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    Marie Anne Lindmayer : « Mes relations avec les âmes du Purgatoire.

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    Marie Anne Lindmayer : « Mes relations avec les âmes du Purgatoire.

    Message par Invité le Jeu 17 Nov - 20:36

    Marie Anne Lindmayer : « Mes relations avec les âmes du Purgatoire.


    http://marieannelindmayr.blogspot.fr/


    Marie Anne Lindmayer : « Mes relations avec les âmes du Purgatoire.




    Par une permission spéciale de Dieu, Marie-Anne Lindmayr (1657 - 1726)fut en relation avec les âmes du Purgatoire.
    Elle reçut maintes précisions sur la cause, la nature et la durée de leurs souffrances, sur ce qu'a d'horrible le péché, sur l'intensité et la durée de son expiation... et enfin sur la manière dont les âmes brûlantes du Purgatoire languissent loin de ce Dieu, infiniement saint, objet de tous leurs désirs.
    Marie-Anne a enduré des souffrances indicibles pour les délivrer..


    Pourquoi Marie-Anne a dû écrire sur le sujet.

    Dieu m'a fait éprouver un grand attrait à écrire au sujet des âmes du Purgatoire. J'ai pu me rendre compte que cela était utile à ces pauvres âmes, et pousserait ceux qui vivent encore à pratiquer la vertu, à tendre à la perfection. C'est ce qui m'a fait passer à l'action. Je me suis décidée à écrire, moyennant que Dieu me donna la vie et m'accorda assez de force après ma maladie. Cependant, durant quatre semaines environ, j'en ai été empêchée par le Malin : il se dissimulait sous1es apparences du bien, sans que je le remarque. Je ne voulais plus réaliser mon projet.


    Quand j'y pensais, j'éprouvais une répugnance intérieure et la chose me paraissait inutile. Pendant ce temps, Dieu m'a visitée de diverses manières par l'aridité spirituelle et la nuit de l'esprit et je me suis rendu compte que Dieu voulait me punir comme il l'a fait souvent déjà, quand je ne voulais pas lui obéir tout de suite. Le jour de la Saint Antoine (17 janvier), j'ai enfin remporté la victoire sur moi-même et j'ai repris, pour l'honneur du Nom de Jésus, la décision de glorifier Dieu autant que je le pourrais, en faisant connaître son infinie Bonté et sa Miséricorde.


    Je veux donc écrire du mieux qu'il me sera possible et aussi véridiquement que j'en serai capable, moyennant que Dieu et le Saint-Esprit m'en donnent la grâce, et pour autant que je puisse, quand je ne vivrai plus, aider ainsi les hommes à se préserver des terribles peines du Purgatoire en menant une vie meilleure, et secourir de la sorte les défunts

    . Par obéissance à mon confesseur, le R. P. Candide de Saint Elisée, religieux carme (mort le 23 novembre 1720), à qui j'ai confié mon âme, j'écris de mon mieux et en toute vérité devant le Dieu Tout-Puissant, en présence de qui je me trouve, ce qui s'est passé entre les âmes du Purgatoire et moi.


    Dès ma jeunesse, j'ai éprouvé de l'attrait pour les âmes du Purgatoire.
    Dès l'enfance déjà, je leur manifestais mon amour en récitant pour elles le rosaire le samedi. Quand j'eus progressé en connaissances et en compréhension, j'ai offert mes actions comme satisfaction pour les âmes des défunts; je pensais à elles dans tous mes exercices de piété et durant de longues années, j'ai fait pour elles diverses pénitences.

    Entre autres indications et renseignements que j'ai reçus du Christ, il y a celui-ci: je dois chaque semaine me proposer de pratiquer telle vertu devant Dieu et les hommes, m'y appliquer intérieurement et extérieurement, selon les occasions qui s'offrent à moi, et en appliquer tout le mérite aux âmes du Purgatoire: celui de l'humilité par exemple, à celles qui souffrent à cause de leur orgueil et sont retenues en Purgatoire parce qu'elles n'ont pas assez pratiqué l'humilité, s'estimant beaucoup elles-mêmes et méprisant les autres. Je devais également faire des actes intérieurs d'humilité et de mépris de moi-même et envoyer ces bonnes oeuvres au Purgatoire par les mains de la Mère de Dieu ou de mon ange gardien.

     Je devais aussi appeler à mon aide les âmes du Purgatoire pour qu'elles me fassent avertir par leurs anges gardiens, au cas où je manquerais à ces vertus, ceci afin de les aider, d'offrir satisfaction pour elles à la Justice divine, et leur obtenir la délivrance de ce feu terrible. C'est précisément par l'humilité qu'on peut tant aider les âmes : bien plus que par d'autres exercices pénibles de pénitence.

    Telle est la manière dont le Christ m'a entraînée à la vertu. Il m'a enseigné à pratiquer tantôt l'une, tantôt l'autre et cela toujours pour les âmes qui ayant manqué de les pratiquer sur la terre, ont de ce fait à souffrir en Purgatoire.



    Ainsi quelques années déjà avant que Dieu daigne me faire la grâce de communiquer avec les âmes du Purgatoire, je leur ai témoigné mon affection. J'ai appris beaucoup par cette pratique des vertus, et parce que les âmes m'avertissaient avec soin, je ne tombais pas facilement dans une faute. Mais en tout cela, je ne pensais à rien d'autre et je m'imaginais moins encore délivrer ainsi les âmes du Purgatoire.


    « ...Depuis quelques années, je reçois de la part d'âmes du Purgatoire de nombreux avertissements et cela de diverses manières, c'est-à-dire dans la mesure où je progresse dans la pratique des vertus. 

    J'ai toujours prié Dieu de me préserver de telles manifestations, dans la crainte que le Malin ne s'y mêle et ne me trompe. Dès que je soupçonnais quelque chose de ce genre,

     j'ai toujours invoqué avec ardeur l'aide de Dieu pour qu'il daigne ne jamais me conduire par aucune voie difficile à comprendre pour mon directeur spirituel et qui pût devenir dangereuse pour moi.

    Mes relations plus étroites avec les âmes du Purgatoire ont débuté peu après la mort de mon père. Une demoiselle Marie Pecher me donna à entendre qu'elle avait grande confiance en moi et désirait me parler. 

    Mais comme elle était malade, elle ne pouvait venir chez moi. Je n'avais, jusqu'alors, entretenu aucune relation amicale avec elle, mais j'appris qu'elle voulait, auparavant, me rencontrer, 

    et qu’elle avait été empêchée par sa mère, dans la crainte que je n’entraîne sa fille à la bigoterie ou à l'état religieux. Après la mort de sa mère, Marie Pecher continua à se conduire d'une manière exemplaire et digne d'éloges, en brave jeune fille. Elle était alors fiancée à un jeune homme du nom de Hufnagel.

    Je dus m'excuser, expliquant que je ne pouvais sortir de la maison avant que les offices religieux pour mon père eussent été célébrés, mais je lui promis de venir cette semaine-là. Or, ce fut le jour de la fête de Sainte Catherine, vierge (25 novembre).




    Enfin, le jour de la fête de l'Immaculée Conception (8 décembre 1690), voici ce qui m'arriva: j'avais coutume, à toutes les fêtes de la T. S. Vierge, quand je n'étais pas malade, d'assister à la messe de 4 heures ou de 4 h. 30 dans notre chapelle de la T. S. Vierge. Toute seule sur le chemin, munie d'une petite lanterne, je me rendais en hâte à la messe. Au milieu de la rue appelée « Allée des Carmes »,

    Big coco

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    Re: Marie Anne Lindmayer : « Mes relations avec les âmes du Purgatoire.

    Message par Big coco le Mer 23 Nov - 11:49

    Chers frères et sœurs en Jésus-Christ.

    Voudriez-vous soulager les peines et délivrez de leurs souffrances les âmes du Purgatoire, vous pouvez vous engager dans l'acte héroïque de Charité afin de contribuer à leur libération.


    http://jesusmarie.free.fr/purgatoire_james_mumford.html

     
    Abbé James Mumford, s.j.,
    Traité de la Charité
    qu'on doit avoir pour les Morts


    Voici l'extrait à propos de l'Acte héroïque de Charité.





    Il nous reste à faire connaître l’Acte héroïque de charité envers les âmes du Purgatoire. Cet acte consiste à céder toutes nos satisfactions, c’est à dire la valeur satisfactoire, (expliquée au commencement de cette brochure,) de toutes les bonnes œuvres de notre vie et de tous les suffrages qui nous seront accordés après notre mort, sans en réserver rien pour nous-mêmes, et c’est une chose louable et approuvée par l’Eglise de les déposer dans les mains de la Très Sainte Vierge afin qu’elle les distribue, selon son gré, aux âmes qu’elle veut délivrer des peines du Purgatoire.



    Formule de l’acte héroïque



    " Ô sainte et adorable Trinité, désirant coopérer à la délivrance des âmes du Purgatoire, je cède et je résigne, au profit de ces âmes souffrantes, la partie satisfactoire de toutes mes œuvres et de tous les suffrages qu’on pourra m’accorder après ma mort, les abandonnant entre les mains de la Très Sainte Vierge, afin qu’elle les applique selon son gré, aux âmes des fidèles défunts qu’Elle veut délivrer de leurs peines. Daignez, ô mon Dieu, agréer et bénir l’offrande que je vous fais en ce moment. Ainsi soit-il. "



    Les souverains Pontifes Benoît XIII, Pie VI, Pie IX ont approuvé cet Acte héroïque et l’ont enrichi d’Indulgences et de privilèges dont voici les principaux :



    1/ Les Prêtres qui auront fait cette offrande, pourront jouir de l’autel privilégié personnel, tous les jours de l’année.



    2/ Les simples fidèles pourront gagner l’Indulgence plénière, applicable seulement aux âmes du Purgatoire, chaque fois qu’ils communieront, pourvu qu’ils visitent une Eglise et qu’ils y prient aux intentions du Souverain Pontife. Ordinairement on récite cinq Pater et Ave.



    Je conseille à tous les chrétiens à qui inspirera cet attrait, dit le Père Munford, de céder, avec un saint désintéressement, aux âmes des défunts, tout le fruit des bonnes œuvres dont ils peuvent disposer. Je ne crois pas qu’ils puissent en faire un meilleur usage, puisqu’ils les rendent par-là plus méritoires, et plus efficaces, tant pour obtenir de Dieu des grâces, que pour expier leurs propres péchés et abréger leur Purgatoire, et même, pour parvenir à en être exemptés tout à fait.



    Cet acte nous laisse la pleine liberté de prier pour les âmes auxquelles nous nous intéressons plus particulièrement. Il n’oblige pas sous peine de péché et il est toujours révocable.



    Big coco. Eucharistie






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    Maud

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    Re: Marie Anne Lindmayer : « Mes relations avec les âmes du Purgatoire.

    Message par Maud le Mer 23 Nov - 11:57

    Merci pour ce partage  @Big coco   Smile

    Prie pour les âmes du Purgatoire

    Amicalement


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

    Ste Thérèse de l' Enfant Jésus et de la Sainte Face

    Big coco

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    Re: Marie Anne Lindmayer : « Mes relations avec les âmes du Purgatoire.

    Message par Big coco le Dim 27 Nov - 1:19

    Des témoignages du Sainte Véronique Giuliani et du Saint curé d'Ars sur l'enfer et le Purgatoire.


    https://myriamir.wordpress.com/category/sainte-veronique-giuliani-la-vision-de-lenfer/

    Tous les articles dans la catégorie Sainte Véronique Giuliani – La vision de l’enfer

    Deux saints nous explique le « PURGATOIRE » Sainte Véronique Giuliani & Saint Curé d’Ars*

    Sainte Véronique Giuliani dit :

    Il me semble, dit-elle en décrivant la peine qu’elle avait à souffrir, il me semble que mon âme était dans un abandon complet, extérieur et intérieur, comme si Dieu m’avait dépouillée de tout et que plus jamais, en cette vie ni en l’autre, je ne participerais à aucun bien, que plus jamais je ne pourrais me recommander à la Sainte Vierge ni aux saints.
    C’est une douleur indescriptible et qui dura tout le temps que j’eus à passer dans ce lieu affreux. Il me semblait que ce temps ne finirait jamais et que toujours j’expierais. Nul ne venait à mon aide. J’étais seule et abandonnée.
    Une heure de ces souffrances, c’est une éternité. La douleur physique s’ajoutait à la douleur morale. Il me semblait qu’on me triturait les os, qu’on me travaillait les chairs, qu’on me jetait dans une fournaise, puis dans une glacière. Je tremblais de douleur. En même temps, on me rouait de coups avec toutes sortes d’instruments.

    Dans ces tourments, j’eus quelques communications avec Dieu : il me fit comprendre que les peines que je subissais étaient celles du purgatoire et qu’il me les faisait endurer pour libérer les âmes.

    Sainte Véronique Giuliani, Véronique en Purgatoire, Nlle Bibliothèque Franciscaine, Série XXI.

     Purgatoire-saint-cure-d ’Ars-saint-sacrement

    Saint Curé d’Ars…explique :
    Comment pourrai-je faire le tableau déchirant des maux qu’endurent ces pauvres âmes, puisque les saints Pères nous disent que les maux qu’elles endurent dans ces lieux semblent égaler les souffrances que Jésus-Christ a endurées pendant sa douloureuse Passion ? Le feu du purgatoire est le même que celui de l’enfer, la différence qu’il y a c’est qu’il n’est pas éternel. Ce feu est si violent qu’une heure semble à ceux qui l’endurent des milliers de siècles. Si l’on pouvait comprendre la grandeur de leurs supplices, nuit et jour nous crierions miséricorde pour elles.

    Il faudrait que le bon Dieu, dans sa miséricorde, permît qu’une de celles qui brûlent dans les flammes parût ici à ma place, tout environnée des feux qui la dévorent et qu’elle vous fît elle-même le récit des maux qu’elle endure. Il faudrait qu’elle fît retentir cette église de ses cris et de ses sanglots. Peut-être enfin cela attendrirait-il vos coeurs !

    « Oh ! nous souffrons, crient-elles ! Oh ! nos frères, délivrez-nous de ces tourments : vous le pouvez ! Brûler dans un feu allumé par la justice d’un Dieu ! Souffrir des douleurs incompréhensibles !
    Être dévoré par le regret, sachant que nous pouvions si bien les éviter ! »

    Nous lisons dans l’Histoire ecclésiastique qu’un saint resta six jours en purgatoire avant d’entrer dans le ciel. Il apparut ensuite à un de ses amis, en lui disant qu’il avait enduré des souffrances si grandes qu’elles surpassaient toutes celles qu’ont endurées et qu’endureront jusqu’à la fin des siècles tous les martyrs réunis ensemble !
    Oh ! mon Dieu, que votre justice est redoutable pour le pécheur ! Cependant qui peut entendre sans frémir le récit de ce qu’ont enduré les martyrs, chacun en particulier ?

    Les uns ont été plongés dans des chaudières d’eau bouillante, d’autres sciés avec des scies de bois ; celui-ci étendu sur un chevalet, déchiré avec des crochets de fer qui lui arrachaient les entrailles ; d’autres foulés aux pieds ; celui-là étendu sur des brasiers ardents, auquel il ne restait que ses os tout noircis et brûlés ; enfin d’autres ont été mis sur des tables garnies de lames tranchantes et qui perçaient de part en part ces innocentes victimes !
    Peut-on bien penser à tout cela sans se sentir pénétré de douleur jusqu’au fond de l’âme ? Or une âme en purgatoire souffre encore plus que tous les martyrs ensemble ! Qui pourra donc y tenir ? Mon Dieu, mon Dieu, ayez pitié de ces pauvres âmes !

    Mais ce n’est pas là tout leur supplice. Elles souffrent plus encore de la privation de la vue de Dieu. L’amour qu’elles ont pour lui est si grand, la pensée qu’elles sont privées de le voir par leur faute leur cause une douleur si violente que jamais il ne sera donné à un mortel d’en concevoir la moindre idée. Au milieu de ces flammes qui les brûlent, elles voient les trônes de gloire qui leur sont préparés et qui les attendent.

    Une voix semble leur crier : « Ah ! que vous êtes privés de grands biens ! Si vous aviez eu le bonheur de redoubler vos pénitences et vos larmes, vous seriez aujourd’hui assises sur ces beaux trônes tout rayonnants de gloire !
    Oh ! que vous avez été aveugles de retarder un tel bonheur par votre faute ! »

    Ah ! mes amis, nous crient ces âmes, s’il vous reste encore quelque amitié pour nous, ayez pitié de nous ! Arrachez-nous de ces flammes : vous le pouvez ! Beau ciel ! Quand te verrons-nous ? Oh ! si vous sentiez la douleur d’être séparés de Dieu. Cruelle séparation !
    Hélas ! quand de tels supplices ne dureraient qu’un jour, qu’une heure, qu’une demi-heure, cela paraîtrait infiniment plus long à ces pauvres âmes que des millions de siècles dans les supplices les plus rigoureux ! Pourquoi cela ? Le voici. Quand Dieu punit quelqu’un en ce monde, ce n’est que sous le règne de sa bonté et de sa miséricorde, car si Dieu envoie une infirmité, une perte de biens ou d’autres misères, tout cela ne nous est donné que pour faire éviter les peines du purgatoire ou pour nous faire sortir du péché.

    Dans l’autre monde, au contraire, Dieu n’est conduit que par sa justice et sa vengeance. Nous avons péché et nous avons passé le temps de sa miséricorde. Il faut que sa justice soit accomplie et sa vengeance satisfaite. « Oh ! qu’il est terrible de tomber entre les mains d’un Dieu vengeur ! ».
    Au sein de leurs souffrances, si elles ne peuvent rien pour elles-mêmes, ces âmes peuvent beaucoup pour nous. Cela est si vrai qu’il n’y a presque personne qui ait invoqué les âmes du purgatoire sans avoir obtenu la grâce demandée. Cela n’est pas difficile à comprendre.

    Si les saints qui sont au ciel et n’ont pas besoin de nous s’intéressent à notre salut, combien plus encore les âmes du purgatoire qui reçoivent nos bienfaits spirituels à proportion de notre sainteté !
    Ne refusez pas cette grâce, disent-elles, ô mon Dieu, à ces chrétiens qui donnent tous leurs soins à nous tirer des flammes !

    … Oui, toutes les fois que nous aurons quelque grâce à demander, adressons-nous avec confiance à ces saintes âmes et nous sommes sûrs de l’obtenir. Quel bonheur pour nous d’avoir, dans la dévotion aux âmes du purgatoire, un moyen excellent pour nous assurer le ciel. Voulons-nous demander à Dieu la douleur de nos péchés ?
    Adressons-nous à ces âmes, qui, depuis tant d’années, pleurent dans les flammes ceux qu’elles ont commis. Voulons-nous demander au bon Dieu le don de persévérance. Invoquons-les : elles en sentent tout le prix, car il n’y a que ceux qui persévèrent qui verront Dieu. Dans nos maladies, dans nos chagrins, tournons nos prières vers les âmes du purgatoire : elles obtiendront leur effet.

    Sermon du Curé d’Ars pour la commémoraison des défunts.
    C’est comme les hirondelles qui sont enfermées dans une chambre : elles cherchent partout une issue pour s’envoler au dehors, elles donnent de la tête contre les vitres, contre le plafond, elles tombent de lassitude, puis quand elles se sont un peu reposées, elles se relèvent, recommencent à voler et veulent toujours échapper !

    Pauvres petites hirondelles ! Pauvres âmes du purgatoire ! Qui leur donnera la liberté après laquelle elles aspirent ? – Nous, si leur captivité nous touche !

    D’après L. Tocanier, Souvenirs sur le Curé d’Ars.

    Source : http://www.spiritualite-chretienne.com/ciel/purgatoire-03.html#Vianney
    par Myriamir le 5 novembre 2016    Permalien

    Posté dans Âmes du Purgatoire, Saint curé d'Ars-Jean-Marie Vianney, Sainte Véronique Giuliani - La vision de l’enfer

    Tagué Deux saints nous explique le ''PURGATOIRE'' Sainte Véronique Giuliani & Saint Curé d'Ars

    La vision de l’enfer de Sainte Véronique Giuliani (1660-1727) *Important à lire afin de l’éviter*

    STE VÉRONIQUE GIULIANI

    Le 14 février 1694, elle vit l’enfer ouvert : beaucoup d’âmes y tombaient, qui étaient si vilaines et si noires, qu’elles étaient effrayantes à voir ; elles se précipitaient l’une derrière l’autre et disparaissaient au milieu des flammes. Du milieu du feu qui les engloutissait s’élevaient des couteaux, des rasoirs et des instruments de supplices de diverses sortes, qui retombaient ensuite de tout leur poids pour accabler ces malheureux.
    La Sainte demanda au Seigneur si, parmi les âmes qu’elle avait vu tomber, se trouvait quelque religieux ou religieuse. Et le Seigneur lui fit connaitre que, parmi ces âmes choisies, il en était qui y étaient précipitées et qui l’avaient bien mérité, pour n’avoir pas tenu tout ce qu’elles avaient promis, et pour s’être rendues coupables de tant de violations de leurs règles.

    Le 1er avril 1696, Sainte Véronique fut conduite à la bouche de l’enfer. Elle entendit les cris et les blasphèmes des damnés, mais ne remarqua d’abord que ténèbres et puanteur horrible ; le feu était noir et épais. Elle vit ensuite beaucoup de démons qui étaient comme vêtus de feu et qui s’animaient à frapper ; on lui apprit qu’ils frappaient les damnés.
    Le 5 décembre de la même année, elle eut une vision semblable. En même temps, Notre Seigneur se montra à elle flagellé, couronné d’épines et portant une lourde croix. Il lui dit : « Regarde bien ce lieu qui n’aura jamais de fin. Là s’exercent ma justice et mon terrible courroux. »

    Le 30 juin 1697, il fut dit à la Sainte qu’elle allait passer par de nouvelles souffrances. Ce fut comme une participation aux supplices de l’enfer qu’elle endura pendant une heure à plusieurs reprises. Ce jour-là, elle se sentit placée dans une fournaise ardente et elle éprouva des peines atroces, comme des lances qui la perçaient, de fers qui la brulaient, du plomb bouillant qui lui était versé sur tout le corps.
    le 1er juillet, au matin, elle se retrouva dans ce lieu d’effroi; elle se voyait comme abandonnée de Dieu, incapable de se recommander ni au Seigneur ni aux Saints; non pas qu’elle n’eut pas la pensée de Dieu, tout au contraire, mais elle le voyait sans miséricorde et n’étant que justice.

    Le 4 juillet, l’enfer lui parut si vaste que toute la machine du monde, dit-elle, ne serait rien en comparaison. Elle y vit une roue, une meule, d’une grandeur démesurée, qui, à chaque instant, tombait sur les damnés, puis se soulevait pour retomber encore.
    Le 16 juillet, elle sentit tous les os broyés par des roues qui tournaient tout autour d’elle. En même temps, elle eut le sentiment de la perte de Dieu, peine si atroce, dit-elle, qu’on ne la peut expliquer. Tous les autres tourments paraissent peu de chose auprès de celui-ci.

    Le 19 juillet, pendant ce qu’elle appelait l’heure d’éternité, elle se sentit tantôt piqué avec des épingles et des aiguilles, tantôt brulée par des plaques enflammées, et tantôt déchirée dans ses chairs par des instruments tranchants.
    Le 6 février 1703, son confesseur lui avait demandé de prier pour la ville ou elle demeurait, le Seigneur lui fit voir comme un immense incendie, qui dévorait la cité ; beaucoup de personnes allaient se jeter dans les flammes, d’autres sur le point de s’y jeter, retournaient en arrière.

    Il fut révélé à la Sainte que ces flammes représentaient le péché d’impureté auquel se livraient un trop grand nombre de ses concitoyens ; mais d’autres, violemment tentés, savaient y résister.
    Et le Seigneur lui dit : « Dis à celui qui tient ma place, à ton confesseur qui t’a ordonné de me demander en quoi je suis le plus offensé, que je suis offensé de toutes manières, mais particulièrement de la chair.

    Il y a aussi parmi ce peuple des inimitiés qui m’offensent grandement, et beaucoup d’âmes vont à l’enfer pour l’éternité. »
    Le 27 janvier 1718, Marie, apparaissant à sainte Véronique, appela les deux anges qui lui servaient de gardiens et leur ordonna de la conduire en esprit en enfer ; elle la bénit et lui dit : « Ma fille, ne crains pas, j’irai avec toi et je t’aiderai. »

    Soudain, raconte la sainte, je me trouvai dans un lieu obscur, profond et puant, j’y entendis des beuglements de taureaux, des braiements d’ânes, des mugissements de lions, des sifflements de serpents, toutes sortes de voix confuses et effrayantes et de grands roulements de tonnerre qui remplissaient de terreur.
    J’y vis des éclairs et une fumée forte épaisse. J’aperçus une grande montagne toute couverte de serpents, de vipères et de basilics tout entrelacés et en nombre incalculable. Entendant sortir d’au-dessous d’eux des malédictions et des voix affreuses, je demandai à mes anges quelles étaient ces voix ; ils me répondirent que là se trouvaient beaucoup d’âmes dans les tourments.

    En effet, cette grande montagne s’ouvrit tout à coup, et je la vis toute remplie d’âmes et de démons. Ces âmes étaient toutes attachées ensemble, ne formant qu’une masse ; les démons les tenaient ainsi liées à eux-mêmes par des chaînes de feu ; chacune des âmes avait plusieurs démons autour d’elle.
    De là, je fus transportée à une autre montagne, où se trouvaient des taureaux et des chevaux furieux qui mordaient comme des chiens enragés. Le feu leur sortait des yeux, de la bouche et des naseaux, leurs dents semblaient des lances très aiguës et des épées tranchantes, réduisant en miettes en un instant tout ce qu’ils saisissaient. Je compris qu’ils mordaient et dévoraient les âmes.

    Je vis d’autres montagnes où s’exerçaient des tourments plus cruels, mais il m’est impossible de les décrire. Au centre de ce séjour infernal, s’élève un trône très haut ; au milieu de ce trône, il y a un siège formé des démons qui sont les chefs et les princes. Là siège Lucifer, épouvantable, horrible. O Dieu ! Quelle affreuse figure !
    Il surpasse en horreur tous les autres démons. Il paraît avoir une tête formée de cent têtes et pleine de lances, au bout desquelles il y a comme un œil qui projette des flèches enflammées qui brûlent tout l’enfer. Bien que le nombre des démons et damnés soit incalculable, tous voient cette tête horrible et reçoivent tourments sur tourments de ce même Lucifer.

    Il les voit tous et tous le voient. Ici, mes anges me firent comprendre que, de même qu’au ciel la vue de Dieu rend heureux tous les élus, ainsi en enfer l’affreuse figure de Lucifer, ce monstre infernal, est un tourment pour tous les damnés.
    Leur plus grande peine est d’avoir perdu Dieu. Cette peine, Lucifer la ressent le premier et tous y participent. Il blasphème et tous blasphèment ; il maudit et tous maudissent ; il souffre et il est torturé et tous souffrent et sont torturés.

    A ce moment, mes anges me firent remarquer le coussin qui était le siège de Lucifer et sur lequel il était assis : c’était l’âme de Judas. Sous les pieds de Lucifer, il y avait un coussin bien grand, tout déchiré et couvert de signes ; on me fit comprendre que c’était des âmes de religieux.
    Alors le trône fut ouvert et, au milieu des démons, qui se tenaient sous le siège, je vis un grand nombre d’âmes.

    Quelles sont celles-ci ? Demandais-je à un des anges. Ils me dirent que c’étaient des prélats, des dignitaires de l’Église, des supérieurs d’âmes consacrées à Dieu.
    Je crois que si je n’avais été accompagnée de mes anges et aussi, je pense, invisiblement fortifiée par ma bonne Mère, je serais morte d’épouvante. Tout ce que j’en dis n’est rien et tout ce que j’ai entendu dire aux prédicateurs n’est rien auprès de ce que j’ai vu.

     (D’après le Diario ou Journal de la sainte p 479)

    Transmis par Big coco. Eucharistie

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