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    Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

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    Gilles
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    Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Sam 21 Mai - 19:35



    Le respect dû aux morts se perd

    (TROIS-RIVIÈRES) Le respect dû aux morts semble se perdre. Les funérailles sont de plus en plus expédiées rapidement, souvent sans cérémonie religieuse, et on sent un malaise s'installer quand vient le moment de disposer des cendres des défunts.

    Au Québec, près de 70 % des dépouilles sont maintenant incinérées alors que la loi ne tient pas compte de ce changement de coutume. Or, on observe une certaine désinvolture chez des Québécois face aux cendres des défunts. Il arrive que des familles les laissent tout simplement au salon funéraire, sans se soucier de ce qu'il en adviendra. Des propriétaires de salon funéraire, un peu catastrophés, se font même dire de les jeter, tout simplement. Une attitude détachée qu'on ne voit jamais quand le corps est embaumé et enterré.

    D'autres personnes traînent sur elles des cendres de leur défunt, soit dans un médaillon soit insérées dans une minuscule pyramide de polymère qu'elles n'hésitent pas à poser devant elles, pour la chance, lors d'une partie de bingo par exemple! Une attitude qualifiée de fétichisme par certains prêtres.

    Selon les chiffres fournis par la Corporation des thanatologues du Québec, 58 % des gens font enterrer les cendres dans un cimetière, 4 % les laissent dans un colombarium du cimetière, 15 % dans un colombarium de maison funéraire tandis que 23 % les rapportent dans la famille.

    Devant certaines dérives, la Corporation des thanatologues du Québec a exercé des pressions auprès du gouvernement pour qu'on resserre la législation adoptée en 1974. Dans ce domaine, le Québec accuse un net retard. De l'aveu même de Nathalie Samson, directrice générale de la corporation, l'intervention des thanatologues vise à protéger la dignité des morts.

    Un projet de loi a été déposé par l'ex-ministre Yves Bolduc et attend toujours son adoption. Le nouveau ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a été sensibilisé à son tour et a laissé entendre qu'une adoption serait possible, peut-être dès 2015.

    «Le projet de loi comprend plusieurs modifications, dont une qui concerne la disposition des cendres, confirme Mme Samson. Le débat est plus large que la crémation et les cendres, il concerne aussi le respect dû aux morts. C'est un débat éthique sur la dignité de la personne défunte qui demeure une personne même si elle est réduite en cendres.

    C'est aussi avoir le respect de l'intégrité du corps (beaucoup de familles divisent les cendres) ainsi que le respect dû aux endeuillés. On est devant un débat de société finalement. C'est un dossier qui ne coûterait rien au gouvernement et qui pourrait se régler facilement, s'il y a une volonté.»


    Dans son état actuel, le projet de loi prévoit que les cendres humaines ne pourront être remises par le titulaire d'un permis d'entreprise de services funéraires qu'à une seule personne et qu'elles devront l'être dans un contenant rigide qui les contient en totalité. Le titulaire d'un permis qui remettra à une personne des cendres humaines devra inscrire à son registre des activités funéraires les renseignements prévus par règlement du gouvernement.

    De plus, nul ne pourra disperser des cendres humaines à tout endroit où elles pourraient constituer une nuisance ou de manière à ne pas respecter la dignité de la personne décédée. Et enfin, la personne qui dispose du contenant dans lequel ont été déposées des cendres humaines ou qui les disperse devra déclarer à l'entreprise de services funéraires, ayant pris en charge le cadavre, le lieu où ont été inhumées ou dispersées les cendres, afin qu'on l'inscrive au registre des activités funéraires de cette entreprise.

    Mme Samson précise que les thanatologues ne sont pas d'accord avec toutes ces dispositions. S'ils ne s'opposent pas à la dispersion des cendres, ils mettent un bémol sur leur division entre les membres d'une famille.

    «On a beau exiger qu'on remettre toutes les cendres aux familles, dans un seul contenant, rien n'empêche les familles de les diviser par la suite. Ça n'a pas de bon sens. Si le gouvernement permet la division des cendres, on pense que ce devrait être un professionnel qui le fasse, car il a le détachement nécessaire pour le faire de façon respectueuse et sécuritaire. Mais il faut que le gouvernement mette ses culottes sur cette question. Mais nous pensons qu'on ne devrait pas diviser les cendres, car on ne divise pas un corps. C'est une question de respect.»

    Par ailleurs, Mme Samson juge que ce n'est pas à l'entreprise privée de tenir un registre sur la dispersion des cendres. Les thanatologues croient que la chose devrait plutôt relever d'un registre d'état civil comme les naissances, mariages et décès.

    De son côté, l'Assemblée des évêques du Québec, a émis un avis dès 2010, dans lequel on soulignait que l'absence de législation relative aux cendres entraînait des situations pour le moins discutables, comme des cendres abandonnées dans une maison vendue, la découverte lors de travaux d'urnes enterrées sans identification, des demandes pour inhumer des cendres d'une personne dans deux endroits différents, le désir de se débarrasser d'objets contenant des cendres comme un médaillon, etc.

    «Notre expérience dans l'accompagnement des personnes en deuil nous oblige à dire que l'on ne doit pas traiter avec autant de légèreté les dépouilles des êtres chers, écrivaient les évêques. Si des règles strictes sont faites pour ne pas profaner un cadavre, il nous apparaît tout aussi normal de vouer le même respect aux restes humains lorsqu'ils sont réduits à l'état de cendres.»

    Rappelons qu'il y a quelques année encore, l'Église s'opposait à la crémation des corps, sensés ressusciter à la fin des temps.

    par Louise Plante




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    Carmila

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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Carmila le Sam 21 Mai - 19:41

    Il C'est un sujet dont il faut parler. Le respect de nos morts. Pour conscientiser les gens. 
    Une loi civil serait probablement bon.Parce que à mon point de vue l'Église n'est pas écouté sa voix ne passe pas dans le public en général. Alors il faut une autre porte pour atteindre les gens. Et un loi gouvernementale serait la bienvenue. Surtout si elle travaille pour le respect des morts avant tout.
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    Gilles
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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Sam 21 Mai - 22:20

    @Carmila a écrit:Il C'est un sujet dont il faut parler. Le respect de nos morts. Pour conscientiser les gens. 
    Une loi civil serait probablement bon.Parce que à mon point de vue l'Église n'est pas écouté sa voix ne passe pas dans le public en général. Alors il faut une autre porte pour atteindre les gens. Et un loi gouvernementale serait la bienvenue. Surtout si elle travaille pour le respect des morts avant tout.
    Pouce haut


    Les évêques contre la dispersion des cendres

    (Québec) S'il n'en tenait qu'à l'Assemblée des évêques catholiques du Québec, la famille ne recevrait plus les cendres d'un défunt. Celles-ci seraient plutôt traitées comme des restes humains et demeureraient au cimetière ou au columbarium.

    «Pour nous, la dispersion est une difficulté extrêmement importante. On perd de vue l'unicité de la personne», a affirmé Mgr Louis Dicaire, évêque auxiliaire du diocèse de Saint-Jean-Longueuil, jeudi lors des consultations particulières et des auditions publiques sur le projet de loi sur les activités funéraires.

    La dispersion d'une partie des cendres de l'ex-chef néo-démocrate Jack Layton sur l'île Algonquin de Toronto, où il s'était marié, avait été évoquée plus tôt dans la journée. L'Assemblée des évêques n'approuve pas cette pratique et considère que pour en disposer dignement, les cendres devraient toujours finir au cimetière ou au columbarium.

    Comme des cadavres

    L'Assemblée des évêques recommande que les cendres soient traitées comme les cadavres et les restes humains, dont la loi prescrit les façons de disposer, et souhaiterait voir les lieux de sépulture être revalorisés.

    «On apprécie que le projet de loi oblige le directeur de funérailles à remettre les cendres à une seule personne dans un contenant rigide. Cependant, le proche a toujours la possibilité d'en disposer à sa guise. Et on a tous été témoins d'histoires de malheur et de pratiques désolantes», a déploré Germain Tremblay, adjoint au secrétaire général de l'Assemblée des évêques.

    «Ce n'est pas un sujet banal et innocent. On continue à croire que le cimetière et le columbarium sont les endroits appropriés pour disposer des restes humains, car, en ces lieux, le défunt n'est plus la seule propriété de ses proches, mais il fait partie de la mémoire collective», a poursuivi M. Tremblay, ajoutant que l'Assemblée ne voulait pas ainsi «diriger les gens jusqu'après leur mort» et que son approche n'était pas religieuse, mais bien «anthropologique et psychologique».

    Risques

    Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a mentionné aux représentants de l'Assemblée que c'était volontairement que le projet de loi, qui interdit de disposer des cendres en un endroit où elles constitueraient une nuisance ou d'une façon qui serait contraire à la dignité de la personne, n'était pas plus précis sur le sujet.

    «Le cas de M. Layton, manifestement, pour sa famille, la disposition de ses cendres était digne, même si certains pourraient considérer ça moins digne. Moi, je pourrais imaginer la dispersion de mes propres cendres d'une façon que d'autres ne jugeraient pas digne», a expliqué le politicien, évoquant les risques qu'il pourrait y avoir à légiférer pour définir le concept de dignité.

    Le sujet a aussi été ramené sur la table par l'Association des cimetières chrétiens du Québec, dont la présidente Monique Morin a plaidé pour que le cimetière soit reconnu comme la destination finale des cendres.

    «Il est primordial que ce soit au cimetière, et non pas sur un terrain de golf ou dans un bac à ordures comme on a déjà vu. On pourrait même en avoir sur nos balcons!» a déclaré Mme Morin, ajoutant qu'elle avait déjà vu des familles placer les cendres d'un défunt dans une boîte de cigares cubains ou dans une bouteille de Coke.

    par Ian Bussières



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    Gilles
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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Dim 22 Mai - 17:17



    Thanatologue: au-delà de la mort, le respect de la vie

    On a parfois tendance à associer thanatologie et morbidité. Ce métier, de l’extérieur, tantôt rebute, tantôt intrigue. C’est en fait l’imagerie populaire qui véhicule ces clichés mettant en scène des hommes lugubres portant un chapeau noir et une cape étriquée. Parce que l’image mythique du croque-mort est bien loin de la réalité! Les hommes et les femmes qui œuvrent en thanatologie sont loin d’être uniquement des embaumeurs.

    Le thanatologue joue aussi un rôle social. La relation d’aide est en effet un élément important dans son travail. Dans notre société, où tout va si vite, on a parfois le réflexe de gommer les émotions, de passer outre la détresse. Lors des épreuves entourant la perte d’un être cher, il est pourtant très important de vivre sa peine jusqu’au bout. Dans bien des cas, le thanatologue est là pour donner de l’information et pour écouter; son rôle est d’aider les proches à vivre sainement leur deuil.


    Donner beauté et dignité au corps du défunt

    Le travail d’embaumement a pour but de conserver le corps de la personne décédée le plus fidèlement possible. À l’intérieur des rites funéraires, cette opération redonne la dignité au défunt et offre à la famille et aux proches la possibilité de voir le corps de l’être aimé une dernière fois.

    Après avoir pris connaissance des causes du décès, le thanatologue sera en mesure de déterminer le travail à effectuer sur le corps. Ce travail d’embaumement sera plus ou moins long, selon les cas.

    La première étape de l’embaumement, la thanatopraxie, consiste à arrêter la dégradation du corps en injectant dans les tissus des fluides préservateurs. On aura ensuite recours, au besoin, à des produits pour redonner une apparence de souplesse à la peau ou encore à de la cire pour remodeler le visage. Les corps des personnes mortes des suites d’une longue maladie ou d’un accident violent nécessitent un travail plus long et plus délicat.

    On prodigue ensuite à la personne décédée certains soins esthétiques. Un maquillage est d’abord appliqué sur la peau du défunt. Différent du maquillage usuel, il s’agit de crèmes hydratantes colorées sans lesquelles la peau se dessécherait. Finalement, on coiffe la personne décédée et l’on procède à la mise en cercueil. Le défunt est maintenant prêt pour sa dernière rencontre avec les siens.

    En donnant chaleur humaine à ceux qui restent et dignité au défunt qu’ils aimaient, le thanatologue est avant tout au service des vivants. Parce qu’au-delà de la mort, c’est la vie qui prime.




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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Yohann le Lun 23 Mai - 0:50

    Réduire le corps en cendre Pouce bas , le temple du Saint-Esprit mérite recpect.


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    Bible Yohann
    Pour de l'aide spirituelle, vous pouvez discuter avec moi par Skype (contactez-moi par mon profil ou en MP). 


    Pour accéder à la chaîne spiritualité Catholique  https://www.youtube.com/channel/UCKd8NvAnorZs2p3w5wYr9Fw
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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Mer 22 Juin - 21:46



    Ensevelir les morts : entrevue avec l'abbé Pierre Gingras

    Vidéo :
    http://www.ecdq.tv/fr/videos/ad47a008a2f806aa6eb1b53852cd8b37


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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Mar 26 Juil - 16:05



    Étiquette funéraire...

    Même si le bon sens et la discrétion sont toujours les meilleurs guides pour la bienséance lors de funérailles, certains principes s’appliquent.

    Il est coutume que les amis proches de la famille endeuillée aillent offrir leurs sympathies et leur soutien au domicile; c’est ce qu’on appelle la visite de condoléances. Tandis que la famille du défunt s’assure que tous les arrangements sont pris en charge, l’aide des amis proches à la cuisine ou avec les enfants peut se révéler très précieuse. La visite peut se faire à tout moment dans les quelques semaines qui suivent le décès. Des visites supplémentaires peuvent se faire, selon les circonstances et la relation avec la famille du défunt.

    En plus d’offrir ses sympathies, il est également apprécié, si vous le souhaitez, de partager vos bons souvenirs avec les membres de la famille. Selon le cas, ils voudront simplement que vous leur prêtiez une oreille, afin qu’ils puissent partager leur deuil ou leurs souvenirs avec vous. Dans la plupart des cas, il ne convient pas de s’enquérir des circonstances du décès.

    Si vous assistez à une veillée funèbre, vous devriez aborder la famille et offrir vos sympathies. Il est également apprécié, tout comme lors de la visite de condoléances, de partager vos souvenirs du défunt avec sa famille. Si vous ne connaissiez personnellement que le défunt (et non pas sa famille), vous devriez vous présenter.

    Si le cercueil est ouvert, il est coutume de se recueillir devant la dépouille en signe de respect. Vous pouvez réciter une prière silencieusement pour le défunt, ou méditer sur lui. Parfois, la famille peut vous accompagner jusqu’au cercueil.

    La durée de votre passage à la veillée funèbre dépend de vous. Après avoir passé un moment avec la famille et vous être recueilli près de la dépouille, vous pouvez discuter avec les autres personnes présentes. Habituellement, il y a un registre que les visiteurs peuvent signer.

    Tout comme d’autres aspects de la vie sociale contemporaine, le code de tenue vestimentaire aux funérailles s’est quelque peu assoupli. Il n’est plus nécessaire de s’habiller en noir. Vous devriez plutôt choisir des teintes discrètes et foncées et un style le plus classique possible. Souvent après les funérailles, la famille du défunt reçoit des convives à la maison, pour discuter et prendre une consommation dans un cadre détendu.

    Vous pouvez envoyer des fleurs au salon funéraire avant les funérailles, ou à la résidence familiale en tout temps. Dans certains cas, vous pouvez également envoyer les fleurs à l’église si la cérémonie se tiendra dans une institution protestante. (On n’envoie généralement pas de fleurs à des synagogues ni à des églises catholiques.) Les fleuristes savent quoi envoyer pour des funérailles.

    Il arrive souvent que les gens fassent des dons en mémoire du défunt, surtout lorsque la famille demande cette forme de témoignage plutôt que des fleurs. Le donateur peut en informer la famille en écrivant une note, ou par l’intermédiaire de l’organisme bénéficiaire, le cas échéant. Dans ce dernier cas, le donateur mentionne à l’organisme le nom et l’adresse de la famille au moment où le don est offert.

    Même si vous n’offrez pas de don, un mot ou une carte exprimant vos pensées et adressé(e) à la famille du défunt est un geste apprécié, surtout si vous n’étiez pas en mesure d’assister aux funérailles.  


     
    L’ÉTIQUETTE FUNÉRAIRE
    Les funérailles sont une cérémonie dont l’importance et la valeur pour les endeuillés ne sont plus à démontrer. C’est une occasion pour tous ceux qui partagent une même perte de témoigner de leur amour et de leur respect envers le défunt, et d’exprimer leur chagrin, mais aussi leur gratitude pour la vie que la personne aimée a menée. Cela permet d’affronter ouvertement et réalistement la crise causée par la mort. Lors des funérailles, les personnes en deuil font le premier pas vers l’adaptation émotionnelle à l’égard de leur perte. Les renseignements qui suivent ont été rassemblés à titre de référence sur les us et coutumes modernes relatifs aux funérailles.
    LE SERVICE FUNÈBRE
    La famille précise le type de service qui aura lieu pour le défunt. Les directeurs de funérailles ont la formation requise pour aider les familles à choisir le type de service qu’elles désirent. Le rite en présence de la dépouille varie selon qu’il est effectué au salon funéraire ou dans un lieu de culte, auquel cas il varie également selon la confession. La présence des amis à ce moment-là est une preuve d’amitié et une source de soutien. Pour les amis et la communauté, il est préférable de publier un article nécrologique annonçant le décès et fournissant toute information relative au service qui aura lieu.
    LE SERVICE PRIVÉ
    Ce type de service nécessite obligatoirement une invitation et peut se dérouler dans un lieu de culte, un salon funéraire ou à la résidence d’un membre de la famille du défunt. Habituellement, certains membres de la famille ainsi que quelques amis proches assistent au service funèbre. Souvent, il y a exposition publique, ce qui permet à ceux qui n’assistent pas aux funérailles de formuler leurs condoléances et de se recueillir près de la dépouille.
    LE SERVICE COMMÉMORATIF
    Lors du service commémoratif, la dépouille du défunt n’est pas présente et les rituels peuvent varier selon les traditions de la communauté et la confession religieuse. Certaines familles optent pour une exposition publique suivie d’un service privé ou d’un service à la stèle funéraire, puis d’un service commémoratif effectué par la suite à l’église ou au salon funéraire.

    LES PORTEURS

    Les amis, la famille, les membres de l’église ou les collègues de travail peuvent être des porteurs. Le directeur de funérailles peut aussi trouver des porteurs, si la famille le demande.
    LES PORTEURS D’HONNEUR
    Si le défunt a pris part à des activités politiques, professionnelles, ecclésiastiques ou civiques, il peut être approprié que sa famille choisisse des membres proches du défunt au sein de l’organisme pour servir en tant que porteurs d’honneur. Ils n’auront pas à porter le cercueil comme tel.
    L’ÉLOGE FUNÈBRE
    Un membre de la famille ou du clergé, un ami proche ou un collègue de travail du défunt peut prononcer l’éloge. Ce dernier ne doit pas être long, et doit louanger le défunt et décrire sa vie.
    LA TENUE VESTIMENTAIRE
    La famille et les amis du défunt peuvent désormais porter des vêtements aux couleurs vives. Les autres personnes qui assistent aux funérailles doivent s’habiller avec goût pour l’occasion, afin de témoigner leur respect à la famille.
    LE CONVOI FUNÈBRE
    Lorsque la cérémonie funèbre et l’enterrement ont tous les deux lieu dans la zone locale, des amis et des parents peuvent escorter la famille du défunt au cimetière. Le cortège se forme au salon funéraire ou au lieu de culte. Le directeur de funérailles peut vous indiquer les règles à suivre et la façon de conduire dans un convoi funèbre.
    LES CONDOLÉANCES
    La période suivant le décès peut amener beaucoup de confusion pour les membres de la famille du défunt. Quelle que soit la façon dont vous présentez vos sympathies, il est important de vous identifier clairement à la famille.
    LES FLEURS
    Envoyer des fleurs à la famille du défunt est un geste très approprié pour présenter ses sympathies. Les fleurs sont symboles de vie et de beauté et réconfortent la famille. Vous pouvez envoyer les fleurs soit au salon funéraire, soit à la résidence familiale. Si on choisit de les envoyer à la résidence familiale, il est habituellement suggéré d’envoyer une plante en pot ou un petit vase de fleurs, signe d’une sympathie durable. Le fleuriste y dépose une carte d’identification. Les cartes sont enlevées des fleurs au salon funéraire et sont données à la famille, afin qu’elle puisse formuler ses remerciements.
    LES AVIS DE CÉLÉBRATION DE MESSE
    Les avis de célébration de messe peuvent être envoyés par des amis, qu’ils soient catholiques ou non. Pour une famille catholique, la prière est une forme privilégiée d’expression de sympathies. On peut obtenir de toute paroisse catholique une carte indiquant qu’une messe sera célébrée en l’honneur du défunt. Dans certaines régions, il est possible d’obtenir les avis de célébration de messe au salon funéraire. L’avis de célébration de messe est transmis à la famille pour manifester sa compréhension, sa foi et sa compassion. Veuillez vous assurer que votre nom et votre adresse sont lisibles. N’oubliez pas d’indiquer votre code postal. Il sera ainsi plus facile pour la famille de vous remercier.
    LES DONS EN MÉMOIRE DU DÉFUNT
    Les dons en l’honneur du défunt pour une cause ou un organisme précis sont tout aussi appréciés que les fleurs. Il existe beaucoup de fonds commémoratifs, cependant la famille du défunt peut avoir formulé une préférence. Les dons soutiennent financièrement divers projets. Si l’organisme a un statut d’œuvre de bienfaisance, les dons peuvent être déductibles du revenu imposable. Le directeur de funérailles, qui connaît bien ces options, peut les expliquer ainsi que remettre au donateur des cartes avec la mention « À la mémoire de », qui seront remises à la famille.
    LES CARTES DE CONDOLÉANCES
    Envoyer une carte de condoléances à la famille du défunt est un geste approprié, même si vous n’êtes qu’une connaissance. Les membres de la famille sont touchés de savoir qu’on pense à eux. La carte doit être choisie avec soin et compte tenu de la relation que vous avez avec la famille.
    LES NOTES PERSONNELLES
    Une note de sympathie personnalisée est un très bon signe de compréhension. Exprimez-vous ouvertement et sincèrement. La famille appréciera de lire que la nouvelle du décès vous désole, et elle conservera votre note avec d’autres messages.
    LES APPELS TÉLÉPHONIQUES
    Communiquer directement avec un membre de la famille vous permet de lui offrir vos services et de lui montrer que vous vous souciez vraiment de lui. S’il manifeste l’envie de discuter du défunt, n’hésitez pas à lui en parler. Sachez bien écouter. Il est aussi approprié d’envoyer une brève note pour offrir ses sympathies.
    L’EXPOSITION
    Votre présence au salon funéraire montre que même si un proche part, les amis restent. Votre présence est un geste éloquent, qui souligne que vous vous souciez de la famille.

    Le salon funéraire est l’occasion pour les amis de présenter leurs sympathies, plutôt que d’avoir à le faire dans le malaise au bureau, au supermarché ou lors d’activités sociales. L’article nécrologique indique les heures où la famille sera présente au salon funéraire, ainsi que les heures des services spéciaux, comme les rituels de la société dont le défunt était membre ou les cérémonies. On peut communiquer avec le salon funéraire en tout temps durant les heures indiquées afin de présenter ses sympathies, même si la famille n’est pas présente. On demande aux amis et aux parents de signer le registre. Le nom complet doit y figurer, p. ex., « Mme Jeanne Dionne ». Si vous êtes un collègue de travail, il est préférable d’indiquer votre lien avec le défunt, car la famille pourrait l’ignorer.

    Les amis décident eux-mêmes de la durée de leur visite au salon funéraire ou au lieu d’exposition. S’il leur semble que la famille a besoin de leur présence, ils devraient proposer de prolonger leur visite.

    Une fois le service funèbre terminé, les proches se retrouvent souvent seuls à gérer leurs émotions. Il est important qu’ils sachent que vous êtes toujours là pour eux. Gardez le contact.
    LES TÉMOIGNAGES DE SYMPATHIE
    Téléphoner au salon funéraire, tenir la main d’un proche, le serrer dans vos bras ou prononcer tout simplement quelques mots (voir ci-dessous) suffit pour exprimer votre sympathie :

    • « Je suis désolé(e). »
    • « Tu as toute ma sympathie. »
    • « Ce fut un réel plaisir d’avoir connu Pierre. »
    • « Pierre était une bonne personne. C’était un ami à moi. Il va nous manquer. »
    • « Toute ma sympathie à ta mère. »


    Le parent peut à son tour répondre :

    • « Merci d’être venu. »
    • « Pierre parlait souvent de vous. »
    • « J’ignorais que tant de personnes étaient attachées à lui. »
    • « Venez me rendre visite lorsque vous aurez le temps. »


    Encouragez les personnes endeuillées à montrer leurs émotions et à exprimer leurs pensées, sans les accaparer.
    LES REMERCIEMENTS
    La famille du défunt doit remercier les proches et les amis qui ont envoyé des fleurs et des messages. La famille devrait également exprimer sa gratitude pour l’aide et les services qui lui ont été offerts, par exemple pour la nourriture, et elle doit aussi remercier les porteurs. Il est possible que le directeur de funérailles ait des cartes de remerciements préécrites, dont la famille peut se servir. Cette dernière devrait rédiger un message personnalisé sur la carte destinée aux personnes qu’elle connaît bien, afin d’exprimer ses remerciements pour la contribution ou les services qui ont été rendus. Le message peut être court. En voici quelques exemples :
    ·       « Merci pour les belles roses. L’arrangement était splendide. »
    ·       « Notre famille s’est régalée de la nourriture que tu nous as préparée. Nous apprécions énormément ta gentillesse. »
    Dans certaines communautés, il est coutume de publier ses remerciements dans le journal. Le directeur de funérailles peut vous aider avec cela.

    Source :
    Étiquette funéraire - InMemoriam.ca : À jamais dans nos coeurs




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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Lun 8 Aoû - 22:49

    lundi 8 août 2016

    Joël Pinkus tient la boîte dans laquelle il y a les cendres de son frère.

    Suicide d'un détenu : il apprend la mort de son frère en recevant ses cendres par la poste

    Alors qu'un rapport dévoilait la semaine dernière que le Service correctionnel du Canada (SCC) manque de transparence et de compassion envers les familles de détenus morts dans un établissement carcéral fédéral, un homme d'Ottawa affirme avoir appris la mort de son frère dans une prison de l'Alberta seulement lorsqu'il a été incinéré.

    Plusieurs questions demeurent sans réponses, dénonce maintenant la famille. 

    Un paquet aurait été livré en 2015 directement chez la mère du détenu Martin Pinkus, à North Gower, un village situé à 40 km d'Ottawa.

    Le contenu du paquet à de quoi surprendre. Il s'agissait des cendres de l'homme, qui purgeait une peine de prison à vie pour meurtre au deuxième degré dans la prison fédérale de Drumheller, en Alberta.

    « Nous avons reçu une boîte de ses cendres et c'est tout. Pas de réponse, rien [trad. libre] », explique le frère de Martin Pinkus, Joël. « Cela fait plus d'un an et demi que ça s'est passé et ils n'ont toujours pas envoyé de lettre qui explique ce qui est arrivé. [trad. libre] »

    À la recherche de réponses, Joël en a appris peu sur la mort de son frère, décédé huit mois avant son admissibilité à la libération conditionnelle.
    Ils ont dit que c'était un suicide, mais je ne sais pas quel genre de suicide.
    Joël Pinkus
    « Est-ce qu'il s'est pendu ? S'est-il empoisonné ? Nous ne savons rien de tout ça [trad. libre] », déplore Joël Pinkus.

    Un rapport publié la semaine dernière, intitulé Laissés dans le noir, a été préparé par l'enquêteur correctionnel Howard Sapers en réaction à de nombreuses plaintes envoyées par des familles de détenus décédés.
    Plusieurs histoires sont semblables au cas du frère de Joël Pinkus, croit l'enquêteur.

    Par courriel, un porte-parole de SCC indique que l'agence ne peut fournir de détails spécifiques sur un détenu, mais rappelle que « l'objectif du SCC est de s'assurer qu'ils communiquent avec les familles des détenus morts d'une manière claire, transparente et empathique ».

    Puisque la famille de Martin Pinkus n'a pas été consultée après sa mort, elle souhaite maintenant que les choses changent au sein du Service correctionnel du Canada.

    ici.radio-canada.ca



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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Sam 3 Sep - 18:50

    Mardi, 17 mai 2016


    Le respect des morts

    Les rites funéraires sont des indicateurs du respect que l’on accorde aux êtres humains.

    À notre folle époque, nombre de gens ayant perdu ces repères ou qui s’en croient affranchis mettent en scène leur mort selon leurs goûts douteux.

    Les entrepreneurs de pompes funèbres ne sont pas au bout de leur peine, car la loi sur les activités funéraires est si floue qu’elle permet les dérapages.

    Nouveaux rites

    Dans nos sociétés judéo-chrétien­nes, les rites entourant la mort sont sacralisés par la liturgie religieuse. Or, avec l’abandon des pratiques religieu­ses, il a fallu inventer de nouveaux rites. Nous avons tous assis­té à des cérémonies funèbres où l’on affiche des photos du défunt en maillot de bain, un verre de bière à la main, l’air hagard. Sans parler des témoignages intimes, à la limite de la décence, qui plongent l’assistance dans le malaise.

    Que dire des facétieux qui exigent que l’on répande leurs cendres devant le garage où ils avaient leurs habitudes d’amateur de char? Que penser des vivants qui perdent l’urne de leurs parents ou d’autres qui, après quelques années, la recyclent en pot de fleurs ?

    Doit-on exposer une femme embaumée et assise à une table selon sa volonté ou un golfeur debout avec un bâton à la main ? Du déjà vu aux États-Unis. Le législateur ne sait plus poser les limites du respect et de la décence devant les restes humains.

    Fantasmes

    Le législateur subirait donc le diktat des droits de la personne. Après le droit de mourir dans la dignité, voilà le droit de disposer de son corps après la mort selon ses fantasmes de vivant.

    La société n’est plus alors la garan­te de quelques principes qui sacrali­sent l’être humain au-delà de sa vie.


    N’y aura-t-il à l’avenir que les propriétaires de chiens et de chats pour perpétuer les rites mortuai­res ?

    Denise Bombardier   



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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Dim 4 Sep - 19:16


    Des rites funéraires de plus en plus éclatés posent des questions éthiques. Ci-dessus, le cadavre du boxeur Christopher Rivera a été exposé debout dans un ring, à Porto Rico.

    La thanatologie dans les limbes

    Entre les demandes incongrues de certains clients et les fautes de certains collègues, les thanatologues demandent à Québec de mettre des balises

    Les restes de dizaines de personnes accumulent la poussière depuis des années dans le bureau de Valérie Garneau, abandonnés par des proches se moquant carrément de ce qu’il en advient.
     
    « Vous seriez découragé si je vous montrais ma voûte, lance la directrice d’une maison funéraire de Saint-Romuald et présidente de la Corporation des thanatologues du Québec. Je ne peux pas les enterrer ni m’en défaire. On espère que les gens vont retourner nos appels. » En 2013 à Beauport, c’est plutôt le propriétaire d’un columbarium qui laissait en jachère plus d’une centaine d’urnes en fermant boutique. Il se relançait dans les affaires quelques mois plus tard, en toute légalité.
     
    Des histoires comme ça, la Corporation des thanatologues en voit de plus en plus. L’industrie a rapidement évolué au cours des dernières années. Les désirs des proches également. Mais la Loi sur les activités funéraire, qui régit ce secteur d’activité, n’a pas changé ou si peu depuis les années 1970 et certains de ses passages remontent au XIXe siècle, à une époque où tout le Québec ou presque se faisait exposer trois jours chez le croque-mort local avant de prendre le chemin de l’église puis du cimetière. L’incinération était alors un phénomène exceptionnel. Plus de 70 % des Québécois optent aujourd’hui pour cette avenue. Le cimetière est de moins en moins populaire.
     
    « On s’approche dangereusement d’un Far West funéraire», prévient Mme Garneau, qui s’exprime au nom de quelque 500 professionnels du domaine funéraire.  
     
    « Il y a de plus en plus de risques d’erreurs dramatiques et de fautes graves dans le domaine funéraire, assure Mme Garneau dans une lettre acheminée au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, dont Le Devoir a obtenu copie. Nous recevons un nombre croissant de requêtes particulières, et les règlements en place sont de moins en moins utiles. Nous avons besoin de votre aide, avant que des funérailles ne deviennent un banc d’essai pour tester les limites de la décence humaine. »
     
    Égoportraits de la mort
     
    Aux États-Unis, le phénomène des « funeral selfies » (égoportraits funéraires), dans lesquels adolescents et jeunes adultes posent aux côtés du cercueil ouvert de leur grand-mère ou grand-père a déjà fait le tour du Web. De plus en plus, des sites Internet proposent des funérailles au rabais sans liens réels avec des professionnels de l’industrie.
     
    La Nouvelle-Orléans et Porto Rico « innovent » et poussent la note encore plus loin, en mettant carrément en scène les défunts.
     
    Le cadavre du boxeur Christopher Rivera a été exposé debout dans un ring. Miriam Burbank, elle, aimait bien la fête. C’est à table, bière, whiskey et cigarettes au menthol à portée de la main, le visage parfaitement maquillé et les ongles peints à l’effigie des Saints de La Nouvelle-Orléans, que la quinquagénaire a été exposée.
     
    « Quel genre de demande farfelue va-t-il [falloir] pour qu’on change la loi ? », s’interroge Mme Garneau.
     
    La Corporation des thanatologues demande à ce que la loi soit modernisée, afin de répondre davantage au contexte actuel, aux nouveaux besoins et aux nouvelles pratiques. La protection de la santé publique, le respect de la dignité des personnes décédées, l’encadrement des services funéraires et des professionnels de l’industrie doivent être au coeur de la refonte de cette loi, estime l’organisme. Dans la plupart des autres provinces, les gouvernements disposent en outre de moyens beaucoup plus costauds pour empêcher des thanatologues ayant commis des fautes graves de réintégrer l’industrie.
     
    Les libéraux de Jean Charest avaient déposé il y a deux ans un projet de loi qui répondait à plusieurs revendications de la Corporation, mais celui-ci est mort au feuilleton avec le déclenchement des élections. Il est maintenant temps de relancer les démarches législatives, selon Mme Garneau.



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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Lun 5 Sep - 18:19



    Les cendres d’une personne défunte, c’est SACRÉ !

    C’est un fait bien connu : Les cendres des défunts n’ont pas de reconnaissance légale au Québec. Certaines familles en disposent de diverses manières : au cimetière, dans un columbarium ou sur leur propriété privée. D’autres les dispersent au vent, dans un cours d’eau ou les conservent à la maison. D’autres aussi croient bon porter sur eux un petit « reliquaire » contenant un peu de cendres de la personne décédée. Chacun de ces choix n’est pas anodin. La décision que nous prenons peut avoir des conséquences sur le sens de l’événement vécu, sur la traversée de notre deuil et éventuellement, sur notre guérison. Voici quelques principes fondamentaux, que l’expérience semble vouloir nous suggérer, face à la disposition des cendres d’une personne défunte.

    Il convient d’abord d’éviter de disperser ou encore de fractionner les cendres. Pourquoi ? Pour préserver le principe de l’unité de la personne. Chaque personne est unique et sacrée. Nous venons de quelque part et allons vers un ailleurs. Non seulement une partie, mais toute notre personne. Voilà pourquoi il convient de sensibiliser les familles endeuillées à garder intact l’ensemble des cendres de leurs proches, suite à l’incinération. Le Guide canonique et pastoral au service des paroisses précise que « L’urne funéraire doit recevoir les mêmes marques de respect que le cercueil » (p. 180). Ce Guide précise également ceci : « À cause de la signification des cendres pour le chrétien, l’usage de garder les cendres à la maison, de les déposer dans le jardin domestique, de les disperser dans les champs, les bois ou du haut des airs, ou de les immerger, est à proscrire » (Idem).

    Il est fréquent de rencontrer des familles qui regrettent d’avoir dispersé les cendres d’un proche. Nous sommes des êtres qui ont besoin de nous situer géographiquement. On sait à quel point une visite au cimetière, au columbarium ou dans une maison funéraire nous aide à reprendre contact avec un être cher qui y repose, et que l’on peut ainsi en quelque sorte « situer ». En pareille circonstance, il est avantageux de pouvoir toucher (le sol, l’urne, la pierre tombale, …), d’identifier un endroit précis, afin de mieux goûter à la présence et se recueillir auprès des restes d’un défunt. Cet exercice nous permet ensuite de quitter ce lieu, pour retourner à notre quotidien.

    Laisser partir la personne décédée

    La liturgie des funérailles se termine par ce que nous appelons un « dernier adieu », qui a souvent la couleur d’un « au revoir ». D’autres rituels existent également, pour symboliser le départ (libérer des colombes, lancer des ballons, …). La fermeture du cercueil va dans le même sens, avec la disparition du visage de la personne défunte. Pourquoi ? Parce que nous avons, humainement et spirituellement, besoin de laisser partir la personne. On le dit souvent près du lit de la personne en phase terminale.

    Certaines personnes se plaignent, des mois ou même des années après le décès d’un être aimé, de ne pas parvenir à traverser leur deuil. Cela peut souvent s’expliquer par le fait qu’elles n’ont par laissé partir leurs proches, et se sont agrippées excessivement à certains objets ou souvenirs, voire aux cendres elles-mêmes, sans parvenir à traverser les étapes émotives conduisant à la libération. Après avoir pris soin, parfois des mois ou des années, d’une personne malade, nous avons besoin de nous occuper de nous-mêmes. Et pour ce, il convient de de consentir à poser un geste qui, à la fois, nous libère et libère la personne décédée.

    Irénée Girard,
    prêtre , Jonquière

    Paroisses Notre-Dame-de-la-Paix et Sainte-Famille de Jonquière


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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Carmila le Lun 5 Sep - 22:04

    Beau texte important à lire.
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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Lun 5 Sep - 22:18

    @Carmila a écrit:Beau texte important à lire.
    Merci de votre appréciation pour ce fil de discussion chère @Carmila ! Approuve


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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Mar 6 Sep - 19:17



    AU MOMENT D’UN DÉCÈS

    Au moment d’un décès, plusieurs questions se posent aux fidèles et aux pasteurs amenés à prendre des décisions importantes et rapides. Les Évêques de l’Inter-Québec proposent ces réponses aux questions les plus courantes.

    Q – Avant de signer un contrat de pré-arrangements de funérailles avec une entreprise de services funéraires, une coopérative funéraire ou un cimetière, que faut-il prévoir?

     R –  Avant de signer des pré-arrangements,  un catholique doit s’assurer de s’engager dans une  vie conforme aux directives de l’Église sur les funérailles, l’ensevelissement des corps et l’incinération.  Il faut demander que les restes soient amenés une dernière fois à l’église paroissiale, quel que soit le moyen choisi pour la disposition de son corps.



    Q – Qu’est-ce que l’on doit faire au moment d’un décès ?

    R –  On doit prendre contact avec les responsables de la paroisse du défunt le plus tôt possible  afin de fixer l’heure des funérailles et ce, avant de s’entendre définitivement sur les arrangements funéraires.



     Q – Est-il  souhaitable  que  la  famille et les amis se réunissent autour du corps avant les funérailles à l’église ?
     R –  Oui,  il est bon,  lorsque cela est possible,  que ces personnes se réunissent  dans un climat de prières autour du défunt, que ce soit à la maison, au salon funéraire ou à l’église. Il y a là plus qu’une démarche sociale :  c’est un geste chrétien qui:
    - permet à la communauté chrétienne de partager la douleur des personnes en deuil;
    - aide à accepter cette réalité inévitable qu’est la mort;
    -  donne l’occasion aux parents et amis du défunt d’exprimer ce qu’ils ressentent au plus profond d’eux-mêmes et de partager l’espérance chrétienne en priant pour le défunt et pour les personnes affligées par le deuil.
     Depuis quelques temps, une pratique nouvelle semble vouloir s’introduire: lorsqu’il n’y a pas eu exposition du corps, la famille se rend à l’église avant les funérailles pour y recevoir des marques de sympathie. Cependant il faudra veiller à garder à l’église son caractère de lieu de recueillement et de prière.



     Q – Est-ce que l’Église accepte l’incinération des corps ?
     R –   Oui, l’Église  accepte  maintenant  l’incinération  des  corps à condition que l’on n’ait pas   choisi cette façon de faire pour nier la foi de l’Église en la Résurrection des corps.
     Toutefois, les fidèles sont encouragés à choisir l’inhumation de leur corps. En effet, même si l’Église accepte l’incinération, elle accorde toujours sa préférence à l’inhumation des corps en se rappelant que le corps de Jésus a lui aussi été mis au tombeau. Les funérailles à l’église en présence du corps et suivies de l’inhumation demeurent le mode privilégié de vivre chrétiennement le départ d’un être cher.



     Q – Est-ce  que  le  corps  ou les  cendres  doivent  passer  par  l’église paroissiale pour la liturgie des funérailles ?
     R –  Oui, car  l’Église  veut  rendre hommage au corps ou aux cendres de la personne décédée qu’elle considère comme sacrés, parce que cette personne:
    -         a été baptisée et sauvée, corps et esprit, par le Christ ;
    -         est devenue temple de l’Esprit Saint ;
    -         a été confirmée et a participé à l’Eucharistie ;
    -         a été membre de la communauté chrétienne et a posé, avec son corps et durant toute sa vie, des actes de foi, d’espérance et d’amour.
     Il est donc important que dans les pré-arrangements avec la direction d’une maison funéraire, on s’assure que soit respecté son désir d’avoir des funérailles à l’église paroissiale.



     Q – L’Eucharistie  ou  une  cérémonie para-liturgique en remplacement des funérailles à l’église paroissiale peuvent-elles être célébrées au salon mortuaire ou à la chapelle funéraire ?
     R –  Non, c’est  à l’église paroissiale que le chrétien a reçu le baptême et les autres sacrements aux moments importants de sa vie de foi (confirmation, mariage, pardon, eucharistie). Il convient donc que la communauté chrétienne se réunisse dans ce temple pour partager, une dernière fois autour de la personne décédée, sa foi et son espérance.
     Il est aussi important que, dans les pré-arrangements, le désir de passer par l’église paroissiale avant l’inhumation soit respecté. Une fois cette exigence de l’Église exprimée, soulignons la belle coutume de prier autour du corps du défunt, coutume qu’il faut maintenir et encourager. On peut faire des liturgies de la Parole, mais elle ne remplacent pas les funérailles à l’église.



     Q – Est-il vrai que maintenant,  les  funérailles à l’église paroissiale peuvent avoir lieu en présence des cendres ?
     R –  Oui, cela  est  maintenant  permis.  Toutefois,  l’Église  recommande de procéder à l’incinération uniquement après le service funèbre en présence du corps.



     Q – Est-ce que la dépouille mortelle ou les cendres peuvent être déposées dans n’importe quel terrain, disposées de diverses autres façons, ou gardées à la maison ?
     R –  Non, l’Église  demande  que la dépouille mortelle ou les cendres soient inhumées dans un   cimetière, de préférence catholique, ou conservées dans un endroit qui en tient lieu, tel un mausolée ou un columbarium.  Il convient d’accompagner le corps ou les cendres jusqu’au cimetière et de prier à cet endroit pour la personne défunte.



    Q – Est-il souhaitable d’organiser des prières spéciales au cimetière ?
    R –  Oui, en  plus  des  prières  qui  se  font  lors de l’inhumation des personnes défuntes, il est souhaitable d’encourager les visites et les prières au cimetière.  De plus, il convient qu’au moins une fois l’an, les pasteurs invitent leurs fidèles à prier plus spécialement pour les membres décédés de la communauté chrétienne.

    Funérailles chrétiennes  Unité Pastorale Saint-Martin


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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Mer 7 Sep - 18:00




    TRAFIC DES CADAVRES ET PROFANATION DES TOMBES: Fondement moral du respect dû au corps humain

    Le scandale du trafic présumé des cadavres de certains ashrams ou autres homes à des écoles de médecine suscite de vifs émois dans le public. Le bon sens veut que l’on ne puisse traiter le corps humain comme une vulgaire chose mercantile. Il y va de la dignité humaine quant au respect que l’on doit à un corps humain. Ceci n’est pas forcément inscrit dans des textes de loi, mais dans l’entendement et le sens moral de toute génération.

    Bien qu’il n’existe pas dans notre législation des textes qui définissent clairement toutes les conditions garantissant le traitement respectueux des cadavres, il existe une série de règlementations et de procédures administratives entourant le constat médical d’un décès, la permission d’enterrer le corps, le respect dû à une dépouille mortelle, l’exhumation de cadavre, etc. Il revient à l’Etat, passé un délai prescrit de non-réclamation d’un corps entreposé à la morgue, de s’assurer que tout défunt bénéficie d’un enterrement ou d’une crémation qui honore la dignité humaine. Il veillera, entre autres, à ce que tout soit accompli selon le rite funéraire lié à l’appartenance religieuse du défunt. D’ailleurs, l’État, via le ministère de la sécurité sociale, octroie un « funeral grant » aux ONG ou autre personnalité qui prendrait en charge l’organisation de l’enterrement d’un défunt n’ayant pas de proches pour s’en occuper. Rappelons, en outre, que nul n’a le droit d’exhumer un cadavre sauf en cas d’ordre d’une cour de justice à des fins d’enquête.

    Par ailleurs, il n’est ni dans nos coutumes ni dans nos pratiques locales, de remettre des corps non réclamés à des institutions tertiaires à des fins d’enseignement en matière d’anatomie ou de recherche scientifique. C’est pourquoi le public est choqué d’apprendre que certaines écoles de médecine se sont permis de disposer, dans leurs locaux, de cadavres à des fins d’études. Ceci sans qu’il y ait eu une forme de consentement du défunt de son vivant ou de ses proches comme cela se pratique dans la plupart des pays qui ont légiféré sur les dons d’organes ou le don de son corps à la science.

    La question du consentement écrit du don de son corps à la recherche scientifique relève au fond d’une conception éthique du respect inaliénable attribué au corps humain presque au même titre à la personne vivante. Les amendements relatifs au respect du corps humain dans le Code civil français — d’où émanent structurellement le système juridique et le droit mauricien – datent de 1994. Ils stipulent que le corps humain sans vie, bien que ne pouvant être un sujet de droit, possède la qualité de la personne humaine dont la dignité et l’intégrité doivent être respectées et protégées. 

    Dans un article signé par Me. Armandine Cayol, Maître de Conférence en droit privé à l’Université de Caen — intitulé « Avant la naissance et après la mort, l’être humain, une chose digne de respect » l’auteure établit les bases conceptuelles inspirées de la bioéthique qui sous-tendent la législation française sur le respect dû au corps humain. Dans son argumentaire, elle avance que « le fœtus tout comme le cadavre, est en droit positif, des choses (…) Toutefois, fait-elle ressortir, le cadavre est une chose particulière qu’il convient de qualifier de “sacré” ». Entendons le terme sacré, non au sens religieux, mais antique, à savoir que c’est une chose séparée du reste qui doit être spécialement protégée et respectée. C’est ainsi que tout corps humain — une partie ou des restes — doit être considéré comme digne de respect et que l’on ne saurait nier leur qualité de personne humaine.

    Tout comme des institutions reconnues en recherche médicale ne sauraient traiter le corps humain d’un individu sans le consentement écrit de son vivant, le respect et la dignité des morts est aussi une limite posée à la liberté d’expression des journalistes. C’est pourquoi l’on doit se restreindre à publier la photo ou des images vidéo représentant distinctement le corps ou le visage d’un cadavre. Cela est considéré comme une atteinte à la dignité de la personne humaine ainsi qu’à la mémoire ou au respect dû au mort. D’ailleurs, il est de coutume de recouvrir entièrement tout cadavre par respect dû à l’intimité corporelle d’un être humain.

    Pour terminer, citons Zenon, philosophe contemporain de Platon, qui enseigne à l’homme qu’il a une dignité, non de citoyen, mais d’humain ; qu’outre ses devoirs envers la loi, il en a envers lui-même. Ainsi respecter le mort, c’est se respecter soi-même. Le souiller, c’est souiller l’humanité entière.


    Par P. ALAIN ROMAINE - Responsable de la pastorale des funérailles



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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Jeu 8 Sep - 19:03



    La crémation: l’abandon de nos rites funéraires

    L'Occident traverse actuellement une grande période de bouleversements, incluant son déclin démographique et économique ainsi que des déplacements de populations (immigration massive) du sud vers les nations de l'hémisphère nord (sans précédent dans l'histoire humaine) et comprend bien sûr un renversement complet des valeurs traditionnelles. Un autre aspect totalement ignoré par les intellectuels aujourd'hui est la transition de l'inhumation vers l'incinération en tant que rite funéraire des peuples d'origine européenne et plus spécifiquement chez les Québécois. Cette transition est d'autant plus intéressante considérant qu'elle s'effectua à la même époque que le renversement des valeurs et de l'assouplissement drastique des lois d'immigration. L'incinération généralisée en Occident est du jamais vu depuis l'abandon du paganisme au profit du christianisme.

    Le texte qui suit est composé d'extraits d'un texte publié par l'Abbé de Châtelet dans la revue Le combat de la foi catholique n° 139 et bonifié de quelques sources et arguments supplémentaires de notre part.

    Les chrétiens

    Les chrétiens ont toujours usé de l’inhumation; cela tenait à leur foi en l’immortalité de l’âme et en la résurrection des corps. Et si la crémation fut quelques fois introduite, elle était liée à des pratiques idolâtriques: des parents faisaient brûler vifs leurs enfants en l’honneur des dieux (cf. le roi Achaz, II Rois 16, 3). Même dans les premiers siècles de l’Église, les chrétiens ont toujours choisi l’inhumation, alors qu’en raison des persécutions, elle présentait des difficultés et des dangers.

    Ainsi à Rome, sous la basilique Saint-Pierre, se trouvent des mausolées païens: ces mausolées contenaient le plus souvent des urnes dans lesquelles étaient déposées les cendres des morts. Mais à côté, on trouve simultanément des tombeaux chrétiens dans lesquels les corps des chrétiens sont inhumés et ce, à proximité du corps de saint Pierre.

    Or, avec le christianisation de l'Occident, la crémation, déjà limitée à certains peuples, est pratiquement disparue des coutumes occidentales mais continue d'exister chez plusieurs peuples orientaux tels que les bouddhistes et les hindous. Nous notons également que la vision purement matérialiste et utilitaire (lire marxiste) mena à la crémation obligatoire en Chine communiste pour la majorité Han, les minorités ayant droit à des exceptions. (source)

    Qui est derrière la promotion de la crémation moderne ?



    La société pour promouvoir la crémation fut fondé en 1880. Ses trois premiers présidents furent des Francs-Maçons: Koechlin-Schwartz, Dr. Bourneville et Dr. Barrier. Sur les 107 membres de la société, 40 étaient des Maçons connus. D'autres propagateurs de la pratique furent également des Maçons comme E. Arago, Henri Bauer, Paul Bert, Léon Gambetta et Ferdinand deLesseps.
    (Mgr Ernest Jouin, RISS Rose, numéro 9, décembre 1932)


    À titre d'exemple, l'abbé du Châtelet explique que ce fut d'abord dans un esprit purement utilitaire et matérialiste que l'incinération fut promue par certains Francs-Maçons. « Je n’ai rien trouvé de plus simple que de placer les corps dans une cornue à gaz et de les distiller jusqu’à réduction en cendres, et j’ai ajouté que le gaz provenant de cette distillation pouvait servir à l’éclairage… » (Lettre de M. X. Rulder au docteur Catte); « Vu le nombre de décès dans la ville de Londres, on pourrait y recueillir à la fin de chaque année, au moyen d’appareils crématoires, 200 000 livres d’ossements humains destinés à engraisser le sol. » (H. Thompson; les deux citations sont extraites de l’article du DAFC sur la crémation).

    L'abbé Nicolas Pinaud, pour sa part, nous apprend que malgré cette première société pour promouvoir la crémation en 1880, la pratique resta plutôt marginale jusqu'en 1963 où ce sera dans la ligne de « l'adaptation au progrès » du concile Vatican II que l'Église catholique, qui s'était toujours opposée à l'incinération (notamment dans le Code de 1917), atténua sa discipline sous l'influence de religieux progressistes tel le Père Riquet, également Franc-Maçon selon certains.

    Une attaque directe contre les dogmes chrétiens


    Que l'on soit croyant ou non, il est important de savoir que la crémation, comme expliqué plus haut, n'a pas été réintroduite dans une optique religieuse ou philosophique mais bien par des sociétés plus ou moins secrètes s'opposant de front au catholicisme et voulant l'exclure radicalement de nos sociétés. En réponse à ces attaques, l'Église a interdit la crémation sous le Pape Léon XIII le 15 décembre 1886 sous la forme d'une loi du droit canonique, ainsi qu'une deuxième fois en 1917 (canon 1203,2). Il était alors reconnu que la crémation s'opposait au credo et au dogme de l'Église catholique, plus spécialement le « Je crois à la résurrection de la chair ».

    Pour l'Église catholique, le corps, après avoir reçu les sacrements, est considéré comme le temple ou la maison de l'âme et mérite donc les plus grands respect et dévotion, d'où les rituels d'enterrements et le refus de violenter le corps des défunts par la crémation. C'est pourquoi il est préférable que la destruction du corps se fasse par l'action lente et cachée de la nature et non par des mains d'amis ou de « mercenaires » indifférents à la douleur des proches, autant qu'à l'horreur de ce spectacle. Sous couvert « d'humanisme », les Francs-Maçons ont utilisé des arguments purement matérialistes pour promouvoir la crémation, comme si l'homme n'était qu'un amas de déchets biologiques qu'il faudrait éliminer après sa mort. L'idée que les cimetières prennent trop de place a également été présentée et, du même coup, le rejet d'accorder une place publique prédominante et visible aux ancêtres – une vision que même les païens pratiquant la crémation n'ont jamais eue. C'est bel et bien deux visions du monde qui s'opposent, l'une spirituelle, l'autre matérialiste.

    C'est d'ailleurs pour s'opposer à la croyance d'une vie future et au dogme de la résurrection des corps que, sous la Révolution française, certains sectateurs essayèrent de faire passer un projet de loi en faveur de la crémation. (Lettre des dominicains d'Avrillé: no.50, juin 2009)

    D'un point de vue sociologique, archéologique, et anthropologique…

    L'abandon de l'inhumation au profit de la crémation est également inquiétant d'un point de vue scientifique et historique. L'abandon des sépultures, des ossuaires, des sarcophages ainsi que des cimetières rompt catégoriquement avec des milliers d'années de traditions funéraires. La destruction des os et des crânes humains par la crémation empêchera également aux générations futures d'étudier notre présence en tant que peuple et ethnie sur une terre donnée, et qu'en est-il de l'ADN ? Cette réalité additionnée à la disparition graduelle de nos églises et temples est d'autant plus inquiétante considérant qu'il s'agit l'un des facteurs « pilier » pour distinguer une civilisation ou une nation vis-à-vis une autre.

    La crémation, dans certaines nations occidentales comme la France, est passée de 0,9% en 1994 à plus de 30% en 2010 selon l'Association française d'information funéraire, avec un taux similaire en Amérique du Nord. Au Québec 60 % des corps sont réduits en cendres après le décès. En Suisse, le taux atteint 78%, 70% en Angleterre, 78% en République Tchèque et 73% au Danemark. Il semble également avoir une corrélation avec le libéralisme d'une société donné, le taux d'athéisme et la pratique de la crémation.

    Cette réalité, ajoutée à celle d'une immigration massive qui provient de populations du Tiers-Monde qui ne pratiquent pas la crémation et qui ne sont pas athées, fait en sorte que nos nations s'effacent graduellement au profit de populations étrangères. Nous pouvons donc nous demander le plus sérieusement du monde quelle trace restera-t-il de nous dans l'avenir.

    Rompre violemment avec notre passé, nos traditions et notre histoire et remplacer le concept de filiation par celui du plaisir immédiat, ainsi qu'une vision purement individualiste et matérialiste, mène tout droit à une culture de l'anéantissement de soi… Réveillons-nous.


    Lecture complémentaire: Isabelle Ducas (28 oct. 2011), «Mourir à petit prix». L'Actualité.


    Amen


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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Ven 9 Sep - 18:17

    Publié le vendredi 13 mai 2016


    Une messe pour célébrer la vie de personnes décédées dans la solitude

    Gilles Kègle et les bénévoles de sa fondation ont célébré, vendredi matin, les funérailles de 28 personnes mortes pour la plupart dans la solitude.

    Face à la foule rassemblée dans l'église Saint-Roch, Gilles Kègle a nommé tous les défunts dont les urnes étaient placées devant l'autel de l'église.

    « Patrick est décédé le 13 septembre dernier, seul à son domicile. C'est tout ce que je sais de lui. Il n'avait que 29 ans », a dit timidement celui que plusieurs appellent le missionnaire de la paix.

    Une histoire comme celle de Patrick, Gilles Kègle en a vu des tonnes. Depuis 30 ans, sa fondation s'occupe des funérailles de gens dont les corps ne sont pas réclamés. Ces messes ont lieu deux fois annuellement.


    Gilles Kègle a rendu un hommage à tous les défunts

    Sans cette intervention, ces dépouilles se seraient retrouvées dans des fosses communes, sans funérailles.
    « Personnellement, ça fait 250 personnes que je découvre mortes à leur domicile, seules, sans personne », déplore M. Kègle.

    Dans l'église Saint-Roch, de nombreux membres des familles des défunts ont répondu à l'appel de la fondation et sont venus rendre un dernier hommage à leur proche, desquels ils s'étaient souvent éloignés depuis des années. Certains sont venus d'aussi loin que la Gaspésie et le Nouveau-Brunswick.

    Dans plusieurs cas, ce sont les bénévoles de la fondation qui retrouvent les membres des familles pour les aviser du décès d'un proche. « Il faut faire de longues recherches avec les enquêteurs », explique M. Kègle.


    Des membres des familles des défunts sont présents lors de la célébration.

    C'est l'archevêque de Québec, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, qui a célébré la messe. Il a répondu à l'invitation sans hésiter. « S'il n'organisait pas ça, ce sont des personnes qui n'auraient pas de funérailles. Chaque personne mérite notre respect », a dit le cardinal.

    Si plusieurs personnes honorées ce matin étaient des bénéficiaires de la fondation Gilles Kègle, les hôpitaux de la région la contactent souvent directement lorsqu'une personne décède et que son corps est en voie d'être « non réclamé » selon la loi.

    La Fondation a ensuite une entente avec Lépine Cloutier, qui lui offre un tarif préférentiel de 2500$ par service funéraire.

    Face à une demande grandissante, Gilles Kègle implore les donateurs de se manifester pour aider sa fondation. « On arrive présentement, mais [pour] l'année prochaine j'ai toujours peur. »

    Les urnes seront enterrées d'ici le mois juin dans une parcelle du cimetière Saint-Charles appartenant à Gilles Kègle.


    Gloire à toi Seigneu


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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Mer 14 Sep - 0:46



    Message du Jésus le 23/10/2004 à sa messagère «Fille du Soleil» :
    Mes enfants vous ne respectez plus vos défunts.



    « Je Suis.
    Oh ! comme mon coeur saigne lorsque je vous vois préparer cette fête que vous appelez « Halloween ». Vous rendez hommage à un culte à mon adversaire, jamais Satan n’a été aussi près de mes enfants qu’en ces jours là, beaucoup de mes petits tombent dans ses filets, vos déguisements attirent les esprits du mal. Vous envoyez vos petits récolter des sucreries prétextant que cela leur fait plaisir; si vous aviez le don de clairvoyance, vous seriez surpris de voir qui les accompagne.
    Mes enfants vous ne respectez plus vos défunts. Une pensée ne suffit pas. Je vous invite à préparer la Fête des Morts et de tous les Saints que vous négligez; je vous le redis, vos morts ne sont pas tous auprès de moi, certains ont encore à se purifier, vous les oubliez tout au long de l’année en ne priant plus pour eux, et le jour de leur fête vous vous contentez d’aller déposer une fleur sur leur tombe, vous ne participez plus aux célébrations dans mes églises. Quant à ceux qui sont définitivement près de moi, ils attendent ce jour que vous appelez « Toussaint » pour être un peu plus en communion avec vous, mais vous les ignorez totalement.




    Mes enfants, le mois de novembre approche, ce mois est destiné aux âmes du purgatoire, bien qu’il faille prier pour elles tout au long de l’année, je vous demande de redoubler vos efforts ce moi là; priez, jeûnez, faites pénitence en leur honneur. Grâce à vos prières et sacrifices, beaucoup d’âmes sont délivrées rapidement et viennent me rejoindre dans La Patrie Céleste, elles vous revaudront ce que vous faites pour elles. »



    Provenant du site : Myriamir







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    Carmila

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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Carmila le Jeu 15 Sep - 11:59

    merci Gilles de nous renouveler la mémoire.
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    Gilles
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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Jeu 15 Sep - 16:21

    @Carmila a écrit:merci Gilles de nous renouveler la mémoire.
    Gloire à toi Seigneu
    Voici un autre texte qui vous plaira sûrement...



    Les Funérailles

    En cas de décès, quelles sont les démarches à faire ?
    La famille s’adresse d’abord au salon funéraire qui lui contactera la paroisse afin de décider du jour et de l’heure des funérailles. La famille rencontre ensuite, à la paroisse, le prêtre ou le laïc qui l’accueille et prépare avec elle la célébration.

    Quel est le sens des funérailles chrétiennes ?
    À travers cette célébration des funérailles, les chrétiens veulent accueillir dans la foi et l’espérance l’événement de la mort et du deuil qu’elle entraîne.

    Les funérailles religieuses sont parfois demandées par des personnes qui reconnaissent leur distance par rapport à la foi, mais qui ont gardé une certaine relation avec la religion, soucieuses de bien faire ou de respecter la volonté de leur défunt. « Passer par l’église » n’est pas seulement un acte social traditionnel, c’est aussi l’attente d’une parole de compassion, d’espérance, de paix, de vie…

     Qu’apporte la cérémonie chrétienne des funérailles ?
    Elle a pour but de rendre honneur au défunt et de prier pour lui. Elle exprime la dignité de l’homme au moment de sa mort et l’amour du Christ présent même dans les moments les plus difficiles de notre vie. Elle est l’occasion du rassemblement de la famille et des amis du défunt, parfois de retrouvailles et même de réconciliation. Elle aide les uns et les autres à commencer le deuil avec un regard d’espérance.


     Quel est le sens des différents rites lors des funérailles ?
    Le cierge pascal allumé symbolise la présence dans le monde de Jésus Christ Ressuscité.



    Le rite de la lumière : Le geste de prendre la flamme du cierge pascal signifie que la lumière
    du Christ ressuscité est la source de notre espérance.

    Le rite de la croix rappelle que Jésus nous a aimés jusqu’au bout, jusque dans sa mort sur la croix.

    L’encensement est un signe de respect pour le défunt et symbolise notre prière qui monte vers Dieu.

    L’aspersion avec l’eau bénite rappelle l’eau du baptême.

    Gestes et signes d’amitié « Les fleurs » sont signes de sympathie, d’amitié, de solidarité. Elles sont aussi signe d’une vie sans cesse renouvelée qui continue par delà la mort. D’où l’importance de fleurs « fraîches ». « Des objets familiers » peuvent être significatifs de ce qui avait valeur aux yeux du défunt « Le geste du dernier adieu » est un signe d’affection ou d’amitié que l’on peut faire par exemple en posant la main sur le cercueil.

    Pour le chrétien, qu’y a-t-il après la mort ?
    La foi en la parole de Jésus et en sa résurrection donne au chrétien la conviction que la mort n’est pas la fin de tout. Avec la résurrection du Christ, la vie triomphe de la mort. En lui, nous pouvons trouver les raisons solides de notre espérance.

    P.S. Normalement, lorsque vous préparez les arrangements funéraires avec le salon, ce dernier, s’occupe avec la paroisse de tous les détails pour vous auprès de votre paroisse, horaire, chants, cimetière etc, etc.





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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Ven 14 Oct - 18:57

    Publié le  14 octobre 2016 à 11:47  


    Les cendres d’un défunt retrouvées par un pêcheur dans le fleuve

    Un pêcheur de Trois-Rivières a eu toute une surprise, jeudi, sur le bord du fleuve.


    Il a découvert des cendres d'un défunt dans un sac de plastique coincé dans les roches.

    «L'eau était basse et j'ai vu quelque chose qui flottait», raconte Martin Richard.

    Une médaille d'identification d'une coopérative funéraire était attachée au sac. «Je trouve ça triste. Les gens ne devraient pas faire ça», ajoute le pêcheur.

    Après vérification auprès de la coopérative, c'est la famille de la défunte qui a mal disposé des cendres en ne les dispersant pas correctement dans le fleuve.

    La corporation des thanatologues du Québec se désole que des familles ne disposent pas des cendres de façon respectueuse.

    En février dernier, le projet de loi 66 sur l'industrie funéraire a été adopté, mais la loi n'est pas encore en vigueur.

    2016-03-24 adoption de la loi 66 - loi sur les activités funéraires


    EXCLUSIF | Les cendres d'un défunt retrouvées par un pêcheur dans ...






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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Mar 25 Oct - 14:25

    2016-10-25 Radio Vatican


    Le Vatican publie un texte sur la conservation des cendres en cas d’incinération

    (RV) Dans quelles conditions un chrétien peut-il conserver les cendres d’un défunt ? C’est la question à laquelle répond la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ce mardi 25 octobre dans un nouveau texte.

    Cette instruction se nomme « Ad resurgendum cum Christo » sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d’incinération. Si l’Eglise réaffirme sa préférence pour l’inhumation des corps, elle encadre les modalités de conservation des cendres et des urnes, n’autorisant ni la dispersion, ni la conservation à domicile, sauf dans des cas exceptionnels et en attendant qu’un lieu sacré puisse accueillir les restes du défunt. Il n’existait jusqu’à présent aucune règle canonique sur le sujet.

    Les précisions de Jean-Charles Putzolu audio : http://media02.radiovaticana.va/audio/audio2/mp3/00554382.mp3



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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Jeu 27 Oct - 2:25




    L’Église se prononce : Instruction sur la sépulture des défunts, et la conservation des cendres en cas d’incinération et Publication des normes sur la pratique tolérée de la crémation

    AFP 25 octobre 2016. Instruction Ad resurgendum cum Christo sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d’incinération
    1. Pour ressusciter avec le Christ, il faut mourir avec le Christ, il faut «quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur» (2 Co 5, 8). Dans son Instruction Piam et constantem du 5 juillet 1963, le Saint-Office avait demandé de «maintenir fidèlement la coutume d’ensevelir les corps des fidèles», précisant toutefois que l’incinération n’est pas «contraire en soi à la religion chrétienne» et qu’on ne devait plus refuser les sacrements et les obsèques à ceux qui demandaient l’incinération, à condition qu’un tel choix ne soit pas motivé par «une négation des dogmes chrétiens, dans un esprit sectaire, ou par haine contre la religion catholique ou l’Église»
    1. Ce changement de la discipline ecclésiastique a été ensuite inséré dans le Code de droit canonique (1983) et le Code des Canons des Églises orientales (1990).
    Depuis lors, la pratique de l’incinération s’est sensiblement répandue dans de nombreuses nations, mais, dans le même temps, se sont aussi diffusées de nouvelles idées en contradiction avec la foi de l’Église. Après avoir dûment consulté la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le Conseil pontifical pour les textes législatifs et de nombreuses Conférences épiscopales et Synodes des évêques des Églises orientales, la Congrégation pour la doctrine de la foi a jugé opportun de publier une nouvelle Instruction pour réaffirmer les raisons doctrinales et pastorales de la préférence pour l’inhumation des corps; elle voudrait aussi établir des normes portant sur la conservation des cendres en cas d’incinération.
    2. La résurrection de Jésus est la vérité suprême de la foi chrétienne, prêchée comme une partie essentielle du mystère pascal depuis les origines du christianisme: «Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, et qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze» (1 Co 15, 3-4).
    Par sa mort et sa résurrection, le Christ nous a libérés du péché et nous a ouvert l’accès à une nouvelle vie: «Le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, afin que nous vivions nous aussi d’une vie nouvelle» (Rm 6, 4). En outre, le Christ ressuscité est le principe et la source de notre résurrection future: «Le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. […] De même, en effet, que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ» (1 Co 15, 20-22).
    S’il est vrai que le Christ nous ressuscitera «au dernier jour», il est vrai aussi que, d’une certaine façon, nous sommes déjà ressuscités avec Lui. En effet, par le baptême, nous sommes plongés dans la mort et la résurrection du Christ, et assimilés à lui sacramentellement: «Ensevelis avec lui lors du baptême, vous êtes aussi ressuscités avec lui, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui l’a ressuscité des morts» (Col 2, 12).
    Unis au Christ par le baptême, nous participons déjà réellement à la vie du Christ ressuscité (cf. Ep 2, 6).
    Grâce au Christ, la mort chrétienne a un sens positif. Dans la liturgie, l’Église prie ainsi: «Pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée; et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux»
    2. Par la mort, l’âme est séparée du corps, mais, dans la résurrection, Dieu rendra la vie incorruptible à notre corps transformé, en le réunissant à notre âme. Même de nos jours, l’Église est appelée à proclamer la foi en la résurrection: «La foi des chrétiens, c’est la résurrection des morts: y croire, c’est ressusciter»3.
    3. Suivant la tradition chrétienne immémoriale, l’Église recommande avec insistance que les corps des défunts soient ensevelis dans un cimetière ou en un lieu sacré4.
    En souvenir de la mort, de la sépulture et de la résurrection du Seigneur, mystère à la lumière duquel se manifeste le sens chrétien de la mort5, l’inhumation est d’abord et avant tout la forme la plus idoine pour exprimer la foi et l’espérance dans la résurrection du corporelle6.
    Comme mère, l’Église accompagne le chrétien lors de son pèlerinage terrestre; dans le Christ, elle offre au Père le fils de sa grâce et remet sa dépouille mortelle à la terre, dans l’espérance qu’il ressuscitera dans la gloire7.
    En ensevelissant les corps des fidèles, l’Église confirme la foi en la résurrection de la chair8 et veut mettre l’accent sur la grande dignité du corps humain, en tant que partie intégrante de la personne, dont le corps partage l’histoire9.
    Elle ne peut donc tolérer des attitudes et des rites impliquant des conceptions erronées de la mort, considérée soit comme l’anéantissement définitif de la personne, soit comme un moment de sa fusion avec la Mère-nature ou avec l’univers, soit comme une étape dans le processus de réincarnation, ou encore comme la libération définitive de la “prison” du corps.
    En outre, la sépulture dans les cimetières ou dans d’autres lieux sacrés répond de manière adéquate à la piété ainsi qu’au respect dus aux corps des fidèles défunts qui, par le baptême, sont devenus temple de l’Esprit Saint et qui ont été «comme les instruments et les vases dont l’Esprit s’est saintement servi pour opérer tant de bonnes œuvres»10.
    Tobie, le juste, est loué pour les mérites acquis devant Dieu en ensevelissant les morts11, un acte que l’Église considère comme une œuvre de miséricorde corporelle12.
    Enfin, la sépulture des corps des fidèles défunts dans les cimetières ou autres lieux sacrés favorise le souvenir ainsi que la prière de la famille et de toute la communauté chrétienne pour les défunts, sans oublier la vénération des martyrs et des saints. Grâce à la sépulture des corps dans les cimetières, dans les églises ou les espaces réservés à cet usage, la tradition chrétienne a préservé la communion entre les vivants et les morts, et s’est opposée à la tendance à dissimuler ou à privatiser l’événement de la mort ainsi que la signification qu’il revêt pour les chrétiens.
    4. Là où des raisons de type hygiénique, économique ou social poussent à choisir l’incinération – choix qui ne doit pas être contraire à la volonté expresse ou raisonnablement présumée du fidèle défunt –, l’Église ne voit pas de raisons doctrinales pour prohiber cette pratique. En effet, l’incinération du cadavre ne touche pas à l’âme et n’empêche pas la toute-puissance divine de ressusciter le corps; elle ne contient donc pas, en soi, la négation objective de la doctrine chrétienne sur l’immortalité de l’âme et la résurrection des corps13.
    L’Église continue d’accorder la préférence à l’inhumation des corps, car celle-ci témoigne d’une plus grande estime pour les défunts; toutefois, l’incinération n’est pas interdite, «à moins qu’elle n’ait été choisie pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne»14. Lorsqu’il n’existe pas de motivations contraires à la doctrine chrétienne, l’Église accompagne, après la célébration des obsèques, le choix de l’incinération avec d’opportunes directives liturgiques et pastorales, en veillant surtout à éviter toute forme de scandale ou d’indifférentisme religieux.
    5. Si, pour des raisons légitimes, l’on opte pour l’incinération du cadavre, les cendres du défunt doivent être conservées normalement dans un lieu sacré, à savoir le cimetière ou, le cas échéant, une église ou un espace spécialement dédié à cet effet par l’autorité ecclésiastique compétente.
    Dès l’origine, les chrétiens ont désiré que leurs défunts fissent l’objet de l’intercession et du souvenir de la communauté chrétienne. Leurs tombes sont devenues des lieux de prière, de mémoire et de réflexion. Les fidèles défunts font partie de l’Église qui croit en la communion «de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église»15.
    La conservation des cendres dans un lieu sacré peut contribuer à réduire le risque de soustraire les défunts à la prière et au souvenir de leur famille et de la communauté chrétienne. De la sorte, on évite également d’éventuels oublis et manques de respect qui peuvent advenir surtout après la disparition de la première génération, ainsi que des pratiques inconvenantes ou superstitieuses.
    6. Pour les motifs énumérés ci-dessus, la conservation des cendres dans l’habitation domestique n’est pas autorisée. C’est seulement en cas de circonstances graves et exceptionnelles liées à des conditions culturelles à caractère local que l’Ordinaire, en accord avec la Conférence épiscopale ou le Synode des évêques des Églises orientales, peut concéder l’autorisation de conserver des cendres dans l’habitation domestique.
    Toutefois, les cendres ne peuvent être distribuées entre les différents cercles familiaux, et l’on veillera toujours à leur assurer des conditions respectueuses et adéquates de conservation.
    7. Pour éviter tout malentendu de type panthéiste, naturaliste ou nihiliste, la dispersion des cendres dans l’air, sur terre, dans l’eau ou de toute autre manière, n’est pas permise; il en est de même de la conservation des cendres issues de l’incinération dans des souvenirs, des bijoux ou d’autres objets. En effet, les raisons hygiéniques, sociales ou économiques qui peuvent motiver le choix de l’incinération ne s’appliquent pas à ces procédés.
    8. Dans le cas où le défunt aurait, de manière notoire, requis l’incinération et la dispersion de ses cendres dans la nature pour des raisons contraires à la foi chrétienne, on doit lui refuser les obsèques, conformément aux dispositions du droit16.
    Au cours de l’audience accordée le 18 mars 2016 au Cardinal Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le Souverain Pontife François a approuvé la présente Instruction, décidée lors de la Session …


    Publication des normes sur
    la pratique tolérée de la crémation...



    Provenant du site :Myriamir


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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Ven 28 Oct - 16:59

    27 octobre 2016


    Crémation : Le Vatican incite à remplir les cimetières

    Pour éviter tout malentendu, Rome publie une nouvelle instruction sur la sépulture des défunts.

    Alors que la tendance à la crémation ne cesse de grimper – elle représente, aujourd’hui, en France près d’un tiers des obsèques et environ la moitié dans les grandes villes – l’Église catholique arrive pour mettre un peu d’ordre. Le 25 octobre dernier, la congrégation pour la doctrine de la foi a publié une nouvelle instruction Ad resurgendum cum Christo sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d’incinération, dans laquelle elle réaffirme la préférence de l’Église pour l’inhumation des corps. La crémation est donc acceptée, mais « ni la dispersion, ni la conservation des cendres à domicile, sauf dans des cas exceptionnels et en attendant qu’un lieu sacré puisse accueillir les restes du défunt », précise-t-elle.

    L’inhumation, « plus digne »

    L’inhumation, « en souvenir de la mort, de la sépulture et de la résurrection du Seigneur, mystère à la lumière duquel se manifeste le sens chrétien de la mort », est d’abord et avant tout « la forme la plus idoine pour exprimer la foi et l’espérance dans la résurrection du corporelle », réaffirme l’instruction. En ensevelissant les corps des fidèles, l’Église confirme la foi en la résurrection de la chair et veut mettre l’accent sur la grande dignité du corps humain, en tant que partie intégrante de la personne, dont le corps partage l’histoire ».

    Grâce à la sépulture des corps dans les cimetières, « dans les églises ou les espaces réservés à cet usage », la tradition chrétienne préserve « la communion entre les vivants et les morts » contre la tendance de plus en plus répandue à « dissimuler ou privatiser l’événement de la mort ainsi que la signification qu’il revêt pour les chrétiens ». De la sorte, précise le texte, on évite « d’éventuels oublis et manques de respect qui peuvent advenir surtout après la disparition de la première génération, ainsi que des pratiques inconvenantes ou superstitieuses ».

    La crémation oui, mais…

    Mais si l’Église continue de préférer l’inhumation des corps, elle n’interdit pas la crémation, ne voyant pas « de raisons doctrinales pour prohiber cette pratique ». En effet, « la crémation du cadavre ne touche pas à l’âme et n’empêche pas la toute-puissance divine de ressusciter le corps », explique-t-elle. Mais pas question de « tolérer des attitudes et des rites impliquant des conceptions erronées de la mort, considérée soit comme l’anéantissement définitif de la personne, soit comme un moment de sa fusion avec la Mère-nature ou avec l’univers, soit comme une étape dans le processus de réincarnation, ou encore comme la libération définitive de la “prison” du corps ».

    Des circonstances graves et exceptionnelles « liées à des conditions culturelles à caractère local » sont admises pour conserver des cendres chez soi, mais sur stricte autorisation de « l’Ordinaire, en accord avec la Conférence épiscopale ou le Synode des évêques des Églises orientales ». Toutefois, précise l’instruction, les cendres « ne peuvent être distribuées entre les différents cercles familiaux » et les conditions de conservation doivent être « respectueuses et adéquates ».

    Bientôt la Toussaint

    La fête de la Toussaint approche. Juste après, la commémoration des morts, le 2 novembre. Les cimetières se remplissent de visiteurs, de fidèles qui viennent prier pour leurs défunts. Cette visite des cimetières est une profonde expression d’un article du Credo : la communion des saints. « Nous y allons pour prier pour les personnes chères qui nous ont quittés, comme une visite que nous leur rendons pour leur exprimer, encore une fois, notre affection, pour les sentir encore proches de nous (…) il y a un lien très étroit entre nous qui cheminons encore sur cette terre et tant de nos frères et sœurs qui ont déjà rejoint l’éternité », expliquait à ce propos Benoît XVI.

    Chaque année, à ces dates, le Pape invite « à penser à tous ceux dont personne ne se souvient, aux victimes des guerres, à ceux qui sont tués parce qu’ils sont chrétiens ». Il rappelle et insiste beaucoup sur ce lien entre  la Toussaint et la commémoration des morts, le 2 novembre. Deux fêtes « intimement liées tout comme la joie et les larmes trouvent en Jésus-Christ, une synthèse qui est le fondement de notre foi et de notre espérance », ne cesse de rappeler le pape François.

    par Isabelle Cousturié


    Commentaire personnel : Je suis entièrement d'accord avec ce texte du Vatican. Approuve
    Aujourd'hui, les gens n'ont aucun respect pour les cendres de la personne décédée... Au Québec, certains vont jusqu'à séparer les cendres entre chaque membre de la famille. Quel manque de respect qui frôle la profanation !
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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Mer 7 Déc - 0:46

    mardi 6 décembre 2016


    Ils se sont fait voler les cendres de leur bébé

    Un couple de Calgary, déjà endeuillé par la mort de leur plus jeune fils, cherche désespérément ses cendres, qui ont été volées la semaine passée.

    Vendredi, le sac à main de Laura Hudson lui a été volé dans le bar de l'hôtel où elle demeurait avec son mari.

    Ils étaient en ville pour assister à une cérémonie en l'honneur de leur fils, Hunter, à l'Hôpital pour enfants de l'Alberta, rapporte Global News.

    Le bébé s'est noyé cet été.

    Vidéo : http://globalnews.ca/video/3104899/babys-ashes-stolen-from-calgary-pub/

    Le couple a décidé d'aller prendre un verre après la cérémonie, au bar de l'hôtel Sheraton.

    Selon la police, Laura et son mari jouaient à la loterie vidéo lorsqu'ils se sont rendu compte que le sac à main avait été volé.

    Les cendres se trouvaient à l'intérieur.

    Les caméras de surveillance de l'hôtel montrent que deux femmes sont parties avec le sac...



    Huffington Post Québec par Michelle Butterfield

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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Mer 7 Déc - 16:06



    Projet de loi 66: entrevue avec Gaétan Barrette

    La dispersion des cendres humaines sera plus étroitement surveillée

    Les cendres humaines

    Le projet de loi touche au délicat sujet de la dispersion des cendres humaines. Pour le ministre Barrette, il était impératif de le faire.

    «Actuellement, on peut faire à peu près ce que l’on veut avec les cendres. On peut les répandre n’importe où. Il n’y a pas de règles. Nous considérons qu’il y a lieu de préciser tout cela», estime le ministre.

    De son côté, Mme  Morin qui ne mâche pas ses mots pour décrire l'enjeu que représente la dispersion des cendres humaines.

    «C’est aberrant ce qui ce passe actuellement! Nous voyons toutes sortes de choses! Nous constatons que des personnes répandent les cendres de leurs proches dans des endroits inimaginables et inappropriés.»

    Cette situation a déjà été soulignée par l’Assemblée des évêques catholiques du Québec dans un mémoire présenté devant un comité d’étude sur la question des activités funéraires mis sur pied par le gouvernement en 2010. Dans ce mémoire les évêques écrivaient: «Nous voulons soulever le fait que l’absence de législation relative aux cendres entraîne des situations qui sont pour le moins discutables. En voici quelques exemples: des cendres sont laissées dans une maison lorsqu’elle est vendue; des [personnes] font des travaux sur un terrain et découvrent une urne non identifiée; des gens se présentent dans nos paroisses pour faire inhumer des cendres d’une personne qu’ils ne veulent plus garder dans un pendentif; des personnes souhaitent inhumer les cendres dans deux endroits différents».

    Les évêques faisaient remarquer au comité que «si des règles sont faites pour ne pas profaner un cadavre, il nous apparaît tout aussi normal de vouer le même respect aux restes humains lorsqu’ils sont réduits à l’état de cendres». Les auteurs du mémoire relevaient «que peu importe que le corps soit inhumé ou incinéré, l’Église lui voue la même considération. Elle y voit toujours les restes d’une créature de Dieu, qui a été habitée par l’Esprit saint et qui est promise à la résurrection».

    Pas de police des cendres

    Afin de mieux encadrer le droit des familles de disposer des cendres humaines de leur proche, Québec prévoit certaines dispositions. L’article 71 du projet de loi stipule que «nul ne peut disperser des cendres humaines à un endroit où elles pourraient constituer une nuisance ou d’une manière qui ne respecte pas la dignité de la personne décédée». De plus, l’article 72 mentionne que «la personne qui inhume des cendres humaines ou qui les disperse doit déclarer à l’entreprise de services funéraires ayant pris en charge le cadavre le lieu où ont été inhumées ou dispersées ces cendres, pour inscription au registre des activités funéraires de cette entreprise».

    Pour Monique Morin ces articles sont «vagues». Elle fait remarquer que rien dans ces articles n’empêchera une famille ou une personne qui prend en charge les cendres humaines d’un proche de ne pas respecter son engagement. «Après qu’elles auront signé le registre, qui va les suivre pour savoir ce qu’elles feront avec les cendres?», se demande la directrice de l’Association des cimetières chrétiens.

    «On ne va quand même pas instaurer une police des cendres! rétorque le ministre Barrette. Je pense que nous pouvons raisonnablement nous fier à la bonne foi des gens.»

    «Nous sommes pour une certaine liberté en ce qui a trait au lieu d’épandage des cendres des proches, précise Mme Monique Morin. Cependant, il faut que cet épandage soit réalisé dans le plus grand des respects, car il s’agit de cendres humaines.»

    Avant que le projet de loi 66 ne soit adopté, il doit encore passer par plusieurs étapes. «J’espère que l’adoption de la loi se fera bientôt», confie le ministre qui souligne que durant les quinze dernières années d’autres tentatives afin de réunir les lois et les règlements qui régissent le monde funéraire sont mortes au feuilleton.

    Pour la présidente de l’Association des cimetières chrétiens, «la société a tout intérêt à avoir une loi qui donne des lignes de conduite garantissant le traitement respectueux de nos défunts».

    Extrait de : La dispersion des cendres humaines sera plus étroitement surveillée



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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Ven 13 Jan - 19:49

    vendredi 13 janvier 2017


    Même dans la mort, la taxe carbone s’applique !

    Après avoir perdu sa mère au petit matin du 1er janvier, la dernière chose que Terry MacLeod voulait faire est s'occuper des détails des funérailles, mais une ligne sur les coûts de la crémation l'a faite sursauter. Le salon funéraire lui a facturé 100 dollars en raison de la nouvelle taxe carbone.

    « Ça semblait élevé », a expliqué Terry MacLeod. « Je ne savais pas quoi penser. Je ne voulais pas entrer en conflit. Je voulais juste finaliser tout ça. »

    Ed Connon a eu la même expérience avec ce salon funéraire. Une taxe carbone de 100 dollars lui a été facturée pour la crémation de sa mère. « J’avais du mal à y croire. La taxe carbone vient tout juste d’entrer en vigueur », a-t-il déploré.

    Citation :«Un tel montant correspond à ce qui serait facturé à une famille pour sa consommation de gaz naturel pour environ une année.»Après l’enquête de l’équipe de Go Public de CBC, le salon funéraire a reconnu une erreur de comptabilité. Tous leurs clients auraient dû être facturés 10 dollars. L’entreprise s’est excusée et remboursera tous les clients.

    Le ministre du Développement économique et du Commerce de l’Alberta, Deron Bilous, estime cependant que les entreprises devraient faire preuve de plus de transparence et d’honnêteté dans leur calcul de la taxe carbone. D’après les calculs de son ministère, les frais additionnels à une crémation devraient se situer entre un et quatre dollars.

    « La taxe carbone entraîne une hausse des coûts pour certains », reconnaît le ministre.

    Citation :«C’est important que les entreprises soient justes dans leur calcul et sur les répercussions sur le consommateur.» - Deron Bilous, ministre du Commerce de l'Alberta

    Ed Connon avec des photos de ses parents

    Une partie de la confusion peut toutefois être attribuée au gouvernement provincial de l’avis de la professeure à l’Université de Calgary, Jennifer Winter. Une large campagne d’éducation publique s’est concentrée sur l'effet sur les consommateurs, mais peu d’attention a été portée aux commerces et petites entreprises. Le calcul de leur coût est toutefois plus complexe à cause de frais indirects à leurs activités comme le chauffage de leurs locaux, l’essence de leurs véhicules ou les coûts additionnels facturés par les sous-traitants.

    Ed Connon a fait le même constat quand il a voulu étudier ce qui serait un montant juste de taxe carbone pour la crémation. Le site internet du gouvernement est selon lui vague et il aimerait plus de lignes directrices pour les industries pour aiguiller les consommateurs. « Il y a une taxe carbone sur à peu près tout, mais personne ne sait lorsque nous sommes facturés pour quelque chose en dehors du quotidien si le prix est juste », a-t-il expliqué.

    Le président de Alberta Funeral Services Regulatory Board, Cameron Davis, prévient que tous les Canadiens subiront une augmentation des frais de crémation quand toutes les provinces devront établir un prix sur le carbone.    


    ici.radio-canada.ca


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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Sam 14 Jan - 2:22

    Publié le 12 janvier 2017


    Des prestations de décès insuffisantes

    DÉCÈS. Dans un centre de dons, dans le stationnement d’une épicerie et tout récemment, à l’intérieur d’un sac lancé dans les eaux du fleuve, en Mauricie ; des cendres humaines sont retrouvées abandonnées dans des endroits aussi inusités qu’inappropriés un peu partout dans la province. Et si cela venait en partie d’une prestation de décès insuffisante pour disposer dignement de « papa et maman » ?

    Du moins, c’est le constat auquel est parvenue la Corporation des thanatologues du Québec. À son décès, un travailleur laisse des dizaines de milliers de dollars dans le régime de retrait du Québec (Retraite Québec) pour lequel il a cotisé toute sa vie.  

    Si ce dernier a le malheur de ne pas mourir dans un accident de la route ou sur son lieu de travail, sa famille devra se contenter que de 2 500 $. Une somme bien insuffisante pour payer des funérailles convenables. 

    « La prestation de décès est limitée et plafonnée à 2 500 $ depuis bientôt 20 ans », a expliqué le directeur général du Complexe funéraire J.D. Garneau de Trois-Rivières, Ronny Bourgeois.  

    Citation :

    Chaque semaine, dans nos salons funéraires, on voit des familles mises devant un choix déchirant : soit s’endetter, soit réduire les funérailles au minimum. Ronny Bourgeois, DG chez Complexe funéraire J.D. Garneau


    Actuellement, calcule M. Bourgeois, il en coûte en moyenne 6 800 $ pour des funérailles. Pas étonnant donc de voir des familles escamoter le rituel funèbre, faute de pouvoir se payer une sépulture. 

    « Chaque semaine, dans nos salons funéraires, on voit des familles mises devant un choix déchirant : soit s’endetter, soit réduire les funérailles de papa ou maman au minimum. C’est inacceptable pour un travailleur qui a cotisé toute sa vie au régime de retraite », a-t-il dénoncé.

    Le gouvernement du Québec s’apprête d’ailleurs à réviser en profondeur son régime de retraite. Comme plusieurs autres complexes funéraires, J.D. Garneau souhaite que cela comprenne une bonification de la prestation de décès.

    Il y a quelques jours, cette question était encore exclue des consultations parlementaires qui débuteront le 17 janvier.

    « Nous avons finalement été entendus », a lancé avec soulagement M. Bourgeois. « Le gouvernement Couillard nous a répondu positivement et une indexation sera envisagée lors des consultations. »

    Selon ce dernier, la prestation de décès devra être bonifiée au minimum à 5000$, soit au même niveau que la SAAQ ou la Commission de la Santé et Sécurité au Travail. 
     
    Quand mourir coûte très cher :

    CERCUEIL : 2 000 à 6 000 $ (les plus chers peuvent coûter jusqu'à 50 000 $)

    FRAIS DE SERVICES : les frais et les services offerts varient selon les régions et les salons funéraires. En Estrie et dans les environs, ces frais se situent entre 3 200 $ et 4 000 $. À Québec, ça peut facilement dépasser les 6 000 $.

    SERVICE RELIGIEUX : cela comprend le creusage de la fosse, les avis de décès dans les journaux, les fleurs, le repas, la gravure de monument, etc. On parle d'un autre 2 000 $ facile.

    TOTAL : 7 000 $ et plus

    par Marianne Côté


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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Mar 17 Jan - 0:52



    Capsules funéraires: devenez un arbre après votre mort !

    Si la tradition nous accoutume au cercueil de bois ou, au contraire, à la crémation, il existe peu d’originalité en la matière. Il est cependant courant de planter un arbre en la mémoire d’un être important. Mais que diriez-vous si l’on vous disait votre corps pourrait servir d’engrais à un arbre après votre mort ? Grâce aux capsules funéraires c’est désormais possible. Et si on pouvait « devenir » cet arbre ?

    Anna Citelli et Raoul Bretzel on développé un cercueil biologique et biodégradable.

    Celui-ci prend la forme d’un œuf géant qui servirait de graine pour une nouvelle vie : un arbre.

    Une fois enterré, un plant d’arbre serait placé par dessus pour puiser ses ressources dans celui ou celle qui aura fait le choix de donner un nouveau sens à son dernier voyage.



    Les concepteurs tiennent à ne pas en rester au stade conceptuel. Ils projettent de créer le premier cimetière d’arbres plutôt que les habituelles rangées de tombes. Objectif : que la mort des Hommes, comme celle de toutes choses, puisse créer de nouvelles vies, plutôt que d’abattre des arbres pour enterrer des cercueils. On ne viendrait plus se recueillir devant une pierre, mais devant un arbre, au cœur d’une forêt sacrée, qu’il faudrait éventuellement entretenir et aimer.

    Anna Citelli et Raoul Bretzel, deux designers italiens, ont créé les Capsula Mundi. C’est un conteneur en forme d’œuf, fabriqué avec un matériau moderne, du bio-plastique à base d’amidon, dans lequel on place le corps dans une position fœtale. Ensuite, on plante un arbre ou une graine sur l’œuf qui se nourrit par le corps en dessous. L’arbre est choisi lorsque la personne est vivante, les parents et les amis s’en occupent lorsque la mort survient. Grâce aux capsules funéraires, un cimetière ne sera plus rempli de pierres tombales et deviendra une forêt sacrée.



    Selon leur site web:

    « Capsula Mundi permet de planter un arbre de plus. En plantant des arbres les uns à côté des autres, cela permet de créer une forêt au fil du temps. Les gens pourront se promener au milieu de ces arbres, en souvenir de leurs proches. »

    Source :


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    Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et ailleurs dans le monde...

    Message par Gilles le Ven 3 Fév - 19:06



    C'est une cigarette mentholée à la main et un pack de bières à ses pieds que Miriam Burbank a ''assisté'' à ses propres funérailles.

    Les funérailles les plus étranges du monde

    Bizarre, vous avez dit bizarre ? Miriam Burbank, de la Nouvelle-Orléans, a eu droit à un enterrement pour le moins original, comme le rapporte Brain Magazine. Alors qu'elle s'est éteinte à l'âge de 53 ans, ''Mae Mae'', comme la surnommaient ses filles, s'est en allée dans une ambiance festive. Les deux soeurs ont décidé de reproduire un moment de vie qui aurait plu à leur mère, visiblement très bonne vivante. Pour ce faire, elle ont confié la charge à une entreprise funéraire de la mettre en scène. Flanquée de lunettes noires, les ongles peints, assise à sa propre table, elle semble passer un bon moment avec ses convives.

    Tous les détails ont été travaillés pour respecter sa mémoire. Un verre de scotch, un paquet de bières Busch, une cigarette mentholée... et en prime, des boules à facettes pour faire la fête. Ses filles ont voulu ''faire quelque chose d'incroyable pour qu'on ne l'oublie jamais''. Pari réussi. Lorsque les amis sont arrivés, ils ont plutôt bien accueilli l'initiative des filles : ''on a l'impression d'entrer dans sa maison'', confie l'une des personnes assistant aux funérailles. La petite assemblée a terminé  l'enterrement en esquissant quelques pas de danse face à la défunte. Sacrée soirée !






    Source :  Par Paulina Jonquères d'Oriola    

               


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