été contaminé par de faux amours, c'est-à-dire par la fermentation des passions charnelles facilement désordonnées qui poussent dans l'imperfection et dans la mort spirituelle l'âme humaine, créée pour la gloire.            

    Ces conséquences sont-elles irréparables ? Sont-elles un obstacle au Ciel pour les enfants d’Adam ? Non. Si les signes de la Faute originelle sont ineffaçables, si la souffrance et la mort demeurent comme punition, si les instincts charnels demeurent, et cela malgré la Rédemption, et malgré l'institution des Sacrements qui redonnent la Grâce aux descendants d'Adam, ce n'est pas pour cela que le Ciel est fermé. Non. La gloire n'est pas niée à ceux qui savent héroïquement parvenir à la sainteté.    

    Parmi les nombreux dons laissés à l'homme après la Faute, ou restaurés après la Rédemption, l'homme a reçu de Dieu l'intelligence, la conscience, la Loi.      

    L'intellect est capable de distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais. La Loi divine, elle, l'aide à distinguer encore mieux: elle indique l'un et l'autre et vous instruit sur les pourquoi et les comment vous pouvez et vous devez vouloir faire le bien et ne pas vouloir faire le mal.    

    La voix de la conscience pourrait être appelée "voix de Dieu lui-même qui parle à l'intérieur de l'homme", - c'est une autre forme d'aide, non seulement pour encourager la volonté à faire de bonnes actions ou à s'abstenir d'en faire de mauvaises, mais aussi comme source de repentir qui pousse l'homme à réparer le mal commis, de façon à ce qu'il puisse retrouver la Grâce de Dieu, perdue en péchant.    

    Elle aussi, Dieu l'a donnée à l'homme. Et pour que les actions de l'homme aient du mérite, Dieu lui a aussi donné, avec la conscience, une volonté libre. L'homme peut faire ce qu'il désire. Le bien comme le mal. Dans son choix de l'un ou de l'autre, il passe le test qui le confirmera dans la Grâce ou le chassera hors de la vraie Vie.

       
    À Bethlehem, la nuit de la Nativité, les paroles angéliques n'ont pas été seulement des paroles de joie et une promesse. Pour les hommes de l'époque et pour ceux des temps à venir, elles ont été l'annonce d'une leçon à savoir que cet Innocent posé dans la crèche, et dont la destinée était celle de mourir sur la croix, était, oui, le Prince de la Paix, le Prince des siècles à venir, le Sauveur, le Messie, Joshua, celui qui avait été promis aux Premiers Parents au moment de leur condamnation, le Rédempteur, le très saint Pontife Éternel de la religion vraie et parfaite, mais que pour être tout cela pour les innombrables descendants d'Adam, il fallait que ceux-ci fassent preuve de "bonne volonté".          

    Grâce à cette bonne volonté, le sacrifice d'un Dieu qui s'incarne et du Fils de l'Homme qui meurt sur la croix ne resterait pas inutile pour les particuliers êtres humains. Avec elle chaque être humain aurait trouvé la paix, la vraie paix. La paix du cœur, au cours de son exil sur la Terre. La paix de l'esprit, et plus tard celle de l'esprit et du corps ressuscité, dans le Royaume des Cieux. La paix d'un bonheur sans limites. Paix entre les hommes, paix entre les pays et les villes, paix entre les nations. La bonne volonté des hommes est la condition essentielle pour que la venue du Christ porte les fruits en vue desquels le Père l'a décrétée.  

             
    Entre les voix opposée du bien et du mal, Dieu laisse que le mal opère pour tester les hommes. Du Mal même il tire, pour ses fils adoptifs - héroïques à vaincre le Mal et à vouloir le Bien, - motif de leur gloire éternelle. Chaque action de l'homme trouve son origine dans sa volonté. Si sa volonté est bonne, l'homme fera de bonnes actions, ou du moins il désirera fortement de les faire. Si sa volonté est mauvaise, l'homme fera des mauvaises actions, ou du moins il désirera fortement de les faire.    

    Ici, ma chère âme, je te rappelle le mot que l'Amour Éternel a autrefois gravé dans ton esprit avec des caractères ineffaçables. C'est de là qu'il resplendit comme un phare qui éclaire ta vie et le chemin qui te conduit à ton Amour, à Dieu. « Il ne suffit pas de ne pas faire mal. Il faut aussi ne pas désirer de le faire ». C'est à toi que cela a été dit. Pour te conduire au point où tu es rendue, et au point où encore tu parviendras.  

    Il faudrait qu'on le proclame partout, qu'on le prêche. Qu'on l'écrive dans les livres, dans les églises, et surtout dans les âmes. Il faudrait que tous sachent bien car celui qui désire faire le mal aujourd'hui, le fera certainement demain. Pour cette raison le Verbe dit: « Celui qui regarde une femme avec convoitise, est déjà adultère dans son cœur ». Et celui qui désire faire le bien aujourd'hui, et le désire chaque jour, est vraiment comme s'il le faisait déjà, même si la maladie ou d'autres obstacles l'empêchent de passer aux actes.  

     Un désir enflammé d'amour pour que Dieu soit aimé, connu, servi, ou pour qu'un pécheur se convertisse, peut gagner à Dieu un nombre d'âmes supérieur à celui que pourrait gagner un activisme fébrile, mais dépourvu d'amour pur, et donc de sacrifice caché.

    Car un désir enflammé d'amour pour que Dieu soit aimé et les âmes sauvées, se fusionne tellement avec le soupir et le désir éternel du Père, du Fils et du Saint-Esprit, que la créature humaine devient « une chose unique et indivisible » avec Dieu. Elle coopère à la gloire du Père, à l'œuvre du Fils rédempteur, et à celle de l'Esprit Saint sanctificateur.  

    Les hommes de bonne volonté qui vivent ainsi, avec leurs bonnes actions ou avec le désir de les réaliser qui les martyrise - désir qui parfois est plus dévorant que les actions elles-mêmes - ces hommes-là possèdent la sagesse de l'esprit, pratiquent la loi de la Charité et celle du Décalogue divin, et parviennent à la gloire éternelle.

    Vrais fils de Dieu, vivant selon l'esprit, bien qu'obligés de lutter contre les assauts du mal et de la chair, ils restent fidèles à l'ordre, à l'harmonie, à l'amour de Dieu et du prochain, et finissent par se fondre avec la Perfection éternelle. Tandis que ceux qui choisissent volontairement la sagesse de la chair, ennemie de Dieu et de sa Loi, après un triomphe terrestre impur et transitoire, se retrouvent face au désespoir des êtres repoussés par Dieu, face à l'horreur de l'Abîme dont le roi est Satan ».  

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre29.htm

    à suivre ....

     



    _________________


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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Ven 11 Aoû - 7:14

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon no 30


    29 janvier 1950.

    Rm 8.

    L'Auteur Très-Saint dit:


    «L'Apôtre s'adresse ici aux enfants de Dieu. L'Amour lui aussi s'adresse à eux. Il s'agit du même Amour qui a déjà ins¬piré Paul, et qui inspire, instruit et sanctifie tous les êtres qui aiment Dieu.

    En eux aussi persiste "la loi du péché" depuis que la chair a voulu goûter au fruit défendu.

    Parmi les serviteurs de Dieu, aucun n'est resté sans con naître ce joug, cette chaîne, cette "écharde", dont Paul lui-  même fait mention, lui qui a été ravi au troisième Ciel et y a entendu les mots secrets, mais pas pour cela n'a été dispensé des sollicitations de la chair et des assauts de "l'ange de Satan". Jaloux de la sainteté de Paul, cet ange s'est acharné à la tourmenter dans sa chair.

    Eh bien, l'Apôtre inspiré, qui avait pénétré dans les mystères de Dieu sans pouvoir répéter "les mots secrets" qui lui avaient été révélés, ne se plaint pas de ces assauts et de ces stimulations. Il ne lève pas des plaintes au Seigneur qui les a permises. Ayant "l'esprit du Christ en lui", il comprend la raison surnaturelle d'amour et de justice qui consent à ce que ces assauts et ces tentations aient lieu après "la grandeur des révélations". Il accepte la réponse de Dieu et proclame: "Par conséquent je me glorifierai de mon infirmité afin que le pou voir du Christ demeure en moi".

    Cela vous permet de voir de quelle façon un homme, en qui sont présentes les deux natures, nature charnelle et nature spirituelle, loi charnelle et loi spirituelle, peut vivre selon l'esprit. Il le peut s'il a en lui le pouvoir de l'esprit du Christ. La Grâce et la bonne volonté contribuent à tenir l'ordre entre la partie charnelle et la partie spirituelle, toujours opposées l'une à l'autre. Mais ce qui établit un être humain dans la loi de l'esprit, ce qui l'affirme et le confirme dans la vie de cet esprit, c'est l'inhabitation du Christ en lui, c'est le fait de vivre dans le Christ, qui est Vie, qui est Vigne mystique qui alimente ses branches.

    C'est le fait de vivre dans le Christ, Tête du Corps mystique. Dans ce Corps, qui est composé de l'union de tous le catholiques rendus vivants par la Grâce divine et par leur bonne volonté individuelle héroïquement pratiquée, agissant à chaque instant avec Lui, comme Lui, à travers Lui, et demeurant vivants grâce à cette union ou plutôt, à cette fusion avec le Christ.

    Dans les paragraphes qui suivent, se trouve toute la doctrine de Jésus, qui est la doctrine de Paul:

    "Je suis la vraie Vigne, et vous en êtes les branches. Si la branche ne reste pas unie à la vigne, elle ne peut donner aucun fruit. Si un homme demeure en Moi, et Moi en lui, il porte beaucoup de fruits.

    . Il sera capable d'accomplir les œuvres  que je fais, et même davantage. Mon Père vous accordera ce que vous lui demandez en mon Nom. Moi même je ferai en vous  ce que en mon Nom vous me demandez.

    . Et l'Esprit de Vérité, qui procède du Père, demeurera en vous et vous instruira sur toute vérité".

    Il a dit cela après le départ du Traître, qui n'était pas digne d'entendre d'autres paroles de Vie, les plus sublimes. Il était déjà l'équivalent d'un cadavre, d'un être impur, le partisan du compromis entre le Christ et Satan. La Parole était Vie pour ceux qui l'accueillaient, et qui de cette façon conquéraient le droit de devenir "fils de Dieu", mais elle devenait Mort pour ceux qui, l'ayant connue, ne l'ont pas accueillie avec une intention  pure, ou l'ont condamnée et vendue, après avoir espéré  d'elle une gloire humaine.

    En vérité, à présent aussi cela se passe ainsi. Ceux qui se servent du Verbe pour bâtir leur gloire humaine des profits humains, ou qui s'efforcent de le faire, ll encore plus que ceux qui n'ont pas connu le Verbe.

    Au regard très juste de Dieu, la loi naturelle et les bonnes œuvres accomplies par ceux qui n'ont pas connu la Parole, seront pour eux un moyen de récompense chaque fois qu'ils les auront accomplies pour honorer la divinité telle qu'il leur a été donné de la connaître.

    Malheur à celui qui aura "beaucoup reçu" sans avoir beaucoup donné! Malheur à celui qui aura voulu servir Dieu et Mammon en même temps! Malheur à ceux qui, après avoir reçu directement ou indirectement un charisme extraordinaire de la part de Dieu, s'en servent pour marchander, et faire des affaires destinées à satisfaire leur soif immodérée de gloire humaine et d'argent!

    La doctrine de Paul elle aussi se trouve en cette leçon. La profonde doctrine du Corps mystique.

    "Vous êtes le Corps du Christ. Vous êtes des membres unis  à d'autres membres. De même que le corps est unique malgré ses nombreux membres, et tous, bien que nombreux, forment un seul corps, ainsi en est-il du Corps mystique du Christ ( ... ). Le Christ est la Tête du Corps de l'Eglise ( ... ).

    Même les membres qui semblent les plus faibles sont très nécessaires ( ... ). Dieu a arrangé le corps de façon à ce que l'honneur le plus grand soit donné aux membres qui n'en avaient pas ( ... ), mais qui "sont devenues dignes d'honneur grâce à leur inhabitation vivante dans le Corps mystique, et grâce à la inhabitation  vivante du Christ en eux.

    Dans le Christ se trouve la plénitude de la divinité et de l'union avec le Père et le Saint-Esprit. Ce même Esprit, c'est lui qui "intercède (pour les membres) avec des gémissements ineffables". Le Père "sait ce que désire son Esprit Saint", et le Fils bien-aimé, qui vit dans le vrai chrétien par son esprit présent dans le coeur des enfants de Dieu, crie: "Abba - Père".

    Voilà donc qu'en dépit de l'opposition chair-esprit, malgré tout ce qui sépare les lois de la chair et celles de l'esprit, et malgré les assauts sataniques, il devient possible à l'homme de se garder dans l'ordre, l'harmonie et l'amour, et d'atteindre la perfection et le Ciel.

    Le corps restera toujours un corps. Il connaîtra toujours les penchants de la chair, de même qu'il connaîtra la mort à la fin de ses jours. Mais le corps sera rendu soumis à l'esprit. Le Christ qui l'habite le rend fort, juste et vivant de cette deuxiè-me vie qui est surnaturelle et qui ne connaît pas la mort.

    Celui donc qui vit dans le Christ, par le Christ, avec le Christ, ne périra pas. Il ne sera pas précipité dans l'abîme. Oui, il aura à soutenir des combats. Oui, il lui arrivera même d'être parfois terrassé, mais non de façon définitive. Après chaque déconfiture il se relèvera plus fort qu'avant, jusqu'à la résurrection définitive, celle qui ne connaîtra pas de fin.
    Même le Christ est apparu parfois comme un vaincu.

    A plusieurs reprises, au cours de sa vie publique, il a été mis en déroute, forcé de se retirer. Le jour du Vendredi saint il est apparu entièrement et définitivement battu. Mais cet anéantissement  complet a rendu son triomphe encore plus complet. C'est justement pour avoir été pour quelques heures "le coupable," condamné au supplice de la croix, accusé d'être "le blasphémateur, le sacrilège, l'opprobre du Peuple saint", qu'il est devenu par la suite: le Vainqueur, le Saint de saints, le Pontife éternel, la Gloire du Peuple chrétien.

    Il a vaincu la tentation, le péché, la mort. Quiconque vit en lui et par lui, supporte la tentation comme lui-même l'a sup¬portée, et remporte la victoire comme lui-même l'a remportée. Même s'il tombe, il ne s'enterre pas dans le péché. Il ne reste pas dans la mort. Il se relève. Quand la volonté est décidée d'appartenir au Christ et de vivre dans sa loi, la loi de l'esprit, alors, même si l'homme succombe à cause d'une attaque soudaine de la chair, il se relève. Il se relève toujours. Il se relève car le Christ Sauveur est là.

    Le Christ qui a institué les Sacrements pour redonner vie aux esprits, et qui est mort pour les racheter le Christ qui a appris à ses Apôtres à pardonner les fautes humaines soixante-dix fois sept fois si l'homme regrette de les avoir commises, ce Christ se tient là, près de la porte du cœur dont le péché l'a exclu, et il frappe. Il frappe pour y entrer de nouveau et y rapporter "Vie et Lumière".

    Voici maintenant la doctrine de Pierre en la leçon suivante:

    "Si vous vous rapprochez de lui, du Seigneur, vous tillez pour être vous aussi comme des pierres vivantes, fondées sur lui, pour être une maison spirituelle (du Seigneur, puisque le corps d'un homme juste est un temple de l'Esprit de Dieu), pour être le sacerdoce sacré destiné à offrir des victimes spirituelles .

    (Car chaque homme juste s'offre à Dieu dans une immolation perpétuelle d'obéissance à la Loi par amour pour Dieu. Par ses paroles et avec son exemple, il peut devenir un maître spirituel et conduire d'autres hommes vers Dieu). La 2P1,4 puissance divine du Christ nous a donné tout ce qui concerne la vie et la piété pour nous donner la participation à la nature divine".

    Et la doctrine de Jean intervient elle aussi dans cette leçon:

    "Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et nous marchons dans l'obscurité, nous sommes des menteurs, nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, nous vivons la communion réciproque, et le Sang de Jésus Christ, son Fils, nous purifie de chaque péché ( ... ). Nous avons un avocat auprès du Père: Jésus Christ, le Juste ( ... ). Celui qui dit demeurer en lui (Dieu), doit vivre comme Jésus a vécu ( ... ).

    Quiconque est né de Dieu (pour avoir  cru, et pour avoir accueilli Jésus et sa loi) ne commet pas de péché, parce qu'il a en lui le germe vital de Dieu ( ... ). Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils.

    Celui  qui a le Fils en lui, possède la vie, celui qui ne l'a pas, n'a pas la vie ( ... ). La génération divine le conserve (celui qui a en lui le Christ-Vie) ( ... ). Le Fils de Dieu est venu et nous a permis de connaître le vrai Dieu, et d'être en son vrai Fils".

    En vérité, donc, pour "vivre" la vraie vie, celle qui n'a pas de fin, l'homme doit avoir "l'esprit du Christ". De cette façon la chair, esclave du péché, sera deux fois plus esclave de l'esprit animé par l'esprit de Jésus, le Très-Saint, qui a soumis et le péché et la chair. De cette façon la chair sera incapable de donner la mort à l'esprit. Au contraire, grâce à la sainteté de cet esprit, elle aussi verra sa vie restaurée à la fin des âges, pour jubiler elle aussi dans la joie du Royaume éternel».

    à suivre …leçon 31


    Le Christ est la Tête du Corps de l' Eglise



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Sam 12 Aoû - 7:05


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon  31

    8 février 1950.

    Rm 8, 12-16.

    «Une personne qui a été secourue et gratifiée, à qui doit-elle sa gratitude? Qui est-elle tenue de remercier pour l'aide et les dons qu'elle a reçus? Son bienfaiteur.

    Alors, l'homme à qui doit-il sa gratitude? A la chair ou à l'esprit? La chair s'est laissée corrompre par la séduction du fruit défendu.

    Elle a réduit l'homme, de divin qu'il était par grâce reçue du Créateur, en un être voué à la douleur, à la lassitude, à la mort, à l'exil loin du Ciel. L'esprit, lui, par les mérites du Christ est revenu à son état de grâce. Il a été régénéré, re-déifié, rendu capable de tendre à nouveau vers la joie du Ciel, dans laquelle sa chair, elle aussi, aura sa part.

    En vérité c'est à son esprit que l'être humain doit sa gratitude, et même son obéissance, à l'esprit qui guide l'homme vers la joie éternelle. Et l'esprit, à son tour, qui est mû par l'Esprit Saint, doit sa gratitude et son obéissance à Dieu.

    Les hommes sont tous, certes, des créatures de Dieu, mais seulement ceux qui vivent la vie de l'esprit sont les "enfants de Dieu".

    Les autres, ceux qui n'obéissent qu'aux instincts et aux tendances de la chair, en vrais esclaves, ceux-là sont fils de la chair. Ce sont des créatures animales, comparables aux autres espèces animales qui vivent sur la terre, dans l'eau, dans les airs, et qui ont été créées par Dieu le sixième jour
    .
    Mais, tandis que les créatures animales sont toutes agréables au Créateur,  car elles obéissent à la tâche pour laquelle elles ont été créées sans qu'aucune ne viole sa propre loi naturelle qui les guide dans leurs actes de procréation et dans leur façon de servir l'homme et la nature entière , parmi les hommes, au contraire, il y en a qui violent l'ordre divin qui est en eux. Ils violent la loi divine et se placent contre Dieu.

    Volontairement ils privent Dieu de la joie de leur donner ce pour quoi ils ont été créés, c'est-à-dire la récompense éternelle, dont ils se privent. Ces hommes déplaisent grandement à Dieu, qui par conséquent les repousse de lui-même et de son Royaume, car ils assassinent et violent leur propre nature.

    Que cela ne vous paraisse pas exagéré: le pécheur qui vit et meurt dans son péché est un assassin de lui-même dans ses deux natures, qui sont tellement liées qu'elles n'en font qu'une.

    La nature surnaturelle de l'homme ne saurait être tuée impunément, c'est-à-dire sans que sa nature naturelle ne soit impliquée elle aussi dans cette mort éternelle.

    Et on ne peut vivre comme des brutes sans tuer aussi, de façon prématurée, la nature animale: la chair, par des maladies qui sont la conséquences des vices.

    Par conséquent l'homme qui vit comme une brute devient homicide et déicide. En tuant en lui-même la vie spirituelle divinisée, il supprime aussi sa vie animale. Il outrage cet Amour créatif qui a choisi de demeurer dans l'esprit de l'homme ("Vous êtes temples de l'esprit de Dieu") le temps que cet homme doit vivre sur terre, avant de monter à la demeure éternelle de Dieu: le Ciel.

    Par conséquent l'homme n'est pas débiteur envers sa chair, et il doit tout faire pour éviter de l'être. Cela ne peut lui procurer  que châtiment et mort. L'homme doit plutôt être débiteur de l'esprit. C'est l'esprit qui mérite d'être servi, puisque c'est lui qui donne à la chair les lumières, les voix, la force, l'aide, et les joies surnaturelles pouvant compenser les troubles quotidiens.

    Ces lumières, ces voix, ces forces, ces secours, ces joies, sont envoyées à l'esprit en état de grâce par l'Esprit de Dieu qui demeure en lui.

    Est-ce un esclavage pour l'homme que d'être débiteur et serviteur de son esprit? Non. Est-ce une raison pour nourrir une crainte exagérée, une peur continuelle, une incertitude paralysante?  Non plus.

    Si un être est faible à cause de son âge ou par maladie, s'il est aveugle ou presque, s'il est dur d'oreille ou lent d'esprit, il fait appel à quelqu'un qui n'a pas ces défauts ou faiblesses. C'est ainsi que l'homme doit faire appel à son esprit, car l'esprit prend ses lumières, ses voix et ses forces dans l'Esprit de Dieu.

    Parmi les nombreux dons du Père du Ciel à ses fils d'adoption , il y a celui de la souveraineté de l'esprit divinisé sur la matière. C'est un don des plus magnifiques: il offre à la chair le moyen d'atteindre la vie glorieuse. Ce n'est pas un esclavage, mais une élévation: au degré le plus haut que la créature puisse atteindre: l'adoption divine.

    Et donc la filiation spirituelle par Dieu. Je parle d'hommes chez qui le Christ a restauré la Grâce, et qui la maintiennent vivante en eux par leur vie dans le Christ. C'est alors que les hommes peuvent ainsi appeler "Père" celui que même les anciens Juifs n'osaient pas nommer directement. En effet, c'est en tremblant que les anciens du Peuple élu se contentait d'appeler Dieu: "Celui qui est" (c.-à-d. "Yahveh").

    Donc, les hommes en qui est vivant le Christ-Grâce peuvent appeler "Père" le Dieu Eternel dont le Verbe incarné est le Fils.

    Car c'est le Christ, toujours lui, qui dans l'homme invoque Dieu le Père, Créateur de tous les hommes. Puisque le Christ est Vérité, son appel de "Père", lancé vers Dieu depuis le cœur de l'homme, pour l'homme et avec l'homme, est un témoignage sûr que tous ceux qui vivent et agissent à travers leur esprit, poussés par le Saint-Esprit qui habite en eux, sont vraiment "Fils de Dieu"».

    à suivre…. leçon 32


    " Père " le Dieu Eternel dont le Verbe incarné est le Fils.



    _________________


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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Dim 13 Aoû - 7:16


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon  32


    20 février 1950.

    Rm 8, 17-19.

    «Il est normal qu'un fils ressemble à son père. Il a été expliqué en quoi consiste cette image et ressemblance de l'homme, fils adoptif de Dieu, avec son Père céleste'. Il a été dit aussi avec quels moyens et d'après quel exemple l'homme peut arriver à ressembler toujours plus à la Perfection éternelle. Enfin, il a été établi comme vérité que ceux qui vivent selon l'esprit peuvent appeler "Père" leur Dieu, et l'appeler avec la voix qui lui est la plus chère: celle de Jésus qui, avec son esprit, habite dans les fils de Dieu.

    Mais un père ne donne pas seulement son amour et ses traits de ressemblance à ses enfants. Il leur donne aussi ses richesses et son héritage.

    La Première Personne de la très sainte Triade donne à son Fils consubstantiel au Père le Royaume et la possession de tout ce qui est au Ciel et sur la Terre. De la même façon il donne à ses fils adoptifs, les frères de Jésus dans la chair, de participer au Royaume et à la possession du Fils.

    Il a déjà donné aux hommes le droit de participer à la vie divine à travers la Grâce. Il leur avait déjà donné le droit de participer aux trésors du Christ à travers la vie dans le Corps mystique. Mais, après l'existence terrestre, il veut aussi donner aux hommes le droit de participer aux biens du Ciel: le cohéritage avec le Christ.

    Voilà donc les dons qui reflètent le désir du Père, du Fils et du Saint-Esprit: les Trois qui, comme ils sont une seule chose, ainsi ont-ils une pensée unique, une volonté unique, un amour unique.

    Quel doit être le désir des fils d'adoption correspondant à celui de Dieu? Le même. Co-participation à la vie divine, à travers la fidélité à la Grâce et l'union au Corps mystique. A travers une vie vécue de façon à atteindre le but final: cette coparticipation, ce cohéritage des biens du Ciel.

    On vous a montré' comment il n'y a pas de victoire sans lutte, et comment les décorations et la palme de gloire ne sont pas gagnées si d'abord on n'est pas passé par la douleur et la croix, moyens grâce auxquels le Christ a été exalté par le Père, après son obéissance et son humiliation suprêmes.

    De même que vous désirez, et à juste titre, l'héritage commun du Royaume céleste dont l'Agneau de Dieu, le Verbe Incarné, est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, de même vous devez désirer d'être aussi des cohéritiers à sa part de douleur, d'immolation, d'humiliation, d'obéissance. Seulement de cette façon vous pourrez être glorifiés vous aussi avec lui, le Victorieux, le Glorieux.

    Votre chemin terrestre est toujours bref par rapport à l'éternité. Relatives, toujours relatives sont la souffrance et la croix, si on les compare à la joie céleste qui est infinie. Infinie comme le sont toutes les choses que Dieu destine à ceux que déjà il reconnaît comme étant "ses fils et ses héritiers".

    Quelle est la récompense du bienheureux? Avoir Dieu. Donc il n'est pas faux de dire que cette joie sera infinie, car Dieu est infini. Dans la Révélation que Dieu fera de lui- même, de son Mystère, le bienheureux se réjouira d'une joie sans mesure, donc infinie.

    Pour ces mêmes raisons, les humiliations terrestres ont toujours une valeur relative lorsqu'elles sont comparées à la gloire qui prendra corps chez les élus quand Dieu leur communiquera, en mesure pleine et parfaite, sa Grandeur, sa Beauté, sa Connaissance, son Feu d'Amour, sa Lumière, tous ses Attributs, tous ces Biens, toutes ces gloires, toutes ces vertus que Dieu tend à communiquer de façon relative, c'est-à-dire proportionnée aux vivants.

    Il le fait d'une manière toujours plus vaste, plus profonde et plus haute, à mesure que le vivant grandit dans la vie surnaturelle, à mesure qu'il se vide de son propre moi et de tout ce qui l'empêche de bien accueillir Dieu, tant que dure son séjour sur la Terre.

    Alors, à la fin des temps, quand les corps des saints ressuscités seront glorifiés et réunis à leur esprit déjà glorieux et bienheureux, alors seulement la création, en attente depuis des millénaires, verra la révélation des fils de Dieu.

    La révélation de ce que les fils de Dieu auraient été depuis le commencement si au commencement le premier d'entre eux n'avait pas péché, si par cette Tache sacrilège, avilissante et douloureuse, l'homme n'avait pas sali la Création que Dieu avait si bien forgée.

    Alors toutes choses seront restaurées telles que Dieu les avait conçues avant de les créer. Le diable et ses serviteurs seront jetés dans la mare éternelle, sans plus liberté de sortir et d'agir pour les siècles des siècles. Lorsque la création sera délivrée de la présence du Prince du mal,  par qui sont entré dans le monde la faute, la douleur et la mort, et quand auront disparu aussi la mort et la douleur, alors les choses qui furent avant auront cessé.

    Toutes choses qui, à leur origine étaient belles, bonnes , sans deuils et misères, sans férocités ni mensonges, sans malices et corruptions, mais que Satan et la faiblesse de l'Homme et puis des hommes avaient perverti, rendu laides, mauvaises, douloureuses, cruelles, trompeuses et corrompues, redeviendront ce qu'elles auraient dû être.

    Ce sera un monde nouveau, la Jérusalem éternelle. Ce sera un monde où il ne sera plus possible à Satan de pénétrer, ni à la douleur de torturer, ni à la malice de souiller, ni à la violence de nuire et de donner la mort. Et il sera éternel.

    Ce sera la grande révélation des fils, du Peuple éternel de Dieu, révélation dont Dieu seul connaît la magnificence, lui qui sait tout et voit tout depuis son éternité. Qui, dans sa Pensée, connaît et voit cette révélation avec l'œil du Verbe.

    Par qui les fils de Dieu eux aussi auront la parfaite révélation de Dieu, et le connaîtront sans aucune restriction».

    à  suivre …leçon  33


    La Jérusalem éternelle


    _________________


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    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Lun 14 Aoû - 7:30


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon  33

    3 mars 1950
    .

    Rm 8, 20-21.

    «"La création a été assujettie à la vanité" dit Paul.


    Je vous ai expliqué' comment la vanité sans bornes de vouloir être comme Dieu a causée le péché, et ses conséquences. La conséquence de cet acte insensé de vanité de la part de l'homme, chef-d'œuvre de la création, est que toute la création a fait l'expérience de la laideur du péché contre Dieu et contre le prochain.

    Et puisque l'homme était la créature la plus élevée, il a fait l'expérience de cette laideur plus que toute autre créature inférieure. Il était la seule créature douée d'une nature rationnelle et libre, capable de se développer elle-même soit sur le plan physique que sur le plan intellectuel, pour le dire avec des mots humains.

    Mais par dessus tout, l'homme était capable de se développer de façon spirituelle.

    D'après les affirmations très justes du grand théologien, l'homme est un infini en puissance, une capacité que Dieu seul est en mesure de combler.

    Vraiment il en est ainsi. Et cela reste depuis que l'homme existe.

    Si le péché originel a fortement affaibli cette puissance de l'homme, il n'a pas réussi à priver l'homme de ces deux facultés contre Dieu l'avait doté au moment de sa création .

    Après avoir été durement touchées par la blessure du péché et par celle de la punition, ces deux puissantes facultés, comme évanouies , se sont réveillées chez Adam et Eve au moment de la mort d' Abel.

    La douleur causée par la mort de leur fils Abel eut pour effet de dissiper la fumée d'orgueil insensé qui jusque-là les avait maintenus asservis aux suggestions du  Rebelle éternel

    L'homme leva à nouveau ses yeux vers le Ciel.

    L’homme réalisa que Dieu seul pouvait consommer sa peine, combler sa soif d'amour, soutenir sa force morale  avec l'espoir de l'éternité, et avec l'espoir aussi que son séducteur serait battu selon la promesse que Dieu lui avait faite au moment même de sa condamnation.

    Cette promesse en¬tretenait l'espérance que la libération de l'oppression infa¬mante, c'est-à-dire la restauration de l'état de Grâce et de l'héritage du Royaume du Ciel, serait accomplie par l'inter¬médiaire de la Femme qui, tout en étant Vierge, donnerait naissance à l'Emmanuel, le Sauveur, le Rédempteur.

    A ce moment la création s'est remise en marche. Jusqu'à ce moment elle avait été soumise à la vanité et empêchée d'avancer vers sa perfection définitive, celle de l'esprit toujours plus triomphateur de la matière. Mais maintenant elle reprend son voyage vers la lumière, vers le sommet, vers son accomplissement, son Dieu, le même Dieu à qui elle avait tour¬né le dos avant de commencer à dévaler la pente qui descend du Paradis terrestre à la Terre, et de la Terre au royaume du péché et de l'obscurité.

    La Grâce, bien sûr, n'y était pas; et la Grâce, c'est le soleil de l'âme, car c'est par elle que l'âme voit distinctement, engendre la vertu et la fait grandir jusqu'à sa perfection. La voix de la conscience, cependant, persistait: invitation paternelle de Dieu à retourner vers lui, le but ultime. Dans l'homme demeurait vivant, soudé à l'âme spirituelle, minimum suffisant à lui permettre de progresser vers son objectif final.

    Un terrain qui, en raison de la Grâce, demeure apte à accueillir Dieu donne généreusement à tous , aux plus coupables. Ce minimum a suffi à garder voit naissance de Dieu et son amour, connaissance et l'homme avait reçus du Créateur le premier jour de son exis¬tence, et qui, bien que cachés, étaient restés présents quelque part au fond de son âme.

    Paul écrit:


    "La Création a été assujettie à la vanité, non par sa propre décision, mais par la volonté de Celui qui l'a assujettie, en es-pérant qu'elle serait libérée de son esclavage à la corruption, pour devenir capable de partager la liberté glorieuse des enfants  de Dieu".

    Cette phrase est mal comprise, soit parce qu'on ne la com¬prend pas, soit parce qu'on n'a pas le désir de la comprendre. Le résultat est une erreur qui peut abattre l'homme qui mar¬che vers le Bien pour gagner le Ciel. L'erreur consiste à dire que pour l'homme il n'y a pas de salut possible puisqu'il tend au péché.

    C'est une théorie hérétique, née des branches qui se sont séparées du tronc de la Vigne mystique, membres rebelles qui se sont détachées du Corps mystique; une profession de foi contraire à l'Amour divin, créateur de l'homme qui l'a prédestiné à la Grâce et à la Gloire, pas à la damnation

    C'est une théorie qui, à juste titre, est condamnée par le magistère de l'Eglise.

    A présent beaucoup de blasphémateurs, négateurs et sacrilèges prennent cette phrase comme fondement de leur pseudo-religion, et disent: "Regardez, celui qui veut votre chute, votre faiblesse, votre ruine! C'est celui que vous appelez Père!". Ils sont hérétiques, car ils nient l'attribut principal de Dieu. Ce sont des satans car ils haïssent l'amour et la vérité.

    Et maintenant, à ce blasphème horrible, à cette insinuation de la plus subtile et diabolique finesse, je réponds. Et je réponds ainsi:

    Dieu a mis l'homme à l'épreuve pour le confirmer en Grâce. Cette confirmation profitera à ceux qui auront su vivre se  Ion justice, même après une ou plusieurs chutes temporaires, purifiés par leur repentir sincère et leur amour ardent.

    Pour les anges rebelles (dont la nature angélique était supérieure à celle des humains , comme il dit à propos du Christ

    celle des humains, comme il est dit à propos du Christ:  ‘’  tu l’as fait seulement un peu inférieur aux anges ‘’ )

    il n'y a eu ni promesse de pardon de la part de Dieu, ni présence permanente en eux de ce qui aurait pu les faire revenir à leur première condition de bonheur, c'est-à-dire d'une contrition parfaite et d'un amour parfait.

    L'homme, au contraire, a pu bénéficier non seulement de tout cela, mais aussi des voix des Patriarches et des Prophètes qui ont confirmé à plusieurs reprises la promesse d'un Rédempteur, telle que rapporté dans le Proto-évangile.

    Il a pu compter aussi sur les révélations et les manifestations à travers lesquelles Dieu lui-même s'est manifesté aux Patriarches, à Moïse , libérateur et législateur du peuple hébreux,  à Josué, aux prophètes. Tout cela a été couronné par le prodige du don du Fils de Dieu, de son enseignement et de son immolation.

    La prédestination à la Grâce n'a jamais été supprimée par Dieu. Jamais. Dieu ne dévie pas de sa volonté. Dieu n'est pas inconstant dans ses volontés. Ce qu'il a voulu, il le veut pour toujours quant à lui. Toujours.

    Par conséquent, Dieu n'a pas agi "en espérant", comme on écrit incorrectement, mais "en sachant". Rien n'est inconnu à Dieu. Donc, le mot "espérer" ne peut lui être appliqué. L'espoir est pour ceux qui ne connaissent pas le futur de tout et de tous.

    Pas pour Dieu. Il n'y a rien que Dieu ne connaisse depuis l'Eternité. Dieu connaît tout, y compris le destin des individus et celui des collectivités.

    Vous devez donc dire et croire que Dieu a voulu soumettre sa création à l'épreuve, et pour ce faire il a pris la créature la plus parfaite, sachant fort bien que cette créature commettrait un péché d'orgueil et de rébellion à cause de sa vanité de vouloir être comme Dieu.

    Mais Dieu a agi de cette façon pour lui donner l'incommensurable mesure de son amour pour les humains.

    Avant la création de l'homme, et donc avant l'épreuve, Dieu avait déjà établi le Moyen par lequel l'homme serait d'abord libéré de l'esclavage de la corruption, et ensuite réjoui de la liberté glorieuse des enfants de Dieu, pour leur part d'héritage dans le Royaume céleste.

    Par Dieu n'a pas voulu votre chute, ni votre ruine. Il vous a créés par  le moyen le plus saint et puissant qui soit pour que vous soyez sauvés et que vous receviez votre part dans son Royaume.

    Ici aussi on peut dire que la Charité infinie et insatiable que Dieu a pour les hommes, ses fils d'adoption, resplendit en toute sa vérité».

    A suivre..leçon 34



    La Création de l'homme



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 15 Aoû - 8:17


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon  34


    14 mars 1950.

    Rm 8, 22-25.

    «Le monde est peuplé, ou plutôt, le monde a été peuplé, au commencement, de créatures douées de raison et de créatures non douées de raison. Peuplé, non qu'elles fussent nombreuses les créatures de chaque espèce, mais parce que les espèces des créatures non douées de raison étaient nombreuses.

    Au dessus de ces espèces il y avait deux créatures qui formaient comme un couple royal. En effet, elles étaient douées de raison et d'une âme spirituelle et immortelle, bien différente de celle qui au verset 30 du chapitre de la Genèse est appelée  "âme vivante", et qui n'est que souffle, raison pour laquelle dans le Livre on dit au sujet de ces créatures qu'elles ‘’ avaient  l’ âme dans les narines ‘’

    Toutes les choses créées étaient bonnes, d'après le jugement du Créateur lui-même, qui est Bonté absolue et parfaite.

    Elles étaient "très bonnes", mais de quel genre de bonté?

    Bonnes uniquement parce que l'homme pouvait s'en servir comme aide pour cultiver l'Eden?

    Bonnes comme nourriture? Comme agrément? Bonnes d'une bonté passive parce que c'était là ce qu'elles devaient être?

    Est-ce qu'elles étaient bonnes par leur tâche servile à l'égard de l'homme qui était différent des autres créatures, qui s'en distinguait par sa position érigée, sa démarche majestueuse, son beau visage, la noblesse de ses actes et de sa voix?

    Est-ce qu'elles étaient bonnes parce que l'homme possédait la supériorité caractéristique de l'être doué de raison: volonté sûre, commandement décidé, capacité de punir ou de récompenser selon justice, qualités qui inspirent une soumission naturelle à l'être inférieur?

    Non. Elles étaient "très bonnes" parce qu'elles étaient sans férocité, sans méchanceté, sans ruse. Le lion côtoyait la brebis, le loup l'agneau, le guépard la petite chèvre, les petits de l'ours broutaient l'herbe avec les petits de la jument. Exactement comme on peut lire au verset 19 du deuxième chapitre de la Genèse, là où on dit qu'Adam s'entretenait familièrement  avec les animaux de la terre et de l'air, et leur a donné un nom à chacun.

    Même les plus féroces n'étaient pas une menace pour Adam, et lui-même n'inspirait la crainte à aucun d'entre eux. Ils étaient tous bons, et l'instinct leur disait que l'homme, "bon" lui aussi, ne les aurait pas puni sans raison. C'est comme cela que le monde redeviendra lorsque "la science du Seigneur", c'est-à-dire le royaume de l'esprit, aura vraiment rempli la Terre une nouvelle fois, comme il est prophétisé  par Isaïe
    .
    Puis Adam a péché, et par sa faute la Terre a été maudite. Parmi les nombreuses tribulations que la Terre a produit à l'homme déchu car devenu insubordonné à Dieu, il y a celle de l'insubordination des créatures qui lui étaient inférieures. En effet, en plus d'être obligé, pour avoir sa nourriture quotidienne, de travailler une terre devenue maudite, Adam s'est trouvé obligé de se protéger contre les animaux, créatures inférieures.

    Les animaux n'étaient plus bons. Ils lui étaient devenus rebelles   comme lui-même était devenu rebelle à son Créateur. Et ils étaient devenus ennemis entre eux. Depuis, c'est le désordre qui a installé son règne, et ce désordre va durer jusqu'au Jour du Seigneur, jusqu'au retour de son Royaume. Alors disparaitront le ciel et la terre tels qu'ils existent maintenant et surgi¬ront des nouveaux cieux et une nouvelle terre .Et les hostilités entre les créatures seront terminées.

    Car il sera vraiment venu ce jour et ce royaume éternel. D'ici là, les fils de Dieu doivent constamment lutter, soupirer et gémir, afin d'engendrer en eux-mêmes " le fils de Dieu’’.

    Non celui qui est né "du sang et du vouloir de lit chair", non de la volonté d'accueillir la Vie divine. On a cette Vie lorsqu’on  a accueilli le Verbe devenu Homme, lorsqu'on accueille Celui dont le prophète Isaïe écrit, en répétant les mots du Verbe éternel (...)

    Je t'ai racheté, je t'ai appelé par ton nom:  tu es à moi, ( ...) je suis ton Sauveur ( ... ) Tous ceux qui invoquent mon saint Nom, je les ai créés pour ma gloire, je les ai formés, je les ai faits". Et plus loin: "Ils sont mon peuple ,  voilà des fils, et non des renégats".

    Accueillir la Vie divine signifie mettre en valeur la vie humaine, la rendre apte à des oeuvressurnaturelles. Etre appelé par son nom et répondre à l'appel de Dieu, signifie faire ce que l'Homme-Dieu a fait, et ce qu'il est possible de faire. Car rachetés et sauvés par lui, vous avez en vous des éléments surnaturels, surtout la Grâce, par lesquels vous pouvez vivre en hommes justes, vous sanctifier, et ensuite monter au Ciel avec votre esprit et votre chair réunis. Monter au degré de gloire mérité en répondant au don que le Christ vous fait individuellement

    Il ne faut pas dire ni penser qu'au Ciel, bien qu'il y ait plusieurs demeures, c'est-à-dire divers degrés de gloire, la récompense  des bienheureux soit plus grande ou moins grande.

    Non. La gloire à laquelle votre Père du Ciel vous a prédestinés, c'est de vivre avec lui dans son Tabernacle.

    Le bonheur du Ciel, c'est de voir Dieu face à face
    . Or les bienheureux seront tous également comblés de cette vision. Le degré est différent parce que le don du Christ n'est pas prodigué à tous en mesure identique . Chacun en reçoit assez pour atteindre le degré que la Sagesse éternelle, depuis toujours, connaît comme atteignable par cette créature particulière. Par conséquent la récompense va être la même pour tous.

    Tous ces gens trouveront leur trésor au Ciel, qu'il s'agisse d'un serviteur esclave ou d'un roi puissant , d'un docteur de l'Eglise ou d'un pauvre analphabète qui ne sait rien sauf les vérités essentielles de la religion et les oraisons les plus simples et ordinaires, et mêmes celles-là pas toujours bien.

    En effet, en vivant selon la justice, c'est avec le même respect et la même vénération que ces gens utilisent et font fructifier les talents que Dieu leur a confiés. La mesure de leur justice correspond à l'appel de Dieu et au don qui l' accompagne, don proportionné à la mission particulière que chacun a dans le monde .

    Il trouveront donc leur trésor au Ciel.

    Les saints du Ciel ne sont pas tous des apôtres, ni tous des prophètes, ni tous des évangélistes ou des prêtres. Les bienheureux ne sont pas tous des ermites, ou des pénitents, ou des martyrs de la Foi .

    . Les 144.000 dont parle l'apôtre Jean, la foule immense que personne ne pouvait compter, de toute nation et tribu, de tout peuple et de toute race, cette foule n'est pas constituée uniquement de vierges, ou de parents, ou d'enfants innocents.

    Le Corps mystique est composé de toute sorte de membres qui dans l'Eglise militante
    soupirent et souffrent pour engendrer en eux-mêmes le Christ, l'engendrer "par l'unité de la foi et celle de la connaissance du Fils de Dieu", et parvenir ainsi "à l'homme parfait, à la mesure de l'âge plein du Christ".

    Une perfection semblable à celle du Père, que Jésus a proposée aux hommes comme mesure parfaite des enfants de Dieu.

    Ce labeur de formation et de génération pour que naisse à la lumière des Cieux un "fils de Dieu" est un travail douloureux.

    C’est pour cela qu’il est dit que le peuple des sauvés qui chantent hosanna à l'Agneau est formé de ceux qui "viennent de la grande tribulation". C'est la tribulation qui vous vient des facteurs dont je vous ai déjà parlé, c'est-à-dire le démon, le monde, et votre moi, rendu faible et altéré par les conséquences  de la Faute. La comparaison employée par Saint Paul aux "douleurs de l'enfantement" donne bien l'idée de ces conséquences.

    De même que Eve aurait enfanté sans douleur, et que tous les deux — s'ils fussent restés innocents et fidèles au Seigneur — auraient atteint leur destin final sans lutte ni fatigue, pareillement, pour toute la descendance d'Adam, les douleurs  qui sont comme ceux de l'enfantement n'auraient pas été nécessaires pour leur faire atteindre leur jour natal, celui du Christ qu'ils ont engendré en eux. C'est en effet ce qu'est le chrétien accompli: un autre Christ.

    Mais la faute a entraîné la condamnation. Et avec la condamnation sont venues les fatigues et les peines de toute espèce.

    Pour devenir "enfants de Dieu" sont maintenant nécessaires des fatigues physiques, morales et spirituelles, soutenues quand même par l'espoir certain du salut ,espoir si certain, qu'à travers lui il est possible de voir. par Intuition ce que sera le bonheur futur. Et l'espoir devient foi. Et la foi vous donne la patience d'attendre ce futur.

    La foi, l'espérance et la charité, surtout la charité, sont les trois vertus théologales qui vous aident à rejoindre le développement complet de ce qui en germe se trouve déjà en vous: la Grâce. Cette Grâce est la racine de la Gloire.

    Cette Grâce, ainsi que le dit le grand docteur', pour œuvrer efficacement en vous, et vous conduire à la conquête du but ultime: la Gloire, a besoin de la coopération de toutes vos facultés et activités. De toutes vos facultés intellectuelles et spirituelles, et de vos actions.

    Ces dernières peuvent être physiques ou spirituelles, mais si elles se tournent vers Dieu avec un saint désir et un saint appétit, elles sont surnaturelles.

    La transformation de l'homme charnel en homme spirituel, et de l'homme spirituel en fils de
    Dieu qui monte au Ciel, pour posséder le Royaume du Père, dont il est cohéritier pour le Christ et avec le Christ, est une transformation qui ressemble vraiment à une longue et laborieuse gestation, à un travail douloureux d'enfantement.

    Mais vous qui militez dans la vie, réconfortez votre esprit avec les paroles du divin Maître :

    ‘’ La femme  qui accouche est en labeur parce que son heure est arrivée. Mais lorsque son fils est né, la joie lui fait oublier l'angoisse, parce qu'un être humain est venu au monde".
    Or la naissance d'un homme qui par volonté propre naît en esprit et en vérité, et devient fils de Dieu d'homme charnel qu'il était, cette naissance en est une encore plus grande que la première.

    Rappelez –vous aussi les autres paroles divines: "Avec votre patience vous gagnerez  vos âmes", c'est-à-dire que vous leur donnerez la gloire après votre longue fatigue terrestre.
    Travaillez donc avec fidélité et constance à votre transformation en fils de Dieu.

    Attendez avec patience la vision de ce qui maintenant n'est que matière de foi pour vous, et que vous espérez voir un jour. Même si votre existence est longue, et votre épreuve ardue, elles sont démesurément inférieures comparées , tant en longueur qu'en profondeur, à l'éternité de la béatitude qui vous attend.

    Quelle que soit la force des agents et des causes qui vous procurent lutte et souffrance, pensez que Dieu vous a donné des agents et des causes de victoire infiniment supérieurs que ceux par lesquels vous êtes attaqués et affligés.

    Il vous a donné la Grâce, les Sacrements, la Parole évangélique. Il vous a rendu la Loi facile par le mobile que le Christ y a introduit: l'amour.

    Finalement, vous sont aussi données l'aide et la prière du Saint-Esprit’’.

    à suivre …leçon 35



    Le bonheur du Ciel , c'est de voir Dieu face à face



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 16 Aoû - 7:24


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon  35

    29 mars 1950.

    Rm 8, 26-27.

    «Ce Très Divin Esprit a mille manières de venir au secours de votre faiblesse.

    En se donnant à vous avec son immensité de lumière et de puissance, il pénètre et illumine même les retraits les plus en-fouis de votre esprit. Il y fait prospérer la Grâce et les autres vertus en vous faisant connaître le Père, le Fils et leur Amour réciproque, c'est-à-dire lui-même, comme aucun livre, aucune parole de sagesse humaine ne saurait faire.

    Dieu, dans son Savoir infini, est toujours simple et lumineux. Son instruction est un toucher divin qui allume des lumières aptes à éclairer les mystères. Elle est comme une caresse  qui vous réveille à l'amour, ou comme un baiser donné pour que vous puissiez goûter les saveurs de Dieu. Elle est comme le lait que vous donne ce Dieu le Père avec son amour prévoyant que vous donne Dieu le Fils avec sa Chair et son Sang, que vous donne le Saint-Esprit qui vous nourrit du miel de sagesse pour vous faire désirer Dieu comme les abeilles désirent  le nectar des fleurs.

    Et... y a-t-il une fleur plus splendide, plus pure que Dieu?

    Et qu'est-ce qui attire plus parfumée, aux couleurs attrayantes, aux sucs salutaires, , même les plus simples et les moins instruits, les enfants bien que les vieillards qui, sur le plan humain, n'ont plus d'illusions à se faire.

    Elle attire les malades qui sont crucifiés à leur croix, car elle attire sans causer de fatigue.

    Elle charme et ravit, car elle témoigne de l'existence de Dieu, et de sa providence , laquelle pourvoit même aux besoins de l'herbe des champs.

    C'est ainsi, avec simplicité, par son silence humainement divin, que l'Esprit Saint vous instruit. Mais sur le plan spirituel il le fait avec sa Voix infatigable qui résonne dans le silence attentif de votre âme. Il vous enseigne, vous conseille, vous guide.

    Pour chaque inspirations que vous secondez, il vous communique une connaissance de Dieu toujours plus vaste, génératrice d'un amour toujours plus grand. Il vous donne une certitude toujours plus grande que vos actions accomplies par amour de Dieu, et donc dans sa Charité, sont accomplies avec l'aide de Dieu et en union avec Lui, Père, Fils et Saint-Esprit, et que donc la valeur de ces actions est surnaturalisées à mesure que l'homme individuel se transforme en fils de Dieu, en fils de Dieu toujours plus tel , par une génération  continuelle du Verbe et par la volonté du Père éternel qui veut que vous deveniez d'autres Christ" , à mesure qu'il vit toujours plus dans la charité du Père et du Fils, c'est-à- dire dans l'étreinte de l'Esprit de Dieu".

    Parfois la transformation devient totale... Autant que cela est possible à la créature, encore exilée sur la terre. Cela à lieu quand elle est arrivée à se vider de tout ce qui n'est pas le pur amour. Il s'agit d'un pur amour de Dieu qui s'est dépouillé  de tout ce qui le retenait: affections sensibles non ordonnées  aux fins de la charité surnaturelle, craintes excessives de l'imperfection face à la Perfection divine, anxiété de faire trop, de trop embrasser d'activités, même bonnes mais par vouloir propre.

    Car c'est cela qui fatigue et distrait et qui empêche d'écouter et d'exécuter les inspirations et les intentions que Dieu suggère et propose à l'esprit de l'homme. Parfois  donc ,ai-je dit , cette transformation devient totale. Elle porte alors à dépasser les bornes et les limitations inhérentes à la nature humaine.

    Elle élève la nature de cet homme à des hauteurs d'abîme... vertiges de la charité jusqu'à l'immolation, ou de la contemplation jusqu'à l'extase ou aux révélations, au cours desquelles l'âme mystique, pour de brefs instants , car elle ne saurait en jouir plus longtemps sans mourir , goûte une anticipation de la très parfaite joie éternelle.

    Si cela est possible sans qu'elle en meure, c'est parce qu'une secrète action de Dieu la soutient en vie. Dans la mesure où vous êtes dociles et attentifs aux divines inspirations, l'aide divine suscite en vous de saints désirs qui vous portent vers des œuvres saintes.

    Lorsque vous vous laissez inspirer et mouvoir par le Moteur éternel et parfait qui accomplit chacun de ses mouvements par amour , vous vous transformez en des créatures d’amour , et choisissez comme guide et comme souveraine de toutes vertus , l’ amour.

    A partir de ce moment –là  d’hommes que vous êtes, vous vous transformez vraiment en fils de Dieu, quelques soient les choses que vous faites ou que vous dites.

    Même si aux yeux d'autrui vous paraissez ne rien faire , car votre activité ne sera pas extérieure , bruyante , agitée , mais toute intime : prière et offrande quotidienne ,immolation requise et accomplie à l’ intérieur de votre moi , en souvenir des paroles :

    "Lorsque vous voulez prier, n'imitez pas les hypocrites qui aiment se montrer devant les hommes, mais rentrez plutôt chez vous, et renfermez-vous à l'intérieur de votre maison",  même si vous paraissez ne rien faire, en réalité vous imitez Dieu le Père qui œuvre dans le mystère de son Ciel; vous imitez Dieu le Fils qui n'a jamais aimé les acclamations. En effet Jésus a aimé l'effacement de Nazareth aussi longtemps qu'il a pu le faire sans déroger aux desseins du Père.

    Après chaque miracle grandiose qu'il était obligé d'accomplir à la présence des multitudes, pour confirmer sa véritable Nature de Verbe du Père et de Messie, il s'est toujours esquivé, soit en se retirant sur les montagnes, soit en s'éloignant sur le lac avec la barque, soit en se retirant au jardin des Oliviers, ou du côté de Tyr et Sidon, ou dans les environs de Magdala, ou même aux frontières de la Samarie.

    Vous imitez le Saint-Esprit dont l'action sanctificatrice se déroule sans bruit ni agitation à l'intérieur de l'esprit humain.

    Vous vous transformez donc en fils de Dieu, et vous  plissez des œuvres dignes d'un fils de Dieu. En cela aussi vous augmentez votre identification avec Lui, et continuez votre ascension vers la perfection.

    Plus encore: votre moi, autant le moi naturel que le spirituel, toujours imparfaits par- suite (le la Faute originelle, s'annulent , c'est le mot , pour prendre le moi parfait de Jésus.

    Paul dit: "Ce n'est pas moi qui vis; c'est le Christ qui vit en moi".

    Tout chrétien qui sur terre réalise  cette transformation, moyen par lequel après sa mort il héritera le Ciel éternel, peut dire avec Paul: "Ce n'est pas moi; c'est le Christ qui vit en moi".

    Et vraiment ses actions seront des actions accomplies selon l'esprit du Christ. Ses oraisons seront des oraisons qui poursuivront l'oraison incessante que le Christ a faite pendant  sa vie terrestre Christ.

    Ses souffrances seront en vérité la continuation  et le complément des souffrances du Christ.

    Aussi, elles ont le même but: la sanctification des humains. Et leur but sera le même: l'exaltation glorieuse et éternelle après l'humiliation et le martyre de l'immolation.

    Enfin, après avoir opéré l'union par cette communication réciproque de Lui en vous et de vous en Lui, par l'écoute attentive et docile de ses inspirations , car il ne la susciterait pas en vous s'il voyait que vous n'êtes pas en mesure de les accomplir, ce qui changerait des sources de bien en motif de condamnation , l'Esprit qui est en vous, pour soutenir votre faiblesse et réaliser votre sanctification, vous aide avec sa prière parfaite.

    Car étant Dieu, il sait comment il faut prier. Il le fait avec vous et pour vous. Votre prière, rendue efficace par l'union avec sa prière à Lui, monte au Ciel jusqu'au trône de Celui qui "scrute" les cœurs. De Celui qui connaît ce qu'invoque l'Esprit par des soupires ineffables, et comment il intercède pour les saints, selon les désirs que Dieu a pour chacun d'entre eux.

    C'est cela l'aide des aides: votre justification, votre force, votre sanctification, qui se réalise, qui s'exerce, qui commence sur terre, et qui est couronnée au Ciel».

    à suivre …leçon 36


    "Ce n'est pas moi qui vis; c'est le Christ qui vit en moi".



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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