Forum catholique l'Imitation de Jésus-Christ

Bienvenue sur le Forum catholique
l'Imitation de Jésus-Christ!

Ce forum est un lieu d'échanges dédié à l'approfondissement de la foi catholique, afin de toujours mieux connaître, aimer et servir Jésus-Christ.

On peut y partager des témoignages personnels, proposer des méditations, se questionner sur la Bible et les différents enseignements de l'Église catholique, demander et apporter de l'aide dans le cheminement de l'âme vers Dieu, etc.

Forum d'échanges visant à approfondir la foi catholique, afin de toujours mieux connaître, aimer et servir Jésus-Christ


    Bienheureux Charles de Foucauld

    Partagez
    avatar
    Véronique1

    Féminin Messages : 2335
    Date d'inscription : 04/04/2016
    Age : 72
    Localisation : France
    Saint intercesseur : La Vierge Marie

    Bienheureux Charles de Foucauld

    Message par Véronique1 le Ven 2 Déc - 19:46

    En Terre sainte, héritiers de Charles de Foucauld

    Mélinée Le Priol, à Nazareth (Israël), le 02/12/2016 à 9h49

    Charles de Foucauld a été assassiné il y a 100 ans. En Israël et Palestine, vingt-cinq Petits frères et sœurs de Jésus marchent encore dans les pas de « Frère Charles ».


    Animée par la dissonante mélodie des klaxons et la clameur des commerçants postés devant leurs boutiques aux devantures criardes, Nazareth n’est plus la paisible bourgade galiléenne qui plut tant à Charles de Foucauld à l’aube du XXe siècle. À l’époque, la ville où a grandi le Christ abritait à peine 6 000 habitants, dont deux tiers de chrétiens et un tiers de musulmans.

    Les Nazaréens sont aujourd’hui 76 000, dont 30 % de chrétiens et 70 % de musulmans. La plupart de ces Arabes israéliens ignorent tout de l’étonnant religieux français qui séjourna dans leur ville entre 1897 et 1900, comme un ermite, après l’avoir découverte au cours d’un premier pèlerinage début 1889.

    Cent ans après sa mort, l’héritage de « Frère Charles » perdure modestement en Terre sainte, où vivent encore 25 religieux de sa famille spirituelle, dont 18 femmes. Aussi bien côté israélien que palestinien, ces Petits frères et sœurs de Jésus assurent depuis le début des années 1950 une présence aimante, respectueuse et détachée de toute ambition prosélyte. Ils restent en ce sens fidèles à la vocation de discrétion de Charles de Foucauld – une dimension qu’il a particulièrement explorée au cours des trois années passées chez les clarisses de Nazareth. Car cette ville de Galilée était pour lui synonyme de l’existence encore anonyme du Christ, le « divin ouvrier ». Avant sa « vie au désert » et sa « vie publique », Nazareth avait été le théâtre de la « vie cachée » de Jésus jusqu’à ses 30 ans.

    Une petite maison ordinaire du centre-ville de Nazareth

    « Dans cette ville, le Christ vivait au milieu des gens et avait sûrement une relation personnelle avec chacun », avance Sœur Lucile, Petite sœur de Jésus à Nazareth. « Alors, comme Frère Charles, nous cherchons à l’imiter : comment le Christ agirait-il aujourd’hui ? C’était ça, l’intuition de Charles de Foucauld, vivre de l’Évangile pour devenir un Évangile vivant. »

    En Terre sainte depuis 1970, cette septuagénaire française vit avec deux sœurs, une Vietnamienne et une Sud-Coréenne. Elles habitent une petite maison du centre-ville de Nazareth où une pièce a été aménagée pour la chapelle. Comme tous les héritiers spirituels de Charles de Foucauld en Israël et dans les Territoires palestiniens, ces religieuses vivent dans une maison ordinaire, et non dans un monastère.

    À une exception près : l’ancien couvent des clarisses de Nazareth. C’est là, dans un havre de verdure et de silence, à quelques enjambées de la basilique de l’Annonciation, que Frère Charles passa trois années de sa vie, de 39 à 42 ans. Logé dans une simple cabane de planches, il priait, lisait, écrivait et faisait des petits travaux domestiques.

    Un demi-siècle plus tard, en 1949, les clarisses ont à nouveau ouvert leurs portes, cette fois à Petite Sœur Madeleine, la fondatrice des Petites sœurs de Jésus. Elle a bientôt installé en ce lieu emblématique une fraternité, qui a néanmoins dû en partir en 1996 : les Petites sœurs n’étaient plus assez nombreuses pour faire vivre le couvent. Il est aujourd’hui occupé par trois Italiens, des Petits frères de Jésus Caritas (l’une des 18 familles spirituelles de Charles de Foucauld).

    Ses voisins ne savent pas qu’il est prêtre

    Faute de relève, nombreuses sont les fraternités à avoir fermé leurs portes ces dernières années : Béthanie, Ramallah, Gaza… « Mais l’essentiel n’est pas de se lamenter sur ce qui était », réagit vivement Sœur Bernadette. Cette Française est en Terre sainte depuis 1956 et vit aujourd’hui à Jérusalem-Est, dans un quartier palestinien traversé par le mur. Là, elle et ses sœurs mènent une « vie ordinaire », aidant notamment à la maison de retraite voisine, désireuses de vivre « des amitiés respectueuses de chacun ».

    Si la maîtrise de la langue (que ce soit l’arabe ou l’hébreu) semble un prérequis indispensable à tous ces religieux, ceux-ci doivent aussi s’adapter aux coutumes locales. Les Petites sœurs de Jésus sont ainsi de rite oriental, grec-catholique. De son côté, Petit Frère Yohanan Elihai a été le premier prêtre à célébrer une messe latine en hébreu, dès 1957. Ce nonagénaire est arrivé en Israël il y a six décennies, par amour pour le peuple juif. Pour ne pas heurter ses amis israéliens, il a arrêté il y a longtemps de porter sa croix car celle-ci évoque encore, chez certains, le souvenir des persécutions. Ses voisins ne savent pas qu’il est prêtre, ni même chrétien… Côté palestinien, « les musulmans sont habitués à cohabiter avec des chrétiens, explique Sœur Bernadette à Jérusalem-Est. Alors notre habit n’est pas un obstacle à la rencontre, au contraire. »

    La prière occupe une place centrale dans la vie de ces contemplatifs

    Conscients d’être moins visibles que les autres ordres monastiques en Terre sainte, les Petits frères et sœurs de Jésus revendiquent cette discrétion, voire cette apparente « inutilité » chère à Charles de Foucauld. La prière occupe une place centrale dans la vie de ces contemplatifs qui ne possèdent aucune œuvre – ni école, ni orphelinat. S’ils ont toujours travaillé, c’est essentiellement au milieu des gens qu’ils étaient venus rencontrer, que ce soit à l’usine, aux champs, à l’hôpital ou à l’atelier. Frère Yohanan résume ainsi sa vocation : « Être quelqu’un qui prie et qui essaie d’aimer les gens autour de lui. »

    Or aimer, dans cette région déchirée par les murs de haine et d’incompréhension, cela peut vouloir dire créer des ponts : le religieux a passé sa vie à écrire des dictionnaires et des méthodes de langue hébreu-arabe palestinien. Difficile de ne pas penser à Charles de Foucauld qui, à Tamanrasset, s’obstina à apprendre le touareg et à en faire des dictionnaires.

    Le 20 juillet 1898, ce dernier écrivit depuis sa cabane de planches du couvent des clarisses : « C’est votre vie de Nazareth, recueillie, silencieuse, pauvre, effacée, laborieuse… Faites-moi, ô Jésus, la mener parfaitement, en Vous, par Vous et pour Vous !… Faites la même grâce à tous vos enfants en vue de Vous ! »
    ––––––––––––___________________________
    Bibliographie

    De nombreux ouvrages ont été publiés cette année sur Charles de Foucauld (certains ont été recensés dans les pages du supplément livres de La Croix ou sur le blog Lire pour croire).

    Charles de Foucauld : 1858-1916. Biographie. Pierre Sourisseau, Salvator, 29,90 €. Une biographie très fidèle et très complète par l’archiviste de la cause de canonisation de Charles de Foucauld.

    Charles de Foucauld, mon frère. Rencontre à thèmes, par un groupe de petites sœurs et petits frères, Nouvelle Cité, coll. « Spiritualité », 180 p., 15 €. L’ouvrage présente des extraits choisis parmi ses écrits spirituels et sa correspondance, ordonnés en 15 thèmes : beauté, joie, chemin de croix, Eucharistie, solitude, travail…

    Passer par le désert. Sur les traces de Charles de Foucauld. Sébastien de Courtois, Bayard, 190 p., 17,90 €. Un témoignage personnel, très bien mis en scène par cet écrivain et journaliste vivant à Istanbul, sur Charles de Foucauld « l’aventurier ».

    Charles de Foucauld explorateur. Alexandre Duyck, Paulsen, 140 p., 19,50 €. Journaliste, passionné d’alpinisme et de montagne, l’auteur s’intéresse ici au géographe qui, bravant le danger, décide de parcourir et de cartographier le Maroc, déguisé en rabbin…

    Charles le libéré. Foucauld rendu à lui-même. Jean-François Six, Salvator, 2016, 224 p., 18,90 €. Prêtre de la Mission de France, spécialiste de Charles de Foucauld, Jean-François Six continue son patient travail pour faire découvrir ou redécouvrir le vrai visage du « frère universel ».

    Mélinée Le Priol, à Nazareth (Israël)

    http://www.la-croix.com/Religion/Religion-et-spiritualite/En-Terre-sainte-heritiers-Charles-Foucauld-2016-12-02-1200807521
    avatar
    Véronique1

    Féminin Messages : 2335
    Date d'inscription : 04/04/2016
    Age : 72
    Localisation : France
    Saint intercesseur : La Vierge Marie

    Re: Bienheureux Charles de Foucauld

    Message par Véronique1 le Ven 2 Déc - 19:48

    L’héritage à multiples facettes de Charles de Foucauld

    Anne-Bénédicte Hoffner, le 01/12/2016 à 16h19

    Ancien militaire, explorateur au Maroc, Charles de Foucauld a également été trappiste, avant de devenir ermite en Terre sainte et finalement de « moine missionnaire » en Algérie, au service du peuple et de la culture touarègues.

    Toutes ces facettes de son œuvre et de sa personnalité sont soulignées à l’occasion du centième anniversaire de sa mort, le 1er décembre 1916 à Tamanrasset

    Cent ans après sa mort le 1er décembre 1916 à Tamanrasset en Algérie, l’héritage multiple du Bienheureux Charles de Foucauld est célébré dans l’Église catholique et au-delà.

    Ce week-end est le point culminant d’une année de manifestations en tous genres en France, en Terre sainte et en Algérie notamment, commémorant ses nombreuses vies, celle de militaire, d’explorateur, de trappiste, d’ermite puis enfin de « moine missionnaire » dans le Sahara, au milieu des Touaregs.

    Au cours de sa messe matinale jeudi 1er décembre, dans la chapelle Sainte-Marthe, le pape François, qui avait prêché sur les résistances à l’appel de Dieu, a mentionné ce centième anniversaire de l’assassinat du bienheureux Charles de Foucauld. « C’était un homme qui a vaincu tant de résistances et a donné un témoignage qui a fait du bien à l’Église », a-t-il dit. « Demandons qu’il nous bénisse du ciel et nous aide à marcher sur son chemin de pauvreté, de contemplation et de service des pauvres. »
    Frère universel

    Le diocèse de Strasbourg, où il est né, avait pris de l’avance : une journée a été organisée le 17 septembre réunissant « toutes les personnes qui sont proches de la spiritualité du Frère Charles de Jésus » et à laquelle a été associé Mgr Claude Rault, évêque de Ghardaïa (Algérie).

    À Nancy, où il a vécu adolescent chez ses grands-parents, le spectacle de Francesco Agnello « Charles de Foucauld, frère universel » est présenté le 1er décembre à 20h30 au Domaine de l’Asnée. Dimanche, une messe sera célébrée par l’évêque, Mgr Jean-Louis Papin, à la basilique du Sacré-Coeur. D’autres manifestations sont prévues dans le mois, à l’initiative notamment de la paroisse Charles-de-Foucauld.

    Non loin de l’église parisienne Saint-Augustin où il s’est converti, une table ronde animée par le P. Bernard Ardura postulateur de la cause de canonisation sera suivie, jeudi 1er décembre, d’une messe présidée par Mgr Laurent Dognin, évêque de Quimper et de Léon, membre de la fraternité sacerdotale Jésus Caritas.

    À Viviers (Ardèche) où il a été ordonné le 9 juin 1901, une série de conférences et de retraites se sont succédé pendant l’année éclairant les différentes facettes de son œuvre. Dimanche 4 décembre, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France et membre lui aussi de la fraternité sacerdotale Jésus Caritas, viendra présider la messe à la cathédrale.

    Le Centre culturel algérien, à Paris accueille un colloque international sur le thème « Charles de Foucauld, pluriel : une vie, une œuvre, une postérité », organisé par le laboratoire « Lexiques, Dictionnaires, Informatique » de l’Université Paris XIII qui souhaite par là rendre hommage à son travail de « linguiste et lexicographe ». « Outre son œuvre spirituelle, à laquelle ses biographes ont fait la part belle, Charles de Foucauld a réalisé une œuvre scientifique d’envergure. Son Dictionnaire touareg-français dialecte de l’Ahaggar fait aujourd’hui encore autorité », précisent les organisateurs.

    Enfin, en Algérie, une messe sera célébrée par le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, vendredi 2 décembre à la basilique Notre-Dame d’Afrique à Alger. Le cardinal donnera ensuite une conférence sur le thème : « L’Église et la pluralité des religions aujourd’hui. Réponses théologiques et pastorales », puis Dominique Casajus, chercheur à l’Institut des Mondes Africain interviendra sur « L’œuvre scientifique du P. de Foucauld et son rayonnement aujourd’hui ».

    Spectacle musical

    Un spectacle musical intitulé « Comme un voyageur dans la nuit », de Benoît Weeger et Bruno Durand conclura la journée.

    Béatifié par Benoît XVI, le 13 novembre 2005, Charles de Foucauld a laissé de nombreux écrits, notamment des lettres à sa famille et à ses proches, et des ’cahiers' dans lesquels il met sur papier ses réflexions quotidiennes aussi bien que ses publications scientifiques.

    Son témoignage, qui a inspiré de nombreux livres à l’occasion de ce centenaire, nourrit aujourd’hui les quelque 13 000 membres de sa famille spirituelle.

    >A lire aussi  :
    Le message de Charles de Foucauld
    Sur les traces de Charles de Foucauld

    Anne-Bénédicte Hoffner

    http://www.la-croix.com/Religion/France/Lheritage-multiples-facettes-Charles-Foucauld-2016-12-01-1200807338
    avatar
    Véronique1

    Féminin Messages : 2335
    Date d'inscription : 04/04/2016
    Age : 72
    Localisation : France
    Saint intercesseur : La Vierge Marie

    Re: Bienheureux Charles de Foucauld

    Message par Véronique1 le Ven 2 Déc - 19:51



    Mon Dieu, je m'abandonne à toi. Fais de moi ce qu'il te plaira.
    Quoi que tu fasses de moi, je te remercie.
    Je suis prêt à tout, j'accepte tout,
    pourvu que ta volonté soit faite, en moi, en toutes tes créatures ;
    je ne désire rien d'autre, mon Dieu.
    Je remets mon âme entre tes mains ;
    je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon cœur,
    parce que je t'aime et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure,
    avec une infinie confiance, car tu es mon Père. Amen !

    Frère Charles
    avatar
    Maud

    Féminin Messages : 6756
    Date d'inscription : 20/01/2016
    Localisation : France
    Saint intercesseur : Sainte Vierge Marie , Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face , Sainte Thérèse d' Avila

    Re: Bienheureux Charles de Foucauld

    Message par Maud le Ven 2 Déc - 20:01

    Merci @Veronique1  Laughing  

    De nous parler de cet humble  Père du désert .Témoin du Christ  ,

     C'est un  Martyr pour  sa foi en Jésus Christ et de cet  Amour pour tous les hommes  qu'il désirait partager  

    Que le Seigneur te bénisse    sunny

    Amicalement


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

    Ste Thérèse de l' Enfant Jésus et de la Sainte Face
    avatar
    Véronique1

    Féminin Messages : 2335
    Date d'inscription : 04/04/2016
    Age : 72
    Localisation : France
    Saint intercesseur : La Vierge Marie

    Re: Bienheureux Charles de Foucauld

    Message par Véronique1 le Ven 2 Déc - 20:05

    MERCI aussi à toi Maud, de m'avoir appris à mettre des images.

    Colombe

      La date/heure actuelle est Mar 13 Nov - 3:16