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    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

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    Maud

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    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 4 Juil - 7:42



    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )


    Leçon n°1 :


    Vendredi 2 janvier 1948.

    Jésus est vrai Dieu et vrai homme

    Marie dans le cœur de Dieu

    Jésus a été tenté, mais n'a pas péché


    Romains 1, 3-4 : "... concernant son Fils - Fils qui, selon la chair, vient de la semence de David, déclaré Fils de Dieu par sa propre vertu selon l'Esprit de sanctification, pour la résurrection des morts".

    L'Auteur Très-Saint dit
    :  

    "Déclaré Fils de Dieu par sa propre vertu". Laquelle ? Unique ? Multiple ? De quelle nature ? Je vais te le dire.      

    Premièrement: de nature divine.        

    Le Fils du Père est Dieu comme le Père, et le fait d'avoir pris une chair humaine n'a pas détruit ni suspendu son union avec le Père dont il est engendré. En lui le Père se complaît. Aussi, le Fils de Dieu ne cesse pas d'être Dieu pour avoir assumé une nature d'homme. Engendré par le Père, par l'expansion naturelle de l'Amour parfait qui par sa nature a besoin d'aimer, et qui par sa dignité a besoin d'aimer une Perfection infinie égale à la sienne - tout autre amour de Dieu, exception faite pour celui de la très Bienheureuse, notre amour, est une bienveillance de Dieu - lui seul, avec son amour de Fils, et de Fils de Dieu, satisfait Dieu avec un amour digne de lui.

    Je préviens ton objection en te disant qu'en aimant Marie, Dieu s'aime encore lui-même, parce qu'il l'a formée pleine de Grâce, par une pensée de Grâce, pour qu'elle porte la Grâce au monde. Marie peut se définir: le sein de Dieu, car elle a enfanté le Fils de Dieu, la Grâce dont elle était remplie, et qu'elle a donné à la Terre un Homme digne du paternel Amour.          

    Tel un bassin dans lequel les eaux circulent sans jamais s'écouler vers l'embouchure, ainsi Marie, eau très pure de fontaine scellée[1], naquit de l'ardeur incandescente de la pensée éternelle, et passa par les rives de la paix, portant avec elle pureté et paix. Elle rentra en Dieu pour y accueillir Dieu et en¬gendrer le Fils de Dieu.

    Elle retourna dans les arènes sauvages pour apporter la Lumière, la Vérité et la Vie aux déserts des cœurs. Une fois sa mission accomplie, comme l'eau aspirée par le soleil, elle s'éleva à nouveau dans le sein mystique qui l'avait conçue et qui vous l'avait donnée pour qu'elle vous enfante le Salut. Là, elle est: Fontaine inviolée de pureté, unique miroir vraiment digne de la Perfection. Et cette Perfection, en regardant l'Immaculée, oublie tout ce qui est offense.  

    Le Verbe ne cesse pas d'être Dieu du fait qu'il s'est fait Homme. Sa divinité, son éternelle Nature, n'est pas avilie par l'Humanité dont il s'est revêtu. C'est plutôt l'Humanité qui, grâce à son union avec la Divinité, se trouve élevée à la perfection sans toutefois perdre sa nature. Les prodiges accomplis par le Christ le prouvent

    Le Père toujours avec le Fils. Le Fils toujours Dieu comme le Père. Car la Divinité ne peut pas être fractionnée, ni changer de nature par suite d'un abaissement en une nature inférieure à la nature divine. Cette division n'est qu'apparente.    

    Jésus-Christ est donc Fils de Dieu par sa Nature divine, étant le Verbe engendré par le Père, étant le Verbe qui s'est incarné par l'œuvre de l'Esprit Saint pour le salut de l'humanité.          

    Deuxièmement
    : Jésus-Christ s'est déclaré aussi Fils de Dieu en sa nature humaine, vertueuse d'une manière parfaite.

    Jésus-Christ, le Fils engendré au Père dans la descendance de David, avait une volonté libre, et comme Dieu, et comme homme. Ses actions témoignent de cette libre volonté, car il les a accomplies selon ce qu'il voulait, quand il voulait, et sur qui il le voulait. Ni les éléments ni les créatures ne purent s'opposer à sa volonté qui était parfaite de la liberté propre à Dieu.          

    Ils ne le pouvaient. Une seule fois cela fut possible. Mais alors cela se produisit parce que le Fils de Dieu n'a pas trahi sa mission. Il n'abusa pas de sa libre et puissante volonté pour fuir la mort de la croix. L'eût-il fait, il aurait volé, abusé, prévariqué de son pouvoir infini de Fils de Dieu. Et il serait devenu comme Lucifer, plus rebelle encore que Lucifer  

    Mais le Christ ne fut jamais rebelle. Rien ne le rendit tel, pas même l'humaine et naturelle répugnance au supplice. La Volonté du Père était au-dessus de sa volonté libre. Le Fils divin très parfait ne tira pas profit de sa Nature égale au Père, mais avec un amour révérenciel il dit toujours à Celui qui l'avait engendré: "Que ta volonté soit faite". Doux et obéissant, il tendit ses poignets aux cordes pour être traîné au sacrifice.  

    Il eut donc une volonté libre. Mais il l'utilisa pour être parfait en tant qu'homme, comme il était parfait en tant que Dieu.

    On dit : "Le Christ ne pouvait pas pécher". Cela serait exact si le Christ avait été uniquement Dieu. Etant la perfection, Dieu ne peut pas pécher. Mais sa deuxième nature est sujette aux tentations. Si elles ne sont pas repoussées, les tentations conduisent au péché. Et contre l'Homme furent lancées de dures tentations. La haine entière était contre lui. Toute la rancœur, toute la peur, toute la jalousie de l'Enfer et des hommes étaient contre lui, contre le Puissant qu'elles sentaient Vainqueur même s'il avait la douceur de l'agneau          

    Mais Jésus ne voulut pas pécher. Rendez au Fort la juste reconnaissance de sa force. Il ne pécha pas parce qu'il ne voulut pas pécher. Ainsi, contre toute embûche et tout événement, il témoigna encore d'être Fils de Dieu par cette perfection de sa justice.      

    Est-ce qu'on ne vous dit pas, à vous aussi: "Soyez dieux et fils du Très-Haut" ?

    Lui le fut, car dans son humanité, semblable à la vôtre, il fut Dieu et fils du Très-Haut par la justice de chacun de ses actes.  

    Ô hommes, la Sagesse vous dit que l'affirmation qui établit la filiation divine de Jésus, né de Marie de la descendance de David, en plus d'être prouvée par la parole du Père, les miracles, la parole du Maître, et par sa résurrection, est prouvée aussi par sa domination sur les passions de l'homme et sur les tentations livrées contre l'Homme. Saint par sa nature divine, il voulut être saint aussi selon la nature humaine, vrai Premier-Né de la famille éternelle des fils de Dieu cohéritiers du Royaume des Cieux      

    Enfin il s'est révélé Fils de Dieu par sa résurrection spontanée. Dieu : lui, à lui-même, Dieu-Homme, mis à mort par les hommes pour leur salut à eux, une fois le sacrifice consommé, et après avoir donné la preuve certaine d'être mort, il s'est infusé la vie à nouveau. Il se l'est infusée par lui-même, sans l'attente et sans le jugement.

    Il a ainsi glorifié son Corps, vainqueur de toutes les misères conséquentes au péché originel.




    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:03, édité 2 fois


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Emmanuel
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Emmanuel le Mar 4 Juil - 8:17

    Bonjour @Maud,

    Merci pour ce partage des Leçons sur l'Épitre de Saint Paul aux romains données par le Seigneur à Maria Valtorta.

    Comme ces écrits sont riches! Le monde d'aujourd'hui, si dérouté et éloigné de la Vérité, a besoin de lire ces écrits.

    Les catholiques ont besoin de lire ces merveilleux écrits, renfermant des enseignements précieux et profonds sur notre foi.

    Puisse un grand nombre profiter de ces merveilleux enseignements.

    Dans la Leçon ci-dessus, on apprend à comprendre toujours mieux la Vérité de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, dans toutes ses facettes.

    Merci pour ce partage précieux.

    Amicalement,

    Emmanuel
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    Anayel
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Anayel le Mar 4 Juil - 11:48

    Un grand merci, Maud, dès que j'ai vu l'intitulé du fil, j'ai sauté dessus pour aller lire cette leçon.

    Je n'ai que l'Evangile tel qu'il m'a été révélé chez moi, et donc, que tu aies mis les Cahiers et maintenant cette leçon de Saint Paul, c'est un trésor pour moi, afin de pouvoir plus m'enrichir de tout ce que le Seigneur a confié dans cette Oeuvre en général.

    Un énorme merci à toi donc ^^
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 4 Juil - 12:59

    Bonjour @Emmanuel et @Anayel   Smile

    Je vous remercie chacun pour vos gentils commentaires encourageants   Laughing

    Comme le notifie Emmanuel  :


    Puisse un grand nombre profiter de ces merveilleux enseignements.  

    Je suis heureuse Anayel  de répondre à  ton plaisir de lecture et d'enseignements    Laughing

    Que le Seigneur bénisse  cette Oeuvre de Maria Valtorta  sunny  

    Amicalement


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 5 Juil - 7:40



    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )

    Leçon n° 2

    Dimanche 4 janvier 1948.


    Romains 1, 17. "… En lui (dans l'Évangile) se manifeste la justice de Dieu qui vient de la foi et qui tend à la foi, ainsi qu'il est écrit : "Le juste vit de foi"
    .

    L'Auteur Très-Saint dit :


    "Le juste vit de foi"          

    En citant ces paroles l'Apôtre, autrefois orgueilleux de sa science rabbinique, se fait "enfant" devient humble et simple. Il confesse et même il professe :

    "Je n'ai pas honte de l'Évangile, parole puissante de Dieu et salut de tout croyant (...). C'est en lui que se manifeste la justice de Dieu qui nous vient de la foi et qui est destinée à la foi".    

    Il fut un temps où Paul, plutôt que d'avoir personnellement honte de croire à l'Évangile, avait honte de l'Évangile comme d'un opprobre jeté parmi les paroles inspirées, les savantes paroles de la sagesse d'Israël. Pour effacer cet opprobre inscrit dans les esprits des disciples du Nazaréen, il persécutait ces derniers, convaincu de vaincre. Il essayait d'éteindre en même temps et les paroles évangéliques, et la vie. Mais la Parole éternelle, celle que ne peuvent étouffer ni la force humaine ni la force diabolique, le terrassa sur la route de Damas, en lui demandant: "Pourquoi me persécutes-tu?".    

    Les savants de l'heure actuelle savent comment les êtres qui parlent au nom de Dieu étaient appelés dans l'Ancien Testament, et quelle était leur mission. Ces êtres qui parlent au nom de Dieu sont et seront toujours, jusqu'à la fin des temps, les hérauts de Dieu parmi les foules aveugles.

    Ceux qui aujourd'hui oppriment les petites voix qui parlent au nom de Dieu devraient beaucoup méditer sur ce "Pourquoi me persécutes-tu?". Ils devraient apprendre à craindre de persécuter le Verbe, et trembler à cette idée.        

    Dans l'instrument de Dieu, c'est Dieu qui vit. Il y vit non d'une manière ordinaire mais d'une manière extraordinaire.  

    Ici la personnalité humaine n'est rien que le voile qui cache le Saint des Saints. Dieu n'est jamais inactif sur son trône, et il œuvre au-delà du voile.

    Après que les Chaldéens, répandus en hordes féroces, eurent vaincu les Israélites dans la ville-capitale, non satisfaits de la victoire, ils brûlèrent la maison de Dieu et emportèrent les richesses et les objets sacrés du Temple. Et lorsque les puissantes légions romaines, confirmant la prophétie de Jésus Christ, détruisirent pour toujours le Temple sur le Moria, contre qui se lancèrent-elles en réalité? Contre l'édifice, le sacerdoce, les objets du Temple, ou contre l'immatérielle Entité qui, dans l'esprit des Israélites, emplissait d'elle ce Temple ?  

    Je dis "dans l'esprit des Israélites" parce que depuis l'heure de none de cette Parascève, qui est abîme de Miséricorde et abîme de Délit, l'Esprit de Dieu avait abandonné le Saint des Saints, et la gloire du Tabernacle était vide, même à l'heure de l'encens. Mais l'Idée subsistait. Et pour Israël cette Idée était tout.        

    Contre qui s'acharna l'ennemi ? Contre les hommes et les pierres ou contre l'Idée? Contre l'Idée. Pour frapper le peuple, il frappa l'Idée. Il détruisit. Il dispersa.  

    Oh ! Malheureux, malheureux hommes superficiels ! Même si vous êtes catholiques pratiquants, vous êtes si tièdes pour l'Idée, si tièdes pour le Christianisme et pour l'Église, qui sont l'Idée : force, puissance, cohésion, victoire et salut contre les armées humaines et extrahumaines des serviteurs du Dragon !

    Méditez cette grande leçon qui vient des événements : lorsque l'inertie, le péché, ou l'adhésion aux doctrines sataniques permettent que les ennemis de Dieu et des esprits assaillent, détruisent, dispersent l'Idée unique, sainte, vraie et éternelle – Dieu – en ce qui l'annonce et le représente, tout, absolument tout, vient à être dispersé et détruit, même ce que vous ne voudriez pas qui soit dispersé ou détruit : votre bien personnel égoïste, la fortune familiale, la tranquillité, parfois la famille elle-même.    

    Dressez-vous, ô chrétiens! À Jésus qui dormait on cria un jour : "Maître, réveille-toi, nous périssons .

    Mais aujourd'hui c'est Dieu qui vous crie : "Réveillez-vous, ô chrétiens, car si vous ne vous réveillez pas vous périrez !

    La tempête est au-dessus de vous ! ". Pour rassembler autrefois le vieil Israël à la défense de la religion et de la patrie, on lui disait:

    "À tes tentes, ô Israël!".

    À vous, Moi-même je crie : "À tes tabernacles, ô peuple chrétien ! À ta foi ! À ton Seigneur Jésus-Christ ! Auprès de la Victorieuse qui triomphe de Satan ! Debout ! Rallume ta lampe et le feu de la foi et de la charité ! Dépouille-toi de tes vêtements trop charnels qui te rendent obtus et paresseux, et revêts-toi de justice ! ".

    Tu dois te sauver, toi, par toi-même. Ta victoire est dans ta volonté. Dieu t'observe, mais ne te sauve plus par sa volonté à lui. Il l'a fait tant de fois, et toi, de la victoire du salut, tu t'es fait des marches pour descendre dans les ténèbres, le gel et le vice. Je l'ai déjà dit au petit Jean au début de ce travail. Vous avez ri, vous vous êtes moqués, vous avez maugréé contre la petite voix qui vous répétait mes paroles. Mais beaucoup de ces paroles, parce que divines, se sont déjà réalisées.            

    Ne riez pas, ne vous moquez pas, ne maugréez pas contre ces paroles. Accueillez-les. Protégez-vous, défendez vos familles, votre tranquillité, votre bien-être, en défendant l'Idée divine, l'Église, la Foi. Satan et ses serviteurs cherchent à détruire l'Idée : l'Église, la Foi, c'est-à-dire le cœur, le sang, le souffle qui maintiennent en vie votre propre existence. Existence douloureuse, existence fatigante, oui. Mais si Satan en venait à triompher dans un monde sans Dieu, trois fois malheur à vous.  

    Vous ne savez pas. Je ne lève pas le voile sur cette horreur qui est déjà en action et qui serre ses rangs pour passer à l'attaque. Je vous indique ce qui est haut : le Ciel, Dieu. Je vous montre le cœur de la Chrétienté : Rome vaticane. Je vous indique le tabernacle. Protégez-les, pour être protégés. Et méditez bien mes paroles.    

    En persécutant Jésus-Christ dans ses petites voix, vous risquez de ressembler, singulièrement, à ceux qui se préparent à persécuter Dieu dans son Idée, dans l'Église de Rome, dans la Foi. Je vous le dis : ne persécutez pas le Christ. C'est à vous, à vous qui opprimez ses instruments, que le Christ s'adresse lorsqu'il dit dans sa divine et juste sincérité: "Pourquoi me persécutes-tu?".    

    Oui. C'est lui-même que vous persécutez en persécutant ceux à qui vous niez la paix. Oui. C'est lui que vous persécutez en niant que le Verbe puisse parler en eux, en niant que puisse parler en eux l'Esprit Saint qui est toujours l'auteur de tout enseignement divin.      

    Imitez l'apôtre Paul dans la deuxième période de sa vie mortelle, puisque vous savez l'imiter dans son premier rôle, lorsqu'il était encore Saul de Tarse, de la tribu de Benjamin, pharisien et persécuteur des chrétiens. N'ayez pas honte, vous les nouveaux rabbins, d'apprendre par une petite voix des choses de foi et de sagesse que vous avez ignorées jusqu'ici.          

    Comparé au riche puissant et imposant Gamaliel, qui ressemblait à un roi par son faste et ses courtisans, livre vivant de la sagesse d'Israël, le doux Maître de Nazareth devait apparaitre bien méprisable à Saul de Tarse qui connaissait sa condition sociale, sa méthode d'enseignement et sa manière de vivre... Mais lorsque les écailles du pharisaïsme quittèrent Saul de Tarse, en tombant non pas des pupilles de ses yeux mais de celles de son esprit, et qu'après une application décennale son esprit pénétra dans la sagesse de l'Évangile, "vertu de Dieu et salut de tout croyant", Paul reconnut que dans l'Évangile "se manifeste la justice qui vient de la foi et est destinée à la foi".            

    Cette justice, rendue lumineuse et compréhensible par la bonté de la Parole de Dieu elle-même, qui a pitié de vous, cette justice se manifeste dans le don que la petite voix vous a fait en notre Nom.

    Les justes aiment. Et l'amour est lumière. La lumière permet de voir et de reconnaître. Les justes croient. Et ils ont une soif ardente de croire toujours plus. Ils comprennent que la connaissance aide énormément à croire. Ils ont l'intuition que croire c'est vivre, parce que croire est charité[9]. Et la Charité est vie, car la charité est Dieu - le Vivant - accueilli en eux, et eux accueillis en Dieu.  

    Voilà. Par un long détour nous avons rejoint la première proposition de la dictée d'aujourd'hui:

    "Le juste vit de foi". Et plus le juste a un cœur d'enfant, plus il sait vivre de foi. C'est pour cela que le divin Maître a dit:

    "Si vous ne devenez pas semblables à des petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux" .L'enfant sait croire; par son savoir croire il parvient à connaître Dieu et à mériter de jouir éternellement de sa possession, même s'il meurt avant de devenir un grand savant comme vous.        

    Il est difficile que l'abondance du savoir soit salut. Ne serait-ce qu'à cause du fait que "à celui qui a plus reçu, il sera plus demandé", et aussi à cause du fait que "pour celui qui s'est emparé d'un trésor il est difficile de ne pas être assailli par les larrons". Mais ce proverbe ancien vous ne le connaissez pas encore, et vous ne savez pas non plus de quels larrons je vous parle. Vous, qui êtes savants, tâchez de les connaître. Si vous parvenez à les découvrir, vous pourrez vous protéger contre la mort qu'ils sont résolus et prêts à vous donner.          

    Mais les "petits enfants" ne courent pas ces dangers. Ils savent "vivre de la foi". Tout simplement. Ils ont confiance dans le Seigneur. Il est dit que celui qui met sa confiance dans le Seigneur comprend la vérité. C'est donc dire qu'ils comprennent même sans savoir de façon scientifique. Ils comprennent: par la charité qui vit en eux et parce qu'ils ont pour maîtres la Charité et leur ange gardien.

    à suivre …leçon n°3


    Dieu éclaire par dessus les tempêtes



    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:04, édité 1 fois


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jean

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Jean le Mer 5 Juil - 12:36

    Je pense que je vais bientôt le relire : merci Maud pour cette belle initiative. Aureole
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Jeu 6 Juil - 7:37


    Bonjour @Jean et Merci
     Smile


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Jeu 6 Juil - 7:49


     Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    enseignements de l' Esprit Saint  dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n°3

    Mardi 6 janvier 1948 (Épiphanie)

    La colère de Dieu
    Marie, prophète des derniers temps
    La fin des temps
    Marie, prophète des derniers temps
    La fin des temps


    Rainsom 1, 18: "Alors que la colère de Dieu se manifeste du Ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui tiennent captive de l'injustice, la vérité de Dieu".            

    L'Auteur Très-Saint dit :
               

    Dans la leçon précédente je vous ai invités à défendre l'Idée religieuse pour avoir le salut et la paix, car lorsqu'un peuple tombe dans "l'impiété et l'injustice" – et la plus grande impiété et la plus grande injustice est celle d'offenser Dieu, celle de se moquer de la Religion, de l'attaquer, de l'éteindre dans les esprits, de lui désobéir consciemment, avec préméditation, dans tous ses commandements – alors la colère de Dieu se manifeste du Ciel.        

    Pas besoin de foudres pour qu'elle soit manifestée. Pas besoin de cataclysmes, pas de déluges. Il suffit que Dieu vous abandonne, et déjà vous vous donnez la mort, l'angoisse, le désespoir de vous-mêmes. La colère de Dieu, la vraie, la colère immuable de Dieu, plus que par des châtiments, se par le fait de vous abandonner à vous-mêmes. Ce que vous appelez colère de Dieu, c'est-à-dire les guerres, les atroces moyens de destruction, les cataclysmes et les pestilences, ne sont pas vraiment colère sans retour, ou colère absolue. Ce sont des reproches, des rappels de la part d'un Père offensé, mais encore empressé à accorder le pardon et le secours à ses enfants coupables.            

    Mais lorsque "impiété et injustice" auront gagné 99% de l'humanité, lorsque l'impiété et l'injustice mentale ou matérielle auront envahi chaque classe sociale, au point de faire pénétrer l'abomination dans la maison de Dieu – l'abomination et la désolation dont vous parle le prophète  et dont le Verbe vous donne confirmation, cette "désolation" dont vous n'avez pas encore saisi le sens exact, et dont il est dit qu'elle sera signe de la fin, et elle le sera – alors Dieu ne vous reprendra plus par des châtiments paternels (qui n'en sauvent plus beaucoup, il faut le dire, parce que le plus grand nombre d'entre vous est déjà au service de Satan), mais il vous laissera abandonnés à vous-mêmes.

    Il se retirera. Il cessera d'agir. Il cessera d'agir jusqu'au moment où, dans un éclair de son vouloir, il dira à ses anges d'ouvrir les sept sceaux[1], de sonner les quatre trompettes, de libérer l'aigle des trois malheurs.      

    Puis, horreur, souffle sera donné à la cinquième trompette, et le Judas des derniers temps ouvrira le puits de l'abîme pour en faire sortir ce que l'homme aura désiré plus que Dieu.            

    Mais
    quand ? Quand tout cela ? Êtes-vous déjà rendus à cette heure ou êtes-vous sur le point d'y entrer ? Vous êtes dans la crainte, vous vous posez des questions... mais vous ne voulez pas regretter vos péchés et vous repentir. Le "quand" ne vous sera pas dévoilé. Il est inscrit dans le cœur des prophètes actuels, mais "ce que les sept tonnerres leur ont révélé demeure scellé, et ils ne le diront pas"  

    La Terre entière sera secouée comme une mer en bourrasque. Les humains seront en plein naufrage, tous, à l'exception des serviteurs de Dieu réunis dans la barque de Pierre, et fidèles au saint Navigateur. C'est alors que, tel un astre pacifique, sur les horreurs et les terreurs des ondes en furie, on verra se lever l'Etoile de la Mer pour annoncer l'Etoile du Matin, pour annoncer l'ultime venue de l'Etoile du Matin sur la Terre.      

    Pour cette seconde et ultime venue l'Agneau de Dieu, le Rédempteur, le Saint des Saints n'aura plus comme précurseur le pénitent du désert, salé par les mortifications et cinglant les pécheurs pour les guérir de leur pesanteur et les rendre aptes à accueillir le Seigneur. Son précurseur sera notre Ange à nous[, Celle qui, bien que dans la chair, fut Séraphin, Celle en qui Nous avons établi notre demeure.


    Nous n'aurions pu en avoir une plus douce et plus digne. Elle est l'Arche très aimée, l'Arche d'or pur qui encore Nous contient, comme Nous la contenons'. Elle traversera les cieux, rayonnante d'amour, pour préparer la route parfumée et royale au Roi des rois, et pour préparer, engendrer et mettre au monde, comme pour une dernière maternité, autant de germes vivants que possible, tous ceux qui voudront être enfantés au Seigneur.          

    Regardez là, à l'orient des temps... Déjà sur les ténèbres qui, toujours plus denses et maudites, recouvrent la Terre, se dessine une lueur qui ne pourrait être plus douce. C'est le temps de Marie qui surgit. Marie est l'extrême miséricorde que notre Amour ait conçue pour vous.
           

    Long, très long sera son chemin. Elle est contrariée par son éternel ennemi qui, bien que vaincu, n'en demeure pas moins obstiné à la tourmenter et à la combattre. Il obscurcit l'intelligence des hommes pour les empêcher de connaître Marie. Il éteint la foi et la confiance qu'ils peuvent avoir en elle, il fait surgir des brumes, il lance de la boue.

    Mais l'Etoile de la Mer est bien trop haute pour être touchée par les vagues polluées. Elle passera sans que la boue puisse salir l'ourlet de sa robe. Rapide comme un archange, elle descendra seulement pour tracer son signe, près de celui du Tau, sur le front des fidèles sauvés pour le Royaume éternel . Au toucher de sa main, force et paix pénétreront dans l'esprit de ses fidèles, car elle est Mère de la Vie et Fontaine du Salut.


    Bénissez Dieu qui a concédé à l'Etoile très pure de lui ouvrir le chemin, pour qu'elle vous attire à lui par la douceur de son amour. Mère secourable, compatissante, extrême, toujours prête à compenser, dans l'esprit des bons, le vide laissé par Dieu, qui se retire toujours plus loin dégoûté par les péchés des hommes.    

    Que ce retrait de Dieu ne vous paraisse pas injuste. Dans le livre des Maccabées on lit que, lorsque la corruption pénétra en Israël avec Antiochus Epiphane  et que Israël s'éloigna de la Loi – du fait que beaucoup de chefs d'Israël, "fils d'iniquité", s'étaient pliés aux "nations voisines", au point d'adopter leurs coutumes perverses "se vendant pour faire le mal" –, le sanctuaire demeura désolé comme un désert, sa gloire fut anéantie, les fêtes solennelles se changèrent en deuils et les sabbats en opprobres. En plus, on accepta "le culte des idoles". Tout ceci entraîna la persécution du petit nombre demeuré fidèle. La mort, la destruction, la violence et la douleur devinrent l'héritage du peuple qui avait provoqué la colère du Seigneur . Faites vos comparaisons. Méditez. Choisissez.
     

    Une fois de plus Jésus vous répète ce qu'il disait à l'occasion de la fête des Tabernacles, les derniers de sa vie sur Terre : "Je vais être avec vous pour un peu de temps encore (...), Puis je m'en irai. Alors vous me chercherez, mais vous ne me trouverez pas".    

    Vous qui dormez, oui, c'est à vous que je parle plus qu'aux ennemis déclarés. À vous. Si vous pouviez donc vous réveiller, vous pourriez prendre la défense de l'Idée et de vos intérêts véritables. C'est à vous que je parle, car vous dormez alors que les autres travaillent. Vous vous bercez dans l'illusion que Dieu soit votre serviteur, que Jésus soit votre serviteur, et serviteur stupide.


    Vous êtes ceux qui voudraient que Jésus, après avoir été ignoré, négligé, abandonné, laissé pour compte jusqu'à ce qu'il s'en aille, convaincu de l'inutilité de sa présence parmi vous, soit par la suite prêt et disposé à revenir vous aider quand vous serez en train de sombrer, et que finalement (trop tard pour plusieurs) vous vous réveillerez.    

    Cherchez le Sauveur alors qu'il est encore parmi vous,  avant que la haine l'envoie hors de vos frontières... en Ephraïm, chez les peuples qui s'ouvrent à la lumière, alors que vous vous enfoncez dans les ténèbres. Ténèbres qui "étouffent la vérité, et la dissimulent, qui élèvent un mur de tiédeur et de quiétisme, là où le mur qu'elles élèvent n'est pas celui de l'impiété et de l'injustice".

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/index.htm


    Marie prophète des derniers temps


    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:05, édité 2 fois


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Emmanuel le Jeu 6 Juil - 7:56

    Bonjour,

    Ah merci, @Maud, je suis heureux de retrouver la suite ce matin! Smile

    Aussi, je ne sais pas si c'est clair pour tous les lecteurs de ce beau fil, mais juste au cas où certains seraient un peu confus, les "Leçons sur l'Épitre de Saint-Paul aux romains" sont des enseignements du Saint-Esprit donnés à Maria Valtorta, en prenant pour base l'Épitre de Saint-Paul aux romains.

    L'Esprit-Saint, au fil de ces leçons, débute avec un court extrait de l'Épitre de Saint-Paul, puis se lance dans des leçons très profondes à partir de cela.

    À chaque début de leçon, il est écrit "L'Auteur Très-Saint dit", ou encore "Le Doux-Hôte dit", etc. C'est la façon qu'a Maria Valtorta d'indiquer que c'est l'Esprit-Saint qui parle.

    Voilà.

    Smile

    Amicalement,

    Emmanuel
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Ven 7 Juil - 7:32


     Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n°4

    Il n'est pas possible de nier Dieu
    Dieu est visible dans sa Création  
    Dieu est patient, mais inexorable : ceux qui le nient se damnent


    Mercredi 7 janvier 1948.  
         

    Romains 1, 20-22.
         

    L'Auteur Très-Saint dit :  


    Ceux qui étouffent la vérité de Dieu dans l'injustice se divisent en deux mauvaises catégories :les négateurs qui disent: "Je ne crois pas en Dieu parce que je ne le vois pas"; et les démolisseurs, les fous qui voudraient démolir Dieu, et qui ne pouvant le faire s'appliquent à démonter avec une fatigue inhumaine et inutile le monument du témoignage de Dieu.

    Ces derniers, à force de pousser, pousser,  pousser ne font que faire tomber la poussière et les moisissures de ce monument, le rendant encore plus beau et plus resplendissant. En effet, leur façon de jouer ainsi à cartes découvertes ne fait que provoquer les saintes réactions des hommes droits.          

    Ces deux catégories de malheureux, qui se privent de paix aussi bien sur terre que dans l'au-delà, sont en outre des menteurs ou bien alors ils sont des sots, privés de raison. Il n'est pas possible à l'homme de nier Dieu. Il suffit que l'homme s'examine un peu, il suffit qu'il examine la formation harmonieuse de sa nature où l'animal et l'esprit s'interpénètrent et forment un tout merveilleux, sans heurt ni dissonance, il suffit donc que l'homme y songe, ne serait-ce qu'un peu, pour conclure qu'il ne peut nier l'existence de Dieu en disant:

    "Je ne crois pas en Dieu, parce que je ne le vois pas".      

    Parler de descendances avilissantes   ne sert pas à justifier le prodige spontané de l'homme intelligent. L'évolution ne pourrait jamais donner à une bête la perfection humaine visible. En faisant référence à ceux qui n'admettent pas le spirituel, je ne parle que de la perfection humaine matérielle, et donc visible. À elle seule cette perfection suffit pour nier l'évolution de la bête en homme, et pour témoigner de la création divine.  

    C'est "par le moyen des choses créées" que Dieu est visible "dans ses perfections invisibles, dans son éternelle puissance et sa divinité" à l'intelligence de l'homme intelligent. Tout parle de Dieu. Tout le montre dans sa puissance divine : de la goutte de givre au soleil, de la mer au volcan, du ver à l'homme, de la moisissure des arbres aux séquoias géants, de la lumière aux ténèbres.

    J'ai donc dit que ceux qui nient Dieu, visible en toutes choses, ou sont des menteurs, ou bien ils avouent d'être des sots. Mais en réalité, non, ils ne sont pas sots.      

    Ils sont asservis au Mensonge, à l'Orgueil et à la Haine. C'est ce qu'ils sont uniquement. En réalité ils savent que Dieu existe, mais ils le nient, ils le répudient, ils essayent de se moquer de lui au lieu de le louer et de le glorifier. Ils le haïssent au lieu d'exprimer leur reconnaissance pour les bienfaits sans nombre dont il les gratifie, sans mérites de leur part.        

    Si Dieu n'était pas Dieu, c'est-à-dire celui qui est au-dessus de l'animosité et de la vengeance, si Dieu était semblable à eux, est-ce qu'il leur donnerait l'air, la lumière, le soleil, la nourriture ? Inutile d'objecter: "Il les donne aux bons, par conséquent tous en jouissent. Il ne peut faire mourir les bons pour ôter aux méchants la lumière, le soleil, la nourriture, l'air".

    Et qui donc pourrait l'en empêcher ? Tout est possible à Dieu.

    Mais il est celui qui fait tomber les rayons de soleil sur les bons et les méchants, pour encourager les bons et admonester les méchants, afin que ceux-ci aient le temps de se convertir. Car Dieu est patient. Sa vengeance est un pardon donné 70 fois 7, et 700 fois 7. Aussi longtemps que la vie est dans l'homme, Dieu est patient. À la fin il juge, et son jugement est sans appel.    

    C'est lui qui a le dernier mot, et ce mot est tel que même le plus obstiné des hommes, le plus délirant, sortira de son délire blasphémateur et, bouleversé comme celui qui serait tiré d'un noir cachot à la grande lumière du dehors, foudroyé par la Lumière très divine, rentrera en lui-même et s'écriera:

    "Malédiction à mon orgueilleuse pensée ! J'ai nié la Vérité, et elle me frappe pour l'éternité. J'ai adoré ce qui n'était pas, et j'ai nié ce qui est. Je pouvais avoir la récompense incorruptible qui vient de la fusion d'avec le parfait Incorruptible. J'ai préféré la Corruption multiple et, éternel mais corrompu, je m'enfoncerai en elle pour l'éternité".

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre04.htm

    à suivre...leçon n° 5

    Dieu est Lumière


    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:06, édité 1 fois


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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Sam 8 Juil - 6:58


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n°5

    Les mœurs dépravées de notre époque
    Les rites sataniques
    Jeudi 8 janvier 1948.      

    Romains 1, 24-31.


    L'Auteur Très-Saint dit :            

    Voici comment l'épître paulinienne décrit les mœurs de cette époque qui se prostitue à Satan. C'est une description réaliste, plus parfaite qu'un portrait illustrateur, encore plus exacte que la chronique fidèle des événements et des habitudes de vie de cette époque qui se satanise.        

    Chaque mot est un coup de pinceau riche en couleur, décrivant les hommes de cette époque qui est la vôtre, les neuf dixièmes d'entre eux. Dans cette description fidèle de votre temps Paul utilise toutes les nuances aptes à représenter non pas l'homme fils de Dieu, comme le bon Dieu aurait voulu qu'il soit, non pas l'homme surhomme, comme pensent d'être ces monstres à l'aspect humain que sont les neuf dixièmes de l'humanité, mais bien plutôt l'anti-homme, le fils bâtard de Dieu, l'affreux produit de l'union adultère de l'Humanité avec la Corruption, le serviteur de Satan.            

    Les teintes moins atroces sont données par les épithètes: détracteurs, vantards, insensés, désordonnés. Puis les couleurs s'assombrissent toujours plus jusqu'à prendre l'aspect de l'enfer le plus profond: fautes contre nature, si répandues maintenant, et commises non seulement pour satisfaire ses sens dégénérés, mais aussi par soif de richesses.  

    Même si Paul parlait à des gens de son époque, à des gens qui vivaient parmi des païens, et même pire que païens, des gens qui n'avaient aucun dieu – s'il y a volonté de respecter un dieu, une loi morale quelconque, même imparfaite, les plus ignorants en fait de codes religieux ressentent de façon instinctive l'existence d'un Être Suprême auquel leur esprit aspire par sa nature spirituelle, raison pour laquelle l'instinct les pousse en tant qu'esprits à se réunir à l'Esprit duquel ils tiennent leur origine, à moins d'être de ceux qui refusent cela volontairement – même si Paul, dis-je, parlait à des gens qui vivaient parmi des sans-dieu, des sans-dieu volontaires, des sans-loi sur le plan moral ainsi que sur le plan naturel, même s'il parlait à des gens vivant parmi des monstres de ce calibre, eh bien non, la teinte la plus sombre du tableau Paul ne vous l'a pas donnée.    

    Pourquoi ? Parce qu'il l'ignorait. Avec son esprit il a été élevé au troisième ciel. Il a connu beaucoup de vérités, même sur les derniers temps, mais il n'a pas connu une perversité qui touche ces temps de l'avant-fin, une perversité qui annonce l'avènement de l'apostasie et la manifestation de l'homme du péché.

    Il écrivait aux Thessaloniciens: "Déjà le mystère d'iniquité est en action". Il reprenait en disant : "Cependant il y a à présent celui qui le retient, et continuera à le retenir jusqu'au jour où il sera enlevé".        

    Lorsque les neuf dixièmes de l'Humanité repoussent Celui qui retient l'évolution du mystère d'iniquité, au point que ce mystère se change en horrible réalité, avec le règne infâme de la Bête qui se proclamera Dieu en prétendant aux honneurs divins; lorsqu'on réserve à la Bête des honneurs divins; lorsque cette Bête est invoquée et évoquée avec des rites obscènes pratiqués en son honneur; Dieu peut-il continuer à faire barrage au Serpent qui s'avance de l'abîme ?      

    Quel nom faut-il que je donne aux rites obscènes, aux orgies horribles se terminant en copulations sataniques, dans lesquelles le grand prêtre et seigneur est Satan lui-même?          

    Et quel mot me faut-il employer pour nommer ce péché suprême, cette religion satanique, supérieure en atrocité aux religions des temps anciens les plus barbares et à celles des peuples actuels les plus sauvages?          

    Ici on n'immole pas des corps de victimes innocentes comme on faisait autrefois pour le dieu Moloch. Ici on ne tue pas des êtres humains civilisés pour les offrir en hommage à des idoles sauvages. Ici on immole l'Immolé, on frappe l'Innocent. Ici on offre en sacrifice à l'Adversaire le Fils incarné de Dieu, présent dans le très saint Sacrement avec son Corps, Sang, Âme et Divinité.  

    Lucifer ! Comme il doit rire de son rire horrible en ces temps, en ces heures de gloire qui lui appartiennent ! Il se tient sur son trône — lui, le maudit, le foudroyé, le chassé par Dieu — il se tient sur le trône que les hommes lui élèvent, et l'Agneau est offert à son infâme dérision. On offre à son horrible raillerie Celui qu'il n'a jamais pu vaincre, Celui dans lequel il n'a jamais pu pénétrer, Celui qui l'a vaincu cent fois et mille fois, Celui qui l'oblige à s'avouer vaincu depuis vingt siècles, Celui qui le vaincra jusqu'à la fin, en libérant de son infâme puissance les esprits de bonne volonté.        

    Il sera vaincu. Mais en attendant il fait figure de vainqueur. Et le Sacrement des sacrements, ce mystère d'amour auquel l'amour humain même le plus séraphique ne parvient pas à rendre digne honneur, ce mystère d'amour est livré à Satan par des hommes comme moyen pour son triomphe éphémère.  

    À Paul tout cela ne fut pas révélé. Non. La miséricorde de Dieu lui cacha ce péché qui fait frémir le Ciel entier. Vous, qui avec le Ciel frémissez d'horreur, écoutez bien: si les gens qui profanent les Saintes Espèces ignoraient qu'en elles est le Christ vivant et vrai, comme il le fut sur Terre et comme il est dans le Ciel, s'ils ne croyaient pas en sa présence dans les Espèces consacrées, leurs pratiques se réduiraient à un simple acte de magie. Mais ils savent. C'est cela qui devient pour eux péché impardonnable.    

    La prière du Rédempteur ne peut pas s'appliquer dans leur cas, car ils "savent ce qu'ils font". La parole de Paul elle non plus ne peut s'appliquer à leur cas, car elle dit ceci: "Même ayant connu que la divinité (celle à qui on pense et à qui on croit) récompense les bons et punit les méchants (tout croyant prête un concept de justice, même très imparfait, à la divinité qu'il s'est créée ou à celle qu'il reconnaît comme vraie et unique) ils ne comprirent pas que celui qui fait de telles choses est digne de mort".          

    Ni la prière du Rédempteur, ni les paroles de Paul ne peuvent s'appliquer au cas en question, car ces gens comprennent, et malgré cela ils accomplissent la profanation suprême.

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre05.htm

    à suivre...leçon n° 6




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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Lun 10 Juil - 7:28


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

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    Leçon n°6

    Dieu a besoin des âmes hosties

    Vendredi 9 janvier 1948.
             

    Romains 2, 1.          

    L'Auteur Très-Saint dit :            

    L'Apôtre écrit: "Toi (...) tu te rends inexcusable, car en jugeant les autres tu te condamnes toi-même, puisque tu fais les mêmes choses que tu condamnes".  

    Je m'adresse à qui ? Au commun des fidèles ou à la partie choisie du troupeau ? À la partie choisie. Ma parole est le levain qui doit faire lever la farine pure, la farine à hosties, pour que cette farine, avec sa perfection, fasse lever la grande masse constituée de farine blutée plus ou moins grossièrement.      

    Lorsque la ménagère veut faire son pain, pour commencer elle ne prend pas la farine impure, qui est pleine de son. Pour faire la boule de levain elle prend de la fleur de farine, la mélange avec de l'eau pure, et la laisse fermenter. Elle forme ainsi le levain qui va faire fermenter même la farine impure, pour qu'elle devienne du bon pain. Les pains azymes étaient sans levain, mais alors on prenait de la farine pure, de la farine à hosties, et on mangeait ces pains sous forme de minces galettes cuites à feu vif.  

    La farine à hosties représente cette partie choisie du troupeau de l'Agneau, qui est Berger, qui est Pain de Vie, qui est le Seigneur. Ces âmes choisies sont comme des hosties qui, dans un sacrifice spirituel comme celui de la Nouvelle Loi, viennent se poser volontairement sur l'autel du sacrifice, comme un mémorial, comme une brûlante offrande d'odeur très suave (Lévitique 2).  

    L'ancien rite, offert et consommé avec de la viande ou de la farine, se perpétue dans le nouveau, mais avec des formes nouvelles et plus nobles. De la même façon que sur les autels de la Terre on ne consomme que la Chair et le Sang du Dieu-Homme, ainsi sur l'autel des Cieux ne peuvent être déposés que les sacrifices des personnes saintes. Et cela pour que le Dieu-Homme serve de modèle à ceux qui par obéissance à l'Évangile deviennent des hommes-dieu. Devenus prêtres et victimes à cause de leur charité, ils peuvent offrir et consommer leur sacrifice sur l'autel universel des Cieux pour la gloire de Dieu et la rédemption du monde.          

    Ces nobles sacrifices individuels, provenant de la partie élue du troupeau, sont le levain qui fait fermenter et lever la masse impure de la partie moins bonne du troupeau. À leur propre insu, ces âmes donnent à la masse impure ce minimum de fermentation qui la rend apte à se transformer en troupeau acceptable.

    Voilà donc la raison pour laquelle je m'adresse à la partie choisie, celle qui travaille même si elle est cachée et apparemment absente. Son action secrète vaut plus que toutes les actions manifestes, parfois bruyantes, parfois intransigeantes, de ceux qui s'imaginent tout faire. Ces derniers sont parfois poussés par des sentiments teintés d'orgueil, ce même orgueil qui corrompit le Sacerdoce, les scribes et les rabbins d'Israël. Ils auraient souvent besoin que quelqu'un leur dise: "Tu te rends inexcusable. En jugeant les autres tu te condamnes toi-même, car tu fais les mêmes choses que tu condamnes".          

    Je m'adresse donc à la partie choisie, en lui demandant réparation, expiation et perfection de charité, afin que la partie enseignante du troupeau du Christ, les pasteurs plus ou moins petits de ce troupeau, quand ils ne sont pas eux-mêmes "partie choisie, hostie de sacrifice", soient au moins placés entre la partie impure et la partie choisie, entre d'un côté la grande majorité grossièrement informe des chrétiens d'aujourd'hui, et de l'autre côté les victimes, colonnes destinées à soutenir le temple de Dieu, bastions de défense de mon Église, échelles d'or par lesquelles les faibles du troupeau peu- vent monter vers Dieu étant donnée leur incapacité à voler vers lui, lampes qui signalent la route, ou plutôt : étoiles qui indiquent le chemin aboutissant au cœur du Christ.    

    Je m'adresse aux âmes-hosties. Dieu a besoin d'hosties pures, d'hosties saintes, d'hosties rendues immaculées par leur charité qui les purifie des faiblesses humaines. Il a besoin d'hosties. Hosties d'amour, en réparation de toutes les offenses faites à l'Amour. Hosties d'expiation, en réparation des péchés du monde. Hosties de purification. La puanteur des péchés qui infecte le monde est tellement vaste et puissante qu'elle atteint les Cieux. Purifiez l'immense cathédrale de l'Univers pour que Dieu puisse encore la regarder avec cette compassion qui sauve.

    Et soyez heureux d'être appelés, d'être désirés par Dieu clans cette fonction d'hosties. Pour le maintien de la vie humaine, les sacrifices des âmes-victimes sont plus nécessaires que les éléments eux-mêmes. C'est l'Amour qui vous le dit : "Ceux qui acceptent d'être des victimes d'holocauste sont les légions d'archanges qui repoussent les légions démoniaques. Ils maintiennent le monde en place en apaisant la colère de Dieu.

    Ceux qui acceptent d'être hosties sont des imitateurs du Christ, et des plus authentiques. Ceux qui se sacrifient engendrent des fils au Seigneur leur Dieu".

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre06.htm


    Ame Hostie


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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 11 Juil - 7:14


     
    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

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    Leçon n°7

    Dimanche 11 janvier 1948.

    Romains 2, 2-8 : Chacun sera jugé selon les œuvres.      

    Car nous savons que le jugement de Dieu est selon la vérité contre ceux qui font de telles choses.
    Et tu penses, ô homme, toi qui juges ceux qui les commettent et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu?

    Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience, de sa longanimité?
    Et ne sais-tu pas que la bonté de Dieu t'invite à la pénitence?
    Mais to
    i, par l'endurcis¬sement de ton cœur impénitent, tu t'accumules un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu qui rendra à chacun selon ses œuvres:
    la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance dans le bien cherchent la gloire, l'honneur et l'immortalité; mais la colère et l'indignation à ceux qui, obstinément, indociles à la vérité, obéissent à l'injustice.


    L'Auteur Très-Saint dit:


    « Le jugement de Dieu est fondé sur la vérité, soit qu'il s'applique à un réprouvé, soit qu'il s'applique à un tiède, ou à (quelqu'un qui brûle d'un amour pur jusqu'au sacrifice. Le jugement de Dieu ne sera altéré ni par le patrimoine, ni par le vêtement, ni par la condition, ni par la position sociale. Les expédients et les mises en scène, conçus pour tromper les Hommes, n'auront aucune influence sur Dieu, pas plus que les hypocrisies, les actes de fausse bonté, de fausse foi, de fausse honnêteté, ou de faux amour.  

    Les paroles du Maître sont toujours vivantes et justes, soit qu'il dise:

    "Il ne suffit pas de me dire 'Seigneur, Seigneur' pour entrer dans le Royaume des Cieux"

    soit qu'il fasse le parallèle entre le pharisien et le publicain, ou encore qu'il donne l'admirable code de la Nouvelle Loi dans le discours sur la montagne.        

    Mêm
    e si les temps changent, la loi ne change pas. Il n'y aura pas de changement dans la façon de juger. Dieu jugera toujours selon vérité et justice.            

    Le plus jugé sera celui qui est chargé de juger, ou qui s'arroge le droit de le faire. Il sera jugé davantage parce qu'on exige plus de celui qui a eu une plus grande connaissance de la Loi. Il sera jugé davantage aussi à cause de la parole qui dit:

    "Ne jugez pas pour ne pas être jugés".          

    Soyez petits ! Soyez petits, vous tous que j'aime ! Si vous l'êtes, je vous apprendrai la Sagesse. Je vous l'apprendrai par mon amour.

    Car la Sagesse, sachez-le, s'apprend plus par amour que par instruction. Moi qui vous aime, et vous qui m'aimez, nous sommes lumière pour comprendre les paroles de la Sagesse, paroles qui demeurent obscures en tout ou en partie si elles sont privées de la lumière de l'amour et éclairées uniquement par la culture.        

    Voilà pourquoi l'Amour n'arrêtera jamais de crier:

    "C'est par la charité que vous aurez le salut et la paix".

    Celui qui a la charité ne méprise pas les richesses de la bonté, de la patience et de la tolérance divines.

    Celui qui a la charité aime la pénitence, s'abstient de juger ou de condamner, ne provoque aucun scandale, ne devient pas tiède, ou froid, ou sordide de corruption.
               
    Celui qui a la charité désarme le cœur de Dieu, même s'il lui arrive d'être coupable.

    Dieu pardonne à celui qui l'aime, et qui pleure en son sein.

    Non seulement il donnera à chacun selon ses œuvres, mais puisque celles-ci sont toujours imparfaites chez les humains, Dieu tiendra compte de l'amour de cette créature, amour qui souvent est plus grand que sa capacité à faire le bien.

    Le désir de perfection, lui aussi sera pris en considération pour autant qu'il aura été désir actif, c'est-à-dire désir véritable, désir qui ne s'est pas réalisé à la perfection uniquement parce que la créature n'avait pas les capacités de l'accomplir.

    Dieu voit. Dieu voit réellement. Il voit comme Dieu seul peut voir : avec une perfection qui ne s'arrête pas aux apparences. Et son jugement parfait a lieu après une attente patiente".

    à suivre …Leçon n° 8




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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 12 Juil - 7:33


     
    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n°8


    Mercredi 14 janvier 1948.      

    Romains 2, 9-11 : (Oui,) tribulation et angoisse pour tout âme d'homme qui fait le mal, pour le Juif d'abord, ensuite pour le Grec; gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif d'abord, puis pour le Grec.
    Car Dieu ne fait pas acception des personnes.
         

    L'Auteur Très-Saint dit :            

    La tribulation et l'angoisse sont toujours les compagnes de l'âme de l'homme qui fait le mal, même si cela n'apparaît pas aux yeux des hommes.          

    Le coupable ne jouit pas de la paix, fruit d'une conscience tranquille, car les satisfactions de la vie, quelles qu'elles soient, ne suffisent pas à donner la paix. Le monstre du remords assaille les coupables de façon soudaine aux heures les moins attendues et il les torture.

    Parfois il les pousse au repentir, parfois au contraire il les rend encore plus coupables en les poussant à défier Dieu, à le chasser aussi loin que possible de leur propre moi.

    Car le remords vient de Dieu, mais aussi de Satan. Le premier éveille l'homme pour le sauver, le deuxième pour finir de le détruire, par haine et par raillerie.    

    Mais l'homme coupable, déjà proie de Satan, ne s'imagine pas que c'est son roi ténébreux qui le tourmente après l'avoir séduit et rendu esclave. Alors il accuse Dieu, Dieu seulement, des remords qui l'agitent. Il cherche à se convaincre qu'il ne craint pas Dieu.

    Il essaye de l'effacer, et pour cela il augmente ses fautes sans peur, avec la même manie malsaine avec laquelle le buveur augmente ses doses tout en sachant que le vin lui est dommageable; avec la même frénésie avec laquelle le luxurieux augmente son repas de plaisirs sordides, et l'habitué des drogues augmente leur dose pour jouir toujours plus de la chair et des drogues stupéfiantes. Tout cela avec l'intention de s'enivrer, s'étourdir.

    S'enivrer de vin, de drogue, de luxure. S'abêtir au point de ne plus être en état de ressentir le moindre remords, et dans l'intention coupable d'étouffer cette voix par celle de triomphes plus ou moins grands, plus ou moins passagers.        

    Mais l'angoisse demeure. La tribulation persiste. Des aveux de ce genre le coupable ne veut pas se les faire, il les évite; ou bien il attend le dernier moment, lorsque tout ce qui est scénario truqué tombe à terre et l'homme se retrouve seul et nu devant le mystère de la mort et de la rencontre avec Dieu.

    Si c'est son cas il aura encore de la chance, car après une juste expiation l'âme obtient la paix dans l'autre vie. Parfois la paix est immédiate, comme dans le cas du bon larron qui a atteint le regret parfait au dernier moment de sa vie.          

    Mais il est très difficile que les grands larrons parviennent au parfait repentir. Pour les grands larrons – tout grand coupable est un grand larron, premièrement parce qu'il enlève à Dieu une âme, la sienne de coupable, et plusieurs autres encore, celles des personnes qu'il a entraînées à la faute; il sera appelé à répondre de celles-ci encore plus sévèrement que de la sienne, puisque ces dernières étaient parfois bonnes et innocentes avant de rencontrer le coupable et devenir pécheresses suite à cette rencontre; deuxièmement, tout grand coupable est un grand larron parce qu'en plus de voler le salut éternel à son âme, il le vole aussi aux âmes qu'il entraîne au mal – pour le grand larron obstiné, dis-je, il est difficile de parvenir au parfait regret au dernier moment.

    Souvent il ne parvient même pas au regret partiel, soit parce que la mort le frappe à l'improviste, soit parce qu'il repousse le salut jusqu'au moment suprême.    

    La tribulation et l'angoisse de cette vie ne sont qu'une image vraiment très réduite de la tribulation et de l'angoisse de l'au-delà. L'enfer, la damnation sont des horreurs dont la description, même la plus exacte et donnée par Dieu lui-même, est toujours inférieure à leur réalité.

    Vous n'êtes pas en mesure de concevoir vraiment ce que c'est que la damnation, ce que c'est que l'enfer, même par description divine. De même que ni visions, ni leçons divines ne peuvent vous donner la perception exacte de la joie infinie du jour éternel des justes au Paradis, de même ni visions, ni leçons divines ne peuvent vous donner l'idée de l'horreur infinie qu'est l'Enfer.

    Des limites ont été posées pour que vous, les vivants, ne puissiez connaître l'extase du Paradis ou l'angoisse de l'Enfer. Car la connaissance de ces réalités telles qu'elles sont vous ferait mourir d'amour ou d'horreur.    

    Châtiment ou récompense seront donnés avec juste mesure au juif comme au grec, c'est-à-dire à celui qui croit au vrai Dieu, comme à celui qui est chrétien mais séparé du tronc de la Vigne éternelle, à l'hérétique comme à celui qui suit d'autres religions révélées, ou la sienne propre s'il s'agit d'une créature à laquelle toute religion est inconnue.      

    Récompense à celui qui suit la justice, châtiment à celui qui fait le mal. Car chaque homme est doté d'une âme et de raison. Il a donc en lui ce qui suffit pour lui être guide et loi. Dans sa justice Dieu donnera récompense ou châtiment en proportion de ce que l'homme a su. Il sera plus sévère envers l'esprit et la raison des êtres humains civilisés, c'est-à-dire de ceux qui auront été en contact des prêtres ou des ministres chrétiens, ou des religions révélées, et tiendra compte de leur foi. Que si un être humain croit fermement que sa foi est la bonne, sa foi le justifie, même s'il est dans une église séparée ou schismatique.

    S'il opère le bien pour gagner Dieu, Bien Suprême, un jour il aura la récompense de sa foi et de sa droiture, et elle lui sera accordée avec une bénignité divine plus grande que celle réservée aux catholiques.

    Dieu tiendra compte de combien d'efforts supplémentaires auront dû faire les membres séparés du Corps Mystique, les musulmans, les bouddhistes, les hindouistes, les païens, pour demeurer justes, eux qui n'ont ni la Grâce, ni la Vie, et qui par conséquent ne possèdent pas mes dons, ni les vertus qui découlent de ces dons.      

    Dieu ne fait pas acception des personnes. Il jugera chacun selon les actions accomplies, et non d'après les origines des Hommes. Il y en aura plusieurs qui, se croyant choisis parce que très catholiques, se verront précédés par beaucoup d'autres qui auront servi le vrai Dieu, sans le connaître, en pratiquant la justice.

    à suivre …Leçon n° 9

    Dieu est juste et bon


    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:08, édité 1 fois


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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Jeu 13 Juil - 7:07

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
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    Leçon n°9


    Vendredi 16 janvier 1948.        

    Romains 2, 12 : Les Juifs seront jugés selon leur loi. Les Gentils selon la loi naturelle.      
    Tous ceux qui ont péché sans la loi, périront aussi sans loi. Et tous ceux qui ont péché sous quelque loi, seront jugés par elle.
               

    L'Auteur Très-Saint dit :            

    La grande miséricorde de Dieu resplendit de façon encore plus lumineuse et infinie dans les paroles de Paul, là où par inspiration divine il proclame que ceux qui ne reconnaissent aucune loi, ni naturelle, ni surnaturelle, ni rationnelle, périront. Ceux qui auront connu la Loi et ne l'auront pas pratiquée seront condamnés par cette même Loi qui sauve.

    Quant aux Gentils qui sont privés de la Loi, mais qui font naturellement et par raison ce que prescrit la loi qu'ils ignorent, ils servent Dieu à leur insu. S'ils se laissent guider par la seule lumière de la raison et par la droiture de leur cœur, ils obéissent à la voix de l'Esprit, inconnu mais présent comme seul maître dans leur âme de bonne volonté, ils servent Dieu à leur insu.

    Quand par amour ils pratiquent la vertu et obéissent aux bonnes inspirations, ils servent Dieu à leur insu. Ces Gentils démontrent par leurs actions que la Loi est inscrite dans leur cœur vertueux. Au jour du Jugement, ils seront justifiés.      

    Observons ces trois grandes catégories. En elles, le jugement divin resplendit dans sa miséricorde et dans sa parfaite justice.          

    Première catégorie : ceux qui ne veulent reconnaître aucune loi, ni naturelle, ni humaine, donc raisonnable, ni surhumaine.

    Qui sont-ils ? Des sauvages ? Non.

    Ce sont des Lucifer, les Lucifer de la Terre. Au fil des ans leur nombre augmente de plus en plus au lieu de diminuer comme il devrait suite à la diffusion de l'Évangile, à sa prédication inlassable, et à la civilisation qu'il propage. La paix, la justice et la lumière sont promises aux hommes de bonne volonté.

    Mais eux sont de mauvaise volonté.  

    Ce sont les rebelles à toutes les lois, même à la loi naturelle. Ils sont donc inférieurs aux brutes. De leur plein gré ils renient leur nature humaine : une nature d'êtres raisonnables, dotés d'une âme et d'un esprit. Ils font des choses qui sont contraires non seulement à la nature mais aussi à la raison. Ils ne méritent que de disparaître du nombre des humains qui ont été créés à l'image de Dieu et à sa ressemblance.

    En tant qu'humains ils périront. Ils périront pour assumer la nature qu'ils auront voulue, celle de démons.      

    Deuxième catégorie
    : les hypocrites, les faux, ceux qui se moquent de Dieu. Ils ont la Loi, oui, mais ils ne la suivent pas. Peut-on tirer avantage d'une loi qu'on ne pratique pas ? Ces gens ressemblent à ceux qui possèdent un trésor, mais le laissent inactif et sans protection. Ils n'en tirent aucun fruit de vie éternelle, la joie qui commence tout de suite au moment de la mort. Ils seront condamnés. Bien que gratifiés du don de Dieu, ils ne l'ont pas exploité avec la reconnaissance qu'ils auraient dû témoigner à Celui qui les a placés au sein de la partie élue de l'Humanité, celle du Peuple marqué du signe de la croix.          

    Troisième catégorie
    : les Gentils. À présent on utilise ce terme pour désigner ceux qui ne sont pas chrétiens catholiques. Nous continuerons à employer ce terme le temps de notre méditation sur les paroles de Paul. Les Gentils, qui même sans connaître la Loi font naturellement ce que la Loi impose, sont loi à eux-mêmes. À leur manière, ils témoignent que leur esprit aime la vertu et tend au Bien suprême. Lorsque Dieu, dans la personne de Jésus-Sauveur, jugera les actions secrètes des hommes, ces Gentils seront justifiés.  

    Ceux-là sont nombreux. Leur nombre est vraiment considérable. Ils sont la foule immense... rassemblée de toutes nations, langues, tribus, peuples, sur lesquels au dernier jour sera imprimé le sceau du Dieu vivant, signe de salut et de récompense, avant le jugement dernier, qui est sans appel. Tous ceux-là seront sauvés grâce aux mérites infinis du Christ, qui a accepté d'être immolé en versant sang et sérum jusqu'aux dernières gouttes; c'est grâce à lui que tous ceux-là seront sauvés.          

    La vertu de ces Gentils, leur obéissance spontanée à la loi de la vertu, les aura baptisés sans autre baptême; elle les aura consacrés sans autre chrême que les mérites infinis du Sauveur. Les limbes ne seront plus la demeure de ces justes en attente. De même qu'au soir du Vendredi-Saint les justes ont quitté les limbes, car le Sang versé par Jésus-Rédempteur les avait purifiés de leur tache originelle, de même, au soir du Temps, quand les mérites du Christ auront triomphé de tous ses ennemis, les justes, qui par ferme conviction d'être dans la juste religion auront appartenu à un troupeau non catholique, seront par lui absous et justifiés. Ils recevront la récompense des vertus pratiquées sur terre.
         
    S'il n'en était pas ainsi, Dieu aurait trompé ces justes qui se sont donnés une loi de justice, et ont défendu la justice et la vertu. Or Dieu ne trompe jamais. Sa récompense, même si parfois elle se fait attendre, est toujours certaine.

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre09.htm

    à suivre …Leçon n° 10




    Dieu de Justice et de Miséricorde


    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:09, édité 1 fois


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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Lun 17 Juil - 7:49


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon n°10

    Samedi 17 janvier 1948.

    Romains 2, 17-29 : La Loi aggrave les fautes des Juifs.    

    Toi qui portes le nom de Juif et te reposes sur la Loi, qui te glorifies en Dieu, qui connais sa volonté, qui, instruit dans la loi, sais discerner ce qu'il y a de meilleur, toi qui crois être le guide des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des ignorants, le maître des enfants, car tu as dans la loi, la règle de la science et de la vérité, comment se fait-il donc que toi qui enseignes aux autres, tu ne t'enseignes pas toi-même ? Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes! Toi qui défends de commettre l'adultère, tu commets l'adultère! Toi qui as les idoles en abomination, tu commets des sacrilèges! Toi que te fais gloire d'avoir une loi, tu déshonores Dieu en la transgressant ! Car le nom de Dieu est blasphémé à cause de vous parmi les nations, comme dit l'Écriture.


    La circoncision n'a pas de valeur sans l'observance de la Loi.  

    La circoncision est utile, il est vrai, si tu observes la loi, mais si tu la transgresses, tu n'es plus - avec ta circoncision - qu'un incirconcis! Alors que si un incirconcis observe les préceptes de la loi, son incirconcision n'est-elle pas à considérer comme circoncision? Bien plus: l'homme qui par naissance est un incirconcis, s'il observe la loi, te jugera, toi qui, avec l'Écriture et ta circoncision, transgresses la Loi. Le vrai Juif n'est pas celui qui paraît tel, et la vraie circoncision n'est pas celle qui se manifeste dans la chair, mais Juif est celui qui est tel intérieurement; la circoncision est celle du cœur, dans l'esprit et non dans la lettre. C'est celle-ci qui recevra sa louange. Non des hommes mais de Dieu


    L'Auteur Très-Saint dit :  
             

    Le fait de respecter les préceptes de la Loi, même si on est incirconcis, vaut bien une circoncision. Aujourd'hui encore cette vérité constitue une absolution pour ceux qui ne sont pas de la Loi. Paul dit : "Vrai juif n'est pas celui qui paraît tel. La circoncision véritable n'est pas celle d'une marque dans la chair. Le vrai juif se manifeste à l'intérieur. La vraie circoncision est celle du cœur. Elle est selon l'esprit non selon la lettre. Voilà ce qu'est la circoncision que Dieu récompensera"            

    "Circoncisez votre cœur"
    . Ce vieil adage dit bien ce que Dieu veut de vous. Il vous fait comprendre combien inutile est la connaissance littérale de la Loi si vous refusez de reconnaitre et de pratiquer cette même Loi spirituellement. Or telle est la seule et vraie circoncision.    

    À quoi sert de porter la soutane — je parle de soutane pour désigner les fils de la Loi — si ensuite l'homme qui la porte, au lieu de servir la Loi, se fait serviteur du monde, du démon, ou de ses propres sens? Les comédiens et les mimes, eux aussi savent porter des habits de rois, de prêtres, de guerriers, d’ouvriers ou de paysans, sans pour cela devenir rois, prêtres, guerriers, ouvriers ou paysans. Le spectacle terminé, le rideau baissé, ils enlèvent les vêtements mis pour la représentation et reprennent les leurs. Leur cœur ne change pas pour avoir représenté la magnanimité d'un roi, la sainteté d'un prêtre, la vaillance d'un guerrier, les sentiments d'un ouvrier ou d'un paysan. Eux, ils restent ce qu'ils sont : s'ils sont justes ils vont demeurer justes même s'ils ont représenté à la perfection un monstre d'iniquité, s'ils sont des monstres d'iniquité ils vont demeurer des montres d'iniquité même s'ils ont représenté à la perfection la vie d'un saint.            

    Parmi ceux qui, d'après leur façon de servir la Loi, aux yeux du monde donnent l'impression d'être circoncis - et même décapités de la triple concupiscence - nombreux, trop nombreux sont ceux qui, aux yeux de Dieu et des habitants du Ciel, montrent la présence des sept serpents capitaux, bien vivants dans leur cœur. Ces hommes ne peuvent vraiment pas être considérés comme circoncis dans leur cœur. Au contraire, à leur nature non amputée de la triple concupiscence qui est le fruit du péché, patrimoine que tout homme hérite d'Adam, ils ajoutent un serpent supplémentaire, celui de l'hypocrisie, qui est une sorte de trahison. Trahison de leurs semblables, devant qui ils veulent paraître ce qu'ils ne sont pas, et trahison de Dieu qu'ils pensent pouvoir tromper de la même façon. Comme si la poussière dorée qu'ils lancent en l'air pour que le monde les admire pouvait avoir sur Dieu le même effet qu'elle a sur les hommes.  

    Poussière. Dieu n'accepte pas la poussière dorée. Il accepte l'or pur, l'or massif, l'or parfait, la vraie charité, la charité véritable qui est obéissance à la Loi, et donc circoncision du cœur. D'un cœur qui se débarrasse de la triple concupiscence, pour devenir un véritable fils de la Loi et ainsi un fils de Dieu.

    J'ai ceci à vous dire : autant le Père Très-Saint saura encore être tout miséricorde à l'égard des gens de bonne volonté que Satan, la chair, ou le monde ont renversés, malgré leur volonté de fuir le danger, malgré leur volonté de ne pas chercher les pièges, autant saura-t-il faire appel à toute sa rigueur à l'égard des hypocrites. Et cela d'autant plus à l'égard des personnes qui par condition, ou par grâce d'état, ou par don extraordinaire reçu, en savent plus, et devraient par conséquent être capables d'atteindre un niveau de perfection plus haut que celui des masses: religieux, prêtres, prophètes, voix de Dieu, élèves de Dieu. Tous ces gens se doivent d'être parfaits non seulement par reconnaissance envers Dieu qui les a appelés au sacerdoce, à la vie religieuse, ou qui leur a donné la vocation de prophètes, mais aussi pour ne pas être de scandale aux petits du troupeau.            

    Scandale, c'est le mot. Beaucoup de scandales se produisent dans le monde. Les masses ne s'en soucient qu'un instant, le temps que dure le bruit du scandale. Parfois, surtout dans les périodes de baisse générale des valeurs morales – je ne dis même pas de valeurs spirituelles, mais je dis de valeurs simplement morales – ces mêmes masses affichent une totale indifférence...      

    (=> scandale de la pédophilie)
     

    Mais il y a des scandales qui frappent la sensibilité sincère des justes et même celle des indifférents, au point que le dégout s'empare des justes et que les indifférents deviennent railleurs. Devrais-je passer sous silence le chapitre des scandales qui finissent par tomber entre les mains des ennemis de Dieu et de son Église ? Comme une fissure dans un bateau, comme une bombe posée sous un édifice, comme un levier sous une roche, ces scandales sont un danger mortel pour la Foi et pour l'Église. Les dégâts provoqués sont tellement graves que la Foi s'éteint en beaucoup de cœurs. L'Église en subit des secousses rudes dont les effets dépassent votre imagination.

    Si en plus les scandales se succèdent, ce qui s'en suit ressemble aux vagues d'un lac troublé par la chute violente d'une série de rochers se détachant d'une montagne. S'il n'y avait qu'un seul rocher qui tombe dans le lac, sa chute produirait des cercles concentriques de vagues qui finiraient par s'apaiser et mourir sur la grève. Mais si les chutes se multiplient, le danger augmente de plus en plus, en proportion du nombre et de la grosseur des rochers qui tombent dans l'eau. Une catastrophe a lieu si une partie entière de la montagne se détache et provoque des inondations soudaines qui sèment la mort et la désolation.      

    Voilà décrit l'effet que provoquent les scandales de ceux qui "arborent le nom de Juif, se reposent sur la Loi, et se glorifient en Dieu", ...qui se glorifient par-dessus tout d'être "les ministres de Dieu", mais ne sont pas guides pour les aveugles, ou lampes pour ceux qui cherchent la lumière. Ils ne sont pas maîtres véritables pour les petits du troupeau. Ils ne sont que confusion, désordre, crépuscule, négation. Oui, négation. Parce qu'ils "enseignent aux autres mais pas à eux-mêmes", et parce que leur vie est remplie de fautes qu'ils reprochent à leur troupeau. Par leur vie de pasteurs-idoles, de pasteurs-mercenaires, ils souillent le nom de Dieu et piétinent la Loi qu'ils connaissent et qu'ils prêchent.

    C'est "à cause d'eux que le nom de Dieu est blasphémé parmi les nations". Oui, blasphémé. Parce que les ennemis de Dieu en profitent pour pousser les peuples à mépriser ces serviteurs de Dieu trop pécheurs, ou simplement trop imparfaits, trop paresseux, trop tièdes, dépourvus de véritables convictions de foi. En vérité il y a plus de foi chez les brebis du troupeau que chez la majorité de ces bergers qui ont décidé de considérer leur ministère comme un métier plutôt que comme une mission royale. Blasphémé, oui. Parce qu'en inversant la remarque que les Gentils faisaient sur les prêtres catholiques au début de la chrétienté, et qui devenait le point de départ de leur conversion au Christ:

    "Voyez comme ils s'aiment entre eux, et combien leurs prêtres sont parfaits" à présent un grand nombre de catholiques, parfois parmi les plus fervents, se disent entre eux, ou pensent dans le secret de leur cœur:

    "Regarde nos prêtres, regarde ce qu'ils font. Pire que nous! S'ils étaient vraiment ministres d'un Dieu, Dieu ne ferait pas passer ces scandales". Ils finissent par conclure: "À cause de cela je crois (ou je commence à croire) que le Dieu qu'ils prêchent n'existe pas, qu'il n'y a pas de seconde vie, qu'il n'y a pas de sacrements".

    La foi meurt. Meurt la Grâce et la Vie.

    Mais Dieu est là. Il prend les Gentils. Il prend ceux que les pasteurs arrogants – arrogants, pécheurs, de mauvais exemple pour les agneaux – méprisent, persécutent et combattent parce qu'il leur paraît injuste qu'une brebis puisse savoir ce qu'eux-mêmes ne savent pas, et le savoir directement de Dieu. Tels sont les vaniteux et imparfaits pasteurs-idoles. Ils ne méritent pas d'entendre la Voix très sainte de la bouche des petits agneaux, car à leur avis il serait injuste qu'un agneau puisse être "voix de Dieu", et continuer donc la révélation.

    Dieu prend les Gentils. Appelons ainsi ceux qui ne sont pas les ministres de Dieu, qui ne sont pas les "dépositaires de la Révélation, de la Sagesse", qui ne sont pas de ceux qui "ferment la porte du Royaume au visage des petits et, sans y entrer eux-mêmes, empêchent les autres de rentrer". Dieu prend donc ces "Gentils" que les savants méprisent, persécutent et condamnent, et il les met au milieu des foules qui ne voient plus, ne croient plus, ne savent plus clairement. Il en fait ses "annonciateurs". Dans un psaume prophétique sur lequel les savants inutilement se fatiguent, il est dit: "Mon Seigneur a fait entendre sa parole : des annonciateurs joyeux la proclament : une milice nombreuse".        

    Cette "nombreuse armée" promise par Dieu à travers les prophètes, est celle des "voix". Elle est comme une "pluie qui revigore l'héritage du Seigneur", pluie bénéfique, voix qui redonne force, parole qui console, bonne nouvelle. Des "voix" qui parlent au nom de Dieu il y en aura toujours. Dieu a promis — et Dieu ne manque pas à sa parole — qu'il donnera sa Parole, sa toujours Bonne Nouvelle aux continuateurs du Christ, Verbe et Maître éternel.          

    Les voix: ceux qui se tiennent sur la montagne, la montagne de Dieu; montagne fertile aux cimes nombreuses. Là le Seigneur se plaît à demeurer en compagnie de ses serviteurs cachés. Lui seul les connaît pour ce qu'ils sont. Ces serviteurs cachés du Seigneur aiment leur Seigneur comme eux seuls, emplis de Lui, savent aimer. Les voix : ceux qui forment le carrosse triomphal de Dieu, carrosse étincelant de charité.  

    Êtes-vous surpris qu'il y ait des "voix"? Et qu'elles soient nombreuses? Cela n'est-il pas dit dans le psaume ? Oui, il est obscur aux savants. Pas à Moi. Il est dit aussi "qu'il y a des milliers d'exultants, et le Seigneur est au milieu d'eux". Ce sont les voix des prophètes de tous les temps, les âmes de ceux qui deviennent voix de Dieu par leur exemple, quand ce n'est pas par la parole. Ce sont les saints, les élus de la Terre : des âmes qui reflètent déjà une lumière de paradis. Ils sont éparpillés un peu partout sur la Terre pour témoigner de Dieu. Ce sont des "petits Benjamins dans l'extase de l'âme". C'est en vain que les bêtes sauvages des cannaies les refoulent. En vain des groupes de taureaux voudraient les exclure: ils sont testés comme l'argent.          

    Pour le Seigneur qui se montre du côté de l'orient, ils forment un cortège devant lui et après lui. Le Seigneur se manifeste comme un brillant Soleil divin qui se lève à l'orient et qui traverse son Univers jusqu'à l'occident. C'est lui qui leur donne la voix de sa puissance pour qu'ils continuent de propager la Bonne Nouvelle, tels des prophètes nouveaux, des hérauts du Verbe, des nouveaux évangélistes. Nouveaux évangélisateurs non parce qu'ils font un évangile nouveau, mais parce qu'ils vous aident à voir plus clair dans le mystère du Christ. Paul de Tarse est parmi les premiers de ces nouveaux évangélisateurs.

    À la toute fin, dans la vérité de leur nature surnaturelle, toutes ces voix s'uniront au chœur des séraphins pour chanter avec enthousiasme leur : "Mon âme exalte le Seigneur (...) qui a tourné son regard sur nous petits (...). Celui qui est puissant a fait pour nous des merveilles". Ils ne sont pas des Gentils, comme un trop grand nombre parmi vous les considèrent maintenant, mais des élus au sein du peuple élu.

    à suivre …Leçon n° 11



    "Circoncisez votre cœur"



    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:10, édité 1 fois


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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Emmanuel le Mar 18 Juil - 0:46

    Bonjour @Maud,

    Merci pour ce nouveau partage. Smile

    J'ai trouvé cette dernière leçon particulièrement d'actualité. Elle décrit avec tellement de précision et de profondeur la crise que traverse l'Église en ce moment, et les causes spirituelles de cette grave crise.

    Puisse un grand nombre d'âmes profiter de cette sagesse divine qui nous est donnée pour lutter contre le Mal.

    Amicalement,

    Emmanuel
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 18 Juil - 7:09

    Bonjour @Emmanuel  , je te remercie de t'être arrêté  sur ce fil   Smile

    Tu as écrit  

    J'ai trouvé cette dernière leçon particulièrement d'actualité. Elle décrit avec tellement de précision et de profondeur la crise que traverse l'Église  

    j'y avais aussi pensé  

    Jésus, j'ai confianc

    Amicalement


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    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 18 Juil - 7:21



    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n°11


    Jeudi 22 janvier 1948.


    Romains 3, 1-20. Les promesses de Dieu ne délivrent pas le Juifs.      
    Quel est donc l'avantage du Juif? Et quelle est l'utilité de la circoncision? Cet avantage est grand à tout égard. Et d'abord parce que c'est à eux qu'ont été confiés les divins oracles. Et qu'importe si quelques-uns n'ont pas cru? Leur infidélité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? Certainement pas. Dieu est véridique même si tout homme est menteur, ainsi qu'il est écrit : Afin que tu sois trouvé juste dans ta parole et que tu triomphes quand on te juge
    .          
    Or, si notre injustice met en évidence la justice de Dieu, que dirons-nous ? Que Dieu est injuste quand il châtie ? (J'ai parlé à la manière des hommes). Non certes
    Autrement comment Dieu pourrait-il juger ce monde? Car si, par mon mensonge, la vérité de Dieu éclate davantage pour sa gloire, pourquoi, après cela, suis-je moi-même condamné comme pécheur ? Et pourquoi ne ferions-nous pas le mal (comme à tort d'aucuns disent de nous et comme certains prétendent que nous-mêmes l'enseignons), afin qu'il en vienne du bien? Leur damnation sera juste.    

    Selon les Écritures, tous, Juifs et Grecs, sont pécheurs.    

    Quoi donc? Sommes-nous supérieurs à eux? Non, aucunement; nous venons de prouver que tous, Juifs et Grecs, sont sous le péché, comme il est écrit : "Il n'y a point de juste, pas même un seul. Pas un seul qui ait l'intelligence. Il n'y a personne qui cherche Dieu. Tous sont sortis du chemin, ils sont devenus tous inutiles, il n'y a personne qui fasse le bien, pas un seul. Sépulcre ouvert est leur gosier, ils tissent des mensonges par leurs langues, un venin d'aspic est sous leurs lèvres. Leur bouche est pleine de malédictions et d'amertumes. Ils ont les pieds agiles pour répandre le sang. La désolation et le malheur sont sur leurs voies. Ils n'ont pas connus les sentiers de la paix. La crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux".      

    Or nous savons que tout ce que dit la Loi, elle le dit pour ceux qui sont sous la Loi, afin que toute bouche soit fermée et que le monde entier soit reconnu coupable devant Dieu. En fait nul homme ne sera justifié devant lui par les œuvres de la Loi, car la Loi ne fait que donner la conscience du péché.


    L'Auteur Très-Saint dit :
             

    L'Apôtre dit: "La crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux". Par cette brève affirmation il explique toutes les dépravations de l'esprit incirconcis.  

    La majorité des catholiques ne sait pas au juste ce qu'est la crainte de Dieu, ni comment elle se vit. Je m'adresse aux catholiques et je parle d'eux parce qu'ils ont reçu les sept dons admirables du Paraclet. Ils devraient donc connaître au moins la force, la paix, la lumière qui découlent de ces dons, leur véritable nature.      

    Ici aussi nous avons trois catégories : celle des scrupuleux, celle des quiétistes ou indifférents, et celle des justes. Mais avant de parler de ces trois catégories, je parlerai du don.    

    La crainte de Dieu, comment la définir ? Est-ce la peur ? Peur de Dieu, comme s'il était un justicier inexorable, prêt à se réjouir des punitions infligées ? Comme s'il était un inquisiteur soucieux de ne pas laisser passer les moindres imperfections et avide d'expédier tout le monde aux tortures éternelles ? Non. Dieu est charité, et on ne doit pas avoir peur de lui. Son œil divin voit très bien toutes les actions des hommes, même les plus petites. Sa justice est parfaite. C'est justement à cause de cette perfection qu'il est en mesure d'évaluer la bonne volonté des hommes et les circonstances dans lesquelles l'homme parfois se trouve. Souvent ce sont les circonstances qui poussent l'homme à devenir orgueilleux et par là désobéissant, coléreux, avare, gourmand, luxurieux, envieux, paresseux.

    Adam et Ève furent durement punis, mais au châtiment Dieu ajouta aussitôt sa miséricorde : la promesse d'un Rédempteur qui un jour les aurait sortis de prison — la prison méritée par leur faute — et avec eux il aurait sorti leurs enfants, et les enfants de leurs enfants. Dieu aurait pu condamner Adam et Ève à des peines éternelles, car ils étaient remplis de grâce et d'innocence avant leur faute. Ils étaient doués d'intégrité et de science proportionnée à leur état éminent et à leur destin encore plus éminent, de passer du Paradis terrestre à celui du Ciel, pour jouir éternellement de leur Dieu. Ils avaient aussi reçu tout ce dont on a besoin pour se sanctifier et être parfait contre toute tentation. Ils l'avaient reçu sans avoir en eux les faiblesses inhérentes au péché.          

    Vous, les hommes, vous les avez ces faiblesses. Le Baptême et les Sacrements effacent en vous la tache originelle. Ils vous redonnent la grâce. Ils vous transmettent les principales vertus. Ils peuvent aussi effacer les péchés commis après l'âge de raison. Lorsque vous vous nourrissez de l'Eucharistie  ils peuvent vous communiquer la force même du Christ. Ils peuvent vous soutenir en renforçant chez vous la grâce d'état. Mais l'héritage du Péché originel continue à demeurer en vous avec toutes ses faiblesses. Sur cet héritage, sur ce résidu de la contagion reçue du Premier Ancêtre, Satan travaille avec plus de facilité et de succès que sur Adam et Ève.      

    À la Justice divine appartient un axiome que vous connaissez déjà. Cet axiome dit : "À celui qui a plus reçu, il sera plus demandé". Or, Adam et Ève avaient tout reçu. En plus, il y avait en eux aucune tare héréditaire. Ils avaient seulement la perfection d'avoir été formés par la main de Dieu, la Pensée de Dieu. Par sa seule pensée, Dieu avait ordonné à l'argile de se former selon son dessin, et les molécules d'argile, matière inerte et sourde, avaient obéi. Au commandement de Dieu tout obéit, tout, hormis Satan et l'homme plus ou moins rebelle.

    Tout pouvait être demandé à Adam et Ève, formés par la Pensée divine et animés par le souffle divin. Tout devait être demandé et exigé d'eux. En cas de péché tout devait leur être enlevé, et un châtiment sans fin devait leur être infligé.    

    Ils avaient la connaissance de Dieu. Ils conversaient avec Iui "dans la brise du soir". Dieu était leur Maître, non leur Auteur seulement. Eux, ils étaient les premières "voix" destinées à transmettre aux futures générations les vérités apprises de Dieu. Et cependant, bien qu'ayant connu la Perfection, ils furent curieux de connaître l'Horreur. En transgressant la parole de Dieu, ils écoutèrent l'Horreur. Ils offensèrent durement le Père Créateur. Ils offensèrent le Fils-Verbe qui les instruisait sur le Bien et sur le Mal, sur les plantes, sur les animaux et sur toutes les choses existantes. Ingrats, ils offensèrent l'Amour pour courir après un Séducteur lubrique qui les poussait vers un fruit, un seul.

    Ils oublièrent tout ce que la Charité avait mis à leur disposition pour qu'ils soient heureux.        

    Or Dieu ne les précipita pas en Enfer. Ne pouvait-il pas les foudroyer au pied de l'arbre de l'Épreuve? Cet arbre qui pour eux était devenu l'arbre de la Concupiscence ? Eux-mêmes l'avaient volontairement transformé en arbre maudit. La mort pour eux n'aurait été que justice, coupables qu'ils étaient d'avoir fait pousser une plante mauvaise, une plante empoisonnée par la bave infernale, à partir d'une Semence parfaite : la Pensée divine.

    Dieu n'aurait-il pas été en droit de donner ordre à son Archange de les frapper avec son épée de feu là-même, au seuil du Paradis terrestre, pour que leur immonde dépouille mortelle ne contamine pas la Terre ? N'aurait-il pas été en droit de les précipiter de là jusque dans l'Abîme d'où était sorti celui à qui ils avaient donné leur préférence plutôt qu'à Dieu ?    

    Oui, il l'aurait pu. Il en aurait eu tous les droits. Mais la Miséricorde et l'Amour mitigèrent la condamnation par la promesse de la Rédemption, et donc de la récompense éternelle.

    Ceux qui meurent dans les scrupules et offensent ainsi la Paternité de Dieu, son Amour, son Essence, en le prenant pour un Dieu terrible, intolérant de la moindre faiblesse dans ses fils tout petits, intransigeant, et mesurant ses petits d'après sa Perfection infinie, ces gens-là devraient réfléchir à cette idée. Si Dieu était comme eux le conçoivent, qui pourrait jamais se sauver ? S'il fallait mesurer la perfection humaine d'après la perfection divine, qui donc parmi les fils d'Adam pourrait habiter les Cieux ?

    Une seule personne: Marie.
         

    Il a été dit: "Soyez parfaits comme mon Père et le vôtre est parfait". Ces paroles n'ont pas été dites pour vous faire peur, mais pour vous stimuler à donner le meilleur de vous-mêmes. Je vous répète encore, inlassablement, que vous ne serez pas jugés sur une perfection absolue, mesurée sur la perfection divine. Vous serez jugés sur l'amour avec lequel vous aurez agi dans vos tentatives plus ou moins réussies.

    Le commandement d'amour prescrit: "Aime avec toutes tes capacités". Or ces capacités changent de personne à personne. Il y en a qui aiment à la façon des séraphins du ciel, d'autres par contre ne savent aimer qu'à la façon des bébés, c'est-à-dire de façon très embryonnaire. Étant donné que la plupart d'entre vous ne sait aimer que de façon très embryonnaire —la façon des bébés — et que ceux qui savent aimer à la manière des séraphins du ciel sont des créatures d'exception, voilà que le Maître vous a donné pour exemple le modèle d'un enfant

    . Il ne vous a pas proposé sa Personne. Ni celle de sa Mère, ni celle de son père putatif. Non, il vous a proposé un enfant. À ses apôtres, à Pierre, futur chef de son Eglise, le Maître a proposé un enfant comme modèle.    

    Aimez avec la perfection d'un enfant qui croit sans chercher à s'expliquer les mystères par des élucubrations scientifiques, qui espère d'entrer dans le beau Paradis, qui n'est pas paralysé par la crainte, fruit d'un raisonnement excessif, qui aime avec sérénité le bon Dieu imaginé comme un bon père, un bon frère, un bon ami protecteur, et qui fait sa petite bonne action pour faire plaisir à Jésus. De cette façon vous serez parfaits selon votre mesure de perfection, votre bonté relative, de la même façon que Dieu est parfait selon sa bonté infinie.  

    La crainte de Dieu et la terreur de Dieu ne sont pas la même chose. Il ne faudrait pas les confondre. Je souhaite que ceux qui ont la maladie des scrupules se souviennent de cette leçon, car ils offensent Dieu dans son amour, et finissent par se paralyser eux-mêmes dans un perpétuel tremblement. Qu'ils se rappellent ceci : une action répréhensible devient un péché plus ou moins grave, plus ou moins léger, selon que celui qui fait l'action est convaincu de commettre un péché ou s'il en est incertain, ou encore s'il d'admet pas du tout de commettre un péché.

    Ainsi donc, si quelqu'un pose un acte qui en soi n'est pas coupable, mais que lui considère comme tel, il commet de fait un péché, car c'est là son intention : de faire une chose injuste. Si, par contre, l'homme agit mal mais qu'il ignore qu'il fait le mal — si vraiment il l'ignore, Dieu l'innocente du péché.          

    Ainsi, lorsque, en des circonstances spéciales, l'homme se voit dans l'obligation de faire une action défendue par la loi du décalogue[4], ou par une loi évangélique (justiciers responsables de l'application de la loi humaine, soldats obligés de combattre et tuer, membres de groupes, des conjurés qui meurent en s'accusant comme seuls coupables pour ne pas nuire aux intérêts supérieurs et pour sauver la vie de leurs compagnons), Dieu évaluera avec justice la nature des homicides imposés, ou celle des héroïques parjures. Si seulement les finalités de l'action sont droites et réalisées selon justice

    Crainte n'est pas terreur. Mais la sainte crainte de Dieu ne doit pas non plus devenir quiétisme. À l'opposé des scrupuleux se trouvent les quiétistes. Un excès de confiance, mais de confiance désordonnée, pousse les quiétistes à croire que Dieu est tellement bon qu'il se contente de tout et de n'importe quoi. Sur la base de ce faux postulat, les quiétistes n'ont pas le souci de faire le bien. Ils demeurent assis dans leur statisme somnolent, un statisme qu'ils cherchent à entretenir avec soin et complaisance. Ils ferment la porte de leur esprit aux vérités qu'ils préfèrent ne pas savoir, celles qui parlent de châtiment, de purgatoire, d'enfer, celles qui parlent du devoir de faire pénitence, et de celui de travailler à son propre perfectionnement.  

    Ce sont des âmes obscures et orgueilleuses. Les quiétistes sont effectivement des orgueilleux. Assez orgueilleux pour se croire déjà rendus à la perfection, assurés d'être à l'abri du péché. Orgueilleux parce que même s'ils font des actes de charité ou de piété, leurs gestes sont extérieurs. Ils les accomplissent pour jouir d'une réputation de "saints". Ils n'ont pas la charité car ils sont égoïstes.

    Sur l'autel de leur cœur il n'y a pas de place pour Dieu mais seulement pour leur propre moi. Ils sont menteurs. Ils feignent souvent d'être des contemplatifs, des privilégiés de Dieu avec des dons extraordinaires. Mais ce n'est pas Dieu qui les privilégie.

    C'est Satan qui les séduit pour les faire dévier toujours davantage. Ils se pensent pauvres d'esprit parce qu'il leur manque l'élan d'accomplir des bonnes actions pour mériter le Ciel. Mais ils ne sont pas pauvres d'esprit. Ils sont remplis d'une gourmandise et d'une avarice des plus profondes et mesquines. Et ils sont paresseux. Ils n'aiment pas pratiquer la tempérance car ils ne refusent rien à la matière.

    Si quelqu'un leur dit : "Tu n'as pas le droit de faire ce que tu fais", ils répondent: "Dieu le demande pour nous éprouver. Mais nous sommes capables de sortir de l'illicite avec la même facilité avec laquelle nous y entrons, car nous sommes fixés en Dieu". Ce sont de véritables hérétiques et Dieu les abhorre.

    Enfin il y a les justes. Ils ont la crainte de Dieu, une crainte douce et révérencielle. Ils ne veulent pas faire de la peine au bon Dieu. Par conséquent ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour accomplir des bonnes actions, et pour les accomplir le mieux qu'il leur est possible.

    S'il leur arrive de tomber dans des péchés ou des imperfections, leur repentir ardent les pousse vers le bon Dieu, dans le but de déposer à ses pieds leur fardeau avec une volonté ardente de réparation. La faute involontaire ne les paralyse pas. Ils savent que Pieu est Père, et Père compatissant. Ils lavent, réparent et reconstruisent ce que de façon traître et agressive la ruse multiforme de l'Adversaire a sali, abîmé, abattu. Ils font cela sous la houssée de leur amour, un amour qu'ils ne cessent de demander, et de façon toujours plus forte, à l'Amour divin :

    "Mets ton amour dans mon cœur, Seigneur". Ceux-ci ont la véritable crainte de Dieu.  

    En quoi consiste donc cette véritable crainte de Dieu toujours vive dans l'esprit des justes ? La crainte de Dieu est obéissance, amour, force, humilité, douceur, simplicité. Elle est tempérance, pureté, sagesse, activité, élévation. Le parfait modèle de la crainte de Dieu est le Christ. Jésus se plia alacrement et volontiers à tous les désirs du Père. Par esprit de soumission et d'obéissance, il accepta de mourir du supplice de la croix

    . Par esprit d'humilité, il accepta de se courber sur celui qui allait le trahir, et de lui embrasser les pieds.

    Il fit preuve de force contre toutes les embûches. Il fut simple comme un enfant, doux comme un agneau, tempérant comme un ascète, pur comme un ange, plus qu'un ange. Il fut sage, étant l'Homme qui formait un seul tout avec Dieu, et contemplatif. Contemplatif, car son esprit, par ses ravissements et ses adorations parfaites, faisait tressaillir de joie le Ciel entier, ce Ciel qui enfin voyait monter de la Terre, de l'Homme, une adoration qui rassasiait le brasier de Dieu.

    Un autre exemple de crainte parfaite nous vient de Marie. Toutefois, ce qu'elle a été, elle l'a été en vue des mérites de son Fils. Il faut donc achever cette leçon en disant que celui qui possède la parfaite crainte de Dieu depuis l'éternité, c'est le Verbe de Dieu, celui par qui et pour qui tout a été créé, y compris la merveille du Ciel et de la Terre: la Vierge Immaculée, Fille, Mère, Epouse de Dieu.  

    Un seul verset parmi tant d'autres a reçu son commentaire. Il faut dire qu'il est tellement important, que la Sagesse a choisi de s'arrêter sur lui.  
     
    Si vous possédez la crainte de Dieu parfaite, du même coup vous possédez l'amour parfait. Cela vous donne la garantie de posséder Dieu, en même temps que Dieu vous possède. Pour toute l'éternité.

    à suivre …Leçon n° 12



    Vierge Immaculée , Fille , Mère , Epouse de Dieu



    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:10, édité 1 fois


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 19 Juil - 7:36


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n°12

    Dimanche 25 janvier 1948.

    Romains 3, 21-31 : La justification est donnée gratuitement par la foi au Christ.  

    Mais maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu s'est rendue manifeste, cautionnée par la loi et par les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ, pour tous ceux et à tous ceux qui croient en lui. Il n'y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et sont justifiées gratuitement par la grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ qui est établi comme victime propitiatoire moyennant la foi en son sang, pour manifester sa propre justice dans la rémission des péchés précédemment commis, supportés par Dieu, pour que soit reconnue sa justice au temps présent: de sorte à être reconnu juste dans la justification de celui qui croit en Jésus-Christ.
               
    Où donc est le sujet de ta vantardise? Il est supprimé. Par quelle loi ? Par celle des œuvres? Non, mais par la loi de la foi. Nous tenons pour certain que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. Ou alors Dieu ne serait-il que le Dieu des Juifs ? Et n'est-il pas aussi le Dieu des Gentils ? Certainement aussi des Gentils, car il n'y a qu'un Dieu qui justifiera les circon¬cis par la foi et les incirconcis par la foi.

    Détruisons-nous donc la loi par la foi ? Certainement pas. Nous la confirmons, au contraire.


    L'Auteur Très-Saint dit :            

    S'il faut que le monde entier soit reconnu coupable devant Dieu, si la conscience du péché nous vient par la Loi, et si personne ne peut espérer d'être justifié auprès de Dieu se basant sur des œuvres de la Loi, qui pourra jamais se sauver ? Avec quoi ?

    Si tout le monde doit être reconnu coupable devant Dieu, comment méritera-t-il d'appartenir au peuple de Dieu ?    

    Ces paroles de l'Apôtre nous les avons rencontrées à la fin du passage médité au début de la leçon précédente. L'espoir dans la promesse divine n'est-il pas détruit par ces paroles ?

    Non, il ne l'est pas. L'espoir n'est pas détruit, ni la promesse. Ces paroles ne condamnent personne à périr d'une mort inexorable. Elles n'ont pas pour but de vous pousser au découragement en vous faisant croire qu'il est inutile d'appartenir au Peuple de Dieu.

    C'est plutôt le contraire. Ces paroles amplifient l'espoir et la promesse. Elles veulent faire grandir votre confiance dans l'amour de Dieu le Père, créateur de toute créature. Elles vous invitent à faire partie de ce Peuple béni. Elles vous encouragent à pratiquer les œuvres de la Loi sans craindre que sur le plan du salut leur connaissance et leur pratique soient pour vous inutiles; sans craindre surtout que le fait de ne pas pouvoir les réaliser à la perfection puisse vous attirer une condamnation quelconque.      

    Et pourquoi ? "Parce que tous ceux qui croient au Christ sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la Rédemption qu'il a accomplie".          

    Oh ! "Il a pris sur lui tout le mal de l'homme[1]. C'est vrai. Dieu son Père, a mis sur lui l'iniquité du monde entier. C'est lui qui a supporté le châtiment qui redonne la paix aux hommes".  

    Le voici, le Berger et Agneau. C'est lui qui rassemble "les brebis égarées qui ont dévié de la route du Ciel". Puisque les hommes semblent toujours prêts à s'en aller vers des pâturages dangereux, ce Berger a tracé un signe avec son sang, un signe destiné à ceux que l'attrait de la chair, du monde et de Satan finissent par désorienter.

    Ce signe part de la fange de cette Terre où vous vivez, et monte jusqu'au Royaume de Dieu.

    Ce Sang, ce divin Sang du Verbe Incarné, ce Sang innocent qui est celui de l'Homme-Dieu
    , crie avec tout son éclat. Il crie aux hommes du monde entier pour leur signaler la vérité et la voie à suivre pour arriver à la vraie Vie.        

    Avez-vous remarqué que je parle au temps présent ?

    C'est parce que la Rédemption, que "la Victime propitiatoire choisie par Dieu depuis toujours" a réalisée, est un éternel présent; un présent qui n'a pas commencé à l'heure de none, ou dans la grotte de Bethléem avec le premier vagissement du divin Enfant; qui n'a pas commencé avec les révélations des prophètes, ou avec la promesse faite à Abraham; qui n'a pas commencé avec la condamnation prononcée dans le jardin d'Eden; qui n'a pas commencé avec le premier jour de la Création, lorsque Dieu a dit: "Que la lumière soit".

    C'est un présent qui a toujours existé, comme Dieu lui-même a toujours existé en tant que Dieu, Unique et Trinitaire. À partir de sa parfaite Unité, Dieu le Père engendre le Fils et le Paraclet. Ce Dernier procède des deux Premiers sans pour autant produire de division dans l'Unité, et sans provoquer aucune confusion de Personnes au sein de cette Unité indivisible.

    La Victime choisie pour accomplir la Rédemption a toujours été pensée, prédestinée, voulue par la Pensée divine, dans son éternel présent. Une palpitation infinie d'amour miséricordieux existe depuis toujours dans l'Unité qui pense les jours de l'Univers non encore formé, qui pense les créatures de ce même Univers, parfaites dans leur origine, imparfaites par leur volonté. Cette palpitation d'amour infini, d'amour miséricordieux, c'est elle qui engendre le Verbe, la Victime.            

    Voilà pourquoi il est juste de dire que Dieu est Amour. Cela correspond à la réalité la plus pure. Chaque opération de Dieu est amour; non seulement l'opération mystérieusement et infiniment admirable de la génération du Verbe – et cela inclut l'être du Paraclet qui est l'amour infini et réciproque produit par les deux Premiers – mais aussi l'opération par laquelle une graine de semence, en ce moment même, à des milliers d'années de distance de la Création, est en mesure de se frayer un chemin parmi les mottes de la terre du sillon où elle a été plantée, afin de former demain une famille de grains destinés à devenir le futur pain des hommes.

    Dieu est infiniment bon, aimant, sage et patient. En raison du caractère inhérent à ses perfections, il a voulu le Rédempteur avant même l'existence du Péché. Toujours en raison du caractère de ses perfections, il a su "supporter les délits commis par les hommes avant la Rédemption, pour montrer sa justice au moment jugé opportun, de façon à ce que ceux qui se réclament de la foi en Jésus-Christ, que se soit par le moyen de la doctrine apprise, ou par intuition spirituelle, soient rachetés".    

    J'ai bien dit: "ceux qui par le moyen de la doctrine apprise, ou par intuition spirituelle".

    Voilà un point sur lequel bien de gens ne méditent pas assez et sur lequel ils tombent dans la même erreur des juifs d'autrefois qui se croyaient les seuls destinés au Ciel, car les seuls à connaître l'existence de la Loi du vrai Dieu.  

    Oh ! Les malheureux ! Qu'ils sont nombreux ceux pour qui cette connaissance fut motif de condamnation! Ils furent condamnés parce que cette connaissance ne fut pas en eux raison d'humilité, mais d'orgueil.

    Plusieurs d'entre eux se prétendirent justifiés seulement à cause de la circoncision qui était sur leur chair, sans éprouver le besoin de circoncire leur esprit. Ils s'arrogèrent le droit de triompher par la rapine, en appliquant la loi du plus fort.

    Non, le Ciel est une conquête, pour tous. Une conquête dure, longue, certaine aussi, mais seulement pour ceux qui sont capables de persévérer avec bonne volonté jusqu'à la fin de leur existence.    

    La Synagogue sera répudiée, disent les prophètes. Le Temple et la Nation d'Israël seront détruits, tandis que "le désert des terres sans chemin sera rempli d'allégresse".

    De nombreuses générations nouvelles, les nouveaux peuples de Dieu, surgiront dans ce désert. Ils "verront la gloire du Seigneur" et entendront ses paroles d'invitation : "Ne soyez pas craintifs; voici votre Dieu, il vient vous sauver".

    Alors : "les yeux des aveugles et les oreilles des sourds (les Gentils) s'ouvriront". Et "les boiteux (les gens non civilisés) bondiront comme des cerfs", pleins de vitalité, vers les eaux du Sauveur. Et : "des eaux purificatrices jailliront même là où maintenant (je parle au présent de Dieu, mais je pense aux temps qui ont vu les débuts de l'évangélisation apostolique, et qui ne finiront qu'avec la fin du temps lui-même) il n'y a que l'aridité de l'idolâtrie.

    Des torrents de sagesse couleront sur des terres, là où Dieu et sa doctrine n'étaient jamais connus auparavant; on bâtira les demeures des élus à la divine filiation là où d'abord se trouvaient les tanières des dragons" (péché, idolâtrie, hérésies: tous les maux engendrés par le Mal).

    "Il y aura une route qui sera appelée sainte". Elle sera marquée par le Sang du Christ. "Celui qui la suivra, même si ignorant, ne pourra pas se tromper".

    Oh, consolante promesse ! "Les lions et les bêtes maléfiques n'y auront pas accès. Les rachetés du Seigneur, les libérés, eux seuls pourront y cheminer", pour revenir à la divine amitié, pour restaurer la filiation Dieu-homme, le lien que la faute d'Adam avait brisé. Ils marcheront remplis d'une allégresse surnaturelle, et leurs pas les conduiront jusqu'à l'entrée du Royaume de Dieu, où il n'y aura plus de pleurs, où la douleur sera effacée pour toujours.  

    Voilà la promesse. Voilà la réponse que je donne à ceux qui pensent que seulement les catholiques peuvent se sauver. Voilà l'explication des paroles: "ou par intuition spirituelle". Dieu a tous les pouvoirs, et il est tout miséricorde. C'est pour lui une vraie joie que de se communiquer aux esprits qui le cherchent sans le connaître, sans savoir qui il est, ni où il se trouve; qui le cherchent sans savoir comment s'y prendre; qui le cherchent malgré tout parce qu'ils devinent son existence de façon intuitive.

    Sont-ils nombreux ceux qui ont pu parvenir au "salut" grâce à cette foi dans le Dieu vrai mais inconnu, grâce à cette foi qu'ils ont découverte au centre de leur esprit, à cette foi mystérieuse mais vivante que Dieu a renforcée et enrichie comme récompense de la justice qu'ils ont su lui offrir, bien que sans le connaître, en le cherchant pendant toute une vie ?

    Oui, beaucoup, si on regarde leur nombre. Peu, si on compare leur nombre au nombre incalculable de tous ceux qui ont foulé la Terre depuis Adam.

    Oui, beaucoup, beaucoup auront connu le salut ! Un très grand nombre ! Parce que Dieu justifie les incirconcis par le moyen de la foi et les circoncis par le moyen de la foi. Il est vrai que souvent les incirconcis, grâce à la foi mystérieuse qui les anime (un don que Dieu fait aux gens de bonne volonté), sans connaître les œuvres prescrites par la Loi, savent les pratiquer mieux que les gens qui les connaissent. Par là ils montrent que la foi sauve de façon plus efficace que la Loi.

    Il faut dire que si un homme est animé par la foi en ce Dieu inconnu qui aime et récompense pour le bien accompli en son honneur, dans l'âme de cet homme se trouvent aussi l'espoir et la charité. Et là où il y a charité, il y a le salut. En conclusion, que va-t-il se passer à la fin des temps ?

    En vérité, ceux qui ne reçurent pas le baptême d'eau pourront recevoir le baptême de Feu, c'est-à-dire de Charité; une Charité qui leur sera donnée comme récompense de leur propre charité.

    à suivre …Leçon n° 13




    Sang divin du Verbe Incarné , Sang innocent de l' homme Dieu


    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:11, édité 1 fois


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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Jeu 20 Juil - 7:14


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n°13


    Dimanche 1er février 1948.

    Romains 4 : Abraham justifié non par les œuvres, mais par la foi.      

    Quel avantage, dirons-nous donc, a obtenu Abraham notre père, selon la chair ? Si Abraham a été justifié par les œuvres il a raison de se glorifier, mais non devant Dieu. En effet que dit l'Écriture ? "Abraham a cru à Dieu et cela lui fut imputé à justice". Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est attribué non comme une grâce, mais comme une chose due. Tandis qu'à celui qui ne fait aucune œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, la foi lui est imputée à justice. C'est ainsi que David proclame la béatitude de l'homme à qui Dieu impute la justice indépendamment des œuvres. "Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, dont le péché a été couvert! Heureux l'homme à qui le Sei¬gneur n'impute pas son péché".  

    C'est avant la circoncision qu'Abraham fut justifié.          

    Ce bonheur n'est-il que pour les circoncis, ou est-il également; pour les incirconcis ? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Abraham. Comment donc lui fut-elle imputée ? Cela fut-il quand il était circoncis, ou quand il était incirconcis ? Non pas après, mais avant la circoncision. Et le signe de la circoncision qu'il reçut ensuite, a été le sceau de la justice obtenue par la foi avant la circoncision, pour être le père de tous les croyants aussi les incirconcis, afin que (la foi) leur fut imputée, à eux aussi, à justice, et père des circoncis, de ceux qui ne sont pas seulement circoncis, mais qui marchent en même temps sur les traces de la foi qu'avait notre père Abraham lorsqu'il était incirconcis.    

    Les promesses ont été faites à la foi.  

    En effet ce n'est point par la loi que l'héritage du monde a été promis à Abraham et à sa postérité; c'est par la justice de la foi. Car si les héritiers sont ceux qui ont la loi, la foi est vaine, la promesse est sans effet. Parce que la loi produit la colère, tandis que là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas non plus de transgression. Elle doit donc dépendre de la foi, la promesse, afin qu'elle soit gratuite et assurée à toute la descendance, non seulement à celle qui vient de la loi, mais aussi à celle qui vient de la foi d'Abraham qui est père de nous tous (selon qu'il est écrit : "Je t'ai constitué père de beaucoup de nations"), père devant Dieu auquel il a cru, qui rappelle les morts à la vie, et les choses qui ne sont pas, à l'existence.
               
    Espérant contre toute espérance, Abraham crut, de sorte qu'il devint père d'un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: "Telle sera ta postérité". Inébranlable dans sa foi, il ne considéra pas son corps déjà éteint (puisqu'il avait près de cent ans), ni que le sein de Sara était infécond; mais devant la promesse de Dieu il n'eût ni hésitation ni défiance; mais puisant sa force dans la foi, il rendit gloire à Dieu, pleinement convaincu que Dieu saura accomplir quelque promesse qu'il a faite. Et voilà pourquoi sa foi lui fut imputée à justice.  

    Or ce n'est pas pour lui seul qu'il est écrit qu'elle lui fut imputée à justice, mais c'est aussi pour nous, à qui sera imputée à justice la foi en Celui qui a suscité des morts notre Seigneur Jésus-Christ, qui a été donné à la mort pour nos péchés et qui ressuscita pour notre justification.


    L'Auteur Très-Saint dit :            

    Abraham fut le père de tous les croyants
    , c'est-à-dire de ceux qui par leur justice non seulement méritent d'entendre résonner dans leur esprit la Voix spirituelle et très sainte de Dieu, mais en même temps savent comprendre les paroles de cette Voix ineffable, savent croire en elle et obéir à ses commandements.      

    Il n'existe pas, il n'a jamais existé et il n'existera jamais créature humaine qui n'aurait entendu résonner, au moins une fois, brièvement, ou plusieurs fois et longuement, cette Voix dans son for intérieur. L'appel mystérieux de cette Voix, c'est l'appel du Seigneur unique et saint, Créateur universel. C'est un appel qui arrive et nous pénètre comme une flèche de lumière, ou comme une onde sonore, parfois douce, parfois sévère, parfois terrible.

    Il n'est pas nécessaire que l'homme appartienne à la religion catholique pour ressentir cet appel. La voix de Dieu arrive partout, Dieu étant Créateur non seulement des enfants de son peuple, mais aussi des sauvages qui ne connaissent même pas son saint Nom. Son appel est ressenti partout. Il résonne non seulement dans les églises catholiques, dans les nations catholiques et civilisées, ou en celles des nations civilisées et non catholiques, mais aussi parmi les peuples des autres religions révélées. Il remplit de sa présence les solitudes sauvages et glacées, les régions inexplorées, les îles lointaines et perdues, les archipels où l'homme est presque au même stade que celui des bêtes sauvages, esclave d'instincts souvent débridés.

    Il remplit de sa présence les chaudes forêts encore vierges, à la végétation enchevêtrée, où la civilisation n'a pas encore apporté son progrès et sa subtile corruption. Dieu parle en tout lieu. Car c'est lui qui a créé tous les hommes.        

    Mais, souvent, surtout lorsqu'il s'agit d'appels de reproche, les hommes, et pas seulement les non civilisés, confondent l'appel mystérieux de Dieu avec la voix de leur propre conscience, avec le remords qui crie au fond de leur moi. Quelquefois, surtout au commencement des temps, l'homme coupable savait distinguer la voix de Dieu de celle de son propre moi, troublé par le remords. Caïn est un exemple d'homme coupable encore en mesure de faire cette distinction. Mais avec le temps, la capacité de l'homme de comprendre et de distinguer — je parle de l'homme au cœur corrompu — s'est obscurcie. Elle s'est obscurcie parce que la négation de Dieu, ou le mépris de Dieu, se sont installés dans l'homme comme un barrage massif qui empêche la voix et la lumière de passer.

    Le "surhomme" qui se proclame tel par lui-même est un monstre, une déformation de l'homme. C'est le bâtard venant de l'union adultère de la raison humaine, devenue rebelle à Dieu, son Créateur, avec l'Ennemi de Dieu. L'homme du siècle, c'est-à-dire l'homme qui s'auto-génère selon des doctrines humano-sataniques, ne peut plus et ne veut plus comprendre l'appel de Dieu, car il s'est éloigné de Dieu par sa propre volonté et n'est pas en condition de désirer cet appel. Même s'il est catholique de nom, et même s'il est catholique pratiquant, et même s'il porte la soutane sacrée, il n'est plus en mesure de reconnaître, ou très difficilement, la voix de Dieu comme telle.          

    Trop de choses occupent l'esprit de ceux-là aussi qui, par l'habit qu'ils portent ainsi que par la mission et la grâce d'état, devraient être extrêmement sensibles à l'appel de Dieu, à la compréhension de ses paroles. Le poids de leurs choses à eux les empêche d'entendre. L'orgueil étrangle ou obscurcit leur raison et rend sourd leur esprit. La raison du superbe est une raison folle. Donc, elle n'est plus raison. Pour l'Éternel, un esprit superbe est comme un autel déjà occupé, un autel où lui ne peut plus descendre pour dire ses volontés.

    Un autre s'y exprime déjà... avec l'âpre voix de la concupiscence. Même si Dieu, depuis son trône de gloire, lance un appel et même si l'appel pénètre, il est étouffé. Orgueil l'exige. Le fait d'entendre et de mépriser serait bien trop gênant, mieux vaut donc éviter d'entendre.  

    Abraham, lui, était quelqu'un qui aimait le vrai Dieu. Son esprit n'était pas orgueilleux. Il voyait Dieu en toutes choses. Il se sentait créature. Dans un acte de soumission révérencielle, il pliait son esprit devant le Très-Haut qui se manifestait dans toute la Création. Son esprit était celui d'un juste: il se tenait pur de l'idolâtrie sous toutes ses formes.          

    Dans son corps aussi Abraham était juste. Il obéissait aux commandements que Dieu avait donnés à Adam, le père des hommes[. Il avait épousé Sarah pour être avec elle une seule chair, pour croître et multiplier le nombre des hommes sur la Terre. Il travaillait la terre pour en tirer sa nourriture. Sa fatigue lui était chère, il trouvait juste qu'elle fût pénible. Il trouvait juste que son pain soit assaisonné du sel de sa sueur. Il trouvait que la mort, elle aussi était juste et que sa propre chair serait devenue poussière. Il était humble devant le Très-Haut. Il se sentait "poussière", grain de poussière devant l'Immense, l'Infini, le Tout-Puissant. Comme un grain de poussière il se laissait transporter par la volonté du Seigneur, sans s'attacher aux choses transitoires.    

    Puisqu'il croyait en Dieu, qu'il lui était soumis et qu'il avait confiance en sa bonté, Abraham possédait les qualités pour entendre dans son esprit la Voix très sainte de Dieu, pour en saisir le sens et pour agir en conséquence.      

    Voici ce que Paul écrit en se reportant aux paroles de l'Écriture: "Abraham crut à Dieu, et cela lui fut compté comme justice". Même si cette affirmation de l'Écriture vient après la promesse faite par Dieu à Abraham concernant sa descendance, Moi je vous dis qu'Abraham a cru bien avant la promesse. Il a cru lorsque les conditions pour croire étaient les moins favorables, lorsqu'il était en fuite hors de sa terre et de sa parenté. Il a cru, même s'il était certain que son épouse Sarah n'aurait pu avoir d'enfants, d'après l'évidence. Il a cru lorsqu'il était impossible de s'imaginer que Dieu aurait fait de lui "une grande Nation"; et qu'à cette Nation, formée par sa descendance, "Dieu aurait donné cette terre-là", la terre destinée à devenir la Palestine.

    Il a cru que la terre s'étendant "au nord, au sud, à l'est, et à l'ouest" deviendrait un jour la sienne, et appartiendrait plus tard à sa descendance, c'est-à-dire à la "race que Dieu multiplierait comme les grains de poussière qui sont sur la Terre".          

    D'un grain de semence peut venir un épi riche de plusieurs grains. De ces grains, une fois disséminés, on peut récolter cent nouveaux épis. Semés à nouveau, les grains de ces épis peuvent donner mille, dix mille, puis cent mille nouveaux épis. Mais s'il n'y a pas une première semence, comment pourrait-on engendrer une postérité et la multiplier ?        

    Abraham n'avait pas le premier germe, l'héritier. Le sein stérile de Sarah ne pouvait produire aucun germe de postérité. Et toutefois, en dépit de tout, Abraham crut que Dieu lui donnerait un héritier. Même si le temps s'écoulait sans l'accomplissement de la promesse, sa foi demeurait la même. Cela lui fut reconnu comme justice. Indépendamment des autres œuvres, Dieu le jugea digne de ses grâces à cause de sa foi.

    La foi, donc, est circoncision mystique. Elle a une valeur qui dépasse celle du rite matériel. Dieu reconnaît ses serviteurs en ceux qui ont foi en lui et se soumettent à ses volontés. Il ne sert à rien d'avoir une marque sur la chair, d'avoir son propre nom inscrit dans un registre, si la marque d'appartenance au vrai Dieu n'est pas gravée dans le cœur, s'il y a contradiction entre le nom qu'on porte et les œuvres qu'on accomplit. L'héritier fut promis à Abraham à cause de sa foi. Votre héritage à vous, vous l'aurez par votre foi. Avoir la Loi sans la suivre par manque de foi devient cause de la perte du Royaume des Cieux, plutôt que de sa conquête.

    Est-il possible d'accomplir les œuvres de la Loi si on ne croit pas aux vérités que Dieu nous a révélées ? Parmi ces vérités il y a la résurrection de la chair, le jugement divin, le paradis, l'enfer, la récompense, la punition, l'éternité...

    Si l'homme méprise ces vérités, s'il les considère comme des histoires sans fondement, si à propos de l'existence de Dieu le doute le pousse à négliger totalement la Loi divine, où est l'avantage d'avoir eu et connu le code de la Vie ? Quelle sorte de bouclier vous restera-t-il pour vous protéger contre les tentations et contre vos mauvaises tendances, si par manque de foi vous négligez de vivre la Loi ?

    Un jour, le Verbe de Dieu a dit: "Si vous aviez la foi d'un grain de sénevé, vous pourriez dire à cette montagne, ou à cette plante: 'Arrache-toi de là et va te planter dans la mer', et vous l'obtiendriez".

    Or ce grain de foi est justement ce dont vous avez besoin pour trouver la force de vaincre vos tentations et vos mauvais appétits, pour trouver la force de commander à ces tentacules qui vous enlacent et vous torturent — vous conduisant parfois à la mort spirituelle — de "se jeter en mer", et de vous laisser libres. C'est ce grain de foi qui vous rendra forts comme des héros, et en plus sera votre justification et votre pardon aussi pour vos œuvres imparfaites, ou pour les fautes commises.    

    Celui qui a la foi ne peut pas sombrer. Celui qui a la foi possède en lui le moyen surnaturel qui l'empêche d'offenser le Père éternel de façon irréparable. Celui qui a la foi croit en Jésus, Fils du Père, en Jésus Sauveur et Rédempteur. C'est de lui qu'il est dit : "qui croit en Lui et en Celui qui l'a envoyé, aura la vie éternelle". Celui qui a la foi croit en la Troisième Personne, en l'Amour de l'Amour de Dieu, et en l'Amour très parfait qui est un seul Dieu en trois Personnes. Et celui qui croit à l'Amour, aime. Et celui qui croit et aime, possède Dieu. Posséder Dieu signifie ne jamais connaître la mort éternelle.  

    Donc, celui qui possède la foi, possède le Royaume de Dieu. Pendant que dure le séjour terrestre, le croyant garde ce Royaume à l'intérieur de son cœur : un Dieu Roi, un Dieu Ami, un Dieu qui est Maître, qui est Lumière, qui est le Chemin, la Vérité, et la Vie. Après le séjour terrestre, au Ciel, le croyant verra sa foi se transformer en possession et connaissance de béatitude, une béatitude sans limites de temps.


    A suivre …leçon n°14



    Abraham, le père de tous les croyants



    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:12, édité 1 fois


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Ven 21 Juil - 8:06


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n° 14


    Lundi 2 février 1948.


    L'Auteur Très-Divin,


    en réponse à mon objection concernant une phrase de la dictée du 6 janvier 1948 (cf. Leçon n° 3) : "L'Arche très aimée (Marie)... qui Nous contient, comme Nous la contenons", me dit :

    Il est dit que le corps de l'homme est le temple de l'Esprit-Saint. C'est une vérité, et il faut la croire. C'est une vérité qui vous stimule à vivre une vie de perfection, afin de mériter de posséder l'Hôte divin, l'Esprit éternel qui vit dans l'âme des justes. Mais il ne faut pas croire que seulement cette Troisième Personne demeure en vous. C'est elle qui est nommée parce qu'elle embrasse et contient les Deux qui la précèdent. Mais puisque l'Unité-Trinité est indivisible, là où se trouve l'Une de ces trois Personnes, les Autres s'y trouvent aussi. De ce fait, si l'Esprit Saint demeure en vous, en vous demeure aussi l'Amour tout entier, c'est-à-dire Dieu Un et Trine.          

    Il est dit: "L'Esprit du Seigneur emplit le monde entier". Le monde entier. Depuis toujours. Et pour toujours. Dieu suit le monde dans ses diverses évolutions, qui sont toutes décrétées par son vouloir divin. Oui, elles sont voulues de Dieu. Il ne s'agit pas d'auto-évolutions, mais d'évolutions décrétées par le Créateur, le Seigneur Tout-Puissant, l'Éternel.            

    Il est dit aussi: "L'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux". C'est une des premières phrases de la merveilleuse histoire de la Création. Dieu était déjà. Il a toujours été. C'est par son Être qu'il a pu créer le tout à partir du rien, l'ordre à partir du désordre, l'achevé à partir du non achevé, le formé à partir du non formé, par la loi de sa science et de sa sagesse ultra puissantes. Du chaos sortit l'univers. À partir de l'anarchie des éléments et de vapeurs chargées de molécules entremêlées, "Dieu créa le Ciel et la Terre", et de suite son Esprit "se mouvait au-dessus des eaux".            

    Au fur et à mesure que les œuvres de la Création s'accomplissaient, "l'Esprit du Seigneur" planait au-dessus d'elles avec ses lois et ses providences. Œuvres successives et toujours plus puissantes. C'est d'abord le chaos qui se sépare. On pourrait dire qu'il se range par familles : le solide avec le solide, de façon à former le globe de la Terre en tant que planète, l'humide avec l'humide pour former par ordre de succession les mers, les lacs, les rivières et les ruisseaux. Ensuite apparait la lumière, première chose à avoir été créée à partir non pas d'éléments déjà existants dans le chaos, mais avec son pouvoir à elle, à partir de rien.        

    Comme il n'y avait pas de lumière, "les ténèbres couvraient la face de l'abîme", c'est-à-dire qu'elles couvraient le chaos dans lequel se heurtaient de façon confuse des masses de vapeurs chargées d'humidité, de gaz et de molécules. Et Dieu créa la lumière. Sa lumière. À l'univers qui, par son vouloir émergeait du néant, Dieu a accordé sa qualité, son attribut, l'un de ses attributs : la lumière.        

    Dieu est Lumière. Il est le Père de la Lumière et de toutes les lumières. Et la Terre, première créature de Dieu, reçoit de son Créateur le don de la lumière. Semblablement l'homme – perfection de la création, et dernière des œuvres réalisées par Dieu au cours des six journées à la fin desquelles "Dieu se reposa" – reçoit de Dieu l'attribut qui le rend semblable à son Créateur: l'esprit libre, immortel, le souffle divin. Ce souffle est transmis à la matière pour qu'elle soit animée de la vie divine et acquière le droit au Ciel, à la Demeure du Père.      

    Dans son extrême bonté, Dieu le Père de toute bonté avait déjà préparé pour l'esprit de l'homme la plénitude de la Vie et de ses dons. C'est par son Christ qu'il l'a fait. Et le Christ viendra lorsque l'heure de sa venue aura sonné, et que les hommes auront la plénitude de la Vie, de la Grâce et de l'Union, par les mérites du Christ, et grâce aux Sacrements qui par lui seront institués.  

    Mais ce n'est pas dans cette leçon que je vais te parler de ce don ultime et suprême. Ici, j'ai plutôt l'intention de t'instruire au sujet du doute qui te fait craindre d'avoir mal compris et mal écrit, pour t'enlever ce doute et pour que tu acquières la sagesse.  

    Le corps de l'homme est animé du souffle divin. Ceci est vrai pour chaque homme. L'Esprit de Dieu s'étend sur chaque homme, et pénètre en chaque homme avec les droits d'un Roi et l'amour d'un Père Créateur. Même avant la Rédemption, l'Esprit du Seigneur – l'Amour – fut guide des patriarches, et maître des prophètes et des justes. Sa voix retentit dans les esprits depuis le commencement des temps. Elle retentit et elle retentira. Ceci parce que la Providence de Dieu Créateur ne veut refuser à personne la direction dont il a besoin. Et plus l'homme est mû par la bonne volonté d'honorer et de servir l'Être Suprême, plus cette direction augmente.

    Cet Être Suprême auquel les religions prêtent différentes physionomies, et que les peuples nomment de différentes façons, est ressenti par les croyants de tous ces peuples comme très vivant et comme digne de toute adoration.          

    Dieu aurait pu habiter dans l'homme de façon parfaite si l'homme n'avait pas péché. Par la Passion du Christ et par votre appartenance à son Église, l'Ordre est à nouveau rétabli. Et la Grâce de l'inhabitation de Dieu, du Règne de Dieu en vous, vous est de nouveau accordée.            

    De même que votre âme est en vous, (bien qu'elle vous contienne, étant chose supérieure à la chair à cause de son origine et de son immortalité), ainsi vous contenez Dieu dans le temple de votre corps dans lequel se trouve – tel un Saint des Saints – votre âme en état de grâce. Mais Dieu vous enveloppe puisqu'il est l'Infini qui dans son Immensité enveloppe tous ses bien-aimés.    

    Ceci étant dit, je te pose la question suivante : si vous, pécheurs que vous êtes, pouvez avoir l'Esprit Saint en vous, c'est-à-dire dans le temple de votre corps, est-il encore permis de croire que Marie n'avait pas Dieu en elle en même temps qu'elle était en lui ? En vous, pécheurs, demeure la cicatrice de la grosse plaie du péché originel, avec ses mauvais appétits qui parfois troublent même les êtres les plus héroïques dans le Bien. Malgré cela vous avez en vous la Charité qui vous embrasse. Au fur et à mesure qu'augmente votre propre charité vous fusionnez toujours plus avec elle. Vous vous retrouvez donc dans la Charité, en qui se trouve tout ce qui est saint. Marie, c'est celle que la divine Pensée – Vouloir et Pouvoir parfaits – a conçu Immaculée et Pleine de Grâce: Fille, Épouse, Mère de Dieu depuis toute éternité. Marie, c'est celle qui a su correspondre pleinement au Vouloir divin avec sa volonté libre, aussi libre que celle de Jésus. Marie, c'est celle qui a voulu se servir de sa libre volonté pour marcher constamment à la présence de Dieu, et être parfaite.      

    Marie elle aussi "ne pécha pas parce qu'elle ne voulut pas pécher". Seconde Ève, elle n'a pas imité la première. Elle a écrasé le Serpent. Toute perdue qu'elle était en Dieu qui trônait dans son esprit et l'embrassait avec amour, elle a été sourde, aveugle, absente à tout ce qui n'était pas Dieu et amour pour lui.      

    Marie, Arche bien plus sainte que celle en bois d'acacia, a abrité en elle la Trinité et le Verbe Incarné, et ensuite la Trinité et le Christ Eucharistique. Maintenant elle Nous contient toujours, car Nous sommes en elle, et elle est en Nous.          

    Dieu, où repose-t-il ? Dans l'esprit des justes. Qu'est-ce que l'esprit ? La meilleure partie de votre âme. Quand votre esprit cesse-t-il d'être le trône de Dieu?

    Lorsque la concupiscence y prend le dessus. Quand l'âme quitte-t-elle votre corps? À l'heure de la mort, lorsqu'elle se sépare de son corps pour être jugée, pour attendre la résurrection de la chair, et pour recevoir avec elle le jugement final, qui est éternel.

    Mais Marie ne mourut pas. Elle passa de la Terre au Ciel dans un ravissement; et dans ce passage son esprit très pur a été plus que jamais le siège du Très-Haut. Et cette même condition aurait dû être l'héritage de tous les hommes si l'humanité entière n'eût pas péché dans la personne d'Adam.            

    Marie ne fut pas jugée. Elle était l'Innocente. Elle ne fut pas soumise à la mort et au jugement, comme c'est le cas pour vous tous. La chair de Marie, immaculée autant que son âme, et rendue incorruptible pour avoir porté le Fils de Dieu et de l'Homme, ne retourna pas à la poussière. Marie fut élevée au Ciel, corps et âme, par les Anges. Pas même à l'heure du trépas son âme ne fut totalement séparée. Intellectuellement et complètement elle monta non pas au troisième Ciel, mais jusqu'au Ciel suprême, l'Empyrée. Et là elle adora l'Esprit Un et Tripe. Et l'Esprit ne quitta pas son doux tabernacle virginal où il avait son repos.

    Marie est au Ciel, en corps et âme, aussi vivante qu'elle l'a été sur Terre, bienheureuse comme elle seule peut l'être au Ciel. Dieu, qui l'habitait sur Terre, continue de l'habiter au Ciel. Rien n'est changé. Placée au centre du Feu divin, qui sur elle fait converger son amour ardent, elle nous répète pour l'éternité: "Voici la Servante, oh Dieu". Elle nous ouvre son cœur et nous reçoit dans un mystère d'amour ineffable.  

    Les saints amoureux de Marie ont compris cela. Ils ont proclamé que ceux qui veulent trouver Dieu, le Salut, la Vie, doivent aller à Marie. En elle, se trouvent la Charité, la Vie, la Lumière, la Sagesse. C'est là que l'homme peut renaître et devenir un véritable fils de Dieu, d'homme qu'il était.  

    Marie, Mère de Dieu, est aussi la féconde et sainte Matrice qui jusqu'à la fin des siècles accueille, et continuera d'accueillir, ceux qui veulent naître en Dieu. De tous ces êtres faibles et mal formés, qui sont difficilement capables de vivre par eux-mêmes, de tous ces germes inachevés, elle fait et continuera à faire des "vivants" pour le Royaume de Dieu. Elle donne et continuera à donner ces fils à son Dieu.        

    Marie est la Corédemptrice
    qui coopère sans relâche au triomphe final de Dieu. Elle est cette charité inépuisable qui travaille à la gloire de Dieu inlassablement et en habit de Servante malgré sa gloire de Reine. Elle est la Mère, la Mère parfaite de tous ceux qui lui demandent la Vie.


    Marie est la Corédemptrice



    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:13, édité 1 fois


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Sam 22 Juil - 7:18

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
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    Leçon n° 15

    Jeudi 12 février 1948.


    Romains 5, 1-5 : Premier fruit de la justification: la paix avec Dieu, la certitude du Ciel.
    Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d'avoir, par la foi, l'accès à cette grâce dans laquelle nous demeurons fermes, et de nous glorifier dans l'espérance de la gloire de Dieu. Bien plus, nous nous glorifions même dans les tribulations, en sachant comment la tribulation produit la patience, la patience l'expérience, l'expérience l'espérance. Or l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné.


    Le Très-Divin Auteur dit :


    Dans la leçon précédente (Leçon n°14 du 2 février) je t'ai parlé de la création, des journées successives de la création, et aussi du Christ : don infini que Dieu, le Très-Bon, avait déjà réservé à l'homme avant même que celui-ci ne tombe dans le péché.      

    Au début de ces leçons sur l'épître paulinienne, je t'ai dit que Jésus-Christ "Fils de Dieu, issu de la lignée de David selon la chair, prouvé Fils de Dieu par sa propre vertu, par les déclarations de l'esprit de sanctification, et par sa résurrection d'entre les morts", a témoigné de sa nature divine par de nombreux prodiges.

    Par eux il est démontré que même après son incarnation il demeure Dieu à jamais, jamais coupé de la très sainte Trinité, Dieu unique. Je t'ai dit comment cela est prouvé par les témoignages de Dieu le Père, par sa résurrection d'entre les morts, par la vertu que, librement, il a voulu parfaite, et par la volonté de justice et d'amour à l'égard de son Auteur Très-Saint.              

    Je reprends ces thèmes pour te faire contempler le Christ, ton salut.

    J'ai dit que Dieu créa l'Univers à partir du chaos. Il le créa en établissant un ordre parfait au sein des matières et des éléments chaotiques, et en formant les mondes, les saisons, les créatures et les éléments qui existent depuis des millions de siècles. Mais rares sont ceux qui, en considérant l'Univers, savent découvrir à quel point il ressemble à une échelle; à un chant qui, de note en note, monte toujours plus haut, jusqu'à atteindre la note parfaite et sublime. Peu réalisent que cette création est formée d'une suite non interrompue d'actes procréateurs qui sont orientés vers des formes toujours plus complètes et parfaites, jusqu'à la complétude parfaite.        

    Observe : d'abord, à partir des molécules solides, des vapeurs et des feux désordonnés qui forment la nébuleuse originaire, on assiste à la formation de la Terre et des eaux. Des minéraux sont renfermés dans la Terre et dilués dans les eaux destinées à former les mers, les lacs, les sources et les rivières à venir, tandis que les molécules solides forment une croûte qui devient comme le creuset pour les feux, les soufres et les métaux qui bouillonnent à l'intérieur, et en même temps sert de lit aux eaux qui sont en surface. L'atmosphère se purifie quelque peu, partiellement dégagée de ce qui rendait pesante la nébuleuse originaire, et voilà la Terre qui apparaît, lancée sur sa trajectoire.

    Une Terre encore nue, stérile, muette, traverse en silence les espaces sidéraux, avec ses montagnes aux crêtes chauves, qui se détachent à peine de la surface liquide et sombre des futurs bassins.

    Après quoi, voici la lumière. Pas encore la lumière du soleil, de la lune, ou des étoiles. Le soleil, la lune et les étoiles sont des créatures plus jeunes que le globe terrestre. A leur création le ciel, c'est-à-dire ’air-élément", fut débarrassé de tout ce qui restait du nuage primordial. Les astres et les planètes resplendirent, en donnant au globe terrestre avec leur splendeur quantité d'éléments vitaux.

    Mais la lumière existait déjà, et bien avant eux. Une lumière indépendante de toute source autre que celle du vouloir de Dieu lui-même. Une lumière mystérieuse, dont les anges seuls purent contempler les mystérieuses opérations en faveur du globe terrestre. Parce que rien de ce que Dieu a créé n'est inutile; aucune chose n'a été créée sans une raison d'ordre parfait.

    Ainsi donc, si la lumière est venue avant les astres et les planètes, cela signifie que la Perfection a fixé cet ordre créatif pour des raisons utiles et raisonnables. Le soleil, la lune et les étoiles sont venus par la suite.

    Une fois que l'élément "air" fut vidé de ses gaz nocifs et enrichi de ceux qui sont utiles à la vie, ce même air favorisa la survie des nouvelles créatures: les végétaux. Voilà des créatures encore esclaves dans leurs racines, mais qui déjà possèdent le mouvement dans leurs branches; des créatures qui, une fois créées, sont en mesure de se reproduire grâce à leurs propres éléments, une chose que la poussière de la Terre, les minéraux et les eaux ne peuvent pas faire. Ce que ces trois choses dernières peuvent faire, c'est changer d'apparence ou de nature, mais elles ne peuvent sûrement pas se reproduire.

    Sous terre, le bois peut devenir charbon, les charbons peuvent devenir des pierres précieuses, les feux peuvent se changer en soufre, l'eau peut devenir vapeur, la vapeur peut redevenir de l'eau...; tout cela peut se transformer, ou se consumer, mais non se reproduire.

    Se reproduire: le monde végétal le peut. Les végétaux ont la sève et les organes de reproduction qui les rendent capables de féconder ou d'être fécondés, mais la liberté de vouloir, ne serait-ce que de façon instinctive, ils ne l'ont pas. Ils sont soumis à des lois climatiques, obéissent aux saisons, se plient au vouloir des éléments, ou à celui de l'homme. Le palmier ne pourrait pas vivre et donner ses fruits en territoire gelé, ni le lichen polaire décorer les rochers des régions tor rides. Une plante ne pourrait fleurir hors saison, ni échapper au cyclone, à l'incendie, ou à la hache.

    Et cependant, cette vie végétative est déjà un prodige d'avancement sur le chemin qui monte du chaos vers la perfection de la Création.

    L'ascension se poursuit avec la vie du royaume animal. Cette forme de vie, chez les êtres qui en font partie, peut s'exprimer par le mouvement, l'instinct et l'appétit volitif. Ici aussi il y a un ordre progressif. Déjà l'animal est libre de choisir sa tanière et sa compagne. Il peut fuir devant le piège que l'homme ou les éléments naturels lui opposent. Il possède un instinct, et même plus qu'un instinct, un magnétisme propre à lui seul qui l'avertit de l'approche d'un cataclysme et l'oriente dans la recherche d'un abri.

    Il dispose d'une capacité rudimentaire de penser et de décider sur comment se nourrir, comment se protéger, comment attaquer, comment se laisser apprivoiser par l'homme et comment demeurer son ami.

    Les animaux possèdent les perfections créatrices de la lymphe vitale (le sang), mais chez eux aussi, comme chez les plantes, on trouve les organes de la reproduction et les perfections créatrices déjà présentes dans la poussière, la pierre, et les minéraux. Que vous disent les scientifiques à propos du squelette, du sang, de la mœlle et des organes? Ne vous enseignent-ils pas qu'ils sont constitués de substances appelées minérales, les mêmes, au fond, que celles qui composent la Terre que l'homme habite et que peuplent les animaux?

    On peut donc dire que dans le règne animal se retrouve, mais perfectionné, tout ce qui compose les règnes inférieurs, c'est-à-dire les règnes minéral et végétal. Et l'échelle monte. La note va plus haut et se fait plus pure. Elle devient de plus en plus complète, de plus en plus apte à glorifier le Très-Haut.

    Et voilà l'homme. L'homme qu'aucun des trois règnes qui précèdent ne pourrait contenir, car le premier n'a pas la lymphe, le deuxième n'a pas le mouvement et le troisième n'a pas la raison

    . Chez l'homme s'ajoute le quatrième royaume, celui des créatures douées de parole,
    d'intelligence et de rai-son. Une raison capable de maîtriser les instincts. Une intelligence capable d'ouvrir son chemin vers des compréhensions et des visions très supérieures et qui parfois dépassent à Fin- fini les capacités qu'ont les animaux d'évaluer leur bien matériel. Une parole qui le rend apte à exprimer ses besoins et ses mouvements affectifs, et à saisir ceux des autres. Une parole qui lui permet aussi et surtout de rendre gloire à Dieu-Créateur, de le prier, ou bien d'évangéliser ceux qui l'ignorent.

    Chez l'homme sont présents les règnes minéral, végétal, animal et humain, et aussi, perfection dans la perfection, le royaume spirituel.

    Voilà l'échelle qui à partir du désordre chaotique monte jusqu'au royaume surnaturel, en passant par le royaume naturel. Et à la créature naturelle en qui se résument, mais aus¬si se perfectionnent, tous les éléments et caractères qui forment les autres créations, Dieu inspire son souffle. Médite bien: Dieu inspire son souffle à une créature faite avec de la boue, c'est-à-dire avec de la poussière.

    Une poussière dans laquelle se trouvent mélangés des sels minéraux combinés avec l'élément eau; une poussière constituée de chaleur (élément feu), respiration (élément air), perception visuelle, et perception mentale (élément lumière); une poussière formée de sang, de sérum, de glandes, et d'organes reproducteurs (lymphe); une poussière fournie d'instincts, de pensées, de mouvement, de liberté et de volonté. C'est donc à cette poussière que Dieu transmet son souffle, c'est-à-dire "le souffle de la Vie".  Gn 2, 7


    L'âme: partie immortelle comme tout ce qui est donné directement par l'Eternel; l'esprit qui ne meurt pas, l'esprit libre de toutes les lois temporelles, de toute maladie, de tout cataclysme météorologique et des dangers provenant des hommes; esprit créé pour retourner à sa Source, la posséder et en jouir éternellement; esprit que l'homme seul, par sa volonté, peut rendre esclave d'un roi cruel; mais qui de par la volonté divine et de par sa propre nature ne connaît aucune servitude, mais uniquement la douceur de l'amour filial qui est la destinée sublime à laquelle les héritiers du Royaume de Dieu sont appelés.

    Certains nient l'existence de l'âme et son immortalité (immortalité parce que l'âme est création, infusion, partie de Dieu, l'Eternel), et soutiennent que l'homme possède l'intelligence, le génie, la liberté, la volonté et la capacité de ravir à la Création ses forces et ses secrets, seulement parce qu'il est "l'homme", c'est-à-dire l'être qui a évolué par lui-même jusqu'à la perfection, et non parce qu'il a une âme.

    Ces personnes ressemblent à celles qui s'entêteraient à penser que 1'œuvre réussie d'un artiste (sculpteur ou peintre), puisse posséder la vie et la vision à cause du parfait réalisme avec lequel elle a été façonnée ou peinte.


    L'animal lui aussi possède la vie et la vision. Il a même une ébauche d'intelligence, quoique rudimentaire.

    Dans l'animal apprivoisé depuis des siècles par l'homme, cette intelligence rudimentaire s'est développée davantage et dans les comportements avec les humains elle est plus proche de la raison que de l'instinct, à l'encontre des animaux sauvages, chez qui l'instinct prédomine.

    Mais aucun animal, si apprivoisé, aimé et instruit qu'on le veuille, ne peut avoir cette puissance d'intelligence et de capacités que possède l'homme.

    C'est l'âme qui distingue l'homme de l'animal.

    C'est l'âme qui divinise l'homme et le place au-dessus de tous les êtres créés; qui le transforme en un dieu-roi capable de dominer, maîtriser, comprendre, instruire et pourvoir. C'est par l'âme qu'il participe à la sphère du divin; autant par son origine que par ses destins futurs.

    Illuminée par sa divine origine, l'âme sait, l'âme veut, l'âme peut avec une force qui est déjà celle d'un demi-dieu. Et Dieu favorise cette force. Il la soutient puissamment et l'aide dans la mesure où l'âme s'élève en justice, et l'homme se divinise par une vie de justice.

    C'est l'âme qui donne à l'homme le droit de dire à Dieu: "Mon Père".
    C'est l'âme qui transforme l'homme en un temple vivant de l'Esprit de Dieu.
    C'est l'âme qui fait de la création de l'homme l'œuvre la plus parfaite de l'Univers.


    On pourrait dire alors: "Voilà qu'avec l'homme, avec l'homme juste, on est parvenu au plus haut degré de l'échelle, à la note la plus haute de ce divin cantique, à la perfection de la perfection créative". Non. Tout cela est création d'un univers sensible, procession d'une procession, association entre création naturelle et création surnaturelle. Mais ce n'est pas encore la Perfection.

    La Perfection, c'est Jésus. La Perfection, c'est le Christ, l'Homme-Dieu. La Perfection, c'est le Fils de Dieu et de l'Homme, Celui qui pour la Divinité n'a eu que le Père, et pour l'Humanité n'a eu que la Mère. Celui qui, dans un vêtement de chair, a renfermé deux Natures. Celui qui, dans sa chaire d'homme, a fusionné ces deux Natures, qui restent toujours séparées par la distance infinie qui existe entre la perfection de l'homme, même le plus saint, et la perfection de Dieu.


    Seulement Jésus possède la nature divine et la nature humaine étroitement associées pour constituer un seul Christ, et sans pour cela être confondues. En lui, Fils de l'homme, est représenté toute la création sensible, comme en chaque homme. En lui est représenté l'univers suprasensible: la nature spirituelle.

    En lui enfin est représenté l'Incréé, l'Eternel: Dieu, celui qui est sans avoir jamais été engendré, Celui qui engendre sans autre opération que celle de son amour.

    Le Christ: Celui qui divinise la matière et la glorifie. Celui qui restitue la dignité perdue aux Adam de tous les temps. Le Christ: maillon de la chaîne qui reconjoint ce qui était brisé, l'Agneau qui re-virginise dans l'homme la pureté de l'innocence, la Grâce. De par sa nature divine il a tout pouvoir; de par sa charité humano-divine il peut tout; de par sa volonté il peut tout, puisqu'il donne tout.

    Celui qui sait contempler le Christ possède la Sagesse. Car le Christ est non seulement Perfection divine mais aussi perfection humaine. Celui qui le contemple avec sagesse voit l'admirable personne du Fils de l'Homme, en qui se trouve la plénitude de la sainteté.

    Mais la sagesse qui découle de cette contemplation du Christ, et l'imitation qui surgit naturellement en celui qui sait le contempler en vérité, éclairent l'âme tellement que celle-ci s'exclame, ravie d'amour et de connaissance:

    "Voilà le Dieu vivant, l'Emmanuel. Voilà le mystère vivant de la Charité de Dieu!".

    C'est la compréhension du mystère du Christ, sommaire du triple Amour, témoignage de l'amour de Dieu envers les hommes.

    Alors, voilà que l'ineffable mystère de la Conception virginale s'illumine des feux incandescents de l'Amour. L'âme du contemplateur, inondée par cette Lumière qui est Feu, par ce Feu qui est Sagesse, par cette Sagesse qui est Lumière, non seulement croit par sa foi, mais croit aussi parce qu'elle voit. Voilà expliquée la parole de Jean, le séraphique apôtre de

    1 Jn 4, 7, 5, 1 Betsaïde: "Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu ( ... ). Celui qui croit en Jésus-Christ est né de Dieu". En vérité, seulement celui qui aime avec son être tout entier peut connaître Dieu et l'ineffable mystère de l'Incarnation du Verbe.

    Col 1, 15 "Premier-né de toutes les créatures, image du Dieu invisible", c'est ainsi que Paul le définit; "l'Agneau immaculé et sans tache, prédestiné depuis la création du monde à faire des hommes des participants de la divine nature" a écrit Pierre;

    Ap 19, 16 "Vainqueur, Roi des rois, Seigneur des seigneurs" le proclame Jean. Nouvel Adam, conçu non par le vouloir d'homme mais par l'intervention directe de l'Esprit du Seigneur Eternel. Déposé en Marie, paradis vivant de la Sainte Trinité qui y trouve ses délices, l'amour de Dieu s'incarna, le Verbe aimé du Père prit chair pour être offert comme victime pour le salut du monde.

    Et à côté, c'est la Vierge qui fut la royale et très pure prêtresse: ardente de charité plus pure et forte que jamais créature, née de l'homme, n'ait connu. Elle accepta ce Fils, et l'offrit
    au nom de tous les hommes.

    Ses paroles: "Voici la servante du Seigneur; qu'il me soit fait comme veut sa Parole", sont
    le pendant des paroles divines: "Que la lumière soit", mais elles se rapportent à une création plus vraie que la création première. Elles sont le point de départ de la "recréation" de l'homme, qui devient fils de Dieu et héritier du Royaume des Cieux.

    C'est donc par le Christ que les hommes ont la Vie. C'est par le Fils de Dieu, Fils par nature divine, Fils par perfection humaine, que les hommes reçoivent la Grâce. C'est par Jésus, et à travers son imitation, que les hommes, soutenus par la Grâce, partageront la gloire réservée aux fils de Dieu. Enfin, par la Seconde Personne, par son obéissance parfaite à la Personne Première, les hommes reçoivent l'Esprit Saint, c'est-à-dire le Maître, la Force, la Charité, la Sagesse

    à suivre ..leçon n° 16


    Jésus - Christ, Fils de Dieu



    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:13, édité 1 fois


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Dim 23 Juil - 7:31

    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon n°16

    Vendredi 13 février 1948.        

    Romains 5, 5.        
    L'homme peut choisir s'il écoute Dieu au Satan – Grâce à la seconde Ève le paradis terrestre est revenu  
    L'Esprit-Saint féconde la terre – Être un autre Christ


    Le Très-Divin Auteur dit :        

    Je t'ai fait contempler les deux natures de Jésus, Fils de Dieu et Fils de l'Homme, et comprendre comment sa nature divine ne s'est pas avilie en s'anéantissant, en se soumettant - elle, infinie – aux étroites limites d'une chair humaine. Au contraire elle a divinisé la nature humaine en recréant "le nouvel Adam" dans le nouveau paradis terrestre, où tout est beau et bon, bon à être goûté et beau à être vu. Ici l'arbre de la Vie, c'est-à-dire de la Grâce, ainsi que celui de la Science du Bien et du Mal, sont robustes et ne sont pas contaminés par la lubricité du serpent.

    Le fruit de l'arbre de la Science du Bien et du Mal n'est pas convoité par des mains d'hommes avides de cueillir le fruit pour devenir des "dieux" selon la mensongère promesse. Des êtres purs et désireux d'apprendre à suivre le Bien et à fuir le Mal tendent l'oreille aux paroles de sagesse murmurées par l'arbre de vie.

    Une prière de compassion monte de leur cœur en faveur des imprudents qui, plutôt que d'écouter le murmure des branches que le bon vent de Dieu fait bruire, préfèrent écouter le sifflement sulfureux du Tentateur qui excite les racines.          

    Deux voix, mais si différentes !

    La première
    vient des cimes gorgées d'air pur et de soleil.
    La deuxième vient d'en bas, de la terre, de la pénombre. D'un côté c'est la voix de Dieu: Lumière, Sagesse, Vérité. De l'autre, c'est la voix de Satan: Ténèbres, Fange, Mensonge.    

    La première Ève a tendu son oreille et baissé les yeux vers la voix des ténèbres, de la fange et du mensonge.

    La deuxième Ève a tendu son oreille à la voix de la Vérité, de la Lumière et de la Sagesse. Cette deuxième Ève, second paradis terrestre, c'est Marie. En ce paradis – où Dieu s'est complu à converser avec l'Innocence, dans la brise du soir, c'est-à-dire dans la paix d'un esprit ignorant les fièvres et les chaleurs de la luxure –

    Marie écouta la Lumière, la Sagesse, la Vérité.  
     
    Ô nouveau paradis terrestre de Dieu ! Ô jardin de délices, jardin vaste, jardin pur et beau, où tout ce qui existe est don de Dieu !

    Jardin qu'un amour révérenciel a soigneusement conservé pur et beau, ouvert à l'Éternel pour qu'il puisse y avoir son repos !

    Jardin offert à la Charité pour être sa Demeure. Jardin irrigué par l'Eau de la source – Jésus – cette Source très pure qui fertilise la terre, c'est-à-dire les hommes qui se tournent vers elle !

    Lieu de délices où prend naissance le fleuve de grâces qui se divise en quatre branches; la première, d'adoration de l'Éternel; la deuxième, d'amour pour le prochain; la troisième, de compassion pour les fils prodigues ou égarés hors des frontières paternelles et séparés de la Vigne bénie et de la Vie; la quatrième, de miséricorde pour toutes les misères des vivants et des trépassés.    

    Ô Marie, ô Vierge, c'est de toi que, par un renversement de facteurs, l'Homme, le Christ, a été tiré sans que fécondation de germe humain fût nécessaire pour rendre fertile ton sein. Toi seule pour générer, toi seule pour concevoir et donner la Lumière à la lumière.

    Dans une jubilation d'irrépressibles ardeurs, la Grâce a pénétré en toi, déjà pleine de Grâce, et le Verbe a pris chair en ton sein pour habiter parmi les hommes, et leur donner la Vie.      

    La première Ève, pour avoir voulu être "comme Dieu", a perdu ce qui fait de l'homme animal un fils de Dieu. Toi, sans gourmandises d'aucune sorte, et pour avoir voulu être seulement la servante, tu as été divine. Divine par les épousailles d'amour divin et par la divine Maternité.

    Tu te sentais la plus petite et pauvre de toutes les femmes. La douleur, compagne assidue de ta vie, tu la trouvais juste. Tu trouvais juste de subir les fatigues, les souffrances et la mort, conséquences du Péché.

    Ô Vierge belle, humble, chaste, patiente, obéissante, aimante, Ève nouvelle,
    Immaculée par vouloir de Dieu, Immaculée par ta fidèle adhésion à la Grâce, voici ce que Dieu a décrété pour toi:

    "Tu ne mourras pas. Celle qui a donné la Vie à la Terre ne peut pas mourir".

    Voici ce que Dieu te donne pour avoir donné le Fruit de ton sein, pour l'avoir donné afin qu'il soit cueilli, pris, mangé, pressé, et devienne Pain, Vin, Sang, et Rédempteur; tes yeux s'ouvriront, et tu seras comme Dieu connaissant le Bien et le Mal: le Bien, pour aimer et enseigner à aimer,

    ô aimable Maîtresse; le Mal, pour employer tes armes contre lui.      

    Par toi, le nouvel Adam. Par toi, l'Ordre reconstruit. Par toi, la Grâce aux hommes. Par toi, la Rédemption. Par toi, le Christ. Par toi et par le Christ, moi, Esprit Saint.        

    C'est moi qui t'ai rendue féconde. Cela ferait croire que tu as donné aux hommes seulement le Verbe fait Chair. Mais Celui qui voit et qui sait affirme que dans une sublime maternité, dans laquelle ta chair n'est même pas l'argile destinée à façonner la divine Forme, tu as donné aux hommes le Saint-Esprit.

    Le Saint-Esprit, sans lequel les hommes sont impuissants à aimer, à comprendre et à vivre l'amour.            

    Le Saint-Esprit, sans lequel il n'y a pas de connaissance de Dieu.          

    Le Saint-Esprit, sans lequel il n'y a pas de filiation en Dieu.        

    Le Saint-Esprit, générateur de l'héroïsme des saints.        

    Le Saint-Esprit, théologien divin des théologiens humains.        

    Le Saint-Esprit, qui valorise les prières des mortels en criant en leur nom: "Père".

    Le Saint-Esprit, munificent distributeur des dons destinés à perfectionner et à compléter les vertus surnaturelles, à fertiliser l'esprit en le rendant actif, docile et prompt à vivre la vraie vie du chrétien, c'est-à-dire de fils de Dieu.  

    Voilà. Cet Esprit de l'Esprit de Dieu, quintessence de l'Amour divin, c'est le Christ qui vous l'a donné, et c'est par Marie qu'il vous l'a donné.

    Marie est la Mère du Christ, mais elle est aussi votre Mère à vous, et non dans un sens purement symbolique, mais dans un sens réel.

    Car mère est celle qui donne la vie. Marie vous a donné la Vie, c'est-à-dire l'Esprit Saint, qui est celui qui maintient en vous la Vie, et même plus, celui qui fait de vous des porteurs du Christ, et il est plus encore.

    Celui qui fait de chacun de vous véritablement un autre Christ, selon l'expression de Paul : "Ce n'est plus moi qui vis; c'est le Christ qui vit en moi"          

    Le mineur s'efface devant le majeur, il en est absorbé. Le majeur domine et brille. Il éclipse le mineur non pour le brimer, mais pour l'élever à un plus haut degré. La petitesse est absorbée, assimilée par la Plénitude, la faiblesse par la Force, l'étroitesse par l'Infini. Imaginez un roi qui amène chez lui, sur son trône, un pauvre enfant nu, trouvé dans la rue, et qui l'aime au point d'en faire son héritier, au point de le faire acclamer par la foule, au point de le tenir sous son manteau royal pour que la foule ne puisse pas s'en moquer. Pour la foule qui regarde il n'y a que le roi dans sa majesté.

    La foule ne voit pas ce pauvre petit enfant qui, heureux de pouvoir disparaître dans son roi très bon, se serre contre lui, se serre au point de se perdre dans ses somptueux vêtements royaux. Ce serait là le meilleur symbole de la condition du chrétien devenu un "alter Christus".        

    De cette même façon Marie, enceinte de Dieu, sa créature, s'est sentie absorbée par le Tout qui était renfermé dans son sein. Elle ne voyait que lui. Elle ne portait que lui. Elle l'offrait à la vénération des hommes. C'est lui qu'elle offrait, non sa propre personne.  

    Vous aussi, ô chrétiens, fécondés par l'Esprit, devenez porteurs du Christ. Si votre volonté seconde la volonté de l'Amour, le Christ prend vie en vous et vous assimile à lui. Vous devenez "une seule chose" avec le Père, le Fils et l'Esprit qui les unit. C'est cela que Jésus a demandé au Père dans l'oraison de la dernière Cène:

    que vous fassiez une éternelle demeure avec les Trois qui sont Un.

    Que vous jouissiez de l'amour, et puis de la gloire de Dieu.

    Que vous jouissiez de la paix joyeuse qui est la récompense de ceux qui accueillent la Lumière et la Parole, de ceux qui vivent de la Charité et de la Vérité, de ceux qui naissent à Dieu et de Dieu; de ceux qui rendent témoignage au Christ présent en eux, par l'exemple d'une vie parfaite, selon le commandement de Jésus et d'après son exemple.


    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre16.htm

    A suivre … leçon 17



    Ô Vierge belle, humble, chaste, patiente, obéissante, aimante, Ève nouvelle,



    Dernière édition par Maud le Lun 24 Juil - 20:14, édité 1 fois


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Lun 24 Juil - 7:12

     Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )



    Leçon n°17 :


    Samedi14 février 1948.          

    Romains 5, 12.      

      Le Christ est annoncé de nombreuses fois dans l’Écriture – L’arc-en-ciel promis est Marie – De tous temps, elle intercède pour l’humanité - L'heure de Marie. Cette heure-ci – Marie sera connue des justes et des pécheurs – L’Ancienne Alliance sous le coup de la Loi - C'est à ce moment-là que Jésus est venu - Sur la croix Jésus n'a pas prié pour ses amis, mais pour ses ennemis – Le Christ a rééquilibré la Justice – La Faute originelle n’est pas infinie au contraire de la Grâce.



    Le Très-Divin Auteur dit      

    Qu'il s'agisse des temps, des manières, ou des personnes, ce que Dieu établit est toujours parfait. Voilà donc qu'après avoir été promis au début du châtiment[2], le Christ fait son apparition au moment parfait. D'une façon toujours plus claire, et avec des détails de plus en plus précis, les siècles se transmettent la voix de la promesse divine qui annonce un Messie Rédempteur, une Femme sans concupiscence, la Femme qui punira le Prévaricateur en donnant naissance au Vainqueur du Péché et de la Mort.  

    Nombreux sont les symboles et les voix qui répètent la promesse au cours des siècles. Mais il y a une parole divine qui n'a pas encore été comprise dans sa vérité.          

    Au chapitre 9 de la Genèse il est dit : « (...) Je poserai mon arc-en-ciel dans les nuées, et il sera le signe du pacte noué entre Moi et la Terre. Lorsque j'aurai accumulé les nuages (les châtiments) dans le ciel, dans les nuées apparaîtra mon Arc-en-ciel, et je me souviendrai de mon pacte (...), du pacte éternel établi entre Dieu et toute chair qui se trouve sur la Terre] ».  

    Arc-en-ciel : signe de paix. Arc-en-ciel : pont entre Ciel et Terre.        

    Marie, pont pacifique qui relie le Ciel à la Terre, elle est la Très-Aimée qui par sa seule présence obtient miséricorde pour les pécheurs. Dans les siècles qui ont précédé le Christ, lorsque les prévarications des hommes accumulaient les nuages des châtiments divins sur l'humanité à l'esprit orgueilleux et à la cervelle dure, en contemplant, dans sa Pensée, celle qui depuis toujours avait été établie Arche de la Parole divine, Source de la Grâce, Siège de la Sagesse, Joie pacifique de son Seigneur, Dieu a dispersé les nuages du châtiment inévitable, et il a concédé un répit supplémentaire à l'Humanité qui attendait le Salut.  

    La voix de la Vierge non encore née : « Paix ! Pitié ! Ô mon Seigneur ! ». Son parfait amour et sa parfaite obéissance étaient connus de Dieu avant que l'Étoile très pure ne soit dans le monde. Sacrifice de suave odeur, ils apaisaient la colère du Seigneur. Et dans les siècles qui ont suivi le Christ, Marie est toujours paix et miséricorde pour l'Humanité.

    Avec l'augmentation des péchés, avec l'accroissement des nuages de la colère divine et des fumées sataniques, Marie est toujours celle qui disperse les nuages, désarme les foudres, et lance son pont mystique à l'humanité tombée dans l'abîme, pour qu'elle remonte par une voie suave vers son Bien.

    « Je poserai mon arc-en-ciel parmi les nuées et je me souviendrai de mon pacte ».    

    Oh! Vraiment l'Arc-en-ciel de paix, la Corédemptrice, est parmi les nuées, au-dessus des nuées, doux astre qui resplendit à la présence de Dieu pour lui rappeler qu'il a promis aux hommes la miséricorde, et a donné son Fils pour que les hommes obtiennent le pardon. Elle y est non comme une douceur pensée, mais comme une réalité vraie, complète, avec son âme sans tache et sa chair sans corruption. Elle ne se contente pas d'y être bienheureuse et adorante. Elle se montre active. Elle appelle et attire l'humanité au Salut.      

    L'heure de Marie. Cette heure-ci.    

    L'arche de Noé n'a pas sauvé tous les hommes, mais seulement ceux que Dieu a trouvés justes en sa présence. De même, à l'heure actuelle, l'heure qui commence en ce moment et qui devra s'écouler en toute sa longueur, et toujours plus noire de nuages, l'Arche de Dieu ne réussira pas à sauver tous les hommes parce que les hommes, beaucoup d'entre eux, ne voudront pas se sauver. Ils ne voudront pas être sauvés par le moyen de l'Arche de Dieu.

      Après le déluge, l'arc-en-ciel a été vu uniquement par les justes qui survécurent. Mais à l'heure actuelle, dans une surabondance de miséricorde, l'arc-en-ciel, le signe de paix, Marie, sera vu par plusieurs qui ne sont pas justes. Sa voix, son parfum, ses prodiges, seront connus des justes et des pêcheurs. Et parmi ces derniers, bienheureux ceux sur qui la colère de Dieu ne se déchaînera pas grâce à l'Arc-en-ciel de Dieu, et qui se tourneront vers la justice et la foi en Jésus, en qui est le salut.

    Le Christ est donc venu au temps fixé pour rétablir l'ordre troublé par la Faute originelle, et pour renouer entre Dieu et les hommes les liens de filiation, brisés. Victime désignée, il est venu pour mourir non seulement pour les justes mais aussi pour les pécheurs, surtout pour les pécheurs.

    Pécheurs ils l'étaient tous, au moins du péché héréditaire. Seulement Marie était sans péché. Les œuvres saintes des justes, bien que bénies par l'Éternel, ne donnaient pas à l'esprit des justes l'accès à l'héritage du Royaume de Dieu. C'était une grave fatigue que d'être justes parce que la Grâce n'était pas dans les esprits. La Loi était cause de péché plus que de salut. Dans le peuple de Dieu, trop nombreux étaient ceux pour qui la Loi était devenue désormais une « cause de colère », tellement elle était manipulée et violée.

    La Sagesse était faussée dans ses voix, on les adaptait pour prêcher non pas ce qui faisait la gloire de Dieu mais ce qui faisait l'affaire des maîtres avides.            

    Un chaos plus grave, car de nature spirituelle, avait succédé à la simple et parfaite Loi du Seigneur. Les esprits s'égaraient dans ce chaos. Parfois ils s'y égaraient complètement, ce qui avait pour conséquence de provoquer leur mort spirituelle. La conscience du plus grand nombre cultivait une idolâtrie qui était pire que celle du "veau d'or". Chaque puissant d'Israël était un "veau d'or" qui s'idolâtrait lui-même, et prétendait à l'idolâtrie des foules.      


     Le Temple n'était plus qu'un nom. Les rites n'étaient plus qu'une représentation mimée. Pour croire à l'invisible et divine présence du Saint des Saints il ne restait que les gens simples, les plus petits de ce peuple qui portait le nom de saint. Les Prêtres et les Rabbins enseignaient encore que Dieu était dans son Temple, magnifique dans sa gloire, parlant à ses ministres.

    Mais ils savaient bien, eux, que Dieu avait abandonné le Temple, où désormais on n'adorait plus le vrai Dieu mais, à sa place, les intérêts des Princes des Prêtres, Scribes et Pharisiens. Ceux-ci savaient le vide qui avait succédé à la Présence. Un vide irrémédiable. Aucune ruse humaine ne peut combler le vide de Dieu. Ni œuvres ni industries humaines, rien n'est en mesure de combler, ou même seulement de cacher, le vide d'un autel abandonné de Dieu.

    Rien. Et rien ne saurait tromper ni rendre la paix à celui qui sait, dans sa conscience intime, que Dieu s'en est allé, en abandonnant les orgueilleux à leur destinée, à leurs concupiscences et à leurs idolâtries.  

    C'est à ce moment-là que Jésus est venu. Si Dieu eût voulu juger les choses avec des critères humains, jamais le choix d'un temps destiné à réaliser l'heure de la Miséricorde n'aurait été moins propice que celui-là. Mais l'heure n'était pas seulement à la Miséricorde, elle était aussi à la Justice. Justice pour le peuple d'Israël qui ne méritait plus d'être le Peuple de Dieu. Il fallait qu'un autre peuple soit élu à sa place : le peuple chrétien.    

    La fin du Temple était arrivée. La Loi nouvelle, perfection de l'ancienne, s'imposait, prêchée aux hommes directement par Dieu. La Charité de Dieu se montrait aux hommes dans sa plénitude.      

    Bien qu'elle soit toute miséricorde, jamais la charité ne veut dire injustice. Charité veut dire de tout accomplir par amour des hommes. Ce précepte est celui donné par Jésus

    .   Mais Jésus, la Perfection, ne s'est pas contenté d'enseigner en paroles qu'il n'y a pas d'amour plus grand que celui de quelqu'un qui donne sa vie pour ses amis. Il est mort en offrant sa vie, en l'offrant non seulement pour ses amis, pour les justes, et pour ceux qui sont attirés par le bien — ces derniers aussi sont les amis de Dieu, même s'ils sont encore faibles et spirituellement informes - mais aussi pour ses ennemis. Sur la croix il n'a pas prié pour ses amis, mais pour ses ennemis.        

    Le Christ, sagesse éternelle et infinie, savait bien de quelle façon le péché, avec la mort, avait été introduit dans le monde par l'homme; et comment ce péché s'était étendu à tous les hommes, même avant la Loi. Si le péché n'eût pas existé on n'aurait pas eu besoin d'un code contre lui. Ce qui fait fermenter le péché et lui fait prendre des formes multiples, c'est l'orgueil, la gourmandise, l'avarice: les mêmes vices qui ont rendu fous les premiers Parents au point de les rendre rebelles à Dieu. La violence faite à l'ordre de Dieu, et donc à Dieu, a été suivie de la violence faite à l'innocence, violée et détruite, donnant lieu à la malice.

    À cette violence a succédé celle faite au frère: le fratricide commis par Caïn et l'homicide de Lamec .Puis est venue la luxure des fils de Dieu convoi tant les filles des hommes, puis l'orgueil des constructeurs de Babel, puis l'avidité des peuples et des tribus, puis les multiples péchés de Sodome et Gomorrhe, intensifiés au cours des siècles

    Et le Christ, en mourant, prie pour les ennemis de Dieu pour qu'ils obtiennent le pardon et reviennent à la justice. Jésus est le restaurateur de l'ordre.    

    Si en prenant une balance à deux plats on place sur un plat un poids disproportionné au poids qui déjà fait l'équilibre, la balance penche toute d'un côté; mais si on rétablit l'équilibre, les deux plats de la balance se remettent sur la même ligne.  

    Voilà : beaucoup sont morts pour le délit d'un seul. La balance de Dieu penchait toute du côté de la Justice. Mais, par le sacrifice du Christ, la Grâce et la Vie sont données à tous ceux qui ont foi en Jésus. De cette façon l'équilibre est rétabli. Non seulement l'équilibre est rétabli mais, puisque le sacrifice de l'Homme-Dieu est d'une valeur infinie et qu'infinis sont les mérites du Christ Sauveur, alors que la faute d'Adam, malgré sa gravité n'est jamais sans limites, la balance de Dieu penche du côté de la Miséricorde: miséricorde et pardon débordent du plateau comble du Sang divin répandu pour le salut du monde.            

    Le fait que la faute d'Adam, si grave fût-elle, ait pu être réparée démontre qu'elle n'était pas sans limites. Si elle avait été sans limites elle n'aurait jamais pu être réparée. Dans ce cas les deux infinis, celui de la Grâce et celui de la Faute, se seraient affrontés sans pouvoir se combattre, sans que l'un ou l'autre ait pu sortir vainqueur. En effet deux forces égales qui s'opposent restent telles quelles, l'une en opposition à l'autre.

    Le Sang divin a été répandu pour le salut du monde. Répandu totalement. Pour que la Grâce, en surabondant, l'emporte sur le péché, et la Vie sur la Mort. D'autant plus surabondamment que le péché a abondé. Pour rendre la Vie aux esprits immortels des hommes: la Vie, c'est-à-dire le Royaume de Dieu en vous et pour vous, ici-bas et dans l'au-delà, dans le Royaume des Cieux.

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre17.htm#Top

    à suivre ..leçon n°18



    Arc en Ciel de Paix


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mar 25 Juil - 7:12


    Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48  leçons )




    leçon n°18


    Romains 6, 1-10    
     
    L’hérésie du quiétisme - La Source intarissable qui jaillit du Corps de l'Agneau Immolé –

    Avec sa résurrection Jésus a prouvé trois choses – Plongé dans son Sang, le chrétien peut ressusciter à la vie nouvelle –

    Demeurer greffé à la Vraie Vigne – Avant même votre existence, Dieu a décrété l’expiation de vos péchés par le Christ –

    C'est par le Sacrifice d'un Dieu que vous en avez été affranchis –


    Dictée du jeudi 26 février 1948.      
     
    Le Très-Divin Auteur dit:
           

    Beaucoup de chrétiens tombent dans l'hérésie de croire qu'il est inutile de faire des efforts pour éviter le péché, en renonçant à son propre moi. Certains parmi eux se révolteraient comme devant une calomnie si quelqu'un leur disait qu'ils sont atteints de quiétisme[ ; car, disent-ils, il y a Quelqu'un qui a payé pour tous, et donné la Grâce avec une abondance infinie. Ils vont même plus loin. Ils poussent leur hérésie jusqu'à dire, et d'avouer publiquement, qu'en agissant ainsi ils augmentent la gloire de Dieu et sa puissance. Ils soutiennent que l'homme est sauvé uniquement par les mérites de l'Homme-Dieu et qu'aucune coopération n'est nécessaire de la part de la bonne volonté des hommes.

    Non. Ce n'est pas ainsi. L'abondance de la Grâce est infinie, mais l'énormité de cette hérésie est presque sans limites. Elle outrage le Sang divin, le divin Sacrifice du Christ.        

    Oui, il est mort pour tous. Oui, il est la compassion, le remède, le salut et la Vie de tous. Mais ces "tous" doivent avoir une volonté de justice. Il est possible que leur faiblesse les fasse tomber, que par traîtrise le démon les terrasse ou les entraîne. Dans ce cas, Jésus accourt, soulève, purifie, pardonne, guérit et sauve, comme son Nom l'indique. Il est l'éternel Réparateur.  

    Les sources d'eau peuvent s'arrêter de chanter, les bassins d'eau peuvent sécher. Pendant les siècles des siècles qu'a duré la vie de la Terre, des mers entières, des lacs entiers se sont vidés, se sont transformés en déserts de sable, ou en plaines pierreuses désolées entourées de montagnes, les mêmes qui autrefois se reflétaient dans l'eau du lac. Mais il y a une source qui jusqu'à la fin des siècles ne tarira jamais. Par miséricorde pour les hommes, elle n'arrêtera jamais de faire couler son eau très sainte et abondante. C'est la Source qui jaillit du Corps de l'Agneau Immolé.    

    Ô chrétiens, songez-vous que ce flux ininterrompu de Sang divin vous désaltère et vous nourrit sans cesse?  

    Imaginez un roi riche et généreux. Généreux au point de relier les maisons de ses sujets à l'un de ses puits, un puits merveilleux, capable de faire couler l'or. Ce roi finirait par être adoré comme un dieu par ses sujets. Pourtant l'or destiné aux sujets ne leur appartiendrait pas pour l'éternité puisque à leur mort ils seraient obligés de le quitter.

    Mais le Sang du Christ, ce Sang précieux, plus précieux que n'importe quel métal ou bijou, ce Sang du Roi des rois n'a-t-il pas été mis à votre disposition à titre gratuit ? N'est-il pas déversé sur vous avec abondance, sans limites de pouvoir, ni de temps ?

    Ce Sang l'emporte sur la Mort et sur le Péché. Par la valeur inestimable de ses fruits il dépasse la durée de votre temps et demeure éternellement. C'est même grâce à lui que vous allez monter au Royaume comme des rois dans leurs vêtements de pourpre; c'est grâce à lui que vous allez jouir au Ciel de ce Trésor infini. Vous en jouirez bien plus dans l'éternité du Ciel que dans le temps de la Terre.      

    Lui, le Vivant, a consommé l'horreur de la mort pour que vous mouriez au péché et connaissiez la résurrection dans la Grâce. Il ne vous est donc pas licite de revenir au péché et à la mort par un choix volontaire.    

    Il a dit: "On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon". J'ajoute ceci : « On ne peut avoir la Vie et la Mort en même temps ». Avec sa résurrection Jésus a prouvé trois choses:  

    1.  Qu'il était Dieu, et que c'est pour cela qu'il a pu se ressusciter lui-même.          

    2. Qu'il était réellement mort crucifié. Raison pour laquelle il a conservé dans son Corps glorieux les stigmates de la Passion. Les autres marques de la Passion, telles que le vieillissement, les saletés et les épaisses couches de produits d'embaumement, ont entièrement disparu de son Corps.

    Pour prouver que sur la croix on a cloué un Christ réel, un Christ humain, et non une image quelconque de sa personne, dans sa vraie chair sont restés les trous réels causés par les clous, et par le coup de lance.  

    3.  Que pour toujours il avait vaincu la mort et qu'il était ressuscité dans son Corps et dans son Âme, en tant que Dieu, pour les siècles des siècles. De la même façon qu'il a été vu au sépulcre par les pieuses femmes, par les apôtres le soir de la Résurrection, et par les disciples au cours des apparitions successives, de la même façon, exactement la même, chaque esprit humain qui au moment du jugement particulier, passe, est passé ou passera de la vie naturelle à la vie surnaturelle, le voit, l'a vu ou le verra.

    Comme les justes l'ont vu apparaître dans les Limbes lorsqu'il en a ouvert les portes pour qu'ils puissent en sortir et monter avec lui au Ciel, rendu à nouveau accessible aux saints de Dieu, ainsi tous les hommes le verront au Jugement final.            

    Mais le Christ ressuscité a donné un quatrième témoignage dans le symbole de cette résurrection après le sacrifice. Le voici : le chrétien, submergé dans les ondes salutaires de son Sang, enseveli dans ce bain sauveur comme dans une tombe qui de ses profondeurs exprime la vie et non la mort, l'incorruptibilité et non la corruption, peut ressusciter à la vie nouvelle, à la vie glorieuse.

    Tout comme Lui qui, déposé dans les entrailles du sépulcre, « pareil au lépreux aux os disloqués, découverts, et aux membres transpercés », sortit de ces entrailles en un vêtement de si glorieuse beauté que seuls les anges et la Très Pure ont pu la voir dans sa splendeur complète.          

    Après sa Résurrection, le Christ a atteint la parfaite plénitude de son mystère. Avant la Passion, il était déjà l'Homme parfait. Perfection de l'Homme-Dieu. Perfection de Dieu. Mais à celle-ci s'ajouta, dans la passion, celle du Dieu-Rédempteur. Successivement, elle a été complétée, contenue et mystérieusement expliquée par ce que Jean, dans son Apocalypse appelle: « Le nom connu de Lui seul ».        

    L'homme aussi rejoindra la perfection. Après la lutte, la souffrance, la longue passion - de vaillance et d'endurance consommées en justice - il atteindra, dans le Christ et par le Christ, la perfection qui ouvre le Ciel. Il recevra « le nom nouveau inscrit sur le petit caillou blanc, nom que personne ne connaît sauf celui qui le reçoit ».  
         
    « Je suis la vraie Vigne
    (...). Si le sarment ne peut demeurer uni à la vigne, il ne donne pas de fruit. Même chose pour vous. Si vous ne demeurez pas greffés en moi, vous ne porterez aucun fruit (...), et vous serez jetés comme c'est ce qu'il a dit des sarments secs ».  

    C'est bien vrai. Il « a porté toutes vos souffrances » parce qu'il a porté et consommé toutes « vos iniquités ». Pour vous faire vivre il s'est « desséché comme un tesson», en versant son Sang, la sève vitale de la vraie Vigne, celle qui porte les vrais fruits.      

    Lui : Vigne féconde. Vous : sarments sauvages, incapables de donner du fruit. Son Père à lui, le cultivateur de la Vigne éternelle, le vôtre aussi, vous a pris, vous qui êtes des sarments inutiles et sauvages, et il vous a greffés sur lui. Et lui a accepté d'absorber et de consommer tous vos sucs mortels, toutes vos fièvres de concupiscence au point de mourir dans sa chair victime sans que votre corruption ne trouble ni n'empoisonne son esprit saint d'éternel Innocent. Il a fait cela pour qu'à la fin des siècles, lorsque vos esprits sanctifiés auront revêtu leur chair incorruptible, vous soyez comme lui, glorieux dans l'âme et dans le corps. Il a fait cela pour vous permettre d'être heureux même avant le jugement particulier et avant le jugement dernier.

    Tout, grâce à l'amitié de Dieu et à la présence en vous de l'Esprit Saint; grâce à votre fusion avec le Christ Ami et Pain du Ciel sur la Terre. Dans la paix que Dieu vous donnera après votre mort, dans l'attente de la résurrection de la chair, quand celle-ci participera à la joie et la gloire de l'âme.  
       
    La Pensée et le Vouloir divins ont opéré un mystère en décrétant, avant même votre existence, que vos péchés soient expiés par le Christ. Isaïe dit que « Il a pris sur lui les péchés d'un grand nombre ». Ce grand nombre est composé de ceux qui, au cours de leur vie, ou au moins avant de mourir, poussés par leur bonne volonté, font appel aux mérites infinis du Christ.        

    Sur cette balance qu'est la Croix, sur ce gibet de Justice qui supporte toute la Sainteté et toute l'Iniquité, la première effaçant la deuxième, chacun de vos péchés était planté comme une flèche dans le Corps du Martyr. Les blessures causées sur ce corps par les coups de fouet étaient extrêmement nombreuses, comme celles des épines qui en torturaient la tête. Les spasmes causés par les clous étaient atroces.

    Malgré tout cela, parmi les nombreuses personnes qui compatissent aux souffrances du Christ torturé par cette justice humaine cruelle, personne ne se bat la poitrine en disant : « voici, c'est moi qui ai enfoncé dans tes chairs et dans ton cœur ces mille, ces dix mille épines. Cette blessure, celle-ci et celle-là, c'est moi qui te l'ai causée avec mes mille, mes dix mille péchés.

    Tu m'as connu, ô mon Rédempteur, avec l'entière charge de mes mille péchés. Pas un ne t'est passé inaperçu. J'ai été pour toi une torture dans les tortures ».    

    Qui pourra jamais compter les millions et millions de péchés dont le Très-Pur a ressenti l'atroce transfixion dans son Corps expiateur ? Qui, après avoir médité cela, ne devrait ressentir une haine parfaite du péché, ainsi que le devoir, l'obligation de ne plus le servir, de fuir loin de lui, puisque c'est par le Sacrifice d'un Dieu que vous en avez été affranchis ?      

    Vous êtes morts au péché. Un mort ne fait plus ce qu'il faisait de son vivant. Or le Christ, par sa mort, et par la Grâce que sa mort vous a méritée, vous a affranchis de la mort du péché et vous a donné les moyens pour en demeurer affranchis. Si vous croyez fermement à cela, qu'est-ce qui vous empêche de ressusciter, et pour toujours, de cette mort, comme le Christ est ressuscité ? Qu'est-ce qui vous empêche de vivre en Dieu pour toujours, comme Jésus – Fils de Dieu et Fils de l'Homme, décédé en tant qu'Homme pour expier la Faute, et les fautes des hommes – comme Jésus vit « par Dieu », c'est-à-dire comme Dieu ?

    Il n'est pas seul à être Dieu. Rappelez-vous que tout être humain qui vit dans le Christ et par le Christ, se divinise en devenant fils du Très-Haut

    à  suivre …leçon 19



    " Je suis la Vraie Vigne "



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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 26 Juil - 7:36

     Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains
    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons )




    Leçon n°19

    Vendredi 27 février 1948.      

    Romains 6, 11-23.            
    Anciennement, les sacrifices à Dieu étaient sans défauts
    Maintenant le sacrifice est spirituel - Que tout en vous soit hostie sainte
    Cette communion est Vie


    L'Auteur Très-Divin dit :            

    Dans les livres de Moïse on peut lire que les hosties des sacrifices et des oblations devaient être d'animaux sans tache et sans défaut; que les offrandes et les oblations de fleur de farine, d'huile, ou de blé devaient être assaisonnées de sel, mais sans levain et sans miel[1]. Si les produits de l'offrande étaient des prémices d'une récolte encore verte, avant de les offrir il fallait les griller, les hacher, les arroser avec de l'huile, et les offrir en même temps que l'encens.        

    On peut lire aussi que ceux qui appartenaient à la descendance d'Aaron, c'est-à-dire à la caste sacerdotale, n'étaient pas admis au service sacerdotal s'ils avaient quelque défaut physique ou maladie incurable. Pour officier à la face du Créateur de l'homme, à la face du Très-Haut qui avait mis dans l'homme la perfection des membres, des sens et des sentiments, seulement des corps sains et parfaitement constitués pouvaient être admis.

    Les difformités et les maladies des hommes étaient aux yeux de Dieu le témoignage de la rébellion de l'homme et du mépris de Satan pour l'œuvre la plus chère à Dieu, donc encore du mépris pour Dieu.          

    Au temps de Moïse les sacrifices étaient d'animaux et de blés, c'est-à-dire de choses matérielles. Après le Christ les sacrifices sont de nature spirituelle. Le roi David a prophétisé sur ce temps en disant que les sacrifices n'auraient plus été d'animaux, mais "d'un esprit repenti et d'un cœur contrit et humilié".          

    C'était le temps de la rigueur. L'homme n'osait pas imaginer qu'il aurait pu offrir son cœur en sacrifice suave. Sur ce cœur il y avait la tache corruptrice. En ce temps-là les cœurs des hommes étaient tous impurs, même ceux des plus justes. Ils étaient souillés par la Faute originelle, et seulement les plus saints n'avaient que celle-là.

    Comment l'offrir alors en sacrifice de suave odeur à Celui qui avait prescrit que tous les animaux et les produits à offrir sur son autel devaient être sans défaut, sans tache de pelure ni rouille ?
             
    Si un veau ou un mouton vient au monde avec une peau tachée, est-ce sa faute ? Si un épi a des taches de rouille ou de moisissure est-ce sa faute ? Bien sûr que non. Malgré cela la loi défendait à quiconque de les présenter comme offrande à l'autel. De même, l'acte d'offrande ne devait pas être accompli par un homme en qui quelque défaut, la gracilité ou la maladie témoignaient de l'héritage du péché.          

    Les maladies, les difformités et la mort sont entrées au sein de l'humanité par le péché d'Adam. Parce que la malice, qui s'est installée là où auparavant il n'y avait que la flamme de la pure charité, a conduit les hommes vers des perversions sensuelles et sentimentales, qui sont à l'origine de toutes les monstruosités et de toutes les maladies qui se manifestent chez l'homme.

    À partir de racines corrompues, on obtient des plantes corrompues, des branches et des fruits corrompus. Suite à de nouvelles perversions, la corruption du début n'a jamais cessé d'augmenter.

    À cause de cela la chair de l'homme ne cesse de payer, à un prix qui va croissant, les conséquences très douloureuses de la déchéance de ceux qui, en nombre bien trop élevé, deviennent des brutes, d'hommes qu'ils étaient.
               
    Dans ce temps de Miséricorde, la Grâce, par ses divines candeurs, redonne aux esprits leur virginité. Dans ce temps de l'esprit, où à la base se trouvent les valeurs humaines, mais au sommet se trouvent les valeurs surnaturelles, c'est celles-ci, plus que celles-là, qui sont offertes à Dieu et acceptées par lui comme don.

    Dans le temps où la chair est un vêtement pour l'âme-reine, un moyen pour parvenir à la victoire, celui qui domine, ou devrait dominer, c'est l'esprit. Dans ce temps, les limites imposées par la Loi de Moïse sont tombées; tombées "par les vertus de Celui qui vous rappelle des ténèbres à son admirable lumière, faisant de vous chrétiens la nation sainte, la race élue, le sacerdoce royal, le nouveau peuple de Dieu racheté à Dieu par le Sang de l'Homme-Dieu", comme Pierre a écrit

    . Dans ce temps tout être humain, marqué par le signe du Christ, consacré par le Pontife éternel et saint, innocent et sans tache, pour être à son service, peut et doit être hostie et prêtre, matière et ministre du sacrifice spirituel qui est agréable à Dieu.      

    Dans l'épître de Paul (ci-contre verset 13) il manque un mot : le mot "hostie". "Après avoir été morts, offrez-vous à Dieu comme des hosties vivantes. Offrez-lui vos membres comme instrument de justice". Voilà le sacerdoce royal auquel le chrétien est appelé, le sacerdoce de chaque chrétien fait à l'imitation de celui qui est "Prêtre pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédech".

    De l'ancienne Loi on garde, mais élevée à un degré spirituel, l'obligation d'être sans tache mortelle, sans vices capitaux qui seraient consentis par la raison et par l'esprit, et consommés avec pleine conscience. Pas contaminés par le levain de la haine et de la concupiscence; débarrassés du miel de la mollesse sensuelle, et des maladies spirituelles qu'on ne chercherait pas à guérir; libres de tout aveuglement général ou partiel à l'égard de la Lumière, ainsi que de la gale et de l'herpès qui représentent l'insidieuse complaisance entretenue envers les petites fautes; libérés enfin de toute fracture, ou bosse, il est possible aux élus de se valoir de la magnifique formation chrétienne.

    Soldats du vrai Dieu, athlètes de la religion sainte, prêtres et victimes des temps nouveaux, vous devez vous saler avec le sel de la volonté héroïque qui brûle et cautérise, mais qui fortifie les parties faibles et les rend invulnérables contre le risque de la gangrène. Vous devez vous broyer avec la meule de la mortification, et vous triturer au feu de la charité, pour devenir farine à hosties, fleur de farine.

    Après, consacrés par la sainte onction des vertus, fragrantes d'encens de l'adoration – et qu'il soit abondant – venez, vous offrir, venez, vous immoler en répétant la parole incessante du Christ:

    "Me voici, ô Père, pour faire ta volonté, et non la mienne".

    À ceux qui par des flatteries ou des menaces, par amour ou par haine, voudraient vous empêcher de prêcher le Christ, soyez prêts à répondre par votre vie parmi les savants du monde: "Ne savez-vous pas que je dois m'occuper des intérêts de mon Père ?".

    Que tout en vous soit hostie sainte. Car le chrême sanctifiant du Sacrifice du Christ recouvre tout. Les parties les moins nobles du corps sont appelées au service de Dieu comme les parties les plus nobles. Ceux qui, par volonté de Dieu, ont été consacrés avec le chrême spécial de la douleur ne sont pas exclus du service: les malades, les infirmes, les innocents condamnés injustement, les persécutés, les moqués du monde. La Grâce juge et la Grâce élève.  

    Dans sa divine sagesse et munificence, Jésus a dit: "Les derniers seront les premiers". Et même avant de guérir l'aveugle de Jérusalem pour qu'il devienne son disciple et évangélisateur[2], Jésus, portant son regard vers le futur, vers ceux que le monde méprise, et dont plusieurs deviendraient "salut" pour le monde, a dit:

    "Ni lui, ni ses parents n'ont péché. Il en est ainsi, pour que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu".

    En lui et à travers lui. Combien nombreux sont ceux qui, par généreuse obéissance ou par demande héroïque, sont devenus "hosties", "rédempteurs", "capables de continuer et de compléter la Passion du Christ" !        

    Mais même si on ignore ces héros singuliers de la plus haute charité, vous êtes tous, vous les  chrétiens, des "hosties vivantes", et vous êtes tenus "d'offrir vos membres comme objet de justice". Les offrir purifiés de toute faute, car désormais vous "n'êtes plus sous la loi, mais sous la grâce". Libérés comme vous l'êtes de l'esclavage du péché, soutenus comme vous l'êtes par la Grâce, vous ne devez plus connaître la mort de l'esprit, et vous ne la connaîtrez pas si, volontairement, vous ne redeveniez pas serviteurs de la faute.          

    Servez le Seigneur-Dieu, qui a donné aux hommes la Loi pour qu'elle soit frein et contrôle contre la turpitude de plus en plus grande de la Terre. Plus: Avec l'incarnation de son Christ et la restitution de la Grâce par ses mérites, il a mis des ailes à votre esprit. Et cela, même s'il vous a laissé le frein et la contrainte de la Loi pour vous aider à combattre les séductions de Satan, du monde et de la chair.

    Votre esprit a été libéré de ses chaînes pour qu'il puisse voler bien haut, au-dessus de la fange de vos concupiscences, à la rencontre de Celui qui vient du côté de l'Orient. Pour que vous le connaissiez et en soyez enflammés autant que cela vous est accordé en cette vie d'exil. Pour que, en laissant pour toujours les sentiers de la terre et de la mort, vous le suiviez sur les chemins de la Vie, attirés par l'odeur de ses parfums, et conquis par son unique et suprême Beauté. Lui, le Verbe fait Chair, Jésus-Christ, votre Seigneur, Rédempteur et Maître.

    Sa doctrine est douce, son joug est léger. Le Sang qu'il a versé pour vous sur l'autel du Golgotha, la Chair que pour vous il a donnée, et qu'il continue de vous donner sur les autels de vos églises, dans la Communion très Sainte qui a lieu entre vous et lui, Fils de Dieu, et Dieu comme le Père, cette Chair et ce Sang qui sont les siens, sont là pour vous préserver de toute langueur et de toute mort.            

    Cette Communion est Vie. Vie en Jésus-Christ et avec Jésus-Christ. Vie dans le Père, par Jésus-Christ. Vie dans l'Amour, l'Auteur du Christ. Vie dans les Trois, parce que là où se trouve l'Un, les Autres s'y trouvent aussi, non seulement au Ciel mais aussi dans le cœur des hommes.

    http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre19.htm




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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Valtortiste91 le Mer 26 Juil - 8:31

    Merci Maud de rappeler l'importance de ces textes et à Emmanuel d'en signaler la profondeur.
    Amitiés à tous et à toutes.


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    "Évangile tel qu’il m’a été révélé" de Maria Valtorta relate, dans un style vivant, la vie publique de Jésus et de son enfance. Véritables révélations privées ? ou œuvre purement poétique ? … À vous de juger.
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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Mer 26 Juil - 9:04

    Bonjour  @Valtortiste91    Smile

    Je te remercie, aussi ,  ton commentaire m'encourage à poursuivre cette Mission qui est de faire connaitre ces " Epitres de St Paul inspirés à Maria Valtorta par l' Esprit Saint  ( L'Auteur Très-Divin )  

    Puissent ils nourrir nos âmes et affirmer notre Foi   sunny

    Amicalement


    _________________


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    Maud

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    Re: Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains dictées à Maria Valtorta

    Message par Maud le Jeu 27 Juil - 7:31


      Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains

    enseignements de l' Esprit Saint dictées à Maria Valtorta ( 48 leçons



    Leçon n° 20

    28 février 1948.

    Rm 7, 1-13.

    L'Auteur Très-Divin dit :

    « C'est une vérité établie que Dieu Créateur, en créant vos Premiers Parents, par-dessus le don de la Grâce sanctifiante et celui de l'innocence, leur avait donné d'autres dons. Il leur avait donné l'intégrité, c'est-à-dire un parfait contrôle des sens par la raison, la science proportionnée à leur état, l'immortalité et l'immunité de toute souffrance et misère.

    Hier j'ai parlé de cette immunité contre la souffrance et de la manière dont elle a été perdue. Aujourd'hui je vais te parler du don de la science qui était proportionné à l'état de l'être humain: une science vaste, véritable, capable d'éclairer l'homme sur toutes les choses nécessaires à son état de roi de toutes les autres créatures naturelles, ainsi que de créature créée à l'image de Dieu et ressemblant à Dieu par son âme. Cette âme est spirituelle, libre, immortelle, douée de raison, capable de connaître Dieu et, donc, de l'aimer, destinée à jouir de lui pour toute l'éternité.

    Elle est en possession des dons de Dieu, qui sont gratuits. Premier entre tous ces dons est le don de la Grâce, laquelle élève l'être humain à l'ordre surnaturel de fils de Dieu, héritier du Royaume des Cieux.

    Par le don de science, l'homme savait de façon éclairée et surnaturelle quelles étaient les actions qu'il fallait accomplir, et quelles étaient les voies qu'il fallait suivre pour atteindre le but en vue duquel il avait été créé. Il aimait Dieu selon toute sa capacité, c'est-à-dire avec une science parfaite, selon son degré d'homme comblé de Grâce et d'innocence. Il l'ai¬mait d'un amour ordonné, ardent, sans sortir de ce respect révérenciel que la créature, même la plus sainte, doit toujours avoir pour son Créateur.

    Cet amour puissant, qui malgré sa force n'outrepasse ja¬mais les bornes du juste respect que la créature doit avoir toujours pour son Créateur, est une fleur de la perfection que Dieu aime avec prédilection. On ne l'a plus trouvée ailleurs qu'en Jésus et Marie. Le Fils de l'Homme et l'Immaculée ont été le nouvel Adam et la nouvelle Eve. Ils ont réparé l'offense du premier Couple et consolé Dieu le Père. Ils ont fait un usage parfait de tous les dons reçus de Dieu. Jamais le fait de se sentir les préférés de toutes les créatures ne les a poussés à la prévarication de l'orgueil.

    Ce don de science réglait l'amour de la créature envers le Créateur, mais aussi l'amour de la créature envers la créature: d'abord envers sa compagne et semblable, ayant pour elle un amour sans désordre de luxure, l'amour ardent des êtres in¬nocents. Il n'y a que les luxurieux et les corrompus qui les supposent incapables d'aimer.

    Ô cécité provoquée par les ferments de la corruption! Les innocents, les chastes, savent aimer, ils le savent vraiment! Ils savent aimer les trois ordres qui sont dans l'être aimé, et en eux-mêmes aussi, mais en commençant par le plus élevé, et en donnant au moins élevé – l'amour naturel – la tendresse virginale qui caractérise l'amour maternel, ou le plus ardent amour filial.

    Ces deux amours-là sont les seuls qui ne possèdent pas d'attraction sensuelle, puisqu'ils appartiennent à l'âme: amour de la créature-fils pour le tabernacle vivant qui l'a porté, amour de la créature-mère pour le témoignage vivant de sa qualité de procréatrice.

    C'est une gloire pour la femme que de pouvoir procréer:

    A travers les peines et les sacrifices de la maternité, la femme s'élève du rang de femelle au rang de coopératrice de Dieu, "en forgeant un homme avec l'aide de Dieu" (Gn 4, 1).

    Ce don de science réglait l'amour de l'homme envers les autres créatures qui lui étaient utiles, agréables. L'homme voyait la puissance et l'amour de Dieu dans les choses créées, car tout ce que Dieu avait créé, était pour l'homme. Il voyait toutes ces choses comme Dieu les voyait, c'est-à-dire "très bonnes" (Gn 1, 31).

    Ce don de science aurait réglé pareillement l'amour de l'homme envers les créatures qui seraient nées de son amour saint pour Eve. Mais Adam et Eve ne sont pas parvenus à cet amour, car ils ont voulu dépasser les limites de la connaissance que la justice de Dieu leur avait indiquées comme étant suffisantes, de sorte que la Justice déclara : "Prenons garde  maintenant que l'homme n'étende pas sa main et ne prenne pas aussi de l'arbre de la vie, pour en manger et vivre éternellement".

    Par son venin, le Désordre a corrompu l'amour saint du premier Couple .

    . Cela s'est produit avant même que "l'os des os d'Adam, et la chair de sa chair, pour laquelle l'homme quittera son père et sa mère, et s'unira à sa femme, et les deux ne seront qu'une seule chair", ne soit parvenu à lui donner un enfant, comme cela se passe lorsqu'une plante, gorgée de soleil, donne par elle-même ses fleurs et ses fruits.

    Beaucoup demeurent perplexes devant cette phrase. D'autres s'en servent pour présenter le Très-Bon, le Très-Généreux comme un avare et, en plus, cruel. Ils s'en servent pour nier l'immortalité, un des dons que Dieu avait fait au premier Couple. Or c'est bien une des vérités de la religion.

    Un don, c'est un don. Il doit être donné. Dieu avait fait don de l'immortalité, comme il avait fait les autres dons, parmi lesquels il y avait une science proportionnée à l'état de l'homme. Pas toute la science. Dieu seul la possède dans sa plénitude. Ainsi, il avait donné l'immortalité, mais non l'éternité. Dieu seul est éternel.

    L'homme était destiné à naître, à être procréé par un autre homme, une créature. Mais il n'était pas destiné à mourir. Il devait passer du paradis terrestre au céleste: état de jouissance de la parfaite connaissance de Dieu.

    Mais l'homme a abusé. Il a voulu avoir plus que ce que Dieu lui avait attribué gratuitement. Il a voulu toute la science. Il n'a pas songé que même les bonnes choses doivent être utilisées dans une mesure proportionnée aux capacités de l'utilisateur. Seulement l'Immense, le Très-Parfait, peut connaître tout sans danger: sa Perfection infinie connaît tout le Mal sans en éprouver aucun trouble corrupteur.

    Dieu souffre du Mal qu'il voit. Il en souffre à cause des résultats que le mal produit en vous. Il ne souffre pas pour lui-même, car il est au-dessus des atteintes du Mal. Pas même l'infatigable et puissante ruse qui porte le nom de Satan ne peut porter atteinte à sa Perfection.

    Satan trouve moyen d'offenser Dieu en vous. Mais si vous étiez des forts, Satan ne parviendrait pas à insulter Dieu en se servant de vous. Si vous y pensiez, vous qui aimez Dieu plus ou moins fortement, vous ne pêcheriez jamais. Personne de vous, qui portez avec fierté le nom de chrétiens-catholiques, ne voudrait se sentir complice de Satan pour offenser Dieu.

    Or c'est cela que vous faites. Vous ne réfléchissez jamais que Satan est rusé, ravageur, qu'il ne se contente pas de vous tenter et de vous vaincre, vous, mais qu'il vise à se moquer de Dieu plus encore que de vous. Il vise à lui arracher des âmes. Il veut que soit méprisé le Sacrifice du Christ, qu'il soit annulé, qu'il soit rendu inutile pour beaucoup d'entre vous, et pour beaucoup d'autres qu'il soit à peine suffisant pour vous éviter la damnation.

    Satan sait, il a compté toutes les larmes, ainsi que toutes les gouttes de sang du Fils de l'Homme. Sur chaque larme et sur chaque goutte de sang, il a vu le véritable nom, la véritable raison d'être de chacune: dans les larmes, la tiédeur inerte d'un catholique; dans les gouttes du Sang divin, la damnation d'un catholique.

    Il sait de quoi était constituée la douleur qui a arraché larmes et sueur de sang au Christ, son Adversaire divin, Adversaire à partir du moment de sa rébellion, Adversaire éternel, Vainqueur pour l'éternité, Sauveur de millions d'esprits à qui le Christ donne, ou a déjà donné, le Ciel.

    Mais revenons à notre leçon. Au sujet des dons que le Sacrifice du Christ vous a obtenus, que chacun termine à sa manière la pensée que je suspends ici.

    Après avoir voulu toute la science, Adam aurait pu vouloir toute la vie, c'est-à-dire la possession de la vie non pas comme un don offert par amour et gardé avec amour, mais comme toute la vie , c'est-à-dire la possession de la vie non pas comme  une richesse  obtenue avec violence , une violence qui se moque du respect , qui pour être comme Dieu détruit l’ ordre , une violence  qui se proclame sans mérite , créatrice de sa propre éternité  .

    Vouloir être comme Dieu, ou l'égal de Dieu aurait été commettre  le même pêché que Lucifer . Et pour le pêché  de Lucifer , il n’y a pas de pardon aurait été commettre le même péché que Lucifer. Et pour le péché de Lucifer, il n'y a pas de pardon.

    Dieu voulait pouvoir pardonner à l'homme. Il voulait pou¬voir lui rendre l'immortalité, la possession du Ciel, la Science suffisante à son état, la Grâce, lui rendre soi-même. Il est donc intervenu avec la condamnation pour sauver.

    Pour don¬ner la Vie, il a infligé la mort. Il a décrété l'exil, pour donner l'éternelle Patrie. Voilà le début de la leçon qui revient comme sujet central: il a donné une loi à la place de la Science gratuite que l'homme avait perdue avec la mort de la Grâce dans son coeur. La Loi est fruit des conséquences du Péché.

    Le Péché a rendu obtuse l'intelligence de l'homme dans le discernement du bien et du mal: son intégrité est touchée. Le Péché a eu pour effet de brouiller l'image que l'homme avait de la Vérité , et de couvrir par son vacarme le son de ses paroles que l'homme avait entendues dans la brise du soir du jardin d'Eden

    Déchu de la condition de fils adoptif de Dieu à celle d'un animal doué de raison, l'homme saisissait intuitivement que l'homicide était "mal", que le fait de se corrompre avec des obscénités lubriques devait être mal. Mais il ne savait pas évaluer jusqu'à quel point c'était mal que de tuer, et quels étaient les actes de luxure les plus abjects aux yeux de Dieu.

    C'est à cause de cela que Dieu, après avoir puni, et encore puni, appelle Moïse. Pour en arriver à Moïse, il a fallu passer par le déluge .

    . Il a fallu passer par l'octroi des premières normes destinées à limiter la violence (défense de manger la chair avec le sang: ( Gn 9, 4). Il a fallu passer par la dispersion des gens et la confusion des langues (Gn 11, 8 ), origine des futurs peuples et royaumes, et origine des guerres qui encore vous tourmentent .

    . Il a encore fallu punir Sodome et les autres  villes pécheresses avec le feu du Ciel. Après avoir donné à Abraham, homme juste, une loi plus claire de soumission au Seigneur (Gn 17, 10), Dieu appelle à lui Moïse. Par des ordres et des appels successifs, Moïse est conduit à célébrer le premier sacrifice pascal — sacrifice perpétuel destiné à durer jus¬qu'à la fin des siècles, parce qu'à l'heure de la Grâce à l'Agneau d'un an a été substitué l'Agneau divin, Hostie présente sur tous les autels du monde, pour les siècles des siècles, à perpétuité -.

    Et du premier sacrifice pascal Moïse est enfin conduit au Décalogue.

    Mais le Décalogue n'aurait pas eu besoin d'exister si la raison avait toujours dominé les sens, autrement dit si la Faute n'avait pas été commise dans le jardin d'Eden. Il n'aurait pas existé si le désordre des sens n'avait pas entraîné la perte de la Grâce et de l'Innocence, et donc de la Science aussi. Le Décalogue est compassion et punition en même temps. Compassion pour les faibles, punition pour ceux qui se moquent de Dieu en accomplissant le mal avec conscience de l'accomplir.

    Avec sa partie positive : "Tu feras", et sa partie négative "Tu ne feras pas", le Décalogue crée le péché avec toutes- ses conséquences. On ne pèche que lorsqu'il y a conscience de pé¬cher. Après la Loi l'homme ne pouvait plus avoir l'excuse de dire : "Je ne savais pas de pécher".

    Le Décalogue est compassion, punition et test. Un "test", comme l’était l’ arbre qui se dressait au milieu de l’ Eden . Sans un test, sans l'avoir éprouvé, on ne peut savoir si l'homme est  bon ou mauvais. Il est dit que Dieu éprouve l'homme comme  l'orfèvre éprouve l'or dans le creuset.
    .
    Seulement les vertus fortes, surtout la charité, se plient aux commandements négatifs de la Loi, car les insinuations sataniques, ou bien les appétits latents, font qu'en général l'homme se sent attiré par les choses qui sont défendues. C'est pourquoi on peut dire que ceux qui écrasent leurs sens et leurs tentations par le poids de leur amour, ceux qui ne tendent pas leurs mains avides vers le fruit défendu, sont vraiment héroïques.

    Voilà les vrais chrétiens, ceux qui ne font pas mauvais usage des mérites infinis du Christ et de la Grâce obtenue par son intermédiaire. Tels des sarments sauvages greffés sur la vraie Vigne, ils portent à Dieu d'abondants fruits de vertus actives. Ils sont donc certains d'avoir la vie éternelle.

    Voilà les chrétiens véritables chez qui les dons de l'Esprit Saint sont vivants. C'est lui qui complète Jésus en communiquant aux hommes qui sont en état de grâce le grand don perdu avec le péché d'Adam, la science, cette science sans la¬quelle la Loi, donnée pour être "vie", peut devenir "mort".

    L'homme qui n'a pas la science proportionnée à son état, n'a pas d'amour ordonné, ni pour Dieu, ni pour les créatures, quelles qu'elles soient. Il tombe dans diverses idolâtries et  dans la triple concupiscence. Il défigure la religion elle-même dans un mélange hybride de pratiques coupables, coupables autant, sinon plus, que celles que le Verbe divin a condamnées chez les pharisiens.

    Car lui, le chrétien, a reçu avec le Baptême, le don infini de la Grâce. Il ne se connaît pas lui-même, et par conséquent il confond son plaisir avec le respect du divin vouloir. Il déforme en lui l'image et la ressemblance de Dieu. Il détourne les dons reçus pour son bien, et il les utilise pour faire du mal aux autres et pour s'en faire à lui-même. S'il fait l'aumône, ce n'est pas par miséricorde pour les malheureux, mais pour en recevoir des louanges humaines. S'il scrute les mystères de l'Univers, il le fait pour être glorifié par les hommes, non pour donner gloire au Créateur.

    De cette façon, ses actions perdent le parfum qui les rend saintes aux yeux de Dieu. Il récolte sur Terre son profit transitoire, mais "froid et grincement de dents" l'attendent, selon l'ex¬pression du Verbe, là où les apparences ne comptent plus, mais compte seulement la vérité des actions humaines.

    Si, après avoir mal accompli le bien qu'il aurait pu faire, par la miséricorde de Dieu il évite le froid et les tortures de l'enfer, un long séjour l'attend à l'école du Purgatoire, pour qu'il apprenne que la vraie charité n'est pas "hérésie des œuvres".

    Voilà le fléau de votre époque qui fait que bien des gens s'agitent pour servir le Christ uniquement à coups de pratiques et d'actions extérieures, pratiques qui laissent les bons tels quels, et peut-être les scandalisent-ils, et n'aident pas les mauvais à s'améliorer ou à se convertir. La vraie charité. Cela signifie donner en tout, et avec conscience, l'exemple d'une vie profondément chrétienne. La vraie charité: celle que Jésus  voulait chez Marthe qui se préoccupait trop des honneurs extérieurs à donner au Fils de Dieu.


    La vie de ce siècle ne laisse pas de place à la contempla¬tion, telle que bien des gens la conçoivent. Mais Dieu ne bénit pas la seule action. Il veut que la vie active et contemplative se complètent. Il veut que vos oeuvres ne soient pas seulement du vacarme, de l'agitation, ni même des diatribes contre les ennemis; qu'elles ne soient pas "hérésie", mais religion, c'est-à-dire du travail qui devient prière en raison de l'offrande continuelle que vous lui faites de toutes vos actions, accomplies pour sa seule gloire. Il veut que votre prière soit travail. Travail continu sur soi-même, en se burinant et reciselant sans cesse sur le Modèle Jésus Christ. Et travail sur les autres par l'exemple.

    Les hommes s'agitent inutilement si Dieu ne bénit pas leurs actions. Mais comment voulez-vous que Dieu soit avec vous, bénissant, et que vos actions connaissent le triomphe, si le don de science n'est pas actif en elles? C'est à cause de ce don que dans toutes ses actions l'homme se conduit non pour sa propre gloire, mais pour une fin qui est sainte».


    à suivre ..leçon 21


    Accueillir les Dons de Notre Dieu Créateur



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