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    Pour le bien des âmes, prendre au sérieux la liturgie

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    Pour le bien des âmes, prendre au sérieux la liturgie

    Message par Invité le Sam 4 Mar - 18:31

    Bonsoir à tous, voici un bien bel article Smile


    POUR LE BIEN DES ÂMES, PRENDRE AU SÉRIEUX LA LITURGIE :


    http://notredamedesneiges.over-blog.com/2015/06/le-bon-dieu-n-a-pas-ecrit-que-nous-etions-le-miel-de-la-terre-bernanos.html

     
     

    Le manque de sérieux et de révérence pour la Liturgie ("source et sommet de la vie de l'Église !") a bien évidemment aussi joué un rôle majeur dans la crise que nous connaissons aujourd’hui en Occident. Et ce n’est pas "manquer à la charité" d'affirmer que certains évêques y ont une part de responsabilité (Christus Dominus §15). « Je suis convaincu que la crise de l'Église que nous vivons aujourd'hui repose largement sur la désintégration de la Liturgie » (Cardinal Ratzinger). Aujourd'hui, dans la plupart des églises, les messes désacralisées, déritualisées, désinculturisées (latin et grégorien totalement liquidés), infantilisantes (rondes d’enfants autour de l’autel), ont évacué toute gravité et intériorité, le sacrifice de la Croix ayant été remplacé par un culte neutre de l’homme faisant « fuir » les baptisés les uns après les autres. Sous-prétexte d'une participatio actuosa (+) mal-comprise, le nivellement par le bas de la Liturgie a détruit la foi de nombreux baptisés, brisé de nombreuses vocations sacerdotales et religieuses. L'abaissement du niveau et le refus de toute exigence dans la transmission de la foi (transmission fragilisée par le pédagogisme liturgico-catéchétique "d'experts" bien souvent auto-proclamés) a créé – comme dans l'Éducation Nationale – une génération d'illettrés et d'analphabètes au cœur de l'Église ; une génération de fidèles indisciplinés préférant "sécher" la Sainte Messe dominicale  au vu de la situation catastrophique, on peut les comprendre  alors que leur avenir éternel (Paradis, Enfer) est en jeu !
     
     
    Comment se fait-il que les services liturgiques des cathédrales françaises soient INCAPABLES d’être au même "niveau" d’excellence et de dignité que celle de Westminster ? (cf : Entrée liturgique, Messe de Minuit, forme ordinaire). Comment se fait-il que les prêtres de nos paroisses qu'il faut aider et soutenir  soient aussi pour la plupart d'entre eux INCAPABLES de chanter dignement la Sainte Messe (CD-formation) mais aussi de monter – avec quelques personnes et un organiste compétent – des scholæ cantorum (cf : Sacrosanctum Concilium N°114) sachant au moins chanter (en "entraînant" vers le haut l'assemblée) le "minimum vital" liturgique, comme la traditionnelle « Messe des Anges » ? Où sont passées nos saintes Messes de Requiem que nos anciens savaient encore chanter par cœur jusque dans les églises les plus reculées de nos villages, de nos campagnes ?
     
     
    C’est faire insulte à nos ancêtres dans la foi, insulte au sensus fidei, insulte à la culture, insulte au Peuple de Dieu, que de jeter avec orgueil et du jour au lendemain à la poubelle les richesses d’un patrimoine liturgique plus que millénaire ! « La beauté des rites ne sera, certes, jamais assez recherchée, assez soignée, assez travaillée, puisque rien n'est trop beau pour Dieu, qui est la Beauté infinie. Nos Liturgies de la terre ne seront toujours qu'un pâle reflet de la Liturgie céleste, qui se célèbre dans la Jérusalem d'en haut, objet du terme de notre pèlerinage sur la terre. Puissent, pourtant, nos célébrations s'en approcher le plus possible et la faire pressentir ! » (Benoît XVI, N-D de Paris). L'esprit de ce que certains appellent – depuis Vatican II – "Nouvelle Pentecôte" et qui ferait tabula rasa de ce que l'Esprit-Saint a construit dans l'Église depuis des millénaires ne peut être que diabolique, orgueilleux. Appliquer la légitime restauration liturgique sans « l’herméneutique de la continuité » (Benoît XVI) est suicidaire pour l’Église, SUICIDAIRE ! Comment un arbre peut-il encore pousser si on lui coupe ses racines ?
     
     
    Que disait le Pape Paul VI ? « La Liturgie catholique doit demeurer théocentrique. C’est sa nature même. Elle se situe bien au-delà d’une rencontre fraternelle et d’un partage de vie. Saint Paul ne craignait pas de le rappeler aux chrétiens de Corinthe. L’Eucharistie est essentiellement la réitération du Sacrifice Rédempteur du Christ. C’est une réalité dont aucun ministre, aucun laïc n’est propriétaire. C’est un mystère sacré qui requiert une atmosphère de gravité et de dignité et ne supporte pas la médiocrité, le laisser-aller du lieu, de la tenue vestimentaire, des objets du culte. Simplicité, oui ! Désinvolture, jamais ! » (Bx Paul VI, avril 1977).
     
     
    Intrinsèquement théocentrée, la Liturgie s’est peu à peu anthropocentrée, horizontalisée, dévirilisée, "aplatie" dans un culte qui baigne dans la sentimentalité émotionnelle d’une philanthropie irréaliste, toujours sous le prétexte d’une participatio actuosa (+) mal-comprise qui a "dynamité" les scholæ cantorum (SC N°114), parfois même interdites - surtout si elles étaient grégoriennes, nivelant en conséquence par le bas la beauté du chant liturgique. Seules échappent au marasme les rares paroisses à la tête desquelles se trouve un curé au caractère bien trempé et à la théologie bien charpentée, qui refuse de se plier au diktat des soviets diocésains. Ces curés là, pourvoyeurs de vocations, ne plaisent généralement pas aux évêques qui préfèrent des églises vides et des tonnes de « laïcs en responsabilité » tombés dans le pipotron ecclésiastique lorsqu’ils étaient petits plutôt qu’un prêtre ouvertement catholique-romain, appliquant avec sérieux, gravité et dignité, la Sainte et Divine Liturgie !
     
     
    Prendre au sérieux sa foi en évacuant le "pastoralement correct" et la "langue de buis" est aujourd’hui fondamental. Et encore une fois, ce n’est pas "manquer à la charité" que de rappeler certaines vérités, qu’elles soient liturgiques, doctrinales ou pastorales. Franz Overbeck (1837-1905), historien spécialiste du protestantisme, rappelait que « rien ne dépeuple autant une église qu’un prédicateur qui oublie le dogme pour ne mettre en avant que ses seules vues personnelles ». Et la grande Thérèse d’Avila, Docteur de l’Église, ne disait pas autre chose : « Les prédicateurs eux-mêmes visent dans leurs discours à ne point déplaire. Leur intention est bonne, ainsi que leur conduite, je veux bien le croire ; mais enfin, de cette manière, ils convertissent peu de monde. Pourquoi ne sont-ils pas en plus grand nombre, ceux que les sermons arrachent aux vices publics ? Savez-vous ce qu'il m’en semble ? C’est qu’il y a dans les prédicateurs trop de prudence mondaine. Elle ne disparaît pas chez eux, comme chez les apôtres, dans cette grande flamme de l’amour de Dieu ; voilà pourquoi leur parole embrase si peu les âmes. Je ne dis pas que leur feu doive égaler celui des apôtres, mais je voudrais le voir plus grand qu’il n’est. Voulez-vous savoir ce qui communiquait ce feu divin à la parole des apôtres ? C’est qu’ils avaient la vie présente en horreur, et foulaient aux pieds l’honneur du monde. Quand il fallait dire une vérité et la soutenir pour la gloire de Dieu, il leur était indifférent de tout perdre ou de tout gagner. Quiconque a tout hasardé pour Dieu domine également et les succès et les revers. Je ne dis pas que je suis telle, mais je voudrais bien l’être. Oh ! de quelle magnifique liberté ne jouit pas celui qui regarde comme un esclavage d’avoir à vivre et à converser avec les humains d’après les lois du monde ! » (cf : Livre de la Vie, Chapitre XVI).

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