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    Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

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    Maud

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    Date d'inscription : 20/01/2016
    Localisation : France

    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Le Sang des Martyrs féconde les terres"

    Message par Maud le Ven 8 Juil - 7:26




    Vision longue et terrifiante de martyrs chrétiens.

    Le 24 novembre 1946
    Le soir.

    Les martyrs et leurs conquêtes.

    Je vois un endroit qui, par son architecture et ses personnages, me rappelle beaucoup le Tullianum lors de la vision de la mort du petit Castulus[*136]. Il me rappelle également d’autres sites romains comme les cellules des cirques où j'ai vu être entassés les chrétiens sur le point d’être jetés aux lions. Mais ce n’est aucun d’eux.

    Comme à l’accoutumée, les murailles sont faites de robustes pierres carrées superposées. La lumière est faible et triste comme si elle filtrait par des meurtrières et se mêlait à la lueur incertaine d’une lampe à huile insuffisante pour éclairer l’endroit. Cet endroit est très certainement une prison, et une prison pour chrétiens, mais à la différence des autres sites que j’ai vus, ce lieu sombre et triste n’est fermé par aucune porte ou muraille.

    Dans un coin, un large couloir part de la pièce et va je ne sais où. En légère courbe comme s’il faisait partie d’une grande ellipse, il est lui aussi construit avec les pierres rectangulaires habituelles et mal éclairé par une petite flamme. L’endroit est vide. Mais sur le sol, qui semble être en granit et où de grosses pierres sont éparses en guise de sièges, se trouvent des vêtements.

    Un bruit sourd vient de je ne sais où, comme celui d’une tempête de mer entendue de loin. Il est parfois plus étouffé, parfois plus fort. Il tient du grondement, peut-être sous l’effet des murs courbés qui doivent faire écho en l’amplifiant. C’est un bruit étrange. Je crois parfois entendre une vague ou une grande cascade, à d’autres moments j’ai l’impression qu’il se compose de voix humaines et je pense alors aux hurlements d’une folle.

    A d’autres moments encore il me semble fait de sons inhumains pendant lesquels l’autre bruit s’interrompt pour exploser d’autant plus fort ensuite... Mais maintenant un bruit de pas de plusieurs personnes provient du couloir en ellipse, qui s’éclaire vivement comme si l’on apportait d’autres lampes, bruit de pas accompagné des faibles gémissements de personnes qui souffrent.

    Voici alors la terrible scène. Précédé par deux hommes colossaux d’un certain âge, barbus et à demi nus, munis de torches allumées, s’avance un groupe de personnes ensanglantées, se soutenant les unes les autres, certaines même portées. J’ai dit: des personnes, mais le mot est impropre.

    Ces corps lacérés, mutilés, ou verts ; ces visages aux joues marquées par d’atroces blessures qui ont déchiré la bouche jusqu’à l’oreille, ou fendu une joue jusqu’à laisser voir les dents fixées sur les mâchoires, ou arraché un œil qui pend hors de l’orbite privée de sa paupière désormais inexistante, ou qui manque carrément comme à la suite de quelque ablation barbare; ces têtes découvertes de leur cuir chevelu comme si une cruelle explosion les avait scalpées... ils n’ont plus l’air de personnes humaines.

    C’est une vision macabre comme un cauchemar, comme le rêve d’un fou... Ils sont la preuve qu’en l’homme un fauve se cache, prêt à se montrer et à défouler ses instincts en saisissant tout prétexte qui justifie sa fureur bestiale. Le prétexte est ici la religion et la raison d’état. Les chrétiens sont les ennemis de Rome et du divin César, ils offensent les dieux, par conséquent ils doivent être torturés.

    Et ils le sont. Quel spectacle ! Des hommes, des femmes, des vieillards, des petits enfants, des jeunes filles sont là pêle-mêle en attente de mourir de leurs blessures ou à la suite d’un nouveau supplice.

    Cependant, mis à part le gémissement inconscient de ceux que la gravité de leurs blessures rend fous de douleur, l’on n’entend pas la moindre plainte. Les hommes qui les ont amenés les abandonnent à leur sort et se retirent; les moins blessés tentent alors de secourir les plus graves, ceux qui en ont la moindre possibilité vont se pencher sur les mourants, ceux qui ne peuvent se tenir debout se traînent sur les genoux ou rampent sur le sol à la recherche de la personne qui lui est la plus chère ou de celle qu’il sait être plus faible physiquement, peut-être aussi spirituellement.

    Ceux qui peuvent encore se servir de leurs mains essaient de venir en aide aux formes nues en les recouvrant des vêtements tombés au sol, ou bien ils donnent aux membres des blessés des positions qui n’offensent pas la modestie, et étendent sur eux quelque lambeau de vêtement.

    Quelques femmes prennent sur leur sein les enfants mourants — et qui ne sont peut-être même pas les leurs — qui pleurent de douleur et de peur. D’autres se traînent auprès d’adolescentes couvertes uniquement de leurs cheveux dénoués, et essaient de revêtir leurs formes virginales avec des vêtements blancs trouvés par terre.

    Ces vêtements s’imprègnent de sang, et l’odeur du sang mêlée à la lourde fumée de la lampe à huile sature l’air de la pièce. De saints dialogues pleins de pitié s’engagent à voix basse.

    « Tu souffres beaucoup, ma fille? », demande un vieillard au crâne découvert dont la peau pend sur la nuque comme un bon net tombé. Il ne peut plus rien voir car ses yeux ne sont plus que deux plaies sanglantes.

    Il s’adresse à une femme qui a dû être une épouse épanouie mais n’est plus qu’un tas de sang; en un geste désespéré d’amour, elle presse sur son sein ouvert, du seul bras avec lequel elle peut encore le faire, son petit enfant qui tête le sang de sa mère au lieu du lait qui ne peut plus couler de ses seins lacérés.

    "Non, mon père... le Seigneur m’aide... Si au moins Severus pouvait venir... L’enfant... Il ne pleure pas... il n’est peut-être pas blessé... Je sens qu’il cherche mon sein... Ma blessure est-elle grave? Je ne sens plus une main et je ne peux pas... je ne peux pas regarder parce que je n’ai plus la force de voir... Ma vie... s’enfuit avec mon sang... Suis-je couverte, père?

    — Je ne sais pas, ma fille. Je n’ai plus d’yeux... »

    Plus loin se trouve une femme qui rampe sur son ventre comme un serpent. Par une déchirure à la base des côtes, on voit ses poumons respirer.

    « Tu m’entends encore, Christina ? », demande-t-elle en s’inclinant sur une adolescente nue, sans blessure mais au visage couleur de mort. Une couronne de roses est encore posée sur son front, sur ses cheveux noirs défaits. Elle est à demi évanouie.

    Mais à la voix et à la caresse de sa mère, elle bouge et rassemble ses forces pour dire:

    « Maman... » Sa voix n’est plus qu’un souffle. « Maman, le serpent... il m’a serrée si fort... que je ne peux plus... t’embrasser... Mais le serpent... ce n’est rien... La honte... J’étais nue..

    . Ils me regardaient tous... Maman... est-ce que je suis encore vierge même si... même si les hommes... m’ont vue... comme ça ?... Est-ce que je plais encore à Jésus?

    — Tu es revêtue de ton martyre, ma fille. Je te l’affirme: tu lui plais plus qu’avant...

    — Oui... mais... recouvre-moi, Maman... je ne voudrais plus qu’on me voie... Un vêtement, par pitié...

    — Ne t’agite pas, ma joie... Voilà. Ta mère se met là et te cache... Je ne peux plus te chercher un vêtement... parce que... je meurs... Loué soit Jé... » La femme se jette alors sur le corps de sa fille en un grand flot de sang et, après un gémissement, reste immobile. Morte?

    C’est sûrement son dernier souffle.

    « Ma mère meurt... est-ce qu’aucun prêtre n’a survécu pour lui donner la paix? interroge la jeune fille en forçant sa voix.

    — Moi je suis encore vivant. Si vous me portez.... dit un vieillard assis dans un angle, le ventre complètement ouvert...

    — Qui peut porter Cletus auprès de Christina et de Clementina? disent quelques-uns.

    — Je le pourrais peut-être, car j’ai de bonnes mains et je suis encore fort. Mais il faudra m’y conduire, parce que le lion m’a arraché les yeux, dit un jeune homme brun, grand et fort.

    — Je t’aide à marcher, Decimus, répond un jeune adolescent peu blessé, l’un des plus indemnes.

    — Mon frère et moi t’aideront à porter Cletus, disent deux robustes hommes à la fleur de l’âge, eux aussi peu blessés.

    — Que Dieu vous en récompense tous », dit le vieux prêtre éventré pendant qu’ils le portent avec précaution. Une fois déposé auprès de la martyre, il prie sur elle ; bien qu’elle soit agonisante, elle trouve encore la force de recommander son âme à un homme qui, les jambes décharnées, meurt d’hémorragie à ses côtés.

    Celui-ci demande à l’aveugle qui l’a porté s’il ne sait rien sur Quirinus.

    « Il est mort à côté de moi. La panthère lui a ouvert la gorge dès le commencement.

    — Les fauves font vite au début. Ensuite, ils sont rassasiés et se bornent à jouer, dit un jeune homme qui perd lentement son sang pas bien loin.

    — Trop de chrétiens pour trop peu de fauves, commente un vieillard qui tamponne avec un chiffon la blessure qui lui ouvre le côté sans lui atteindre le cœur.

    — Ils le font délibérément, pour profiter d’un nouveau spectacle plus tard. Ils sont certainement en train d’y penser... » observe un homme qui, de la main droite, soutient son avant-bras gauche presque arraché par le coup de dent d’un fauve. Un frisson secoue les chrétiens.

    La jeune Christina gémit:

    « Pas les serpents! C’est trop horrible!

    — C’est vrai. Il a rampé sur moi et m’a léché le visage de sa langue visqueuse... Ah, j'ai préféré le coup de griffe qui m’a ouvert la poitrine, mais a aussi tué le serpent, au froid de celui-ci. Ah! » Une femme se porte des mains vacillantes et ensanglantées au visage.

    « Pourtant, tu es âgée. Le serpent était réservé aux vierges.

    — Ils ont tourné nos mystères en ridicule. D’abord Eve séduite par le serpent, puis les premiers jours du monde: tous les animaux.

    — Oui. La pantomime du paradis terrestre... Cela a valu au directeur du cirque d’être récompensé, dit un jeune.

    — Après en avoir broyé beaucoup, les serpents se sont jetés sur nous jusqu’à ce qu’on ouvre les portes des fauves, et ce fut le signal du combat.

    — Ils nous ont couvertes de cette huile et les serpents ne nous ont pas voulues comme proies pour le repas... Qu’allons-nous devenir maintenant?

    Je pense à la nudité.... gémit une toute jeune adolescente.

    — Aide-moi, Seigneur! Mon cœur vacille...

    — J’ai confiance en lui...

    — Je voudrais que Severus arrive, pour l’enfant…

    — Il est vivant, ton fils ? » demande une mère toute jeune qui pleure sur ce qui était son fils mais qui n’est plus maintenant qu’un morceau de chair informe: un petit tronc, seulement un tronc, sans tête ni membres.

    « Il est vivant, et sans la moindre blessure. Je l’avais mis derrière mon dos. C’est moi que la bête a déchirée. Et le tien?

    — Sa petite tête aux boucles légères, ses petits yeux couleur de ciel, ses petites joues, ses mains comme des fleurs, ses petits pieds qui apprenaient tout juste à marcher sont maintenant dans le ventre d’une lionne... Ah, c’était une femelle et elle sait certainement ce que signifie être mère, et pourtant elle n’a eu aucune pitié pour moi!

    — Je veux maman! Je veux maman! Elle est restée par terre avec papa... Et j'ai mal. Maman me ferait guérir le ventre !, pleure un enfant de six ou sept ans, à qui une morsure ou un coup de patte a ouvert nettement la paroi abdominale et qui agonise rapidement.

    — Tu vas aller bientôt rejoindre ta maman, Tes frères les anges du ciel vont t’y porter, mon petit Linus. Ne pleure pas comme ça... » C’est une jeune fille assise à côté de lui qui le réconforte en le caressant de sa main la moins blessée.

    Mais l’enfant souffre sur le sol dur et il tremble, si bien que la jeune fille, avec l’aide d’un homme, le prend sur ses genoux, le soutient et le berce ainsi.

    « Où est votre père, demande Cletus aux deux frères qui l’ont porté avec l’aveugle.

    — Il a fait le repas du lion, sous nos yeux. Pendant que le fauve lui mordait déjà la nuque, il nous a dit: "Persévérez.″ Il n’a rien pu ajouter, parce qu’il a eu la tête arrachée...

    — C’est du ciel qu’il parle maintenant. Bienheureux Crispinianus!

    — Heureux frères! Priez pour nous.

    — Pour notre dernier combat.

    — Pour notre persévérance finale.

    — Par amour pour nos frères et sœurs.

    — Ne craignez rien. Ils étaient déjà parfaits dans l’amour, à tel point que le Seigneur a voulu les reprendre dès le premier martyre, mais ils sont désormais encore plus parfaits, puisqu’ils vivent au ciel et connaissent la perfection de notre très-haut Seigneur, qu’ils reflètent.

    Leurs corps que nous avons laissés dans l’arène sont seulement des dépouilles, tout comme les vêtements qu’on nous a enlevés. Mais eux, ils sont au ciel. Leurs dépouilles sont inertes, mais eux, ils sont vivants. Vivants et actifs. Ils sont avec nous.

    N’ayez pas peur. Ne vous préoccupez pas de la manière dont vous mourrez. Jésus l’a dit: "Ne vous préoccupez pas des choses de la terre. Votre Père sait ce dont vous avez besoin." Il connaît votre volonté et votre résistance. Il sait tout et il viendra à votre secours. Encore un peu de patience, mes frères, et ce sera la paix. Le ciel se conquiert avec patience et violence.

    Patience dans la douleur. Violence envers nos peurs d’hommes. Détruisez-les. C’est une tentation de l’Ennemi infernal pour vous arracher à la vie du ciel. Repoussez vos peurs.
    Ouvrez votre cœur à la confiance absolue.

    Dites: "Notre Père qui est au ciel nous donnera notre pain quotidien de force parce qu’il sait que nous désirons son Royaume, et nous mourons pour lui en pardonnant à nos ennemis".

    Non, j’ai dit un mot de pécheur: il n’y a pas d’ennemis pour un chrétien.

    Celui qui nous torture est aussi bien notre ami que celui qui nous aime. Il l’est au contraire doublement. Parce qu’il nous sert sur la terre à témoigner de notre foi, et parce qu’il nous revêt du vêtement de noces pour le banquet éternel.

    Prions donc pour nos amis, pour ces amis qui ne savent pas à quel point nous les aimons. Ah, en ce moment nous sommes vraiment semblables au Christ parce que nous aimons notre prochain jusqu’à mourir pour lui.

    Nous aimons. Exactement! Nous avons appris ce que signifie être des dieux. Car l’Amour est Dieu, et celui qui aime est semblable à Dieu, il est vraiment fils de Dieu.

    Nous aimons évangéliquement, non pas ceux dont nous attendons joies et récompenses, mais ceux qui nous frappent et nous prennent jusqu’à la vie. Nous les aimons avec le Christ en disant: "Père, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font."

    Et avec le Christ nous disons: "Il est juste que le sacrifice s’accomplisse, parce que nous sommes venus pour l’accomplir et nous voulons qu’il s’accomplisse." Avec le Christ nous disons aux survivants: "Vous souffrez maintenant.

    Mais votre douleur se changera en joie quand vous nous saurez au ciel. Du ciel, nous vous apporterons la paix dans laquelle nous vivrons." Avec le Christ nous disons: "Quand nous serons partis, nous enverrons le Paraclet faire son mystérieux travail dans les cœurs de ceux qui ne nous ont pas compris et qui nous ont persécutés pour cette raison.

    ″ Avec le Christ, ce n’est pas aux hommes mais au Père que nous confions notre esprit afin qu’il le soutienne de son amour dans notre nouvelle épreuve. Amen. "

    Le vieux Cletus, éventré, mourant, a parlé d’une voix si forte, si assurée, qu’une personne en bonne santé n’en pourrait avoir de semblable. Il a transmis son esprit héroïque à tous, à tel point qu’un doux chant s’élève de ces êtres déchirés...

    « Où est ma femme? interroge une voix depuis le couloir, interrompant le chant.

    — Severus! Mon mari! Mon enfant est vivant! Je l’ai sauvé pour toi! Mais tu arrives à temps... parce que je meurs. Prends, prends notre Marcellinus! »

    L’homme s’avance, se penche, embrasse son épouse mourante, saisit l’enfant de la main tremblante de sa femme et leurs deux bouches, qui se sont saintement aimées, s’unissent une dernière fois en un unique baiser posé sur la petite tête innocente.

    « Cletus... Bénis... Je meurs... » On pourrait croire que la femme a retenu sa vie jusqu’à l’arrivée de son époux. Sur un râle, elle s’abat dans les bras de son mari à qui elle murmure:

    « Pars, pars... avec l’enfant... à Puden... » La mort lui coupe la parole.

    « Paix à Anicia, dit Cletus.

    — Paix! », répondent-ils tous.

    Son mari la contemple, étendue à ses pieds, vidée de son sang, déchirée... Ses larmes tombent sur le visage de la morte, puis il dit: « Ma fidèle épouse, souviens-toi de moi ! » Il se tourne ensuite vers son vieux beau-père:

    « Je la porterai dans la vigne de Titus. Caïus et Sostenutus m’attendent dehors avec une civière.

    — Ils vous laissent passer?

    — Oui. Ceux qui ont encore des parents vivants auront une sépulture...

    — Contre de l’argent?

    — Contre de l’argent... ou même sans. Tous ceux qui le veulent peuvent venir reprendre leurs morts et faire leurs adieux aux vivants. Ils espèrent par là que la vue des martyrs affaiblira ceux qui sont encore libres et que cela les convaincra de ne pas devenir chrétiens, et ils escomptent que nos paroles... vous affaibliront. Ceux qui n’ont pas de famille iront au charnier... Mais nos diacres viendront de nuit chercher leurs restes...

    — Est-ce qu’un nouveau martyre se prépare?

    — Oui. C’est bien pour cette raison qu’ils laissent passer la famille et que les martyrs seront ensevelis cette nuit. Eux, ils seront occupés par le spectacle...

    — Pourquoi si tard? Quel spectacle peut-il y avoir de nuit?

    — Oui, quel spectacle?

    — Le bûcher. À la nuit noire...

    — Le feu! Oh...

    — Pour ceux qui mettent leur espoir en Dieu, les flammes seront comme la douce rosée de l’aurore. Souvenez-vous des jeunes gens dont parle Daniel. Ils marchaient au beau milieu des flammes en chantant.

    C’est beau, une flamme! Elle purifie et habille de lumière, au contraire des fauves immondes, des serpents lubriques, des regards impudiques qui se posent sur le corps des vierges.

    Mais la flamme! S’il demeure en nous quelque péché, que la flamme du bûcher soit pour nous semblable au feu du purgatoire.

    Un bref purgatoire, d’ailleurs, puis, revêtus de lumière, nous irons à Dieu. Oui, c’est à Dieu, la Lumière, que nous irons ! Fortifiez vos cœurs. Ils voulaient être lumière pour le monde païen. Que les feux du bûcher soit le début de la lumière que nous apporterons à ce monde de ténèbres", dit encore Cletus.

    Des pas lourds et ferrés passent dans le couloir.

    « Decimus, tu es encore vivant? demandent deux soldats à leur entrée dans la pièce.

    — Oui, mes compagnons. Vivant, et pour vous parler de Dieu. Venez. Je ne puis venir à vous car jamais plus je ne verrai la lumière.

    — Quel malheur! disent les deux soldats.

    — Non: quel bonheur! Je suis heureux. Je ne verrai plus la laideur du monde. Les flatteries de la chair et de l’or ne pourront plus passer par mes pupilles pour me tenter.

    Dans les ténèbres de la cécité momentanée je vois déjà la Lumière. Je vois Dieu!

    — Mais ignores-tu que tu seras bientôt brûlé? Ne sais-tu pas que, parce que nous t’aimons, nous avons demandé à te voir pour te faire fuir si tu étais encore vivant?

    — Fuir? Me détestez-vous au point de vouloir m’enlever le ciel? Vous n’étiez pas ainsi lors des mille combats que nous avons soutenus côte à côte pour l’empereur. En ce temps-là, nous nous encouragions mutuellement à être des héros. Et voilà qu’aujourd’hui, alors que je me bats pour un Empereur éternel, d’une immense puissance, vous m’incitez à la lâcheté?

    Le bûcher?

    Ne serais-je pas volontiers mort dans les flammes à l’assaut d’une cité ennemie pour servir l’empereur et Rome, c’est-à-dire un homme comme moi, et une ville qui existe aujourd’hui et n’existera plus demain? Et maintenant que je donne l’assaut à mon véritable Ennemi pour servir Dieu et la Cité éternelle où je règnerai avec mon Seigneur, vous voulez que je craigne les flammes? »

    Les soldats se regardent, ébahis.

    Cletus reprend la parole: « Les martyrs sont les seuls héros. Leur héroïsme est éternel. Leur héroïsme est saint. Leur héroïsme ne nuit à personne. Ils ne ressemblent pas aux Stoïques dont les stoïcismes sont arides, ni aux cruels aux violences inutiles et infâmes. Ils ne volent aucun trésor. Ils n’usurpent aucun pouvoir.

    Ils donnent. Ils donnent ce qu’ils ont, leurs richesses, leurs forces, leur vie... Ils sont ces généreux qui se dépouillent de tout pour donner. Imitez-les. Vous, les serviteurs soumis d’un homme cruel qui vous envoie donner la mort et la trouver vous-mêmes, passez à la Vie, venez servir la Vie, servir Dieu. Une fois retombée l’ivresse de la bataille, quand le signal impose le silence dans le camp, avez-vous jamais ressenti la joie que vous sentez être celle de votre compagnon?

    Non: fatigue, nostalgie, peur de la mort, nausée devant tant de sang et de violences...

    Mais ici... Regardez! Ici on meurt et on chante. Ici on meurt et on sourit. Car nous n’allons pas mourir, mais vivre. Nous ne connaissons pas la mort mais la Vie, le Seigneur Jésus. »

    Deux autres de ces types musclés venus au début entrent avec des torches.

    Ils sont accompagnés de deux autres hommes vêtus avec recherche. Les torches tenues haut par les deux premiers fument. Ceux qui les accompagnent se penchent pour regarder les corps.

    Ils se consultent: « Mort... Celui-là aussi... Celle-ci agonise... L’enfant est déjà froid comme la glace... Le vieux va bientôt mourir... Et celle-là? Le serpent lui a broyé les côtes. Regarde, elle a déjà de l’écume rose sur les lèvres.

    — Je serais d’avis... Laissons-les mourir ici.

    — Non, le jeu a déjà été inscrit au programme. Le cirque se remplit de nouveau.

    — Ceux des autres prisons pourraient suffire.

    — Trop peu! Proculus n’a pas su gérer les quantités. Il en a destiné trop aux lions, et trop peu au bûcher...

    — C’est vrai. Que faire?

    — Attends. »

    L’un d’eux se place au centre de la pièce et demande: « Que ceux d’entre vous qui sont moins blessés se lèvent. » Une vingtaine de personnes se lèvent.

    « Pouvez-vous marcher? Vous tenir debout?

    — Nous le pouvons.

    — Tu es aveugle, disent-ils à Decimus.

    — Je peux être guidé. Ne me privez pas du bûcher, car je suppose que c’est à cela que vous pensez, répond Decimus.

    — C’est bien à cela. Et tu désires le bûcher?

    — Je le demande comme une grâce. Je suis un soldat fidèle. Voyez les cicatrices de mes membres. En récompense de mon long et fidèle service à l’empereur, accordez-moi le bûcher.

    — Si tu aimes tant l’empereur, pourquoi le trahis-tu?

    — Je ne trahis ni l’empereur ni l’empire, car je ne fais rien contre eux. Mais je sers le vrai Dieu, qui est l’Homme-Dieu et le seul à être digne d’être servi jusqu’à la mort.

    — Cassianus, contre de tels cœurs les tortures ne servent à rien. C’est moi qui te le dis. Nous ne faisons que nous couvrir de cruauté sans but.... dit un intendant du cirque à son compagnon.

    — C’est peut-être vrai. Mais le divin César...

    — Laisse tomber! Vous qui marchez, sortez d’ici! Attendez-nous près des sorties. Nous allons vous donner des vêtements neufs. »

    Les martyrs font leurs adieux à ceux qui restent. Un adolescent s’agenouille pour être béni par sa mère. De son sang, une jeune fille trace une petite croix comme si c’était du chrême sur le front de sa mère qui la quitte pour monter sur le bûcher. Decimus étreint ses deux frères d’armes.

    Un vieillard embrasse sa fille mourante et s’éloigne d’un pas assuré. Tous se font bénir par le prêtre Cletus avant de sortir... Les pas de ceux qui marchent vers la mort s’éloignent dans le couloir.

    « Vous restez encore ici? demandent les intendants aux deux soldats.

    — Oui, nous restons.

    — Pour quel motif? C’est... risqué. Ceux-là corrompent les fidèles citoyens. »

    Les deux soldats haussent les épaules.

    Les intendants s’en vont tandis que des fossoyeurs entrent avec des civières pour emporter les morts. Il y a un peu de confusion, car des parents de morts et de mourants les accompagnent, de sorte qu’on assiste à des larmes et des adieux entre les uns et les autres.

    Les deux soldats en profitent pour suggérer à un enfant:

    « Fais semblant d’être mort. Nous te mettrons à l’abri.

    — Est-ce que, vous, vous trahiriez l’empereur en vous mettant à l’abri alors qu’il a confiance en vous pour sa gloire?

    — Certainement pas, mon garçon.

    — Eh bien, moi non plus je ne trahis pas mon Dieu, qui est mort pour moi sur la croix. »
    Les deux soldats, littéralement abasourdis, se demandent:

    « Mais qui leur donne une telle force? » Puis, le coude contre la muraille pour se soutenir la tête, ils restent là à observer, méditatifs.

    Les intendants reviennent avec des esclaves et des civières. Ils disent: »Vous êtes encore bien peu pour le bûcher. Que les moins blessés s’assoient. »

    Les moins blessés! Ils sont tous plus ou moins agonisants, et sont incapables de s’asseoir.

    Mais les voix supplient : « Moi ! Moi! Pourvu que vous me portiez... »
    On en choisit onze autres...

    « Heureux êtes-vous! Prie pour moi, Maria! Adieu Placidus! Souviens-toi de moi, mère! Mon fils, appelle vite mon âme! Ô mon époux, que la mort te soit douce ! ... » Les adieux s’entrecroisent.

    On emporte les civières.

    « Soutenons les martyrs de notre prière. Offrons pour eux la double douleur de nos membres et de notre cœur qui se voit privé du martyre. Notre Père... » Cletus, livide à faire peur et mourant, rassemble néanmoins ses forces pour réciter le Notre-Père.

    Un homme entre, hors d’haleine. A la vue des deux soldats, il recule et retient le cri qu’il avait déjà sur les lèvres.

    « Tu peux parler, homme. Nous ne te trahirons pas. Nous, soldats de Rome, demandons à devenir soldats du Christ.

    — Le sang des martyrs féconde les terres », s’exclame Cletus. S’adressant à l’arrivant, il demande:

    « As-tu les mystères?

    — Oui. J’ai pu les donner aux autres un instant avant qu’on les emmène dans l’arène. Voilà! »
    Les soldats, stupéfaits, regardent la bourse de pourpre que l’homme sort de sa poitrine.

    « Soldats, vous vous demandez d’où nous tirons notre force. La voilà, la Force! Voici le Pain des forts. Voici Dieu qui entre vivre en nous. Voici..
    .
    — Vite! Vite, mon père! Je meurs... Jésus... et je mourrai heureuse: vierge, martyre et heureuse », s’écrie Christina en haletant dans les spasmes de la suffocation,

    Cletus se hâte de rompre le pain et de le donner à l’adolescente, qui se recueille paisiblement, les yeux fermés.

    « A moi aussi... et puis... appelez les serviteurs du cirque. Je veux mourir sur le bûcher... », murmure un enfant dont les épaules sont déchiquetées et la joue ouverte de la tempe à la gorge, qui saigne.

    « Tu peux avaler?

    — Je le peux, je le peux. Je n’ai ni bougé ni parlé pour ne pas mourir... avant l’eucharistie.

    J’espérais... Maintenant... »

    Le prêtre lui tend un peu de mie du pain consacré. L’enfant essaie d’avaler, mais sans y parvenir. Un soldat pris de pitié s’incline pour lui soutenir la tête pendant que l’autre, ayant trouvé dans un coin une amphore contenant un reste d’eau au fond, tente de l’aider à avaler en la lui versant goutte à goutte entre les lèvres.

    Pendant ce temps, Cletus rompt les espèces et les distribue aux plus proches. Il prie ensuite les soldats de le transporter pour apporter l’eucharistie aux mourants. Puis il se fait reconduire à sa place et dit:

    "Que notre Seigneur Jésus vous récompense de votre pitié. "

    L’enfant qui avait de la peine à avaler les espèces est pris d’un bref halètement, se débat...

    Un soldat pris de pitié le prend dans les bras. Mais ce faisant un flot de sang jaillit de la blessure du cou et inonde sa cuirasse étincelante.

    « Maman! Le ciel... Seigneur... Jésus... » Le petit corps s’abandonne.

    « Il est mort... Il sourit.

    — Paix au petit Fabius! dit Cletus qui pâlit à vue d’œil.

    — Paix! », répondent les mourants,

    Les deux soldats discutent entre eux. Puis l’un dit:

    « Prêtre du vrai Dieu, finis ta vie en nous prenant dans ton armée.

    — Pas la mienne, celle du Christ Jésus... Mais... c’est impossible... Auparavant... il faut être catéchumène...

    — Non, nous savons qu’on peut donner le baptême en cas de mort.

    — Vous êtes... en bonne santé... » Le vieil homme halète.

    « Nous sommes mourants puisque... Avec un Dieu comme le vôtre qui vous rend tous
    tellement saints, à quoi bon continuer à servir un homme corrompu?

    Nous voulons la gloire de Dieu. Baptise-nous: moi, Fabius, comme le petit martyr, et mon compagnon Decimus comme notre glorieux compagnon d’armes. Après cela nous volerons au bûcher.

    Que vaut la vie du monde quand on a compris votre Vie ? »

    Il n’y a plus d’eau... aucun liquide... Cletus se sert de sa main tremblante comme d’une coupe et recueille le sang qui goutte de son atroce blessure: « Agenouillez-vous... Je te baptise, Fabius, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit... Je te baptise, Decimus, au nom du Père... du Fils... du Saint... Esprit... Que le Seigneur soit avec vous pour la Vie... éternelle... Amen! »

    Le vieux prêtre a terminé sa mission, sa souffrance, sa vie... Il est mort...

    Les deux soldats le regardent. Ils dévisagent un moment ceux qui meurent lentement, sereins... souriant dans leur agonie, en extase eucharistique.

    « Viens, Fabius. N’attendons pas un instant de plus. Avec de tels exemples, la voie est sûre! Allons mourir pour le Christ! »

    Et ils partent en courant rapidement dans le couloir à la rencontre du martyre et de la gloire.

    Dans la pièce, les gémissements se font de plus en plus faibles et rares... Du cirque provient le même vacarme qu’au début. La foule recommence à gronder dans l’attente du spectacle.


    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Martyr des premiers Chrétiens


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Emmanuel
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Emmanuel le Ven 8 Juil - 10:17

    Saisissant... Terrifiant, et si beau, à la fois.

    J'encourage chacun à lire cette dernière vision, même si elle est longue.

    Plus que tout ce qu'on peut lire sur les martyrs, cette vision nous aide à comprendre ce que ceux-ci ont vécu, et nous fait découvrir les miracles que peut accomplir la Grâce dans les âmes.
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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Vision de Marie Immaculée "

    Message par Maud le Sam 9 Juil - 7:10




    Après avoir vu passer la procession de Marie Immaculée, l’écrivain dit que la réalité spirituelle des visions est trop différente de la matérielle.


    Le 8 décembre 1946

    La procession est passée. J’ai voulu la voir. Je suis exténuée par l’effort que j’ai fait de me lever pour regarder... Cela m’a remis tant de choses en mémoire que j’en étais tout émue. J’ai déposé des baisers ainsi que mon âme aux pieds de Marie... J’aurais bien voulu être à la place de Bernadette, pour toujours... mais au ciel, pas ici-bas.

    Toutefois, Vierge sainte, si je t’ai rendu hommage en tant que fidèle — et tu le sais —, tu sais aussi que j’ai dû me rappeler autre chose que ta seule image et voir ta représentation par l’intermédiaire de mon âme, car ceux qui t’ont vue comme je t’ai vue trouvent la plus belle des reproductions si froide, si matérielle, si laide qu’ils ne peuvent la regarder sans souffrir.

    C’est là notre châtiment de voyants.

    La réalité spirituelle est trop différente de la réalité matérielle, et cela nous laisse une impression de froid, presque de... malaise. Oh, toi, toi! Toi, comme nous te voyons, comme tu es! Quel artiste peut te sculpter ou te peindre sans te défigurer, de telle sorte que nous ne pouvons te voir sans en ressentir de la peine, la peine de celui qui voit enlaidi ce qui est d’une indescriptible beauté?

    Comme tu nous aimes, mon Dieu! Ce seul don de vous voir tels que vous êtes nous récompense de toutes les autres souffrances. Mais je me dis en même temps qu’il m’a été plus doux de constater l’hommage du peuple, et surtout d’entendre ce matin, à mon douloureux réveil, ta salutation maternelle que de voir ton effigie si différente de ce que tu es

    .
    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Marie , Immaculée Conception


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Jésus parle du Paraclet à Maria "

    Message par Maud le Dim 10 Juil - 7:14




    Jésus rassure l’écrivain: c’est bien lui qui parle.


    Le 14 décembre 1946


    A 5 h 20 du matin.


    Je m’éveille, Je trouve mon affliction à mon chevet et je la prends sur mes épaules comme une croix. Mais voici, en même temps, la chère voix de Dieu: « Jésus vient donner son baiser (l’eucharistie) à sa petite épouse. » Je réponds: « Oh, mon Seigneur, apporte-moi une lumière, Dis-moi si c’est vraiment toi. Tout ce que me font endurer les pères servites de Marie en général, et le Père Migliorini en particulier, m’incite à penser que je me fais des illusions, que je suis une malade mentale et une obsédée.

    Est-ce bien toi qui parles, ou est-ce ma tête qui est devenue malade et qui délire ? Est-ce toi, ou est-ce Satan? C’est là ma plus grande souffrance, tu le sais: la crainte de prêter l’oreille à des voix qui ne soient pas les tiennes ou celles de tes saints, la peur de me tromper en prenant pour ta parole ce qui n’est qu’une pensée personnelle. "

    Jésus me répond:


    « Et quand bien même? Ne t’ai-je pas dit que c’est du cœur que proviennent les pensées des hommes et que c’est à ses fruits qu’on reconnaît l’arbre? N’est-il pas dit dans l’Ecriture et dans la Sagesse que celui qui me fait connaître obtiendra la vie éternelle et que celui qui œuvre pour moi ne pèchera pas?

    Combien de fois n’ai-je pas dit ouvertement ou de façon voilée que celui qui est habité par la Sagesse est habité par moi, que celui qui profère des paroles surnaturelles est une voix de l’Esprit de Dieu qui habite en son cœur? Car, mon âme bien aimée, c’est l’Esprit de Dieu qui accomplit ces actions dans le cœur des hommes chez qui il fait sa demeure, pour les avoir trouvés méritants d’être ha bités par lui.

    Or l’Esprit Paraclet est l’Amour du Père et du Fils. Si donc tu entends ces paroles résonner dans ton cœur, c’est signe que tu écoutes les divins colloques de la sainte Trinité. Et si tu m’entends parler, c’est signe que je suis en toi, avec mon amour. Et quand bien même ce serait ton cœur qui te suggérait ces pensées que tu mets ensuite par écrit, c’est signe que ton cœur est rempli de Dieu, car "c’est du cœur de l’homme que provient ce qui sort par sa bouche".

    Par conséquent, si ton cœur suscite sur tes lèvres et à ton esprit des pensées, des visions ou des paroles divines ou surnaturelles, c’est signe que ton cœur est saint, et qu’il est seulement occupé par l’amour, la justice et les réalités célestes; c’est signe que ta conversation se tient au ciel et que tu y habites avec ton âme, puisque tu renfermes le ciel en toi. Bienheureux ceux qui te ressemblent!

    De quoi t’affliges-tu donc, mon bel arbre, mon doux pommier, mon suave olivier, si tu produits des fruits célestes qui ont la douceur de la Sagesse que nous sommes, et sont lumineux comme de l’huile pure, enflammée par la Lumière que nous sommes?

    Sois donc en paix! Sois en paix, ma bien-aimée, ma fidèle, mon amoureuse et ma petite épouse aimée. Sois en paix. Avance sereinement. Tu fais ce que je veux. Ceux qui s’opposent à toi ne te blessent pas toi, mais moi, car c’est moi qu’ils attaquent et moi seul; c’est moi en effet, et personne d’autre que moi, qui possède et manifeste ma grandeur, qui resplendis et enseigne, et qui vis en toi. Avances. Tu fais aimer le Seigneur, Marie et le céleste peuple des saints.

    Cela te suffirait pour obtenir la vie éternelle! Il y a en outre ton long amour, toujours croissant. Il y a ta souffrance. Il y a ton immolation. Il y a toi tout entière. Ah, ne crains rien! Tu ne peux te tromper parce que tu es plongée dans l’amour héroïque. Ne crains rien. Ce qui est déjà rempli ne peut rien recevoir de plus, ce qui est immergé ne peut être submergé par autre chose que ce qui s’y trouve déjà.

    N’aie pas peur. Avance et pardonne.

    Les myopes et ceux qui, à cause de leur triple sensualité — ou seulement à cause de leur orgueil —, vivent au ras du sol, ont de la cataracte sur les pupilles de leur intelligence: c’est pourquoi ils ne peuvent percevoir le soleil qui resplendit sur les sommets des montagnes qui touchent le ciel parce qu’elles aiment le ciel, l’altitude, la pureté, et ils ne voient pas davantage les plantes que le soleil fait pousser sur les cimes.

    Pareillement, ils ne voient pas les divins contacts du Soleil-Dieu avec le sommet de ton âme ni les plantes que ta volonté de m’aimer a fait naître au plus haut point de ton âme, alors que le Soleil-Dieu les fait croître avec toujours plus de luxuriance, et aucune tempête ne saurait les arracher.

    On peut appliquer à toute âme qui se donne entièrement à la Sagesse ces mots du livre sapientiel: "J’y ai grandi comme le cèdre du Liban, comme le cyprès sur le mont Hermon. J’ai grandi comme le palmier d’Engaddi, comme les plants de roses de Jéricho, comme un olivier magnifique dans la plaine, j'ai grandi comme un platane sur la place près de la fontaine. Comme le cinnamome et l’acanthe j'ai donné du parfum." Car qui se donne à la Sagesse embaume la Sagesse. Et la Sagesse est féconde.

    C’est une belle et utile forêt de plantes de toutes sortes, comprenant des fleurs, des fruits, des parfums suaves, nourrie des sources éternelles de sa nature même: la divinité. Cet éloge ne vaut pas seulement pour Marie. Certes, en elle la Sagesse fut plénière, et elle a atteint toute la perfection d’une créature. Mais, c’est moi qui te le dis, elle appartient également à toutes les âmes qui se donnent à la sagesse, et la liturgie l’applique à bon nombre de celles qui ont su posséder la Sagesse.

    Qui es-tu ? Ils te le demandent et tu te le demande toi-même. Je reprends les mots d’Isaïe pour te dire quel est ton nom: "Je leur donnerai…un nom meilleur que des fils et des filles: je leur donnerai un nom éternel qui jamais ne sera effacé."

    Je reprends encore les mots de Jean, le bien-aimé: "Au vainqueur je donnerai de la manne cachée et je lui donnerai aussi un caillou blanc, un caillou portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit. » Je te l’ai déjà donné, et je ne te l’enlèverai pas si tu me restes fidèle. Je ne te l’enlèverai pas, et tu le porteras avec beaucoup d’autres, avec tous "ceux qui viennent de la grande épreuve" vers le lieu où il n’existe plus de souffrance, car "Dieu essuiera toute larme de leurs yeux."

    Es-tu en paix, ma petite épouse? Suis-je bien venu t’embrasser comme je te l’ai promis au début? Mon miel eucharistique est-il en toi? Sens-tu combien il est doux? Nos deux cœurs ne battent-ils pas à l’unisson? Mon Sang t’enivre-t-il? Est-ce que mon Soleil brille en toi? Il te réchauffe, te console?

    Ah, ma Maria! Mais viens donc! Abandonne-toi! Il est si beau de s’aimer et d’oublier les chars d’Amminadîb, féroces, durs, sombres, glacés, matériels. Viens à l’amour! Donne-moi ton amour!

    J’ai si peu d’âmes qui m’aiment sans réserve comme tu le fais. Pour quoi voudrais-tu te retirer par peur de la voix d’hommes qui se tiennent entre l’herbe et la boue tels des grenouilles qui voudraient bien faire taire le rossignol et voler vers le soleil comme la colombe mais sont irritées de ne pouvoir le faire?

    Viens, c’est vraiment moi. Viens.

    Tu ne peux douter, tu ne doutes plus lorsque je me tiens ainsi. Certes, l’extase n’est pas de tous les instants. Tu dois donc savoir rester heureuse et assurée comme tu l’es en ce moment, même après l’extase quand l’incompréhension et la méfiance voulues par les hommes te cernent. Tout pas sera, mon âme. Mais moi, je resterai toujours, et pour toujours. Après le Calvaire vient la Résurrection, après la Passion, l’Ascension, pour le Christ comme pour les épouses du Christ.

    Que ma paix, que mon amour soient en toi, à toi, avec toi, toujours. »


    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta






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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Jésus Sauveur est lumière et Sagesse "

    Message par Maud le Mar 12 Juil - 7:05



    Jésus parle des simples, en particulier des bergers.
    Marie énumère sept pratiques pour devenir "de vivants berceaux pour le Sauveur".



    Le 25 décembre 1946

    Jésus dit:

    « Je viens et je vous tends les bras comme à mes bergers: ils sont les premiers que j'aie aimés sur la terre, et j'ai continué à les aimer parce qu’ils ont continué, eux aussi, à m’aimer du même cœur simple que cette nuit-là. Je vous les donne en modèle, parce que je veux que, pour m’aimer, vous suiviez la route la plus facile et la plus sûre: celle de la simplicité. C’est aussi la voie de "notre" Thérèse de l’Enfant-Jésus. C’est encore la voie de ceux qui, possédant la Sagesse, pressentent que les chemins inaccessibles sont dangereux pour les forts eux-mêmes, alors que les voies simples sont sûres.

    L’homme ne doit jamais se fier à ses propres forces. S’il est fort aujourd’hui, il peut être demain plus fragile qu’un jonc, ou même qu’un jonc brisé. Le poids susceptible de le briser sera justement de rechercher de grandes choses compliquées, impliquant formules et programmes, méthodes hyperboliques d’une rude ascèse que l’homme ne peut entreprendre par lui-même.

    Non, ce n’est pas ainsi qu’on se sauve facilement. C’est par le désir d’aimer, tout simplement. Un enfant sait le faire. Un berger aussi. Je peux parfaitement me précipiter sur une personne qui m’aime simplement pour l’élever à des hauteurs vertigineuses d’actes héroïques stupéfiants. Mais croyez-vous que sa joie — la joie paradisiaque de me posséder au ciel — sera plus grande que celle d’une âme qui s’est humblement sanctifiée par des actes simples faits par amour pour moi?

    Certains de mes humbles bergers sont morts avant que je ne sois devenu le Maître, et n’ont pu faire davantage que m’adorer cette nuit-là de tout leur être, inclinés devant ma mangeoire et mon berceau, puis de toute leur âme durant quelques jours ou quelques années, jusqu’à leur mort, après que la férocité d’Hérode m’eut séparé d’eux: mais croyez-vous qu’ils jouissent tous au ciel d’une gloire et d’une joie moindres que celle des trois Sages d’Orient qui furent les chefs de file de tous les savants et les puissants qui allaient m’aimer par la science, au cours des siècles?

    Non, au contraire, Je vous le dis: nombre de personnes instruites, après m’avoir aimé, se sont perdues pour avoir voulu me connaître par une science excessive, ou bien purifient encore leur culte scientifique et compliqué — ce culte assailli par les rafales glacées de la science — dans le feu purificateur qui leur apprend à aimer sans vouloir analyser l’amour ni l’Objet de l’amour; mais les bergers qui m’ont servi comme disciples sont tous passés de la mort à la Vie, et ceux qui se sont éteints avant que je ne monte vers le Père, de la mort à une paisible attente de moi dans les limbes.

    Mieux, je vous l’affirme: alors que l’un des douze apôtres s’est perdu, aucun des douze bergers ne fut privé de l’auréole des bienheureux. La raison en est que, dans leur simplicité, ils furent comblés et pénétrés de ma simplicité d’Enfant. Ils ne contemplèrent et n’aimèrent que le Fils né au peuple d’Israël, l’Enfant Sauveur "enveloppé de langes et couché dans une crèche″, qu’ils virent plus tard téter et grandir, comme tous les enfants. Sa pauvreté et ses limites d’enfant ne remirent pas en question leur foi en l’origine divine de ce petit être né à Bethléem de Judée, ils ne calculèrent pas les avantages qu’ils pourraient en tirer, alors que la plupart en Israël rêvaient d’un roi vengeur, au lieu du Sauveur spirituel de son peuple et du monde. Ils ont aimé, toujours.

    Même ceux qui, par la suite, me virent et me servirent parmi les acclamations de la foule, aimaient. Ils surent n’aimer que le Sauveur. Ils surent ne suivre que le Sauveur. Ils surent suivre Jésus uniquement pour posséder le royaume des cieux. Ils ne rêvaient pas et ne furent pas sujets à la désillusion, à l’incrédulité, à la haine, à la vengeance, comme Judas Iscariote qui, voyant son rêve de puissance déçu, en vint au déicide.

    Soyez donc simples. Il existe deux livres que tout homme de bonne volonté peut lire et comprendre, même s’il est analphabète. Il lui suffit d’avoir le regard simple de mes bergers. Ce sont la crèche de Bethléem et la croix du Golgotha. Ces deux livres sont parlants, ils disent des paroles éternelles, ils donnent des enseignements en comparaison desquels la sagesse de tous les savants, de Salomon jusqu’au dernier qui existera, est des plus limitées.

    Ma naissance dans la misère, pour vous apprendre le détachement des richesses et des honneurs, et pour éteindre en vous la soif de ces honneurs humains tellement inutiles; et ma mort dans la souffrance, pour vous apprendre que c’est par elle qu’on conquiert le Royaume pour soi-même et pour les autres, qu’il faut aimer, toujours.

    Aimez-vous donc les uns les autres et aimez-moi, et que ma paix soit sur vous. »

    Marie dit:

    « Je suis votre Mère, vous êtes mes filles. Mais les filles doivent enfanter tout comme leur mère l’a fait. La virginité n’est pas un obstacle pour engendrer l’Emmanuel. J’ai moi-même dit, alors que j'étais vierge et consacrée: "Et comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme?"    

    L’ange me répondit alors: "L’Esprit Saint descendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre", et l’Emmanuel fut. L’Esprit Saint descend dans les âmes rachetées par mon Fils qui savent vivre selon la justice, et il y fait sa demeure, si bien qu’elles deviennent porteuses de Dieu. C’est pourquoi la virginité ne constitue pas un obstacle, mais bien une aide pour porter le Christ en vous et le donner au monde avec la lumière de vos œuvres. Accédez donc à cette virginité féconde qui enfante dans ce monde ténébreux la Lumière du monde.

    Je désire vous enseigner ce qui est requis pour que le Christ vienne faire sa demeure dans votre cœur vierge.

    Une obéissance parfaite, au point de renoncer à ses plus saints désirs pour suivre la volonté de Dieu.

    Une absolue discrétion sur les mystères de l’inhabitation de Dieu en vous. Une humilité inaltérable en dépit de son inhabitation.

    Rappelez-vous que Satan cherche à découvrir le Christ partout où il est, et il importe de le défendre contre les poisons de Satan. Il ne mourrait certes pas, puisqu’il est Dieu, il ne serait pas même atteint, Mais vous, oui. Et le Christ ne saurait demeurer là où quelque légèreté lève le voile sur les mystères de Dieu ni là où empeste la complaisance en soi. Par votre alliance avec Satan, vous mettriez le Christ en condition de se retirer là où il n’existe aucun trouble satanique.

    Une parfaite confiance dans l’aide que Dieu apporte en toute circonstance à celles qui portent son Verbe.
    Une volonté pure. Le porter non pour la gloire, mais pour le porter aux hommes.
    Une innocence d’âme et de pensées, puisque Jésus ne peut se trouver que dans l’innocence.
    Une charité séraphique.


    C’est dans le feu que le Feu divin devient concret en Jésus Lumière, en Jésus Sagesse, en Jésus Sauveur: charité envers Dieu qui sait et qui comprend tout; charité envers son prochain qui ne sait pas, refuse de savoir et ne comprend pas parce qu’il refuse de comprendre. Les hommes ne connaissent pas la Lumière, Que celles qui portent la Lumière amènent les hommes, par le biais de la charité, à la connaissance de la Lumière, de la Charité, du Salut, autrement dit de Dieu.

    Mettez en pratique ces sept recommandations pour devenir de vivants berceaux pour le Sauveur, et imitez-moi, qui suis votre Mère aimante. »

    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Jésus Feu d' Amour


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " L' Obeissance à Dieu est Amour "

    Message par Maud le Mer 13 Juil - 7:10




    Leçon de Jésus suite à la découverte de squelettes d’hommes-singes.

    Le 30 décembre 1946

    J’apprends qu’on a retrouvé des squelettes d’hommes-singes dans une caverne. Je reste pensive, et je me dis: « Comment peut-on affirmer cela? Il doit s’agir d’hommes laids. Des visages et des corps simiesques, cela existe encore de nos jours. Peut-être les hommes primitifs avaient-ils un squelette différent du nôtre. » Puis il me vient une autre pensée:

    « Mais d’une beauté différente. Je ne puis penser que les premiers hommes aient été plus laids que nous, puisqu’ils étaient plus proches de ce modèle parfait créé par Dieu qui, en plus d’être très fort, était sûrement très beau. »

    Je me demande comment la beauté de l’œuvre de création la plus parfaite a pu se dégrader au point de permettre à des scientifiques de nier que l’homme ait été créé homme par Dieu, et ne soit pas qu’un singe évolué.

    Jésus s’adresse à moi pour me dire:

    « Cherche la clé dans le chapitre 6 de la Genèse. Lis-le. » Je le lis. Jésus me demande:
    « Est-ce que tu comprends?

    — Non, Seigneur. Je comprends que les hommes sont subitement devenus corrompus et rien de plus. Je ne vois pas quel rapport peut avoir ce chapitre avec l’homme-singe. »

    Jésus sourit et me répond:

    « Tu n’es pas la seule à ne pas comprendre! Les savants, les scientifiques, les croyants comme les athées ne le comprennent pas. Ecoute-moi attentivement. Et commence par lire: "Lorsque les hommes commencèrent à être nombreux sur la face de la terre et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu — ou fils de Seth — trouvèrent que les filles des hommes — ou filles de Caïn —leur convenaient et ils prirent pour femmes toutes celles qu’il leur plut... Quand les fils de Dieu s’unissaient aux filles des hommes et qu’elles leur donnaient des enfants... ce furent les héros du temps jadis, ces hommes fameux."

    Ce sont ces hommes dont la puissance du squelette étonne vos scientifiques, qui en concluent que, dans les premiers temps, l’homme était beaucoup plus grand et plus fort qu’il ne l’est actuellement, et ils déduisent de la structure de leur crâne que l’homme descend du singe. Ce sont là les erreurs habituelles des hommes devant les mystères de la création.

    Tu n’as toujours pas compris. Je vais être plus clair. Si la désobéissance à l’ordre de Dieu et ses conséquences ont pu transmettre à des innocents le mal sous toutes ses formes, de luxure, d’avidité, de colère, d’envie, d’orgueil et d’avarice, si cette transmission s’est bientôt épanouie en fratricide provoque par l’orgueil, la colère, l’envie et l’avarice, quelle plus profonde décadence et quelle plus forte domination de Satan ce second péché n’aura-t-il pas provoqué?

    Adam et Eve avaient manqué au premier des commandements de Dieu à l’homme, commandement sous-entendu dans cet autre — d’obéissance — qui leur fut donné à tous deux:

    "De l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas".

    L’ Obéissance  est amour. S’ils avaient obéi sans céder à aucune pression du Mal sur leur âme, leur intelligence, leur corps et leur   chair, ils auraient aimé Dieu "de tout leur cœur, de toute leur âme et de toutes leurs forces", comme cela leur fut explicitement ordonné bien plus tard par le Seigneur. Ils ne l’ont pas fait et furent punis. Mais ils n’ont pas péché contre l’autre versant de l’amour, c’est-à-dire à l’égard de leur prochain. Ils ne maudirent même pas Caïn, mais ils pleurèrent en égale mesure sur celui qui était mort dans la chair et celui qui était mort spirituellement : ils reconnaissaient en effet que la souffrance permise par Dieu était juste, parce qu’ils avaient eux-mêmes créé la Souffrance par leurs péchés et devaient être les premiers à en faire l’expérience sous toutes ses formes. Ils sont donc demeurés enfants de Dieu, et avec eux leurs descendants venus après cette souffrance.

    En revanche Caïn pécha à la fois contre l’amour de Dieu et contre l’amour du prochain. Ayant radicalement violé l’amour, Dieu l’a maudit mais Caïn ne s’est pas repenti. Il s’ensuit que lui-même et ses enfants ne furent que les fils de l’animal qualifié du nom d’homme

    Si le premier péché d’Adam a provoqué une telle déchéance chez l’homme, quelle sera la conséquence du second, auquel s’unissait la malédiction de Dieu? Quelles auront pu être les sources de péché dans le cœur de l’homme bestial — puisque privé de Dieu — et quelle puissance auront-elles atteint après que Caïn eut non seulement écouté le conseil du Maudit mais qu’il l’eut aussi choisi pour patron bien-aimé, en tuant sur son ordre? L’abaissement d’une branche, de cette branche empoisonnée par la possession de Satan, n’a pas connu de répit et a revêtu mille visages.

    Quand Satan prend la mainmise, il corrompt toutes les ramifications. Quand Satan est roi, son sujet devient lui-même un Satan: un satan qui a tous les dérèglements de Satan, qui va à l’encontre de la loi divine et humaine, qui viole jusqu’aux normes de vie les plus élémentaires et instinctives des hommes qui ont une âme, qui s’abrutit dans les péchés les plus laids de l’homme bestial.

    Satan s’installe là où Dieu n’est pas présent. L’homme qui n’a plus d’âme vivante devient un homme bestial. Les brutes aiment les brutes. La luxure charnelle — plus que charnelle, d’ailleurs, puisqu’elle est saisie et exaspérée par Satan — le rend avide de toutes les unions. Ce qui est horrible et perturbé comme un cauchemar lui paraît beau et séduisant. Ce qui est licite ne lui apporte aucune satisfaction. C’est trop peu et trop honnête. Fou de luxure, il recherche ce qui est illicite, dégradant, bestial.

    Ceux qui n’étaient plus enfants de Dieu puisque, comme leur père et avec lui, ils avaient fui Dieu pour faire bon accueil à Satan, se précipitèrent vers ce qui est illicite, dégradant et bestial. Et en guise de fils et de filles, ils eurent des monstres. Ce sont ces monstres qui étonnent aujourd’hui vos savants et les induisent en erreur. Par leur physique puissant, leur beauté sauvage et leur ardeur bestiale, ces monstres — qui résultent de l’union de Caïn et des bêtes, de l’union des enfants les plus bestiaux de Caïn et des bêtes sauvages — séduisirent les enfants de Dieu, autrement dit les descendants de Seth par Enosh, Qénân, Mahalaléel, Yéred, Hénok fils de Yéred — à ne pas confondre avec Hénok fils de Caïn -, Mathusalem, Lamek et Noé, le père de Sem, Cham et Japhet.

    C’est alors que Dieu, pour empêcher la branche des enfants de Dieu d’être totalement corrompue par la branche des enfants des hommes, envoya le déluge universel pour éteindre la débauche des hommes sous le poids des eaux et détruire les monstres engendrés par luxure des sans-Dieu à la sensualité insatiable puisque enflammée par les feux de Satan.

    L’homme, l’homme contemporain, délire sur les signes somatiques et les angles zygomatiques; il refuse d’admettre un Créateur parce qu’il est trop orgueilleux pour reconnaître qu’il a été créé, mais il admet descendre de ces brutes ! Il peut ainsi se dire:

    « C’est tout seuls que nous avons évolué de l’état d’animal à celui d’homme. » Il se dégrade lui-même par refus de s’humilier devant Dieu. Et il s’abaisse. Ah, comme il s’abaisse! A l’époque de la première corruption, il avait l’aspect de l’animal. Mais il en a aujourd’hui les pensées et le cœur, et son âme, de par sa collusion toujours plus profonde avec le mal, a pris le visage de Satan chez trop d’hommes.

    Ecris cette dictée dans le livre. J’aurais pu traiter plus amplement de ce sujet, comme je te l’avais dit dans ton lieu d’exil[*137]pour réfuter les coupables théories d’un trop grand nombre de soi-disant savants. Mais il faut bien châtier ceux qui refusent d’entendre les paroles que tu écris sous ma dictée. J’aurais pu révéler de grands mystères, pour que l’homme sache, maintenant que les temps sont mûrs. Il n’est plus temps de satisfaire les foules par des fables. Sous la métaphore des histoires anciennes se cachent les vérités-clés de tous les mystères de l’univers, et je les aurais expliqués par l’intermédiaire de mon petit Jean, tellement patient.

    Ceci étant, l’homme aurait tiré de la connaissance de la vérité la force de remonter de l’abîme pour se trouver au même niveau que l’ennemi au moment de la lutte finale qui précèdera la fin d’un monde qui, malgré toutes les aides de Dieu, n’a pas voulu devenir un pré-paradis, mais a préféré être un pré-enfer.

    Montre cette page à ceux que tu sais, sans la leur donner. Cela aidera l’un d’eux à combattre les restes d’une pseudo-science qui lui atrophie le cœur, et cela servira aux autres à consolider une spiritualité déjà forte grâce à laquelle ils reconnaissent en toutes choses le signe caractéristique de Dieu.

    (*137) Le 30 mai et le 14 juillet 1944; quant au lieu d’exil, voir le 24 avril 1944, note 139, dans "Les cahiers de 1944″.


    Cahiers de 1946 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Les premiers hommes


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Sa Main m'a retiré la douleur "

    Message par Maud le Jeu 14 Juil - 7:24




    La joie des leçons secrètes de Jésus.

    Le 7 janvier 1947

    Je vis dans la joie des premiers jours de l’année.

    Quelle joie! Que de leçons intimes de Jésus au cours de mes longues nuits d’infirme! Quel amour!

    Depuis la nuit du 2 au 3, sa main m’a retiré cette douleur dans mon estomac qui résistait à tout, et puis... ce matin, la douce parabole des deux lumières.

    Mais je ne l’écris pas, à moins qu’il ne me l’ordonne. Il me propose désormais beaucoup de leçons secrètes et très douces, mais en précisant qu’il est inutile que je les mette par écrit. J’obéis donc.

    Cahiers de 1947 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Main de Jésus qui guérit


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Eucharistie , Etoile du Matin nouveau "

    Message par Maud le Ven 15 Juil - 9:31



    Jésus donne un nouveau commentaire de l’épisode des noces de Cana.

    Le 19 janvier 1947

    Jésus dit:

    « J’aurais pu parler plus tôt pour t’offrir ce joyau, mon petit Jean. Mais telle est la dignité du saint Sacrifice, trop peu connu pour ce qu’il est par nombre de chrétiens catholiques, que j'ai donné la priorité à son explication. C’est donc la première leçon que je donne à bien des gens, en parlant exceptionnellement un jour de fête et sur un passage évangélique dont j'ai déjà traité selon l’enseignement habituel.

    Quand un prêtre ou une voix s’exprime au nom de Dieu et sur son ordre, quand on obéit à un précepte, moi qui suis le Seigneur, je garde le silence: car grande est la dignité d’un maître qui s’exprime en mon nom et sur mon ordre, et grande est la dignité d’un rite, en particulier celle de la messe. Celle-ci est en effet le rite des rites, de même l’eucharistie est le sacrement des sacrements.

    Ecoute-moi donc, mon petit Jean. Je t’ai dit, il y a bien longtemps[*139] — tu te trouvais sur ton lieu d’exil et tu souffrais comme moi seul le sais —, que tout passage ou épisode évangélique était une mine d’enseignements.

    T’en souviens-tu? Je t’avais montré la seconde multiplication des pains et je t’avais dit que, tout comme j’avais pu rassasier les foules grâce à quelques poissons et quelques pains, vos âmes peuvent se nourrir à l’infini des quelques passages rapportés par les quatre évangiles.

    De fait, voici vingt siècles qu’une foule innombrable d’hommes s’en nourrit, Et voici que, par l’intermédiaire de mon petit Jean, je suis venu en accroître le nombre d’épisodes et de paroles, car l’inanition menace les âmes, et j’en ai pitié. Mais même ces quelques épisodes des quatre évangiles eux-mêmes fournissent depuis vingt siècles pains et poissons aux hommes pour les rassasier, et il en reste encore.

    Tout ceci est l’œuvre de l’Esprit Saint, le Maître qui enseigne sur la chaire de l’enseignement évangélique: "Mais le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit". Il vous apprendra le sens profond de chaque mot, de chaque lettre de l’épisode. C’est en effet le sens du mot, et non le mot en lui-même, qui donne vie à l’âme.

    Un mot incompris n’est qu’un son creux. Il est incompris quand il est réduit à n’être qu’un terme, un son, et non pas "une vie, une semence de vie, une étincelle, une source" qui plonge des racines, embrase, lave et nourrit.

    Les noces de Cana. Depuis vingt siècles elles servent de point de départ aux maîtres spirituels pour prêcher sur la sainteté du mariage vécu avec la grâce de Dieu, mais aussi sur la puissance des prières de Marie, sur son enseignement sur l’obéissance ("Faites tout ce qu’il vous dira"), ou encore sur ma puissance qui change l’eau en vin, et ainsi de suite. Aucun de ces fruits tirés de ce passage évangélique n’est erroné. Mais ce ne sont pas les seuls que cet épisode comporte et que vous pouvez en retirer.

    Ma petite amoureuse, toi qui m’aimes et qui es affamée de moi-eucharistie, voici l’un des épisodes de ma vie publique où se trouve en germe le dernier miracle de l’Homme-Dieu: l’eucharistie. La Résurrection est vraiment un miracle du Dieu Homme, le premier de tous les miracles advenus depuis que la Victime détruite par le Sacrifice s’est changée en Jésus Dieu-Homme glorifié, le Victorieux.

    Auparavant, Dieu était encore caché dans l’Homme. Sa nature se laissait deviner par éclairs dans ses paroles et ses miracles, à la manière de ces jaillissements de flammes qui couronnent de temps en temps une montagne et font dire: "Ici se cache le feu, et ce mont, semblable à bien d’autres en apparence, est un volcan: au lieu d’être une simple succession de couches de terres et de roches, il a le feu pour âme."

    Mais l’humanité du Christ qui devait souffrir et mourir était en tout point semblable à celle de l’homme: sa chair était sujette à la loi de la matière, il éprouvait le besoin de nourriture, de sommeil, de boisson, de vêtements, il souffrait du froid ou de la chaleur, de la fatigue due à un grand labeur ou à un long chemin, de l’épaisseur de la chair, enfin — quelle misère pour le Tout-Puissant! — de la contrainte de se trouver à un seul endroit. Il endurait tout, excepté la faute et ses appétits.

    Vraiment tout, et sur tout ce qui constitue le martyre des justes: devoir vivre au milieu des pécheurs en voyant les offenses faites à l’Eternel, ainsi que les descentes de l’homme dans une boue bestiale. Je te l’assure, Maria, l’Homme a davantage souffert de cela, dans son intelligence et dans son cœur de juste, que de toute autre chose.

    Quelle puanteur du vice et du péché! Quel grouillement de vers forment toutes les concupiscences ! Je te l’affirme : j’ai commencé à les expier dès qu’elles m’ont approché, tant elles ont mis mon âme et mon intelligence au supplice. Les anges ont compté ces coups de fouet immatériels que furent les vices des hommes sur mon humanité, aussi nombreux et plus douloureux que ceux du flagrum romain.

    Après le Sacrifice, mon Corps véritable, tout en restant un véritable corps, assuma la liberté, la beauté et la puissance des corps glorifiés, qui seront aussi les vôtres. Celles dans lesquelles la matière ressemblera à l’esprit avec laquelle elle aura vécu et lutté pour en faire un roi comme elle est, elle, reine.

    Et mon Corps devint glorieux tout comme l’Esprit était divin en lui, il ne fut plus sujet à tout ce qui le mortifiait auparavant, l’espace ne fut plus un obstacle pour lui, ni les murs, ni la distance, pas même le fait d’être ici au ciel et vous sur la terre, ceci afin d’être sur terre comme au ciel vrai Dieu et vrai Homme, avec ma Divinité, mon Ame, mon Corps et mon Sang, infini comme il convient à ma nature divine, contenu dans un morceau de pain comme mon Amour l’a voulu : réel, omniprésent, aimant, vrai Dieu, vrai homme, vraie nourriture de l’homme jusqu’à la fin des siècles, et vraie joie des élus pour ce qui n’appartient plus au siècle mais à l’éternité.

    L’eucharistie est le dernier miracle de l’Homme-Dieu. La Résurrection, le premier miracle du Dieu-Homme qui transforme de lui-même son cadavre en Vivant éternel. L’eucharistie, transformation des espèces du pain et du vin en Corps et Sang du Christ, se trouve à la jointure de deux époques comme l’étoile du matin entre ces deux moments qui portent le nom de nuit et de jour. Lorsque brille l’étoile du matin, le pèlerin se dit: "Le jour vient" bien qu’il ne fasse pas encore clair: il sait en effet que cette lumière, à la limite du ciel, annonce l’aube.

    L’eucharistie est l’Etoile du matin des temps nouveaux.

    La lumière de ce miracle d’amour annonce l’aube, l’aube du temps de la grâce. C’est pourquoi, rayonnante de tous ses feux, elle est comme suspendue entre une ère qui s’achève et une autre qui s’ouvre, à la fin de ma prédication et au début de la Rédemption

    De même que l’étoile de l’Epiphanie avait brillé pour annoncer aux rois mages que le Roi universel était donné au monde, l’étoile de mon Eucharistie a brillé à la Cène pascale pour annoncer au monde que l’Agneau véritable était sur le point d’être immolé, que déjà il s’immolait en se livrant de son plein gré en nourriture perpétuelle aux hommes afin que son Sang n’arrose pas seulement les montants et les linteaux, mais qu’il circule en ne faisant qu’un avec eux, pour les rendre saints, et pour que sa Chair immaculée fortifie leur faiblesse, tandis que l’Ame du Christ et la Divinité du Verbe habitent en eux et leur apportent la présence indivisible du Père et de l’Esprit éternel.

    Entre l’annonce de l’étoile de l’Epiphanie et celle de l’étoile eucharistique brille la lumière du miracle de Cana — accompagnée de ses symboles incompris — pour dire au monde ce que la Sagesse et la Puissance incarnées allaient accomplir dans le cœur de pierre des hommes, avec la pauvre eau de leur pensée.

    “Trois jours plus tard, il y eut un banquet." Trois jours: trois époques avant le festin de joie. La première va de la création du monde à la punition du déluge; la seconde, du déluge à la mort de Moïse. La troisième de Josué — l’une de mes figures — à ma venue. Et encore trois époques, ou trois jours: les trois années de ma prédication avant le banquet pascal. Et de même que la préparation d’un banquet nuptial s’intensifie au fur et à mesure que s’approche le moment du festin, il en fut ainsi de mon banquet d’amour.

    Les voix du concert prophétique et les lumières de ceux qui attendaient l’Epoux véritable — qui venait épouser l’humanité pour en faire une reine —, devinrent de plus en plus claires.

    “La Mère de Jésus était là." La Mère! Pouvait-elle être absente là où l’homme nouveau devait être enfanté? Eve pouvait-elle ne pas être là si dorénavant la "Vie" devait prendre la place de la Mort? La Femme peut-elle faire défaut quand s’approche l’heure où le Serpent aura la tête écrasée et où des limites seront posées à sa liberté d’action? Impossible! La Mère des vivants, l’Eve sans tache, la Femme du "Je vous salue Marie" et du "Qu’il me soit fait selon ta parole", la Femme au talon puissant, la Corédemptrice est donc présente au banquet où l’union de l’humanité et de la grâce est inaugurée.

    Mais "le vin venant à manquer", les invités risquaient de ne pas se réjouir en présence de Jésus. Vraiment, lorsque je suis arrivé à mon banquet de grâce, j’ai trouvé que le vin a vite manqué. Il y en avait trop peu et il a eu tôt fait d’être bu, si bien que les hommes s’attristèrent, car je décevais leurs espérances de s’enivrer de sucs humains de puissance et de vengeance.

    Qu’avais-je trouvé au début de ma mission? "Des jarres de pierre destinées aux purifications des juifs″, autrement dit aux purifications matérielles. Voilà: après des siècles et des siècles d’assimilation impure de la Sagesse, les cœurs s’étaient changés en jarres de pierre. Non pas pour se purifier soi-même, du reste, mais pour servir à purifier.

    C’est là le rigorisme, l’extériorité des rites. Ce rigorisme endurcissait sans servir à nettoyer personne, pas même soi. C’est l’habituel péché d’orgueil qui consiste à se croire parfait et à considérer les autres comme impurs, la dureté opaque de la pierre opposée à la lumière et à la souplesse de la Sagesse qui illumine et aide à comprendre et à aimer. Des cœurs fermés. Même l’eau dont ces jarres sont remplies ne les adoucit pas. Elle sert à les glacer, rien de plus. Une fois l’eau jetée, elles restent sèches, dures et sans parfum.

    Voilà l’extériorité des rites qui remplissent sans pénétrer, sans transformer, sans rendre doux ni parfumé. Ces outres, ces cœurs, étaient vides. Elles ne contenaient même pas ce minimum utile qu’est l’eau pour purifier les autres. Elles étaient vides. Elles n’avaient même pas pensé à se remplir du minimum. Elles étaient vides, hargneuses, rêches, inutiles, sombres intérieurement comme un antre, et extérieurement grises de poussière et de vieillesse.

    “Remplissez d’eau ces jarres". Ah, que d’eau vive n’ai-je pas versé dans les cœurs de pierre des juifs pour qu’ils aient au moins ce minimum qui leur permette de servir à quelque chose! Mais ils n’ont pas changé et, dans leur grande majorité, ils ont rejeté l’eau pour rester vides, durs, sombres et hargneux

    “Puisez maintenant." Dans les cœurs qui accueillirent l’eau, elle se changea en un vin choisi, à tel point que le maître du repas remarqua: "Tout homme sert d’abord le bon vin, et quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent." En effet, j’ai gardé le meilleur pour la fin, moi, l’époux du grand festin.

    A la dernière Cène — le dernier acte du Maître — moi, l’Epoux, j’ai changé non pas l’eau en vin, mais le vin en mon Sang pour une nouvelle transformation destinée à vous aider à être heureux de mon bonheur, qui est saint et éternel. Trois années durant, j’avais rempli les jarres vides de l’Eau venue du ciel. Désormais, l’eau ne suffisait plus.

    Le temps du combat et de la joie était venu; or le vin est utile au combattant et il ne saurait être absent des festins, Je vous ai donc donné l’eucharistie, mon propre Sang, afin que vous buviez ma force pour devenir forts, ainsi que ma joyeuse volonté de servir Dieu pour que vous deveniez des héros à l’instar de votre Maître, et que ma joie soit en vous.

    Ce miracle de la transformation d’une espèce en l’autre[139] n’a pas connu de fin. Les jarres du banquet de Cana se sont rapidement vidées, laissant enivrés les invités aux noces.

    En revanche, mon eucharistie remplit toujours les calices et les ciboires de la terre entière depuis des siècles. Et jusqu’à la fin des siècles les affamés, les épuisés, les assoiffés, les fatigués, les affligés, les mourants et ceux qui commencent à peine à faire preuve de raison, les purs comme les repentants, les malades comme les bien-portants, les prêtres comme les laïcs, les hommes de toute race et condition, qu’ils habitent sur les sommets ou dans les plaines, dans les neiges polaires ou à l’équateur, sur les eaux ou sur terre, viennent boire, manger, se nourrir, se sauver, vivre de mon Sang et de mon Corps, de ce Vin offert à la fin du Banquet, au seuil de la Rédemption, pour qu’il soit le Banquet perpétuel de l’Epoux pour ceux qui l’aiment et pour que se poursuive la Rédemption de vos faiblesses et de vos chutes.

    Les noces de Cana voient la transformation de l’eau en vin. La Cène de Pâques, la transsubstantiation du pain et du vin en mon Corps et mon Sang. La première marque le début de ma mission de transformation des juifs de l’Antiquité en disciples du Christ. La seconde marque le début de la transsubstantiation des hommes en enfants de Dieu par la grâce qui revit en eux. C’est le dernier miracle de l’Homme-Dieu, le premier et perpétuel miracle de l’Amour humanisé. Voilà, mon petit Jean, l’une des applications — et c’est la plus élevée — du miracle des noces de Cana.

    Que mon Corps et mon Sang soient toujours, en toi et pour toujours, ces choses précieuses et incorruptibles par lesquelles, comme le dit Simon-Pierre, tu as été rachetée "pour proclamer les louanges de celui qui t’a appelée des ténèbres à son admirable lumière". Que ma paix soit en toi, ma petite épouse qui aspire ardemment à l’Amour. La paix soit en toi. La paix soit en toi. La paix soit en toi. "


    (*139) Si cette expression convient pour le miracle de Cana, il faut en revanche parler de transsubstantiation dans le cas de l’eucharistie, c’est-à-dire de modification de substance, comme cela est plus clairement explicité dans le paragraphe suivant ainsi qu’à d’autres passages de la dictée.


    Cahiers de 1947 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " La Grâce est l' Esprit de Dieu "

    Message par Maud le Sam 16 Juil - 7:24



    Longue dictée sur la mémoire des âmes et leur continuelle génération par Dieu.

    Le 28 janvier 1947

    Au sujet des dictées des 24 au 29 août et du 2 septembre 1944, dans le Pré-évangile.

    Jésus dit:


    « Certains points lumineux de mon enseignement devraient vous ouvrir d’immenses horizons et aider grandement vos âmes — tout comme celles que vous dirigez — à tendre à cette joie qu’est le souvenir, la connaissance, la reconnaissance de ce qu’est Dieu, à jouir d’un peu de ciel sur la terre, et à y trouver un grand secours pour progresser en perfection.

    Mais devant les réponses obstinées de certains, reprenons le sujet comme si nous nous trouvions en face d’enfants têtus auxquels il faut enseigner inlassablement, en utilisant des arguments qui ne peuvent être repoussés.

    Qu’est-ce que l’homme? Le Catéchisme répond: "Une créature raisonnable composée d’une âme et d’un corps."

    Qu’est-ce que l’âme? Le Catéchisme répond: "C’est la partie la plus noble de l’homme, car c’est une substance spirituelle douée d’intelligence et de volonté, capable de connaître Dieu et de le posséder éternellement."

    Qui a créé l’homme? Le Catéchisme répond: "Dieu l’a créé."

    Pourquoi l’a-t-il créé? Le Catéchisme répond:

    "Afin que l’homme le connaisse, l’aime et le serve pendant cette vie et en jouisse dans l’autre pour toujours."

    Comment l’a-t-il créé? La Genèse répond, au chapitre Il, v. 7:

    “Alors Yahvé Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant." Et au chapitre 1, v. 27, il est dit: "Dieu créa l’homme à son image." Le Catéchisme confirme: "L’homme fut créé à l’image et à la ressemblance de Dieu."

    Comment cela? De visage peut-être? Ou par la forme du corps? Dieu n’a ni visage ni corps. Pour devenir homme, j’ai dû revêtir votre forme, parce que je n’avais pas de forme corporelle propre. Dieu est parfaitement Esprit, simple, éternel, sans commencement ni fin.

    C’est pourquoi le Catéchisme enseigne ceci:

    “Il est dit que l’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu parce que l’âme humaine est spirituelle et raisonnable, libre d’action, capable de connaître Dieu, de l’aimer et d’en jouir éternellement, perfections qui reflètent en l’homme un rayon de l’infinie grandeur du Seigneur"

    Un rayon de l’infinie grandeur du Seigneur! C’est là une grande vérité, puisque nous seuls — qui sommes un et trines — nous connaissons et jouissons de flous en toute plénitude de joie, en nous engendrant nous-mêmes par ce joyeux amour qui est connaissance de notre parfaite perfection.

    Et nous avons voulu que vous nous ayez en exemple pour créer en vous cette créature divinisée qu’est l’homme fils de Dieu, C’est pourquoi nous avons déposé en vous l’amour qui est notre essence, et nous vous avons proposé l’amour comme terme de la perfection pour que vous parveniez à être avec nous sans fin, tout comme vous étiez en nous avant que la création n’existe, quand nous vous contemplions, avant que vous ne soyez sortis du néant pour devenir conformément à notre volonté, la créature qui porte le reflet de Dieu, lequel l’a divinement conçue pour sa gloire.

    Or rien ne peut exister en Dieu qui ne soit pas de Dieu.

    Pour cette raison, l’homme est de Dieu et peut à juste titre l’appeler Père, et il est de son devoir de désirer le rejoindre et le posséder après s’être efforcé de l’aimer et de le connaître.
    Bienheureux ceux qui savent s’élever au sommet de la béatitude: elle est l’union à Dieu, autrement dit la connaissance de Dieu, la fusion avec l’Amour, la contemplation de la Trinité qui est l’Un, du Feu qui ne se consume pas mais recrée en faisant de la créature humaine ce qui fut pensé par l’Amour: un dieu fils de Dieu.

    En vérité, le Père a mis le sceau de sa paternité dans son fils, c’est-à-dire la capacité de connaître et d’aimer Dieu, dans cette vie et dans l’autre.

    Dieu a donc créé l’homme composé de deux substances, l’une appelée corps, — initialement créée à partir de la boue puis procréée avec de la chair et du sang de l’homme — et l’autre appelée âme, créée au coup par coup par Dieu, pour une seule fois et pour un seul corps; celle-ci descend s’unir à la chair qui se forme dans un sein.

    Sans âme, l’homme serait une créature animale guidée par l’instinct et ses dons naturels.

    Sans corps, l’homme serait une créature spirituelle pourvue des dons surnaturels d’intelligence, de volonté et de grâce à l’instar des anges.

    A ce chef-d’œuvre de la création qu’est l’homme, en qui s’unissent les deux créatures, animale et spirituelle, qu’est-ce que Dieu a apporté de plus que l’existence? Des dons gratuits que les théologiens répartissent en dons naturels, préternaturels et surnaturels.
    Naturels:

    Un corps sain et beau, avec cinq sens parfaits et une âme raisonnable douée d’intelligence, de volonté et de liberté.

    Préternaturels: l’intégrité, c’est-à-dire la parfaite sujétion à la raison de la sensualité, libre de toute incitation quelle qu’elle soit; l’immortalité du corps qui n’aurait pas dû connaître l’horreur de la mort; l’immunité contre toute douleur; et la science proportionnée à sa condition de créature élue, par conséquent une grande science que son intelligence parfaite assimilait sans peine.

    Surnaturels : la vision béatifique de Dieu, la grâce qui fait de l’homme un enfant de Dieu et, pour destinée, la jouissance éternelle de Dieu.

    Tant par l’origine que par les dons qu’il a reçus, l’homme peut à juste titre se qualifier d’ "enfant de Dieu" et le connaître comme un fils connaît son père.

    Qu’est-ce que la grâce? Le Catéchisme répond:

    "La grâce est un don surnaturel qui éclaire l’esprit, meut et affermit la volonté afin que l’homme accomplisse le bien et s’abstienne du mal."

    Mais elle est surtout amour. Amour de Dieu pour sa créature de prédilection qu’est l’homme, amour qui l’élève à la nature du Créateur en le divinisant; elle est donc juste, cette parole de la Sagesse:

    "Vous êtes des dieux et des fils du Très-Haut."

    La grâce est en outre un moyen de salut désormais nécessaire à l’homme affaibli par les conséquences du péché. Plus active qu’on ne le saurait dire, quand elle ne rencontre en vous aucun obstacle ou inertie qui contrecarre l’œuvre qu’elle veut accomplir en vous, elle sanctifie la créature et ses actes; trois branches mineures se greffent sur son tronc sublime, dites de la grâce actuelle, suffisante et efficace.

    Mais il s’agit d’une seule et même grâce: un principe transformateur, une qualité divine inhérente à l’âme, pareille à la lumière dont l’éclat enveloppe et pénètre l’âme, en efface les taches de la faute et lui transmet une beauté radieuse.

    Voilà ce que dit l’Eglise enseignante au concile de Trente. En ce qui me concerne, moi qui suis le Maître des maîtres et contemple la grâce telle qu’elle est, dans le "je suis" éternel de Dieu, j’affirme que la grâce est le principe qui transforme la créature en enfant de Dieu ; il s’agit par conséquent d’une qualité divine semblable à la Lumière dont elle est issue et dont l’éclat enveloppe et pénètre les âmes — que ce soit sous forme de don donné (comme à Adam) ou de don rendu (comme dans le cas des chrétiens catholiques rentrés en grâce par les mérites de mon Sacrifice et du Sacrement que j'ai institué)—, leur communiquant non seulement une beauté radieuse, mais la capacité de voir et de connaître Dieu, tout comme le premier homme le connaissait en le voyant et en le comprenant par son âme remplie d’innocence et de grâce.

    La grâce est donc restitution à l’homme de la capacité à aimer et à voir Dieu

    . Elle est lumière qui permet de voir ce qui reste infiniment ténébreux pour la pensée de l’homme, mais Lumière infinie pour l’âme en état de grâce; elle est aussi voix, et voix de sagesse pour contempler Dieu; elle est don de Dieu pour soutenir le désir de l’âme de connaître de Dieu; elle est moyen de rappeler l’Origine comme celle-ci désire être rappelée; elle est enfin instrument de divinisation de la créature.

    Et plus la créature grandit dans la grâce — par sa volonté propre et par la justice à laquelle elle parvient par sa volonté d’amour — plus grandira en elle ce qui est union au Divin, ainsi que la sagesse — l’un des attributs divins —, et avec la sagesse la capacité à comprendre, connaître et aimer la Vérité et les vérités.

    Car la grâce est l’Esprit de Dieu qui entre en l’homme accompagné de tous ses dons, pour transformer, élever, sanctifier les puissances et les actions de l’homme.

    Et parmi ces dernières, la première et la principale, l’amour.

    C’est l’action pour laquelle vous avez été créés.

    Aimer et connaître. On n’aime que ce qu’on connaît. Et plus on aime, mieux on connaît. Personne ne saurait affirmer qu’il aime un parent inconnu, ou un habitant du bout du monde autant qu’il aime le parent qui vit auprès de lui ou l’ami de la famille.

    Son amour n’irait pas plus loin qu’un vague sentiment de fraternité ou de parenté, qui n’apporte aucune joie s’il dure, et ne cause aucune peine s’il cesse.

    En revanche, la perte d’un parent bien connu ou d’un ami est une vraie douleur. Et par la suite, on cherche à conserver chaque souvenir de lui pour éprouver moins vivement ce sentiment de perte ou, s’il s’agit seulement d’un éloignement, on essaie par tous les moyens de le rendre moins absolu pour le ressentir moins intensément.

    Observez les enfants devenus orphelins dès l’enfance, et voyez avec quelle impatience ils tentent de reconstruire une figure idéale de leur parent disparu grâce aux souvenirs qu’il leur a laissés ou par ce qu’ils ont pu en tendre de la bouche de sa parenté ou de ses amis.

    L’homme a besoin d’aimer, or pour se sentir moins seul et pour aimer il doit faire mémoire. Le souvenir ressemble à une chaîne qui unit à l’être aimé et relie en dépit de la distance. On n’en voit pas l’autre bout, mais les mouvements qu’on sent passer par la chaîne amoureuse du souvenir mutuel assurent qu’on est aimé autant qu’on aime.

    Pour cette raison, Dieu accorda aux premiers hommes la connaissance de lui, afin qu’ils soient parfaitement heureux dans cette période de grâce et de joie, et gardent ensuite un souvenir qui les unisse encore au Père; car si ce dernier se cachait derrière les brumes du péché érigé comme un mur entre les hommes déchus et la Perfection, il n’était pas définitivement perdu puisque l’amour durait.

    Adam et Eve connurent Dieu, ils en eurent la vision béatifique et en comprirent l’Essence parce que leur âme — je dis bien leur âme — en état de grâce pouvait en saisir la beauté incorporelle et suprême, et en comprendre la Sagesse dans la voix de Dieu, "dans la fraîcheur du soir″.

    Oh, ces doux colloques, ces ravissements de créatures divinisées avec Dieu — leur Auteur —, dans la paix du paradis terrestre, ces divins enseignements appris sans effort par deux intelligences sans aucune tare d’imperfection physique ou morale et acceptés sans aucun de ces entêtements qui vous rendent difficile l’acceptation des leçons divines: vous ne savez plus, en effet, aimer comme les innocents, ô pauvres hommes mutilés de trop de choses saintes et encombrés d’éléments inutiles et nuisibles, pauvres hommes qui pourriez redevenir parfaits si votre amour était parfait!

    Et les leçons de Dieu! Elles étaient sagesse qui se déversait de la Source paternelle sur ses enfants bénis, une sagesse reçue comme un don, aimée comme une fête, un amour mutuel qui était parole devancée par la réponse, qui était confiance, qui était sourire, qui était paix!

    C’était une page d’une joie détruite à jamais, une page écrite sur les livres de la vie aux origines de la vie, puis entachée — et plus continuée depuis — par l’empreinte ineffaçable du péché... Qui peut te lire aux exilés pour leur faire comprendre ce qu’ils ont perdu et pour qu’ils soient humbles?

    Humbles à la vue de leur déchéance et de la bonté de Dieu qui leur donne encore tant d’amour et de sagesse, en dépit du fait que la tête orgueilleuse et indomptée du Serpent soit toujours prête à se redresser en eux pour discuter avec Dieu qui se révèle, conseille ou ordonne dans une bonne intention,

    Adam et Eve possédaient donc le don de la grâce qui est amour, lumière, sagesse, et connaissance de Dieu. Comme ils étaient des hommes publics et privés à la fois, ainsi que les parents de toute la famille humaine, ils auraient transmis ce don — comme tous les autres — à leurs descendants; ils n’auraient pas eu besoin de peiner pour se souvenir de Dieu, pour s’élever avec effort des ténèbres vers la Lumière en luttant contre le poids du Mal ,
    à contre-courant des tentations, contre les brumes de l’ignorance, contre toute la misère provoquée par la désintégration de la grâce. Le souvenir ne leur aurait pas été nécessaire puisqu’ils n’auraient pas eu à se rappeler le Bien perdu, et ils auraient seulement connu la jouissance joyeuse de l’Aimé.

    Mais Adam et Eve péchèrent, et Dieu les chassa de devant sa face; il les exclut de son amitié et de l’Eden "en postant à l’entrée les chérubins" — selon la Genèse —; il condamna l’humanité au travail, à la souffrance, à l’ignorance, à la mort en ce qui concerne la partie matérielle et, pour ce qui est de la partie spirituelle, à la privation de la grâce, de la connaissance de Dieu et du paradis céleste.

    Le Catéchisme dit: "Adam et Eve perdirent la grâce de Dieu et le droit au ciel qu’ils possédaient, ils furent chassés du paradis terrestre, exposés à une foule de misères de l’âme et du corps, et condamnés à mourir"; et aussi: "En héritant de la faute, leurs descendants subirent les dommages de la privation de la grâce, la perte du paradis, l’ignorance, l’inclination au mal, toutes les misères de la vie et finalement la mort ", de sorte que "si Dieu n’avait fait miséricorde, les hommes n’auraient plus pu être sauvés".

    Quel genre de miséricorde Dieu a-t-il employé pour sauver le genre humain?

    La réponse se trouve encore une fois dans les pages de la Genèse et dans le Catéchisme:

    "La miséricorde de promettre immédiatement à Adam la venue du Rédempteur — ou Messie — et de l’envoyer au temps voulu délivrer les hommes de l’esclavage du démon et du péché, pour les réintégrer dans l’état d’enfants de Dieu par la restitution de l’état de grâce" en raison de mes mérites et de ma Passion.

    Or dites-moi: si, au moment même de la condamnation, Dieu le Père en tempère déjà la sévérité par l’espérance d’un rédempteur et la promesse d’un pardon, cela ne prouve-t-il pas qu’il a lui-même voulu — lui qui, étant Charité éternelle et parfaite, reste toujours miséricorde jusque dans la justice — qu’il demeure des étincelles de lumière dans l’âme de l’homme pris dans les ténèbres et les souffrances, étincelles destinées à empêcher tout désespoir, tout abattement, tout abandon, tout affaiblissement chez ceux qui n’ont plus aucun but et traînent leurs jours sans l’énergie de l’espérance? Oui, en vérité, il en fut ainsi.

    Pour résumer tout ce que j’ai dit jusqu’ici en m’appuyant sur la Genèse — écrit sous l’inspiration de l’Esprit Saint, ce livre a donc Dieu pour auteur, comme le définit le concile du Vatican[1] [*140] — ainsi que sur le Catéchisme selon le texte prescrit par mon vrai Vicaire et Pasteur[2] [*141], qui est maintenant avec moi au ciel après m’avoir aimé parfaitement et rappelé parfaitement sur la terre — vérité que personne ne peut rejeter sous peine d’être déclaré hérétique —, l’on peut conclure que l’homme innocent et en état de grâce possédait le don de grâce de connaître Dieu, de l’aimer et d’en jouir éternellement, et que l’homme déchu reçut le don de miséricorde d’une promesse et donc de se souvenir du Divin, don destiné à l’aider à bien agir pour être à même, dans un avenir certain, de jouir de la vue et de la possession de Dieu après les souffrances du châtiment.

    Maintenant, après avoir traité le sujet de manière générale, descendons dans les points que vous ne pouvez — ou plutôt que vous ne voulez — pas accepter, dans les dictées du Pré-évangile des 24-29-30 août 1944 et du 2 septembre 1944 (l’enfance de Marie).

    J’ai dit, le 2 septembre 1944: "Ce sont là des mystères trop élevés pour que vous puissiez les comprendre parfaitement."

    Les érudits, surtout, ne peuvent les comprendre. Les simples de cœur, que seuls l’Amour et la Sagesse instruisent, les comprennent mieux parce qu’ils ne les critiquent pas.

    Pour eux, une parole surnaturelle qui communique de la paix est une parole sûre, et ils la reçoivent avec humilité et reconnaissance.

    Mais je vous le répète: certains mystères ne peuvent se comprendre par une approche basée sur une méthode analytique humaine. Soit on a une grande foi et une charité ardente, auquel cas ils deviennent suffisamment clairs, soit on ne les comprend pas. Mais je vous conseille d’accepter au moins les lumières que je vous donne, pour rendre votre science un peu moins incomplète.

    Gardez à l’esprit que l’homme le plus savant est toujours trop petit et fini par rapport à l’Infini, et à la sagesse de l’Infini. Et je vous conseille encore de ne pas altérer mes paroles, et de ne pas en déformer le sens pour faire de la peine au porte-parole. Il n’est pas charitable de faire souffrir ses frères et d’accuser des innocents.

    Vous voulez savoir comment on a pu affirmer que les âmes préexistent. Où avez-vous donc trouvé cette parole que je n’ai pas dite? Au fond de vos pensées, mais pas dans mes pages! Les âmes ne préexistent pas.

    Ce ne sont pas des objets entassés dans des dépôts pour qu’on les prenne au moment voulu.

    Dieu n’a nul besoin de stocks pour avoir du matériel à disposition.

    Dans la dictée du 24 août 1944, je dis au petit Jean:

    "Tu as vu la génération continuelle des âmes par Dieu." J’avais employé ce terme pour vous donner à tous la sensation, plus vive que jamais, que l’homme est enfant de Dieu parce que celui qui l’engendre est père, et aussi pour vous faire comprendre toute la beauté de cette part de vous-mêmes qui ressemble à Dieu. Il n’y a rien en Dieu qui ne soit Dieu.

    Il s’ensuit que vos âmes, venant de Dieu, sont surnaturellement divinisées par l’Origine et par la grâce infusée par le baptême à ceux qui croient au vrai Dieu et au Christ Rédempteur, et conservée en évitant le péché.

    Si je vous éclairais déjà la fin en vous montrant le commencement, qui est la vie céleste de possession de Dieu, si je l’ai fait en vous montrant le commencement — la création de l’âme par opération de Dieu, pour qu’elle s’incarne dans un corps et se sanctifie pour être victorieuse au ciel —, il fallait me comprendre, car vous n’êtes pas stupides... mais vous êtes savants et vous tenez à votre science. Mettez donc de la bonne volonté à comprendre la pensée de votre Seigneur; qui est claire et compréhensible par tous ceux qui en ont le désir.

    Eh quoi! Ressembleriez-vous à ceux qui m’accusaient, du temps de ma condition de mortel, et m’accusent encore parce que je soutiens qu’il vaut mieux se faire violence à soi-même et s’arracher l’œil qui pèche, ou la main, ou le pied, plutôt que de les conserver mais pécher? Ne comprenez-vous donc pas cette métaphore?

    Ne savez-vous pas transposer une comparaison matérielle sur le plan spirituel? Eh bien, si vous êtes tellement bornés, j’y pourvois en faisant remplacer le terme "génération" par celui de "création".

    J’avais montré au porte-parole la vision de la création des âmes[3]Lisez la vision décrite par le porte-parole.

    C’est une vision qui, comme je le dis plus loin, était montrée de façon à rendre l’acte créateur — immatériel — visible à la vo son vivant sur terre, ce qu’elle a haï comme un ennemi, méprisé ou nié comme s’il s’agissait d’une fable dérisoire, ou même servi avec une tiédeur qui demande réparation; elle a également le temps d’emporter dans son lieu d’expiation ou pour la damnation éternelle le souvenir qui suscitera en elle des flammes d’amour pour l’éternelle Beauté, ou la torture du châtiment par la mémoire obsédante du Bien perdu que sa conscience intelligente lui reprochera d’avoir voulu perdre librement.

    Car elle se souviendra de lui comme étant terrible, sans pouvoir le contempler; en même temps qu’elle gardera mémoire de ses péchés.

    La création de l’âme et le jugement particulier sont les deux atomes d’instant pendant lesquels les âmes des enfants de l’homme connaissent Dieu intellectuellement, dans la juste mesure qui suffit à leur donner un instrument pour tendre vers leur Bien à peine entrevu, mais demeuré inscrit dans leur substance ; intelligente, libre, simple et spirituelle, celle-ci possède une compréhension rapide, une volonté libre, des désirs simples, ainsi qu’un mouvement (ou inclination, ou appétit, comme il vous plaira) de se réunir à l’amour de celui dont elle vient et d’atteindre son but dont elle devine déjà la beauté ou, sinon, a s’en détacher avec une haine parfaite pour rejoindre son roi damné et trouver dans le souvenir de "l’objet de sa haine" un tourment, le plus grand des tortures infernales, un désespoir; une malédiction indescriptibles (se référer à la dictée du 15-1-44) [143].

    Quand j’ai dit: "Soyez parfaits comme mon Père est parfait", ce n’était pas une parole vaine ou exagérée.

    L’homme était sur le point d’être élevé à nouveau à l’état de grâce. C’est donc à bon droit que je pouvais vous laisser ce commandement de perfection. Car vous avez été créés pour la perfection. Et ce désir des justes de parvenir à la perfection est un désir spirituel qui provient directement de Dieu, qui vient vous en donner le commandement:

    “Marche en ma présence et sois parfait" (Genèse 17, 1).

    De façon plus développée bien qu’implicite, je vous le répète par les lois du Sinaï, les leçons des Ecrits de Sagesse, les paroles des patriarches, des prophètes, de tous les hommes inspirés à travers lesquels je parle. Et enfin, de la manière la plus directe et la plus explicite qui soit, par mon commandement:

    " Soyez parfaits comme votre Père est parfait." Et, en écho de ma Parole éternelle, il se retrouve dans les paroles de mes saints, à partir de saint Pierre.

    “Soyez parfaits", ai-je dit, pour libérer l’esprit des hommes de l’Antiquité de ce sentiment de crainte angoissée qui leur interdisait de penser être dignes de ressembler à leur Père.

    Pendant un trop grand nombre de siècles, le Très-Haut était à leurs yeux le Dieu terrible, et l’amour comme l’espérance et la foi tremblaient de peur devant l’immensité sévère de Dieu.

    Mais voici venu désormais le temps de la miséricorde, du pardon, de la paix, de l’amitié, du rapport de père à enfant avec Dieu. C’est la raison du commandement de l’infinie perfection:

    "Soyez parfaits comme votre Père est parfait",
    accompagné de l’assurance implicite qui vous encourage à l’oser" car, si vous le voulez, vous pouvez le devenir".

    Dieu ne fait pas d’actes inutiles et ne prononce pas de paroles futiles. C’est pourquoi je n’ai donné aucun vain commandement ni suscité aucun vain élan à vos cœurs par ce commandement. J’ai réveillé en vous un désir attiédi que mon Père et moi avions déposé, bien vivant, dans l’âme humaine; l’homme aurait dû le transmettre à ses descendants avec tous les autres dons de Dieu: le désir de posséder Dieu, d’en jouir au ciel après une vie passée à son service. Ce désir ravivé aurait été vain s’il n’avait dû devenir réalité. Mais les créatures peuvent atteindre cette réalité.

    C’est même le désir de Dieu qu’ils y parviennent. C’est pour cette raison que Dieu laisse au fond de l’âme — même chez l’homme le plus sauvage — — un souvenir de Dieu grâce auquel il lui sera possible d’atteindre son but, comme elle le peut et dans un futur plus ou moins lointain: la connaissance de Dieu, qui est béatitude, pour l’avoir aimé et servi le mieux possible, pour ensuite le posséder.

    La plupart des âmes ont beau vivre d’une manière qui semble démentir mon affirmation, cela ne contredit pas pour autant mes paroles: cela prouve plutôt à quel point l’homme est perverti dans ses affections et ses volontés, à cause de ses alliances avec le Mal.

    En vérité, nombreux sont ceux qui étranglent leur âme par la corde des vices et des péchés, après l’avoir rendue esclave de Satan à qui ils se sont alliés. Ils l’étranglent définitivement pour ne plus l’entendre crier et pleurer en rappelant que le Mal n’est pas permis, et qu’un châtiment attend ceux qui s’y livrent.

    Ce sont ceux qui, d’enfants de Dieu qu’ils étaient, retournent à l’état de créatures-hommes par la perte de la grâce, puis deviennent des démons, car l’homme coupé du Bien est un petit liseron qui se cramponne au mal pour tenir.

    En l’absence d’une loi surnaturelle, il est difficile qu’une loi morale existe; encore n’est-ce qu’imparfaitement. Or là où la loi morale est imparfaite ou absente, la triple concupiscence est bien vivante, totalement ou partiellement.

    Mais si la plupart des âmes semblent nier par leurs actes le souvenir et le désir naturels de Dieu, ainsi que leur volonté qui est de tendre à une fin joyeuse, il convient de rappeler que la créature charnelle et la créature spirituelle coexistent en l’homme, et que l’homme a son libre-arbitre, qui sert toujours la plus forte des deux.

    Si donc on affaiblit son âme par toutes sortes de vices et de péchés, il est certain qu’elle deviendra effectivement faible tandis que la partie animale se renforcera et écrasera la plus faible jusqu’à la tuer. Mais l’on ne pourra nier que l’âme soit créée avec la capacité de se souvenir de sa fin et de la désirer.

    L’âme est de nature spirituelle. Il s’ensuit qu’elle a des désirs spirituels même si, par privation de la grâce — chez ceux qui ne sont pas régénérés par le baptême —, ce ne sont que des désirs naturels du royaume spirituel d’où elle vient et où elle devine instinctivement la présence de l’Esprit suprême.

    D’autre part, chez les âmes régénérées à la grâce par le baptême puis maintenues et fortifiées en elle par les autres sacrements, l’attrait de l’âme pour sa fin advient divinement: en effet, la grâce — c’est-à-dire encore Dieu — attire à elle ses enfants bien-aimés, toujours plus près, toujours plus dans la lumière.

    Plus ils s’élèvent degré par degré en spiritualité — de sorte que la séparation diminue —, plus vive est leur vision, plus étendue leur connaissance, plus grande leur compréhension, plus parfait leur amour. Ils en viennent ainsi à la contemplation, qui est déjà fusion et union de la créature à son Créateur; c’est un acte temporel mais indélébile et transformateur; car l’étreinte de feu de la Divinité qui enlace sa créature en extase imprime un caractère nouveau sur ces vivants, qui sont déjà séparés de l’humanité et spiritualisés sous forme de séraphins, savants dans la sagesse que Dieu leur procure en se donnant à eux, comme eux à lui.

    C’est pourquoi il est juste de préciser que l’écrit inspiré "a Dieu pour auteur".

    Dieu révèle ou éclaire des mystères ou des vérités à ses instruments, comme il lui plaît, "en les stimulant ou en suscitant en eux des motions par des vertus surnaturelles, en les aidant à écrire de sorte qu’ils conçoivent exactement par l’intelligence tout ce que Dieu commande — et cela seulement —, qu’ils veuillent fidèlement l’écrire et l’expriment par des moyens adaptés et avec une vérité infaillible."

    C’est Dieu qui éclaire leur intelligence par une triple action afin qu’elle connaisse la vérité sans erreur, soit par révélation — dans le cas de vérités encore ignorées — soit par un souvenir précis s’il s’agit de vérités déjà établies mais encore relativement incompréhensibles par la raison humaine; il suscite des motions pour que ce que la personne inspirée vient à connaître surnaturellement soit écrit fidèlement; il l’assiste et la dirige pour que ces vérités soient exprimées, en respectant la forme et le nombre que Dieu veut, en toute vérité et clairement, afin qu’elles soient connues des autres pour le bien d’un grand nombre, par le biais de la Parole divine dans le cas des enseignements directs, ou par les mots employés par l’écrivain quand il s’agit de décrire des visions ou de répéter des leçons surnaturelles.

    L’ouvrage livré aux hommes par l’intermédiaire du petit Jean n’est pas un livre canonique.
    Néanmoins, c’est un livre inspiré que je vous accorde pour vous aider à comprendre certains passages des livres canoniques, et en particulier ce que fut mon temps de Maître, enfin pour que vous me connaissiez, moi qui suis la Parole, par mes paroles.

    Je ne prétends pas que l’Œuvre soit un livre canonique, et encore moins mon porte-parole, que son ignorance absolue dans ce domaine empêche même de distinguer les théologies dogmatique, mystique ou ascétique; s’il ignore les subtilités des définitions et les conclusions des conciles, il sait aimer et obéir — et cela me suffit, je n’attends rien d’autre de lui —.

    Néanmoins, je vous déclare, en vérité, que c’est un livre inspiré, car l’instrument est incapable d’écrire des pages qu’il ne comprend même pas si je ne les lui explique moi-même pour lui ôter toute crainte.

    Puisque, aux moments où le petit Jean est porte-parole — autrement dit emporté par moi comme par un Aigle divin qui l’emmène au royaume de la Lumière, où il voit et d’où il revient vous apporter des joyaux d’une valeur surnaturelle —, il se trouve dans une sage vérité de vision et de compréhension; c’est alors qu’il emploie le terme "créer" pour exprimer la formation des âmes par volonté de Dieu (fascicule s.t. p. 63).

    En ce qui me concerne, je le répète encore, j’avais utilisé dans cette dictée le mot "génération" pour vous donner la mesure de votre dignité d’enfant de Dieu. Cependant, je vous le redis, si cela doit vous empêcher de croire, remplacez donc "génération" par "création", et soyez en paix au sujet de ce détail qui vous rend sceptiques.

    La création continuelle des âmes par le Père ne signifie pas qu’elles "préexistent", comme vous dites, en prétendant que j’ai employé ce terme. Et le fait que les âmes se souviennent ne signifie pas qu’elles "préexistent".

    On ne peut nier cependant que, vu l’extrême rapidité de l’instant créateur, l’âme, qui est une substance spirituelle intelligente créée par le Parfait, puisse être formée en étant consciente de sa provenance.

    Dieu Créateur a donné une raison relative aux créatures inférieures, une raison très étendue aux créatures humaines, ainsi qu’une intelligence extrêmement rapide et étendue aux créatures angéliques: comment n’aurait-il pas accordé une intelligence rapide et étendue à l’âme créée? N’est-elle pas créée par lui au même titre que les anges, les hommes et les animaux?

    Serait-elle donc, cette flamme fille du Feu, la seule à être ténèbres ou froid glacé?

    Serait-elle, elle seule, engourdie, imbécile, aveugle, sourde, sans mémoire, fruste au point de ne pas même posséder ces mouvements instinctifs rudimentaires qui poussent les animaux à choisir leur nourriture, les éléments et les climats propices pour y vivre et y procréer?

    Inférieurs même aux végétaux qui sentent que le soleil leur apporte la vie, à tel point que, s’ils sont plantés dans quelque lieu obscur, ils se tendent vers l’ouverture par où la lumière passe et sortent à l’air libre pour vivre?

    Ô hommes! Pouvez-vous en arriver à prétendre l’âme inférieure aux plantes, uniquement pour nier, pour faire de la peine à mon porte-parole? L’âme!

    Cette substance admirable que j’ai qualifiée de la sublime métaphore de "sang spirituel du Dieu éternel, puissant et saint", sang du Père (c’est une métaphore, je le répète) qui vit en vous et vous rend immortels, puissants, saints tant qu’elle est vivante, autrement dit unie à Dieu par la charité.

    L’âme! Elle est cette partie du ciel — or le ciel est Lumière et Sagesse — qui est contenue en vous, pour que l’Infini trouve en vous un trône qui appartienne encore au ciel, et qui vous contient en même temps pour que l’étreinte sanctifiante du ciel soit encore protectrice autour de votre humanité qui mène le bon combat.

    Peut-être objecterez-vous qu’elle ne possède plus l’intelligence intégrale de la première âme, puisqu’elle est entachée et diminuée par le péché originel?

    Je vous réponds tout d’abord qu’elle ne sort pas aussi impure de la Pensée créatrice. Le péché originel est en l’homme et chez les enfants des hommes, pas en Dieu.

    Ce n’est donc pas au moment où l’âme est créée par Dieu, mais quand elle s’incarne en l’homme conçu par l’homme qu’elle contracte l’hérédité qui s’attache aux descendants d’Adam, sauf dans le cas d’une volonté unique et exceptionnelle de Dieu. En second lieu, je vous rappelle que l’être le plus impur; celui qui était Lucifer et est maintenant Satan, n’a pas perdu sa puissante intelligence sous prétexte qu’il est passé de l’état d’archange à celui de démon: au contraire, il se sert de son intelligence extrêmement perçante pour le mal au lieu du bien, comme il s’en serait servi s’il était resté archange.

    Que me répondez-vous donc si je vous demande pourquoi Satan garde le souvenir de Dieu et est intelligent?

    N’avez-vous aucune raison à opposer à mon affirmation?

    N’avez-vous rien à objecter?

    Non. Vous ne pouvez rien objecter. Car il vous faudrait soit renier ce que vous enseignez, soit admettre que Satan est intelligent et garde le souvenir de Dieu, à tel point qu’il le hait comme il le fait, précisément parce qu’il en garde un tel souvenir; et il vous tourmente comme il le fait précisément parce qu’il sait choisir avec perspicacité les moyens aptes à vous faire chuter, selon votre personnalité.

    Le Catéchisme affirme que les anges coupables furent exclus du paradis et condamnés à l’enfer, mais il ne fournit aucune précision sur la perte de l’intelligence des démons:

    la perspicacité de leurs actions destinées à vous nuire prouve bien que leur intelligence subsiste.

    Les âmes se souviennent. Pourquoi? Parce que, tout comme Dieu, pour tempérer la rigueur de sa condamnation, laissa en même temps à Adam l’espoir d’une rédemption, de cette rédemption-là, il lui laissa également le souvenir de ces heureux temps pour le soutenir dans les souffrances de l’exil et pour encourager saintement les fils d’Adam à aimer celui qui, pour eux, était l’Inconnu.

    Par ailleurs, quand Dieu a créé les âmes, il n’a pas privé les enfants des hommes de cette inclination naturelle vers le Divin qui, seule, peut les aider à atteindre ce pour quoi l’homme a été créé: aimer le Seigneur, le Dieu tout-puissant et omniprésent dont le Tout incorporel emplit l’infini; car l’homme le sent et le reconnaît, plus ou moins précisément, en tout ce qui l’entoure, le pénètre ou le frappe.

    Chez les sauvages, ce sera dans la fulgurance d’un éclair ou dans la splendeur durable d’une aurore boréale; pour les idolâtres, ce sera dans la puissance du lion ou dans la vie amphibie du caïman; pour les croyants de religions révélées mais imparfaites, dans des manifestations naturelles supposées être des actes ou des manifestations de dieux individuels; pour l’homme cultivé — penseur ou scientifique — ce sera dans les phénomènes du ciel ou dans l’admirable organisme des corps; pour le croyant, dans la doctrine certes, mais aussi dans la vie même de l’âme qui se manifeste avec ses lumières et ses vibrations en réponse aux vibrations plus ardentes d’un Amour éternel qui l’aime, ou encore dans cette merveille qu’est la naissance comme dans le mystère de mourir; pour une part de l’humain, et pour l’autre de vivre d’une vie plus véritable; mais tous les hommes ressentent dans tout leur être une Présence invisible et puissante, qu’il la nie — mais dans le fait de nier il admet déjà son existence, puisqu’on peut seulement nier ce qui est et ce que beaucoup d’autres personnes croient —, ou qu’il la haïsse, avouant par sa haine que cette Présence existe, ou enfin qu’il l’aime et proclame avec amour qu’il la croit réelle et qu’il espère pouvoir un jour, non plus croire en elle, mais en jouir.

    Dieu a fait cela: il a laissé à l’homme une inclination au Bien suprême.

    Or qu’est-ce, sinon le souvenir? Que vous en semble?

    Que cela lui était impossible, à lui qui est tout-puissant et qui régit la création depuis des millénaires sans le moindre effort et ne cesse pas un instant de créer des âmes et de les juger?

    Il connaît simultanément toutes leurs actions — il les connaît même d’avance — puisque le passé, le présent et l’avenir ne forment qu’une unique entité devant sa Pensée; il suit le développement des âmes, les juge sans confusion ni erreur, et juge les âmes qui, sur son ordre, quittent le corps auquel elles avaient été envoyées pour retourner ensuite dans le monde créé de l’au-delà, recréées ou bien, devrais-je dire, détruites par la volonté du libre-arbitre.

    Mais ce terme de "détruites", pour vous qui prenez toujours les mots dans leur sens matériel et non dans leur esprit, vous ferait crier à l’anathème. Je vous dirai donc: laides, obscènes, mutilées et déformées pour avoir volontairement effacé tout souvenir du Divin.

    Car c’est essentiellement ce souvenir plus que toute leçon que l’on peut apprendre dans toutes sortes d’écoles, qui apprend à l’âme comment rechercher les vertus par amour de son Dieu, dans l’espoir de le posséder un jour, après cette vie, dans la Vie qui ne finit pas.

    En vérité, de tous les dons que l’Amour a laissés à l’homme déchu, celui-ci est le plus élevé et le plus actif. Je parle des âmes en général, pas de celles des chrétiens catholiques membres du Corps mystique et vivifiés par la grâce, qui est le don des dons. Cette inclination naturelle au Bien suprême — qui est souvenir spirituel de Dieu — peut être parfois tellement subtile que les deux autres parties de l’homme ne s’en rendent pas compte, bien qu’elle en guide la pensée et en gouverne les actions.

    Elle incite à rechercher la Divinité, à agir de manière à en être digne, en un mot à vivre de façon à parvenir à s’y réunir. Il s’ensuit que les âmes se créent une religion, si elles n’en possèdent pas déjà une, qui peut être erronée par ignorance de la Vérité, mais qui est toujours amour de la divinité, en d’autres termes conformité à ce pour quoi l’homme a été créé: aimer et servir Dieu sur la terre et en jouir, immédiatement et complètement ou après un temps plus ou moins long, pour l’éternité.

    Le souvenir crée l’amour. L’amour suscite la justice. La justice de la créature engendre un plus grand amour de Dieu pour elle.

    Et plus l’amour et la justice augmentent dans la créature, plus la connaissance devient claire.
    Et avec l’amour, le souvenir de Dieu ne cesse de grandir car, comme je l’ai dit, le souvenir est connaissance d’amour, et là où se trouve l’amour, là est Dieu.

    Or quand des âmes ont la grâce en guise de lumière pour se souvenir et de voix pour apprendre, que dites-vous? Que cette grâce ne vous rend pas très semblables à Adam — quand il était innocent — et donc capables de connaître Dieu?

    Que dites-vous? Que quand la bonne volonté et une œuvre de sanctification s’unissent à cette grâce qui vous est rendue par mes mérites, votre connaissance de Dieu ne se rapproche pas de celle qui faisait la joie d’Adam?

    En vérité, en vérité je vous dis que c’est ce qui se produit, et le souvenir, chez les saints qui vivent encore sur terre, n’est plus un souvenir, mais connaissance.

    Vous vous étonnez de mon affirmation? Mais les patriarches et les prophètes, privés de la grâce et néanmoins justes, ne furent-ils pas transportés à la vue de Dieu et n’entendirent-ils pas sa voix? Ne contemplèrent-ils pas la gloire de Dieu et le ciel admirable?

    "Lorsque Abram eut atteint quatre-vingt-dix-neuf ans, Yahvé lui apparut" (Gn 17, 1). "

    L’ange du Seigneur apparut à Moïse dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson" (Ex 3, 2).

    "Puis Moïse monta sur la montagne. La nuée couvrit la montagne et la gloire de Yahvé... Moïse entra dans la nuée... (Ex 24). "

    Je vis... un être ayant apparence humaine, et je vis... quelque chose comme du feu près de lui, tout autour" (Ez 1, 26-27).

    "J’entendis une voix d’homme, sur l’Ulaï, criant...'Gabriel’ ", "Quand Gabriel... me parla" (Dn 8, 16 et 9, 21-22).

    Ceci dit pour vous remettre en mémoire certains passages de l’Ecriture où il est dit que la vision ou la parole célestes furent accordés même à des personnes privées de grâce.
    Connaître Dieu et "converser avec lui" dans son éden intérieur, c’est déjà voir et prévoir.

    Dieu n’a pas changé au cours des millénaires, et ses leçons à ses élus sont amples, pleines, lumineuses, comme aux deux innocents qui étaient nus sans en avoir honte, puisqu’ils ne connaissaient pas les pauvres sciences de la matière mais uniquement les sublimes sagesses de l’amour.

    Après cela, pouvez-vous encore vous en prendre aux paroles écrites par mon instrument, comme s’il s’agissait d’erreurs? Je ne prends même pas en compte l’éventualité que vous les considériez comme des erreurs du Maître ou que vous ne reconnaissiez pas, devant l’abondance et la sagesse de ce don, quel est ce lui qui les dicte.

    Après cela, pouvez-vous encore vous en prendre, comme s’il s’agissait d’une erreur de mon instrument, à cette vérité que les âmes gardent le souvenir de Dieu?

    Ce souvenir est d’autant plus vif que l’âme évolue dans la justice, et très vif quand à la justice de la créature s’unit l’état de grâce, autrement dit de filiation de Dieu; et il est parfait lorsque, comme chez Marie, l’éternelle virginité de l’âme demeure sans être contaminée par le contact du péché, et qu’on trouve en elle la plénitude de la grâce, l’innocence absolue, la possession de la Sagesse et une charité parfaite?

    Cet état de grâce est si parfait en Marie qu’aucune autre créature ne le connaîtra jamais.

    Dites-moi, vous qui êtes servites de ma Mère: qui est Marie pour vous?

    La nouvelle Eve qui connaît Dieu aussi bien que la première? Non. Mieux qu’Eve.

    En effet, si elle est l’Innocente, la Fille, l’Epouse et la Mère de Dieu —contemplée comme telle par Dieu de toute éternité —, elle est aussi l’Agnelle qui se tient auprès de l’Agneau, la Victime consumée avec l’Hostie divine pour vous permettre de "connaître Dieu".

    Maintenant, débarrassez vos esprits des "vêtements de feuilles de figuier" que vous avez cousus autour de votre intelligence et qui vous brouillent la vue, et relisez les passages où il est traité de souvenir, de connaissance, de douces conversations de l’Unité trine, rassemblée dans le Cœur immaculé de celle qui est pleine de grâce, avec son âme en adoration.

    Relisez les passages où je parle des opérations de la grâce, qui est lumière et sagesse et rend le souvenir de Dieu de plus en plus lumineux, unie à la justice, elle transforme le souvenir en connaissance toujours plus parfaite, parfois précoce, toujours sainte, dans l’âme des saints.

    Et priez pour qu’une nouvelle Pentecôte advienne dans votre intelligence, et pour que tous les dons de l’Esprit, Maître de toute vérité, entrent en vous pour vous renouveler et rallumer en vous cette ressemblance divine qui est amour surnaturel accompagné de la Beauté surnaturelle sans lequel l’union, la ressemblance et la compréhension deviennent impossibles.

    Ayez l’âme humble des humbles et agenouillez-vous devant celui qui vous parle par pitié pour vous, pasteurs, comme pour les agneaux; il choisit un "moins que rien" précisément parce qu’il l’est, et parce qu’il aime réitérer le geste accompli devant l’humanité concupiscente des Douze, geste par lequel il voulut confondre par sa divine sagesse la pauvre science humaine des savants qui s’attardent à compter le nombre des fils des franges tous poussiéreux à force d’être restés plus proches de la terre que du ciel, et qui, pour ce travail inutile et pédant, négligent de recueillir et de conserver les perles lumineuses dont le travail est tissé.

    Pour ceux qui ne comprendraient pas cette métaphore, j’appelle franges les pertes de temps inutiles et l’étalage encore plus inutile de connaissances humaines employées pour déterminer si la capacité physique d’un lieu ou le nombre d’habitants — déduits par des travaux humains bien postérieurs à mon époque et par conséquent inexacts — correspondent bien aux affirmations de mon instrument, ou encore si la période et le séjour à l’endroit dont il parle — toujours calculés d’après une mesure que les hommes se sont eux-mêmes donnée — correspondent à la fraction de temps infinitésimale qu’ils pensent être parfaite.

    Mais dites-moi ! Est-ce donc le nombre de jours, la taille d’un village, le nombre de ses habitants qui vous intéressent, ou l’enseignement de l’ouvrage ?

    Dans le premier cas, des milliers d’auteurs humains peuvent vous fournir en abondance de quoi vous mettre sous la dent. Dans le second, je suis seul à pouvoir vous procurer ce qu’il vous faudrait rechercher en premier. Car c’est seulement ce que, moi, je vous donne qui vous sert pour la vie éternelle.

    Le reste n’est que du foin destiné à être éliminé et à devenir immondice. Ce n’est pas parce que vous saurez combien de jours telle personne est restée à tel endroit ou combien une ville avait d’habitants que vous entrerez au ciel, mais parce que vous vous serez perfectionnés en trouvant dans la Parole, qui est Vie et Lumière, de quoi mener une vie lumineuse.
    Préférez-moi à la science. Bénissez-moi, et non vos connaissances.

    Aimez également "l’enfant" que j’ai choisi pour le placer parmi vous. Avec moi, bénissez le Père, Seigneur du ciel et de la terre, de s’être une fois de plus révélé lui-même à un petit, et non à des savants. Un petit, un enfant, un "moins que rien".

    Oui, mais un moins que rien qui se consume du désir de servir et aimer Dieu et de le faire connaître, un moins que rien qui a ré veillé tout seul le souvenir de Dieu en lui et cela toujours plus intensément, un moins que rien qui a consumé par son amour et son holocauste volontaire les cloisons de l’humanité, un moins que rien qui en est venu à préférer la Lumière à sa vie et aux honneurs, un moins que rien profondément plongé dans la liberté absolue de contempler Dieu seul, au point d’en perdre de vue tout ce qui n’est pas Dieu, un moins que rien mort à tout ce que la plupart désirent dans la vie, mais vivant pour l’éternité parce qu’il est mort pour vivre dans le Seigneur.

    Je vous le dis, ce n’est pas aux savants que Dieu montre son royaume, mais à ceux que la grâce éclaire et qui vivent dans l’amour; or Dieu seul choisit, prend et dépose au sommet de la montagne, là d’où le ciel est si proche que l’âme peut lancer ardemment ce cri, qui devrait être celui de tout homme: "Voici mon Dieu. Je le vois! Je l’entends! Je le connais! Je suis dévoré et recréé par l’Amour."

    Petit Jean, tu peux aussi leur rappeler que l’homme a un ange gardien et que cet esprit ne reste pas inerte aux côtés de l’homme sur lequel il renvoie les lumières que, comme ange, il reflète en adorant la Lumière infinie. Sois en paix, mon âme. "


    [1](*140) Il s’agit bien évidemment de Vatican I.
    [1](*141) Saint Pie X, pape de 1903 à 1914.
    (*142) Voir, dans "Les cahiers de 1944", le 25 et le 31 mai. Cependant, les références du texte renvoient aux fascicules des copies dactylographiées



    Cahiers de 1947  - Dictées de Jésus à Maria Valtorta





    Esprit de Dieu


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Maud

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Moi , qui suis Prêtre et Victime "

    Message par Maud le Mar 19 Juil - 7:11



    Deux courtes dictées: sur le temps passé par Marie auprès de sa cousine, et sur le péché originel.
    Brève dictée pour le Père Berti sur la descente de Jésus aux enfers.


    Le 31 janvier 1947

    A 5 h 45 ce matin, Jésus me dit, après que je l’eus prié et supplié de tempérer sa sévérité — je pourrais même dire, et ce serait plus approprié: son dédain — et de me répondre, ne serait-ce que pour ma paix personnelle, à propos des fameux "trois mois" qui heurtent les examinateurs:

    « Tu modifieras la première période de la vision du 28 mars 1944[1] [*144] par ces mots: "Les deux époux se dirigent tout d’abord vers le Temple par des rues déjà noires de monde du fait de la proximité de la solennité pascale. Joseph laisse les deux ânes dans une écurie après les avoir nourris puis il va adorer le Seigneur en compagnie de Marie." Cette correction leur montrera avec plus de précision que Marie partit chez sa cousine pendant l’octave pascale, pour être auprès d’elle lorsque Zacharie s’absentera d’Hébron pour "se présenter devant la face du Seigneur à la fête des Azymes, comme tout mâle y est tenu" (Deutéronome 16, 16), soit environ un mois après l’Annonciation.

    Au sujet de ce laps de temps passé à Hébron, je te dis, à toi — et précisément parce que c’est toi, mon petit Jean, qui souffres pour la justice —, que quarante-huit plus quarante font quatre-vingt-huit, soit deux jours de moins de quatre-vingt-dix, qui font trois mois. »

    En ce qui concerne le péché originel (dictée du 5 mars 1944, fascicule 2 Q, p. 55) et les dictées de Jésus et de Marie dans le Pré-évangile à la suite de l’Annonciation (p. 69ss jusqu’à la p. 74 incluse),

    Jésus dit:

    « La leçon sapientielle est si claire et exhaustive, à même d’instruire les ignorants et de convaincre ceux qui — n’ayant aucune foi ou bien peu à cause de leur rationalisme ou pour quelque autre raison —, ne se satisfont plus de fables, qu’il n’y a pas le moindre iota à ajouter ou à supprimer. Seule un aveuglement volontaire peut ne pas reconnaître la sage vérité contenue dans cette dictée. Tu joindras à ce point la dictée du 5 mars 1944, pour qu’ils aient sous les yeux la leçon tout entière; s’ils sont humbles, ils en comprendront la vérité. »

    Je me permets de répéter à Jésus, qui est présent et si bon, une question qui me fut posée par un père servite ; j’ignore de qui il s’agit précisément, mais il me semble que ce doit être le Père Berti et je ne sais si c’est par une initiative personnelle ou sur la suggestion d’autrui. Cela concerne la descente de Jésus aux enfers que j’ai retrouvée par hasard à la date du 15 janvier 1944, et qui semble avoir heurté quelqu’un.

    Il me répond... C’est alors qu’arrive la lettre du Père Berti qui me demande d’écrire une note à présenter au Saint-Père. A peine cette lettre m’était-elle apportée que Jésus, tout sourire, tout lumineux, me dit: "Ouvre-la et lis-la." Je le fais, encore stupéfaite comme chaque fois que les paroles de Jésus correspondent à ce qui arrive. Jésus me dit en souriant: "Voici pourquoi je te satisfais précisément maintenant, après quatre mois, et pour ce Père, auquel je t’ai déjà dit que tu pouvais communiquer ce passage-ci. Quant aux autres, tu sais à qui tu dois les transmettre, quand et comment. Maintenant écoute-moi, je vais t’en rappeler le principe. »

    Jésus dit:

    « Tu rapporteras ce qui suit au Père Berti, maintenant que tu sais que c’est lui qui te l’a demandé:

    Dans la dictée du 15 janvier 1944 à ma Maria, j’ai dit:

    “Lorsque j’y suis descendu pour tirer des limbes ceux qui attendaient ma venue, cette horreur m’a fait horreur et, si ce que fait Dieu n’était immuable parce que parfait, j'aurais voulu le rendre moins atroce, car je suis l’Amour et j'ai souffert devant une telle horreur." Je voulais parler des différents lieux d’outre-tombe où se trouvaient les défunts pris en général et appelés "enfer" par opposition au paradis, où se trouve Dieu.

    Lorsque, dans ma surabondance de joie après que le Sacrifice eut été consommé, je pus ouvrir les Limbes aux justes et tirer du purgatoire une foule d’âmes, j'ai frémi d’horreur en contemplant en esprit que seul le lieu de damnation ne connaissait ni rédemption ni transformation de l’horreur. Mais je n’y suis pas entré. Il n’était ni juste ni utile de le faire.

    Vous vous étonnez que j'aie pu faire sortir une foule d’âmes du purgatoire? Pensez donc: si une messe peut délivrer des âmes du purgatoire et leur sert toujours à abréger et adoucir leur purification, que n’aura pas été le Sacrifice réel de l’Agneau de Dieu pour elles? Moi, qui suis Prêtre et Victime, je leur ai appliqué mes mérites et mon Sang, et cela a blanchi les étoles pas encore complètement purifiées par le feu blanc de la charité purificatrice.

    Envoie-lui ceci, accompagné de ma bénédiction. »


    Cahiers de 1947 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Jésus , Prêtre et Victime


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Emmanuel le Mar 19 Juil - 9:48

    Merci, @Maud, d'être là. Merci pour cette nourriture spirituelle si profonde que tu nous apportes chaque jour.
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    Maud

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Maud le Mar 19 Juil - 15:08

    Bonjour Emmanuel et Merci pour ces bonnes paroles qui  m' encouragent et me touchent   Laughing

    tu écris

    Merci, Maud, d'être là. Merci pour cette nourriture spirituelle si profonde que tu nous apportes chaque jour.

    Merci aussi à toi d'être là  Approuve

    Que le Seigneur te bénisse   sunny

    Amicalement


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Marylie le Mar 19 Juil - 18:18

    C'est juste: j'admire ta persévérance de nous partager de si belles choses! Merci! @Maud !
    J'ai particulièrement aimé l'explication sur les noces de Cana et la longue dictée après: j'ai beau avoir les livres; je préfère lire ici .... Very Happy
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    Maud

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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Maud le Mar 19 Juil - 21:14

    Bonsoir AZUR   Smile

    Je te répète car, je te l'ai déjà dit,   Smile   que je suis heureuse de l'intérêt que tu portes à cette belle Œuvre    Approuve

    Tu as écrit


    j'ai beau avoir les livres; je préfère lire ici ....  

    Je te remercie, cela me touche et m' encourage  Laughing

    Amicalement


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Origine surnaturelle des Dogmes "

    Message par Maud le Mer 20 Juil - 7:19




    Dictée de Jésus sur la raison la plus profonde du don de l’Œuvre

    Le 3 février 1947

    Jésus dit [1]: (* 20)

    « La raison la plus profonde du don de cet ouvrage, parmi toutes les autres que mon porte-parole connaît, est que, à cette époque où le modernisme condamné par mon Vicaire Pie X est corrompu en diverses doctrines humaines toujours plus blâmables, l’Eglise représentée par mon Vicaire doit aussi combattre ceux qui nient : l’origine surnaturelle des dogmes; la divinité du Christ;

    la vérité du Christ Dieu et Homme, réel et parfait dans la foi comme dans l’histoire transmise à son sujet (Evangile, Actes des Apôtres, épîtres apostoliques, Tradition); l’enseignement de Paul, de Jean, des conciles de Nicée, Ephèse et Chalcédoine, ainsi que d’autres plus récents, comme ma vraie doctrine que j’enseigne moi-même de vive voix ou qui est inspirée; ma sagesse infinie, puisque divine ; l’origine divine des dogmes, des sacrements et de l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique ; l’universalité et la continuité, jusqu’à la fin des siècles, de l’Evangile que je vous ai laissé, pour tous les hommes; la nature de ma doctrine, parfaite dès le commencement, qui ne s’est pas formée à la suite de transformations successives mais a été livrée telle quelle: enseignement du Christ, du Temple de grâce, du Royaume des cieux et du Royaume de Dieu en vous, divine, parfaite, immuable, Bonne Nouvelle pour tous les assoiffés de Dieu.

    Le dragon rouge à sept têtes, dix cornes et sept diadèmes sur les têtes et dont la queue balaye le tiers des étoiles du ciel et les précipite — et je vous assure en vérité qu’elles tombent encore plus bas que sur la terre —, persécute la Femme; les bêtes de la mer et de la terre sont adorées par beaucoup — trop — de personnes séduites par leur aspect et leurs prodiges.

    Opposez-leur mon ange qui vole au zénith et tient l’Evangile éternel bien ou vert, même sur les pages fermées jusqu’alors, afin que par sa lumière les hommes puissent être sauvés des anneaux du grand Serpent aux sept faces qui veut les plonger dans ses ténèbres, et pour que, à mon retour; je trouve encore la foi et la charité dans le cœur de ceux qui auront persévéré, enfin pour que ces derniers soient plus nombreux que ce que l’œuvre de Satan et des hommes pourraient laisser espérer. »

    [1](* 20) Ce passage est repris dans "l'Adieu à l'œuvre" au Tome 10, chapitre 38 de l'Évangile tel qu'il m'a été révélé.


    Cahiers de 1947 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Enseignement du Christ


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Oeuvre du Christ à méditer et imiter "

    Message par Maud le Jeu 21 Juil - 7:23

    Veuillez excuser la longueur du texte d' aujourd'hui . Je l'ai divisé en plusieurs paragraphes, que je complèterai pendant plusieurs jours , pour que la lecture ne soit pas trop pénible  



    Dictée sur la tentation sensuelle de Jésus et sévère rappel à l’ordre pour ceux qui ont demandé des explications sur ce point.

    Le 18 février 1947


    Au sujet des visions des 24 et 25 février 1944, du 3 janvier 1945 et du 17 janvier 1945.

    Jésus dit:

    « En vérité, ces visions et les paroles qui commentent ma tentation, y compris dans sa partie ignorée, sont si claires qu’elles servent déjà de réponse à toutes les objections des personnes qui m’interrogent à ce sujet. Il ne serait pas nécessaire d’en apporter de plus amples, d’autant que — puisse celui qui pose ces questions s’en souvenir! — j’ai clairement fait comprendre depuis le 25 février 1944 que je n’aimais pas m’arrêter ni revenir sur cet épisode, et que je n’appréciais pas davantage que d’autres le fassent. Ils attirent sur eux l’attention particulière de l’instrument et agissent donc de manière diamétralement opposée à l’attitude que j'ai toujours eue à l’égard de l’instrument lui-même: lorsqu’il me soumettait les mêmes objections qu’aujourd’hui — toujours à l’instigation de la même personne —, je lui répondais ceci: "Je n’ai pas voulu que tu parles de la tentation sensuelle de ton Jésus. Même si ta voix intérieure t’avait fait comprendre le mobile de Satan pour m’attirer à la sensualité, j’ai préféré en parler moi-même. Ne pense plus à cela."

    J’aurais désiré que vous suiviez mon exemple de prudence à l’égard du petit enfant que j'ai placé au milieu de vous: il se doit de vous rapporter tout ce qu’il voit, autrement dit tout ce qui est utilisé pour et contre le Christ, mais son inexpérience et la bonté paternelle de Dieu lui servent de protection providentielle contre les plus cruelles misères et actions des hommes et de Satan.

    Je l’aurais désiré par respect pour le petit enfant dont les yeux contemplent Dieu, et je l’aurais voulu parce que cela m’aurait montré votre état d’âme, que je souhaiterais être juste jusque dans ses moindres nuances. Rien, dans la justice, n’est insignifiant, inutile ou négligeable. La grande action visible de sa voir mourir pour elle a de la valeur, tout comme l’imitation silencieuse et cachée de moi par la manière de se conduire envers ses frères, ses enfants spirituels ou vos disciples. Car vous qui êtes pères et maîtres spirituels, bergers auxquels j’ai confié mes agneaux, vous vous êtes volontairement consacrés à cette paternité spirituelle et à cet enseignement des petits, et vous devez être mes imitateurs.

    Enfin, je l’aurais désiré parce que vous m’auriez montré l’état de votre intelligence, libre de tout ce qui suscite confusion et brume dans la vérité si clairement compréhensible qui ressort de mes pages; vous auriez aussi fait la preuve de la constante perfection de Jésus Christ Dieu et Homme en toute circonstance de sa vie mortelle, dans tous ses actes, paroles, et même silences. Il y a en effet des silences plus parlants que toute parole, et plus instructifs que toute doctrine.

    D’ailleurs, cet épisode, dans le passage que vous refusez d’accepter en le prétendant "inconvenant", vous parle précisément par la magnifique leçon de mon silence opposé à la partie impure de la tentation satanique. Dans mon silence, ma totale indifférence aux sollicitations de Satan, vous auriez dû reconnaître la glorification du Christ. Au contraire, vous lui avez trouvé un autre sens, celui d’un avilissement pour le Christ.

    Le fait que le Christ soit tenté par l’impureté vous donne l’impression qu’il est porté atteinte à sa dignité. Vous confondez la tentative et le résultat. L’atteinte à la dignité, c’est le résultat. L’échec de la tentative, c’est la glorification. Ne savez-vous pas faire cette distinction? Dans ce cas, vous n’avez pas su lire la vérité passée sous silence quoique manifestement visible qui se trouve dans la vision et dans les dictées.

    Savoir lire! Tout le monde n’en est pas capable, encore moins avec exactitude. Pour savoir lire avec exactitude, il importe d’avoir un regard pur de tout désir intérieur et de tout obscurcissement extérieur. Si votre œil spirituel — c’est-à-dire votre pensée — est limpide et pur, vous voyez les choses telles qu’elles sont. Dans ce cas, vous reconnaissez la glorification du Christ.

    Mais si votre pensée est obscurcie ou enveloppée des fumées des connaissances humaines et de l’orgueil de vous croire les seuls à sa voir, ou — pire — par quelque feu impur, alors c’est votre propre reflet qui teint ce que vous contemplez de couleurs opposées à la réalité, et vous transformez un épisode chaste, innocent, en quelque chose de sensuel et de peccamineux. Mais éloignez cet épisode de vos propres lumières, remettez-le dans sa véritable lumière, et il redeviendra ce qu’il est: le témoignage d’un héroïsme de chasteté et d’innocence face à un vain piège.

    Maintenant, si vous projetez sur cet épisode le reflet de votre propre humanité parce que vous ne pouvez admettre qu’on puisse ne pas se sentir troublé intérieurement par une tentation extérieure, parce que vous ne pouvez admettre que le Christ lui-même, le Saint de Dieu, puisse avoir été tenté de l’extérieur sans en éprouver de trouble intérieur, alors c’est vous qui donnez cette coloration à l’épisode. Mais vous ne pouvez pas dire qu’il révèle un trouble inconvenant du Christ: en vérité, ce trouble ne peut être admis par respect pour la dignité du Seigneur Jésus puisqu’il a toujours existé dans le Christ ordre et harmonie entre chair et esprit, tous deux toujours respectueux et parfaits pour rendre gloire à leur Créateur.

    Si donc votre avis diffère de ce qui ressort sans l’ombre d’un doute de l’épisode en question, reconnaissez que c’est vous qui projetez sur ce passage de l’épisode ce qui s’agite en vous lorsque vous faites des "suppositions" — comme vous dites à propos d’autres choses — qui sont vôtres, des suppositions que rien, dans l’épisode, ne justifie ni ne permet de croire. C’est grave.

    Pourquoi m’obligez-vous à vous dicter ces mots? Ne voyez-vous pas la peine que vous me causez en me contraignant à faire cette dictée uniquement pour certains parmi vous? Ne comprenez-vous pas qu’il n’est guère louable d’étaler au grand jour un scandale — que vous ne sentez pas réellement — dans le seul but de troubler le porte-parole, de l’inciter à douter de la Voix qui lui parle, à perdre confiance, ou encore pour la tenter de modifier certains passages de l’ouvrage? Ce que, d’ailleurs, vous lui reprocheriez ensuite, et vous le lui opposeriez comme preuve essentielle que l’Œuvre est le fruit de son imagination.

    Modifier certaines parties de l’ouvrage comme si une créature pouvait se permettre de le faire sur des pages que, moi, j’ai dictées ! Et pourquoi creuser encore et toujours un point sur lequel je ne me suis pas arrêté, pas même lorsque je l’ai subi, ni en pensée ni en parole en m’abaissant à en discuter avec Satan, et sur lequel j'avais conseillé de ne pas s’arrêter et de ne pas revenir; car il me dégoûte, maintenant comme autrefois? Il me dégoûte, vous dis-je. Voilà la seule et unique réaction que la laide insinuation de Satan a provoquée en moi.

    Une fois pour toutes, je vais maintenant vous apporter les réponses que vous désirez, afin que vous ayez "cette pleine clarté sur ce passage" qui, aux dires de l’un d’entre vous, "serait souhaitable". Je vais vous les apporter. Ni le porte-parole ni lui (encore moins !) ne se permettra ensuite de retoucher le texte pour le rendre cristallin", comme le voudrait toujours l’un d’entre vous. Chacun à sa place!

    Qu’est-ce que la tentation? Le Catéchisme répond: "C’est une incitation au péché qui nous vient du démon, ou des personnes mauvaises, ou de nos passions.″ C’est une incitation. Si donc cela incite au péché, c’est le signe que ce n’est pas un péché en tant que tel. Non, ce n’est pas un péché. C’est au contraire un moyen de croître en justice et d’augmenter nos mérites en restant fidèles à la Loi du Seigneur. Cela commence à devenir péché quand l’homme se met volontairement en condition de pécher, en s’approchant de choses ou de personnes qui peuvent l’y induire.

    De qui vient la tentation? Du démon, des personnes mauvaises, des passions. Elle est donc causée par des facteurs externes ou internes. Mais je vous assure, en vérité, que les plus dangereux sont les facteurs internes, autrement dit les inclinations désordonnées et les instincts ou incitations demeurés en l’homme avec les autres misères qui sont la conséquence du péché d’Adam. Ces facteurs internes, Satan les excite — ou tente de les exciter — par tous les moyens, et pour ce faire il est très bien servi par les hommes qui vous entourent et par votre moi humain: ce dernier est en effet un domaine de tentations toujours ravivées, car il possède de fortes tendances à l’égoïsme de la matière et à la sensualité de l’esprit, le premier poussant la chair à se rebeller contre Dieu et contre l’âme, la seconde portant l’esprit à cet orgueil stupide qui se croit tout permis, jusqu’à critiquer les œuvres de Dieu et ses justices.

    En vérité je vous dis que vous êtes vous-mêmes le meilleur soutien de Satan quand vous accueillez et cultivez en vous "la concupiscence de la chair, la concupiscence des yeux, l’orgueil de la vie", toutes choses qui ne proviennent pas du Père mais du monde.

    Car si vous ne consentiez pas à préparer un terrain propice à l’invasion des facteurs internes, ils ne pourraient pas pénétrer en vous, troubler votre être profond et exaspérer les facteurs internes. Les seules incitations du péché seraient incapables de mener l’homme à la damnation s’il ne les entretenait, comme cela se produit chez la plupart des gens. Il les cultive comme des fleurs du mal, qui satisfont le sentiment désordonné de l’homme pour leur aspect voyant et engageant, et ne tardent pas à se changer en fruits de péché.

    Si votre bonne volonté, saintement impitoyable, terrassait ces incitations, elles demeureraient stériles, comme des plantes nuisibles desséchées, ou du moins étiolées au point de ne plus pouvoir pousser; mais au contraire sujettes à s’affaiblir peu à peu, jusqu’à leur destruction totale. L’homme, au contraire, les laisse exister en lui, et elles poussent, toutes ragaillardies par les bouchées appétissantes que l’homme imprudent lui accorde, sans réaliser que chaque compromis avec ce qui est illicite — même s’il est petit et apparemment insignifiant, sans conséquence — prépare des compromis plus graves.

    Car l’appétit pour les concupiscences se renforce au fur et à mesure que leur saveur perd de son piquant. Une fois satisfaite la violence toujours renaissante et croissante des appétits, la force des instincts désordonnés s’accroît ; ces derniers grandissent alors jusqu’à envahir l’homme tout entier et finissent par faire tomber les barrières de la conscience.

    Ah! Il en est comme d’un arbre placé dans un endroit exigu. Tant qu’il n’a pas atteint son plein développement, il est contenu dans l’enceinte où l’homme l’a placé, mais lorsqu’il a poussé et que ses racines sont aussi grandes que ses frondaisons, alors elles ne peuvent plus rester confinées dans cet endroit étriqué et s’insinuent sous la base des murs d’enceinte à la recherche d’espace, comme les branches l’ont fait en hauteur; ce faisant, leur poussée soulève les murs, les désagrège, les font s’écrouler en ouvrant des brèches par lesquels peuvent entrer voleurs ou enfants pour dépouiller frauduleusement l’arbre de ses fruits et de ses branches, en le malmenant parfois jusqu’à provoquer sa mort.

    Dans le cas de l’âme, l’arbre de l’inclination désordonnée aux concupiscences, s’opposant à l’inclination de l’esprit vers sa fin — Dieu —, ouvre une brèche pour Satan et pour le monde, qui s’allient pour séduire le moi imprudent, lui apportant la mort ou la violation, la mutilation, de la belle intégrité de l’esprit.

    En vérité, je vous le dis: ce n’est pas d’être tenté qui doit faire peur. Et la force de la tentation, la répétition de ses violentes attaques ne doivent pas induire l’âme à s’avilir à penser que, si cela se produit, c’est qu’elle n’est plus dans la grâce du Seigneur et qu’elle est destinée à la mort éternelle. Réjouissez-vous au contraire, vous qui êtes si fortement tourmentés par Satan: c’est signe que vous êtes ses ennemis et qu’il pressent que vous êtes des proies qui lui ont échappé pour toujours.

    La colère satanique se déchaîne toujours contre les proies qui échappent à sa faim et contre les conquêtes de Dieu.


    .....à suivre


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Message par Maud le Ven 22 Juil - 7:18



    Au sujet des visions des 24 et 25 février 1944, du 3 janvier 1945 et du 17 janvier 1945.


    .... Suite….


    Il est logique qu’il en soit ainsi. Dans les batailles que se livrent deux armées ennemies, où l’adversaire portera-t-il ses assauts les plus violents? Sur les positions les plus faibles ou les moins importantes?

    Non, sur les points essentiels, les mieux fortifiés. Les autres ne sont que conquêtes faciles qu’on laisse pour la fin, quand les troupes sont déjà fatiguées, juste pour les encourager à la victoire, afin que cela les stimule pour mener les combats plus durs. Il serait bien sot, le chef d’armée qui épuiserait les hommes et gâcherait des moyens pour faire d’imposants déploiements de forces et qui gaspillerait des munitions contre une ville aux remparts déjà écroulés à cause de l’incurie de ses défenseurs, ou bien prête à se rendre sans combattre.

    Satan n’est jamais un conquérant stupide. Il sait très bien organiser ses assauts. Et s’il voit de la faiblesse spirituelle et morale, s’il se rend compte que les remparts de la conscience sont grandement fragilisés — les mauvaises inclinations de l’homme ont servi de bélier contre eux —, et, pire, là où il discerne un plein consentement à l’accueillir en ami, il ne se lance pas dans de violents assauts mais se contente d’user de séduction.

    Mais pour peu qu’il sente de la résistance et prévoie une défaite, il s’avance avec force en mettant en œuvre tous ses moyens, de la flatterie à la terreur, et il ne se lasse pas de s’y reprendre des centaines, des milliers de fois, directement ou en ayant recours au monde et aux circonstances, autrement dit à tous les moyens externes pour conquérir sa proie ou tourmenter les enfants de Dieu — ce que recherche au moins cet éternel ennemi des bons.

    En vérité, je vous dis que lorsqu’une créature est parvenue à l’héroïcité de la vertu, ou que, comme le dit Paul, lorsque la créature "s’est armée de force dans le Seigneur, de sa force toute puissante", c’est alors qu’il convient de se revêtir "de l’armure de Dieu pour être en état de tenir face aux manœuvres du diable″, car c’est alors que, toujours selon l’Apôtre, la personne "ne combat plus par la chair et le sang, mais contre les autorités et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes", en d’autres termes contre la force de l’enfer, lequel déchaîne directement les grandes rafales des fortes tentations en un ultime effort pour essayer d’abattre l’âme de géant qui lui résiste.

    La tentation est-elle, dans ce cas, un péché ou une gloire? Un bien ou un mal? Elle n’est pas péché. Et bien qu’il s’agisse d’un élément du mal, elle peut se changer en moyen de bien et de gloire grâce à la libre volonté avec laquelle l’homme lui résiste. Le libre arbitre de personne, pas même du Christ, n’a été contraint à céder ou non aux tentations. Tentation repoussée, mérite acquis. C’est pour cette raison que Dieu a laissé à l’homme sa splendide liberté de volonté, pour qu’il parvienne, grâce à elle et par son mérite personnel, à une gloire méritée.

    Gardez-le toujours en mémoire. Rappelez-vous également que la vie de l’homme lui sert à expier le mal qu’il commet. Dans le meilleur des cas — c’est-à-dire quand on ne commet pas la moindre faute consciemment —, elle sert toujours d’expiation ou si vous préférez, de souffrance consécutive au péché originel, bien que mon Sacrifice et la réintégration dans la grâce que je vous ai ainsi obtenue l’ait réduite avec surabondance; dès lors, chacun est tenu de souffrir pour retrouver ce degré de justice, donné gratuitement, que possédèrent vos premiers parents avec la vie.

    Oh, la sainte et immaculée innocence des premières créatures, que les actuelles doivent rétablir par leur souffrance, en plus des dons gratuits que je vous ai obtenus par mon Sacrifice!

    Par conséquent, quand vous voyez le Saint des saints, ou quelque autre saint, fortement tenté, ne dites pas: "Cela est inconvenant." Observez plutôt sa réaction. Voyez s’il reste indifférent à la tentation, ce qui prouve qu’il est parvenu à la perfection que je vous ai conseillée: "comme mon Père est parfait", perfection qu’aucun agent ne saurait troubler; si vous voyez qu’il reste indifférent à la tentation et qu’il a gagné le combat contre toutes les réactions de la chair et du sang, ou si vous voyez un juste capable de lutter en même temps contre le désordre provoqué par l’extérieur qui voudrait se redresser, et contre la Bête qui le provoque et l’incite au désordre, ne dites pas que c’est inconvenant.

    Reconnaissez au contraire que cela sert à faire briller le degré de perfection atteint par la personne tentée, ou à l’illuminer.

    Qui peut subir la tentation? Dieu? Les anges? Les hommes? Dieu, en tant que Dieu, ne peut en subir. Les anges restés fidèles même lors de la rébellion de Lucifer et de ses suppôts, ne peuvent pas non plus en subir car, après leur épreuve, ils furent élevés à l’ordre surnaturel, à la contemplation de Dieu et à sa louange.

    Seul l’homme peut donc être tenté, lui qui se compose de substance matérielle et de substance spirituelle, et dont la raison, l’intelligence et la conscience sont libres, pour pouvoir discerner le bien et le mal et vouloir l’un ou l’autre. Seul l’homme, qui mène encore son combat, peut être sujet à la tentation, en raison de sa triste hérédité due au péché des premiers ancêtres de l’humanité.

    Depuis le jour de la chute d’Adam de son état d’innocence à celui de pécheur, depuis le jour où la femme voulut connaître de près l’arbre interdit et où le Serpent put parler à Eve, qui l’a écouté attentivement au lieu de le fuir et a accueilli ses paroles mensongères et ses désastreuses suggestions, l’homme se trouve perpétuellement près de l’arbre du bien et du mal autour duquel Lucifer s’enroule, et il subit la tentation.

    Mais c’est par sa victoire sur les incitations au péché qu’il acquiert la justice et conquiert sa couronne immortelle; sinon, s’il réitère le geste d’Eve et cueille le fruit interdit en obéissant au Tentateur; il s’empoisonne jusqu’à parfois en mourir. C’est précisément grâce à vos victoires sur les tentations extérieures et grâce à votre maîtrise sur vos sens et sur l’orgueil — par conséquent sur les excitations intérieures — que vous, les hommes, de venez "des dieux et des fils du Très-Haut", semblables à votre Frère très saint Jésus, qui a subi des tentations mais sans jamais y céder; parce qu’il a refusé de pécher. On peut être tenté sans notre assentiment. Mais on ne devient pécheur qu’avec son consentement.

    Moi, Jésus, je n’ai jamais consenti au péché. J’ai au contraire combattu toute réaction humaine que Dieu n’aurait pu accepter, par esprit de justice volontaire et aimante, et cela dès mes plus tendres années en étant soumis à mon père (putatif) et à ma mère, deux justes qui m’enseignèrent la justice, ainsi qu’en croissant en sagesse, âge et grâce ; c’est ainsi que j’ai éliminé pour toujours en moi toute possibilité de désordre imprévu ou de trouble intérieur sous l’effet de pressions ou de circonstances qui se manifestèrent autour de moi à l’âge adulte et s’intensifièrent jusqu’à ma mort.

    Ne me comprenez pas mal! Je parle de pressions et de circonstances, pas de luxures. Ces pressions et ces circonstances étaient le fait de parents incompréhensifs, de citadins encore plus obtus que ma parenté, de compatriotes hargneux, d’ennemis fourbes, d’amis traîtres. Il n’y a pas que la sensualité qui pousse au péché. Il y a bien d’autres causes.

    Et vous, que dites-vous? Prétendez-vous, par exemple, que la conduite de Judas n’aurait pas été cause de péché contre l’amour chez quelqu’un d’autre?

    Soutiendriez-vous encore que l’animosité des scribes, des pharisiens et de tous mes adversaires n’était pas une tentation continuelle à réagir humainement, alors qu’ils étaient si subtils pour s’opposer à moi et que leurs moyens et leurs accusations étaient si bas?

    Je n’ai pas péché. J’ai déclaré: "Lequel d’entre vous peut me convaincre de péché?" Je l’ai dit à mes ennemis d’alors. Je peux le répéter à mes ennemis d’aujourd’hui, et même aux incrédules et à ceux qui doutent de ma sainteté. Mais même si je ne le vous dis pas à vous, que je veux considérer comme des amis malgré la peine que vous me causez en faisant souffrir mon petit Jean, mes œuvres sont parlantes.

    Se trouverait-il la moindre parole, le moindre acte rapporté dans l’ouvrage que j'ai dicté et expliqué qui puisse vous convaincre de péché, d’un seul péché, de votre Maître? Cet ouvrage, c’est moi. Non seulement c’est moi qui l’ai dicté et expliqué, mais c’est moi qui le vis, qui me présente à vous tel que j’étais quand j'étais un mortel, dans l’environnement qui m’entourait, dans le petit monde saint de ma famille, dans celui — plus large et plus divers, en fonction des individus qui le composaient — de mes disciples, ou encore dans celui, plus vaste, de toute la Palestine, qui était aussi plus changeant, agité et parcouru de courants divers, semblable à une mer en mouvement autour de moi, sous un ciel changeant de mars, parfois paisible et serein, juste après couvert de nuages et parcouru par des vents tempétueux soulevant la mer en lames qui grondaient leur rancœur contre moi et se faisaient menaçantes jusqu’à m’assaillir; jusqu’à la violence finale du vendredi-saint.

    Pourquoi refusez-vous de me reconnaître? Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Pourquoi voulez-vous ressembler à ceux qui s’opposaient à moi dans le temple en disant: "Nous ne savons pas qui tu es"? Etes-vous, vous aussi, comme les apôtres qui montrèrent à la dernière Cène qu’ils ne me connaissaient

    toujours pas pour ce que j’étais: le Verbe Fils du Père, qui retourne au Père après être longtemps resté parmi les hommes pour leur transmettre les paroles que le Père leur donnait?


    ….à Suivre



    Eucharistie


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    Message par Maud le Sam 23 Juil - 7:14



    Au sujet des visions des 24 et 25 février 1944, du 3 janvier 1945 et du 17 janvier 1945


    ....  Suite....


    Mais eux, mes pauvres apôtres, n’avaient pas encore reçu l’Esprit Saint, celui qui éclaire toute vérité. Vous, en revanche, vous l’avez reçu.

    Sa lumière ne suffit-elle pas à vous éclairer le Christ qui se trouve dans ces pages?

    Je suis le Verbe éternel, le Verbe plein de sagesse qui accomplit une nouvelle œuvre d’amour et de salut par pitié pour tous ceux, trop nombreux, qui meurent d’inanition spirituelle, qui se perdent parce qu’ils ne me connaissent pas, qui gèlent parce qu’ils n’ont pas le secours des feux de l’amour apostolique, qui sortent du chemin parce qu’ils sont aveugles et que nul ne leur tend la main pour les conduire à moi; ils me recherchent pourtant, mais en s’égarant sur d’autres voies que vous condamnez mais sans les en tirer, pauvres enfants que vous condamnez parce qu’ils parcourent en aveugles ces routes, à la recherche de la Lumière ; néanmoins, moi, je ne les condamnerai pas puisque je suis le Sauveur des juifs et des païens, de tous ceux qui recherchent la Vérité.

    Je vous le redemande: pourquoi m’obliger à vous dicter ces mots? Est-ce que ce sont ceux que je voudrais vous dire? Ne me faites pas souffrir. La douleur que me causent ceux que je veux considérer comme mes amis est la douleur qui me fait le plus mal...

    Moi, Jésus, je n’ai jamais consenti au péché, je n’ai jamais ressenti le moindre trouble pour le péché. Souvenez-vous-en, le seul trouble que la puanteur du mal ait pu me causer en s’agitant autour de moi était l’horreur; le dégoût de la faute. Je préférais approcher un lépreux mourant de sa maladie plutôt qu’un homme en bonne santé mais couvert des croûtes du vice et puant de luxure, surtout s’il était impénitent.

    Mon amour infini pour les pécheurs, qu’il me fallait sauver; m’a toujours aidé à surmonter ma nausée devant leur puanteur spirituelle. Mon Père, mon Père seul sait quelle longue passion ce fut pour moi de devoir vivre entouré des déchaînements des tentations et de la vague boueuse des péchés qui parcourent la terre et font plier les hommes, les emportent. Devoir vivre et voir le naufrage de tant d’hommes sans pouvoir emprisonner la Bête, puisque le moment n’en était pas encore venu...

    Ce ne l’est toujours pas. Elle continue donc son chemin, exhalant son haleine infernale, semant son venin, suivie de la vague colossale et toujours plus haute de péchés de plus en plus nombreux. Maintenant encore, j’en éprouve nausée et douleur.

    Qui étais-je? Le Verbe incarné. J’étais donc Dieu. Et j’étais dont homme. J’étais vraiment Dieu et vraiment homme. J’étais le Rédempteur, le nouvel Adam, "le premier-né d’entre les morts", comme dit mon Jean qui écrit encore dans son Apocalypse: "Celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang″, et dans son épître: "C’est qu’ils sont trois à rendre témoignage" au ciel : le Père, le Fils, et l’Esprit Saint, et ces trois ne font qu’un; et ils sont trois à rendre témoignage sur la terre: l’esprit, l’eau et le sang, et ces trois ne font qu’un.

    Ils sont trois dans le ciel à témoigner de la nature divine de Jésus, qui est le Christ de sa naissance à sa mort, puis au-delà de la mort et de la résurrection pour les siècles des siècles, sans nulle interruption, comme certains hérétiques ont voulu le soutenir.

    Le Père : durant ma vie publique, il me désigne à trois reprises comme son Enfant bien-aimé, celui en qui il met sa complaisance, et sa gloire. Sur le Mont Thabor, la voix du Père éternel fut entendue par trois personnes seulement que, à cause de leur condition de disciples, les négateurs peuvent taxer d’exaltation ou de mensonge ; puis au Jourdain et tout particulièrement à Jérusalem, bondée en raison de l’imminence de la Pâque des pains azymes, où beaucoup de monde — on pouvait même parler de foule, où se mêlaient Israélites et païens, juifs et prosélytes, disciples et ennemis du Christ — entendirent le témoignage de mon Père.

    Par trois fois, à trois moments et en trois lieux et circonstances, le Père m’a donc rendu témoignage sans jamais se démentir. Or seules les vraies versions restent immuables, alors que les fausses subissent avec le temps des altérations qui en dévoilent l’origine mensongère.

    Si donc, par trois fois, à trois moments et en trois lieux et circonstances, une Voix, d’une puissance toujours égale et bien différente de la mienne comme de celle de tout autre homme, tonna du haut des cieux pour rendre le même témoignage sur moi, c’est bien le signe que j’étais réellement Dieu, semblable au Père; ce n’est en effet que d’un Enfant qui soit Dieu comme lui que le Père peut dire se glorifier — puisqu’il l’a engendré — et se complaire en lui, en le voyant aussi parfait que lui de par sa nature divine, et parfait par volonté et grâce dans la nature humaine qu’il a assumée.

    Le Verbe témoigne de la nature divine du Christ par son enseignement plein de sagesse et par ses actes, dont la nature et la puissance témoignent par eux-mêmes de celui qui prêche le premier et accomplit les secondes: un Dieu.

    L’Esprit Saint, quant à lui, en témoigne en se manifestant sous la forme d’une colombe au Jourdain et de feu au Cénacle, à la Pentecôte, pour parachever l’œuvre du Christ, ce qu’il fait en purifiant et en perfectionnant les apôtres en vue de leur ministère, selon ma promesse, et en étant, pour ceux qui savent voir, présent et transparent dans toute parole de sagesse infinie et charitable qui sortait des lèvres du Maître, Jésus Christ.

    L’Esprit Saint ne vient jamais en aide aux menteurs. Il les abandonne au Père du Mensonge et fuit loin d’eux. En revanche, il est toujours resté à mes côtés, car je suis Jésus Christ Dieu et Homme, comme je l’affirmais.

    Et trois choses rendent témoignage sur la terre à ma véritable humanité: l’esprit que j'ai rendu comme tout un chacun après une pénible agonie, mon sang versé lors de la Passion, et l’eau qui jaillit de mon côté inanimé en même temps que les dernières gouttes de sang de mon cadavre recueilli dans la cavité de mon cœur mort.

    Vous savez aujourd’hui que seul un vrai corps laisse couler du sang en cas de blessure, et que seul un vrai cadavre montre la séparation de la partie aqueuse du sang — ce que vous appelez le sérum — du reste, qui se coagule en caillots ou, du moins, devient plus épais et plus sombre que le sang vivant, si le temps écoulé de la mort à l’écoulement du sang est encore trop court.

    Mais en ce qui me concerne — et mon saint suaire est là pour en témoigner —, j’ai répandu des caillots de sang parce que j’étais déjà mort depuis un certain temps quand je fus blessé au côté, j'étais déjà devenu froid et raide, rapidement, à cause des conditions particulières qui m’avaient conduit à une mort rapide.

    Il s’ensuit que je suis véritablement homme, comme en témoigne l’apôtre Jean, qui a assisté ma mort.

    Paul de Tarse écrit à ceux qui auraient pu le démentir si sa description avait été exagérée ou mensongère: "Celui qui a été abaissé de peu au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur, parce qu’il a souffert la mort : il fallait que, par la grâce de Dieu, au bénéfice de tout homme, il goûtât la mort.

    Il convenait en effet que, voulant conduire à la gloire un grand nombre de fils, celui pour qui et par qui sont toutes choses rendît parfait par des souffrances le chef qui devait les guider vers leur salut... Puisque donc les enfants avaient en commun le sang et la chair; lui aussi y participa pareillement afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort...

    Car ce n’est certes pas des anges qu’il se charge, mais c’est de la descendance d’Abraham qu’il se charge. En conséquence, il a dû devenir en tout semblable à ses frères, afin de devenir dans leurs rapports avec Dieu un grand prêtre miséricordieux et fidèle, pour expier les péchés du peuple.

    Car du fait qu’il a lui-même souffert par l’épreuve, il est capable de venir en aide à ceux qui sont éprouvés... Nous n’avons pas un grand prêtre impuissant à compatir à nos faiblesses, lui qui a été éprouvé en tout, d’une manière semblable, à l’exception du péché... Tout grand prêtre... est établi... afin d’offrir dons et sacrifices pour les péchés.

    Il peut ressentir de la commisération pour les ignorants et les égarés, puisqu’il est lui-même également enveloppé de faiblesse... Oui, tel est précisément le grand prêtre qu’il nous fallait, saint, innocent, immaculé, séparé désormais des pécheurs, élevé plus haut que les cieux."

    Par conséquent Saul, qui était cultivé et contemporain des juifs de mon temps, devenu Paul, rempli de sagesse de vérité, connaissant la réalité de mon personnage historique et avec l’aide des lumières de l’Esprit Saint, témoigne lui aussi que je suis vrai Dieu et vrai Homme, égal au Père de par ma nature divine et in créée, égal à ma Mère de par ma nature humaine et créée, Christ sans interruption et Réparateur, Sauveur, parfait Rédempteur pour l’éternité.

    Si donc j’étais Homme, pourquoi n’aurais-je pas dû subir les tentations comme tout un chacun? Si le Père a voulu me rendre "en tout semblable" à vous, pourquoi aurait-il dû m’accorder l’injuste privilège de ne pas connaître la souffrance et l’effort des tentations — et pourquoi aurais-je dû y prétendre —, alors que tous les hommes les subissent et qu’ils y réagissent différemment en fonction de la prépondérance ou de l’absence en eux de la bonne volonté de se sanctifier, autrement dit en fonction de leur spiritualité ou de leur instinct charnel?

    Mais c’est justement parce que je me suis perfectionné par le moyen de la souffrance continuelle que j'ai été l’Hostie parfaite! Si le Père avait voulu que le démon n’approche pas cet homme qu’était son Verbe incarné, n’aurait-il pas pu l’en empêcher? Ne l’a-t-il pas fait en me dissimulant pendant trente ans aux recherches de Satan, par tout un ensemble de circonstances providentielles?

    S’il l’avait voulu, lui était-il impossible de poser des limites aux tentations qui m’assaillaient, s’il avait voulu en permettre certaines mais pas toutes, pas celle-ci précisément, car inconvenante pour le Christ?

    N’aurait-il pas pu me rendre supérieur aux hommes et aux anges? Pourquoi donc m’avoir rendu de peu inférieur aux anges et semblable aux hommes? Est-ce que ces mots de l’Apôtre qui affirme que je suis un homme en tout semblable aux autres ne contredisent pas le passage où il dit que je suis de peu inférieur aux anges? Ne vous serais-je donc pas semblable? Ne serais-je donc pas semblable à Dieu, puisque Dieu est plus grand que les anges?

    L’Apôtre aurait-il proféré des blasphèmes, des sottises ou des mensonges? Et s’il ne l’a pas fait, en quoi consiste cette différence, cette égalité et cette infériorité dans le fait d’être différent des anges, inférieur à eux, égal aux hommes et en même temps inégal puisque je suis de peu inférieur aux anges? Mais n’est-ce pas blasphématoire de prétendre que le Verbe incarné est inférieur aux anges? En quoi consiste cette différence qui est en moi, par rapport aux anges et aux hommes?

    Ne vous êtes-vous jamais posé ces questions, avec une sincère volonté d’y répondre et en y réfléchissant sous la lumière de Dieu? Tous, mes enfants, tous, vous, avez le devoir de vous placer sous la lumière divine et de vous efforcer de comprendre, de comprendre par vous-mêmes ; ne vous contentez pas paresseusement des explications proposées par d’autres, sans vous efforcer de comprendre personnellement.

    Liriez-vous tous les livres qui parlent de moi et du Très-haut que cela vous serait moins utile, si vous le lisez machinalement, qu’une seule connaissance apprise par un effort personnel de comprendre, en faisant preuve d’une humilité pleine d’amour qui recourt à l’Esprit Saint pour pouvoir comprendre et d’une justice héroïque pour le prendre comme ami et se laisser mener par lui à la compréhension du langage divin. Car seuls "ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu." C’est encore

    Paul qui l’affirme. Et il est naturel que les enfants comprennent le langage de leur père.

    ..à suivre …



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    Message par Maud le Dim 24 Juil - 7:11




    Au sujet des visions des 24 et 25 février 1944, du 3 janvier 1945 et du 17 janvier 1945



    ....  Suite....



    Je vais cependant vous montrer cette différence, et vous dire comment il est possible que je sois semblable à vous et en même temps de peu inférieur aux anges.

    Je suis comme vous, je suis l’Homme, par conséquent je suis indéniablement inférieur aux anges, car l’homme n’est pas cette créature spirituelle qu’est l’ange, la plus noble de la création: ceux-ci sont purement spirituels, ils possèdent une grande intelligence, et une intelligence rapide puisqu’ils ne sont pas appesantis par la chair et les sens ; ils sont confirmés en grâce et adorent sans relâche le Seigneur dont ils comprennent la pensée et l’accomplissent sans nul obstacle.

    Mais l’homme peut-il s’élever lui-même à un niveau surnaturel? Il le peut s’il vit volontairement dans la pureté, l’obéissance, l’humilité, avec charité, à l’instar des anges. Or tout cela, je l’ai fait.

    Ce Jésus, créé de peu inférieur aux anges, devint Homme par le divin désir de son Père, afin d’être le Rédempteur. Par la suite, il devint de peu inférieur aux anges par sa volonté personnelle et pour vous donner l’exemple qu’un homme peut, s’il le veut, s’élever lui-même à la perfection angélique, en menant une vie angélique.

    Oh! Vie humaine tellement unie au surnaturel qu’elle réduisait à néant les voix et les faiblesses de la matière pour endosser les voix et les perfections angéliques! Vie qui oublie la concupiscence, mais vivante d’amour, dans l’amour!

    L’homme qui devient ange, c’est la créature composée de deux substances qui en purifient la partie la plus basse par les feux de la charité; or c’est dans la charité que se trouvent toutes les vertus comme autant de graines à l’intérieur d’un unique fruit, à tel point qu’on peut dire qu’elle s’en dépouille, mieux, qu’elle la dépouille de tout ce qui est matérialité jusqu’à rendre la matière digne d’entrer un jour dans le Royaume de l’Esprit. Elle dépose dans le sépulcre son vêtement purifié dans l’attente de l’ordre final.

    Mais elle en jaillira dans une telle gloire qu’elle fera l’admiration des anges eux-mêmes, car la beauté des corps ressuscités et glorifiés causera l’étonnement respectueux des anges, qui admireront leurs frères de création en disant: "Nous avons su rester en état de grâce avec une seule substance ; les hommes, eux, ont remporté l’épreuve par leur esprit et leur chair. Gloire à Dieu pour la double victoire des élus.

    Semblable en tout aux hommes, le Christ a voulu atteindre la beauté de la perfection angélique par une vie sans ombre, sans péché ni même d’attirance pour le péché ; tout en restant homme pour subir la mort avec sa chair et son sang pour expier les fautes de la chair, du sang, de l’esprit et de l’orgueil de la vie, avec toute, toute, toute la souffrance pour réparer toute, toute, toute la Faute, il devint de peu inférieur aux anges et éleva la nature humaine à la perfection des anges.

    Donc, je suis Dieu. Et je suis homme. Tout comme l’ange est l’anneau intermédiaire entre l’homme et Dieu, moi, qui devais ressouder la chaîne interrompue entre Dieu et vous, vous réunir à Dieu, j’ai servi de lien, grâce à ma parfaite humanité, entre la terre — c’est-à-dire les hommes — et le ciel — les anges — ramenant ainsi l’humanité à une perfection égale, et même plus élevée, que celle que possédaient Adam et Eve au commencement des temps, lorsque l’homme était innocent et heureux grâce au don gratuit de Dieu, sans connaître ni subir le dur combat contre le mal et les incitations du péché.

    Par conséquent, ma divinité ne s’est pas avilie en assumant la descendance d’Adam, mais l’humanité s’est divinisée et, par la libre volonté de l’Homme, elle a été portée à la perfection qui rend semblable à mon Père, lequel ne connaît pas l’injustice.

    L’Apôtre ne ment donc pas, ne blasphème pas et ne se contredit pas quand il affirme, en des mots inspirés, que Jésus, l’Homme, s’est fait de peu inférieur aux anges grâce à une spiritualité héroïque.

    Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint n’ont pas manqué de fournir au Rédempteur le seul vêtement qui lui convenait pour qu’il soit ce qu’il devait être et puisse vous racheter — ainsi que par ce grand acte qu’est son Sacrifice — par cette continuelle leçon qu’est sa croissance en grâce jusqu’à parvenir à la perfection spirituelle, ceci pour vous sauver de votre ignorance, de cette ignorance consécutive au péché qui amoindrit les forces de l’homme et l’influence en lui insinuant que, puisqu’il est davantage formé de matière que d’esprit, il ne peut tenter d’évoluer spirituellement.

    Non. Si la matière vous semble occuper une telle place en vous et être toute-puissante, c’est que vous la voyez et que vous entendez hurler ses voix bestiales. Elle vous paraît tellement importante parce que vous la redoutez et que vous ne voulez pas la faire souffrir par peur de souffrir. Elle vous le paraît parce que Satan vous en altère les contours, et aussi parce que vous ne savez pas.

    Vous êtes encore ignorants de ce qu’est réellement cette chose magnifique qu’est l’âme, de ce qu’est cette chose toute-puissante qu’est l’âme unie à Dieu.

    Laissez vos peurs de côté. Abandonnez vos ignorances. Regardez-moi. Moi, qui suis l’homme, j'ai atteint la perfection de la justice en étant un homme tout comme vous, parce que je l’ai voulu. Imitez-moi. Ne craignez rien. Gardez votre âme unie à Dieu et avancez.

    Montez. Montez dans les régions lumineuses du surnaturel. Qu’une volonté ardente entraîne votre chair là où votre âme s’élève.

    Devenez des anges. Devenez des séraphins. Le démon ne pourra plus vous blesser profondément.

    Ses flèches tomberont à vos pieds après avoir frappé votre cuirasse, et vous ne serez pas troublés, comme je ne l’ai pas été.

    Il était donc juste que le Père ne m’accorde pas une nature différente de celle de l’homme, bien que cela lui ait été possible. C’était juste. Nul ne pourra me dire, lorsque je vous propose ma loi et que je vous dis :"Suivez-la si vous voulez être là où je suis":

    "Toi, tu peux y être parce que tu es différent de moi, que la chair attaque férocement. Tu as vaincu Satan parce que, en toi, la chair n’est pas l’alliée de Satan.″

    Personne ne peut me reprocher une victoire facile ni se décourager sous prétexte d’une différence de création. Nous avons, vous comme moi, les mêmes éléments — la chair, l’intelligence et l’âme — qui nous permettent de vivre, de comprendre et de vaincre. J’appartiens à la descendance d’Adam autant que vous.

    Je vous entends murmurer: "Toi, tu n’avais pas le péché originel. Mais nous...″ Adam aussi était sans péché originel, et il a néanmoins péché parce qu’il l’a voulu. Moi, j'ai refusé de pécher.

    Et je ne l’ai pas fait. Moi, l’Homme, je n’ai pas péché. Mon Père m’a fait de la même race que vous pour bien vous montrer qu’être homme ne signifie pas être pécheur. Tout comme vous, j’appartenais à la nature humaine. Sachez être victorieux, comme je le suis. Le Père a fait de moi un homme qui puisse partager avec vous la chair et le sang par lesquels vaincre Satan, en mourant, et il a exigé que l’auteur de votre salut devienne parfait en tant qu’homme, par sa volonté propre et au moyen de la souffrance, et qu’il obtienne la gloire en raison de la mort qu’il aura subie.

    N’est-ce donc pas une mort que de savoir mourir à tout ce qui est séduction? N’est-ce pas une mort permanente à tout ce qui est concupiscence pour vivre éternellement au ciel ? J’ai commencé à consommer mon Sacrifice pour vaincre Satan, le monde, la chair — qui triomphent depuis trop de temps — dès mon premier acte de volonté contre les voix de la chair, du monde et de son roi des ténèbres. Je suis mort à moi-même afin de vivre. Je suis mort à moi-même pour vous permettre de vivre par mon exemple. Je suis mort sur la croix pour vous donner la Vie.

    Destiné à devenir votre grand prêtre miséricordieux, il me fallait bien connaître les combats de l’homme par une connaissance d’homme, tout en restant fidèle devant Dieu pour vous apprendre à le rester vous aussi. Je suis votre grand prêtre miséricordieux car, ayant souffert et ayant été mis à l’épreuve, je n’avais pas ce dégoût hautain et cet isolement glacial de ceux qui prétendent, à la vue de leurs frères faibles ou pécheurs: "Je leur suis supérieur et je garde mes distances pour ne pas risquer de contaminer ma perfection", sans savoir qu’ils appartiennent à la race éternelle des pharisiens.

    Je suis votre grand prêtre expert et miséricordieux car j'étais compatissant et prêt à tendre la main, moi, le Vainqueur du mal, aux faibles qui ne savent pas toujours le fouler aux pieds comme je l’ai fait.

    Dites-moi, vous qui vous scandalisez de lire que j’ai subi cette tentation-là, ai-je donc porté atteinte à ma Perfection divine et humaine parce que le Tentateur s’est approché de trop près de moi? Qu’est-ce qui s’est altéré en moi? Qu’est-ce qui a été corrompu ? Rien, pas la plus fugitive des pensées.

    Cette tentation n’est-elle pas la plus commune et celle à laquelle les hommes cèdent le plus volontiers? Conscient qu’elle est celle qui obtient le plus facilement le consentement des hommes, n’est-elle pas aussi la plus fréquemment utilisée par Satan? N’est-ce pas la porte — celle de l’impureté, de la luxure — qui permet bien souvent à Satan d’entrer dans les cœurs? N’est-ce pas son moyen préféré et son arme favorite pour obtenir d’y entrer et de le corrompre?


    ..à suivre …


    Eucharistie


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Emmanuel le Dim 24 Juil - 9:59

    Quelle belle leçon, si profonde, si riche en enseignements. À lire. Merci, Maud.
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Maud le Dim 24 Juil - 14:45

    Bonjour et Merci Emmanuel   Smile de témoigner de ton vif intérêt pour cette Œuvre que tu connais si bien    Soleil  


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Maud le Lun 25 Juil - 7:12



    Au sujet des visions des 24 et 25 février 1944, du 3 janvier 1945 et du 17 janvier 1945


    ....  Suite....

    Quel autre moyen a-t-il pris au commencement des jours de l’homme pour défigurer la plante sans tare de l’humanité ? Comme a-t-il réussi à corrompre l’innocence de vos deux premiers ancêtres? Si l’acte d’Eve s’était limité à l’imprudence de s’approcher de l’arbre interdit et même d’écouter le Serpent, mais sans lui obéir ni céder à ses insinuations, le péché serait-il apparu? La condamnation serait-elle tombée?

    Non. Au contraire, en repoussant les séductions de Satan, vos premiers ancêtres auraient imité les bons anges vainement tentés par Lucifer lors de sa rébellion, et ils auraient obtenu un accroissement de grâce.

    Je le répète: tentation n’est point faute. La faute est d’adhérer à la tentation. Eve et Adam n’auraient pas été punis pour leur imprudence, s’il elle avait été déjà expiée par leur résistance à la tentation. Dieu est un Père aimant et patient. Mais Eve et Adam n’ont pas repoussé la tentation.

    La luxure de l’esprit — autrement dit l’orgueil —, du cœur — autrement dit la désobéissance —, accueillies dans leur âme jusqu’alors intacte la corrompirent en éveillant en eux des fièvres impures que Satan aiguisa jusqu’au délire et au délit. Je n’emploie pas de termes erronés. Je parle de "délit" à juste titre.

    Par leur péché, n’ont-ils donc pas fait violence à leur âme en la blessant, en la meurtrissant durement?

    N’est-ce pas un délit contre l’âme celui que fait le pécheur qui tue sa propre âme par un péché mortel, ou qui l’affaiblit continuellement par des fautes vénielles?

    Observons ensemble le paroxysme croissant de la faute et les degrés de la chute, puis comparons-le à l’épisode de ma tentation. Si l’on y porte un regard limpide avec un cœur honnête, on ne pourra éviter de conclure que la tentation, cet élément incontestable du mal, ne devient pas péché mais mérite pour ceux qui savent la subir sans y céder. Souffrir ne signifie pas jouir. On souffre un martyre, on ne souffre pas une jouissance.

    La tentation est une souffrance pour les saints, mais une jouissance pervertie pour ceux qui ne sont pas saints mais l’accueillent et lui obéissent.

    Donc Eve, douée d’une science proportionnelle à son état — notez bien ceci, car c’est une circonstance aggravante de sa faute — et par conséquent consciente de la valeur de la prudence, s’approche de l’arbre interdit.

    Première erreur, bien que légère. Elle y va avec légèreté, non pas dans la bonne intention de se recueillir au centre du jardin d’Eden pour s’isoler et prier. Arrivée là, elle entre en conversation avec l’Inconnu.

    Le phénomène d’un animal parlant ne lui met pas la puce à l’oreille, alors que les autres avaient beau avoir une voix, ils ne s’exprimaient pas de façon compréhensible pour l’homme. Deuxième erreur.


    Voici la troisième: malgré sa surprise, elle ne prie pas Dieu de lui expliquer ce mystère, elle ne se rappelle pas et ne réfléchit pas même que Dieu a averti ses enfants que cet arbre était celui du bien et du mal, et qu’il fallait donc considérer comme imprudent d’accueillir tout ce qu’il en venait sans en avoir d’abord demandé à Dieu la véritable nature.

    Quatrième erreur: elle a cru avec une foi plus forte à l’affirmation d’un inconnu qu’aux conseils de son Créateur.

    Cinquième erreur: le désir de connaître ce que Dieu seul connaissait et de lui devenir semblable. La sixième consiste en l’appétit des sens qui veulent goûter, voir, palper, sentir, et enfin manger ce que l’inconnu lui avait suggéré de cueillir et de goûter. Septième erreur: une fois tentée, devenir tentatrice.

    Passer du service de Dieu à celui de Satan, en oubliant les paroles de Dieu pour répéter celles de Satan à son compagnon, et l’entraîner à voler le droit de Dieu.

    L’ardeur du désir avait atteint son paroxysme. La montée de cette courbe fatale avait atteint son plus haut point. C’est alors que le péché fut consommé complètement par l’adhésion d’Adam aux flatteries de sa compagne, et ce fut la chute des deux de l’autre côté de la courbe. Chute rapide, beaucoup plus rapide que la montée car appesantie par la faute accomplie, sans compter que le poids de celle-ci s’aggravait en raison de ses conséquences: fuite loin de Dieu, excuses insuffisantes et exemptes de charité et de justice, et même de sincérité lors de l’aveu de l’erreur, esprit de rébellion latente qui empêche de demander pardon.

    S’ils se cachent, ce n’est pas dû à la souffrance d’être entachés par la faute ou d’apparaître tels aux yeux de Dieu, mais parce qu’ils sont nus, autrement dit en raison du mal qui est désormais entré en eux, fait tout considérer sous un jour nouveau, et les rend ignorants au point de ne plus savoir considérer que Dieu, qui les avait créés et leur avait fait don de toute la création, savait parfaitement qu’ils étaient nus; il n’avait pas non plus pris soin de les habiller et ne s’était pas indigné de les voir nus, parce qu’il n’y avait pas lieu de recouvrir l’innocence ni de s’indigner à la vue d’un corps innocent.

    Ecoutez les réponses des deux fautifs, c’est exactement le signe d’une tentation non repoussée et de ses coupables conséquences: "J’ai entendu ton pas dans le jardin... j’ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché" ; "C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’ai mangé"; "C’est le serpent qui m’a séduite, et j’ai mangé″.

    Il manque au nombre de toutes ces paroles la seule qui devait s’y trouver: "Pardon, parce que j’ai péché!″

    Il y manque donc l’amour pour Dieu, et la charité à l’égard du prochain.

    Adam accuse Eve, Eve accuse le serpent. Il y manque enfin la sincérité de la confession.

    Eve confesse ce qui est indéniable. Mais elle croit pouvoir cacher à Dieu les préliminaires du péché, c’est-à-dire sa légèreté, son imprudence, sa faible volonté, contaminée aussitôt après qu’elle eut fait le premier pas vers la désobéissance au saint commandement de ne pas s’exposer à la tentation de cueillir le fruit interdit. Ce commandement devait lui servir de mise en garde — or elle était très intelligente — pour lui faire comprendre qu’ils n’étaient pas forts au point de se mettre impunément dans les conditions de pécher sans en venir à pécher.

    Ils y seraient parvenus s’ils avaient perfectionné par leur propre volonté la liberté que Dieu leur avait accordée, en s’en servant uniquement pour le bien. Eve ment donc à Dieu lorsqu’elle passe sous silence la rai son pour laquelle elle a mangé du fruit: pour devenir comme Dieu. La triple concupiscence est donc en l’homme. Tous les signes de l’amitié avec le serpent sont évidents dans l’orgueil, la rébellion, le mensonge, la luxure, l’égoïsme qui se substituent aux vertus qui existaient précédemment.

    Maintenant, comparons cette rencontre de Lucifer avec vos premiers ancêtres à la rencontre de Lucifer avec moi, le nouvel Adam venu restaurer l’ordre violé par le premier homme.

    Je me rends moi aussi à un endroit solitaire. Mais pourquoi? Quand? Pour quoi faire?

    Pour me préparer par la pénitence — cette préparation indispensable aux œuvres de Dieu — à ma mission sur le point de commencer. La paix qui me protégeait avait pris fin, celle de la maison, de ma famille, de ma ville, cette paix qu’effleuraient à peine les inévitables oppositions de pensée entre ma parenté et moi, entre eux qui étaient tout humanité et rêvaient pour moi à des joies humaines, et moi qui étais tout esprit. Le temps de l’évangélisation allait commencer, accompagné des dangers de l’exaltation et de la haine, des contacts avec les pécheurs et de tout ce qui forme ce qu’on appelle communément le monde.

    Je me prépare par la pénitence et l’oraison. Je parachève ma préparation par la victoire sur Satan. Ah, il a bien senti que le Vainqueur était apparu lorsqu’il m’a vu être inébranlable devant la séduction impure et forte contre la faim, l’orgueil et la cupidité.

    Mais je veux que vous me contempliez à ce moment que vous jugez inconvenant, et que vous compariez le pur Jésus et le couple pur de vos premiers ancêtres, en qui le venin du Serpent put agir parce qu’ils ont voulu l’accueillir, sans vouloir faire l’effort de le repousser, étant donné qu’ils s’en étaient imprudemment approchés. Je n’ai pas cherché Satan.

    C’est lui qui m’a cherché. Une fois qu’il m’eut trouvé, j'ai souffert de sa proximité. C’était une expérience nécessaire pour pouvoir être votre grand prêtre miséricordieux, éprouvé tout comme vous, non pas dédaigneux envers vous, mais exemple pour vous.

    Me voici, ô hommes, voici que le Christ est tenté puisqu’il est homme, mais invaincu parce qu’il avait volontairement mené son humanité à une perfection" de peu inférieure à celle des anges". Comme les anges n’ont pas de corps, ils n’ont pas de sensualité, de sorte que l’impureté ne peut s’en prendre à eux, ni les troubler davantage ou autrement que je ne l’ai été: par l’horreur de ce péché bestial.

    Le Christ ne fuit pas lâchement parce qu’il est poursuivi, pas plus qu’il ne marchande, troque ou discute avec le Tentateur sur des choses si basses qu’elles ne méritent aucune discussion.

    L’homme, la plus noble créature de la terre, douée de raison, d’esprit et consciente de sa fin, ne doit pas se corrompre par quelque contact réel ou métaphorique avec la luxure. Qu’il ne la regarde pas, ne discute pas, mais lève les yeux et contemple Dieu.

    Il lui faut aimer Dieu et son prochain, en enfant de Dieu, et l’invoquer. Qu’il garde le silence envers Satan et envers lui-même, envers la partie de son être qui voudrait discuter de choses charnelles. Silence des lèvres et silence de la pensée sur des sujets qui exhalent des fumées homicides.

    Il n’y a pas toujours de silence là où les lèvres sont closes. Il arrive que le cœur, les pensées ou la volonté parlent et délirent avec impureté même si les lèvres savent se taire et les yeux rester baissés, sinon même prendre des poses inspirées pour tromper les hommes : car les hommes voient l’extérieur de l’homme, mais non pas Dieu qui voit à l’intérieur et a en horreur toute forme de mensonge mental pour faire croire à une sainteté apparente, comme toute espèce de luxure mentale et de mensonge calculé et calculateur.

    Pourquoi Satan a-t-il commencé sa tentation par l’impureté?

    Parce que c’est le péché le plus répandu. On le retrouve partout dans le monde, dans tous les milieux et malheureusement dans toutes les conditions. Elle prend différents noms. Parfois, elle se revêt même de légitimité, mais souille les chambres nuptiales légitimes comme le lit des prostituées, et je passe sur d’autres considérations. Ensuite, parce que cela lui a si bien servi, la première fois, à faire entrer le mal dans le cœur de l’homme.

    Parce qu’il pensait pouvoir par ce seul moyen écraser pour toujours toute idée de rédemption en corrompant l’irremplaçable Rédempteur. Enfin parce qu’il avait besoin de s’assurer que j'étais bien le Rédempteur.

    Il avait deviné que j'étais désormais dans le monde. Il me recherchait. Il était partout où il trouvait quelque forme de sainteté. Mais il voyait qu’elles étaient toutes relatives, ce qui le rendait incertain. Des années durant, il n’avait pas réussi à déchirer le voile qui entourait le mystère de ma Mère et le mien. La manifestation du Jourdain l’avait ébranlé.

    Mais sa terreur devant moi le faisait hésiter encore pour rester en paix. Il voulait et ne voulait pas savoir qui j’étais. Savoir pour avoir l’illusion de me vaincre. Ne pas savoir pour ne pas avoir l’illusion d’être vaincu par l’Homme.

    Il m’a tenté de cette manière. La fermeté de mon attitude, si différente de celle de tout un chacun — qui fuit, s’épouvante, cède ou se moque en se prétendant fort pour tomber ensuite plus bas que celui qui fuit — lui apprit qui j’étais. Convaincu de cela, il insiste. Sa première tentation dissimule déjà les trois autres, et en particulier la dernière. Mes yeux le glacent. Mon silence l’exaspère.

    Ma tranquillité l’effraie. Il sent qu’une force s’oppose à lui qu’il est vain d’espérer faire plier. Il sent que le Pur ne peut que ressentir du dégoût devant le fruit malhonnête qu’il lui tend.

    Il tente alors une séduction apparemment licite: "Ordonne à ces pierres de devenir du pain." Avoir faim de pain est humain, ce n’est plus bestial comme l’est la luxure, cette faim de chair. C’est alors que je réponds, en homme, en enfant de Dieu, non parce que je suis le Verbe mais parce que je suis de la descendance d’Adam tout comme vous. Je réponds pour honorer le Seigneur à trois reprises.

    Et Satan, convaincu qu’il était inutile de me tenter encore, ne m’a plus présenté la luxure. Ce n’est pas le cas des hommes. Eux, ils sont plus sots que Satan et m’ont tenté pour pouvoir dire aux foules:

    "C’est un pécheur." Les pages de l’Œuvre vous montrent comment les hommes n’eurent jamais plus de chance que Satan, dans aucun domaine.

    Tenté dans tous les domaines et par tous, je suis resté sans péché. Grand prêtre éternel, je suis resté par ma propre volonté innocent, immaculé, séparé des pécheurs, devenu ange en ayant aboli ma sensualité pour servir uniquement l’esprit.

    Pouvez-vous encore soutenir que cet épisode est inconvenant? Qu’il est hérétique? Paul est-il donc hérétique quand, dans son épître, il me dit tenté en tout, "éprouvé en tout", "devenu semblable aux hommes" en tous points — chair, sang, intelligence, volonté —, comme vous? Est-il hérétique quand il écrit aux Philippiens:

    "Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus: lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’anéantit lui même, prenant la condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes"?

    Ne pensez-vous pas que cet "anéantissement" du Fils de Dieu est non seulement sa mort honteuse sur la croix, mais aussi la misère d’être traité comme un homme par Satan et par le monde, qui n’ont cessé de m’assaillir et m’entourèrent de tentations qui me faisaient souffrir?

    Je n’ai pas considéré comme un butin mon égalité avec Dieu, mais j’ai voulu être l’Homme, l’Homme, qui répare, expie et rachète, considéré comme un homme mais se montrant Dieu par son héroïcité quotidienne: n’en voyez-vous pas toute la beauté, toute la justice?

    Qu’y a-t-il en moi que vous n’ayez pas?

    Qu’ai-je fait que vous ne puissiez faire?

    Je parle de la sanctification qui permet de devenir parfait comme notre Père des cieux est parfait.

    Après cette leçon, relisez d’un cœur pur et sans préjugé les épisodes que vous attaquez comme inconvenants, et dites-moi si vous pouvez encore les considérer comme tels.

    ….à Suivre …


    Eucharistie


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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Emmanuel le Lun 25 Juil - 8:33

    Maud a écrit: Bonjour et Merci Emmanuel   Smile de témoigner  de  ton vif intérêt pour cette Œuvre que tu connais si bien    Soleil  
    Ah, c'est même plus que de l'intérêt, car on peut s'intéresser à tant de choses, bonnes et saines humainement, comme l'art, la musique, etc.

    Mais la Parole de Dieu, c'est la nourriture de l'âme. Elle vient du Ciel et est essentielle pour que l'âme grandisse de plus en plus dans sa connaissance et son amour de Dieu, et qu'ainsi, la Grâce la transforme selon la Volonté de Dieu.

    Béni soit le Seigneur pour ces dons merveilleux.
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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Maud le Lun 25 Juil - 10:12

    Bonjour Emmanuel   Smile  tu as écrit

    Mais la Parole de Dieu, c'est la nourriture de l'âme. Elle vient du Ciel et est essentielle pour que l'âme grandisse de plus en plus dans sa connaissance et son amour de Dieu, et qu'ainsi, la Grâce la transforme selon la Volonté de Dieu.  

    Approuve   sunny

    Gloire à toi Seigneu


    Béni soit le Seigneur pour ces dons merveilleux.  


    Amen !  Soleil

    Amicalement


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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Marylie le Lun 25 Juil - 10:17

    Cela me fait penser aux personnes qui ne reconnaissent pas la virginité de Marie: c'est une impossibilité terrestre donc cela ne peut être.
    Idem pour la Résurection ....
    Jésus est bien patient dans ces dictées en expliquant à des personnes terre-à -terre que la tentation ne contraint nullement l'homme à y céder..... Gloire à toi Seigneu


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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Maud le Lun 25 Juil - 10:25

    Bonjour  AZUR  Smile  tu as  écrit

    Jésus est bien patient dans ces dictées en expliquant à des personnes terre-à -terre que la tentation ne contraint nullement l'homme à y céder.....    
    Approuve


    Béni soit le Seigneur !    sunny



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    Jésus Re: Jésus à Maria Valtorta :" La Force de Dieu survit à toute la Création "

    Message par Maud le Mar 26 Juil - 7:10



    Au sujet des visions des 24 et 25 février 1944, du 3 janvier 1945 et du 17 janvier 1945


    (Veuillez excuser la longueur du texte commencé le 21 juillet et pour rendre la lecture pas trop pénible
    Je l'ai divisé en plusieurs paragraphes et  complété  pendant plusieurs jours

    je mets ci-dessous le dernier paragraphe )


    ....  Suite....

    Espèces d’obstinés, pour ne pas prononcer le mot "pardonne moi", — le second en beauté après "je t’aime" — vous objectez: “Mais tu as dit à Judas que le bien et le mal étaient en toi".

    C’est inconvenant! Et plus loin tu dis: 'La tentation est mordante.

    L’acte satisfait ou parfois dégoûte, alors que la tentation ne s’éloigne pas mais, comme un arbre élagué, elle produit une frondaison plus robuste.’

    Cela nous permet de supposer que tu as été troublé, et toujours plus fortement, pour n’avoir pas satisfait la tentation impure."

    Ressemblez-vous donc à Judas, qui ne comprenait jamais, n’arrivait pas à comprendre, ne pouvait comprendre parce qu’il était trop envahi par son humanité malade, qui projetait son reflet sur toute chose? Si vous êtes comme lui, je vous exhorte à changer votre manière de penser. Et je vous dis de vous rappeler à qui je parlais: à un homme qui, en tant que pécheur — en particulier dans le domaine de la luxure — avec préméditation et ténacité, ne pouvait accepter les confidences de Jésus avec le respect qui leur était dû, et croire en leur vérité.

    A Jean, je pouvais ouvrir mon cœur. Le plus pur des disciples du Christ savait croire et comprendre les secrets du Christ pur. L’autre... était un incorrigible impur; c’était un démon. Je me suis tu avec lui comme avec Satan, avec le père comme avec le fils puisque, en vérité, Judas avait voulu prendre pour père Satan au lieu de Dieu. Puis j'ai parlé à ce disciple, malade de sensualité, comme je pouvais parler pour être encore écouté, en terminant par cette affirmation: "Je n’ai jamais cédé", avec l’intention de lui montrer que, pour vivre en ange, il faut le vouloir. Si cette affirmation ne pouvait certes pas rendre bons les satans, elle était l’unique chose capable de les réduire au silence, de les empêcher de se moquer.

    Je n’ai pas cédé. Je vous le dis comme je l’ai dit à Judas. Personne ne m’empêchait de le faire. Le Père m’avait donné le libre arbitre comme à tout être né d’une femme. J’aurais donc pu accueillir le mal comme le bien et suivre ce que je voulais. Mais non. Le Fils de l’Homme a refusé de pécher. Satan soufflait pour maintenir ses feux allumés autour de moi, dans le cœur de ceux qui m’entouraient avec haine ou avec un amour malsain, pour susciter en moi des réactions humaines. J’ai subi toutes sortes de tentations. Ma volonté les a toujours dominées, ma pureté a éteint les feux de la luxure allumés pour me tenter.

    La pureté — mais pas la mienne seulement — accomplit cela autour d’elle et voile même ces détails qui sont crus et excitants uniquement pour ceux qui se repaissent mentalement ou matériellement de choses impures. Pas pour les autres. J’ai dit: "Tout est pur pour les purs." C’est une parole de sagesse divine. Les pensées, le cœur, l’œil, la chair sont purs chez les gens purs, car ils ont les yeux fixés sur la vision de Dieu.

    Plus l’homme croît en perfection, plus il est assailli par ces forces extérieures du mal que sont Satan, le monde et les hommes. En revanche ces assauts, loin d’être mort, sont vie pour l’homme rempli de Dieu, tout de pureté, devenu de peu inférieur aux anges grâce à sa volonté de perfection, et ils ne sont pas mort mais vie, pas avilissement mais gloire. Il. n’y a pas un saint qui n’ait subi des tentations, pas une personne couronnée au ciel dont la couronne ne soit formée des perles et des rubis de ses larmes et de sa souffrance, dont le martyre va parfois jusqu’au sang, à cause des tortures de Satan et de ses alliés.

    Les martyrs ne sont pas seulement ceux qui sont tombés dans les arènes ou devant les tribunaux de leurs persécuteurs. "La grande tribulation" dont parle Jean est aussi celle-ci, et l’étole des bienheureux a été purifiée par le sang de l’Agneau, mais aussi par le bûcher et par la torture de la volonté aimante et de la tentation haineuse.

    Je n’ai pas voulu être différent de vous, ni que vous puissiez venir là où je suis. Moi comme vous, vous avec moi. Tentés et vainqueurs pour être des "dieux" dans le Royaume de Dieu. Vrai Dieu et vrai homme, j’ai manifesté la puissance de Dieu et la capacité de l’homme à devenir "dieu" selon la parole du psaume et de Paul.[*145]

    Je vous ai répondu par les mots de mes apôtres unis aux miens. Il vous est en effet difficile d’accepter comme étant saintes les paroles que le petit Jean vous transmet. Celles de mes apôtres, vous ne pouvez avoir de difficulté à les accepter, vous ne pouvez mettre en doute leur autorité surnaturelle. Vous les lisez à l’autel, vous les commentez dans vos homélies, vous les enseignez en chaire. Vous les tenez donc pour des paroles de vérité.

    Or ces paroles soutiennent ma thèse, pas la vôtre : en tant qu’homme, il était naturel que je sois tenté ; la tentation du Christ n’est pas inconvenante ; le Christ n’en ressort pas avili mais encore plus glorifié, car le grand prêtre, qui devait éprouver de la compassion pour les faibles et les dévoyés, ayant, comme eux, été éprouvé et entouré de faiblesses, a su rester saint, innocent, immaculé, séparé des pécheurs pour ce qui est de les imiter dans le mal, mais frère miséricordieux à leur égard pour dire à tous: "Venez à moi, vous qui souffrez et êtes fatigués, et je vous consolerai."

    Je termine par ces mots dits au petit Jean voici trois ans: “Ne pensez plus à la plus basse des actions de Satan envers le Christ, quand vous avez mille actes élevés du Christ à méditer et à imiter dans l’Œuvre.″ »

    (*145 Paul pourrait avoir été écrit par erreur à la place de Jean (Jean 10, 34).


    Cahiers de  1947  - Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Tout est là !


    _________________


    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
     *

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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Le Massacre des Saints Innocents "

    Message par Maud le Mer 27 Juil - 7:14



    Sur le nombre des saints Innocents.

    Le 28 février 1947

    A propos du nombre des saints Innocents qui ont péri dans le massacre d’Hérode, Jésus dit:

    "Entre ceux de Bethléem et ceux des campagnes, leur nombre s’élève à trois cent vingt. Et je précise encore que, parmi eux, ceux de Bethléem furent cent quatre vingt-huit, tandis que ceux des campagnes battues dans un vaste rayon par les envoyés d’Hérode pour exterminer les nouveau-nés furent cent trente- deux.

    Parmi ces tués, il y eut soixante-quatre petites filles, que les sicaires n’ont pas identifiées comme telles, car ils tuèrent dans l’obscurité, la confusion et la frénésie d’agir vite, avant que quoi que ce soit n’intervienne pour mettre fin au massacre. »

    Cahiers de 1947 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta



    Massacre des Saints Innocents


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Viens et Bois du Calice de Mon Sang "

    Message par Maud le Jeu 28 Juil - 7:18



    Jésus fait boire l’écrivain à un calice rempli de son Sang.
    "Je viendrai toujours. Pour toi seule."


    Le 16 mars 1947

    Douceurs et promesses du Christ béni.

    Je note aujourd’hui ce qui fait ma joie depuis maintenant trois jours.

    Pendant la nuit du 12 au 13, alors que je souffrais atrocement à cause de la polynévrite qui me perturbait également le cœur Jésus se présenta à moi, son sacré Cœur découvert au milieu de la poitrine et tout entouré de flammes plus lumineuses que l’or.

    Il me dit: "Viens et bois." S’approchant du lit de façon à ce que je puisse poser la tête sur sa poitrine, il m’attira à lui en m’appuyant la bouche sur la blessure de son Cœur, et serra son Cœur de la main pour que le sang en jaillisse abondamment.

    Et moi, la bouche appuyée contre les bords de la blessure divine, j’ai bu. J’avais l’impression d’être un bébé agrippé au sein de sa mère.

    Pendant que j'étais en train de sucer, je pensais que j’allais sentir le goût du sang comme la fois où Jésus m’a fait boire à un calice rempli de son sang.[*146]

    Je me souviens encore de ce goût, de ce liquide un peu épais et gluant, de cette odeur caractéristique du sang vivant. Mais au contraire, dès la première gorgée qui me coula dans la gorge, j'ai ressenti une douceur, un parfum qu’aucun miel ni sucre ni rien d’autre qui soit doux et aromatisé ne peut avoir. Doux, parfumé, plus doux que le lait maternel, plus enivrant qu’un vin, parfumé plus qu’un baume. Je n’ai pas de mot pour décrire ce qu’a été ce sang pour moi!

    Et les flammes? En m’approchant, j’avais bien un peu peur de ce feu.

    Je sentais de loin la vive chaleur de ces flammes vibrantes et, plus Jésus m’attirait à lui, plus j'avais l’impression d’avancer vers une fournaise ardente... or, moi, j’ai peur du feu!

    Je ne supporte pas la moindre chaleur. Mais quand ma tête s’est trouvée contre le divin Cœur, et donc enveloppée de flammes chantantes — car, en vibrant, elles émettaient comme des notes extrêmement mélodieuses, qui ne ressemblaient en rien au ronronnement et au sifflement du bois sur le foyer ni au rugissement des incendies dévorants —, je sentis les langues de flammes me caresser les joues et les cheveux, s’y glisser, et elles étaient douces et fraîches comme un vent d’avril, comme un rayon de soleil en un matin d’avril humide de rosée.

    Oui, c’était vraiment cela. Mon extase a ceci de beau qu’elle me permet de réfléchir, d’analyser, de penser à ce que j’éprouve, et de m’en souvenir en suite ; je ne sais si cela se passe de la même façon chez les autres personnes en extase.

    Donc, pendant que je savourais ces douces sensations, entourée des flammes du divin Cœur, je pensais que c’est au milieu de flammes semblables que se promenaient en chantant les trois jeunes gens dont parle Daniel: "Et il leur souffla, au milieu de la fournaise, comme une fraîcheur de brise et de rosée". Oui, c’était vraiment cela! La brise embaumée du matin, à la douce lumière du premier soleil!

    Après m’avoir tenu longuement sur son Cœur, contre son Cœur pour que je boive, Jésus m’en détacha en tenant ma tête dans ses mains, levée vers lui qui se penchait sur moi; là, si je ne buvais plus à son Cœur et si je n’étais plus entourée de vives flammes, je buvais son haleine et ses paroles, et j’étais enveloppée du feu de son regard. Il me dit alors:

    « Voilà ce en quoi tout feu, même celui du purgatoire, diffère de mon feu. Car le mien est un feu d’amour parfait, et il ne fait aucun mal, pas même pour faire du bien. C’est là le feu que je te réserve, et lui seul.

    Voilà ce qu’est mon amour pour toi: il est feu qui réconforte et ne brûle pas, lumière, harmonie, douce caresse. Et voilà ce qu’est mon sang pour toi: douceur et force.

    Voilà enfin ce que je fais pour toi, pour te dédommager des hommes: je presse mon sang pour qu’il jaillisse pour toi, comme le fait une mère de son lait pour son nouveau-né, toi, ma fille! C’est comme cela que je t’aime! »

    Depuis ce moment-là, ces paroles et cette vision se répètent quotidiennement, et maintenant Jésus y ajoute toujours ces mots:

    « C’est ainsi que nous nous aimerons à l’avenir. C’est cela que je te donnerai en récompense de ton fidèle service. C’est ton avenir tant que tu vivras sur terre. Ensuite viendra l’union parfaite. »

    Ce matin, le Père Mariano s’est lui-même aperçu, quand il est venu m’apporter la communion, que j'étais plus loin de la terre que celle-ci ne l’est du soleil. J’étais en Jésus, en train de boire son Sang et de me réjouir au feu de son amour..
    .
    Il y a quelques jours aussi, le 14 mars précisément, jour de mon cinquantième anniversaire, je me disais — après avoir eu une vision dans laquelle Jésus, en route pour Jérusalem, marchait en chantant les psaumes, comme le font les pèlerins d’Israël —:

    «Comme ces chants me manqueront ensuite, quand l’Evangile sera fini!

    Quelle nostalgie du chant parfait de Jésus! Et de ses regards quand il s’adresse aux foules ou à ses amis! »

    Il m’apparut alors et me dit:

    « Pourquoi dire cela?

    Peux-tu penser que je t’en priverai sous prétexte que ton travail sera achevé?

    Je viendrai toujours. Et pour toi seule.

    Ce sera même encore plus doux, parce que je serai tout entier à toi. Mon petit Jean, mon fidèle porte-parole, je ne t’enlèverai rien de ce que tu as mérité: me voir et m’entendre.

    Au contraire, je t’emporterai plus haut, dans les pures sphères de la pure contemplation, entourée des voiles mystiques qui forment une tente pour nos amours.

    Tu seras uniquement Marie. Aujourd’hui, tu dois encore être Marthe parce que tu dois travailler activement pour être le porte-parole.

    Dorénavant, tu contempleras seulement. Et tout sera beau. Sois heureuse, très heureuse ! Je t’aime tant! Et tu m’aimes tant! Nos deux amours...!

    Le ciel qui t’accueille déjà!

    Que vienne la belle saison, ô ma tourterelle cachée, et je viendrai à toi au milieu du vif parfum des vignes et des vergers, et je te ferai oublier le monde dans mon amour... »[*147]

    Oh, il est impossible de dire ce que c’est!

    « Je viendrai toujours. Pour toi seule. Et ce sera encore plus doux, parce que je serai tout entier à toi... Je ne t’enlèverai rien
    de ce que tu as mérité: me voir et m’entendre.

    Je t’emporterai plus haut... Jusqu’ici, tu devais aussi être Marthe, parce qu’il te fallait travailler activement pour être le porte-parole.

    Dorénavant, tu contempleras seulement... Et je viendrai à toi... Je te ferai oublier le monde dans mon amour. »


    (*146) Les 29-30 mars 1945.
    (*147) Ces expressions, ornées d’images bibliques (Cantique des cantiques 2, 10-17) et soulignées dans le manuscrit pour les mettre en évidence (nos italiques), deviennent impressionnantes si on se rappelle que Maria Valtorta a passé les dernières années de sa vie sur terre dans un état progressif de douce apathie et de mystérieux isolement psychique. On rencontre des allusions analogues dans "Les cahiers de 1944″, par exemple dans la dictée du 12 septembre, à la fin



    Cahiers de 1947 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    " Viens et Bois "


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    * "J'ai compris que " Marie " veillait sur moi  , que j'étais Son enfant  .
    Aussi , je ne pouvais que lui donner le nom de " Maman " , car il me semblait  encore plus tendre que celui de "  Mère "
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    Jésus De Jésus à Maria Valtorta : " Fusion totale avec la Volonté divine "

    Message par Maud le Ven 29 Juil - 7:18



    ‘’Imitez-moi dans votre petite passion."

    Le 1er avril 1947

    Mardi-saint, et 14e anniversaire de ma crucifixion.

    Jésus dit:

    « Comme aux apôtres, le Verbe veut s’adresser aux âmes qu’il aime avant le grand silence du vendredi-saint pour leur donner les conseils de l’amour. Je vous apparais les membres déjà liés et souffrant. Mais l’amour ne connaît pas de chaînes, et il est fort et sain pour vous.

    Jésus a toujours désiré parler à ses bien-aimés.

    J’ai un ardent désir de me communiquer par la parole aux âmes qui, telles des fleurs, se dressent la nuit vers les étoiles, le calice ouvert pour boire la rosée qui tombe du ciel et rafraîchit après les chaleurs de la journée, et qui se tournent impatiemment vers l’Orient pour accueillir la lumière de l’aurore, en réconfort après les ténèbres de la nuit.

    L’Orient: c’est moi.
    Le jour: le monde qui embrase et épuise.
    La rosée: la Sagesse qui vous parle.

    Les ténèbres de la nuit: encore le monde, avec ses intérêts et ses égoïsmes, le monde qui pénètre partout et amène l’obscurité par les nuages lourds du moi fumant, même là où l’on ne devrait rien trouver d’autre que l’air lumineux de la charité.

    L’aurore: c’est moi qui viens, en Lumière joyeuse, sur ceux qui acceptent de m’accueillir.
    Et je vous dis: "Soyez bons et imitez-moi dans votre 'petite’ passion, si 'petite’ en comparaison de la mienne!

    Faites preuve d’une charité humble et généreuse qui se répande même sur les coupables, comme je l’ai fait à la dernière Cène.

    Soyez en fusion totale avec la Volonté de Dieu, comme je l’ai été à Gethsémani. Vous n’arriverez jamais à la sueur de sang, parce que ce que le ciel demande aux créatures n’est rien en comparaison du tout qu’il m’a demandé.

    Ayez une salutation amicale pour Judas, qui se trouve partout où il y a un maître et des disciples.

    Ayez l’héroïsme du silence face aux offenses, et celui de la parole au bon moment pour servir la Vérité et rendre gloire à Dieu, comme je l’ai fait dans les cours du sanhédrin et du prétoire, ainsi que dans les salles infâmes du palais d’Hérode.

    Montrez un zèle empressé à vous soumettre aux tourments, à vous charger de votre souffrance, comme je l’ai fait en me soumettant aux coups de fouets et en embrassant la croix.

    Faites preuve de constance pour monter même si votre croix s’alourdit, et ne vous découragez pas si la faiblesse vous fait tomber. Je vous rappelle que je suis tombé toujours plus fortement au fur et à mesure que j’approchais du but, pour symboliser le fait que Satan pose des obstacles toujours plus grands à mesure que l’âme s’approche du lieu du sacrifice qui la rend semblable à moi et lui fait continuer mon œuvre.

    Relevez-vous et continuez. Dieu sait distinguer une chute de l’autre, et c’est le Père qui relève ceux qui ne tombent pas par malice mais en raison d’une faiblesse volontaire de créatures et à cause d’un obstacle posé par Satan.

    Faites preuve d’un total détachement, d’une complète dépossession même des choses les plus licites, pour accomplir les dernières volontés de Dieu, comme moi lorsque je me suis détaché de ma Mère, que je me suis dépouillé de mes vêtements et que j’ai renoncé à la vie.

    Enfin, pardonnez. Pardonnez à ceux qui pensent autrement que vous et veulent ce que vous ne voulez pas, comme je l’ai fait envers les chefs du sanhédrin qui voulurent ma mort pour régner tout seuls. Pensez qu’ils se punissent eux-mêmes en désirant ce qui ne leur apportera pas le bonheur, et qu’ils ont besoin de votre pardon pour y trouver quelque réconfort lorsqu’ils comprendront leur erreur.

    Ne mettez pas de limites à ces paroles. Elles servent en tout temps et quelles que soient les circonstances. En effet, là où il y a un maître et des disciples, il se trouve toujours un petit Christ entouré de disciples et persécuté par le monde.

    Soyez dans ma paix, maintenant et toujours. Que la bénédiction de mes mains transpercées repose sur vous."

    Cahiers de 1947 – Dictées de Jésus à Maria Valtorta




    Amour fusion avec Dieu


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