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    Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

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    sofoyal

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par sofoyal le Sam 5 Mar - 13:22

    En effet c'est une très belle vision.
    Suite à un échange avec @Tous artisans de paix au sujet de la première épître aux Corinthiens,
     je me disais que le Seigneur pouvait aussi très bien donner la vision des temps primordiaux
     de l'Eglise à Rome à quelqu'un,
    puisqu'il a donné les visions de l’Évangile à M Valtorta.

    Et maintenant j'apprends qu'elle à reçu aussi des visions sur l'Eglise primitive?
    Ma surprise est grande!

    Si @Maud ou @Emmanuel pouvait me renseigner davantage sur ces visions...
    Merci d'avance.
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    Emmanuel
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Emmanuel le Sam 5 Mar - 13:27

    Bonjour @Sofoyal,

    Ah oui, tout à fait, le dernier volume des "Cahiers" de Maria Valtorta, celui que @Maud vient tout juste de débuter, comprend plusieurs visions saisissantes des premiers martyrs chrétiens de l'époque des persécutions.

    Certaines sont à la fois terrifiantes, et si lumineuses.

    Nous découvrons les martyrs de quelques saints connus, et aussi les fameux martyrs dans les cirques, avec de nombreux inconnus.

    Découvrir l'héroïsme d'Amour et la puissance que Dieu a donné à ces âmes est si beau.

    Certains soldats romains et gladiateurs sont touchés par le comportement de ces premiers chrétiens, au point de se convertir sur place, au cirque...

    Comme c'est beau.

    Amicalement,

    Emmanuel
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    sofoyal

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par sofoyal le Sam 5 Mar - 13:52

    Merci!
    Je viens en effet de parcourir la version en ligne pour y lire tout ce qui se rapportent au début de  l'Eglise à Rome.
    Il semblent que les visions s'y rapportant sont un peu éparpillées Et pas ordonnées,
     ni intégrales comme l'évangile  que Maria nous rapporte. (Mais c'est déjà beaucoup!)

    Peut être aurait-ce été au dessus de ses forces de recevoir trop de visions.
     (Voir c'est aussi vivre ces événements).

    Mais puisqu’au Seigneur rien d'impossible, J'aimerais qu'Il trouve une âme humble 
    qui reçoive des visions saintes de ces temps exaltants, 
    mais dont la rédaction puisse fournir au moins l'équivalent d'un tome de L'Evangile de Maria Valtorta...

    Quel bonheur ce serait!
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    Emmanuel
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Emmanuel le Sam 5 Mar - 14:00

    Oui, je suis d'accord avec toi, @Sofoyal.

    En tous cas, en attendant que le Bon Dieu nous fasse cette grâce, je t'encourage à lire les si belles visions qui viendront bientôt, dont une déjà après-demain:

    "20 Vision de persécutions contre les chrétiens dans un cirque; un vieux prêtre évangélise
    et baptise un groupe de gladiateurs de son propre sang. "

    (Une des visions les plus saisissantes)

    20 Vision du martyre d’Irène. 54

    23 Le martyre de Flore et de Marie de Cordoue. 74

    24 Vision longue et terrifiante de martyrs chrétiens. Martyr du Pape Saint Clet (Anaclet)
    lors de la première persécution de grande ampleur sous Domitien. 285

    (Cette vision est la plus longue et la plus saisissante de toutes, selon moi. Comme c'est beau!)

    L'on pourrait aussi, éventuellement, regrouper sur un seul fil celles-ci. Ainsi, ce serait plus facile à retrouver et il y aurait une unité de thème.

    Amicalement,

    Emmanuel
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    sofoyal

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par sofoyal le Sam 5 Mar - 14:41

    Merci @Emmanuel.
    J'ai déjà tout lu sauf la dernière... qui ne devrait pas passer l'après midi.
    Je m'en vais cliquer...  Je suis déjà attiré par ce pape Anaclet.
    Merci encore!
    Clic!!
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    sofoyal

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par sofoyal le Sam 5 Mar - 15:05

    J'ai lu...
    Tout ce sang...
    Tout ce sang ressemble à des rubis!
    Et tous ces héros du martyr! 
    Malgré les visions épouvantables des supplices,  cela me donne envie d'en être.

    Qu'il a fallu de souffrance pour que les clochers paisibles s'élèvent et abritent nos fois apaisées.

    Quelques chose me dit qu'il faut qu'il y ait encore des martyrs pour que l'Eglise revive pleinement...

    Aurions nous la force d'en être?...


    Ce qui m'a aussi  frappé dans ce dernier récit, c'est la confiance qu'ont les futurs martyrs 
    que ceux qui les précèdent sont déjà dans le ciel et prient pour eux.
    Immédiatement!! sans l'ombre d'un doute!!

    Et les inévitable conversions des soldats face à ce pur et doux héroïsme si nouveau pour eux!

    Tout cela m'a profondément remué.

    Merci Seigneur!
    Donne la force de foi de tes premiers martyrs!
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    sofoyal

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par sofoyal le Sam 5 Mar - 15:15

    @Emmanuel a écrit:

    L'on pourrait aussi, éventuellement, regrouper sur un seul fil celles-ci. Ainsi, ce serait plus facile à retrouver et il y aurait une unité de thème.

    Amicalement,

    Emmanuel
     Ce serait un excellente idée!

    Cela ferait plaisir aussi à @tous artisans de paix. 
    Nous parlions dans la première lecture de l'épître aux corinthiens,
    du regret que nous avons du manque d'information sur ces premiers croyants de Rome, 
    dont l'Apôtre écrivait que "leur foi état  renommée dans le monde entier."


    Cela se comprend bien mieux en lisant ce que je vient de Lire!
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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Je suis le Maitre du Temps "

    Message par Maud le Dim 6 Mar - 7:38

    Merci à tous deux Sofoyal et Emmanuel  pour vos commentaires enrichissants    sunny

    ****




    Tu dois accueillir tout le monde avec une infinie charité accompagnée d’une prudence subtile.


    Le 12 février 1945

    Il me dit plus tard:

    "Rien du tout. Tu dois accueillir tout le monde avec une infinie charité accompagnée d’une prudence subtile.

    Te fermer reviendrait à aiguiser les curiosités.

    Les repousser serait contraire à la charité. Je te l’ai dit: "Tu seras la cité recherchée."

    Tous ne viennent pas avec une intention honnête?
    Et puis?

    En ce qui te concerne, sois prudente et cela suffit. As-tu peur de perdre ton temps?

    Mais qui est le maître du temps?
    Moi. Alors?

    En avant, sans peur, sans souci, sans impatience. Vois-tu combien de fois j’ai dû modifier mon programme?

    Or c’était moi... paix, paix et charité envers tous

    En troisième lieu prudence, et voilà tout."

    Je vous raconterai de vive voix ce qui a provoqué cette petite leçon.


    Cahiers de 1945  - Dictées de Jésus à Maria Valtora



    Jésus , le Maitre du Temps


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta: " Vision du vieux prêtre et de ses baptisés"

    Message par Maud le Lun 7 Mar - 7:22



    Vision de persécutions contre les chrétiens dans un cirque; un vieux prêtre évangélise et baptise un groupe de gladiateurs de son propre sang.


    Le 20 février 1945

    Je ne sais comment je vais arriver à écrire tout cela: je sens en effet que Jésus veut se présenter avec son Evangile tel qu’il l’a vécu, et j'ai souffert toute la nuit pour me rappeler la vision qui suit; j’en ai gribouillé les paroles que j’ai entendues comme je le pouvais, pour ne pas les oublier.

    Un temps de persécution, l’une des plus grandes persécutions car les chrétiens sont torturés en masse et non pas individuellement.

    Le lieu en est la cavea d’un cirque (c’est bien le terme exact ?).

    Bref, c’est un local qui se trouve certainement sous les gradins du cirque et est destiné au repos des gladiateurs, des bestiaires et de tous les employés du cirque.

    Je préviens tout de suite que je n’emploierai pas les termes exacts parce que voici trente-cinq ans que je n’ai plus rien lu sur l’histoire romaine, par conséquent...

    Une foule de chrétiens de tout âge s’entassent dans cette pièce, spacieuse mais sombre:

    la lumière y pénètre seulement par une porte ouverte sur un couloir qui mène certainement à l’intérieur du cirque, et peut-être à l’extérieur, ainsi que par une petite fenêtre, un soupirail bas plutôt, au niveau du sol du cirque d’où proviennent des bruits de foule.

    Il y a là des enfants de quelques années à peine, encore dans les bras de leur mère — deux d’entre eux, qui doivent avoir près de deux ans tètent encore le sein épuisé de leur mère — aussi bien que de faibles vieillards.

    Il s’y trouve aussi des gladiateurs qui ont déjà revêtu le casque et l’armure correspondants; cette dernière les défend sans les défendre, puisqu’elle laisse à découvert des parties vitales de leur corps telles que la gorge ainsi que des régions de l’abdomen à la hauteur et à l’endroit du foie et de la rate. Ils portent cette armure incomplète à même la peau et tiennent une dague courte et large de la forme d’une feuille de châtaigner plus ou moins.

    Ce sont de fort beaux hommes, non pas tant de visage que de corps — ils sont robustes et harmonieux et à chaque mouvement je peux en observer l’agile mobilité des muscles —.

    Certains ont des cicatrices d’anciennes blessures, d’autres n’en montrent aucun signe. Ils discutent ensemble et je note qu’ils doivent provenir de pays soumis à Rome — ce sont sûrement des prisonniers de guerre — car ils ne parlent qu’un latin très bâtard, prononcé d’une voix dure et gutturale, quand ils s’adressent aux chrétiens qui, en attendant la mort, chantent leurs hymnes doux et tristes.

    Un gladiateur de presque deux mètres de haut, un vrai colosse blond comme le miel et aux yeux clairs bleu-gris, — des yeux doux en dépit de l’ombre de fer que la visière du casque reflète sur son visage — s’adresse à un vieillard entièrement vêtu de blanc , digne , austère , - plus encore , ascétique – que tous les chrétiens entourent du plus grand respect :

    "Père blanc, si les fauves t’épargnent, moi, je devrai te tuer. Tels sont les ordres. Or cela me déplaît, car j'ai laissé en Pannonie un vieux père comme toi.
    — Ne regrette rien, mon fils. Tu m’ouvres le ciel. De toute ma longue vie, jamais je n’aurai reçu un don plus beau que celui que tu me fais.

    — La mort et les luttes existent même au ciel, là où ton Dieu se trouve sûrement, tout comme nos dieux sont dans le mien et les dieux d’ici dans le ciel de Rome. Veux-tu continuer à souffrir par la haine des dieux comme tu souffres ici?

    — Mon Dieu est seul. Il règne dans son ciel avec amour et justice. Ceux qui y parviennent ne connaissent qu’une joie éternelle.

    — Je l’ai entendu dire par une foule de chrétiens au cours de cette persécution.

    J’ai dit à une fillette qui me souriait au moment où j'abaissais la dague vers elle... et j'ai fait semblant de la tuer, mais je ne l’ai pas fait pour la sauver, parce qu’elle était tendre et blonde comme une jeune bruyère de nos forêts, ... mais cela ne m’a servi à rien...

    Je n’ai pas pu la faire sortir de là et, le lendemain... c’est aux serpents que fut livré ce corps de lait et de rose...″

    L’homme se tait, il paraît triste.

    " Que lui as-tu dit, mon fils, demande le vieil homme.

    — J’ai dit: "Tu vois? Je ne suis pas méchant.

    Mais c’est mon métier. Je suis un esclave de guerre.

    S’il est vrai que ton Dieu est juste, dis-lui de se souvenir d’Albulus — on m’appelle comme ça à Rome — et de se manifester, lui et ses bienfaits.″

    Elle m’a répondu: "Oui″ Mais cela fait maintenant plusieurs jours, et personne n’est venu.

    — Tant que tu ne seras pas chrétien, Dieu ne se montrera pas à toi autrement que par l’intermédiaire de ses serviteurs. Or combien ne t’en a-t-il pas apporté! Tout chrétien est un serviteur de Dieu, tout martyr un ami, au point de vivre dans les bras de Dieu.

    — Oh, ils ont été nombreux... et moi - pas seulement moi, d’ailleurs, mais aussi Dacius et Illyricus, et d’autres encore parmi nous -, nous avons été saisis par votre allégresse... et nous voudrions la partager. Vous êtes enchaînés... pas nous. Mais nous ne sommes même pas libres de respirer. Si César le veut, on nous enchaîne le souffle en nous donnant la mort. Cela te rebute de nous parler de Dieu

    — C’est ma dernière joie de la terre, mon fils, et elle est bien grande. Que Jésus, mon Dieu et mon Maître te bénisse pour cela. Je suis prêtre, Albulus, j’ai passé ma vie à le prêcher et à lui amener bien des créatures. Mais je n’espérais plus avoir cette joie. Ecoute..." Le vieil homme lui raconte alors la vie de Jésus, à lui comme aux autres gladiateurs qui se pressent tout autour, de sa naissance à sa mort en croix et il esquisse les exigences essentielles de la foi.

    Il parle assis sur une grosse pierre qui lui sert de banquette; il est paisible, solennel, tout de pureté avec ses cheveux longs, sa barbe à la Moïse et ses vêtements; son regard et ses paroles sont pleines d’ardeur. Il s’interrompt deux fois seulement pour bénir deux groupes de chrétiens emmenés dans l’arène pour être jetés, au cours de jeux nautiques, en pâture aux crocodiles. Puis il se remet à parler au cercle des robustes gladiateurs, presque tous roses et blonds, qui l’écoutent bouche bée.

    Ce docteur de l’Eglise s’appelle Chrysostome. Mais quel nom donner alors à celui qui ne se nomme pas?

    Il termine par ces mots: "Voilà l’essentiel de ce qu’il faut croire pour obtenir le baptême et le ciel.″

    Les voix robustes des gladiateurs — une dizaine — font résonner la voûte basse:

    " Nous le croyons. Donne-nous ton Dieu.

    — Je n’ai rien pour vous asperger, pas la moindre goutte d’eau ou d’autre liquide, et mon heure est venue. Mais vous trouverez le moyen... Non! Dieu me l’inspire! Un liquide est prêt pour vous.

    — Les chrétiens aux lions, ordonne le surveillant. Tous!″

    Le vieux prêtre en tête, suivi par les autres, au nombre desquels se trouvent les mères sur les seins desquelles les bébés se sont endormis, entrent dans l’arène en chantant.

    Quelle foule! Quelle lumière! Quel bruit! Que de couleurs! Elle est incroyablement bondée de personnes de tout milieu.

    Le bas peuple, bruyant, se trouve dans la partie exposée au soleil, le patriciat est à l’ombre. Des toges par milliers, des éventails en autruche, des bijoux, des conversations ironiques à voix plus basse.

    Au centre de la partie à l’ombre se trouve le podium impérial, couvert d’un baldaquin pourpre et précédé d’une balustrade fleurie et couverte de tissus.

    Des sièges moelleux y sont disposés pour le repos de César et celui des patriciens et courtisans qu’il a invités.

    Deux tripodes en or fument aux côtés extrêmes du balcon et répandent des essences rares.

    Les chrétiens sont poussés vers la partie au soleil.

    J’allais oublier quelque chose. Il y a, au centre de l’arène, un... je ne sais comment le décrire. C’est une construction en marbre d’où s’élèvent vers le ciel de fins jets d’eau impalpables; sur la plateforme de cette construction, d’un ovale allongé et haute d’à peine deux mètres, se trouvent des statuettes de dieux en or, et des tripodes où brûlent de l’encens ont été disposés devant elles. Les chrétiens sont donc groupés dans la partie au soleil de l’arène. J’esquisse un dessin comme je le peux. Les lions font irruption à l’endroit marqué d’un X. Le vieux prêtre s’avance en premier, seul, les bras tendus. Il parle: "Romains, paix et bénédiction sur mes frères et sur moi. Que Jésus, en raison de la joie que vous nous donnez de le confesser par le sang, vous accorde la Lumière et la Vie éternelle. Nous l’en prions car nous vous sommes reconnaissants de la pourpre éternelle dont vous nous revêtez en..."

    Un lion a bondi après s’être approché en rampant presque par terre, le terrasse et le saisit par l’épaule. Le vêtement et les cheveux de neige du vieil homme sont déjà tout rouges

    C’est le signal de l’attaque des fauves. La meute des fauves s’élance et bondit sur le troupeau des doux. D’un coup de patte, une lionne arrache à une mère l’un de ses bébés endormis, un coup de patte si féroce qu’il emporte la partie du sein de la mère; celle-ci, peut-être déchirée jusqu’au cœur, tombe à la renverse sur le sable et meurt. A coups de queue et de patte, 1'animal défend son tendre repas et le dévore en un dm d’œil. Il en reste une petite trace rouge sur le sable, unique trace du bébé martyr, tandis que le fauve se lève en se léchant les babines.

    Toutefois les chrétiens sont nombreux et, en comparaison, il n’y a pas suffisamment de fauves. En outre, peut-être sont-ils déjà rassasiés. Plus que pour dévorer, ils tuent pour tuer. Ils jettent à terre, égorgent, éventrent, lèchent un peu puis passent ailleurs, à une autre proie.

    Le peuple s’inquiète car les chrétiens n’ont guère de réaction et les bêtes ne sont pas assez féroces. Il hurle: "A mort! A mort! A mort aussi l’intendant! Ce ne sont pas là des lions, mais des chiens bien nourris ! Mort aux traîtres de Rome et de César!″

    L’empereur donne un ordre et les fauves sont reconduits dans leurs caves. L’on fait entrer les gladiateurs pour le coup de grâce. La foule hurle le nom de ses préférés: "Albulus, Illyricus, Dacius, Hercule, Polyphème, Tracius!″, et d’autres encore. Il n’y a pas seulement les gladiateurs auxquels s’est adressé le vieillard martyr qui agonise dans l’arène, un poumon presque découvert par un coup de patte. D’autres aussi sont là, qui entrent par d’autres côtés.

    Albulus court vers le vieux prêtre. La foule crie: "Fais-le souffrir! Lève-le, qu’on puisse voir le coup! Allez, Albulus!″ Mais Albulus se penche vers le vieillard pour lui demander quelque chose et, sur son assentiment, il hèle ses compagnons qui ont auparavant écouté parler le vieux prêtre.

    Je n’arrive pas à comprendre ce qu’ils font, s’ils se font bénir ou ce qui se passe, car leurs corps robustes forment une sorte de toit au dessus du vieil homme prostré. Mais je le comprends lorsque je vois qu’une main sénile, déjà vacillante, se lève sur le groupe de têtes serrées l’une contre l’autre, les asperge du sang dont elle s’est remplie comme une coupe, puis retombe.

    Eclaboussés par ce sang, les gladiateurs se redressent d’un bond et lèvent leurs dagues, qui brillent dans la lumière. Ils hurlent d’une voix forte: "Ave César, empereur! Les triomphateurs te saluent." Puis, avec la rapidité de l’éclair, ils s’élancent vers la construction au centre du cirque, sautent dessus, renversent les idoles et les piétinent.

    La foule hurle, comme prise de folie. Il y a qui voudrait défendre leur gladiateur préféré, qui invoque une mort atroce pour ces nouveaux chrétiens...

    Quant à eux, revenus dans l’arène, ils se sont alignés, sereins, magnifiques comme des statues de géants, un nouveau sourire sur leur visage fier.

    César, un homme laid, obèse, cynique, couronné de fleurs et vêtu de pourpre, se lève au milieu du cercle de ses patriciens, tous en vêtement blanc

    Seuls quelques-uns ont une frange rouge. La foule se tait, dans l’attente de ce qu’il va dire. César - je ne sais lequel a ce visage aplati, l’air vicieux - les laisse tous dans l’attente pendant quelques minutes, puis baisse le pouce et dit: "Qu’ils soient mis à mort par leurs compagnons!"

    Les gladiateurs non convertis, qui pendant ce temps ont égorgé les chrétiens à demi-morts aussi méthodiquement qu’un boucher saigne les agneaux, se retournent et avec la même froideur et précision automatiques, ils ouvrent la gorge de leurs compagnons à l’endroit de la veine jugulaire. Telle une brassée d’épis taillés tige après tige par la serpe, les dix nouveaux chrétiens, aspergés du sang du prêtre martyr font de leur propre sang un vêtement de pourpre éternelle et tombent le sourire aux lèvres, sur le dos, les yeux tournés vers le ciel où se lève leur jour bienheureux.

    J’ignore de quel cirque il s’agit, j’ignore à quel âge du christianisme. Je n’ai aucun élément. Je vois et je rapporte ce que je vois. Je n’ai jamais mis les pieds en quelque arène, cirque ou Colisée que ce soit, de sorte que je ne peux donner la moindre indication. D’après la foule et la présence de César, je suppose que cela se passe à Rome. Mais je ne le sais pas. La vision du vieux prêtre martyr et de ses derniers baptisés me restent au plus profond du cœur, voilà tout.


    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Martyre des premiers Chrétiens


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Maria est devenue " Jean "

    Message par Maud le Mar 8 Mar - 7:17




    Journée de souvenir: Maria est devenue" Jean".

    Le 1er mars 1945

    Jour d’un souvenir impossible à oublier! La Face voilée s’est découverte. "L’Inconnu″ s’est fait connaître. Le Maître a appelé "Maria″... et Maria est devenue Jean. Mes larmes essuyées par ton baiser et ta promesse... ! Elle est "née à nouveau″ spirituellement par ta volonté.

    Les gens ne le savent pas. Moi, si. Vous, Père, vous le savez. M’est-il possible de ne pas célébrer cette date... ? Je la célèbre au service de Dieu, en bénissant les fatigues et les souffrances de ce service car... oh! cette heure du 1er mars 1943 est telle que même la croix n’est rien.



    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Ecris donc et sois bénie "

    Message par Maud le Mer 9 Mar - 7:16



    “Je te bénirai deux fois: pour ta fatigue et pour ta pitié."

    Le 4 mars 1945

    Jésus me dit:

    "Sois patiente, mon âme, devant cette double fatigue. Sais-tu comme j'étais exténué les derniers jours?

    Tu le vois. A l’aller, je m’appuie sur Jean, sur Pierre, sur Simon, sur Judas même...

    Oui. Et moi, qui opérais des miracles quand mon vêtement était simplement effleuré, je ne pouvais changer ce cœur!

    Permets-moi de m’appuyer sur toi, petit Jean, pour te répéter les mots que j'ai déjà dits les derniers jours à ces gens obstinés et obtus sur lesquels l’annonce de mon supplice glissait sans pénétrer. Permets aussi que le Maître dise ses heures de prédication dans la triste plaine de l’Eau Spécieuse [*6].

    Et je te bénirai deux fois: pour ta fatigue et pour ta pitié. Je fais le compte de tes efforts, je recueille tes larmes.

    Pour tes efforts par amour de tes frères il te sera donné la récompense de ceux qui se consument à faire connaître Dieu aux hommes.

    Pour tes larmes devant ma souffrance de ma dernière semaine il te sera donné en récompense le baiser de Jésus. Ecris donc et sois bénie.″


    (*6)Dans l’ouvrage " L’Evangile tel qu’il m’a été révélé".



    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Jésus bénit


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Vision : " Je suis Catherine "

    Message par Maud le Jeu 10 Mar - 8:14



    Vision de Catherine d’Alexandrie
    .
    **(voir référence au  bas du texte )

    Le 8 mars 1945

    Le jeudi 8 mars au soir, après avoir mis par écrit une grande partie de la dernière Cène[*7], je me demande comment je peux si bien comprendre les choses les plus obscures quand Jésus parle. Et je me dis: "En aura-t-il été de même pour les autres ?" J’entends par là les mystiques de ces vingt siècles de christianisme, les docteurs, etc.

    J’entends une voix qui me parle et je sens une grande joie m’envahir. J’étais tout sauf heureuse, car la douleur des dernières heures de Jésus est sur moi et m’accable jusqu’à la souffrance physique.

    Elle dit : "Sais-tu qui je suis? ″ Mais je l’ignore. J’éprouve seulement de la paix et je vois uniquement une lueur claire, lunaire, très belle, de forme corporelle mais si immatérielle que je ne la distingue pas. "Je suis Catherine.″

    Je me dis: "Oh, quelle est belle! La dernière fois[*8], elle avait une autre voix! Celle-ci est cristalline, jeune, haute; elle n’a rien à voir avec la belle voix de la sainte de Sienne.

    — Je ne suis pas celle à qui tu penses. Elle aussi a reçu son enseignement de la Sagesse divine. Mais moi, je suis Catherine d’Alexandrie, la martyre du Christ. Je te protège.

    Je te le dis, en nous aussi tout devenait lumière sous la lumière de Jésus.

    Ce n’est pas par étude humaine, mais par une action spirituelle que nous sommes devenues les "savantes" du Seigneur, pour l’aimer, le servir, le louer de cette manière. Et aussi pour le faire aimer, servir et louer par le biais de cet enseignement qui nous venait d’en haut; alors que ses aspects les plus sublimes étaient humainement incompréhensibles, ils devenaient simples comme des mots d’enfant si nous écoutions son enseignement avec lui, l’Epoux.

    Adieu. Je t’ai répondu. Je t’aime. Tu es pour moi une petite sœur. Que l’Amour trinitaire soit avec toi."

    La lumière s’est alors assombrie et la voix s’est tue. Rien de plus. Je me suis endormie, heureuse de cette nouvelle amie du ciel.


    (*7)Dans l’ouvrage " L’Evangile tel qu’il m’a été révélé".
    (*8)Le 9 novembre, dans "Les cahiers de 1944".


    ** https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_d%27Alexandrie

    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Ste Catherine d' Alexandrie


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Silvanus

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Silvanus le Jeu 10 Mar - 22:15

    Magnifique, la séquence du baptême des gladiateur par ce vieux prêtre dans l'arène. Et le courage des gladiateurs rebelles qui détruisent les idoles ! Plus puissant que Ridley Scott !
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    Maud

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Maud le Jeu 10 Mar - 22:35

    Merci Sylvanus  Smile

    OUI , ce  texte sur les Martyrs,  pour leur Foi,  des premiers chrétiens est tout simplement Magnifique  et sidérant     sunny

    Amicalement


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta: ' Voilà ma douleur !:Temps de la Passion"

    Message par Maud le Ven 11 Mar - 7:10



    Les terrifiantes promesses de Satan. C’est le temps de la Passion et l’écrivain subit sa passion cachée.
    L’écrivain sent qu’elle traverse une grande tempête.


    Le 19 mars 1945


    Je vous ai raconté la visite peu agréable et la prophétie que j’ai eues hier. Vous avez vu que j’avais l’air "épouvantée″, c’est le mot que vous avez employé en entrant. Je ne savais pas quel air j’avais. Mais il est certain que j’étais impressionnée, et cela ne passe pas avec les heures.

    Vous le savez, ce n’est pas la première fois que Satan m’importune en me tentant dans un sens ou dans l’autre. Et maintenant qu’il ne tente plus la chair, il s’en prend à l’esprit. Voici un an qu’il me tourmente, par périodes. La première fois, ce fut lorsqu’il m’a tentée, en ces jours terribles pour moi d’avril 1944, en me promettant de m’aider si je l’adorais. La seconde fut la tentation intense, violente et longue du 4 juillet 1944, quand il essaya de singer la manière de parler du Maître pour terrasser ceux qui m’avaient offensée. Par la troisième, il me suggérait de faire des dictées mon ouvrage personnel et de les publier pour en retirer éloges et argent.

    La quatrième tentation fut, en février dernier (du moins je crois que c’était déjà février),
    lorsqu’il m’est apparu; c’était la première fois que je le voyais, car d’habitude je l’entendais seulement, et son aspect et sa haine m’ont terrorisée. Enfin, la cinquième fut hier.

    Ce sont là les grandes manifestations de Satan. Mais je lui dois également toutes les plus petites choses qui viennent des autres, qui veulent me pousser à l’orgueil, à la complaisance en moi-même, ou encore à la fausseté des apparences, à me persuader que je ne suis rien d’autre qu’une malade et que tout est la conséquence de troubles psychiques. Je vais jusqu’à attribuer à Satan les obstacles mis par ma parenté ou par les autorités, et même par les camionneurs.[*9] Il fait ce qu’il peut, du mieux qu’il peut, pour s’en prendre à moi et me pousser à l’inquiétude et à la révolte, ou encore pour me convaincre que prier est inutile et que tout n’est que mensonge.

    J’avoue néanmoins que, hier, il m’a fortement troublée. Ce n’est pas la première fois qu’il suscite en moi la peur d’être trompée et de devoir un jour rendre raison à Dieu, et même aux hommes. Vous savez que c’est là ma terreur... toujours apaisée par Jésus et par vous, mon Père, et toujours renaissante. Et c’étaient hier "mes" pensées, excitées par Satan mais conçues par moi. Hier soir, c’était une menace explicite, directe.

    Il m’a dit: "Allez, allez! Je t’attends au bon moment, au moment ultime. Alors, je te persuaderai tellement [habilement] que tu as toujours menti à Dieu, aux hommes et à toi-même et que tu es une mystificatrice, que tu seras prise d’une véritable terreur et que tu seras désespérée d’être  damnée .

    En outre, tu le diras avec des mots tels que celui qui t’assistera croira que c’est une rétractation finale pour pouvoir aller à Dieu avec un péché moindre. La personne qui t’assistera et toi-même resterez dans cette conviction. Tu mourras comme cela... et les autres en seront ébranlés... Je t’attends, oui... Et tu m’attends. Je ne promets jamais rien sans tenir ma parole. Tu me causes maintenant des tracas sans mesure. Mais à ce moment-là, c’est moi qui t’en causerai. Je me vengerai de tout ce que tu me fais... Je me vengerai comme moi seul sais me venger.″ Puis il est parti, me laissant bien mal...

    Ensuite, la douce Mère est venue, bienveillante et pleine d’amour, en vêtement blanc, pour me sourire et me caresser. Jésus m’a fait son plus heureux sourire. Mais à peine m’avait-il laissée seule que je suis retombée dans mon chaos... Et il dure. Lorsque cette pensée me vient avec une telle force, je me sens tentée de dire: "Je n’écris plus un mot, malgré toutes les pressions.″ Puis je réfléchis et je me dis: "Voilà justement ce que Satan veut″ et je ne fais pas attention à cette suggestion.

    C’est le temps de la Passion, n’est-ce pas? Il y a d’un côté ceux qui, sous l’influence de l’idolâtrie inscrite dans l’homme fût-il bon, adorent le porte-parole, l’idole, en oubliant qu’il n’est qu’un instrument et que l’adorable, c’est Dieu; et de l’autre ceux qui me raillent; mais leur attente est identique même si les intentions sont différentes, celle de faits merveilleux en moi, tout particulièrement en ce temps de Passion. Peut-être vous-même les attendez-vous comme une chose naturelle dans mon cas.

    En ce qui vous concerne, cette attente est juste, mais les autres agissent par dérision ou par idolâtrie. Et je vous assure que je préfère encore la dérision à Maria Valtorta, à l’auto-idolâtrie. Cela me contrarie incroyablement. J’ai l’impression qu’on me déshabille au milieu d’une place, qu’on me dévalise mon précieux secret... que sais-je? J’en souffre, voilà tout. La dérision me fait moins mal si elle s’adresse à Maria Valtorta. Il suffit qu’elle ne s’en prenne pas aux "dictées” et ne les fasse pas considérer domine une plaisanterie ou une folie...

    Mais, au-dessus du désir plus ou moins saint et honnête de beaucoup, il y a la bonté de Dieu qui écoute sa pauvre Maria, elle qui a toujours prié — et continue de le faire — en disant: "Voilà ta victime. Tout ce que tu veux, mais sans signes extérieurs. "Personnellement, je n’aurais pas même voulu cette manifestation de Dieu en moi... C’est lui qui a voulu que je sois son phonographe... alors, patience!

    Mais autre chose, non, non et non. [J’accepte] toutes les maladies susceptibles ou non d’être diagnostiquées puisqu’elles n’ont pas de caractéristiques connues, toutes les souffrances d’endurer en moi ce que lui a souffert, toute l’agonie de me tenir penchée sur son agonie. Mais que cela soit connu de lui seul, de vous qui êtes mon père, et de moi. Voilà tout.

    Cependant, si en ce temps de passion je déçois les idolâtres et les railleurs puisque je ne suis pas matériellement "la victime de la Passion″, je vous assure que je vis ma passion. Et, plus augmente la souffrance physique du corps qui se sent harassé et brisé par les coups et la fatigue du Golgotha, la souffrance de la tête sous le cercle cruel, la souffrance encore de l’étirement et des crampes, de l’angoisse et de la congestion de cette torture, de la soif et de la fièvre, de la faiblesse et de l’excitation du supplice, ce qui est une "passion″ est toujours pour moi ce que j’appelle "mon Gethsémani″: l’obscurité qui monte, pleine de chimères et de peurs... la crainte, même la terreur de l’avenir et de Dieu... et la proximité de la Haine pendant l’absence de l’Amour. Cela, oui, produit soif, fièvre, larmes de sang, gémissements, épuisement. Je vous assure que, par sa puissance, cela vaut bien l’heure que j'ai vécue l’an dernier lorsque Dieu m’a laissée seule.[*10] Mieux, je peux dire que c’est plus fort, car cela fait souffrir bien que Dieu soit avec moi.

    J’espère m’être bien fait comprendre. Mais il est très difficile d’expliquer certaines tortures. Elles sont d’ailleurs encore plus mal comprises, tant par le père spirituel que par l’idolâtre, le curieux, ou encore celui qui étudie ou raille le... phénomène. Il faudrait que ces trois derniers endurent ne serait-ce qu’une heure ce que nous vivons... Les idolâtres, eux aussi, qui peut-être [nous] envient, devraient essayer. Mais non! Il vaut mieux que cela n’arrive pas. Les idolâtres se sauveraient je ne sais où par peur d’une autre heure semblable, et les curieux, les observateurs et les railleurs en viendraient à maudire Dieu... Par conséquent...courbons nos épaules sors le joug , retirons le poison ..et en avant !

    Seigneur, non pas ma volonté mais la tienne. Voici ta servante et ta victime. Qu’il m’advienne ce que toi, tu veux. Seulement, par bonté, donne-moi la force de pouvoir souffrir, et ne me laisse pas seule. "Reste avec nous car le soir vient et la journée est déjà avancée... "

    Je traverse une grande tempête. Précisément l’une de ces tempêtes de mars, avec une alternance de soleil lumineux et de sombres nuages orageux. J’ai l’impression d’être une barque sur des vagues en furie, à certains moments en haut, en haut de la vague et en plein soleil, à d’autres tout au fond entre deux montagnes d’eau qui paraissent vouloir me submerger dans un abîme de ténèbres. J’ai l’impression de passer alternativement d’un océan en tempête au plus paisible des ports et d’être, toujours alternativement, plongée dans le fiel puis dans le miel. Quelle souffrance depuis hier soir!

    Il y a des moments où je suis au ciel grâce aux brèves et douces paroles, aux bienheureux sourires que m’accordent Jésus et Marie, et grâce à la force qui me vient d’eux. Je dis alors: "Oh, je suis bien certaine de ne pas être trompée et de ne pas pécher″ (à propos des dictées et des visions). Mais ensuite je replonge dans le noir gouffre où gronde le fracas terrifiant des paroles de menace d’hier soir. Après le paradis, je goûte à l’enfer. Puis la bonté de Jésus et de Marie reviennent me secourir, et ma pauvre âme est soulevée vers le soleil, vers le ciel, dans une béatitude qui me comble de douceur. Et de nouveau au fond, dans l’amertume, dans l’obscurité, dans l’épouvante. J’ai peur... Aidez-moi à surmonter cette bataille.

    Aujourd’hui, une femme qui m’a vue toute petite et qui m’est restée une amie maternelle pendant bien des années, que j'ai dû ensuite quitter de par la volonté d’autrui et dont j'ai finalement pu me rapprocher, m’a parlé de Marina... et de mes dictées, dont elle a lu certains cahiers. En faisant comme si je ne savais rien, je lui ai demandé quelle différence elle a trouvé entre ces deux personnes, dont l’une est connue, et l’autre presque inconnue, parce qu’on pense que c’est une servite, ou une femme malade, etc. Elle m’a répondu que, à son avis, ceux de M... sont écrits en transe alors que les autres sont: "sublimes mais ils font peur parce que, au lieu de faire sentir la miséricorde de Dieu, ils font sentir sa justice. Mais elle a des paroles qui font preuve d’une lumière spéciale, d’une élévation spirituelle qui vous remue. Il s’y trouve une merveilleuse prière de Marie." Elle a terminé par ces mots: "Faites-les donner à lire. Moi, je n’ai pas pu les obtenir. Mais je dis la vérité, je les désire."

    Qu’elle croie ou non qu’il ne s’agit pas de moi et que je ne les connais même pas, je ne puis l’affirmer. Mais cela fut une goutte de miel; c’est en effet une personne pieuse, cultivée et que j’ai toujours trouvée très équilibrée. C’est pourquoi son jugement et son désir m’ont confirmé que les âmes entendent Dieu dans les dictées.

    Mon Dieu! Mon Dieu! Avoir pour seul but de le servir et de le faire aimer. Et craindre de lui déplaire. Voilà ma douleur. Mais c’est le temps de la Passion... Oh! Aidez-moi, car sous mon calme apparent, je ne suis qu’une douloureuse blessure.


    (*9) Elle fait allusion aux événements dus à la guerre et que l’on peut dire terminés en février 1945. Voir "Les cahiers de 1944",le 24 avril, note 139.
    (*10) Voir "Les cahiers de 1944", du 9 avril au 10 mai.



    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Maria Valtorta sur son lit de souffrances


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Dieu parle "

    Message par Maud le Sam 12 Mar - 7:23



    Dictée sévère du Père: "La parole qui exprime la vérité vous paraît dure. Vous ne voudriez que des paroles de miséricorde."

    Le 20 mars 1945

    Le Père très saint parle:

    "La parole qui exprime la vérité vous paraît dure. Vous ne voudriez que des paroles de miséricorde. Pouvez-vous prétendre la mériter? N’est-elle pas également miséricorde, la Voix sévère qui vous parle de châtiment pour vous inciter à vous repentir? Or vous repentissez-vous donc?

    Ce désir de n’entendre que des promesses de bonté, cette envie d’obtenir de Dieu des caresses seulement est une déviation de la religion. Vous avez même transformé en épicurisme cette réalité sublime qu’est la foi au vrai Dieu. Vous en attendez du plaisir. Vous ne voulez faire aucun effort. Vous souhaitez vous abandonner à un compromis commode entre le commandement et ce qui vous plaît, à vous. Vous allez jusqu’à prétendre que Dieu s’y conforme. A une époque, l’on donnait à ce vice spirituel le nom de "quiétisme″. Les docteurs spirituels l’emploient toujours. Je suis plus sévère et je l’appelle épicurisme de l’esprit.

    De la religion, de Dieu, de sa Parole, vous voudriez n’avoir que ce qui caresse votre côté sensuel. Vous êtes en effet tombés si bas que vous avez rendu sensuel l’esprit lui-même. C’est pourquoi vous désirez lui donner des sensations et des frissons absolument humains. Vous ressemblez à ces fous d’autres religions qui provoquent, par des cérémonies adéquates, un état psychique anormal pour jouir des fausses extases de leurs paradis.

    Vous ne comprenez plus la grande, la plus grande miséricorde de Dieu. Vous appelez donc dureté, terreur, menace ce qui est amour conseil, appel au repentir pour obtenir des grâces. Vous voulez des paroles de miséricorde. Vous prétendez les vouloir pour avoir la force de vous relever? Ne mentez pas! Elles vous plairaient parce qu’elles sont douces. Mais vous resteriez aussi amers que du poison sur les lèvres de Dieu.

    Les paroles de miséricorde, les visions pleines d’amour qui vous sont accordées depuis un an en guise de dernière tentative d’élever vers Dieu vos âmes pénétrées de paganisme, à quoi servent-elles ? Au divertissement de beaucoup, à la ruine d’autres, et à la sanctification d’une minorité si petite qu’elle en fait peur. C’est le destin du Christ qui continue: être signe de contradiction pour beaucoup.

    Aujourd’hui, c’est moi qui parle. Ceci pour montrer que ma miséricorde est encore infinie si vous ne vous ensevelissez pas sous une grêle de feu, vous qui êtes plus coupables que les habitants de Sodome.

    Il est dit: "Aussi est-ce peu à peu que tu reprends ceux qui tombent; tu les avertis, leur rappelant en quoi ils pèchent, pour que, débarrassés du mal, ils croient en toi, Seigneur.″ Ces périodes terribles n’ont-elles pas augmenté graduellement? Vous ai-je laissés être frappés par tout en une seule fois de manière si infernale? Non. Voici des décennies que la punition s’accroît en forme et en durée, et vous receviez de temps à autres un secours miraculeux qui vous en libérait mais dont vous vous serviez pour préparer de votre propre gré un châtiment encore plus cruel.

    Jamais vous n’êtes devenus meilleurs. La malice et le manque de foi n’ont cessé d’augmenter, pour se moquer de Dieu. Et maintenant? Maintenant, si je ne savais comment je vous ai créés, je me demanderais si vous avez une âme, car vos œuvres sont pires que celles des bêtes. Il vous déplaît de me l’entendre dire? Agissez de sorte à ne pas le mériter!

    On trouve dans la Sagesse cette parole qui concerne les Cananéens: "Les anciens habitants de la terre, tu les avais pris en haine pour leurs détestables pratiques, actes de sorcellerie, rites impies . Ces impitoyables tueurs d’enfants, ces mangeurs d’entrailles en des banquets de chairs humaines et de sang, ces initiés membres de confréries, ces parents meurtriers d’êtres sans défense, tu avais voulu les faire périr..."

    Vous, les générations des hommes actuels, ne vous reconnaissez vous pas dans vos ancêtres? Moi, je vous reconnais. Votre malice a augmenté. Elle est devenue plus satanique. Elle vous fait toujours appartenir à cette engeance, détestable à mes yeux. Le satanisme s’est répandu au point de quasiment devenir la religion des états. Que l’on soit grand ou petit, cultivé ou ignorant, et jusque chez les ministres de Dieu, l’on veut et l’on croit savoir à travers des filets qui portent le sombre de sceau de Satan.

    Vous ne faites pas les mêmes sacrifices que les Cananéens? Mais vous en faites de pires! Si ce ne sont pas les chairs que vous immolez, ce sont vos âmes et celles de vos semblables, en faisant fi du droit de Dieu et de la liberté de l’homme. Car vous en êtes venus à utiliser la raillerie et la domination pour violer les consciences qui savent encore me rester fidèles; vous les délogez du trône de leur foi qui les élève vers moi en les corrompant par des doctrines maudites, ou bien vous les tuez en croyant pouvoir les détourner de leur foi. Non. Au contraire, vous les revêtez par là d’une foi incorruptible. Mais vous, soyez maudits pour la corruption que vous semez là où vous enlevez à Dieu ses fidèles.

    Et ne vous reconnaissez-vous pas, ô générations de parents qui, sans pitié, tuez moralement vos enfants innocents en leur communiquant vos incrédulités, vos sensualités, tout l’attirail du rationalisme et de la bestialité dont vous êtes envahis? Ces enfants qu’aucune colonne vertébrale spirituelle ne soutient, vous finissez de les tuer dans ce qu’il leur reste: leur corps, en permettant que, comme des bêtes de luxure, ils en fassent marché, ce dont vous êtes conscients et heureux car ce marché vous permet de vous repaître et de jouir grâce à leur sacrifice.

    Non, la Sagesse n’exagère pas quand elle vous traite de bourreaux d’âmes sans défense! Vous vous souciez davantage de l’animal que vous élevez pour le vendre ou de la plante que vous cultivez pour en obtenir des fruits que de vos enfants. Eux sont faibles et vous ne les fortifiez ni en leur apportant la foi en Dieu ni — et même d’autant moins — l’honnêteté civique et celle de l’amour familial.

    Pères, vous n’êtes plus les tuteurs des mineurs. Mères, vous êtes des idoles pour vos enfants, et non des anges. Vous n’accomplissez pas le but pour lequel je vous ai établis. Vous abdiquez vos droits et vos devoirs. Vous me faites horreur. Vous êtes des idoles idolâtres. Idoles car sans esprit. Idolâtres car vous adorez tout ce qui est en deçà du spirituel. Vous avez adoré l’homme, vous avez consenti à aller jusqu’au culte du corps, à en revenir au culte du corps à l’instar des païens que le Christ a trouvés, ô néo-païens deux fois coupables de paganisme, parce que vous l’êtes et ceci après avoir connu la vraie foi.

    Même dans les deuils, même dans les joies, que faites-vous? De l’idolâtrie. Vous vénérez, vous adorez ce qui est périssable. Vous ne vous souciez pas de l’âme et de son Créateur, et cela “devient un piège pour la vie: que des hommes, asservis au malheur ou au pouvoir, eussent conféré à des pierres et des morceaux de bois le Nom incommunicable″. Je suis, moi seul suis Dieu. Il vous semble que je vous fustige? Alors, écoutez: "En outre, il ne leur a pas suffi d’errer au sujet de la connaissance de Dieu; mais, alors que l’ignorance les fait vivre dans une grande guerre, ils donnent à de tels maux le nom de paix! Avec leurs rites infanticides, leurs mystères occultes, ou leurs orgies furieuses aux coutumes extravagantes, ils ne gardent plus aucune pureté ni dans la vie ni dans le mariage, l’un supprime l’autre insidieusement ou l’afflige par l’adultère.

    Partout, pêle-mêle, sang et meurtre, vol et fourberie, corruption, déloyauté, trouble, parjure, confusion des gens de bien, oubli des bienfaits, souillure des âmes, crimes contre nature, désordres dans le mariage, adultère et débauche. Car le culte des idoles sans nom est le commencement, la cause et le terme de tout mal. Ou bien en effet ils poussent leurs réjouissances jusqu’au délire, ou bien ils prophétisent le mensonge, ou ils vivent dans l’injustice, ou ils ont tôt fait de se parjurer: comme ils mettent leur confiance en des idoles sans vie, ils n’attendent l’animal que vous élevez pour le vendre ou de la plante que vous cultivez pour en obtenir des fruits que de vos enfants. Eux sont faibles et vous ne les fortifiez ni en leur apportant la foi en Dieu ni — et même d’autant moins — l’honnêteté civique et celle de l’amour familial.

    Pères, vous n’êtes plus les tuteurs des mineurs. Mères, vous êtes des idoles pour vos enfants, et non des anges. Vous n’accomplissez pas le but pour lequel je vous ai établis. Vous abdiquez vos droits et vos devoirs. Vous me faites horreur. Vous êtes des idoles idolâtres. Idoles car sans esprit. Idolâtres car vous adorez tout ce qui est en deçà du spirituel. Vous avez adoré l’homme, vous avez consenti à aller jusqu’au culte du corps, à en revenir au culte du corps à l’instar des païens que le Christ a trouvés, ô néo-païens deux fois coupables de paganisme, parce que vous l’êtes et ceci après avoir connu la vraie foi.

    Même dans les deuils, même dans les joies, que faites-vous? De l’idolâtrie. Vous vénérez, vous adorez ce qui est périssable. Vous ne vous souciez pas de l’âme et de son Créateur, et cela “devient un piège pour la vie: que des hommes, asservis au malheur ou au pouvoir, eussent conféré à des pierres et des morceaux de bois le Nom incommunicable″. Je suis, moi seul suis Dieu. Il vous semble que je vous fustige? Alors, écoutez: "En outre, il ne leur a pas suffi d’errer au sujet de la connaissance de Dieu; mais, alors que l’ignorance les fait vivre dans une grande guerre, ils donnent à de tels maux le nom de paix! Avec leurs rites infanticides, leurs mystères occultes, ou leurs orgies furieuses aux coutumes extravagantes, ils ne gardent plus aucune pureté ni dans la vie ni dans le mariage, l’un supprime l’autre insidieusement ou l’afflige par l’adultère.

    Partout, pêle-mêle, sang et meurtre, vol et fourberie, corruption, déloyauté, trouble, parjure, confusion des gens de bien, oubli des bienfaits, souillure des âmes, crimes contre nature, désordres dans le mariage, adultère et débauche. Car le culte des idoles sans nom est le commencement, la cause et le terme de tout mal. Ou bien en effet ils poussent leurs réjouissances jusqu’au délire, ou bien ils prophétisent le mensonge, ou ils vivent dans l’injustice, ou ils ont tôt fait de se parjurer: comme ils mettent leur confiance en des idoles sans vie, ils n’attendent aucun préjudice de leurs faux serments.″

    Or est-ce que la Sagesse fut dictée un siècle avant le Christ, ou est-elle écrite pour l'époque actuelle? Et vous souhaiteriez encore des paroles de miséricorde?

    Avez-vous jamais vu un peuple en fuite sous de gros grêlons? Il fuit, il fuit mais est atteint car les grêlons les poursuivent de tous côtés. Si je devais m’adresser à vous comme vous le méritez et parler en tant que moi-même, Dieu le Père, vous seriez semblables à ces personnes frappées par des grêlons sans nombre.

    La Bonté parle, et vous ne comprenez pas. La Justice parle, et vous la trouvez injuste. Vous avez peur, mais vous ne vous corrigez pas. Etes-vous stupides ou délinquants? Fous ou possédés? Que chacun s’examine. Et c’est pour ceux-là que le Fils du Père a été envoyé mourir?

    Vraiment, s’il était possible de trouver quelque erreur en Dieu, il faudrait avouer que ce sacrifice fut une erreur, car pour un trop grand nombre d’entre vous son infinie valeur est nulle. Une erreur, oui, qui témoigne de ma nature. Car si je n’étais amour — ô hommes qui, coupables comme vous l’êtes, trouvez que je ne vous traite pas avec miséricorde —, je ne vous aurais pas fait la grâce de la Rédemption. Oui, si j’avais dû agir comme vous en demandant 100 % et même 1000 % quand vous faites un peu de bien, je n’aurais jamais dû vous faire grâce. Car toutes les grâces, toutes, à commencer par celle du Sang répandu pour vous, sont négligées par vous, tournées en dérision, changées en disgrâces.

    Aujourd’hui, Jésus ne parle pas, le petit Jean[*11] ne voit pas. Aujourd’hui c’est moi qui parle. Pour vous dire que, maintenant comme il y a deux ans, ma Pensée demeure inchangée.[*12] Pour vous dire que si je me tais, c’est parce que je sais que parler est inutile, pour vous dire que la parole est amour, que le silence est amour, que la sévérité est amour. Dans l’amour souverain qui imprègne tout ce qui vient de Dieu, vous seuls êtes désamour. C’est là votre condamnation. "

    Il ne manquait plus que cette sévère dictée pour finir de m’accabler...

    (*11) L’écrivain est souvent qualifiée de "petit Jean" parce qu’elle est proche par sa spiritualité et sa mission du grand évangeliste Jean. Voir aussi les dictées du 8 février, 6 mars, 15 juin et 20 octobre dans "Les cahiers de 1944″.
    (*12) Référence probable à la dictée du 23 avril dans les "Les cahiers de 1943″


    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta " Je t'attends sur le chemin du Calvaire "

    Message par Maud le Dim 13 Mar - 7:33




    De Marie à l’écrivain: "Tu chantes l’Evangile de sa Passion."

    Le 25 mars 1945

    Je me plains auprès de la Mère: "Mais ainsi, je ne peux plus penser à toi. J’écris, j’écris, j’écris... puis j’en suis comme morte, incapable de réciter un "Je vous salue, Marie″. Tu le vois: je reste le chapelet dans les mains. Justement en ce moment où je voulais mieux te tenir compagnie en ces vendredis de carême et de la Passion!″

    Or une réponse très nette me parvient: "Peu importe. Tu chantes l’Evangile de sa Passion, tu pleures sur ses douleurs et tu l’y accompagnes. Ce faisant, tu essuies mes larmes bien plus que si tu me tenais directement compagnie. Fille de la Jérusalem céleste, pleure sur les péchés du monde et bénis le Seigneur qui t’a voulue stérile, sans aucune joie humaine, pour avoir la gloire d’être le "petit Jean″. Dis avec moi: "Voici la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon sa volonté.″

    Je te bénis, et ne te retiens pas. Je t’attends sur le chemin du Calvaire. Va.″


    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta


    Marie vit la Passion avec Son Fils


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Mange Mon Corps et bois Mon Sang "

    Message par Maud le Lun 14 Mar - 7:02



    Joie surnaturelle de la communion reçue sous les deux espèces de Jésus en personne.


    Le 29-30 mars 1945

    Mes joies.

    J’étais toute triste depuis jeudi après-midi, parce que je pensais: "Demain, pas de communion.″ Avec ce que je souffre toujours, le vendredi en particulier, et ce qu’est généralement le vendredi de la Passion pour moi depuis quinze ans, la perspective de rester sans ma Nourriture me désolait. Je pensais: "Il y a deux ans, le Père Migliorini m’a apporté la communion à l’aube du vendredi-saint. J’allais mal et il l’a donc pu.″ Je vous assure que j'aurais souhaité être dans un état bien pire pour pouvoir la recevoir. Si j'y ajoute le regret de la relique de la sainte Croix qui m'a été enlevée après me l’avoir donnée par une femme qui a contribué, avec Satan, à me faire de la peine, ce sont mes souffrances secrètes... les plus profondes.

    Marta était sortie faire sa visite aux sept églises. J’étais seule. J’étais en train d’écrire. Et la désolation de Marie s’unissait aux larmes de la pauvre Maria...
    L’apparition joyeuse de mon Jésus fait s’envoler ma peine: il n’était ni martyrisé ni sanglant, mais beau, radieux dans son vêtement de lin blanc comme il l’est dans les moments les plus joyeux des visions. Il vient vers moi comme s'il arrivait d’une campagne en fleurs et sourit; il tient quelque chose sous le manteau blanc qu’il a croisé sur la poitrine et sur les mains.

    Il me dit: "Petit Jean, j’avais envie de te dire "petit scribe″ mais je ne le fais pas car, si tu es bien le laïc qui — les prêtres ne suffisant pas à la tâche — enseigne la vérité sur mon temps mortel, tu n’es pas pour autant l’être dur et féroce qu’étaient les scribes à mon époque.

    Ecoute, petit Jean. Le père Migliorini ne peut t’apporter la communion, et tu en souffres. C’est moi ton prêtre. Je t’ai tenue penchée sur mes blessures, sur mon agonie. Il est juste que je te récompense. Regarde: à cette heure-ci, il y a bien des années, je me dirigeais vers le Cénacle pour consommer la Pâque et distribuer la première Eucharistie. Viens et prends, petit Jean."

    Laissant son manteau s’ouvrir, il me montre alors le ciboire qu’il tient. Il prend un ton solennel pour me dire : "Je suis le Pain vivant descendu du Ciel. Celui qui mange de ce Pain n’aura plus jamais faim et vivra pour l’éternité. Voici mon Corps que je te donne en mémoire de moi. Prends et mange." Puis il me tend une grosse hostie. J’emploie ce terme de "grosse″ parce qu’elle est comme une pièce de monnaie antique (un écu). Son goût — matériel et spirituel — est tel qu’il me comble de joie. Il me caresse puis me dit: "Maintenant que tu t’es nourrie, écris. Je reviendrai demain.″

    Il me réapparaît ce soir, à la même heure. J’allais mal depuis que vous êtes venu, et je n’arrivais pas à surmonter la crise. J’avais des sueurs froides, le teint cireux, je haletais, je souffrais de vertiges permanents et d’obscurcissements de la vue. J’écrivais néanmoins, parce qu’il me fallait le faire. La Mère des Douleurs se lamentait sous son supplice.

    Jésus m’éloigne un peu de tant de douleur de compassion et physique et, gardant bien exposé le calice rempli d’un sang rouge, vigoureux, j'irai même jusqu’à dire épais, presque bouillant puisqu’il écumait avec de rares bulles comme s'il venait de sortir d’une artère, il me dit: "Ceci est mon Sang que j’ai versé par amour pour vous. Prends et bois.″ Il approche alors le calice de mes lèvres tout en m’attirant vers lui de l’autre main.

    Je sens le froid du métal contre mes lèvres et perçois l’odeur du sang. Mais je n’éprouve aucune répugnance. Je pose les lèvres sur le bord lisse du calice en argent et bois une gorgée de ce sang divin. Celui-ci a toutes les caractéristiques du nôtre par sa fluidité, sa viscosité, son goût. Mais lorsqu’il coule en moi, il me procure un plaisir qui m’emporte très haut dans la joie. Je voudrais en boire tant et plus... Plus on en boit, plus on en voudrait. Toutefois, le respect me retient, et je contemple ce sang bien-aimé, j’en respire la vive odeur, j’en admire la parfaite couleur rouge vif. Mais par deux fois, Jésus me fait boire... puis il s’en va... et je garde en moi le goût et la fragrance de ce sang de mon Jésus.

    J’hésitais presque à mettre cela par écrit ici. Je voulais l’écrire dans une lettre, dont je ne savais s’il me fallait vous la remettre tout de suite, ou vous laisser la trouver à ma mort. Mais ensuite ma première intention — l’écrire dans un cahier et le porter immédiatement à votre connaissance — a prévalu.

    Je suis comblé d’une joie surnaturelle.


    Cahiers de 1945  - Dictées de Jésus à Maria Valtorta





    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Venez avec Moi dans la Joie "

    Message par Maud le Mar 15 Mar - 7:14




    La joie de cette communion dure encore, ainsi que sa vision mentale.

    Le 31 mars 1945

    A 8h.


    Cela dure encore! Je garde présente la représentation mentale de ce calice comme si je le voyais encore, et j’ai toujours dans la bouche le goût ineffable du sang de mon Dieu... Mes communions du jeudi-saint et du vendredi-saint.


    Paroles de bénédiction de Jésus pour le Père Migliorini, sœur Gabriella et pour l’écrivain.


    Le 1er avril 1945

    Dimanche de Pâques. 23 h.

    Jésus dit, pour le père Migliorini, sœur M. Gabriella et moi:

    "Avant la fin du jour de la Résurrection, je me suis montré aux femmes fidèles et à mes amis les plus chers, afin que leur joie soit complète et que tous sachent que l’épreuve était terminée et que le Seigneur était ressuscité, afin aussi que leur foi soit confirmée par sa paix et son pardon. Avant que cette journée ne s’achève, je viens chez vous, qui avez su faire de votre cœur une Béthanie et un Cénacle, et qui m’avez accompagné pendant ma Passion.

    Paix et bénédiction aux deux Marie. Paix et bénédiction à Lazare, leur Lazare et le mien. Paix et bénédiction à ceux qui vivent avec eux dans l’amour pour moi. Grandissez dans l’amour de moi. Que le Sang et la Parole créent en vous des forces toujours nouvelles. Venez sans crainte vers mes paumes blessées. Vous, vous n’avez pas besoin de toucher pour croire. Mais il vous faut des caresses en avant-goût du ciel, et mes mains débordent de caresses pour mes amis.

    Je vous ai voulus à mes côtés à la Passion, afin que vous la connaissiez pour l’aimer de plus en plus. Car cette connaissance est force et sanctification. Savourez-la jusqu’à vous renforcer de ma propre force jusque dans les souffrances, par amour de Dieu et de l’homme. Venez maintenant avec moi dans la joie que le monde ne peut avoir: ma joie.
    A vous, amis des mes Béthanie que je suis seul à connaître, paix et bénédiction du Seigneur ressuscité."

    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Chante ton Magnificat "

    Message par Maud le Mer 16 Mar - 6:57




    L’écrivain ouvre la Bible au psaume 18, et Jésus lui révèle à quel moment elle a été choisie.
    L’écrivain se souvient de l’abandon de Dieu l’année précédente.


    Le 10 avril 1945

    Après m’être reposée pendant trois jours, j’ouvre la Bible.[*13] Je l’ouvre au hasard, juste pour lire quelque chose qui soit encore une parole venant de Dieu. Elle s’ouvre à la p.769, et mes yeux tombent sur les versets 25-31 du psaume17, livre 1er.[*14] Le Seigneur parle alors:

    "N’est-ce pas ce que tu peux dire de toi?

    A une époque, tu ne méritais pas ma récompense: je t’aimais avec toute ma perfection, mais toi, tu ne m’aimais pas avec ta perfection: si tu avais le souci de moi dans ton cœur, il y avait des affections plus fortes que celle que tu m’offrais. Tu te souviens de ce temps-là. Moi aussi, je m’en souviens. Tu étais sortie de ton institut d’éducation toute parfumée de Dieu, comme une vierge du Temple par les parfums de l’encens rituel. Et je t’avais déjà choisie.
    Quand t’ai-je choisie? Tu veux le savoir?

    En réalité, ce fut lorsque ton âme fut créée, car aucune destinée humaine n’est inconnue de la Pensée éternelle. Mais la petite Maria, gardée en vie par ma volonté malgré les circonstances malheureuses dans lesquelles tu es née et qui t’ont accompagnée pendant les mois où tu étais un nourrisson angélique, fut mienne lorsqu’elle versa ses premières larmes devant le Dieu déposé de la croix. Il t’a demandée à moi. Et je t’ai donnée avec un sourire de satisfaction. Pour toi, il a répété au ciel, — comme il l’a dit au Père et au Paraclet — son: "Laissez les petits enfants venir à moi.″

    Seules les lèvres des petits enfants soulagent la douleur de ses blessures. Celles des enfants par l’âge, comme des enfants par la volonté. Les lèvres de ceux qui, par amour et par obéissance envers le Maître "deviennent semblables à de petits enfants pour posséder le Royaume des Cieux″. Les Délices de Dieu, Marie Vierge et Mère, est l’enfant parfaite qui jubile dans le Royaume des cieux. Les âmes des adultes qui son "enfants″ sont aussi rares que des perles d’une rondeur parfaite et d’une taille admirable.

    Mais les enfants par l’âge possèdent tous cette âme, comme si elle n’était pas encore profanée, qui fait les délices de Dieu et la consolation du Christ. C’est depuis cet instant que le Fils t’a voulue. Chaque larme innocente te valait un baiser, chaque baiser une grâce, chaque grâce des fiançailles avec l’Amour divin.

    Il n’est pas mauvais de regarder en arrière pour pouvoir entonner le Magnificat et le Miserere, Ton Magnificat, tu as pu l’entonner jusqu’à la sortie de ton institut d’éducation. Tu appartenais totalement à Dieu, il y avait un seul autel en toi, et un seul amour. Le lys de la coupe à peine entrouverte ne contenait rien d’autre que de la rosée céleste et des rayons divins. Puis le monde est venu, et avec lui bien d’autres autels et bien d’autres amours: les usurpateurs de "ma″ place. Ils durèrent aussi longtemps que je l’ai voulu. J’aurais aussi bien pu ne pas les vouloir. Certains diront: "C’était une expérience périlleuse.″ Non, c’était nécessaire.

    Les apôtres furent humiliés par leur défection du Christ pendant laquelle chaque branche de l’humanité corrompue prit le dessus en eux, et ils furent de nouveau saisis, ébranlés et excités par tout ce qui trouble l’homme. Ils comprirent alors que, s’ils étaient devenus différents, ce n’était pas par leur seul mérite personnel, mais parce qu’ils étaient avec Jésus. A ce moment, l’orgueil, ce corrupteur de l’homme, fut écrasé en eux. Agir ainsi avec tous les élus à une destinée spéciale est nécessaire afin qu’ils ne perdent pas leur élection en déméritant de mon amour. Un à un, tous les usurpateurs de ma place en toi ont disparu. Et ton Dieu seul est redevenu ton Roi à qui tu chantais le miserere de ton sage repentir.

    Maintenant, ma fille, penche-toi sur le passé et sur le présent. Vois cette époque de tes nombreux amours de l’homme, de la science, de toi-même, et vois le temps actuel, à partir du moment où, de nouveau, il n’y a plus qu’un seul amour: pour moi. Et réponds-moi, réponds-moi de toute ton âme, en n’écoutant qu’elle, la seule dont la voix soit vraie et précieuse: est-ce que tu ne possèdes pas tout, désormais? N’as-tu pas tout depuis que tu m’appartiens? Beaucoup diront sottement: "Mais elle n’a rien! Ni santé, ni joie, ni bien-être!″ Mais ton âme, qui voit de ses yeux d’âme, dit: "J’ai tout, maintenant, même ce qui est un saint superflu.″ Si tant est que l’on peut traiter de superflu ce qui sort du strict nécessaire pour s’élever vers Dieu.

    Tu as la mission spéciale d’être un porte-parole. Mais, au-delà de ce don qui n’est pas nécessaire pour être bien-aimé, tu as l’assentiment de Dieu sur tes désirs. Pourquoi? Parce que, comme dit le psaume: "Le Seigneur m’a récompensé selon ma justice, selon la pureté de mes mains à tes yeux.″

    Je suis infiniment, divinement généreux à l’égard des justes et des purs de cœur. Bon avec les faibles, je suis parfaitement bon avec ceux qui savent être forts par amour pour moi. Et comme je suis l’Amour, je dois me faire force pour ne pas être faible envers ceux qui fautent également. J’accorde à mes enfants la multitude de mes dons. Je les sauve et les éclaire, je les libère, je les fortifie toujours plus, et je les tiens par la main pour les conduire sur mon chemin immaculé en les instruisant par ma Parole trempée dans le feu de mon amour divin.

    C’est ainsi qu’il en va avec toi, mon âme qui a mis en moi ton amour et toute ta confiance. N’aie pas peur, fleur de Dieu. Il n’est pas une seule fleur, des plus microscopiques des pays glacés jusqu’aux géantes des régions torrides, que je laisse sans rosée, lumière et chaleur nécessaires à leurs délicates vies. Or ce sont des plantes! Par conséquent, quels soins les fleurs des âmes ne recevront elles pas de leur Créateur? N’aie pas peur, fleur de Dieu, perlée du sang et des larmes du Fils et de la Vierge. Parée de ces joyaux et de ta fidélité, tu m’es très chère. Chante, pour toujours, ton Magnificat!

    Le Père, le Fils, le Paraclet sont avec toi."

    Oh! Seigneur, Seigneur! Tu le dis, et c’est certainement vrai. Tout aura été nécessaire. Mais quel événement fut pour moi ton abandon de l’an dernier! Tu le vois. Tu n’ignore pas les sensations des cœurs. Il est des blessures qui, même après la cicatrisation, sont douloureuses dès qu’on les effleure. Quelquefois, elles font mal par simple sympathie nerveuse quand on fait seulement mine de les toucher ou que l’on touche le membre opposé. Les nerfs coupés font souffrir même une fois la blessure refermée. Et même maintenant que tu m’as reprise sur ton cœur, ton abandon demeure une blessure qui me fait toujours souffrir, parce qu’il a coupé le nerf qui m’unissait à toi. Je ne te demande pas: "Pourquoi l’as-tu fait?″ Je te dis seulement: "Tu sais ce que ton abandon a représenté pour moi!″

    Aujourd’hui, c’est en tremblant que j’ai écrit: le 10 avril. Voici un an, en effet, tu abandonnais ta misérable fleur sans rosée, lumière ni chaleur. Peut s’en faut que j’en meure. Car je t’ai tout donné, et si je possédais autre chose, je te l’aurais donné. Mais ne me fais plus jamais passer par une épreuve semblable. Tu vois que ma misère ne peut la supporter.

    Je chante, oui. Je chante mon Magnificat!

    Je dis aussi: « Je n’ai vraiment pas mérité que tu accomplisses en moi "de grandes choses″.» "Mais mon chant se mêle de larmes car, comme un enfant qui a connu un temps d’abandon n’a plus ce visage serein des enfants heureux, je garde toujours à l’esprit ton abandon de l’an dernier. Jésus a raison! Marie a raison! Ce qu’on ne peut supporter dans "notre passion″, c’est ton abandon, Père...

    Pendant que j'écris ceci, la petite lumière qui brûle continuellement devant Jésus se rallume. C’est la petite étoile qui resplendit en même temps que mon cœur devant mon Jésus crucifié. Voici un an qu’elle s’était éteinte... Ma cellule, mon tabernacle, mon paradis n’avait plus de lumière, et cela me peinait tant...

    J’ai tout obtenu par ton amour. Mais beaucoup aussi par ta sévérité. Ténèbres, solitude, ce que ton Fils a appelé "enfer″... Je suis restée comme un oiseau qui, par pure chance, a échappé à ses bourreaux. J’ai peur... J’aperçois de tout côté filets, cages et tortures... Seigneur, prends pitié...


    (*13) L’édition qu’utilise l’écrivain est la Sacra Bibbia, traduction et conunentaire du Père Eusebio Tintori O.F.M., Istituto Missionario Pia Società San Paolo, 1942.
    (*14)Selon la Vulgate. Selon le texte hébraïque: Psaume 18, 25-31.


    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Chanter " le Magnificat" comme Marie


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Père, que Ta Volonté soit faite "

    Message par Maud le Jeu 17 Mar - 7:25




    Le Père éternel: "Une prompte obéissance, une joyeuse adhérence au dessein de Dieu sont le signe de la formation spirituelle d’un cœur."

    Le 12 avril 1945

    Jésus dit:

    « Écris uniquement ceci: Les desseins de Dieu possèdent une continuité ainsi qu’une nécessité mystérieuse, sainte, qui ne vous apparaîtront clairement que dans l’éternité. Ils vous paraissent en ce moment d’une totale incohérence. C’est ce qu’ils vous paraissent, car vous portez sur toute chose un regard humain. Leur succession est au contraire un enchaînement harmonieux et juste d’où découle la destinée humaine et surnaturelle.

    Cette destinée en découle car, en fonction de la réponse de l’âme au dessein que Dieu lui propose, correspond un destin de béatitude ou de damnation, ou encore simplement de douloureuse purification dans l’autre vie et, dans celle ci, d’aides ou d’abandons divins.

    Une prompte obéissance, une joyeuse adhérence au dessein de Dieu sont le signe de la formation spirituelle d’un cœur. En cela, Jésus Christ fut parfait. Il l’était en tant que Dieu. Il le fut en tant qu’homme. Et si, comme Dieu, il ne pouvait être séduit par le Tentateur qui inocule l’orgueil et la désobéissance pour soutirer une âme au bien de Dieu, comme Homme, quand il était sur terre, il a pu être incité à l’orgueil par le Tentateur.

    Observe, ma fille, à quelle obéissance il devait se soumettre. Il s’était déjà imposé le joug, avilissant pour lui qui était Dieu, d’une humanité. Avec elle, il avait dû supporter tout ce qui appartient à l’humanité. Mais au terme de cette humanité, il voyait la croix, la mort honteuse et douloureuse de la croix. Il n’ignorait pas son avenir. Et il ne s’y est pas soustrait.

    Combien de fois les hommes ont beau savoir que ce que Dieu leur propose produira un bien pour eux-mêmes et pour leurs semblables, ils se dérobent en disant: "Pourquoi dois-je abandonner ce qui m’est avantageux pour assumer ce qui fait souffrir? Et pour qui?″ Mais par amour, mes enfants, par amour pour moi! Le Père ne peut rien vous demander qui ne soit pour votre bien assuré et durable.

    Si vous vous comportiez avec foi, vous ne douteriez pas du Père céleste. Vous diriez: "S’il me propose cela, c'est assurément pour mon bien. Je le fais.″ Si vous vous comportiez avec amour, vous diriez: "Il m’aime. Je l’aime.″ Si en outre ce qu’il propose sert au bien des autres, même si ce doit être un sacrifice pour vous, si vous étiez saints vous l’accepteriez comme mon Fils l’a fait pour votre bien. Je vous donnerais alors une récompense éclatante.

    Par conséquent, lorsque tu considères l’apparente contradiction de ta vie — elles sont même nombreuses — et ce que tu possèdes, dis toujours: "Tel événement, en apparent désaccord avec mon état présent, le préparait. Et je vis ce dernier parce que j'ai accepté le premier. Observe que, à partir du moment où tu as pris comme norme féconde de vie cette parole de la prière du Fils: "Que ta volonté soit faite″, tu ne t’es plus arrêtée, bien au contraire tu as avancé, puis couru, enfin volé vers le haut. Plus a augmenté ton obéissance joyeuse et prompte à mes desseins, plus se sont accentués ta volonté, ta connaissance et tes progrès.
    Je n’ajoute rien. Reste avec notre bénédiction.″

    Je pensais que c’était Jésus, mais c’est le Père éternel qui m’a dit ce matin ces douces paroles tout en montrant une telle pitié pour ma condition physique




    Père , que Ta Volonté soit faite

    Cahiers de 1945– Dictées de Jésus à Maria Valtorta


    Dernière édition par Maud le Jeu 17 Mar - 17:51, édité 1 fois


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Emmanuel le Jeu 17 Mar - 17:29

    Quelle belle leçon sur les desseins de Dieu sur nous, et la nécessité de toujours faire confiance en la Providence divine.

    À méditer souvent.
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    Maud

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Maud le Jeu 17 Mar - 17:55

    Merci Emmanuel pour cette invitation  à la Méditation de ce texte  qui est un  enseignement de Dieu notre Père   sunny

    Amicalement


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta :" L' Immortalité s'acquiert dans la Sagesse"

    Message par Maud le Ven 18 Mar - 6:58




    L’Esprit divin explique cette phrase de la Sagesse 8, 17: “L’immortalité se trouve dans la parenté avec la Sagesse"


    Le 14 avril 1945

    L’Esprit divin dit:

    "J’ai blessé ton intelligence par cette phrase: "L’immortalité se trouve dans la parenté avec la Sagesse″ (Sg 8, 17). Je vais t’expliquer cette vérité.

    Comparons l’âme à une créature quelconque, et la Sagesse à un roi puissant. Aussi longtemps que la créature n’est qu’un sujet de ce roi, ou même une personne que ce roi voit au cours d’un voyage sur la terre, elle n’est qu’une créature quelconque: satisfaite aujourd’hui de son petit bien-être, tremblante demain par peur d’un pouvoir excessif, soucieuse le surlendemain de choses de peu valeur, plus tard en larmes pour avoir été lésée de ses biens. En revanche, le roi est toujours riche, puissant et en sécurité.

    La pauvre créature, elle, n’est jamais en sécurité. Mais si ce roi, du haut de son carrosse, pose les yeux sur cette personne et la trouve aimable malgré sa pauvreté, s’il ressent de l’amour pour elle et dit: "Je veux la prendre avec moi, l’instruire pour qu’elle ne fasse pas piètre figure à mes côtés puis, une fois qu’elle sera instruite dans l’art du royaume, je veux en faire mon épouse″, s’il agit de la sorte, cette âme n’acquiert-elle pas grâce à cette élection les dons de puissance, de richesse et de sécurité de son époux le roi?

    Lorsque la Sagesse dit à une âme: "Viens, sois mienne″ et l’instruit dans ses vérités, l’élit à devenir son conjoint en lui présentant de continuelles étreintes d’amour, se dévoile dans sa chambre nuptiale dans toute sa perfection, lui ouvre ses coffres en lui disant: "Prends mes bijoux. Ils sont là pour te parer″, lui présente de sa main la coupe du vin de vie qui procure intégrité et vie éternelle sur ses mots :

    «Bois à ma coupe pour être préservée de la corruption et de la mort″, alors cette âme passe de la sujétion à l’union et, si elle demeure fidèle à son élection, elle acquiert l’immortalité. La véritable immortalité, non pas celle, toute relative, attribuée à des hommes par d’autres hommes.

    Qu’ils sont nombreux, ceux qui, à leur époque, se sont cru et furent appelés "immortels″ mais sont aujourd’hui des "inconnus″, morts jusque dans les mémoires ! La plupart des hommes ignorent même qu’ils ont vécu, et parmi ceux qui en connaissent le nom, combien en savent exactement les œuvres?

    Une petite minorité. La véritable immortalité est celle que connaissent Dieu et ses bienheureux, celle qui sera proclamée le jour du Jugement dernier aux yeux de la multitude des ressuscités. C’est celle qui s’acquiert par l’union à la Sagesse, à moi. En effet, celui qui vit avec moi et m’aime, qui se pare de mes joyaux et boit de mes eaux, celui-là marche sur la voie de la sainteté et conquiert l’immortalité en conquérant le Royaume de Dieu.

    Je ne te quitte pas. Si le repos du Fils de Dieu se trouve chez les cœurs qui l’aiment, ma joie est de me tenir auprès de ceux qui m’aiment. L’Amour, qui se nourrit d’amour, se sent submergé par son amour parce que trop rares sont ceux en qui il peut déverser les vagues de ses bienfaits, mais il se répand en plénitude, sans relâche, tel un grand fleuve continu, sur les âmes qui lui sont fidèles, il les étreint de ses douces ondes, les soulève, les transporte, les emmène dans la grande mer de la connaissance de Dieu jusqu’au golfe de la béatitude: le sein du Père éternel.

    Sois bonne, sois en paix. Une fleur n’oppose pas de résistance à la vague. Elle navigue dans l’azur dont elle s’abreuve, et brille aux rayons du soleil grâce à l’eau qui la pare, et va jusqu’au large. Fais de même. Je te bénis.″


    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Emmanuel
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Emmanuel le Ven 18 Mar - 15:43

    Comme c'est beau. Que de sagesse, quel don de Dieu.

    Puisse cette belle leçon être lue par un grand nombre.
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par sofoyal le Ven 18 Mar - 17:29

    flower!
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    Maud

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Maud le Ven 18 Mar - 17:32

    Merci à vous Emmanuel et Sofoyal   Laughing

    Amicalement


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Demeurez fidèles à l' Esprit Saint "

    Message par Maud le Sam 19 Mar - 7:27



    En guise de commentaire d’Ezéchiel 37, 1-14: "L’homme a tué la meilleure part de lui-même."


    Le 15 avril 1945

    Ez 37, 1-14.

    Jésus dit: "Je te demande ce que le Seigneur a demandé à Ezéchiel: "Penses-tu que ces ossements revivront?″ Comme Ezéchiel, je réponds: "C’est toi qui le sais, Seigneur Dieu.″ Je comprends en effet quel est le sens du mot "ossements″ employé pour "hommes″. Je comprends, en d’autres termes, que Jésus ne me demande pas si les morts revivront au dernier Jour.

    Cela appartient à la foi, et il n’y a aucun doute à ce sujet.

    Mais il donne le nom de "ossements″ à cette pauvre humanité actuelle, toute matérielle et pas du tout spirituelle. Je le comprends parce que, comme je vous l’ai déjà expliqué bien des fois, quand Dieu me prend pour que je sois son porte-parole, mon intelligence est amplifiée et élevée à une puissance bien supérieure à celle accordée aux hommes. Et je "vois″, " j'entends″, je "comprends″ selon l’esprit.

    Comme il voit que j'ai bien compris sa question, Jésus sourit et explique:

    « Voici ce qu’il en est. Actuellement, l’humanité n’est qu’ossements, que ruines calcinées, pesantes, mortes, embourbées dans les ornières fétides des vices et des hérésies. Il n’y a plus d’esprit, cet esprit qui est vie dans la chair et vie dans l’éternité.

    L’ Esprit est ce qui différencie l’homme de l’animal. L’homme a tué la meilleure part de lui-même. Est-il une machine? Une bête? Un cadavre? Oui, il est tout cela.

    C’est une machine, parce qu’il passe sa journée avec l’automatisme d’un instrument qui agit parce qu’il sait devoir agir en vertu de ce qui, en lui, est mis en mouvement. Mais il le fait sans comprendre la beauté de ce qu’il accomplit. De même, l’homme se lève, se couche, après avoir mangé, travaillé, s’être promené, après avoir parlé, mais sans jamais comprendre ce qu’il fait de beau ou de laid. Tout simplement parce que, privé de vie spirituelle comme il l’est, il ne sait plus distinguer le beau du laid, le bien du mal.

    C’est une bête parce qu’il lui suffit, pour être satisfait, de dormir, de manger, de s’engraisser et d’accumuler des réserves pour sa tanière, ni plus ni moins qu’une bête qui fait de ces actes le but de sa vie et la joie de son existence, et justifie tout, ses égoïsmes comme sa férocité, par cette loi vile et brutale de la nécessité de piller pour être rassasié.

    C’est un cadavre, car ce qui permet d’affirmer qu’un homme est vivant, c’est la présence d’une âme dans sa chair. Lorsqu’il rend l’âme, l’homme devient cadavre. En vérité, l’homme d’aujourd’hui est un cadavre qui se tient debout et reste en mouvement par quelque sortilège de la mécanique ou du démon. Mais c’est bien un cadavre.

    Or je le dis: "Voici que je vais faire entrer l’esprit en vous, ossements desséchés, et vous vivrez. Je mettrai sur vous des nerfs, je ferai pousser sur vous de la chair, je tendrai sur vous de la peau, je vous donnerai un esprit et vous vivrez, et vous saurez que je suis Yahvé.″ Oui, je le ferai. Un temps viendra où j’aurai de nouveau un peuple de "vivants″ et non de cadavres.
    En attendant, je donne aux meilleurs d’entre vous — ceux qui ne sont pas morts mais rendus à l’état de squelettes par manque de nourriture spirituelle — la nourriture de ma parole. Je ne veux pas votre mort par consomption.

    C’est la manne substantielle qui, avec douceur, vous rend des forces. Oh! Nourrissez-en-vous, vous les enfants de mon amour et de mon sacrifice! Pourquoi dois-je en voir tellement avoir faim, alors que le Seigneur a préparé pour eux de la nourriture en quantité qui n’est pas puisée pour ceux qui ont faim? Nourrissez-en-vous, remettez-vous debout, sortez de vos tombeaux. Sortez de l’inertie, sortez des vices du siècle, venez à la connaissance, venez "reconnaître″ le Seigneur votre Dieu.

    Je vous l’ai dit au début de cet ouvrage et au milieu de cette guerre tragique[1][16], et je vous le répète: "Cette guerre est l’une de celles qui préparent les temps de l’Antéchrist.″ Ensuite viendra l’ère de l’esprit vivant. Bienheureux ceux qui se préparent à l’accueillir.
    Ne dites pas: "Nous ne serons pas là.″

    Pas vous, pas chacun de vous. Mais il est stupide et contraire à la charité de ne penser qu’à soi. De pères athées naissent des fils athées. De pères sans vie naissent des fils sans vie. Or eux, vos fils et les fils de vos fils auront un tel besoin de force spirituelle pour cette heure ! Au fond, c’est une loi de l’amour humain que de pourvoir au bien de ses enfants et de ses petits-enfants.

    Ne soyez pas inférieurs en matière spirituelle à ce que vous êtes envers ce qui appartient à ce monde: tout comme vous donnez quelque richesse à vos enfants — ou du moins vous vous y efforcez — afin qu’ils aient des jours plus heureux que les vôtres, faites tout pour leur transmettre un héritage de force spirituelle qu’ils puissent développer et multiplier pour en avoir en abondance quand la grêle des dernières batailles du monde et de Lucifer fouettera l’humanité d’une manière telle que l’on se demandera si l’enfer ne vaut pas mieux.

    L’enfer! Elle en fera l’expérience. Pour ceux [qui resteront] fidèles à l’esprit, le paradis viendra ensuite, ainsi que la Terre qui n’est pas terre: le Royaume des cieux.»


    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta


    Fidèles à l' Esprit Saint


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Vision du Martyre d' Irène "

    Message par Maud le Dim 20 Mar - 6:49




    Vision du martyre d’Irène.



    Spoiler:
    Sainte Irène de Thessalonique,
    vierge et martyre.

    Sainte Irène de Thessalonique est associé à saint Agape et sainte Chionie.

    Les trois soeurs naquirent à Thessalonique de parents qui adoraient les idoles.
    Comme elles voulaient se faire chrétiennes, elle avaient réussi à se procurer les saintes écritures malgré l’interdiction de Dioclétien.

    Mais elles furent découvertes en 304 et menée devant le tribunal du gouverneur Dulcetius avec trois autres femmes, Eutychie, Philippe et Casie ainsi qu’un homme : Agathon.
    On les accusa de ne pas vouloir manger de viandes sacrifiées aux dieux. et elles refusaient toujours d’en consommer. Comme Eutychie était enceinte, on ordonna de la mener en prison et de prendre soin d’elles jusqu’à son accouchement.

    Puis on leur reprocha d’avoir dérobé et conservé des livres sur la doctrine chrétienne. Comme elles ne voulaient pas révéler l’endroit où elles avaient caché les écrits, Dulcétius leur proposa d’adorer les dieux en échange du pardon. Elles refusèrent.

    Irène surtout, tint un discours violent affirmant qu’elles préféraient être brûlées vives que de laisser brûler les textes sacrés.

    On la condamna alors à être exposée dans un lupanar. Ce qui fut fait immédiatement. Mais personne n’osa s’approcher d’elle ni tenir, en sa présence, des propos malveillants.
    Devant cet échec, Dulcetius la fit revenir devant le tribunal. Comme elle refusait encore de donner les textes cachés, elle fut mise sur un bûcher où pour être brûlée vive. Ses deux soeurs avaient subit le même supplice quelques jours auparavant.
    Cela se passa le 4 avril 304.
     

    Le 20 avril 1945

    Je vois avec insistance les restes d’un corps humain carbonisé. C’est quelque chose de pitoyable et d’effrayant à voir. Il était tellement rongé par les flammes qu’on aurait dit une informe statue de fer extraite du fond de la mer. On discernait encore la tête par les grands traits que constituent le nez, les pommettes et le menton, mais il y manque la rondeur des joues, la partie charnue du nez, les oreilles et les lèvres. Tout est desséché ou détruit. Il en va de même des extrémités, car celles des bras et des jambes ressemblent à des branches à demi brûlées: la chaleur a changé leur aspect, comme si de la cire en recouvrait les tendons, qui se sont déformés sous l’effet de la chaleur et ont contracté et tordu pieds et mains. Naturellement, il n’y a plus ni cheveux ni sourcils. Je ne saurais dire si ce pauvre être gisant renversé sur les restes d’un feu désormais éteint est un homme ou une femme, un jeune ou un adulte, s’il est brun ou blond. L’endroit semble se trouver à la périphérie d’une ville, là où commence la campagne, dans une zone désolée, caillouteuse, lugubre.

    Je ne cesse de contempler ce pauvre corps abandonné à cet endroit et je demande aussitôt: "Mais qui es-tu? "

    De longues heures durant, je n’obtiens aucune réponse. Mais maintenant, bien que je me retrouve au même endroit, je le vois animé de gens vêtus à l’antique qui travaillent à la construction d’un énorme bûcher de fagots mêlés à de robustes petits arbres, un bûcher solide, en mesure de bien flamber. Ensuite, je vois encore venir du côté de la ville un cortège de soldats et de population; j'ignore de quelle ville il s’agit, mais il est sûr qu’elle est près de la mer, qui scintille tout au fond sous le soleil de midi.

    Une jeune fille, à peine plus âgée qu’une adolescente, est au milieu d’eux. Elle est menée au bûcher. C’est pour elle [qu’il était préparé]. Elle y monte, sereine, sûre d’elle-même, avec cette expression de paix suprême et rêveuse que j’ai toujours vue sur le visage des martyrs.
    Une femme la suit jusqu’au pied de la pile de bois et, là, elle la salue. C’est une femme voilée et âgée, comme le révèlent ses formes plutôt épaisses et ce qu’on entrevoit d’elle quand elle soulève son voile pour embrasser la jeune fille.

    Elle ne lui dit pas un mot. Rien de plus que des baisers et des larmes. On veut la repousser et, avec rudesse, on la force à s’éloigner alors que les premières flammes lèchent déjà le bûcher et mettent le feu aux bruyères sèches des fagots. Mais, avec une dignité qui n’est pas sans hauteur, elle réplique à ceux qui lui disent: "Pourquoi t’intéresses-tu à cette rebelle? Tu en es parente? Va t-en. On ne peut rester là pour réconforter les ennemis de César.

    — Je suis Anastasia, dame romaine, sa sœur. C’est mon droit de rester auprès d’elle comme auprès des sœurs d’hier. Laissez-moi, ou j’en appellerai à l’empereur."

    On la laisse faire et elle regarde la petite jeune fille vers qui s’élèvent des langues de feu et des flots de fumée qui la cachent par moments. Elle la voit aussi sereine, souriant à son songe spirituel, insensible à la morsure des flammes; celles-ci s’en prennent tout d’abord aux cheveux, qui brûlent dans une langue de feu fumante, puis aux vêtements... jusqu’au moment où, prenant la place de son vêtement blanc brûlé par les flammes, l’instrument même de son martyre lui fait une splendide robe de feu vif qui la masque aux yeux de la foule.

    "Adieu, Irène. Souviens-toi de moi quand tu seras en paix", crie Anastasia. Alors, de derrière le voile du feu, la jeune voix tranquille répond: "Adieu. Je parle déjà de toi à..." L’on n’entend plus que le rugissement des flammes...

    Les soldats et les exécuteurs de la sentence s’éloignent lorsqu’ils comprennent que la mort est survenue, laissant le bûcher finir tout seul son œuvre de destruction.

    Anastasia ne bouge pas. Immobile entre la chaleur ardente du feu et celle du soleil — qui est fort dans cette région aride —, elle attend... jusqu’à ce que viennent les ombres du crépuscule au sein desquelles quelques lueurs restantes luisent faiblement entre les branchages du bûcher. On a l’impression qu’elles écrivent des paroles mystérieuses et racontent au soir les gloires de la jeune martyre.

    Alors Anastasia bouge. Elle ne se dirige pas vers le bûcher, mais vers une masure en ruine qui n’est guère éloignée, perdue dans cette compagne nue. Elle y entre avec assurance, à la clarté d’un premier rayon de lune, s’avance vers un petit jardin en friche, se penche sur un puits et appelle.
    Sa voix résonne comme du bronze dans la cavité du puits. Plusieurs voix lui répondent et, les unes après les autres, des ombres sortent du puits, qui doit être à sec.

    "Venez. Il n’y a plus personne. Venez, avant qu’on lui fasse quelque affront. Elle est morte comme elle a vécu, en ange. Je n’ai pas touché à ses cendres parce que... je lui ai tout donné comme le Père de mon âme me l’a ordonné. Mais... oh, c’est trop affreux de voir un jeune lys réduit en cendres!

    — Retire-toi. Nous agirons pour toi.

    — Non. Je dois m’habituer à ce supplice. Il me l’a dit. Mais alors je ne serai pas seule. Elle et les sœurs seront à mon côté, avec les anges. Soyez là maintenant, frères de Thessalonique."
    Ils s’approchent du bûcher définitivement éteint.

    Ce n’est plus qu’un tas de cendres éparses sur lequel repose le corps carbonisé que j’ai vu auparavant. Anastasia pleure doucement tandis que, à l’aide des chrétiens, il enveloppe d’un drap précieux le corps que la flamme a momifié.

    Ils la posent ensuite sur un brancard et le petit et triste cortège, longeant les contours de la ville, atteint une vaste demeure de belle apparence dans laquelle il pénètre. Ils déposent le corps dans un cimetière creusé dans le jardin tandis que l’un d’eux, un prêtre
    vraisemblablement, le bénit sous de lents cantiques chantés par les chrétiens présents.

    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Ste Irène avec ses sœurs Agape et Chiona toute trois  brulées vives


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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Viens ! regarde et écris "

    Message par Maud le Lun 21 Mar - 7:13



    L’écrivain reprend un passage concernant l’embaumement du corps de Jésus, qu’elle avait considéré superflu comme si c’était une répétition

    Le 24 avril 1945

    Entre temps, je fais cette première observation, sinon je vais l’oublier.
    Le passage "Sépulture de Jésus"[1]de l’an dernier, mis dans l’index de la Passion, et que nous avons coupé car cela nous paraissait une répétition superflue, était au contraire utile pour expliquer certaines choses à ceux qui désirent connaître (honnêtement) tout ce qui concerne le Seigneur, et même à ceux qui nient la mort réelle du Christ. Vers la fin, il y était relaté comment son Corps avait été embaumé et enveloppé de linges. Or cela explique certaines choses.

    Bon, désormais c'est fait. Mais soyez sûr que, quand je ne suis pas soutenue par Jésus, je suis une parfaite idiote, je ne vois rien, je ne comprends rien. C’est pourquoi il est tout à fait inutile de venir me demander quoi que ce soit une fois ma tâche terminée. Je ne sais plus rien. Je ne comprends plus l’utilité d’un passage. Rien. Zéro pointé et obscurité noire.
    A l’aube, ce matin, il me fut montré la raison pour laquelle ce morceau avait été placé dans l’index des passages. Et j’ai avalé mon... remède contre l’orgueil du jugement humain! Moi, je ferais maintenant une note, sur un feuillet joint, pour expliquer comment le Cadavre fut préparé, et je l’inclurais pour l’utilité et la lumière de ceux qui désirent savoir et de ceux qui nient.

    Maintenant, continuons

    Les 4 Mai1945

    Ce matin, Jésus a eu un sourire pour moi aussi…[*18]

    Un si grand découragement m’avait envahie que je me suis mise à pleurer pour de multiples raisons, dont la moindre n’était pas la fatigue d’écrire, qui plus est d’écrire avec la conviction qu’une telle bonté de Dieu et un tel effort du petit Jean étaient totalement inutiles. C’est donc en larmes que j'ai invoqué mon Maître et quand, par bonté, il est venu juste pour moi, je lui ai révélé mes pensées. Il a eu un mouvement d’épaules comme pour dire "laisse tomber le monde et ses histoires", puis il m’a caressée en ajoutant:

    "Et alors? Voudrais-tu ne plus m’aider? Le monde ne désire-t-il pas connaître mes paroles? Eh bien, parlons-en ensemble, pour avoir, moi, la joie de les répéter à un cœur fidèle et, toi, celle de les entendre.

    Les fatigues de l’apostolat !... Elles sont plus éprouvantes que celle de tout autre travail! Elles enlèvent de la lumière au jour le plus serein et de la douceur à l’aliment le plus doux. Tout devient cendres et boue, nausée et fiel. Mais, mon âme, ce sont précisément les heures auxquelles nous prenons en charge la fatigue, le doute, la misère des gens du monde qui meurent de ne pas posséder ce que, nous, nous avons. Ce sont les heures auxquelles nous en faisons le plus. Je te l’ai déjà dit l’année dernière.

    “Dans quel but?", se demande l’âme submergée par ce qui submerge le monde, autrement dit par les vagues envoyées par Satan.

    Le monde sombre. Mais l’âme clouée avec son Dieu sur la croix ne sombre pas. Elle perd sa lumière un instant et coule sous la vague nauséabonde de l’épuisement spirituel, puis elle émerge plus fraîche et plus belle.

    Ta phrase "Je ne suis plus bonne à rien" n'est que la conséquence de cette fatigue. Toi, tu ne serais jamais bonne à rien. Mais, moi, je suis toujours qui je suis, si bien que tu accompliras toujours bien ta fonction de porte-parole. Bien sûr, si je voyais que, tel un lourd joyau très précieux, mon don était caché avec avarice, utilisé imprudemment ou, par négligence, pas sauvegardé par ces garanties que la méchanceté humaine impose d’employer dans ces cas-là pour protéger le don et la créature à laquelle il est fait, je dirais:

    Cela suffit !" Et, cette fois, sans revenir sur ma décision. Cela suffit pour tout le monde, hormis pour ma petite âme qui ressemble vraiment, aujourd’hui, à une petite fleur sous une averse.

    D’ailleurs peux-tu, sous ces caresses, douter que je t’aime? Allez! Tu m’as aidé pendant la guerre. Aide-moi aujourd’hui encore... Il y a tant à faire."

    Et je me suis calmée sous la caresse de la longue main et du si doux sourire de mon Jésus, vêtu de blanc comme toujours quand il est tout entier pour moi.

    Le 5 mai 1945


    Jésus dit:

    " Petit Jean, viens avec moi car je dois te faire écrire une lettre pour les consacrés actuels. Regarde et écris.
    "
    (*18) Personne ne répond et Jésus a un doux sourire de compassion: ainsi se termine l’épisode précédent, inséré dans "L’Evangile tel qu’il m’a été révélé" du 4 mai 1945, auquel se rattache le présent passage.


    Cahiers de 1945 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta






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